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1698 - Nobiliaire de la Généralité de La Rochelle - L’intendant Bégon fait le ménage

D 26 octobre 2008     H 16:49     A Pierre     C 0 messages A 7813 LECTURES


Après les guerres civiles du XVIème siècle, les titres de noblesse étaient devenus un peu flous. L’intendant Bégon fait le grand ménage en 1698.

En italique, les recalés : ils ont tenté de résister en trichant, et écopent de grosses amendes. Une opération à la fois redoutée et espérée. La noblesse, c’est comme la monnaie : pour lui conserver sa valeur, il faut chasser la fausse.

Source : Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France - M. Lainé - T. XI - 1850 - Books Google

AVANT-PROPOS.
La généralité de La Rochelle ne comprenait que cinq élections où la noblesse était peu nombreuse, savoir :
- La Rochelle, port de mer célèbre par le rôle qu’il a joué dans les guerres civiles du règne de Louis XIII, comme ayant été longtemps le rempart du calvinisme. La Rochelle est la capitale du pays d’Aunis.
- Saintes, capitale de la Saintonge.
- Saint-Jean-d’Angély.
- Marennes.
- Cognac en Angoumois.

Le présent nobiliaire comprend toutes les familles qui ont été reconnues nobles et inscrites au catalogue des gentilshommes du royaume durant la dernière recherche générale des usurpateurs de noblesse ordonnée en 1696.

M. Michel Bégon, conseiller du roi en ses conseils, intendant de La Rochelle et de la marine à Rochefort, commença cette opération dans sa généralité en 1698, et la termina en 1700. Ses registres (2 volumes in fol.) signés de lui, existent à la Bibliothèque Nationale de Paris, section des manuscrits.

Le but de cette recherche était de soulager le peuple en faisant rentrer dans la classe des contribuables une foule de gens qui s’étaient affranchis de leur quote part d’impôts en se prétendant nobles. Les décisions rendues par M. Bégon contre ces derniers sont citées en caractères plus fins que les maintenues.

La création de la grande maîtrise des armoiries, en 1696, en l’année même où cette dernière recherche fut ordonnée, a été cause de l’omission dans les jugements de maintenue des armes de presque toutes les familles. Il faut croire que ce fut par ordre supérieur, et pour astreindre les familles à payer le droit de 30 livres fixe pour l’enregistrement de leurs armes dans les registres de la grande maîtrise, mais comme des brevets d’armoiries avaient été délivres à tous les bourgeois et marchands qui voulurent bien payer 20 livres d’enregistrement, cette mesure fiscale qui enlevait aux armoiries leur signification nobiliaire, et en faisait un objet de trafic, fut un motif pour beaucoup de gentilshommes de refuser d’y faire inscrire leurs armoiries. Les registres de la grande maîtrise des armoiries ne m’ont donc fourni qu’une partie des armes des familles maintenues. Il m’a fallu chercher les autres renseignements de ce genre dans tous les ouvrages héraldiques, manuscrits et imprimés, et malgré bien des compulsoires, je n’ai pu parvenir à combler toutes les lacunes.

Dans la généralité de La Rochelle, beaucoup d’anciennes familles avaient péri durant les guerres de religion. Aussi y restait-il peu de noblesse d’épée lors de la recherche de 1696, tandis que la noblesse de charges y était relativement plus nombreuse. Pour expliquer la base des maintenues de ces dernières, il est utile de prévenir qu’outre les officiers des chancelleries et charges de secrétaires du roi, la noblesse était attribuée aux maires, consuls, échevins et conseillers des villes de La Rochelle et Saint-Jean-d’Angély depuis Charles V, et des villes d’Angoulême, Cognac et Niort. J’ai toujours rappelé dans le texte ces diverses sources d’anoblissement, et, comme dans les précédents nobiliaires, j’ai ajouté aux maintenues de M. Bégon quelques observations et renseignements sur plusieurs familles. S’il en est qui tiennent encore aux souvenirs honorables de leur ancienne position, et qui veuillent me mettre à même de réparer les lacunes qu’elles pourront remarquer dans le nobiliaire, je m’empresserai de faire droit à leurs observations dans le volume qui sera sous presse.

Dans chaque notice, la première date est celle du plus ancien titre produit ; la seconde, séparée de la première par un tiret, est celle de la maintenue.


Achard à Audebert

- d’ACHARD, seigneur de Thiou, de Vérac, de Pommier, 1489 — 18 août 1698, en Limosin et Guienne. Ecartelé, aux 1 et 4, échiquetés d’or et d’azur ; aux 2 et 3 de gueules, à 3 pals d’hermine.
- AISSE, sieurs de Pommier, de Cougoussac et de la Noue, etc., 1510.— 6 mars 4700. Ancienne famille de Saintonge. De sable, à 6 épées d’argent en bande, la pointe en bas.
- d’AITZ, sieurs du Gautret, de Château d’Aitz, etc. Cette famille a été maintenue par MM. d’Aguesseau, intendant de Limoges, le 10 juin 1667 ; Barentin et de Maupeou, intendants de Poitiers, les 9 janvier 1669, et 16 mai 1698, et Begon, le 14 février 1699. De gueules, à la bande d’or, au lambel du même, brochant.
- d’ALBANIE, seigneurs de la Gadillière, de la Genestière, etc. 1519. —25 juin 1699.
- d’ALOIGNY, seigneurs de Bonneval, de Chesdemay. etc., 1319. — 24 novembre 1699. De gueules, à 5 fleurs de lys d’argent, en sautoir. La branche de Rochefort portait : De gueules, à 3 fleurs de lys d’argent.

Cette famille portait originairement le nom de Saint-Flovier [de Sancto Flodoveo).

Hugues Ier, seigneur de Saint-Flovier, près Chinon, en Touraine, vivait en 1175. En cette année, Pierre de Montrabé, seigneur de Preuilly, qui avait reçu de l’abbaye de Becherun, en reconnaissance de ses bienfaits et de sa protection, la propriété foncière du pont de la Roche, qu’une inondation avait emporté, s’engagea à fournir tous les matériaux nécessaires à la reconstruction de ce pont, et permit aux moines d’installer à la Roche un homme libre, chargé de la surveillance et garde du pont, aux ordres et pour les intérêts do l’abbaye. Pierre de Montrabé donna cette charte en l’église de Saint-Mêlain de Preuilly, du consentement de sa femme AEnor, d’Eschivard, leur fils, et de Jeanne, leur fille, en présence de Josbert de la Guercbe, de Jourdain et Gautier, tous trois frères du seigneur de Preuilly, de Geoflroi de la Selle, de Hugues de Saint-Flovier, de Humbert le Roux, de Silvestre de la Roche, de Bernard du Pont et de Marc, prieur do Ressy. (Titres de l’abbaye de Becherun, recueil de D. Housseau, à la Bibliothèque Nationale, t. V, charte 1911). Hugues de Saint-Flovier épousa Denise, dame d’Aloigny en Poitou, de laquelle il eut :

  • 1° Hugues, IIe du nom, qui suit ;
  • 2° Airaud de Saint-Flovier ;
  • 3° Guillaume de Saint-Flovier.

