1569 - 1589 - Le Journal du roi Henri III

D 9 avril 2009     H 02:25     A Pierre     C 0 messages A 1898 LECTURES


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« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » Henri III a laissé de lui une image ambigue. Son journal (extraits) révèle un personnage cynique. Quel autre siècle lui aurait-il permis de donner de lui-même une meilleure image ?

Source : Journal de Henri III par Pierre de l’Estoile - Collection des mémoires relatifs a l’histoire de France - Alexandre Petitot – Paris - 1825 - Books Google

1569

Louis prince de Condé, généreux et magnanime s’il en fut oncques, se trouvant si engagé dans la bataille de Jarnac, qui se donna le 13 mars 1569 qu’il faloit de necessité fuyr ou combattre, encor qu’il l’ût fait par l’avis de son conseil et de l’admiral, hazarda avec peu de forces une bonne partie de sa noblesse et joua par même moyen à trois dez toute la cause (qui sont tres grandes fautes en un chef de guerre, et qu’il ne peut faire qu’une fois). Mais son grand cœur en fut cause, aimant mieux y laisser la vie comme il fit que de reculer, usant de ces mots quant on luy en parla : « Ja Dieu ne plaise qu’on die jamais que Bourbon ait fuy devant ses ennemis ! » Et fut pris prisonnier par Dargence, gentilbomme qui etoit tenu à ce prince de la vie, et qui fit aussy ce qu’il put pour le lui rendre ; mais il ne luy fut possible, pour avoir eté decouvert par les compagnies de Monsieur frere du Roy, son ennemy, lesquels ce pauvre prince avisant venir de loin, et ayant entendu que c’etoient les compagnies du duc d’Anjou « Je suis mort ! dit –il ; Dargence, tu ne me sauveras jamais. » Comme aussy arriva incontinant Montesquiou [1], qui le tua de sang froit, par le commandement, dit-on, de son maistre ; ce prince s’étant couvert la face de son manteau, comme fit autresfois Jules Cezâr quant il fut tué.

Vivit adhuc, vivetque diu, qui vindice dextrâ
Annixus patriœ, ne cadat illa, cadit.

Furent adressés les vers suivans au cardinal de Bourbon , seul resté de cinq frères :

Quaeritis in nostrum quid fati conscia possint
Astra caput : non prisca loquar, vulgata docebit
Borboniœ fortuna domus tot fratribus orbae.
Ausonii terror Franciscus [2] et horror Iberi,
Invictus bello ludum dum ludit inermem,
Occidit, injectâ mediis cervicibus arcâ.
Quintini ad cladem circumveniente Philippo
Vinctorum impatiens, et nescia vertere terga
Theutonicis, Jani [3] virtus est obruta tello.
Trajectis humeris tormenti Antonius [4] ictu
Muros dum premit obsidione rebelles,
Cummunem hanc lucem et dotalia regna relinquit :
Dum veterum ritus convellit, et otia turbat
Tertia bella gerens patriae funesta, sibique,
Diffudit vitam fractis Lodoicus [5] in armis
Dimidium justi vixerunt quatuor œvi,
Adversis rupti satis florente juventâ ;
Quum quintus fratrum à numero nunc, Carole, restes,
Si tibi fata velint detractos fratribus annos
Adjicere, explebis Pylii tria sœcula regis.

La veille de la bataille de Dreux, ce prince étant couché, dit à Beze [6] : « Il me sembloit cette nuit que j’avois donné trois batailles et avois vu mes trois ennemis morts, mais que j’avois aussy eté blessé à mort ; tellement toutesfois que les ayant fait mettre les uns sur les autres, on m’y avoit aussi mis par dessus, et que de cette façon j’avois rendu mou esprit à Dieu ; » laquelle vision il semble aux huguenots que l’effet ait verifié, car ses trois ennemis furent entassez les uns sur les autres, et luy sur eux, à la journée de Bassac ou Jarnac. Ils dirent encore que ce prince passant un ruisseau près le chateau de Maintenon, une pauvre femme le prit par la botte, en luy disant : « Va, prince, tu souffriras ; mais Dieu est avec toy. » Mauvaise prophetesse ! le connestable, le marechal de St. André et François de Guise, ses trois ennemis, furent tués l’un après l’autre avant luy.

