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1372 - 1373 - Les défaites anglaises en Aunis, Saintonge, Angoumois et Poitou - 4

D 7 janvier 2012     H 22:59     A Pierre     C 0 messages A 1302 LECTURES


La déroute anglaise - temporaire, car la guerre de Cent Ans va encore durer 80 longues années - s’achève avec la bataille de Chizé et la prise de Niort. Plusieurs villes de ces provinces (dont Cognac) sont encore fidèles au roi d’Angleterre.

Pour comprendre les mots oubliés de la langue de Froissart, on consultera utilement, sur le site Histoire Passion, le Glossaire du français du 14ème siècle, dans les chroniques de Froissart :
- 1ère partie : A - H
- 2ère partie : I - W

Source : Chroniques de J. Froissart. T. 8, 1 (1370-1377) / publiées pour la Société de l’histoire de France par Siméon Luce - Paris - 1869-1899 - BNF Gallica

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Chronologie de cette période


1372,

- 23 juin. Défaite de la flotte anglaise devant La Rochelle. Voir sur Histoire Passion cette page sur la bataille navale de La Rochelle

- Juillet. Siège de Moncontour et de Sainte-Sévère - Reddition de ces deux places aux Français.

- 7 août. Reddition de Poitiers.

- Du 22 au 23 août. Défaite et capture de Jean de Grailly, Captal de Buch, connétable d’Aquitaine, et de Thomas de Percy, sénéchal de Poitou, devant Soubise - Reddition de cette place

- Reddition d’Angoulême (8 septembre) - de Saint-Jean-d’Angély (20 septembre), - de Taillebourg, de Saintes (24 septembre) et de Pons (28 septembre).

- Reddition des châteaux ce Saint-Maixent (4 septembre), de Melle et de Civray.

- 8 septembre, reddition de La Rochelle.

- 15 septembre. Prise du château de Benon et reddition de Marans.

- 19 septembre. reddition de Surgères.

- 9 et 10 octobre. reddition de la ville et prise du château de Fontenay-le-Comte.

- 1er décembre. reddition de Thouars et soumission des principaux seigneurs du Poitou et de la Saintonge. - Siège de Mortagne.

Dans cette page :

1373,

- mars. défaite des Anglais à Chizé.

- 27 mars. occupation de Niort.

En bleu : texte original de Jean Froissart - En noir : commentaires et notes.

1373 - la bataille de Chizé
Source : BNF Gallica

§ 719. Quant la douce saison d’esté fu revenue et qu’il fait bon hostoiier et logier as camps, messires Bertrans de Claiekin, connestables de France, qui tout cel yvier s’estoit tenus à Poitiers et avoit durement manechiet les Englès, pour tant que leurs garnisons, qu’il tenoient encores en Poito, avoient trop fort cel yvier guerriiet et travilliet les gens et le pays, si ordonna toutes ses besongnes de point et d’eure, ensi que bien le savoit faire, tout son charoi et son grant arroi, et rassambla tous les compagnons d’environ lui, des quelz il esperoit à estre aidiés et servis, et se parti de le bonne cité de Poitiers à bien quinse cens combatans, la grigneur partie tous Bretons, et s’en vint mettre le siège devant le ville et le chastiel de Chisek, dont messires Robers Mitton et messires Martins Scot estoient chapitain. Avoech monsigneur Bertran estoient de chevaliers bretons, messires Robers de Biaumanoir, messires Alains et messires Jehans de Biaumanoir, messires Ernaulz Limozins, messires Joffrois Ricon, messires Yewains de Lakonet, messires Joffrois de Quaremel, Thiebaus dou Pont, Alains de Saint Pol et Alyos de Calay et pluiseur aultre bon homme(s) d’armes. Quant il furent tout venu devant Cisek, il environnèrent le ville selonch leur quantité, et fisent bon palis derrière yaus, par quoi soudainnement de nuit ou de jour on ne le peuist porter contraire ne damage. Et se tinrent là dedens pour tous assegurés et confortés que jamais n’en partiroient sans avoir le forterèce, et y fisent et y livrèrent pluiseurs assaus.

Li compagnon, qui dedens estoient, se deffendirent vassaument, tant que à che commencement riens n’i perdirent. Toutes fois, pour estre conforté et lever le dit siège, car il sentoient bien que à le longe il ne se poroient tenir, si eurent conseil dou segnefiier [leur estat] à monsigneur Jehan d’Evrues et as compagnons qui se tenoient à Niorth. Si fisent de nuit partir un de leurs varlès, qui aporta une lettre à Niorth, et y fu tantos acourus, car il n’i a que quatre liewes. Messires Jehans d’Evrues et li compagnon lisirent celle lettre et veirent comment messires Robers Mitton et messires Martins l’Escot leur prioient que il les vosissent aidier à dessegier de ces François, et leur segnefioient l’estat et l’ordenance dou connestable si avant qu’il le savoient, dont il se dechurent et leurs gens ossi, car il acertefioient par leurs lettres et par le parolle dou message que messires Bertrans n’avoit devant Chisek non plus de cinc cens combatans.

