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1442 - Interrogatoire des frères Plusqualec, seigneurs de Taillebourg, "écorcheurs" en Saintonge et Aunis

D 9 octobre 2009     H 23:31     A Pierre     C 0 messages A 1469 LECTURES


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La Praguerie est une période troublée du 15ème siècle, une révolte de seigneurs contre le roi, soutenue par le Dauphin en manque d’apanage. L’Angoumois, la Saintonge et l’Aunis sont particulièrement touchés. C’est le temps des écorcheurs. Avec extorsions de fonds, otages, rançons, vols, pillages, incendies, prisonniers oubliés dans les oubliettes, les pratiques des trois frères Plusqualec, seigneurs de Taillebourg, sont celles de bandits de grand chemin. A la lecture de leur interrogatoire vous penserez probablement que vous avez eu la chance de ne pas les rencontrer, quelque part entre Grézac, Bignay, Saint-Savinien, Port-Carillon, La Rochelle, Rochefort et Talmont-sur-Gironde.

Source : Archives historiques du Poitou. T. 2 - 1873 - BNF Gallica

1438 - La Praguerie et les Écorcheurs

La version de Commines, ci-dessous, occulte complètement le fait que le Dauphin devient, en 1440, l’allié des seigneurs en révolte.

Le Roi voulant initier de bonne heure son fils aux affaires de l’État, et lui concilier l’amour des peuples, le chargea de délivrer le Dauphiné, le Poitou, l’Angoumois et la Saintonge des bandes qui dévastoient les campagnes. Les excès de ces bandes, connues sous le nom d’écorcheurs et de retondeurs, surpassoient ceux des tard-venus, si fameux par leur cruauté et par leurs rapines pendant la captivité du roi Jean. Elles avoient pour chefs des capitaines expérimentés qui s’étoient rendus indépendans à la faveur des troubles ; et les plus grands seigneurs ne rougissoient pas de s’enrichir par de pareils brigandages (1).

M. Le Dauphin, à peine âgé de quinze ans, auroit été hors d’état de porter remède à tant de maux ; mais on lui avoit donné des conseillers habiles qui agissoient en son nom, et la présence de l’héritier du trône rendoit plus facile la soumission des rebelles.


Mémoires de Philippe de Commines, (1445 ou 1447 ? - 1511)


(1) Parmi ces chefs, les anciennes chroniques citent La Trémouille, Amboise, le bâtard de Bourbon , Jean et Gui de La Rochefoucauld, de Pons, Siguinville, Chabannes, comte de Dammartin, etc.

Petit glossaire des mots oubliés de ce document - Index des noms de lieux

ars : brûlé, incendié

aumusse : coiffure voir Aumusse

baleiner : baleinier, bateau de pèche

barche : barge ou barque

cedule : acte, notification juridique

crayer : type de bateau à voiles (voir ce document)

cuider : croire, penser, espérer

demourer : demeurer

dolu : de douloir, se plaindre (doléances)

enferrer : mettre aux fers, emprisonner

Espaigneul : Espagnol

être recors : se rappeler

faing : foin

fustaine : futaine, étoffe de fil et de coton.

gaires : guère, peu de temps

hacquenée : cheval ou jument docile, qui va l’amble

maroyer : faire la marée, pècher

merque : marque, trace

mestives : moissons

moilleron : ?

pavezine : ?

plege : caution

prevoust : prévôt

prinse : prise, capture

royal : monnaie d’or frappée sous Philippe le Bel et ses successeurs

varlet : valet, serviteur

vesqui : vécut

vitailles : provisions de bouche

Angoulême (Char.)

Aytré (Ch-Mar)

Bignay (Buignays) (Ch-Mar)

Boullac (Boullac’h, Finistère ?)

Ile d’Aix (Ays) (Ch-Mar)

Ile de Ré (Ch-Mar)

Londres (Angleterre)

Marennes (Marempnes) (Ch-Mar)

Mont Saint-Michel (Manche)

Olonne (Vendée)

Plassac (en Ch-M ?)

Pons (Ch-Mar)

Port Carillon (comm. de Cabariot) (Ch-Mar)

Rochefort (Ch-Mar)

La Rochelle (Ch-Mar)

Saint-Hilaire de Villefranche (Ch-Mar)

Saint-James (Sainct Jasmes) (Ch-Mar)

Saint-Jean d’Angély (Ch-Mar)

Saint-Savinien (Ch-Mar)

Saint-Saornin (Saint-Saturnin, près de Taillebourg) (Ch-Mar)

Saint-Xandre (Ch-Mar)

Saintes (Ch-Mar)

Soubize (Ch-Mar)

Taillebourg (Ch-Mar)

Talmont-sur-Gironde (Ch-Mar)

Tasdon (Ch-Mar)

Tonnay-Boutonne (Taunay Voultonne) (Ch-Mar)

Tréguier (Côtes d’Armor)

_ Château Thibaut : ?

Forêt de Tout Foul : Forêt de Touffou ? (L-Atl)

Guécharioux : ?

Interrogatoire de Maurice, Charles et Guillaume de Plusqualec (10 mars–20 avril 1442)

L’an de grâce mil quatre cens quarante et ung, le samedi Xème jour de mars, par honnourable homme et saige maistre Pierre Bernart, bachelier en droit canon et civil, accesseur de noble homme messire Jehan Leboursier, chr, conseillier et chambellan du Roy nostre dit seigneur, lieutenant general de noble et puissant seigneur monsgr le gouverneur de la ville de la Rochelle, chastellenie et ressort d’icelle pour le Roy nostredit seigneur ; presens honnourables hommes et saiges maistres Pierre Lucas, garde de la prevosté de ladicte ville de la Rochelle pour le Roy nostredit seigneur, Estienne Gilier, licencié en loix, procureur du Roy nostredit. sire ou païs de Xainctonge, ville et gouvernement de la Rochelle, Pierre Ruxaudeau, Jehan Mosnier, sergens de ta prevosté de ladicte ville, et autres.

Morice de Plusqualec, escuier, natif de l’éveschié de Triguel [1] et seigneur de Boullac, ou païs de Bretaigne, détenu prisonnier es prisons du Roy nostre sire en son chastel de ladicte ville de la Rochelle, aagé de trente et cinq ans ou environ, dit qu’il a vingt et trois ans qu’il vint demeurer en lad. ville de la Rochelle, avec feu messire Henry de Plusqualec, chevalier, son oncle par le temps qu’il vivoit, du temps que ledit feu messire Henry estoit gouverneur de lad. ville de la Rochelle, et qu’il demoura avec lui par l’espace de trois ou quatre ans, et à la fin desdiz quatre ans sond. oncle le mist avec le Roy, où il fu paagie [2] cinq ou six ans, et, après s’en vint en lad. ville de la Rochelle et se mist en un baleiner appartenant à sond. oncle, appellé le Buzain, ouquel il s’en ala, oultre le gré de sond. oncle, au Mont Sainct Michiel, où il demoura deux ou trois ans, et la vesqui de ce que led. baleiner gaignoit, et dist qu’il se tenoit en la basse ville dud. Mont Sainct Michiel. Et après s’en vint à Taillebourg par devers sond. oncle, qui estoit seigneur dud. Lieu de Taillebourg et lui estant avec sond. oncle, il envoya ledit qui parle à Thalemond sur Gironde et le fit cappitaine dud. lieu, et ilec garda la place dud. lieu de Thalemond et fit bonne guerre aux Anglois le plus qu’il peut, et n’avoit gaires gens et que tantost après sond. oncle le fit cappitaine dud. lieu de Taillebourg, duquel lieu il a esté cappitaine jusques à la mort dud. feu messire Henry.