Sebastien de Luxembourg, ennemy mortel des huguenots, se mocquant d’eux et des hymnes et pseaumes qu’ils chantoient, leur demandoit où étoit leur Dieu le fort, et qu’il étoit à ceste heure leur Dieu le foible : tenant lesquels propos, selon l’observation des huguenots, fut à l’instant dans la tranchée frapé d’un coup de mousquet qui le coucha mort sur la place. C’étoit au siege de St. Jean d’Angely.

1570

L’édit de la paix fut publié à Paris le 11 d’aoust, et dans La Rochelle le 26 en la place du chateau, devant le logis où étoit la reyne de Navarre aux fenestres, étant avec elle madame la princesse sa fille, et leurs demoiselles ; et aussi y étoit M. de La Rochefoucaut, M. des Roches, premier ecuyer du Roy, et plusieurs autres grands seigneurs et gentilshommes. Les deux trompettes du Roy sonnerent par trois fois, puis le roy d’armes Dauphiné, accompagné des roys d’armes d’Anjou et Bourgogne, lût et publia l’edit de pacification. Ce fait, la royne de Navarre fit faire la priere par Du Nort, ministre de l’Eglise de La Rochelle ; et à la fin des prieres toutes les artilleries de La Rochelle tirerent.

En cet an mourut la comtesse de La Rochefoucaut [7], femme de celuy qui fut tué à la journée de St. Barthelemy. Elle mourut d’un mal de gorge qui luy serra tellement les conduits, que la viande n’y pouvoit passer ; dont cette sage dame disoit en mourant que c’étoit grande pitié d’avoir soixante mil livres de rente, et toutefois mourir de faim.

1574

Le 20 septembre, la ville de Fontenay en Poictou, tenue par les huguenots, fut surprise en parlementant [8], où le meurtre, le sac et le forcement de filles et femmes rendit cette pauvre ville desolée. Du Moulin, ministre docte, y fut pendu [9].

En ce tems, le Roy écrivit aux Rochellois [10] que s’ils vouloient poser les armes et les faire poser à ceux de leur religion, il les remettroit en leurs privileges, biens et états. Leur reponse offensa plus le Roy que n’auroit fait leur silence.

1575

Dans ce mois de juillet, Besme, allemand, qui avoit eté laquais du cardinal de Lorraine, duquel on le disoit bâtard, et qui ensuite fut ecuyer d’ecurie du duc de Guise, un des meurtriers de l’admiral de Colligny, fut pris par aucuns de la garnison de Bouteville, comme il retournoit d’Espagne. Berteville, gouverneur de Bouteville, l’ayant fait resserrer, en attendant la resolution des Rochelois, qui le vouloient acheter pour en faire une justice exemplaire, cet assassin trouva moyen de se sauver ; mais Berteville en ayant eté averty à tems, il fut rattrappé, et se voulant deffend, fut tué sur la place.

En ce tems, Rochepot [11] vint asseurer les Rochellois que Monsieur prendrait de bon cœur la protection des Eglises reformées de France, et demanda de la part dudit prince une somme d’argent proportionnée à l’entreprise. Lesdits Rochellois, après l’assemblée de l’eschevinage faite le 20, envoyerent des deputez vers Son Excellence, et la somme de dix mille livres, avec des excuses sur leur pauvreté.