Quant messires Jehans d’Evrues, messires d’Aghorissès et Cressuelle sceurent ces nouvelles, si affremèrent que il iroient celle part lever le siège et conforter leurs compagnons, car moult y estoient tenu. Si mandèrent tantost chiaus de le garnison de Luzegnon et de Gensay, qui leur estoient moult prochain. Cil vinrent à ce que il avoient de gens, leur garnison gardée, et si s’assamblèrent à Niorth. Là estoient avoec les dessus dis messires Aymeris de Rochewart et messires Joffrois d’Argenton, David Holegrave et Richars Holme. Si se partirent de Niorth tout appareillié et bien monté, et furent compté à l’issir hors de le porte set cens et trois tiestes armées et bien trois cens pillars bretons et poitevins. Si s’en alèrent tout le pas, sans yaus fourhaster, par devers Chisech, et tant s’esploitièrent que il vinrent assés priès, et se misent au dehors d’un petit bois.

Ces nouvelles vinrent ou logeis dou connestable de France, que li Englès estoient là venu et arresté dalés le bois pour yaus combatre. Tantost tout quoiement li connestables fist toutes ses gens armer et tenir en leurs logeis, sans yaus amoustrer, et tout ensamble. Et cuida de premiers que li Englès deuissent de saut venir jusques à leurs logeis pour yaus combatre, mais il n’en fisent riens, dont il furent mal conseilliet, car, se baudement il fuissent venu, ensi qu’il chevauçoient, et yaus frapé en ces logeis, li pluiseur supposent que il euissent desconfi le connestable et ses gens, avoech che que cil de le garnison de Chisek fuissent salli hors, ensi qu’il fisent.

Quant messires Robers Mitton et messires Martins l’Escot veirent apparant les banières et les pennons de leurs compagnons, si furent tout resjoy, et disent « Or tos, armons nous, et nous partons de chi, car nos gens viennent combattre nos ennemis s’est raisons que nous soions à le bataille. » Tantost furent armé tout li compagnon de Cisek et se trouvèrent tout ensamble, et estoient bien soissante armeures de fier. Si fisent avaler le pont et ouvrir le porte [et se mirent tout hors, et clore la porte] et relever le pont apriès yaus. Quant li François en veirent l’ordenance, qui se tenoient armé et tout quoi en leurs logeis, si disent « Veci chiaus dou chastiel qui sont issu et nous viennent combatre. » Là dist li connestables « Laissiés les traire avant, il ne nous poeent grever ; il cuident que leurs gens doient venir pour nous combatre tantos, mais je n’en voi nul apparant. Nous desconfirons chiaus qui viennent si arons mains à faire. » Ensi que il se devisoient, evous les deus chevaliers englès et leur route, tout à piet en bonne ordenance, qui viennent les lances devant yaus, et escriant en fuiant « Saint Jorge ! Ghiane ! » et se fièrent en ces François ; ossi il furent moult bien recueilliet. Là eut bonne escarmuce et dure, et fait tammaint biau fait d’armes ; car cil Englès qui n’estoient que un petit, se combatoient sagement, et detrioient toutdis, en yaus combatant, ce qu’il pooient ; car il cuidoient que leurs gens deuissent venir, mais non fisent, de quoi il ne peurent porter le grant fuison des François, et furent de premiers chil là tout desconfi, mort et pris. Onques nulz des leurs ne rentra ou chastiel, et puis se recueillièrent li François tout ensamble.

Au retour de la belle saison, Bertrand du Guesclin(1) met le siège devant Chizé(2). Robert Morton et Martin Scott, chefs des assiégés, appellent à leur secours les Anglais de Niort. Devereux(3), Daghori Seys et Cressewell qui commandent ces Anglais, renforcés par les garnisons de Lusignan et de Gençay(4), réunissent sous leurs ordres sept cents hommes d’armes et marchent contre le connétable de France ; mais au moment où les assiégés, qui ne sont que soixante armures de fer, vont recevoir ce secours, ils font une sortie et sont écrasés par les Français. P. 107 à 110, 311.