Hugues II de Saint-Flovier, seigneur d’Aloigny, du consentement de ses frères et de Denise ,sa mère, donna, en 1211, par acte scellé du sceau de Geoffroi, seigneur de Preuilly, un fief aux religieux de la Merci-Dieu, en Touraine. En 1329, du consentement de ses frères, il fit don à la même abbaye de tout le droit qu’il avait à la Rochepozay. en présence de ses fils, non nommés dans cette charte. Elle est scellée du sceau de Hugues II de Saint-Flovier, représentant un losange, armes de Saint-Flovier. Ce n’est que postérieurement, et probablement depuis la mort de Denise, dame d’Aloigny, que ses petits-fils en adoptèrent les armes. (Vol. 678 de Gaignieres, fol. 170, 173.)

La généalogie d’Aloigny est imprimée dans le XIe volume du Nobiliaire de France de Saint-Allais.

Il y avait au royaume de Naples une illustre famille d’Alougny, comtes de Borello, que de la Mara, duc de la Guardia, dans son traité des illustres familles de ce royaume, dit être connue depuis l’an 900. L’Hermite Souliers en a donné un fragment généalogique depuis Mauro d’Alougny, vicaire et dictateur de la république d’Amalfi, vivant vers 930. Elle portait pour armes : D’or, à la croix de gueules, chargée de 5 fleurs de lys d’argent.
- ANCELIN, seigneurs de la Mauvignière et de Savigné, descendus de Jean Ancelin, écuyer, sieur de Brouillard, reçu conseiller à l’Hôtel-de-Ville de Saint-Jean-d’Angely, le 21 novembre 1586. — 31 juillet 1698. De gueules, au lion d’or.
- d’ANCHE, sieurs du Bourgneuf et de la Grêlière, en Saintonge, 1489. — 14 septembre 1700. D’argent, au lion de sables lampassé, armé et couronné de gueules. Ancienne famille du Poitou, connue par le cartulaire de Noaillé depuis 1112.
- ANDRÉ (Antoine), élection de Saintes, condamné par défaut à 2000 livres d’amende, le 2 août 1698. (Tome II, fol. 601.).
- d’ANGOULÊME, seigneurs de Gurat, en Angoumois, 1495.- 8 avril 1699. Il y avait en Quercy une très ancienne famiiie de ce nom portant : D’azur, à 2 étoiles d’or en pal.
- ARNAULT (Louis), rieur de Bellevue, élection de Saintes, condamné à 2100 livres d’amende, les 27 février 1699 et 24 mars 1700. Deux contrats de mariage des 31 mars 1558 et 2 août 1574 étaient argués de faux. (II, fol. 605, 616.).
- ARNOULT, seigneurs de Saint-Simon, de Vignolles, de la Salle-Vaumondois et de Consac, 1481. — 5 février 1700.
- d’ASNIÈRES, seigneurs de la Chapelle, 1492. —16 mai 1698. D’argent, à 3 croissants de gueules.

La généalogie de cette ancienne famille est imprimée dans le t. IV de l’Histoire des Pairs et des principales maisons de France.
- AUBERT, sieurs de Monnac, de Bardon, de Courserac, etc. 1479. — 5 juillet 1699. Losangé de gueules et d’azur ; à la bande d’or, brochante sur le tout.
- AUDEBERT, sieurs de la Mormerie, 24 février 1698. Le jugement ne rappelle pas la filiation. D’azur, au sautoir alésé d’or. Jean et Jourdain Audebcrt de Laubuge, reçus chevaliers de l’ordre de Malte en 1523. portaient : D’or, au sautoir d’azur. René et Louis Audebert de Laubuge, frères, furent reçus dans le même ordre en 1548 et 1658.


