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1693 – 1845 – Maires de Rochefort (17) - Chronologie

D 11 décembre 2007     H 23:35     A Pierre     C 0 messages A 1584 LECTURES


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Un siècle et demi de la vie d’une municipalité. On y découvre qu’avoir un maire, sous l’ancien régime, était un luxe qui coûtait cher, pas toujours à la portée d’une ville comme Rochefort. Illustration du mécanisme de la vénalité des charges.

Source : Histoire de la ville et du port de Rochefort, par J.-T. Viaud et E.-J. Fleury - Rochefort - 1845

Tableau chronologique des maires de Rochefort, depuis l’Édit royal du 21 avril 1693 qui a permis à cette ville d’élire ses officiers municipaux jusqu’à ce jour

Rochefort, les quais, la Corderie royale

- 1693 - PICHAR, juge subdélégué du Siège royal de la Rochelle chargé des fonctions de maire,

- 1694 - RÉGNIER, nommé 1er échevin l’année précédente remplit les fonctions de maire pendant un an.

- 1695 - DUCASSE, écrivain du Roi, maire perpétuel possesseur d une charge vénale hériditaire qu’il conserva jusqu’en 1705, fut remplacé le 9 août de la même année par

- HERVÉ ALBERT commerçant acquéreur de la charge

- 29 juillet 1708 - GUILLOTIN JEAN, gendre du précédent, lui succéda mais un édit de la même année créa des charges de maires alternatifs et la municipalité en acheta une pour Rochefort. Comme le procureur du Roi requérait qu’il fût procédé à l’élection d’un maire alternatif, M Guillotin remontrait que cela était contraire à ses droits ; il offrait de rembourser à la ville les sommes avancées par elle pour l’achat de l’office réuni au corps de ville, par édit du 15 mai 1708. Cette offre ayant été acceptée, il fit nommer le 27 décembre 1708

- HERVÉ ALBERT, son beau père, maire alternatif, et il demeura sans partage d’attributions, maire perpétuel

Le 5 mars 1718, une déclaration du Roi fut rendue (voir sur Histoire Passion) pour l’établissement d’un hôtel de ville à Rochefort. Il fut ordonné que les habitants se réuniraient au mois de décembre de chaque année pour nommer leurs officiers municipaux qui resteraient chacun deux ans en exercice MM Hervé et Guillotin furent dépossédés et l’on nomma, le 20 avril 1718|

- GUESDON, assesseur au siège royal. Celui-ci voulant conserver la charge fit répandre qu’il n’avait pas eu le temps de réaliser le bien qu’il avait en vue. Les habitants le présentent de nouveau, mais sur les observations de M de La Cour, secrétaire du comte de Clamilly, une autre liste de candidats est faite et le 26 février 1722

- DANIAUD négociant est installé comme maire par M Guesdon Un édit du mois d août 1722 changea de nouveau la constitution des municipalités en rétablissant des offices de maire lieutenants de maire etc La ville acheta les offices et Daniaud fut réélu il demeura en fonctions jusqu aux élections de 1724 et il installa

- le 3 février 1725, GUESDON qui avait été nommé maire par brevet du roi du 16 janvier 1726 pour 2 ans.

- 22 février 1727 BUSQUET GEORGES négociant et ancien échevin nommé par brevet du roi pour deux ans

- 2 janvier 1729 LETELLIER négociant nommé par ordonnance du roi

- 1er janvier 1731 COINDREAU négociant nommé par ordonnance du roi

- 6 janvier 1753 FICHON maître particulier des eaux et forêts nommé par brevet royal. Un édit de 1734 supprima les offices de maires et en créa de nouveaux sous la dénomination de maires anciens et mitriennaux, un habitant fit un sacrifice et le 30 juin 1734

- NIOU PIERRE sieur du Breuil conseiller du roi reçut les nouvelles provisions de maire qu’il conserva jusqu’au 5 mars 1745 époque à laquelle un arrêt du conseil d’état du roi accepta les offres faites par le corps de ville de la somme de 31,400 liv. pour la finance des charges municipales Le 27 septembre suivant, ces charges furent réunies à la communauté des habitants qui procéda à des élections le 22 octobre 1745 et le 7 janvier 1746

- COINDREAU lieutenant criminel et particulier du siège royal fut nommé maire par ordonnance du roi

- 12 décembre 1749 NIOU ancien maire perpétuel succéda à Coindreau et céda sa place le 24 janvier 1764 à

- GACHET DESMARAIS avocat et procureur du roi au siège royal, mais le sieur Niou était propriétaire de l’office de maire ancien et mitriennal ; le corps de ville le lui acheta pour 6,000 liv., le 12 juillet suivant, et le 1er avril 1755, des lettres patentes du roi portèrent réunion de cet office à ceux de la municipalité Les habitants possesseurs de toutes les charges procédèrent à des élections et le 10 novembre 1765

- RONDEAU PHILIPPE conseiller du roi et lieutenant général au bailliage et siège royal de Rochefort fut nommé maire pour 1756 et 1757 et le 7 décembre 1757

- HÊBRE FRANÇOIS aîné, négociant, ancien échevin le remplaça.
- 1769 - FOURRÉ JEAN BAPTISTE, l’aîné, succéda au précédent et le 24 janvier 1760