1. Du Guesclin, après avoir quitté le Poitou au commencement de décembre 1372 et avoir fait son entrée à Paris le 11 de ce mois, se trouvait encore dans cette ville le 10 janvier suivant car ce jour-là il reçut au château du Louvre le serment de Thomas de Percy qui, mis en liberté provisoire pour aller en Angleterre recueillir l’argent exigé pour sa rançon, s’engagea, la main dans la main du connétable, à être de retour au Palais royal à Paris pour le terme de Pâques suivant ou le 17 avril 1373 (Arch. Nat., J 362, n° 2). D’un autre côté, un mois ne s’était pas écoulé depuis cette prestation de serment que Bertrand était déjà retourné en Poitou. Dès le 17 février 1373, il était à Poitiers, d’où il a daté un acte par lequel il fit don à son bien amé écuyer Jean de Kerlouet des biens confisqués de Hugues Beuf, de la mère de Hugues, de Galhaut le Boucher et de Perrot de Samt-Flavet, « en remuneracion de partie des bons et agréables services qu’il a fais au roy nostre sire en ces présentes guerres, en la prise du fort de Chistré (auj. Chitré, hameau de Vouneuil-sur -Vienne, Vienne, arr. Châtellerault, sur la rive gauche de la Vienne), occupé et tenu pour le roi d’Angleterre par les dits Hugues, Galhaut et Perrot (Arch. Nat., JJ 104, n° 87, f° 41 v°).

2. Deux-Sèvres, arr. Melle, c. Brioux, un peu au sud de Niort et de Melle, sur la Boutonne, affluent de la rive droite de la Charente.

3. Au commencement de 1373, la place où Jean Devereux, sénéchal anglais du Limousin, tenait le plus habituellement garnison était la Souterraine (Creuse, arr. Guéret), forteresse qui commandait la route de Bourges et de Châteauroux à Limoges, sur les confins des trois provinces de Limousin, de Berry et de Poitou. Par acte daté de mai 1374, Charles V donna à une femme de la Souterraine, nommée Rose des Moulins, les biens confisqués de Laurence Lescharde, fille de la dite Rose, maîtresse de Jean Devereux, au temps où ce chevalier anglais « tenoit et occupoit ycelle ville de la Sousterraine, laquelle Lorance, par legiereté de cuer et de sa voulenté, après ce que elle eust esté par certain temps en la compaignie du dit chevalier anglois, s’est partye puis demi an ença de la dite ville et s’en est alée avecques les Anglois, afin de dédommager la dite Rose des Moulins « des dommages euz et soustenuz ou conflit et prise de la dite ville de la Sousterraine » (Arch, Nat., JJ 105, n° 340, f° 183). Dès la fin de mars 1373, aussitôt après la victoire de Chizé et la reddition de Niort, Jean, duc de Berry, mit le siège devant la Souterraine (Arch. Nat., KK 251, f° 93 v°, 94 ; Delisle, Mandements de Charles V, p. 499, n° 960). Toutefois, cette forteresse ne tomba au pouvoir des Français que vers la fin de cette même année 1373.

4. Vienne, arr. Civray. Le château de Gençay, dont il subsiste des ruines imposantes, situé un peu au sud de Poitiers, à 133 mètres d’altitude, commandait la vallée de la Cloyère, affluent de la rive droite du Clain et la route qui va directement de cette ville à Civray, à Ruffec, à Angouléme et à Bordeaux. Le 12 juin 1373, Jean, duc de Berry, comte de Poitou, fit donner 60 sous tournois à un nommé Rynant, « escuier de monseigneur le connestable de France, lequel s’estoit eschapé des Anglois de Gençay où il estoit prisonnier » (Arch. Nat., KK 251, f° 122 v°). Vers le milieu de cette année, les Français assiégeaient Gençay en même temps que Lusignan et avaient élevé des bastilles devant ces deux châteaux. Par un mandement en date du 14 juillet 1373, Jean, duc de Berry et comte de Poitou, fit sommation à un certain nombre de retardataires de payer leur quote-part d’une somme de 2000 francs d’or levée pour les frais de la bastille de devant le château de Gençay (Redet, inventaire des archives de Poitiers, p. 312, n° 1955). Le 3 octobre suivant, ce même duc de Berry, qui se trouvait à Gençay, envoya de cette ville Clément l’Enffant, l’un de ses messagers, porter une lettre au maréchal d’Auvergne (KK 251, f° 129). Le 8 du même mois, un chevalier nommé Grégoire Seys, qui tenait du roi d’Angleterre la seigneurie de Gençay, se fit donner à Bordeaux par Thomas de Felton, sénéchal d’Aquitaine, 20 arcs, 20 gerbes de flèches, 24 cordes et autres munitions destinées à la défense du dit lieu de Gençay (Arch. hist. de la Gironde, XII, 330. Cf. le sommaire du tome VII de notre édition, p. LIV, note 2). Gençay ne redevint français qu’au commencement de 1375. Par acte « donné devant le fort de Gençay » le 17 février de cette année, Bertrand du Guesclin, comte de Longueville, connétable de France, en vertu d’un traité de capitulation intervenu entre lui, d’une part, messire Dagori Sais (Gregoire ou Gregori Seys, dans le compte du contrôleur de l’artillerie de Bordeaux), seigneur de Gençay, les capitaine, connétable, receveur et autres Anglais tenant le dit fort de Gençay, d’autre part, moyennant la reddition du dit fort dans le délai fixé et à un certain terme convenu, confirma la femme et la fille du dit Dagori Sais et leurs hoirs dans la possession et la jouissance de tous les revenus des héritages que le dit Dagori et sa femme tenaient au temps que le pays était sous l’obéissance du prince de Galles. Ce traité fut ratifié par le roi dès le 22 février suivant. (Arch. Nat., JJ 106, n° 249, f° 136 ; JJ 153, n° 94, f° 46.) Le 7 avril 1376 (n. st.), Charles V donna à son frère le duc de Berry les châteaux de Gençay, de Mortemer et de Neuville (Neuville-de-Poitou, arr. Poitiers) que Radegonde Bechet, « femme d’un certain Anglois nommé Dagoris Ses » et Catherine le Senecal, fille de la dite Radegonde et seconde femme de Jean Harpedenne, avaient fortifiés et si bien pourvus de gens d’armes qu’il avait fallu de grands frais et des troupes nombreuses pour en faire le siège et en déloger l’ennemi (Arch. Nat., JJ 109, n° 18, f° 10). Cf, p. XLIX, note 3.