Badiffe à Busson

- BADIFFE, sieurs de la Touche, du Maine, de Vaux, etc. Jacques Badiffe, anobli par lettres du roi Louis XIV, du mois de janvier 1644, est l’auteur de cette famille. —11 janvier 1700.
- de BALODE, seigneurs d’Ardennes, de Montizeau, de Vignolles, 1546.—20 avril 1698. D’hermine, à la bande de pourpre.
- de BARBEZIÈRKS, seigneurs de Montigné, maintenus par M. de Maupeou, intendant de Poitiers, le 12 janvier 1700, et par M. Begon, le 24 juillet suivant. Fuselé d’argent et de gueules. La branche de la Roche-Chemerault dont était Méri ou Aimerie de Barbezières, seigneur de la Roche-Chemerault et du Bois-le Vicomte, grand maréchal-des-logis de la maison du roi, reçu chevalier des ordres, le 31 décembre 1585, portait : D’argent, à 5 fusées de gueules, accolées en fasce (P. Anselme, t. IX). Palliot, p. 295, dit : D’argent, d une fasce losangée de 3 piêces et deux demies de gueules. Ancienne famille, qui tirait son nom de la terre de Barbezières, située à une lieue et demie d’Aigre, en Angoumois.
- BARBOSE-CABECE. Un arrêt rendu par le roi de Portugal, du 7 août 1673, établit que Jean Barbote-Cabece père d’autre Jean, mainteuu par M. Begon, le 5 juillet 1699), était fils de Gaspard Cabece et de Marie Girard ; lequel Gaspard était fils d’autre Gaspard Barbose-Cabece et d’Eléonore Boulard ; ce dernier, fils d’Antonio-Gonçalès Cabeça et de Genebra Barbota ; et que cette famille descend du véritable tronc des Barbosa et Cabeça au royaume de Portugal.
- de BÀREGES, voir de VARÈGES.
- BARDOUIN, comtes de Sansac, seigneurs de Boisbuchet, de Sonneville, etc., 1556. —27 décembre 1698. D’argent, au chevron de gueules, accompagné de 3 hures de sanglier arrachées de sable, défendues d’argent.
- BARON (Jacques), sieur de Beauroux, élection de Saintes, condamné par défaut à 2100 livres d’amende, le 18 décembre 1699. D’hermine, a la fasce de gueules, chargée de 5 fers de lance d’argent. (Armoriai de la Rochelle, 78. Recherche de cette généralité, t. II, fol. 600).
- BARON (Pierre), sieur de Laubray, élection de Saint-Jean-d’Angely, condamné par défaut à 2000 livres, le 22 septembre 1700. (II, fol. 566).
- BARON (Charles), sieur de la Roche Baron, élection de la Rochelle, condamné par défaut à 2100 livres, le 29 novembre 1699. (II, fol. 595).
- de BARRAU, seigneurs de Parron, barons de Benque, originaires de Guienne, 1469. —6 mai 1698. D’or, au lion de gueules.
- BARTHOMMÉ, seigneurs de Barbaud, de Taupignac, de la Vignolière, anoblis par l’échevinage de Saint Jean-d’Angély, en 1588. —10 décembre 1699. D’azur, au cœur d’or, adextré d’une épée d’argent et senestré d’une flèche du même.
- de BAZILLE, sieurs de la Prévôterie, 1534. —12 février 1699.
- de BEAUCHAMP, sieurs de la Briasse, 1509.—20 et 29 juin 1698. D’azur, à l’aigle éployée d’argent. Seigneurs de Villeneuve, de Souvigné, de Grandfief, de Cherbonniéres, 1433. — 17 décembre 1699. Branche des seigneurs du Breuil et des Bernardières, 22 mars 1700. D’azur, d l’aigle au vol abaissé d’argent. Ancienne noblesse du Poitou.
- de BEAUCHESNE (Gatien), sieur de Potonville, condamné à 2000 livres d’amende, le 18 décembre 1699. (II. 590).
- de BEAUCORPS, seigneurs de la Bastière, de la Boisron, de Cherve, de Guillonville, des Crouillères, etc., 1548.—13 juin 1699. D’azur, à 2 fasces d’or.
- de BEAUMONT, seigneurs du Chastenet, de Janvelle, etc., 1541.— 30 mars 1700. D’argent, au lion de gueules, lampassé, armé et couronné d’or, ayant la queue fourchée et passée en sautoir ; à la bordure d’azur.
- de BEAUPOIL, seigneurs de Tiersat, de Mareil, du Maine, etc., 1555. — 22 décembre 1698. Ce jugement rappelle celui de M. d’Aguesseau, intendant de Limosin, rendu en faveur de cette famille, le 2 novembre 1669. De gueules, à 3 accouples de chien d’argent, 2 et 1, les laisses, ou liens d’azur, tournés en fasce. Voyez de Sainte-Aulaire.
- de BEGEON ou de BEJON, sieurs de la Rochefroissart, de Villemainseuil, 1529.— 3 février 1699. D’argent, à la fasce engrélée de gueules, accompagnée de 3 étoiles du même.
- de BELLEVILLE, seigneurs de Saint-Palais, de Chanteloup, de la Rousselerie, 1521.— 14 janvier 1700. Gironné de vair et de gueules de 10 pièces. Noble et très-ancienne famille.
- BERNARD, seigneurs de Javersacq. Le premier titre produit par cette famille est la provision de l’office de secrétaire de la maison et couronne de Navarre, accordée à Pierre Bernard, te 22 septembre 1588. Il fut secrétaire du roi lors de la réunion de la Navarre à la France, et résigna cet office à son fils Gédéon Bernard, le 5 novembre 1622.—26 décembre 1698. D’or, à 3 huchets de gueules.
- BERNARD (Clément), sieur de la Fond, anobli par la charge de conseiller de la ville d’Angoulême, dans laquelle il fut reçu le 5 février 1632. —14 mai 1699.
- BERNARD de la POMMERAYE (Jean), élu maire de la ville de Cognac en 1666, est la souche de cette famille. — 3 février 1699. D’azur, d la croix haussée d’or, soutenue d’un croissant d’argent.
- de BERRANDY. Martin de Berrandy, sieur de Beauséjour, élu maire de la Rochelle, le 6 avril 1611, fut la souche de cette famille. — 28 mars 1699. D’azur, au chevron accompagné en chef de 3 étoiles rangées, et en pointe d’un chien surmonté d’un cœur ; le tout d’or.