En ce même tems, Ruffec, gouverneur d’Angoulesme, refusa l’entrée de la ville au duc de Montpensier, qui venoit en prendre possession au nom de Monsieur, à qui par la tresve elle avoit eté accordée. Ses raisons etoient que, pour avoir été toute sa vie serviteur du Roy, il avoit acquis beaucoup d’ennemis et des plus grands, contre lesquels il lui falloit un lieu de sureté. Il récrivit ensuite fort humblement à Monsieur ; en telle sorte néantmoins qu’il ne lui donna rien, nonobstant les réiterées jussions du Roy et de la Reine sa mere, desquels les gouverneurs faisoient peu d’état en ces tems, étans rois eux-mêmes.

1576

Le samedy 22 [septembre], vinrent à Paris les nouvelles de la messe chantée à La Rochelle dans un petit temple où l’on fondoit l’artillerie ; elle n’y avoit été chantée depuis les matines de Paris.

1579

Le jeudy premier jour de l’an, le Roy éta blit et solemnisa, en l’église des Augustins de Paris, son nouvel ordre de chevaliers du Saint-Esprit [12] en grande magnificence ; et les deux jours suivans traita à dîner audit lieu ses nouveaux chevaliers, et l’après-dîner tint conseil avec eux. Ils étoient vêtus de barrettes de velours noir, chausses et pourpoint de toille d’argent, souliers et foureaux d’épées de velours blanc ; le grand manteau de velours noir, bordé alentour de fleurs-de- lys d’or, et langues de feu entremêlées de même broderie, et des chiffres du Roy de fil d’argent, et tout doublé de satin orengé ; et un autre mantelet de drap d’or en lieu de chaperon par-dessus le grand manteau, lequel mantelet étoit enrichi comme le grand manteau de fleurs-dc-lys, langues de feu et chiffres ; leur grand collier entrelassé des chiffres du Roy, fleurs-de-lys et langues de feu [13], auquel pendoit une croix d’or industrieusement élabourée et émaillée, au milieu de laquelle étoit une colombe d’argent. Ils s’appellent chevaliers commandeurs (’) du Saint-Esprit, et portent journellement sur leurs cappes et manteaux une grande croix de velours orengé, bordé d’un passement d’argent, ayant quatre fleurs-de-lys d’argent aux quatre coins du croison, et le petit ordre pendu à leur col avec un ruban bleu.
On disoit que le Roy avoit institué cet ordre pour joindre à soy d’un nouvel et plus étroit lien ceux qu’il y vouloit nommer, à cause de l’effrené nombre de chevaliers de l’ordre de Saint-Michel, qui étoit tellement avili qu’on n’en faisoit non-plus de compte que de simples aubereaux ou gentillâtres ; et appelloit-on dès pieça le collier de cet ordre le collier à toutes bêtes. [Et pour se les rendre plus loyaux et affectionnés serviteurs, il les obligeoit à certains sermens contenus aux articles de l’institution de l’ordre :] et même le dessein du Roy étoit de donner à chacun de ses chevaliers huit cents écus en forme de commanderies sur certains bénéfices de son royaume ; et pour ce, les fit appeller commandeurs.

Et ce faisoit, à ce qu’on disoit, parce que beaucoup de ses sujets, agités du vent de la Ligue, qui secrettement et par sous main ourdissoit toujours son fuseau,

Le Roy fit en ce jour vingt-sept chevaliers [14] : Ludovic de Gonzagues, duc de Nevers et de Rethelois ; Philbert Emmanuel de Lorraine , duc de Mercœur ; Honorat de Savoye, marquis de Villars ; Francois Gouffier, seigneur de Crevecœur ; François, comte d’Escars ; Jacques , comte de Cursol, duc d’Usés ; Charles de Lorraine, duc d’Aumale ; Arthus de Cossé, maréchal de France ; Charles de Halwin, seigneur de Piennes ; Charles de La Rochefoucault, seigneur de Barbezieux ; Christophle Juvenel des Ursins de La Chapelle ; Scipion de Fiesque, comte de Lavagne ; Jacques, sire de Humieres, marquis d’Encre ; Jean de Chources, seigneur de Malicorne ; René de Villequier ; Claude de Villequier ; Charles-Robert, comte de La Marck ; Philbert, seigneur de La Guiche ; Jean d’Escars de La Vauguion, prince de Carency, François Le Roy de Chavigny, comte de Clinchan ; Antoine, sire de Pons, comte de Marennes ; Jean d’Aumont de Châteauroux ; Albert de Gondy, comte puis duc de Rets, maréchal de France ; Jean Blosset de Torcy ; Antoine d’Estrées, marquis de Cœuvres, premier baron et senéchal de Boullenois ; François de Balzac, seigneur d’Entragues ; Philippe de Strozzi.

