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1629 - 1630 - La peste à Cognac (16)

D 6 juillet 2007     H 01:30     A Pierre     C 0 messages A 1445 LECTURES


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La peste à Cognac en 1629-1630, à partir des archives municipales

Les compte-rendus des mézées (les réunions du corps de ville, conseil municipal de l’époque, composé du maire et des échevins) révèlent les difficultés que rencontre la municipalité pour gérer la crise provoquée par cette épidémie.

Sources :
- Etudes historiques sur la ville de Cognac, par François Marvaud - 1870
- Bulletin de la Société charentaise des études locales - 1932/07

Etudes historiques sur la ville de Cognac, par François Marvaud

Cependant, une maladie contagieuse, qui sévissait dans la contrée, préoccupait vivement la population et les magistrats de la commune. Plusieurs personnes, disait-on, avaient succombé dans les environs, surtout au village de Boussac. Alors tous les habitants de Cognac, qui avaient eu des communications avec les gens de cette localité, étaient devenus suspects de porter en eux le germe de la maladie, aussi demandait-on à grands cris qu’ils fussent éloignés de la ville. Le Conseil se rassemble aussitôt et — « par advis de l’assemblée est arresté que promptement l’on s’informera s’il y a du mal contagieux audict lieu de Boussac, et partant qu’il y aie aucun mal, seroit faict déffense aux habitans dudict lieu de venir en ceste ville, et cependant que Anthoine Latouille, apoticquaire, vuidera la ville pour trois mois, sur l’advis que l’on a eu qu’il auroit fréquenté ceux du dict Boussac, et sera faict garde à la porle des ponts pour empescher que les habitans dudict Boussac n’entrent en ceste ville » [1].

Malgré ces précautions, qui nous montrent toute une population effrayée, cherchant à se prémunir contre le fléau, sans songer aux moyens de le combattre chez ceux qui en souffrent, fermant étroitement l’accès de ses murailles à de pauvres habitants de la campagne, punissant par trois mois d’exil un homme qui peut-être s’est dévoué pour porter des secours aux malades, la contagion reste la même. Quelques jours se passent, la frayeur est générale : on se répète que la peste est dans la ville, que déjà plusieurs personnes ont succombé. Le maire, les échevins et les conseillers se réunissent en la maison commune sur le bruit — « que la maison d’Abraham Larcher, maistre apoticquaire, est suspecte de contagion, pour y estre morts, puis quelque temps, deux ou trois personnes » [2]. Il est arrêté aussitôt, — « qu’attendu l’advis certain que l’on a eu que ledict Larcher auroit communiqué avec Anthoine Latouille, apoticquaire, son gendre, que ledict Latouille est dans sa maison depuis cinq ou six jours ; lequel Latouille peut être soupçonné du mal du lieu de Boussac, ordonnons qu’il sera faict injonction audict Lar¬cher, sa femme et famille, de vuider la présente ville et fauxbourgs promptement, afin d’empescher que plus grand mal n’advienne, avec déffense à iceux de venir en ceste ville, jusqu’à ce que autrement il aie esté advisé ; et faict déffense aux apoticquaires et chirurgiens de ceste ville d’aller au lieu de Boussac et autres lieux suspects, sous peine d’estre chassés de la ville. »

Ainsi, sous l’empire de la peur, dans l’ignorance des moyens curatifs, on isolait les familles soupçonnées seulement d’être atteintes de la maladie régnante ; on forçait le fils d’abandonner son père malade, sons peine d’être chassé de la ville : tous les liens de famille étaient brisés, les plus douces affections méconnues. Les hommes de Fart eux-mêmes ne pouvaient exposer leur vie pour sauver celle des autres. On était encore sous ce rapport en plein moyen âge. Ce fut sans doute par les mêmes motifs que, le premier avril de la même année, on se décida à changer de place l’hôpital Saint-Jacques-du-Faubourg qui, séparé de la ville par la rivière, aurait pu recevoir les malades de la campagne [3].