§ 720. Ensi furent pris messires Robers Mitton et messires Martins l’Escot et leurs gens de premiers, sans ce que li Englès, qui sus les camps estoient, en seuissent riens. Or vous dirai comment il avint de ceste besongne. Messires Jehans d’Evrues et messires d’Aghorisès et li aultre regardèrent que il y avoit là bien entre yaus trois cens pillars bretons et poitevins que il tenoient de leurs gens. Si les voloient emploiier, et leur disent « Entre vous, compagnon, vous en irés escarmucier ces François pour yaus attraire de leurs logeis, et si tretost que vous arés assamblé à yaus, nous venrons sus ele en frapant, et les metterons jus. » Il couvint ces compagnons obeïr, puis que les chapitainnes le voloient, mais il ne venoit mies à aucuns à biel. Quant il se furent dessevré des gens d’armes, il approcièrent le logeis des François, et vinrent baudement jusques bien priès de là. Li connestables et ses gens, qui se tenoient dedens leurs palis, se tinrent tout quoi, et sentirent tantost que li Englès les avoient là envoiiés pour yaus attraire. Si vinrent aucun de ces Bretons des gens le connestable jusques as barrières de leurs palis pour veoir quelz gens c’estoient. Si parlementèrent à yaus, et trouvèrent que c’estoient tout Poitevin et Breton et gens rassamblés ; si leur disent li Breton de par le connestable « Vous estes bien mescheans gens, qui vous volés faire occire et decoper pour ces Englès, qui vous ont tant de maulz fais. Sachiés que, se nous venons au dessus de vous, nulz n’en sera pris à merci. » Cil pillart entendirent ce que les gens le connestable leur disoient ; si commencièrent à murmurer ensamble, et estaient de coer la grigneur partie tout françois, si disent entre yaus « Il dient voir. Encores appert bien qu’il font peu de compte de nous, quant ensi il nous envoient chi devant pour combatre et escarmuchier et commenchier la bataille, qui ne sons qu’une puignie de povres gens, qui riens ne durrons à ces François ; il vault trop mieulz que nous nos tournons devers nostre nation, que nous demorons englès. » Il furent tantost tout de celaccort et tinrent ceste oppinion, et parlementèrent as Bretons, en disant : Issiés hors hardiement ; nous vous prommetons loyaument que nous serons des vostres, et nous combaterons avoecques vous, [à ces parolles le vous disons], à ces Englès. » Les gens le connestable respondirent « Et quel quantité d’hommes d’armes sont il, chil Englès ? » Li pillart leur disent « II ne sont en tout compte que environ set cens. » Toutes ces parolles et ces devises furent remoustrées au connestable, qui en eut grant joie, et dist en riant « Chil là sont nostre ; or tost à l’endroit de nous, soions tous nos palis, et puis issons baudement sus yaus ; si les combatons. Chil pillart sont bonnes gens, qui nous ont dit la verité de lor ordenance. Nous ferons deus batailles sus elle, dont vous, messires Alain de Biaumanoir, gouvrenerés l’une, et messires Joffrois de Quaremiel l’autre. En cascune [ara] trois cens combatans, et je m’en irai assambler de front à yaus. » Chil doy chevalier respondirent qu’il estoient tout prest d’obéir, et prist cascuns sa carge toute tele qu’il le devoit avoir ; mais tout premierement il soiièrent leurs palis rés à rés de le terre. Et, quant ce fu fait et leurs batailles ordenées ensi qu’il devoient faire, il boutèrent soudainnement oultre leurs palis et se misent as camps, banières et pennons devant yaus ventelant au vent, en yaus tenant tout serré, et encontrèrent premièrement ces pillars bretons et poitevins, qui ja avoient fait leur marchiet et se tournèrent avoech yaus, et puis s’en vinrent combatre ces Englès, qui tout s’estoient mis ensamble quant il perchurent le banière dou connestable issir hors et les Bretons ossi ; et cogneurent tantost qu’il y avoit trahison de leurs pillars et qu’il estoient torné françois. Nequedent pour ce il ne se tinrent mies à desconfi, mès moustrèrent grant chière et bon samblant de combatre leurs anemis. Ensi se commença la bataille desous Chisech des Bretons et des Englès, et tout à piet, qui fu grande et drue et bien maintenue. Et vint de premiers li connestables de France assambler à yaus de grant volenté. Là eut grant estecheis et grant bouteis de lances et pluiseurs grans apertises d’armes faites ; car, au voir dire, li Englès, ens ou regart des Franchois, n’estoient qu’un petit si se combatoient si vaillamment que merveilles seroit à recorder, et se prendoient priès de bien faire pour desconfire leurs ennemis. Là crioient li Breton lor cri « Nostre Da[me] ! Claiekin ! » et li Englès « Saint Jorge ! Ghiane ! » Là furent très bon chevalier dou costé des Englès, messires Jehans d’Evrues, messires d’Aghorisès, messires Joffrois d’Argenton et messires Aymeris de Rochewart, et se combatirent vaillamment, et y fisent pluiseurs grans apertises d’armes. Ossi fisent Jehans Cressuelle, Richars Holme et Davis Holegrave ; et de le partie des François, premièrement messires Bertrans de Claiekin, messires Alains et messires Jehans de Biaumanoir qui se tenoit sus une ele, et messires Joffrois de Quaremiel sus l’autre, et reconfortoient grandement leurs gens à l’endroit où il les veoien[t] branler, et ce rafreschi, ce jour la bataille durant, par pluiseurs fois les Bretons, car on vei bien l’eure qu’il furent rebouté et reculé et en grant peril de tout estre desconfi. De leur costé se combatirent encores moult vassaument messires Joffrois Richou, messires Yewains de Lakouet, Thiebaus dou Pont, Selevestre Bude, Alains de Saint Pol et Alyos de Calay. Chil Breton se portèrent si bien pour celle journée, et si vassaument combatirent leurs ennemis que la place leur demora, et obtinrent la besongne, et furent li Englès tout mort ou pris, qui là estoient venu de Niorth, ne onques nulz n’en retourna ne escapa. Si furent pris de leur costet tout li chevalier et escuier de nom, et eurent ce jour li Breton plus de trois cens prisonniers, que de puis il rançonnèrent bien et chier, et si conquissent tout lor harnois où il eurent grant butin.