1580

En ce tems, Saint-Luc, mignon du Roy et gouverneur de Brouage, est disgracié [15] ; et Lancosme, neveu de Lanssac, envoyé en diligence à Brouage, afin de la garder pour le Roy. Le lieutenant de Saint-Luc en refusa l’entrée à Lancosme ; et Saint-Luc arrivant sept heures après, en fit sortir cinq compagnies de soldats y étans sous la charge de Lancosme. De quoy le Roy averti fit garder comme prisonniere la femme de Saint-Luc, et saisir ses coffres et papiers. Quelque tems après, Saint-Luc fit sur La Rochelle une entreprise qui ne sortit à effet : ce qui fit croire la disgrace feinte.

1586

Le 8 d’avril, près la ville de Xaintes, le prince de Condé chargea le régiment du capitaine Tiercelin ; en laquelle charge les huguenots perdirent plus de leurs chefs qu’en une bataille rangée, entr’autres de Laval, de Rieux et de Tanlay.

En ce mois d’août, presque par toute la France, les pauvres gens mourans de faim alloient par troupes couper les épis à demy murs, qu’ils mangeoient sur le champ, menaçans les laboureurs de les manger eux- mêmes, s’ils ne leur permettoient de prendre ces épis.
1588 - Le samedy 5 [mars], Henry de Bourbon, prince de Condé, mourut à Saint-Jean-d’Angely, le second jour de sa maladie, ayant été, selon le bruit commun, empoisonné par un page, à la sollicitation de madame de La Trimouille sa femme, qui fut constituée prisonniere.

Le page se sauva, et fut défait en effigie ; et Brillaud [16], domestique du prince, tiré à quatre chevaux en la place publique de Saint-Jean d’Angely, et plusieurs autres emprisonnés, ausquels on commença de faire le procès. Ce prince étoit homme de bien en sa religion, et avoit un cœur royal. Le cardinal de Bourbon son oncle en ayant appris les nouvelles, vint trouver le Roy, et lui dit avec une grande exclamation : « Voilà, sire, que c’est d’être excommunié ! Quant à moi, je n’attribue sa mort à autre chose qu’au foudre d’excommunication dont il a été frappé. » Auquel le Rov dit en riant : « Il est vrai, dit-il, que le foudre d’excommunication est dangereux ; mais si n’est-il point besoin que tous ceux qui en sont frappés en meurent : il en mourroit beaucoup. Je crois que cela ne lui a pas servi, mais autre chose lui a bien aidé. »
En ce tems y eut une entreprise et faillie contre le duc d’Espernon à Engoulesme, laquelle on disoit avoir été conduite sous main par la Reine mere et par Villeroy, tous deux ennemis de ce duc.

1589

Le mercredy 2 d’août, deux heures après minuit, le Roy mourut. Son corps embaumé et mis en plomb fut, par le roy de Navarre proclamé roy de France en l’armée, fait porter en l’abbaye de Saint-Cornille de Compiegne. Ses intestins furent enterrés au côté du maître-autel de l’eglise de Saint Cloud.

Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle.


[1Montesquiou .- capitaine des gardes du corps du duc d’Anjou

[2François : tué à La Rocheguyon en 1546.

[3Jean : tué à la journée de Saint-Quentin , en 1557.

[4Antoine : roi de Navarre, mort d’une blessure au siége de Rouen, en 1562.

[5Louis : tué en 1569, à la bataille de Jarnac.

[6Beze : Théodore de Bèze.