Interrogé combien il a de temps que lui qui parle fu à Rocheffort, dist qu’il n’en est recors, combien qu’il lui semble qu’il a sept ou huit ans environ que, par l’ordonnance de sond. oncle, il y ala parce que sond. oncle avoit sceu que Guillaume de Coytelles vouloit mener gens en la forteresse dud. lieu de Rocheffort qui ne fussent à la plaisance de monsgr le prevost de Paris, et qu’il lui deist qu’il trouvast manière d’entrer par dedans et se tenist saisi en manière qu’il ne laissast entrer nulles gens dedans lad. forteresse jusques à ce qu’il sceust la voulenté de mond. sgr le prevost et par ce il qui parle et quinze ou seize autres, entre les quelz estoit Jehan Foul et autres, entrèrent oud. chastel de Rocheffort. Et dist que en ce faisant les uns amuserent les portiers à jouer aus quartes, et un nommé Bernon, qui estoit nepveu de feu maistre Helies du Chasles, lors lieutenant de Sainct Jehan d’Angeli, ala avec led. de Coytelles jouer aus tables, afin qu’il ne se donnast garde, et [dès] qu’il qui parle vit qu’il eut partie de ses compaignons dedans led. chastel, il entra dedans icellui chastel jusques à la tour, et lui voyant estre le plus fort dist aud. Guillaume de Coytelles que sond. oncle lui avoit commandé qu’il se donnast garde de la place et qu’il se doubtoit que led. de Coytelles fist aucune chose qui fust à la desplaisance dud. prevost de Paris. Et ce fait ilz se appoincterent qu’ilz envoyeroient devers led. prevost de Paris pour savoir a qui demourroit lad. place, et y envoyèrent un homme qui leur apporta lettres par lesquelles led. prevost vouloit que lad. place demourast aud. qui parle ; et atant led. de Coytelles s’en ala à Chastelaillon et emporta tous ses biens sans ce que aucune chose y demourast. Et dit qu’il demoura en lad. place environ deux ans et que pendant led. temps il prenoit la revenue de la seigneurie et chastellenie de Rocheffort.

Interrogé quelles gens il tint avec lui pendant led. temps, dist qu’il y tint Jehan Foul, Denis Larchier, un nommé Verdillon Kargastre, qui fu noyé à la Rochelle, et un nommé Helies, qui estoit portier d’Angoulesme, et autres jusques au nombre de douze ou de quinze.

Interrogé si pendant led. temps il oyt point de plainte des exploiz que faisoient lesd. Jehan Foul, Larchier, Verdillon Kargastre et ceulx qui estoient avec lui, dist qu’il a oy bien plaindre des gens dud. Jehan Foul et d’autres dont il n’est recors des noms, et dit qu’il lui souvient bien que deux sergens furent destroussez d’une haquennée, et mesmement de Hervé Taunay, et ne lui souvient s’il vit [la] haquenée ne si elle fu rendue.

Interrogé quelle pugnicion il fit après de ceulz qui firent ta destrousse de lad. haquenée, dist qu’il ne lui en souvient, ne des noms de ceulx qui le destrousserent ne comment il en ala, senon qu’il lui souvient bien que Jacques Guiderel s’en plaingny. Et dit qu’il a eu le temps passé plus d’une XIIne de vaisseaux, mais pendant qu’il estoit à Rocheffort qu’il n’avoit que une barche.

Interrogé combien il a vendu et fait vendre de froment lui estant à Rocheffort, dist qu’il n’en vendi oncques ne n’en laissa oncques passer par argent ne autrement, et dit que pendant le temps qu’il fu à Rocheffort il achapta de Viaut un baleinier.

Interrogé s’il s’est point voulu défaire d’aucun navire et le vendre, dist que ouy.

Interrogé s’il congneut point un nommé Sanchou, espaigneul, dist que ouy, et dit que led. Sanchou vint aud. lieu de Rocheffort et marchanda avec lui une barche, tant pour lui que pour autres, et après vint en ceste ville de la Rochelle pour querir l’argent, et derrière chaef vint aud. qui parle aud. lieu de Rocheffort, et après retourna et lui dist qu’il ne povoit finer de l’argent qu’il lui avoit promis, et que à l’occasion de ce qu’il ne lui tint pas son marchié, qu’il le mist en prison aud. lieu de Rocheffort et le fit enferrer et mectre en basse fosse. Et dist que led. Sanchou estant en prison que un pal de la forteresse cheu à terre, tellement qu’il lui fit mal et en fu malade led. Sanchou et dit que a ceste occasion led. Sanchou fu emporté à Taillebourg, et dit que pendant ce qu’il fu à Taillebourg que led. Sanchou mouru.

Interrogé si pendant le temps qu’il estoit a Rocheffort il eut aucune chose des vaisseaux de la Rochelle qui passoient près led. lieu, dist qu’il est vray qu’il bailla a Tassin Petel une cheyne d’or pour mettre en gaige et achapter une bonnete, et que après il voulu avoir lad. chayne, mais qu’il ne la peut avoir parce que led. Petel la vendit ; et dit que afin qu’il laissast passer cinq on six gabarres de la Rochelle, qu’il en eut de chascune ung royal.

Enquis s’il congnoist point Perrochin Chau, dist que ouy et qu’il n’a riens eu de lui, mais que s’il a riens eu de lui, qu’il l’en veult bien croire.

Interrogé s’il congnoist Colas Girart et un nommé Fromaget, dist que non.

Interrogé quelz gens il a baillé a maroyer ses vaisseaux, dit qu’il bailla a maroyer un sien balenner à un nommé Jehan Masson, qui en estoit maistre, lequel print un crayer, les marchans et les mariniers estans par dedans, pour ce que l’on lui avoit dit qu’ils estoient de Londres en Angleterre. Et dit que le crayer il fit emmener a Taillebourg, auquel lieu led. crayer mouru, et envoya les mariniers et retint les maistre et marchans dud. crayer, lesquelz demourerent à Rocheffort en prison jusques a ce que il qui parle s’en ala de Rocheffort et après furent mis dehors lesd. maistre et marchans et s’en vindrent en ceste ville.

Interrogé s’il bailla oncques de seurté à ceulz de Ré, d’Abraam [3] et d’Olonne pour venir à terre, dist qu’il n’est pas recors qu’il baillast oncques seurté à ceulz d’Abraam ne à ceutz [4] mais que pour ce qu’il avoit perdu ung vaisseau, qui lui avoit esté prins pendant qu’il estoit a la Rochelle, que ceulx d’Olonne doubtoient de venir à Taillebourg, que a la requeste de ceulx d’Olonne qu’il leur bailla une cedule qu’ilz venissent seurement et qu’il ne leur feroit nul desplaisir. Et dist aussi qu’il la leur bailla pour ce qu’il ne povoit finer de ce qu’il lui failloit pour faire sa nef.