BERTHELOT, sieurs du Courret, maintenus par M. d’Aguesseau, intendant de Limoges, le 22 janvier 1669. — 8 juin 1698. De gueules, au lion d’argent ; au chef cousu d’azur, chargé de 3 besants d’argent.
- BERTINAUD, seigneurs de Saint-Saurin, de Beauregard, etc. Gilles Bertinaud, échevin de la Rochelle, le 12 mars 1518, a acquis par cette charge la noblesse à sa famille.— 29 juin 1698. De sable, à 3 hures de sanglier d’argent.
- de BERTON, seigneurs de Bonnemie, originaires de Guienne. Cette famille a produit depuis 1544 devant M. de Besons, intendant de cette province, qui l’a maintenue par ordonnance du 6 août 1698. Le jugement de M. Begon, qui la rappelle, est du 17 décembre de la même année. D’or, à une bisse couronnée et tortillée de sept plis de gueules, vomissant trois flammes du même.
- BIET, sieurs du Val. La noblesse de cette famille lui fut acquise par la charge de conseiller du roi chauffe-cire, en la grande chancellerie de France, dont fut pourvu Antoine Biet, le 27 avril 1621. — 12 novembre 1699.
- de la BLACHIÈRE, seigneurs de l’Isle, de Fontiers, de Torfou, etc., maintenus les 20 janvier 1665, 24 novembre 1668 et par M. Begon. le 20 juin 1698. D’azur, au chevron d’argent, chargé de 3 aiglettes de sable, et accompagné de 6 flammes d’or, 3 en chef mal ordonnées, et 3 en pointe rangées ; et encore accompagné en chef de 2 étoiles d’argent, une à chaque canton, et d’un croissant du même au-dessus du chevron.
- de BLOIS, seigneurs de Seudre, de Roussillon, etc., élection de Saintes, 1511. — 26 mars 1700. D’argent, à la fasce d’azur, chargée de 3 étoiles d’or.
- du BOIS, seigneurs du Fresne, de Chazelin, de la Mothe, des Mignardières, de la Gravelle, etc., 1511. — 30 octobre 1699. D’argent, à l’aigle au vol abaissé de sable, membrée de gueules.
- de BOISMORIN. Voyez MORIN.
- BOISSEAU, sieurs de la Lauberterie, de la Galernerie, etc. Famille qui tire sa noblesse de Louis Boisseau, sieur des Marais, nommé conseiller du corps de la ville de Saint-Jean-d’Angély, le 28 juin 1595, et décédé en exercice. —24 décembre 1698. D’azur, à 3 boisseaux d’or.
- BOISSON, sieurs de Bossac, de Boissonnier, du Breuil. Famille qui tire sa noblesse de la charge de maire et conseiller du corps de ville d’Angoulême, dont fut pourvu Jean Boisson, le 15 janvier 1642. — 3 juillet 1698 et 11 mars 1699. D’or, à 3 sapins terrassés de sinople.
- des BORDES, sieurs de Berguillas. Famille anoblie par la charge de conseiller du corps de ville d’Angoulême, dont fut pourvu Philippe des Bordes, le 30 octobre 1647. — 27 Septembre 1700. D’azur, au chevron d’or, accompagné de 3 arêtes de poisson d’argent en pals.
- BOSCAL de RÉALS, seigneurs barons de Mornac, 1536. — 20 novembre 1699. De gueule », au chêne £ argent, surmonté d’une fleur de lys (for. Famille originaire du Languedoc.
- de BOSQUEVERT, sieurs du Montet, 1445. — 24 novembre 1699. D’argent, semé de glands de gueules, à la bande ondée du même, brochante ; au chef cousu d’or, chargé de 3 merlettes de sable.
- BOUCHAUD (Jean et Paul) sieurs de la Fosse, élection de Saint-Jean-d’Angely, condamnés par défaut chacun à 2100 livres d’amende, le 1er mars 1700. (II, fol. 621.)
- du BOULLET, sieurs de l’Orangerie, du Coudret, etc., ont été maintenus sur la production d’un arrêt du conseil d’Etat du 9 mai 1669. — 16 décembre 1698.
- du BOURG de FARNOUX. Cette famille, qui a fourni des conseillers au parlement de Bordeaux, descend de Dominique du Bourg, médecin ordinaire de Henri IV, auquel ce prince confirma le 4 mars 1593, les privilèges et exemptions attribués aux commensaux de sa maison. —2 juillet 1699. D’azur, à 3 tiges d’épine d’argent ; au chef cousu de gueules, chargé du nom de Jésus d’or.
- BOURGUIGNON (François), sieur de Chièvres, élu maire de la ville de Cognac, en 1657, est l’auteur de cette famille. — 3 février 1699.
- le BRETON, sieurs de Faye, de la Ramade, de Ransanne, etc., 1539. — 1er juillet 1699.
- du BREUIL, seigneurs de Théon, de Châteaubardon, etc., 1528. —18 juillet 1698. D’argent, à la bande d’azur, accompagnée de 2 étoiles de gueules.
- de la BROUSSE, seigneurs de Rebuyrolles, de la Puyade, de Puyrigard et de Cressac, 1587. — 31 mars 1700. Cette maintenue rappelle des lettres de recognition d’ancienne noblesse, accordées par Louis XIV en 1664 et 1671, celles-ci, datées du camp d’Ath, en faveur de Tbibaud de la Brousse, chevalier, seigneur de la Puyade, et une enquête faite le 19 décembre 1644, devant le sénéchal de Périgord. Ces lettres ont été confirmées par arrêt du conseil d’état, en 1672. La branche aînée, dite des marquis de Verteillac, existe en Périgord. Il y a dans cette famille de nombreux services militaires et de belles alliances. D’or, au chêne terrassé de sinople, fruité de 12 glands dor ; au chef dazur, chargé de 3 étoiles d’or.
- de BRUMAUD (la veuve de Charles), sieur de Belle-Epine, condamnée à 2000 livres, le 8 juin 1698 (II fol. 592).
- BUREAU, sieurs de la Merlandière, du Bourdet. Cette famille descend d’André Bureau, sieur de Lormont, anobli pour ses services par Henri IV, au mois de mars 1594. — 11 août 1700.
- de BURETTE (François), sieur du Mesnil, élection de la Rochelle, condamné par défaut a 2100 livres, le 23 mars 1700 (II. fol. 612).
- du BUSSON, seigneurs de Rochefort et de Coiffart. Famille originaire du duché de Mantoue, 1547. —19 février 1699.