- HÊBRE BERTRAND, négociant, fut nommé par ordonnance du roi. Mais alors les charges municipales avaient été confisquées au profit du fisc royal et la ville s’était encore imposé des privations pour les racheter. M Hèbre resta en exercice pendant deux ans. Le 22 mars 1762

- ROSSIGNOL, avocat au parlement, notaire royal à Rochefort, lui succéda ; mais étant entré à cette époque au séminaire de Saintes pour prendre l’état ecclésiastique, le 8 juillet 1762,

- FOURRÉ, l’aîné, fut nommé maire par ordre du roi, et le 24 décembre 1760

- FICHON maître particulier des eaux et forêts fut pourvu de la charge pour 1764 et 1765. Un édit du mois d’août 1764 et un de mai 1765 donnèrent aux municipalités des institutions libérales en les laissant maîtresses du choix de leurs administrateurs. M. Fichon fut maintenu jusqu’au 15 décembre 1766

- HÊBRE DE ST CLÉMENT le remplaça d’abord pour 1767 et 1768 et ensuite jusqu’au 1er janvier 1771

- DULAURENS JOSEPH MICHEL, médecin, fut nommé pour 1771 et 1772. Mais un édit du mois de novembre 1771 supprima les offices municipaux existants et en créa d autres qui tombèrent dans le commerce. La ville étant alors fort endettée ne put faire la finance des nouvelles charges, et le 22 décembre 1772

- GACHINARD jeune fut nommé d office en attendant que la ville pût s’imposer de nouveaux sacrifices. Les habitants offrirent 54,000 liv. pour toutes les charges, le trésor royal refusa. M. Dulaurens était alors à Paris, il acheta la charge de maire et le 24 février 1773

- DULAURENS fut nommé maire. M Dulaurens était sans fortune ; il avait acheté la charge dans l’espoir que la ville lui en rembourserait la valeur ; la ville de plus en plus obérée, ne le put. Alors M. Lochet de Vaudidon rendit à M. Dulaurens ce qu’il avait payé, et fut nommé par le roi le 27 juillet 1774 mais il ne voulut pas le remplacer tout de suite On voit seulement le 8 avril 1775

- LOCHET DE VAUDIDON ANDRÉ JEAN MARIE, se faire installer en qualité de maire. Il conserva ces fonctions jusqu au 3 août 1783

- RONDEAU PHILIPPE JOACHiN FERDINAND le remplaça alors et demeura en fonctions pendant 6 ans

- 1789 NIOU fut nommé ensuite et exerça jusqu au 17 janvier

- 1790 HÊBRE DE ST CLÉMENT élu par les électeurs convoqués en vertu du décret du 14 décembre 1789, remplaça Niou ; mais cet habitant ayant été nommé administrateur du département on procéda à son remplacement le 11 juillet 1790

- NIOU réunit les suffrages des électeurs et fut maire jusqu’à l’époque où on le nomma député à la Convention en 1791. En 1791 et 1792

- LASSEU, BESSIÈRES, PELLE, BOURGADE DE LISLE et TEXIER se succédèrent rapidement, pendant ces deux années de tourmente révolutionnaire, et le 23 novembre 1793

- BOURGADE DE LISLE eut le triste honneur d’être nommé maire, par arrêté des représentants Lequinio et Laignelot. Le 8 janvier 1795

- TEXIER fut choisi par le représentant Blutel, agissant en vertu du décret du 26 frimaire an 3, et le 7 avril 1797

- IMBERT, négociant, élu officier municipal, fut choisi par ses collègues comme président de l’administration municipale. La tâche était difficile et pénible. M Imbert l’accepta et là où avait existé l’anarchie, la défiance, succéda bientôt le bon ordre, la confiance. Après la constitution de l’an 8, le Premier Consul nomma maire le 1er avril 1800

- HÊBRE ST CLÉMENT, armateur. A sa mort il fut remplacé le 16 mars 1805 par

- IMBERT, qui exerça pour la deuxième fois jusqu’au 10 avril 1813

- DE SÉRIGNY DE LOIRE JEAN BAPTISTE JOSEPH, fut alors nommé par décret impérial ; démissionnaire en août 1829, celui ci fut remplacé provisoirement par M. Reulos, qui remplit les fonctions de maire jusqu au

- 15 septembre 1830 - HÊBRE JEAN BAPTISTE JUSTIN, nommé maire alors, resta en exercice jusqu au mois de septembre 1831. Il se démit de ses fonctions et M. BRELAY aîné, négociant, fut maire provisoire jusqu’au

- 9 mars 1832 - POUGET PRIX-BENJAMIN, ancien inspecteur de la marine, fut nommé par ordonnance royale. Après avoir exercé pendant 3 ans, M. Pouget se retira et le 13 mai 1835,

- BONNET DE LESCURE ANTOINE ancien ingénieur lui succéda après un intervalle de quelques mois, pendant lequel des conseillers furent nommés à tour de rôle ; mais il ne voulut avoir qu’un titre provisoire. Cependant le 1er octobre 1840, une ordonnance le confirma dans ces fonctions qu il exerça jusqu’au

- 19 septembre 1843 - VERCHÈRE DE REFFYE CHRISTOPHE-MARIE fut nommé ensuite par le roi. Il mourut en fonctions le 24 décembre 1845

- 16 octobre 1846 GUÉRIN THÉOPHILE, banquier. Depuis la mort de M Verchère de Reffye jusqu’au 1er septembre 1846, M Bonnet de Lescure fut chargé provisoirement de l’administration

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