Interrogé si Seguin, qui lui fit sa nef, fu point maistre d’aucun de ses vaisseaux, dist que ouy du baleiner qu’il eut de Viaut.

Interrogé si aucuns de ses frères estoient dedans, dist que non.

Interrogé si led. Seguin fit aucune prinse en la Charante, de haranc ne d’autre marchandise, dist que non.

Interrogé qui fu le motif par quoy il qui parle fu mis hors de Rocheffort, dist qu’il ne scet, senon que ce fu pour la desplaisance que Coytelles avoit dont il y estoit et qu’il en fu mis hors lui estant à Taillebourg.

Interrogé si à l’occasion de ce il fit courir la terre de Rocheffort, dist que non.

Enquis si après lad. course il vit point Yvon de Mele, dist que ouy, mais que pour ce il ne le tint point prisonnier.

Interrogé s’il congnoist point une nommée Jehanne Girarde, qui fu destroussée d’un cheval auprès d’Aytré, dist que non.

Interrogé s’il fu à prandre Estienne Rivere, dit que ouy, et qu’il le print auprès de Saint Xandre, et avoit ung cheval et deux moillerons et le menna ledit qui parle et ses compaignons au Guécharioux et prindrent sesd. compaignons lesd. deux draps et en furent desrobés. Et dit que avec lui estoient à lad. prinse Jehan Jeudi, Barbiche, Jehan Descuiers. et Galardon.

Enquis s’ils trouverent point d’argent èsd. draps, dist que non.

Enquis s’il en lui donna congié de soy en venir, dist que non, et qu’il s’en vint à leur desceu ; et dist qu’il congnoist bien que c’estoit mal fait et qu’il n’avoit nul droit de le faire, et dit que en ce voyage il print une haquennée qui appartenoit à sire Colin Langlois. Dist aussi qu’il est bien recors que au lieu de Sainct Savenien furent prins certains paquet de fustaines de draps, et scet bien que ce fu fait pour sa querelle.

Enquis quelle querelle il povoit avoir, dist qu’il avoit des prisonniers pour lesquelz Henry Lalemant avoit receu les deniers et ne les avoit voulu rendre, et pour ce avoit eu agréable que ce qu’il trouveroient de.la Rochelle le preissent.

Enquis que devinrent lesd. pacquez et draps ; dist que ses gens en firent ce que bon leur sembla.

Interrogé s’il en eut riens a sa part, dist que non, et qu’il avoit donné à ses compaignons ce que Henry Lalemant lui devoit, et qu’il n’en a riens eu si Barbiche ne l’a eu.

Interrogé combien led. Lalemant lui devoir dist qu’il lui devoit la rançon de ses prisonniers, cinquante et un noble, sur quoy il a baillé certaines vitailles, et du seurplus n’en a riens eu.

Interrogé qui l’a esmeu de courir souvent devant la Rochelle, dist qu’il ne fu oncques courir devant la Rochelle que une foiz.

Interrogé combien il a de temps qu’il fu cappitaine de Plassac, dist qu’il a trois ans ou environ.

Interrogé si nulz de ses gens ont point esté à Soubize, pendant qu’il estoit aud. lieu de Plassac, faire aucunes courses et s’il fu point à prandre le filz de Cothereau et autres de Soubize, dist que non, mais qu’il oyt bien parler de la destrousse que autres y firent.

Interrogé s’il veult croire Marsault du Chastenet et Loys Morain s’il estoit il la prinse, dist que ouy.

Interrogé s’il a riens prins de ceulz de Ré, dist que non, senon que le passage de Ré fu prins par ses gens et emmenné à Taillebourg et après en Bretaigne, et après le rendirent.

Interrogé, si Henry Lalemant devoit encores l’argent, s’il seroit d’accord qu’il fust baillé à Jamet Barbin, dist que ouy.


Le lundi XIIIe jour dud. mois de mars l’an mil CCCC quarante et ung, par mond. sr l’accesseur, presens maistres Pierre Lucas, garde de la prevosté de la Rochelle pour le Roy, Estienne Gilier, licencié en loix procureur du Roy nostre sire en Xainctonge et à la Rochelle, Jehan Davenel, Denisot de Gragi, Jehan Mosnier, et Jehan Laumosnier, sergens royaulx.

Led. Morice de Plusqualec, enquis si à la prinse de Yvon de Mele lui qui parle estoit seul à lad. prinse, dist qu’il ne fu point à lad. prinse.

Enquis s’il vit point led. de Mele après lad. prinse, dist qu’il le vit à Sainct Jasmes de Sainct Saournin, et dit que à lad. prinse estoit Yvon de Plusqualec, son frère, et qu’il y avoit bien des gens du sgr de Pons, dont l’un estoit cappitaine de la Mothe, qui s’est fait depuis anglois, et, que led. Yvon avoit deux ses varletz, dont l’un estoit nommé Henry Guinion, et un autre varlet dont il ne scet le nom et aussi y estoit un nomme Hanon Lescossoys, qui est maire à Xainctes, et un autre nommé Aygreffueille, un escuier de Bretaigne, Jehan Destuers, nepveu de messire Jehan Destuers ; et dit qu’ilz estoient bien en tout environ vingt hommes et autrement n’est recors des noms. Et dit qu’il parla aud. qui parle et avec ce deffendi aux compaignons qu’ilz ne le delivrassent point jusques à ce que led. de Mele eust fait desempescher sa barche, qui estoit empeschée en la Rochelle ; lequel de Mele lui promist faire délivrer sad. barche en tant qu’il lui touchoit, moyennant ce que Raymond Baugeys fu plege de lui faire oster l’empeschement que ses amis avoient mis en lad. barche.

Enquis s’il sceut point que led. de Mele paiast aucune chose pour eschapper desd. compaignons, dist qu’il a oy dire qu’il en paia cent cinquante escuz.

Interrogé combien il en eut à sa part, dist qu’il n’en eut riens.

Interrogé combien en eut led. Yvon, son frère, dist qu’il ne scet, mais croit qu’il en eut la plus grant part.

Interroge s’il croit que son frère se fust avanturé de faire lad. course se ne fust sond. apuy, dist qu’il croit qu’il n’eust point fait lad. course se ne fust sond. apuy.

Interrogé s’il batit point led. de Mele, dist qu’il lui donna un seul cop d’une verge.

Interrogé s’il vit que autres le batissent, dist que non.

Interroge pourquoy il le batit, dist qu’il le batit pour ce que ses amis avoient fait empescher sad. barche, et qu’il le batit le jour qu’il fu délivré.

Enquis si led. de Mele fu délivré avant qu’il paiast lesd. cent cinquante escuz, dit qu’il croit bien qu’il en paia le tout ou partie ou qu’il en donna plege et qu’il ne scet riens autrement, parce qu’il ne s’en donna point garde et qu’il n’en eut riens à sa part.

Enquis si à lad. prinse y avoit nulz de ses gens, dist que non.

Enquis si Chartes et Guillaume de Plusqualec furent à lad. prinse, dit qu’il croit bien que led. Charles y estoit.