Calais à Curzay

- de CALAIS, sieurs de Marille et de Favaux, maintenus, le 2 juillet 1699, sur la production d’une sentence de maintenue rendue en leur faveur, le 3 décembre 1668, par M. Colbert du Terron, intendant de la généralité de la Rochelle. De gueules, au chevron d argent, accompagné de 3 coquilles du même.
- de CASTELLO, seigneurs des Fontaines, des Hommes, de Giborne, de Maillé, 1512. — 20 mars 1699. D’or, à 3 aigles éployées et couronnées de gueules.
- de CAULAINCOURT [1]. Le premier acte produit par cette famille et visé dans une maintenue de noblesse rendue en sa faveur par M. Barentin, intendant de Poitou, du 1er septembre 1667, est le contrat de mariage de Jean de Caulaincourt, avec Françoise du Biez, du 14 août 1531, père de Frémin de Caulaincourt, marié, le 6 décembre 1558, avec Marie de Louvel.—28 juin 1699. La branche des marquis de Caulaincourt, aînée de celte ancienne famille, et dont était le duc de Vicence, général de division et grand-écuyer de l’empereur Napoléon, existe en Picardie. Voir le t. II des Archives de la Noblesse, Nobiliaire de Picardie, p. 25.
- De CERIS, seigneurs de la Mothe, de Chazel, de Chàteaucouvert, etc., 1525. — 1er février 1700. D’azur, à la croix alésée d’argent. La terre de Ceris, qui a donné son nom à cette ancienne famille, est située en Angoumois.
- de CHARON, seigneurs de la Gravelle, ont produit depuis Bernard Charon, pourvu par Jeanne d’Albret, reine de Navarre, de la charge de vice-chancelier et garde-des-sceaux des comté de Périgord, vicomte de Limosin et seigneurie d’Albret, le 26 octobre 1570 ; puis de la charge de maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du roi, le 27 janvier 1578. Il avait été institué légataire d’autre Bernard Charon, son aïeul, chevalier seigneur de Lelnos, conseiller du roi de Navarre, le 15 novembre 1542. — 10 avril 1698. La branche de Salles a été maintenue le 20 juin 1699. D’argent, à un chardon fleuri de 3 pièces d’azur, tige de sinople.
- CHEVALIER, sieurs de Villemorin, de Thebaudière, des Bois, de la Chaussée, etc. ont pour auteur Jean Chevalier, reçu échevin de Saint-Jean-d’Àngely, le 14 novembre 1570.—20 juin 1690 et 11 février 1700. D’azur, à 3 étoiles d’argent rangées en chef et un croissant du même en pointe.
- CHEVREUL, seigneurs de Bellovau et de Rommefort, 1497. — 21 juin 1699.
- de CHIEVRES, seigneurs du Gazon, du Breuil, de Guitres, de la Valade, de Montbron, de Salignac, de Rouillac, etc., 1509. — 16 et 17 mai 1699. D’argent, à l’aigle de sable au vol abaissé.
- CIVADIER, sieurs du Breuil, de Galienne, etc. Famille anoblie par l’échevinage de la ville de Cognac. — 21 août 1700.
- du CLADIER, sieurs de l’Estang, de Neufville, de la Folie, etc. 1550. —9 juin 1699.
- CLAVEURIER, seigneurs de la Rousseliére et des Pibles, maintenus par M. Barentin, intendant de Poitiers, le 31 décembre 1667, et par M. Begon, le 10 avril 1698. D’azur, à 4 clés d’or en croix, attachées en cœur par un annelet du même. Jacques Claveurier de la Rousseliére fut reçu chevalier de l’ordre de Saint-Jean de-Jérusalem en 1568. Cette famille, actuellement éteinte, est connue depuis Simon Clavewrier, échevin de Poitiers en 1371. Maurice Claveurier fut maire de cette ville en 1415.
- de CLEMENCEAU (Françoise d’Hérisson, veuve d’Élie), condamnée par défaut à 2200 livres d’amende, pour s’être induement qualifiée dans des actes de veuve d’écuyer. — 8 juin 1698 (II, fol. 605).
- de COMPAING, sieurs de la Chasgnée et de la Chevalerie, maintenus par M. Barentin, intendant de Poitiers, le 31 décembre 1667, et par M. Begon, intendant de la Rochelle, le 3 juillet 1699. Famille originaire de l’Orléanais et descendue de Guillaume Compaing, seigneur de Fresnay, que le roi Charles VII anoblit au mois de février 1429. avec transmissibilité de la noblesse à ses descendants mâles et femelles, en considération des services qu’il avait rendus à la défense d’Orléans contre les Anglais. D’azur, au rencontre de cerf d’or, accompagné en chef d’une tête de léopard du même, que surmonte une fleur de lys cousue d’or.
- le COMTE [2], sieurs du Puy, de Belhomme, de la Salle, de l’Isleau, de la Polleterie. Cette famille, originaire de Guienne, descend de François le Comte, nommé maître des requêtes par le roi Charles IX, le 16 janvier 1568. — 20 avril 1698. Ecartelé, aux 1 et 4 d’argent, au lion de gueules ; aux 2 et 3 de sable, à la croix ancrée d’or.
- de CONNIDON, sieurs de la Combe, de Freneaux, de Fleurac, 1557. —24 juillet 1700.
- de la COUR, seigneurs de Mérignac, de Pernant, de Fontimbert, 1542.— 1er février 1700. D’azur, à l’épervier d’or, becqué, langué et membré d’argent, grilleté d’or, perché du même.
- CREAGH, famille ancienne et illustre d’Irlande, qui a suivi les Stuarts dans leur exil en France. Louis XIV naturalisa Richard Creagh par lettres-patentes du mois d’avril 1655. Il fut produit une généalogie certifiée, en 1692, par les hérauts d’armes d’Irlande, en conséquence des ordres du roi d’Angleterre, attestant que cette famille descendait de Niel-le-Grand, issu en ligne directe du roi Hugon, surnommé le Grand, fils de Hermion. — 1er juillet 1699. D’argent, à 3 branches de laurier de sinople ; au chef de gueules, chargé de 3 besants d’or.
- CRESPIN, sieurs de la Chabosselaye. Famille descendue de François Crespin, pourvu d’une charge de conseiller-clerc au parlement, le 20 avril 1518 ; depuis, président au parlement de Bretagne, le 11 juin 1550. —15 mai 1698. D’azur, au chevron d’or, accompagné de 3 pommes de pin du même.
- de la CROIX, seigneurs du Clos, de Janvelle, du Repaire, de Lonsac, en Guienne et en Saintonge, 1514.—10 novembre 1698.
- de CUMONT, seigneurs de Pansacre, du Taillant, de Charmelœil, 1487. — 14 juin 1698. D’azur, à la croix patée d’argent. Ancienne famille qui tire son nom de la terre de Cumont, à deux lieues de Ribérac, en Périgord.
- de CURZAY, seigneurs de Parçay, de Boisbertaud, de Cou-longes, de Vignolles, de Saint-Maixent, de Rouillac, en Poitou, 1491. —3 avril 1699. Des titres visés dans des maintenues, rendues par les intendants de Poitou et de Limosin, les 18 décembre 1598 et 27 avril 1599, font connaître cette famille depuis 1382 ; elle est éteinte depuis peu. D’argent, au cœur enflammé de gueules, surmonté d’un croissant du même. (Voir un fragment de la généalogie de Curzay dans l’Armorial général de d’Hozier, t.1, p. 674, et des preuves de Saint-Cyr, de 1712, à la Bibliothèque du roi).

Il y a en Poitou deux terres considérables de Curzay ou de Cursay : l’une située à deux lieues de Lusignan, l’autre à deux lieues et demie de Loudun, et distante de dix-neuf lieues de la première.

Ces terres ont été possédées par deux illustres familles étrangères à la précédente, et éteintes depuis bien des siècles.

Arnoul ou Ernoul, seigneur de Curzay, près Lusignan, fut présent, vers 1025, à une charte de Hugues, seigneur de Luzignan, en faveur de l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers. (Rec. de D. Fonteneau, t. VI).

Guillaume de Curzay est mentionné dans une charte de l’abbaye de Saint-Maixent, d’environ l’an 1050. (Ibid., t. XV).

Vers le même temps, Aimar de Curzay fut témoin d’une charte de Hugues II, vicomte de Châtellerauld, en laveur de l’abbaye de Saint-Hilaire de Poitiers. (Ibid., t. X).

Isembert de Curzay fut témoin, vers 1070, avec Pierre de Tonhec, à une charte d’Isembert II, évêque de Poitiers, par laquelle il se désista, en faveur des religieux de Saint-Cyprien, de certaines coutumes injustes que les seigneurs d’Angles avaient établies dans la terre de Lurais. (Cartul. de Saint-Cyprien, cop. fol. 91).

Trois frères, Adémar, Maurice et Philippe de Curzay, furent témoins, en 1088, de la donation faite à l’abbaye de Saint-Cyprien, par Boson, vicomte de Châtellerauld. (lbid., cop. fol. 107, 108).

Guillaume de Curzay, qualifié très-noble chevalier, fit une donation à l’abbaye de Noaillé en 1130. Il y a dans le cartulaire de cette abbaye beaucoup de chartes sur cette ancienne famille. On voit aux fol. 110 et 111 une charte de Guillaume, seigneur de Lusignan, du mois de septembre 1229, par laquelle il fit donation au prieuré de Notre-Dame de Lusignan, du moulin d’Enjambes. Elle est scellée de son sceau, où l’on distingue un écusson accompagné de six annelets, 3, 2 et 1 .— Le même sceau se voit à une autre charte de l’année 1256, par laquelle, soit le même Guillaume de Cursay, chevalier, soit son fils, investit des particuliers de certains héritages qui étaient sous le gariment de Renaud de Marconnay (D. Fonteneau, t. XI ; titres de Saint-Hilaire de Poitiers, vol. 677 de Gaignières, fol. 347). Jean de Cursay, chevalier, d’après une quittance militaire donnée à Pons, le 19 août 1345, scellait d’un sceau semblable. (Recueil de l’ancienne noblesse, tiré du ban et arrière-ban conservé à la bibliothèque de l’Arsenal, fol. 28).