Robert Morton et Martin Scott sont faits prisonniers. Trois cents pillards, Bretons et Poitevins, que les Anglais ont lancés en avant pour attirer les Français hors de leurs retranchements, passent
dans les rangs de ces derniers. Du Guesclin fait scier à ras de terre les palissades qui entourent son camp et attaque les Anglais après avoir formé trois corps de bataille il commande celui du milieu et met ses deux ailes sous les ordres d’Alain de Beaumont et de Geoffroi de Kerimel ; chacun des trois corps ne compte pas moins de trois cents hommes d’armes. Geoffroi Richou, Éven de Lacouet, Thibaud du Pont, Silvestre Budes et Alain de Saint-Pol font dans cette journée des prodiges de valeur. Les Anglais, de leur côté, déploient une grande bravoure et remportent quelque temps l’avantage ; mais enfin la victoire reste aux Bretons, qui font trois cents prisonniers. P. 111 à 114, 312.


§ 721. Apriès celle desconfiture qui fu au dehors de Chisek faite de monsigneur Bertran de Claiekin et des Bretons sus les Englès, se parperdi tous li pays de Poito pour le roy d’Engleterre, sicom vous orés ensievant. Tout premièrement il entrèrent en le ville de Chisech, où il n’i eut nulle deffense, car li homme de le ville ne se fuissent jamais tenu ou cas que il avoient perdu leurs chapitainnes, et puis se saisirent li François dou chastiel, car il n’i avoit que varlès, qui li rendirent tantost, salve leurs vies.