Enquis s’il vit point un nommé Chappiot et Guillaume Arnault, dist qu’il scet qu’ilz furent prins à lad. course, mais qu’ilz furent baillez à Aygreffueille et a autres gens dud. sgr de Pons ; et après led. sgr de Pons les delivra, ainsi qu’il oyt dire.

Enquis s’il scet point qu’itz payassent rançon, dist qu’il n’en scet riens, mais qu’il scet bien que Aygreffueille et autres des gens dud. sgr de Pons ne furent pas contens dont led. sgr de Pons les délivra.

Interrogé s’il est bien fait d’avoir fait lad. course par sesd. frères, dist que s’ilz s’en fussent conseilliez à lui qu’ilz ne l’eussent pas fait.

Interrogé s’il congnoist Guillaume Borel, dist qu’il ne le congnoist point.

Interrogé s’il scet riens de la prinse faicte d’un cheval a la femme dud. Borel, près de Tasdon, dist que riens ne s’en scet.

Interrogé si lad. femme fu aud. lieu de Taillebourg pour avoir restitucion dud. cheval, dist que riens n’en scet.

Interrogé qui estoit avec lui quant Estienne Rivere fu destroussé, dist que Barbiche et Galardon, du païs de Bretaigne, Jehan Destuers, cappitaine de Champurus, et lui qui
parle y estoient.


Led. jour, par mond. seigneur l’accesseur, presens lesdiz maistres Pierre Lucas et Estienne Gilier, procureur du Roy, Jehan Davenel et Raymond Gandille, sergens royaulx.

Guillaume de Plusqualec, escuier, aagé de vingt cinq à vingt et six ans ou environ, détenu prisonnier ès prisons du Roy nostre sire en son chastel de la Rochelle, dist qu’il a douze ou quatorze ans ou environ qu’il vint de pardeça.

Interrogé combien il a demeuré à Taillebourg, dist qu’il y a demouré cinq ou six ans avec feu messire Henry de Plusqualec, chevalier, sgr dud. lieu de Taillebourg et son oncle pour te temps qu’il vivoit.

Interrogé s’il a demeuré avec Morice de Plusqualec son frère, a Rocheffort, dist que non, mais qu’il est bien alé et venu aucunes foiz à Rocheffort et n’y demouroit aucunes foiz que deux ou trois jours. Et dist qu’il a trois ou quatre ans qu’il demoura avec monsgr le connestable comme pagie, et qu’il s’en départi de lui bien sont quatre ans ou environ.

Interrogé quelz gens il menoit avec lui depuis qu’il a laissé mond. seigneur le connestable, dist que au commencement il estoit tout seul.

Enquis s’il fu oncques en la forest de Tout Foul dist que non.

Enquis s’il scet ou est Chasteau Tibault, dist que ouy, et qu’il n’y fu oncques que une foiz.

Enquis s’il trouva oncques un poissonnier environ Chasteau Thibaut dist que non.

Enquis s’il s’en veut rapporter au marchant à qui estoit le poisson, dist qu’il l’en croiroit bien, mais que l’on le lui monstrast.

Interrogé quelle querelle it a eu a aucuns de Sainct Jehan d’Angeli dist qu’il n’en a point eu.

Interroge quel balenner il a eu, dist qu’il n’en a point eu ne n’est alé ne venu sur mer en navire qui fust sien ne autrement.

Enquis s’il en veult croire ceulz qui furent prins a la course de Mele et autres, dist que ouy.

Enquis en quelle façon Estienne Nicolas vint à Taillebourg, dist que led. Estienne vint avant Noël avec deux chevaulx et avoit une arbaleste d’acier, et fu logié a l’ostel d’un nommé Vachier où il se tenoit ; mais il qui parte ne parla oncques à lui et ne scet en quelle maniere il se appoincta de demeurer avec led. Morice, et dist qu’il a oy dire que led. Morice lui donna un arnoys.

Enquis en quelle ordonnance devoit vivre led. Estienne, dist qu’il vivoit à l’ostel dud. Vacher mais au regard de son cheval, il ne scet point quelle ordonnance avoit led. Estienne pour sond. cheval, parce qu’il qui parle n’avoit pas esté aux mestives par avant que led. Estienne venist ; mais que les autres compaignons de la garnison dud. lieu de Taillebourg avoient d’ordonnance de prendre de l’avoyne, du froment et du faing en mestives, pour la provision d’eulz et de leurs chevaulx.

Interrogé s’il scet ou est Buignays, qui est en la terre de Taillebourg, dist que ouy et qu’il y fu quant il fu ars.

Interrogé pourquoy fu faicte la prinse qui fu faicte aud. lieu de Buignays, dist qu’il avoit la garde de l’église de Buignays. pour feu messire Henry de Plusqualec son oncle, sgr de Taillebourg par le temps qu’il vivoit, et qu’ilz vindrent aud. lieu lesd. Galardon, Barbiche, un nommé Le Pelat et son filz, un nommé Thomin Lernage [5] et plusieurs autres jusques au nombre de quinze ou seize, lesquels prindrent lad. eglise et se misdrent dedans ; et en ce faisant prindrent le portier et lui mistrent la dague dedans la gorge et le contraignirent à appeller le guet pour ouvrir la porte de lad. église et y entrerent en celle manière. Et dit qu’ilz demourerent deux jours ou environ à prandre lad. eglise.

Interrogé, il qui parle, si lui et autres alerent pour reprandre lad. eglise, dist que lui qui parle et autres, jusques au nombre de trois cens, tant des gentilz hommes que des hommes de la terre, par le commandement dud. feu messire Henry, alerent pour reprandre lad. eglise, et dit qu’elle fu prinse après mysdi ; et prindrent la basse court et après prindrent la place.

Interrogé qui y mist le feuc, dist qu’il ne scet, et qu’il fut mis auprès de l’eglise ; et dist qu’il n’y ardi que une grange et ne fit pas grant mal.

Interrogé que fu fait des gens qui estoient dedans, dist qu’ilz furent mennez à Taillebourg. Et dist que après Barbiche, par vertu de certaines lettres du Roy, fut amenné prisonnier ou chastel de la Rochelle ; et au regard des autres, ilz s’eschapperent et s’en alerent ou bon leur sembla.


Charles de Plusqualec, détenu prisonnier ès prisons du Roy nostre sire en son chastel de la ville de la Rochelle, aagé de trente cinq ans ou environ, dist que le chastel de Rocheffort fu prins sur Yvon, son frere, et que pour ce que l’on avoit retrait les biens dud. Yvon oud. chastel, que led. Yvon pourpensa d’aler prandre merque sur eulx. Et que un jour dont il n’est recors, il s’en venoit de Taillebourg à Sainct Savenien et trouva led. Yvon, son frere, et plusieurs autres sur les champs ; et avec lui estoit un nommé Hanon l’Escossois, le lieutenant de la Mothe, qui depuis s’est fait anglois, et plusieurs autres jusques au nombre de vingt à vingt et deux ; et leur demanda ou ilz aloient, lequel leur dist qu’ilz aloient à Rocheffort pour prandre des gens pour merque, et dist qu’il ala avec eulz. Et fu prins Yvon de Mele et deux ou trois autres.