La maison de Cursay, en Loudunois, était également ancienne et considérable. Long de Cursay fut témoin en 1126 d’une charte d’Ayraud Achard, en faveur de l’abbaye de Fontevrauld. (Cartul. de cette abbaye, cop. t. II, fol. 6 et 443).

Plusieurs chartes du même cartulaire rappellent des membres de cette famille. En 1129, Aimeri de Cursay assiste avec Guillaume de Mirebeau comme témoin d’une donation faite aux religieuses de Fontevrauld (fol. 15). Payen de Cursay, frère d’Aimeri, parait avec lui à une donation faite au même monastère par Olivier du Mesnil, en y faisant recevoir deux de ses filles religieuses (fol. 32). Enfin, vers 1140, Babin, seigneur du château de Cursay, donna aussi quelques biens à l’abbesse Pétronille (fol. 40).

L’héritière de cette maison, Jeanne, dame de Cursay, fille de Huet, baron de Cursay, chevalier renommé par ses faits d’armes dans la guerre contre les Anglais, épousa, vers 1170, Aimar Odart, chevalier, seigneur de Verrières, auquel elle porta la baronnie de Cursay et plusieurs terres considérables.

Les armes des de Cursay de Loudunois étaient : Fascé d’argent et d’azur de 8 pièces ; à la bordure engrèlée de gueules.


Daunis à Dussault

- DAUNIS, sieurs de Bourville, du Vigneau, etc. Cette famille fut anoblie pour services rendus à Louis XIV, par lettres de ce prince du mois de mars 1644. — 16 juillet 1700.
- DELVOLUE (Jean), sieur de Beaurocher, élu maire de Cognac en 1659, est l’auteur de cette famille. — 22 février 1699.
- DESMIER, seigneurs du Breuil, de Blanzac, de Lavaure, etc., 1470. — 21 mars 1700. Branche Dexmier, seigneurs de Loron, d’Archiac et de Saint-Simon le lendemain 22 mars 1700. L’abbé le Laboureur a publié la généalogie de cette famille, à laquelle il donne pour chef Foucaud Desmier, vivant en 1082. Elle a formé de nombreuses branches. De celle d’Olbreuse, la dernière, était Eléonore Desmier, mariée en 1665 avec Georges-Guillaume de Brunswick, duc de Zell et de Lunebourg, créée princesse par l’empereur, et mère de Sophie-Dorothée de Brunswick, mariée 1° en 1675 avec Auguste-Frédéric de Brunswick-Wolfenbuttel, qui fut tué en 1676 ; 2° le 21 novembre 1682, avec Georges-Louis duc de Brunswick, électeur de Hanovre, couronné roi d’Angleterre le 12 août 1714. Ecartelé d’argent et d’azur, à 4 fleurs de lys de l’un en l’autre.
- DEXMIER (Gui), sieur du Fossé. Jeanne Pliilastre, sa veuve, fut déchargée d’une amende de 4,000 livres, en prouvant que son mari, loin de se prétendre noble, avait été compris dans les rôles des tailles comme roturier, et qu’à raison de ses propriétés il avait payé le droit de francs fiefs. ( II, fol. 333.)
- DUSSAULT, aussi du Sault, seigneurs de la Barde, de Riveron, etc. Famille anoblie au XVIe siècle par les charges du parlement de Bordeaux, 1592. — 28 novembre 1699. De sable, à l’aigle éployée, au vol abaissé d’argent, becquée et armée d’or.


Esnaud à Estourneau

- ESNAUD (Blaise), sieur de l’Épronnière, élection de Saint-Jean-d’Angely. Un acte de notoriété des habitants de la paroisse de la Roussière, diocèse de Nantes, du 19 juillet 1700, porte que Mathurin Esnaud, père de Blaise, et autre Blaise, aïeul de ce dernier, étaient sabotiers et travaillaient dans le bois de Pelletré. Condamné à 2100 livres d’amende, par M. Begon, le 24 septembre 1700. (II, fol. 551 à 562.)
- de l’ESTANG, seigneurs de Rulles, de Sigogne, de Bois-Breton. Famille ancienne et des mieux alliées de l’Angoumois, 1510. — 31 janvier et 29 octobre 1699. D’argent, à 7 fusées de gueules, 4 et 3.
- ESTOURNEAU, sieurs de la Touche. Cette famille a été maintenue par arrêt du conseil du 30 août 1672, et déchargée de la taille et d’une amende de 3,000 livres, à laquelle elle avait été condamnée par un précédent arrêt du 14 août 1667. — 12 avril 1698. De gueules, à 3 chevrons d’or, chacun chargé d’un étourneau de sable.


Falligon à Frotier

- FALLIGON, sieurs de la Chapelle, de Tourteron, de Villeneuve. Philippe Falligon, élu échevin de la ville d’Angoulême le 4 avril 1631, a acquis par cette charge la noblesse qu’il a transmise à sa famille. — 27 juin 1696.
- du FAU, sieurs de Chambraignac, originaires du Condomois, 1491. — 17 décembre 1698. De gueules, au lion d’or ; au chef cousu d’azur, chargé d’un croissant d’argent entre deux étoiles du même.
- FAURE, seigneurs du Chiron, descendus d’André Faure, maire de la Rochelle en 1529. — 4 juillet 1699. D’argent, d la bande de gueules.
- FAURE (Jean), sieur de Seint-Palais-du-Né, élection de Cognac, condamné à 2100 livres d’amende, par défaut de justifier la qualité d’écuyer par lui prise.— 17 mai 1699. (II, fol. 606.)
- de la FAYE, seigneurs de Chardeuil, d’Amberac, de Jussac, élection de Cognac, 1566. — 14 mai 1699.
- FÉ, sieurs de Saint-Marin et de Segeville, anoblis par la charge de maire de la ville de Cognac, dont fut pourvu, en 1661, Philippe Fé, conseiller du roi, président en l’élection de Cognac. — 22 février 1699. La branche de Boisragon descend de Jean Fé, pourvu de la charge d’échevin de la ville d’Angoulême, le 26 juillet 1686.—19 novembre 1699.
- FERRET, seigneurs de la Serve, 1512.— 12 juillet 1698. D’azur, à une chaîne d’or en bande.
- FLAMBART, sieurs de la Neuville. Le jugement de M. Begon, du 15 février 1698, ne rappelle point la filiation de cette famille.
- de FLEURY, seigneurs du Vert, ont prouvé depuis Jean de Fleury, écuyer, seigneur de la Rafinière, dont le fils, Philippe de Fleury, écuyer, épousa, le 2 septembre 1525, Jacquette Lauvergnat. — 26 juin 1699.
- le FOURESTIER, seigneurs d’Orignac et de Baudouère, en Saintonge, 1546. — 18 avril 1698. Branche de Lestage et de la Roumade, 1556. — 2 janvier 1700. D’argent, au lion de gueules, couronné d’or.
- de FRANCQUEFORT, sieurs du Bosc, de la Vergne, de Fri-baud, 1526.— 13 juillet 1698. D’azur, au chevron accompagné en chef de 2 étoiles, le tout d’or, et en pointe d’un lion du même, lampassè et armé de gueules.
- FRETARD, seigneurs d’Auvilliers, de Gasteuille [NDLR Gadeville], de Reuville, originaires de l’Orléanais, 1511. —28 novembre 1699. De gueules, fretté d’argent.
- FROTIER, seigneurs de la Messelière, de Lespinay, de Lonlay, 1508. — 5 janvier 1700. Très-ancienne famille du Poitou. D’argent, au pal de gueules accosté de 10 losanges du même, cinq de chaque côté, posées 2, 1 et 2.