Cependant le mal se propageait dans la ville, où les secours nécessaires manquaient, puisqu’il était interdit de communiquer avec les malades, d’entrer dans leurs maisons. Alors on eut recours à d’autres moyens que ne saurait accepter la charité. — « Le procureur a remonstré que, suivant advis receu par le Sr maire, y avait quelques habitans de ceste ville qui estoient in¬fectés de contagion ; il auroit esté à l’instant pourveu à les mettre hors de ceste ville, et esté coupé, pour faire loges et huttes à couvrir lesdictes personnes, le nombre de seize grosses branches d’arbres en le Grand-Parc du roy, proche duquel estoient faictes lesdictes loges, et pour ce qu’il y eu advis que le garde dudict Parc en auroit faict procès-verbal, et que ceux qui ont coupé lesdictes branches par le consentement dudict Sr maire et quelques eschevins, on pourroit ci-après les travailler, à cause de ce, requiert qu’il soit advisé » [4].

L’assemblée décida qu’elle se rendait responsable seulement des seize branches d’arbres coupées pour les pestiférés. Sans doute une plus grande quantité avait été enlevée par les malades eux-mêmes qui ne se trouvaient pas assez abrités, ou par ceux qui les visitaient. On peut se faire une idée du triste spectacle que présentaient ces malheureux, arrachés à leur domicile, transportés au dehors, quelquefois sur de simples apparences de maladie, couchés et agonisant sous quelques branches d’arbres à peine garnies de leurs feuilles qui ne pouvaient les protéger contre l’humidité des nuits. Cependant cet état d’abandon ne pouvait durer ; il était par trop contraire à tout sentiment humain ; aussi le maire demanda t-il que des médicaments fussent fournis, qu’un chirurgien fût désigné pour les pansements, que des prières publiques fussent faites pour implorer l’assistance divine. — « A esté arresté que le procureur ira trouver le Sr curé de ceste ville, afin de le prier de faire procession, où nous tous, et tous autres habitans catholiques y assisterons, afin de prier Dieu de vouloir appaiser le mal contagieux ; et seront appelés les maistres chirurgiens pour s’assembler et consulter entre eux, lequel d’iceux vouldra entreprendre ladicte charge de faire lesdicts pansements et médicaments ; et, après avoir esté mandés quérir par l’un des archers du Corps de céans, et que sont comparus en personne, iceux ouïs, ordonner que nous assemblerons dans l’heure de midy de ce jour-d’hui et nous rapporteront lequel d’iceux veut se soubmettre de faire le pansement des personnes pestiférés. » Des prières publiques pouvaient en effet rassurer les esprits alarmés ; tout être qui souffre, en priant, espère ; mais être réduit à contraindre la science de venir au secours des souffrances humaines, annonce bien que le XVIIe siècle ne comprenait pas suffisamment, à Cognac surtout, les sublimes élans de la charité chrétienne, et que les praticiens dans l’art de guérir ignoraient les devoirs de leur profession.

En attendant, on continuait de reléguer les malades du côté du grand Parc, comme nous l’apprend encore l’exposé d’une autre assemblée du Corps-de-ville réuni à la hâte par le maire pour annoncer — « que les nommés Potiron, sa femme, sa belle-mère et son fils, le vieil Giraud, sa femme et son fils, et tous autres hommes et femmes nommés, estant la femme dudict Potiron touchée de contagion et les susnommés, pour empescher que plus grand mal n’advienne, furent mis le jour d’hier hors oeste ville, comme suspects de ladicte contagion pour la fréquentation qu’ils faisoient journellement les uns des autres, et pour que ce sont personnes qui sont destitués de bien, et auxquels on a faict fournir des vivres et autres nécessaires services ledict jour d’hier, la nourriture desquels est nécessaire de continuer pendant quarante jours et autre temps que l’on cognoistra estre nécessaire, et que le Corps de céans n’a de deniers pour satisfaire à telle despense, requiert qu’il soit advisé comme l’on procédera pour avoir deniers » [5].