Interroge si à lad. course fu prins aucuns des biens des bonnes gens de Rocheffort, dist qu’il croit bien que ouy.

Enquis ou ilz furent butinez, dist qu’il ne scet et qu’il n’en eut rien ; et dist que de prime face Yvon de Mele fu prins et qu’il tu amenné à Sainct Saornin.

Interrogé en quel lieu Morice de Plusqualec vit premièrement led. Yvon, dist qu’il ne le vit point, qu’il sache.

Interrogé s’il estoit à la prinse de Sainct Savenien, dist que non.

Interrogé combien de balenners il a eu depuis qu’il est à Taillebourg, dist qu’il n’en eut oncques que un balenner de Viaut.

Interrogé s’il estoit Rocheffort quant il fu prins sur led. Yvon son frère, dist que non et qu’il ne vit point l’espaigneul qui y mourut.

Interroge s’il fu à Buignays, dist que non.


Le samedi jour dud. mois de mars oudit an quatre cens quarante et ung, par mond. sgr l’accesseur, par honnourables hommes et sages maistres Pierre Lucas, garde de la prevosté de la ville de la Rochelle, Pierre Bragier. advocat, Estienne Gilier, procureur, licencié en loix, Bernard Carn, receveur ordinaire du Roy nostre sire ès païs de Xainctonge, lad. ville et gouvernement de la Rochelle, Denisot de Gragy, Jehan Le Mect, Jehan Jennaye, Gonsales Mandes, Jehan Mosnier, Jehan Painparé, Hervé Taunay, Jehan Davenel, Raymond Gandille, sergens generaulx.

Ledit Morice de Plusqualec, détenu prisonnier ès dictes prisons.

Enquis dont il eut la barche qu’il exposa en vente a un nommé Sanchou Vaque, espaigneul, dist qu’elle fu prinse sur les anglois par ceulz de Thalemond.

Enquis si l’an mil CCCC trente et trois il se assoya point d’armer lad. barche ou de la vendre, dist qu’il fist bien diligence de la mectre en armée.

Enquis, quant Maumissert, led. Sanchou Vaque et un nommé Petre Dalibari, espaigneul, alerent à Taillebourg, s’il leur avoit point donné d’asseurance, dist que non, mais qu’il leur avoit bien mandé qu’ilz alassent aud. lieu de Taillebourg.

Enquis où fu fait le marchié de lad. barche, dist qu’il fu fait aud. lieu de Taillebourg, et qu’il la vendi deux cens cinquante royaulx aud. Sanchou.

Enquis s’il eut point de denier a Dieu, dist que ouy.

Enquis s’il eut point d’erres, dist que non, et dist que ou marchié faisant led. Sanchou devoit avoir un cheval, qui estoit au procureur du Roy, pour cinquante royaulx, et que lui qui parle devoit ravoir lad. barche pour le prix que led. Sanchou l’achaptoit dedans ung an après ; et de ce rescrivi led. qui parle une cedule aud. procureur du Roy.

Enquis combien de temps il demoura à avoir response de lad. cedule, dist qu’il demoura environ dix jours, qu’il eut response par laquelle il ne pouvoit avoir led. cheval parce qu’il estoit vendu, ne aussi lad. nef pour le prix qu’il la bailleroit et dit que led. Sanchou lui porta lad. response, et quant lui qui parle vit lad. response, il dist aud. Sanchou telles paroles « Et bien mais vrayment vous tendrez mon marchié. »

Et dist que pour celle cause il arresta led. Sanchou et lui dit qu’il auroit led. cheval pour cinquante royaulx et rauroit lad. nef pour le prix qu’il la lui avoit vendue ; et qu’il fit enferrer led. Sanchou et mettre en la basse fousse en chastel de Rocheffort.

Enquis si led. Sanchou demoura gaires en lad. basse fousse, dist qu’il y demoura environ quinze jours.

Enquis si led. Sanchou demanda point de confesseur, dist que non, ne oncques ne lui en fu parlé par autres pour nom dud. Sanchou.

Enquis s’il ne scet point en quelle maniere il fu trouvé mort, dist que non.

Enquis s’il lui semble que ce fust bien fait de le faire mourir en la fosse et de l’enferjer, dist qu’il scet bien que non.

Enquis s’il bati Yvon de Mele a Grexac, dist que non.

Enquis s’il fu à prendre un balenner appartenant à Sanet [6] de Sainct Jehan dist que ouy, parce que led. Jehan de Sainct Jehan avoit esté à prandre un sien balenner au Mont Sainct Michiel ; et dist que avec lui à lad. prinse estoient Raymond Grezillon, Guerdon de Marempnes, Jehan Aunet, un nommé Doulas de Bretaigne, demourant à Taillebourg, et autres gens demourans aud. lieu de Taillebourg.

Enquis quel navire il avoit a prandre led. baleiner, dist qu’il avoit la barche de Ardillon de Marempnes, laquelle il lui avoit presté, mais que led. Ardillon ne savoit pas pourquoi il estoit à faire.


Le mardi XXe jour dud. mois de mars oud. an mil CCCC quarante et ung, par led. maistre Pierre Bernart, bachelier en droit canon et civil, accesseur que dessus ; presens led. maistre Pierre Lucas, garde de la prevosté de lad. ville de la Rochelle Jehan Painparé, Denisot de Gragy, sergens royaulx, et autres.

Ledit Charles de Plusqualec, escuier, détenu prisonnier ès prisons du Roy nostre sire en son chastel de la Rochelle, interrogé s’il congnoist Yvon de Mele, dist que non.

Interrogé, quant led. de Mele fu prins, s’il fu à sa maison, mais que non, mais qu’il fu à lad. prinse dud. de Mele.

Interrogée quant il fu au Port Carrillon, s’il sceut point que un bonhomme, nommé Jehan Labbé, s’en ala et s’eschappa, dist qu’il ne le vit point.

Interrogée quand led. Abbé se fu eschappé, si led. qui parle frappa Yvon de Mele du plat d’une espée, dist que à l’occasion de ce que led. de Mele estoit monté sur un cheval qui avoit uns cros et qu’il ne se vouloit reculer de son chemin et cuida faire cheoir led. qui parte en la riviere, qu’il frappa led. de Mele un cop ou deux du plat de l’espée et non autrement.

Interrogé s’il vit point Morice de Plusqualec à Sainct Jasmes, dist que non.

Interrogé s’il vit point led. Yvon de Mele aud. lieu de Sainct Jasmes ne qu’il lui dist qu’il se confessast, dist qu’il vit bien led. de Mele, mais ne lui dist point qu’il se confessast.

Interrogé qui mist aud. Yvon la corde en coul, dist qu’il ne scet.