Gaalon à Guynot

- de GAALON, sieurs de Courdault, originaires de Normandie. Pierre de Gaalon, écuyer, sieur de Courdault, a obtenu, le 11 février 1699, des lettres de réhabilitation de noblesse, lesquelles furent enregistrées après qu’il eût prouvé sa descendance de Jean de Gaalon, dont la veuve, Colette de Vigny, vivait en 1436. — 13 juin 1690. De gueules, à 3 rocs d’échiquier d’or.
- le GAIGNEUR (Jacques), sieur de la Brune, élection de la Rochelle, condamné, par défaut, à 2,100 livres d’amende, le 10 février 1700. (II, fol. 610.)
- GAILLARD, sieurs de Saint-Marc, ont produit une maintenue rendue en leur faveur par M. Barentin, intendant de Poitiers, le 1er septembre 1667, et une sentence de M. Colbert du Terron, du 19 septembre 1668. — 2 juillet 1699. Parti, au 1 d’azur, à 4 chevrons d’or, le dernier brisé ; au 2 d’argent, au lion de gueules, couronné de sable.
- GAILLARD, seigneurs de Laleu, de Saint-Disant, du Fief-Gaillard, de la Roche-Gaillard et de Querroué, élection de La Rochelle, 1547. — 11 janvier 1700. D’azur, au chevron d’or, surmonté de 3 trangles du même.
- GALLIOT, sieurs de la Garde, de Maillat, de la Taillandie, de Regnac, 1549. — 5 juin 1699. De gueules, à 3 bandes d’or ; au chef du même, chargé de 3 fleurs de lys de gueule.
- GAUDIN, sieurs de la Lignière, du Gluzeau, etc., 1503.—4 juin 1699. D’azur, à 10 losanges d’or en orle.
- GAUGAING, sieurs de la Barnegouhe, de Boismalet, du Presneau, etc., anoblis par la charge de maire de la ville de Niort, dont fut pourvu Philippe Gaugaing, le 29 mai 1628. — 4 novembre 1699. D’azur, à 3 chevrons dor, accompagnés de 3 geays d’argent.
- de GAUSSÉ, seigneurs de Puiballon, 1509.— 4 novembre 1699.
- GENTIL, seigneurs de la Fond. Cette famille a produit deux maintenues de noblesse : l’une de M. Barentin, intendant de Poitiers, du 1er septembre 1661, et l’autre de M. Colbert du Terron, du 18 mars 1669. — 29 octobre 1699. Cinq points d’or équipolés à quatre d’azur.
- GEOFFROY, seigneurs des Bouchaux, 1498. —31 décembre 1698.
- de GOMMIER, seigneurs delà Gachetière, en Saintonge, 1475. — 12 mai 1699. D’azur, au sautoir alésé d’or, surmonté d’une fleur de lys du même.
- GOULLARD, seigneurs d’Anville, du Breuil-Millon, 1530. — 1er juillet 1699. D’azur, au lion d’or, lampassé, armé et couronné de gueules. Cette famille a fourni des chevaliers à l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, depuis le commencement du XVIe siècle.
- GRAND, sieurs de Tentillac, de Thillac, de Bellussiêre, de Chastenet, maintenus par arrêt du conseil d’Etat du 2 septembre 1669, et par M. Begon, le 25 janvier 1699. D’azur, au sautoir d’or, cantonné de 4 étoiles d’argent
- le GRAND, seigneurs des Gallois, de Courpetant, des Vallées, de la Tour. Cette famille a été anoblie par Henri IV, le 13 novembre 1599. — 18 juin 1698. De gueules, au lion d’argent.
- de la GRANGE (Jacques), sieur de Clergue, élection de la Rochelle. Trois contrats de mariage par lui produits, des 8 avril 1495, 1er septembre 1538 et 28 juin 1580, ayant été argués de faux, une ordonnance de M. Begon, du 24 juillet 1700, lui enjoignit de produire, sous quinze jours, les originaux de ces actes, et un jugement du même intendant, du 24 septembre suivant, le condamna, comme usurpateur de noblesse, à 2,000 livres d’amende. D’azur, au lion d’argent, une trangle du même, brochante au-dessous de la tête du lion. (Armoriai de la Rochelle, 40.)
- GREEN de SAINT-MARSAULT, sieurs de la Feulheterie. Branche naturelle de la maison de Saint-Marsault, formée par Jean Grain, bâtard de Saint-Marsault, dit le capitaine la Barde, sieur de la Barde et de Fauconvert, fils naturel de Samson Grain de Saint-Marsault, seigneur de Parcoul, chevalier de l’ordre du Roi, et de damoiselle Catherine Martin. Il fut légitimé et anobli par Henri IV, au mois de janvier 1605. Son arrière-petit-fils, Mathurin Grain de Satnt-Marsault, écuyer, épousa, le 17 août 1666, Renée de Volvire, dont il eut Jean, qui suit, et, une fille nommée Anne. Jean Green de Saint-Marsault, écuyer, s’allia, par contrat du 14 septembre 1696, avec Hélène de la Porte, et fut maintenu dans sa noblesse par M. Begon, intendant de la Rochelle, le 20 juin 1699. Parti, au 1 de gueules, à 3 demi-vols d’or, qui est Green ; au 2 de gueules, à 3 M couronnées d’or, qui est de Saint-Marsault.
- GRENIER, seigneurs de la Mothe, de Boissel, de la Prade, de la Saussaye, etc., 1548. — 29 octobre 1699. D’azur, à 3 lévriers l’un sur l’autre d’argent, colletés de gueules.
- GRIFFON, seigneurs de la Richardière, famille descendue de Jean Griffon, reçu échevin de la ville de Saint-Jean-d’Angely, le 25 mai 1569, et anobli par cette charge. — 4 juillet 1698. Branche de la Chaignée, maintenue par arrêt du conseil d’Etat du 23 juin 1667, et par M. Begon, le 10 juin 1699. D’azur, au griffon d’or. La branche de la Richardière est éteinte. Il existe encore celle des Vareines et de Plenneville.
- GRIMOARD, seigneurs de Frâteaux, de la Motte, 1562.—8avril 1699. Ancienne noblesse du Périgord, qui avait formé trois branches principales : celle de Mauriac, éteinte au XIV* siècle dans la maison de Taillefer ; celle de Jaure, éteinte dans la famille de la Barde, et celle de Frâteaux, éteinte dans les maisons de Saint-Chamans et de Carbonnières. Jean Grimoard, chevalier, seigneur de Frâteaux, lieutenant-colonel du régiment d’Estissac, fut créé maréchal-de-camp le 10 octobre 1652. D’azur, d 2 aigles d or, l’une au-dessus de l’autre. Les branches de Mauriac et de Jaure portaient : De gueules, à 2 bars adossés d’argent, accompagnés de 2 fleurs de lys d’or. On trouve la filiation de ces diverses branches dans la généalogie de Taillefer, imprimée t. XI de l’Histoire des Pairs et des anciennes familles de France, pages 16-28.
- GUIBERT, seigneurs de Landes, maintenus par arrêt do conseil d’Etat du 16 novembre 1672. Marie Scolastique Lambert, veuve de Louis Guibert, seigneur des Landes, fut maintenue par M. Begon, le 22 septembre 1700. D’azur, à 3 casques d’argent.
- GUIBOURG, sieurs de Launay et du Val, ont prouvé depuis Antoine Guibourg, sieur de Launay, secrétaire du roi et greffier de la Chambre des comptes de Bretagne, élu échevin de la ville de Nantes, le 1er mai 1617, et pendant les années 1618 et 1619. — I0 juin1699.
- GUILLAUDEAU (les enfants de feu Pierre), sieur de Villedoux, élection de la Rochelle, condamnés contradictoirement à 4,000 livres d’amende. — 8 août 1698. (II, fol. 588.)
- GUILLAUMEAU, seigneurs de Flaville. David Guillaumeau, reçu conseiller de l’hôtel-de-ville d’Angoulême, le 6 août 1626, a transmis à sa famille la noblesse qu’il acquit par l’exercice de cette charge. —14 mai 1699.
- GUILLEM, seigneurs de Piton, 1544. — 22 juin 1699.
- GUINOT. Voir GUYNOT.
- GUITON, seigneurs de Longchamps, de Maulevrier, du Gaignon, de la Coutancerie, d’Agonnay, 1480. —19 juin 1699. D’or, au gui de chêne de sinople, chargé d’un taon de sable ; au chef d’azur, chargé de 3 étoiles d’argent.
- GUY, seigneurs de Ferrières, de la Cour-Bertrand, de Chancillon, de Chabrol, de Poulevin, etc., en Angoumois. — 14 février 1699. D’argent, à trois fermaux de gueules ; au chef d’azur.
- GUY, seigneurs de la Bataille, de la Cailletière, de la Guinalière, 1544. —13 novembre 1699.
- GUYNOT ou GUINOT, barons de Riou, seigneurs de la Chataigneraye, des Brandes, de la Rivière, etc., 1480. —18 janvier 1699. Les seigneurs de Boisrond, de Saint-Simon, de Rouzay, de Beaurepaire, d’Issou-la-Prévôté et de Soulignac, barons de Moragnes, avaient été maintenus le 3 mars 1698. D’azur à 3 pals d’argent ; au chef d’azur, soutenu d’argent et chargé de trois étoiles d’or.