Que de tristes réflexions fait naître cet exposé des misères de l’époque ! Parce que les membres d’une famille se sont rapprochés de quelqu’un des leurs atteint du fléau, seulement soupçonné d’en porter les germes, on les arrache à leurs pauvres demeures, et on avoue que ce n’est que du jour qu’ils ont été expulsés de la ville qu’on leur a fourni quelques secours ! Au moyen âge, les lépreux étaient séquestrés, mais ils trouvaient en dehors des villes un abri pour cacher leurs douleurs ; le passant, compatissant pour leur misère, attendri par leurs cris de détresse ou par leurs supplications, les secourait de ses aumônes. Au commencement du XVIIe siècle, une ville, cédant à la frayeur générale, méconnaissant les sentiments les plus exquis du cœur humain, chassait ses citoyens, les envoyait mourir sur la lisière d’une forêt. Les membres de l’hôtel-de-ville, vu la pénurie du trésor commun, décident cependant que — « les habitans seront priés de vouloir bien contribuer, par forme d’aumône, de bailler telle somme que chacun voudrait pour estre employée à ladicte nourriture ; et, à ces fins, pour recueillir les bonnes volontés des habitans, furent nommés Jacques Bonnet et Luc Augier, marchands, lesquels ayant esté mandés quérir par l’un des archers, et accepté la dicte charge, fut ordonné qu’ils travailleraient à recepvoir les bonnes volontés et les deniers pour faire distribution par l’ordre du maire et du procureur » [6].

On faisait un simple appel à la commisération publique, alors qu’on menaçait de recourir à des moyens de rigueur contre les collecteurs chargés de faire rentrer l’impôt mis sur les habitants, pour payer les habits et les souliers fournis dans le temps par la ville à l’armée de La Rochelle. Le même jour, le maire informait l’assemblée qu’il venait de recevoir l’ordonnance fixant l’Abonny à six cents francs, outre les frais de perception, pour l’année 1629. Le Conseil, acceptant la somme principale, en faisant ses réserves pour le surplus, s’empressait de nommer les assesseurs et les collecteurs pour en faire la répartition. La pluralité des voix désigna maître Lionnet Merlin, notaire royal, Hélie d’Angeac, Jean Jarlin, Laisné, André Geay, sergent royal, et François Féry, poissonnier, assistés des échevins Babin et Pelluchon.

La nouvelle que la peste était dans la ville s’était bien vite répandue dans tous les environs ; personne n’osait plus apporter de vivres ou d’autres marchandises ; aussi, en présence de la famine qui menaçait la cité, le maire s’empressa d’avertir le Corps-de-ville de ce nouveau danger. — « A remonstré que, au subject du bruit qui auroit esté par les lieux voisins que la contagion estoit en ceste ville, plusieurs personnes se seroient distraicts d’y venir apporter bleds et autres choses nécessaires pour la nourriture de quantité de peuple, qui est résidant en ce lieu ; en sorte que les marchands qui ont bleds en leurs maisons n’en veulent vendre, ne départir auxdictes personnes, qu’avec un prix excessif et beaucoup plus que lesdicts grains ne vallent es au¬tres endroicts, proche de ceste ville » [7].


2. — La peste à Cognac au XVIIe siècle

Bulletin de la Société charentaise des études locales - 1932/07

En octobre 1628, la royauté française fêtait une grande victoire. Les huguenots, définitivement vaincus, avaient livré au Cardinal les clefs de La Rochelle. Et les cadavres sans sépulture
jonchaient les rues désertes de l’héroïque cité. Le vent d’Ouest, balayant alors les champs de bataille de l’Aunis, dispersa dans les plaines de l’arrière-pays des exhalaisons mortelles, et les
épidémies vinrent s’ajouter aux maux déjà grands des bourgs et des cités, à la disette du blé et aux exactions des intendants.

Le registre des mézées de Cognac, plein de circonspection, désigne la maladie sous le terme de « mal contagieux ». Marvaud [8], plus affirmatif, la dénomme peste. Elle débuta sournoisement aux environs de Cognac, dans le village de Boussac, où plusieurs personnes succombèrent. La terreur se répandit parmi les Cognaçais, et le Conseil — maire et échevins — prit contre l’épidémie des mesures qu’il crut radicales : il fit jeter hors des murs l’infortuné Anthoine Latouille, apothicaire, qui avait sans doute vendu quelque drogue aux pestiférés ; puis il fit fermer les portes de la ville. Hélas ! Anthoine Latouille ne tarda pas à avoir des compagnons d’exil et d’infortune. Son beau-père Larcher et toute sa famille furent expulsés, « afin d’empêcher que plus grand mal n’advienne ». Et il fut défendu aux apothicaires et chirurgiens de donner leurs soins aux paysans de Boussac, « sous peine d’être chassés de la ville ».