Che fait, incontinent et caudement il s’en chevauchièrent par devers Niorth et en menèrent la grigneur partie de leurs prisonniers [avec iaux]. Si ne trouvèrent en le ville fors les hommes qui estoient bon François, se il osassent, et rendirent tantost le ville et se misent en l’obéissance dou roy de France. Si se reposèrent là li Breton et li François et rafreschirent quatre jours. Entrues vint li dus de Berri à grant gens d’armes d’Auvergne et de Berri, en le cité de Poitiers si fu grandement resjoïs quant il sceut que leurs gens avoient obtenu le place et le journée devant Chisech, et desconfi les Englès, qui tout y avoient esté mort ou pris.

Quant li Breton se furent rafreschi en le ville de Niorth l’espasse de quatre jours, il s’en partirent et chevauchièrent vers Luzegnon. Si trouvèrent le chastiel tout vuit, car chil qui demoret y estoient de par monsigneur Robert Grenake, qui estoit pris devant Chisek, s’en estoient parti sitost qu’il sceurent comment la besongne avoit alé. Si se saisirent li François dou biau chastiel de Luzegnon, et y ordonna li connestables chastellain et gens d’armes pour le garder, et puis chevauça oultre à toute son host par devers Chastiel Acart, où la dame de Plainmartin, femme à monsigneur Guichart d’Angle, se tenoit, car la forterèce estoit sienne.

Cette défaite achève de ruiner la domination anglaise en Poitou elle est suivie de la reddition immédiate de la ville et du château de Chizé(1). Bertrand du Guesclin se rend ensuite à Niort(2), dont il prend possession au nom du roi de France et où il fait reposer ses troupes pendant quatre jours. Puis, il chevauche vers le beau château de Lusignan(3) d’où la garnison anglaise qui l’occupait a décampé aussitôt qu’elle a appris que son capitaine Robert Grenacre avait été fait prisonnier à Chizé. Le connétable de France confie la garde de ce château à un certain nombre de gens d’armes placés sous les ordres d’un châtelain et se dirige vers Château-Larcher défendu par la dame de Pleumartin mariée à Guichard d’Angle. Arrivé sur ces entrefaites à Poitiers, le duc de Berry y reçoit avec une grande joie la nouvelle de la victoire de Chizé. P. 114, 115, 312.

1. Froissart rapporte l’affaire de Chizé au 21 mars 1373. Ce combat dut certainement être livré peu de jours avant le 30 mars 1373, puisque ce fut à cette dernière date que Jean, duc de Berry, qui se trouvait alors à la Souterraine (Creuse, arr. Guéret), envoya Vitu, l’un de ses messagers, à Mehun-sur-Yèvre porter à la duchesse sa femme la nouvelle de la défaite et de la prise de Jean Devereux « A dit Vitu, messaigier monseigneur, envoié le dit jour (30 mars 1373) de la Souterraine à Mehun-sur-Yèvre porter lettres de par monseigneur à madame de Berry contenant que messire Jehan d’Esvreux avoit esté desconfit et pris : XXXV sols tournois. » (Arch. Nat., KK 251, f° 93 v°.) Le même jour, le duc envoya Simonnet Champion, l’un de ses chevaucheurs, porter à Poitiers et à la Rochelle des lettres dont le contenu se rapportait sans doute au même événement que le message confié à Vitu (Ibid., f° 93 v° et 94). Cabaret d’Orville et Pierre Cauchon se trompent donc, le premier en plaçant l’affaire de Chizé avant la fête de Noël 1372 et le retour de Du Guesclin à Paris (Chronique du bon duc Loys de Bourbon, p. 41), le second après le lundi d’avant Pâques Fleuries ou le 4 avril 1373 (Chronique de P. Cauchon, p. 127). Au mois de décembre 1373, Charles V octroya des lettres de rémission à Perrin, dit Crespé, « en consideration de ses services, tant au fait de la prise du captal de Buch où il fu et en la desconfiture que nortre amé et feal connettable fist devant le fort de Chiset, comme en la chevauchie et poursuite de nos ennemis. » (Arch. Nat., JJ 105, n° 90, f° 57.) Du Guesclin avait formé son petit corps d’armée en concentrant les garnisons françaises du Poitou dont beaucoup occupaient des églises que l’on avait fortifiées et où l’on s’était retranché pour résister aux Anglais. C’est ainsi que Philibert de l’Étoile, Jean de Rasiné, Aimeri Paillart, écuyers, et un nommé Perrot Caillé avaient converti en forteresse l’église paroissiale de Bertegon (Vienne, arr. Loudun, c. Monts) dont la seigneurie appartenait en partie à Charles d’Artois, comte d’Eu ; et nous lisons dans des lettres de rémission datées de juillet 1376 que ces écuyers se « departirent de la dite forteresse et nous alèrent servir en nos guerres, tant à la bataille de Chisey et au siège de Lesignan comme autre part ». (Arch. Nat., JJ 109, n° 116.) Chizé était le chef-lieu d’une châtellenie. L’église de cette localité avait sans doute été endommagée pendant le combat ; aussi, pour la réparer, Du Guesclin légua une somme de cent francs, par une clause spéciale de son testament daté de juillet 1380. Jean Devereux, le principal chef du corps d’armée anglais, fut fait prisonnier à Chizé par Pierre de Negron.