Le XXe jour dud. mois de mars mil CCCC quarante et ung, par noble homme messire Jehan Le Boursier, chevalier conseillier et chambellan du Roy nostre sire, lieutenant général de noble et puissant seigneur monsgr le gouverneur de la ville de la Rochelle, chastellenie et ressort d’icelle, pour le Roy nostredit seigneur, presens honnourables hommes et sages maistres Pierre Bernart, bachelier en droit canon et civil, accesseur de mond. sgr le lieutenant Pierre Lucas, garde de la prevosté de lad. ville de la Rochelle, Jehan Maynart, licencié en loix, juge de la court du seel royal establi aux contraux en lad. ville de la Rochelle, Jehan Painparé, Hervé Taunay, Jaques Fort, Jehan Marchesseau, Jehan Davenel, sergens royaulx, et autres.

Ledit Morice de Plusqualec dist qu’il congneut bien Bernart de Karkabin.

Interrogé en quelle maniere led. de Karkabin fu mis hors de Rocheffort, dist qu’il ne estoit pas aud. lieu de Rocheffort quant la forteresse dud. lieu fu prinse sur led. Karkabin.

Interrogé s’il eut point oncques de l’un un escu, de l’autre deux escuz, de l’un plus, de l’autre moins, mise sa nef sus, dist que non.

Interrogé combien de temps il avoit que Coytelles avoit esté mis hors de lad. forteresse de Rocheffort, quant led. de Coytelles fut mis en lad. forteresse, dist qu’il avoit deux ans.

Interrogé combien de reparacions led. qui parle mist a Rocheffort, dist qu’il y mist plus de mil escuz sans ce que les bonnes gens en payassent riens, et que du paiement il s’en attendoit à monsgr le prevost.

Interrogé s’il a point dit aucunes foiz que ceulz de la chastellenie de Rocheffort paieroient lesd. reparacions ne s’il leur a point mandé, dist que non qu’il sache.

Et dist que quant ledit qui parle se sorti hors de lad. forteresse, il se senti injurié d’avoir esté mis hors dud. lieu de Rocheffort.

Enquis s’il a point mis paine de trouver d’iceulz de Rocheffort, dist que non, et qu’il en eust bien trouvé s’il eust voulu.

Interrogé s’il fu cause de la course qui fu faicte en la chastellenie dud. lieu de Rocheffort, dist.que non.

Interrogé lequel il sceut plus tost, la course ou la venue, dit que quant lad. course se fit qu’il l’oït bien dire.

Interrogé s’il estoit à Grezac quant ceulx qui furent à la course y arriverent, dist que non, mais que en soy en alant de Taillebourg à Thalemond il passa aud. lieu de Grezac où il les trouva.

Interrogé s’il scet point que le sgr de Pons fust couroucé de lad. prinse, dist que non ; mais bien dist que lui et ses frères Chartes et Yvon de Plusqualec emmenerent Yvon de Mele à Sainct Jasmes de Taillebourg.

Interrogé s’il scet point que l’on demandast aud. de Mele s’il vouloit point estre confessé et qu’il envoyast querir le confesseur de la Magdalenne, dist que non.

Interrogé s’il bati led. de Mele oud. voyage, dist que non que d’une verge.

Interrogé, quant led. de Mele se fist confesser par un chappellain, si ledit qui parle et ses freres renoyerent Dieu que s’il ne se avançoit qu’ilz le tueroient, dist que non.

Interrogé s’il bati led. de Mele d’un gros baston tant qu’il se lassa, dist que non et qu’il en veult croire led. de Mele.

Interrogé s’il vit Babin en la presence dud. de Mele, dist que ouy, et qu’il vint veoir led. de Mele pour ce qu’ilz sont parens.

Interrogé s’il dist oncques aud. de Mele qu’il lui souvenist de l’espaigneul, dist qu’il n’en est recors et qu’il croit qu’il ne lui en dist oncques riens et qu’il s’en rapporte aud. de Mele ; et aussi se rapporte si lui qui parle dist point aud. de Mele qu’il le feroit mourir plus villainement que led. espaigneul.

Interrogé combien de temps led. espaigneul demoura en la basse fosse et en prison, dist qu’il y demoura bien quinze jours ou trois sepmaines, autrement du temps n’est recors ; et quant il y mouru il qui parle estoit à Taillebourg.

Interrogé s’il dist aud. espaigneul, en l’arrestant, qu’il lui feroit la plus mâle prison qu’il eut oncques, dist que non.

Interrogé, quant led. espaigneul fu en prison, si lui qui parle lui demanda deux cens royaulx et une XIIe de pavezines, dist qu’il ne scet et n’en est recors. Et dist que quant il arresta led. espaigneul il l’arresta sur espérance qu’il lui baillast deux cens cinquante royaulx et une aumusse d’escarlate, à cause du marchié qu’il avoit fait avec lui ; et que led. Sanchou disoit tousjours que pour ce que ses compaignons ne vouloient tenir led. marchié qu’il ne le povoit acomplir.

Interrogé combien de temps il sceut la mort dud. espaigneul après qu’il fu mort, dist qu’il n’en est recors. Et dist qu’il eut grant deul dont led. espaigneul mouru et qu’il oy dire la mort dud. espaigneul à Taillebourg, et lui fu dit qu’il estoit en la fosse.

Enquis s’il a point congneu un nommé Peschereau et Jehan Maynart de Taunay Voultonne, dist que non.

Interrogé s’il sceut oncques que ses gens tuassent deux hommes au Port Carrillon, dist que non et qu’il en veult croire le prieur de Soubize.

Interrogé s’il fu point à les tuer environ la feste sainct Jehan Baptiste derr[enier] passée, dist que non.

Interrogé led. Morice de Plusqualec quelle response il fist à Colas Marre, sergent d’armes, quant il ala par devers lui à Taillebourg lui faire commandement, De par le Roy, qu’il rendist la place dud. lieu au Roy nostre sire, dist que de la response qu’il fit aud. Marre il en veult ester et croire à ce que led. Marre en dira. Et pour ce, en la presence dud. Morice, led. Colas Marre, sergent d’armes du Roy nostre sire, a esté interrogé de la manière de la response à lui sur ce faicte par led. Morice.

Dist qu’il est vray que, par vertu de certaines lettres du Roy nostred. sire, il se transporta aud. lieu de Taillebourg, en la place dud. lieu en laquelle estoit led. Morice, auquel il parla et lui monstra lesd. lettres, lesquelles led. Morice leut.