Mais les remparts étaient impuissants à protéger la population cognaçaise. La peste est un fléau terrible et sournois.

Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N’en défend point nos rois.

Or, les murailles de Cognac étaient loin de ressembler aux remparts majestueux et aux grilles solides derrière lesquelles s’abritaient le roi mélancolique et son sévère ministre. Elles
tombaient en ruines en plusieurs endroits et étaient chargées « d’une infinité de fiantes, immondices et autres chouses » dont se débarrassaient les bourgeois du temps, peu éclairés
sur les nécessités de l’hygiène. Par les brèches entraient et sortaient à volonté des gens sans aveu, contagieux peut-être, en tout cas pillards dangereux. Les cimetières, trop étroits,
regorgeaient de corps empilés « au point que le sol était presque à la hauteur des maisons voisines » (Marvaud). De nouveaux foyers de contagion s’allumèrent au sein même de la
ville ; et au dehors les paroisses de Bouteville, la Roche, la Vie de Criteuil, Foussignac, Plaizac et Vaux furent infectées. Angoulème même ne fut pas épargnée [9]

Les maires, Jacques Baudoin, puis Hélie Babin, ne savaient que. se désespérer. Ils insistaient dans tous leurs édits, portant les dates de 1629, 1630, 1631, sur la nécessité de faire aux
portes de la ville une garde vigoureuse. Cela fatiguait les habitants, qui devaient délaisser leurs travaux pour assurer cette garde, et n’étaient point suffisamment payés pour « ce faire ».
L’assemblée municipale décréta qu’une amende de 60 sous serait infligée à tout délinquant ; elle limita à quatre personnes le nombre des gardes et força les habitants plus aisés à les
payer (1er août 1630).

A la famille de l’apothicaire Latouille, on joignit sans tarder tous les infortunés malades que l’on supposait touchés par la contagion. Ce furent d’abord les miséreux, errant dans les
faubourgs, sans pain et sans logis. Puis, les riches eux-mêmes ayant été atteints, on les exila impitoyablement de la cité menacée.

Les pestiférés se groupèrent dans le parc où ils construisirent des cabanes de planches et de feuillages. Les échevins permirent aux malheureux de couper « seize grosses branches
d’arbres en le grand Parc du Roy » pour se construire « des loges et des huttes ». Dans ces abris primitifs qui ne défendaient personne contre les pluies de l’automne et les gels de l’hiver, les malades rendaient l’âme sans tarder, et les bien portants, expulsés par erreur, contractaient bien vite quelque fièvre mortelle. Aux souffrances de la maladie s’ajoutaient les affres de la faim. Les habitants demeurés dans les murs entendaient jour et nuit les appels et les cris de désespoir des misérables abandonnés. Mais les cœurs ne pouvaient guère s’attendrir : à cette époque, les blés étaient chers, le pain rare, et impitoyables les officiers du roi !

Le Conseil pourtant chercha des remèdes. Il rapporta l’édit défendant aux apothicaires de donner leurs soins aux malades. Bien mieux, il désigna le sieur lsaac Siré, maître chirurgien, pour « médicamenter les dits malades », et le sieur Jean de Volve, maître apothicaire, dut fournir les drogues nécessaires.

Il faut croire que Jean de Volve dispensa généreusement les pilules et les potions, car la ville dut lui payer « 300 livres 3 sous 6 deniers tournois pour médicaments fournis à de pauvres habitants que l’on aurait, suivant l’avis de ceux de la dicte maison commune, mis hors la ville pour les soupçons que l’on avait qu’ils fussent frappés du mal contagieux ».