2. Le 28 avril 1373, cinq semaines après l’affaire de Chizé, Jean, duc de Berry, était à Niort, d’où il envoya Jean Blondeau, l’un de ses valets de pied, porter lettres au sénéchal de Poitou « A Jehan Blondeau, vallet de pié, pour porter lettres de par monseigneur (Jean, duc de Berry), de NYORT au seneschal de Poitou (Alain de Beaumont). Yci le dit jour (28 avril 1373), XV sols. » (Arch. Nat., KK 251, f° 94 v°.) L’occupation n’eut pas lieu sans coup férir, puisque l’intrépide écuyer breton Jean de Kerlouet fut tué devant Niort. Ce fut aussi sans doute à cette occasion que périt le maître de ce chien dont parle l’auteur du Ménagier de Paris (éd. Jérôme Pichon, I, 94), auquel le duc de Berry,
probablement pendant un séjour qu’il fit à Niort du 18 au 25 juillet 1373 (Arch. Nat., KK 251, f° 105 v°), assura une pension alimentaire, pour le récompenser de sa fidélité envers son maître défunt sur la tombe duquel il se tenait, sans vouloir la quitter, depuis trois mois. D’après Cuvelier (Chronique rimée de B. du Guesclin, II, vers 22 486 à 22 504), Du Guesclin, ayant défait à Chizé les garnisons anglaises réunies sous le commandement de Jean Devereux, aurait fait revêtir à ses gens les cottes d’armes des Anglais et aurait pris ainsi Niort par surprise. Cette version s’accorde avec celle de Froissart pour placer la prise de Niort presque immédiatement après le combat de Chizé qui fut livré, comme on l’a vu plus haut, le 21 mars. Il y a tout lieu, par conséquent, d’accepter une tradition qui avait cours à Niort dès la fin du XVe siècle et qui fixait au 27 mars la reprise de cette ville par Bertrand du Guesclin. Voici, en effet, ce qu’on lit dans le plus ancien registre conservé sous le n° 881 aux Archives municipales de Niort ; c’est le compte de Geoffroi Faifeu, receveur du 1er juillet 1487 au 1er juillet 1488 « Item, à messire Jehan Bonnet, viquayre de l’eglise paroschiale de Nostre Dame de la dicte ville, la somme de cinq solz pour la messe dicte à notte, à dyacre et soubzdyacre, du jour de la reprinse de la ville qui fut le XXVIIe jour du dit moys de mars. » En souvenir de cet événement, les habitants de Niort firent construire une chapelle, dite de Recouvrance, dont le nom s’est conservé jusqu’à nos jours dans un lieu-dit situé à l’extrémité du territoire de cette ville, sur le bord de la route de Fontenay-le-Comte. C’était l’usage de se rendre tous les ans en procession à cette chapelle, le 27 mars, anniversaire de la « recouvrance » de Niort sur les Anglais ; cet usage parait être tombé en désuétude vers la fin du XVIe siècle, à l’époque des guerres de religion qui amenèrent en Poitou l’abandon de quelques cérémonies publiques du culte en même temps que la destruction de plusieurs dépôts d’archives et d’un certain nombre de monuments religieux. A la date du 22 juillet 1373, Guillaume de la Mousse était châtelain de Niort pour Jean, duc de Berry (Arch. Nat., KK 251, f° 105 v°). A cette même date, Owen de Galles était capitaine de la Tour de Broue (Ibid., f° 95 v°), Tristan Rouaut de Thouars, André Rouaut de Marans (Ibid., f° 128 v°), Maurice du Parc de la Rochelle (Bibl. Nat., Decamps, 84, f° 177 v°), Alain de Beaumont de Saint-Maixent et de Saintes (Ibid., f° 94 v°) et Thibaud du Pont de Rochechouart et d’Angoulême (Ibid. f° 128). Les Anglais continuaient d’occuper Cognac (Ibid., f° 129) qui ne fut repris par du Guesclin que le 1er juin 1375 (Grandes Chroniques de France, VI, 346).