Et après qu’il les eut leues, il fit commandement a icellui Morice de rendre lad. place au Roy ; et avec celui dist que lesd. lettres faisoient mencion de menner led. Morice par tout le royaulme de France et dehors devers le Roy sceurement, et que pour ce, s’il vouloit venir devers le Roy, qu’il lui menneroit sceurement et lui tiendroit ce qu’il lui promettoit. Et avec dist aud. Morice qu’il avoit voulenté de repaistre, et lui requist qu’il le fist repaistre, parceque lui et ses chevaulx estoient las et travaillez lequel Morice lui dist qu’il alast boire, et après qu’il auroit beu qu’il lui feroit telle response que le Roy et led. Marre seroient contens, et que atant led. Marre s’en ala boyre à l’ostel de mareschal dud. lieu de Taillebourg, ou quel hostel led. Morice promit de venir faire lad. response aud. Marre, lequel Morice n’y vint ne y envoya, et l’attendi led. Marre oud. hostel certain longtemps. Et en ce disant arriva aud. lieu de Taillebourg noble homme Olivier de Coitivi et autres cappitaines de gens d’armes estans avec le Roy, auquel de Coitivi led. Marre dist ce que led. Morice lui avoit dit. Et après led. Colas Marre se transporta en lad. place, en laquelle il fit commandement aud. Morice, lequel estoit armé de tout harnoys fors que de 2. qu’il venist parler à lui. Lequel Morice vint à lui. Auquel Morice led. Colas Marre dist qu’il ne lui avoit pas tenu ce qu’il lui avoit promis et qu’il ne lui avoit rendu response au commandement qu’il lui avoit fait ; a quoy led. Morice dist aud. Marre qu’il ne rendroit lad. place sinon qu’il eust bonne seurté et mandement du Roy d’aler par devers lui et de s’en retourner en icelle place, et atant led. Morice se retray arrière sans faire austre response aud. Marre. Amprès laquelle response faicte, led. Marre dist et signiffia à haulte voiz a touz ceulz qui y estoient en lad. place, tellement qu’ilz le pouoient oir, que sur peine de perdre la vie ilz s’en alassent hors de lad. place et en leurs maisons, et que eulx estans en leursd. maisons hors de lad. place, que le Roy nostred. seigneur les tenoit en sa protection et sauvegarde especial, ou que s’ilz ne s’en aloient, que le Roy nostred. seigneur n’en auroit aucune remission d’eulx, et que atant il se départi de lad. place sans avoir autre response dud. Morice.

Interrogé [led. Morice] s’il fu homme blecé quant le siège fut devant Taillebourg, dist qu’il scet bien que une nuyt des gens de sa maison, mais ne scet lequel, blecierent le bastart de Villeblanche.


Le mardi XXVIIe jour dud. mois de mars l’an mil IIIIc quarante et deux, par mond. sgr le lieutenant, presens lesd. maistres Pierre Bernart, accesseur que dessus, Pierre Lucas, garde de la prevosté de la Rochelle pour le Roy nostre sire, Bernart Carn, receveur ordinaire du Roy nostred. seigneur ou païs de Xainctonge, lad. ville et gouvernement de la Rochelle, Regnaut Maynart, sergent general du Roy nostred. sire en lad. ville et gouvernement de la Rochelle, Denisot de Gragi, sergent alloué de Jehan Davenel, et autres.

Led. Morice de Plusqualec, interrogé s’il congnoist point Pierre Arragon, dist que ouy.

Interrogé s’il a point prins led. Arragon et eu de lui vingt et quatre royaulx, dist que non ; et dist que de tout ce que led. Arragon le charge touchant lesd. XXIIII royaulx, qu’il en veult croire icellui Arragon.

Interrogé s’il veult croire Belineau de Ré s’il fit atacher led. Belineau à la queuhe de son cheval, dist que ouy.

Interrogé du fait de Jehan Grenier et Pierre de Lavau, dist qu’il en veult croire lesd. Grenier et Lavau et estre a leur disposition.

Interrogé s’il congnoist messire Berthomé Gilbert, curé de Sainct Hilaire de Ville Franche, dist que oui, et qu’il eut de lui trente royaulx afin qu’il ne fist desmolir une grange qu’il avoit édiffiée devant l’eglise et dist qu’il eut lesd. trente royaulx pour ce que led. curé avoit prins le bois dudit qui parle.

Interrogé s’il congnoist Jehan Painpra et Merien son frère, dist que ouy.

Ledit Guillaume de Plusqualec, interrogé s’il congnoist Gamage Fortin, Aygrefueille et autres, dist que ouy.

Interrogé s’il fu à la prinse de certain bestail prins auprès de Sainct Jehan d’Angeli, dist que non et qu’il estoit à Taillebourg au temps que la course fu faite, et qu’il oyt dire que les gens de Pons avoient couru auprès de Sainct Jehan d’Angeli


Le VIe jour d’avril oud. an mil CCCC quarante et deux, par led. maistre Pierre Bernart, accesseur que dessus, presens maistre Pierre Lucas, garde de la prevosté de lad. ville de la Rochelle pour le Roy nostre sire, Denisot de Gragi, Jacques Fort, Gonsales Mandes, Jehan Mosnier, sergens, et autres.

Led. Morice de Plusqualec, détenu prisonnier èsd. prisons, interrogé s’il congnoist Hannequin Oultrequin, dist que ouy, et qu’il est prevoust de Sainct Saornin de Taillebourg.

Interrogé s’il scet que led. Outtrequin tenoit un pré qu’il disoit estre sien, dist que led. Oultrequin tenoit un pré assis entre la chastellenie de Taillebourg et de St Saornin, lequel il disoit estre sien, et que led. Outtrequin le fit fauscher il a dix ans ou environ, et dist qu’il fit ardoir le fain par le commandement de feu messire Henry de Plusqualec, et fit rendre aud. Oultrequin, pour led. fain qui fu ars, deux ou trois charretées. Et après trouva led. Hannequin à Taillebourg et le fit arrester a l’occasion de ce qu’il avoit fait fauscher led. pré, et qu’il paya, avant qu’il eschappast, lesd. deux charretées de fain, et que led. messire Henry, son oncle, assigna aud. Oultrequin à prandre et fauscher d’autre fain, en lieu de cellui qui avoit esté ars oud. pré que led. Hannequin disoit estre sien, en autres prez ou il en eut plus qu’il n’en avoit esté ars.

Interrogé s’il sceut riens que un baleiner appartenant aud. Morice et les gens estans par dedans trouvassent la gabarre de Besson et qu’ilz preisscnt, il a quatre ans, trois cens de merluz, des espices, comme sucre, ensent commun et autres espices, dist qu’il n’en sceut oncques riens.

Dist qu’il scet bien que, depuis vendenges en ça, Guillaume de Plusqualec et. ses gens estans sur le port de Taillebourg, prindrent certains vins qui estoient en une gabarre appartenant à Regnaut de Lommeau, à maistre Pierre Saulnier, a un nommé Beraut et à Pierre Anbry, et des espices qu’ilz faisoient mener à Xainctes ; et que maistre Pierre Saulnier en vint parler audit qui parle aud. lieu de Taillebourg pour en avoir restitucion, auquel il qui parle parla, et lui dist led. Saulnier que le vin estoit à monsgr de Xainctes. Et depuis mond. seigneur de Xainctes envoya une cedule audit qui parle, par laquelle il lui manda qu’il lui feist rendre trois ou quatre pipes et demie de vin et il qui parle manda aud. seigneur de Xainctes qu’il lui rendroit led. vin ou aussi bon comme il estoit. Et ne scet combien il y avoit de vin en lad. gabarre, et ne sceut riens des espices.

Interrogé s’il doit aud. Aubri cent et dix solz, à cause de drap, dist qu’il n’a riens prins ne tolu aud. Aubri et que led, Aubri est marchant et que s’il lui doit riens qu’il est content de le paier.

Enquis sur le fait du vin de l’abbaesse de Xainctes, qui fu prins à Taillebourg par Guillaume de Plusqualec, dist que au temps de la prinse il estoit en Bretaigne, et dist que ce fu depuis vendenges ; et quant il fu venu, l’abbé de Sainct Jehan d’Angeli s’en dolu à lui et s’en appoincta ledit qui parle avec led. abbé, et donna ledit qui parle une cedule aud. abbé de l’en faire content, pour ce qu’il ne savoit point quelle quantité il y avoit de vin, et que quant il le sauroit il lui en feroit faire restitucion.