Le maire, privé de ressources, eut recours à la charité privée pour alimenter la caisse des secours aux pestiférés. Mais l’escarcelle des quêteurs, les échevins Brunet et Augier, ne fut jamais bien remplie. Le 14 août 1631, l’assemblée municipale, pour soulager l’immense misère des affamés du Parc, ne disposait, hélas ! que de 8 livres.

Les doléances de la municipalité n’empêchaient point les commissaires royaux d’exiger le paiement de lourds impôts. Les religieuses du Prieuré de Notre-Dame-de-Grâce étaient elles-
mêmes soumises à de fortes taxes ; les sommes qu’elles consacraient au soulagement des malades s’en trouvaient d’autant diminuées.

Les processions et prières publiques s’avérant impuissantes à enrayer la peste et la famine, la cité entière sombra, dans le désespoir. Le maire démissionna, les hommes valides s’abandonnèrent à la débauche, cessant tout travail et hantant les cabarets d’une aube à l’autre :

« Ils ne partent nuict et jour des tavernes et cabarets où ils despensent induement leur bien et tout ce qu’ils peuvent gagner par leur labeur et industrie, ce qui cause que la pluspart
des familles desdicts artisans et autres de la présente ville sont à périr de faim, et outre la dépense qu’ils font aux dicts cabarets, après qu’ils sont tout-à-fait ivres de vin, commectent une infinité d’insolences et blasphèmes contre le sainct nom de Dieu. »

Ici, on ne retrouve plus de documents permettant de terminer cette sombre histoire. Le surplus du registre des mézées a été détruit. Il est difficile de dire combien il contenait de feuilles.
L’état de la reliure indique qu’il y en avait un certain nombre après le folio 380, le dernier qui soit intact » (Marvaud).

Il faut croire cependant que l’épidémie s’enraya d’elle-même. Les Cognaçais retrouvèrent la santé et la joie de vivre. Ils relevèrent, leurs remparts et oublièrent leurs malheurs, jusqu’au, jour où la guerre civile — la Fronde — allait mettre de nouveau leur courage à l’épreuve.

Mme 0. Doussinet, institutrice à Bréville.


[1Mézée du 25 février 1629. (Arch. municip., Reg. I, f° 307, recto.)

[2Mézée du 1er mars 1629. Dans cette même séance, le maire donna lecture de deux lettres, l’une du maréchal de Schomberg, et l’autre de son fils le duc d’Aluin, annonçant que ce dernier succédait à son père dans la survivance de son commandement de Saintonge, d’Angoumois et de Limousin.

[3Mézée du 1er avril 1629. Le procès intenté à Bernard de Monsanson, qui en sa qualité de noble ne se reconnaissait pas taillable, durait encore. On décida qu’on enverrait un écu à M. Marie, procureur en la cour du Parlement de Paris, pour qu’il se constituât. Dans la même séance, on pourvoit à des réparations au pont de Javrezac, et l’on décide aussi que tous ceux qui avaient été précédemment investis des fonctions de receveurs, Foulques, Guignebert et Vitet, seraient contraints de rendre compte de leur gestion. (Arch. municip, Reg. I, f° 213 et suiv.)

[4Mézée du 12 mai 1629. (Arch. munic, Reg. I, f° 316.)

[5Les membres présents le 4 mai 1629 étaient Jacques Audouin, maire et capitaine de la ville, Jean Pelluchon, Arnaud Vitet, Jean Marie, Pierre Gay, François Guérin, Jean Gadolet, Nicolas Bernard, Hélie Bertrand, Guy Cothu, Séraphin Marie, Ézéchiel Guignebert, Pierre de Rignol, et Jean Pelluchon, échevins ou conseillers. (Arch. municip., Reg. I, f° 317, recto). En 1651, un Jacques Audouin maria sa fille à Guy de Montalembert de Saint-Simon. Armes d’Audouin : coupé d’argent et de sable, à trois pals de l’un en Vautre. (Courcelles, article Montalembert.)

[6Mézée du 23 mai 1629. (Arch. municip., Reg. I, f° 319.)

[7Mézée du 30 mai 1629. (Arch. municip., Reg. I, f° 322.)

[8Etudes historiques sur la ville de Cognac

[9Voir Bulletin dos Etudes Locales n° 5 et 25.

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