3. Le château de Lusignan, situé à 134 mètres d’altitude, commandait la route de Poitiers à Saint-Maixent et à Niort, ainsi que l’étroite vallée de la Vonne, bordée presque dans toute sa longueur de hautes murailles de rochers à pic. Froissart se trompe en rapportant l’occupation de Lusignan par les Français à la même date que la reddition de Niort. Le samedi 5 mars 1373, le premier samedi de carême, trois semaines par conséquent avant l’affaire de Chizé, Alain de Beaumont, sénéchal de Poitou, Jean de la Personne, vicomte d’Aunay, Gadifer de la Sale et Aimeri de Rochechouart mirent le siège devant le château de Lusignan, défendu par une garnison anglaise dont les deux principaux chefs étaient Jean Cressewell et Geffroi de Saint-Quentin (Delpit, Documents français en Angleterre, p. 191 ; Bibl. Nat., collection Decamps, vol. 84, f° 170). Afin de protéger les assiégeants contre les sorties de cette garnison, Jean, duc de Berry, fit construire au moins deux bastilles, chacune pourvue de quatre « eschiffes » et d’un engin apporté de Loudun, lesquelles bastilles ne furent complètement terminées et mises en état que plusieurs mois après l’investissement (Redet, Invent. des arch. de Poitiers, p. 90, 91 ; Arch. Nat., KK 251, f° 102 v°, 122, 127 à 129). Cet investissement dura sans interruption depuis le 5 mars 1373 jusque vers le milieu de l’année suivante (ibid., KK 252, f° 27 v°, 29 v°, 30). Par une « endenture » datée de Bordeaux le 4 avril 1374, en présence du seigneur de Percy et de Thomas de Felton, sénéchal d’Aquitaine, Jean, duc de Lancastre, ayant conclu avec Du Guesclin une trêve pendant la durée de laquelle les garnisons anglaises devaient cesser de vivre comme par le passé aux dépens du pays environnant, alloua à titre d’indemnité 6000 florins d’Avignon à Jean Cressewell et à Geffroi de Saint-Quentin, capitaines du château de Lusignan, en même temps qu’il les prorogea dans leur commandement jusqu’au 1er septembre suivant (Delpit, Document français, etc., p. 191, 192). Du 19 septembre 1373 au 20 juillet 1374, les comptes du contrôleur de l’artillerie du château de Bordeaux mentionnent plusieurs livraisons de munitions, notamment d’arcs, de gerbes de flèches et de cordes, faites par Thomas de Felton, par Florimond, seigneur de Lesparre, ainsi que par Robert Roux, maire de Bordeaux, tant à Jean Cressewell, capitaine de Lusignan, qu’à Thomas Brancestre, lieutenant du dit capitaine (Arch. hist, de la Gironde, XII, 329, 330, 337). Cressewell fut fait prisonnier par les Français un peu avant le 24 juin 1374, puisque ce jour-là le duc de Berry, qui se trouvait à Issoudun, donna l’ordre de payer 40 sous à Araby le chevaucheur « qui estoit venu de Poitou dire les novelles de la prise de Cressoelle » (Arch. Nat., KK 252, f° 21). La capture de cet audacieux partisan contribua sans nul doute à amener la reddition du château de Lusignan, qui dut avoir lieu vers la fin de septembre 1374 au plus tard. Ce qui est certain, c’est que, dès le 1er octobre suivant, Lyonnet de Pennevaire fut institué par Jean, duc de Berry, capitaine, châtelain et gardien du château de Lusignan (Redet, Tables de Dom Fonteneau, Poitiers, 1839, p. 305). D’après Thomas Walsingham, une des conditions de la reddition aurait été la mise en liberté de Thomas de Percy, sénéchal du Poitou, fait prisonnier à Soubise (Hist. angl., p. 317). La délivrance du prisonnier coïncida avec la livraison de la forteresse. Conduit de Tours à Poitiers le 18 septembre 1374, Thomas de Percy fut dirigé sur Cognac le 11 octobre suivant (KK 252, f° 22, 31). Le roman de Mélusine, par Jean d’Arras, contient de curieuses légendes relatives à ce siège de Lusignan et surtout aux apparitions de la fée Mélusine, qui passait pour avoir fondé ce château, à Cressewell (éd. de 1854, p. 420-424). Il résulte d’un acte de donation daté de mars 1376 (n. st.) que le duc de Berry fit un vœu à saint Germain d’Auxerre et une fondation en faveur de l’abbaye placée sous le vocable de ce saint, pour obtenir la reddition d’une forteresse réputée imprenable en raison de son origine féerique (Arch. Nat., J 185, n° 36 Gall. Christ., XII, col. 395).


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