Interrogé s’il blasma led. Guillaume de Plusqualec de lad. prinse, dist que non, mais qu’il mist paine, avec led. Abbé, de rapaiser led. abbé, tellement qu’il en fu contenté sur l’heure sans en avoir eu depuis restitucion.


Le XXe jour d’avril oud. an mil CCCC quarante et deux, par mond. sgr l’accesseur, presens maistres Pierre Lucas, garde de la prevosté de la Rochelle, le procureur du Roy, Loys Gaudineau, licencié en loix, commis de maistre Pierre Bragier, aussi licencié en loix, advocat du Roy nostre sire en Xainctonge et à la Rochelle, Jehan Huguet et autres.

Led. Morice de Plusqualec, interrogé et enquis s’il lui souvient point de la prinse d’un marchant de Flandres, nommé Dirquelin, par lui faicte, dont il eut IIIIc escuz, dist qu’il scet bien que les gens d’un baleiner de Thalemond, dont estoit maistre Jehan Moreau, qui estoit à Henry Cossoys, trouverent led. Dirquelin en venant de l’Isle d’Ays en ceste ville et le prindrent et l’emmenerent devant Soubize, et là le prindrent et rançonnerent IIIIc escuz. Et dist que après, à sa requeste, led. Dirquelin fu lasché à deux cens royaulx et fu pleige Guillaume de Coytelles, ou queque. soit lui fu baillé en garde et dit que lui qui parle eut les deux cens royaulx, et les lui bailla feu Guillaume de Coytelles pour bailler aux compaignons. Et dit que ce fu ou temps que le duc de Bourgongne avoit debat avec le Roy et que s’ilz en eussent trouvé des autres qu’ilz les eussent prins.

Interrogé en quel temps ce fu, dist qu’il n’en est autrement recors du temps ; et dist que de tout le cas comment il fu il s’en veult rapporter à Colin Leclerc.

Et sur ce a esté enquis led. Colin Leclerc, à ce présent, de la maniere de lad. prinse. Lequel a dit qu’il a douze ans ou environ, et fu ou temps d’esté, led. Dirquelin vint de pardeça pour achapter du sel en Brouage, ou il ala, et dit que ainsi que led. Dirquelin vint à la Rochelle, pour querir l’argent qu’il devoit dud. sel, qu’il oit dire à un frère dud. Dirquelin que led. Dirquelin avoit esté prins par un baleiner de Thalemond qui estoit aud. Morice de Plusqualec, et adonc ledit qui parle s’en ala à Taillebourg où il trouva feu messire Henry de Plusqualec, auquel il bailla unes lettres que sire Hugues Gaultier, lors maire de la Rochelle, envoya aud. feu messire Henry à cause de lad. prinse ; lequel lui bailla unes lettres pour porter aud. Morice à Soubize, et en sa compaignie ala, pour la seureté dud. Colin, Morice, bastart dud. feu de Plusqualec. Et quant il fu à Soubize, il trouva led. Morice qui estoit oud. balenier, et led. prisonnier avec lui, près dud. lieu de Soubize ; et s’efforça de parler aud. Morice led. Morice bastart, mais pour ce qu’il y eut un peu de debat, cuiderent tirer les uns contre les autres des ars, et aussi ne voulu oncques laisser parler led. Leclerc aud. marchant. Et à la parfin fu appoincté qu’ilz se rendroient a Rocheffort, par devers feu Guillaume de Coytelles, et s’en vindrent led. Morice, led. Dirquelin avec lui et avec les autres qui l’avoient prins, et se rendirent à Rocheffort, et aussi se y rendirent lesd. Leclerc et Morice bastart. Auquel lieu de Rocheffort il fu composé que led. Dirquelin payeroit deux cens escuz vieilz, pour lesquelz paier demeura pleige pour led. Leclerc led. feu de Coytelles, auquel led. Leclerc promist payer lesd. deux cens escuz dedens VIIIe ensuivant et emmena led. Dirquelin avec lui à la Rochelle ; et à lad. VIIIe porta lesd. deux cens escuz d’or, lesquelz il bailla aud. feu de Coytelles, lequel les bailla aud. Morice détenu prisonnier.

Enquis [led. Morice] s’il a point esté à prandre d’autres vaisseaux devant Ré, dist que non.

Enquis s’il eut la pinace de Jehan Belineau dist qu’il trouva led. Belineau à Taillebourg, et l’arresta et le print pour merque pour trente royaulx que lui devoit Guillaume Gay, et composa que led. Belineau lui amenneroit lad. pinace. pour trente royaulx, et de fait la lui amenna ; et dit que depuis, par la vertu de certaines lettres du Roy, led. Belineau l’a eue.

Enquis combien de temps il la detint, dist qu’il ne scet.

Enquis pourquoy led. Guillaume Gay lui devoit lesd. trente royaulx, dist qu’il les lui devoit à cause de prisonniers anglois que lui et led. Gay avoient prins ensemble et lesquelz prisonniers estoient demourez aud. Gay, et lui avoit promis rendre lesd. trente royaulx pour eulx.

Enquis en quelle manière fut prins le vaissel de l’abbé de Ré, dist qu’il fu prins par les gens dud. qui parle, qui estoient en son anguile, et menné a Taillebourg.

Enquis quelz gens estoient dedans lad. anguille, dist que un nommé Guillaume Le Biscle de Bretaigne et autres dont il ne scet les noms pour ce, qu’il s’en rapportoit au maistre dud. vayssel. Et quant led. vaissel fu à Taillebourg il le presta a Henry, son frere, pour le conduict du convoy, et dist que avant qu’il baillast led. vaissel à sond. frere, qu’il demeura un mois à Taillebourg.

Enquis combien il cousta à l’abbé pour le recouvrer, dist qu’il n’en scet riens.

Enquis s’il sceut point qu’il fust à l’abbé de Ré, et s’il eut oncques priere qu’il rendist led. vaissel, dist qu’il savoit bien que ledit vaissel estoit aud. abbé de Ré, et qu’il en eut aussi lettres pour le rendre, mais n’est recors de qui, et ne le vouli rendre.

Enquis pourquoy il ne le rendoit, dist qu’il le retenoit pour parail argent que lui devoit Guillaume Gay, et que led. Gay lui devoit plus de cinquante escuz.

Interrogé pour quoy il prenoit lesd. deux vaisseaux, qui valoient plus de cent royaulx, pour les cinquante escuz que lui devoit led. Gay, dist qu’il le fit parce qu’il ne povoit pas trouver aucunne chose à prandre au juste.

Enquis quelz gens il avoit quant il vint courir à Tasdon, dit qu’il n’y vint courre que une foiz.

Collationné.
CHAUVAIGN.


Voir en ligne : Histoire de Taillebourg (résumé)


[1Tréguier

[2Sic pour page ?

[3Sic, peut-être pour d’Oleron

[4Manque de Ré.

[5Nom douteux.

[6Sanet ou Savet

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