[7La comtesse de La Rochefoucaut : Charlotte de Roye, comtesse de Roucy, sœur puînée d’Eléonore de Roye, princesse de Condé, et seconde femme de François, troisième du nom, comte de La Rochefoucaut et de Roucy.

[8Fut surprise en parlementant : ce fut Louis de Bourbon, duc de Montpensier, qui l’attaqua et s’en rendit maître.

[9Du Moulin, ministre, fut pendu : Montpensier le fit pendre, dit-on, pour venger la mort du père Babelot, cordelier, son confesseur, que 1es protestans avoient fait mourir dans les guerres précédentes.

[10Le Roy écrivit aux Rochellois : Le Roi leur offroit la liberté de conscience, mais leur défendoit tout exercice public de leur religion. Brantôme fut un des agens de cette négociation.

[11Rochepot : Antoine de Silly, comte de la Rochepot, gouverneur de l’Anjou.

[12Chevaliers du Saint-Esprit : Cet ordre étoit nouveau en France ; mais il étoit connu dès l’an 1353. Louis d’Anjou, roi de Jérusalem, de Naples et de Sicile, fils de Philippe, prince de Tarente, quatrième fils de Charles II, dit le Boiteux, qui descendoit de Charles de France, frère de saint Louis, l’avoit institué à Naples sous le titre du Saint-Esprit au droit désir. Il ne seroit resté aucune trace de cet ordre, si l’original des statuts que Louis d’Anjou avoit rédigés n’étoit tombé au pouvoir de la république de Venise, qui en fit présent à Henri III à son retour de Pologne, comme d’une pièce rare, et d’un monument précieux pour la maison de France. On en trouve une copie à la bibliothèque du Roi ; on ignore ce qu’est devenu l’original.

[13Fleurs-de-lys et langues de feu : Ce collier devint le sujet de la critique des mécontens. Les uns disoient que ces chiffres étoient des enseignes qui couvroieut plutôt des mystères d’amourettes que de religion ; d’autres prétemloient que les différentes couleurs désignoient la maîtresse et les mignons du Roi ; que les chiffres représentoient son nom, etc. ; enfin on u’approuvoit pas ces monogrammes équivoques sur un collier d’un ordre institué en l’honneur du Saint-Esprit. Fjn ’614, ce collier fut réformé, etl’on y mit des trophées d’armes, ornemens plus convenables à un ordre militaire.

[14Fit en ce jour vingt-sept chevaliers : Le Roy ne remplit pas, dans cette première promotion , la moitié des cent places de l’ordre, pour laisser l’espérance à plusieurs seigneurs de participer à cet honneur, et pour attirer à lui par cet appât les principaux gentilshommes du royaume.

[15Est disgracié : On a prétendu que le Roi avoit disgracié Saint- Luc parce qu’il avoit découvert à sa femme une intrigue d’amour que le Roi vouloit cacher. Nous ajouterons ici ce que d’Aubigné dit avoir su de Saint-Luc lui-même. Ce seigneur voyant la vie voluptueuse que menoit Henri III, fut sollicité par sa femme, Anne de Cossé de Brissac, de tâcher de retirer le Roi de cette honteuse prostitution. Saint-Luc fit faire une sarbacane de cuivre qui fut introduite dans le cabinet de Sa Majesté, et avec laquelle on lui disoit à l’oreille, pendant la nuit, qu’il avoit à craindre de la vengeance de Dieu, s’il ne quittoit sa mauvaise vie. Le même jour, Saint-Luc feignit d’avoir eu quelque songe affreux sur le même sujet ; il le raconta au Roi. D’Arques, qui étoit du secret, voyant le Roi effray é par cette prétendue révélation, découvrit le secret de la sarbacane : ce qui fut la cause de la disgrâce de Saint-Luc.

[16Brillaud : Jean-Ancelin Brillaud. Il avoit été procureur au parlement de Bordeaux, et étoit contrôleur de la maison du prince

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