Hardy à Horric

- HARDY (René), sieur de Durville, élection de Saintes, condamné, par défaut, à 2,200 livres d’amende, le 2S juin 1668. (II, fol. 600, verso.)
- d’HÉRISSON, seigneurs de Vigneux en Champagne, et de la Grandforest au pays d’Aunis, 1546. — 26 mars 1700. Dans le jugement de M. Begon sont visées deux maintenues de noblesse rendues pour cette famille par M. d’Aguesseau, intendant de la généralité de Limoges, du 11 août 1666, et M. de Caumartin, intendant de Champagne, du 3 mars 1668. D’azur, à trois roses d’argent.
- HILAIRET. Jacques Hilairet, sieur du Caillaud, et Bernard Hilairet, sieur de Basserine, furent anoblis en considération de leurs services par lettres patentes de Louis XIV du mois de février 1661. — 18 juillet 1700.
- HORRIC, seigneurs de la Courrade, de la Girardière, de la Caillaudière, etc., 1551. — 22 décembre 1698. D’azur, à 3 fermaux d’or.

Isle

- ISLE, seigneurs du Breuil, de la Touche, etc., de l’Isleau, de Beauchêne, etc., en Saintonge.1557. —18 juillet 1698. D’argent, à 3 roses de gueules, pointées et boutonnées de sinople.
- de l’ISLE , seigneurs de Villechau, de la Rigauderie, de Sommard, etc. 1518. — 7 mai 1698.


Jarsins à Juglard

- de JARSINS, sieurs de Margery, en Saintonge, 1559. — 17 avril 1699.
- JAU, seigneurs de Chantigny. Famille anoblie parles charges municipales de la ville de Niort en 1521 et 1537. — 20 novembre 1699. Fascé ondé d’or et d’azur.
- le JAY (Jacques), élection de La Rochelle, condamné, par défaut, à 2,000 livres d’amende, le 24 décembre 1699. (II, fol. 596.)
- JOHANNET (Louis), sieur de la Barre, élection de Cognac, condamné par défaut, à 2,100 livres, le 1er mars 1700. (II, fol. 625.)
- du JON, sieurs de la Baffardière, de la Vallée, du Sollois. 1529. — 22 novembre 1699.
- JOUBERT, seigneurs de Saint-Christophe, 1530. — 24 décembre 1698. D’argent, à l’aigle au vol abaissé de sable au 1er canton, et deux fers de lance d’azur posés, l’un au 2e canton, l’autre au 3e.
- JUGLARD, sieurs du Tillet, de la Grange, 1547. — 27 avril 1699. D’argent, à la fasce de gueules, chargée d’une croisette ancrée de sable et accompagnée de 2 lions léopardés du même.


Labadie à Luchet

- de LABADIE, seigneurs d’Aumay en Angoumois, 1523. — 3 février 1699. D’azur, à une tierce accompagnée en chef de 2 étoiles, et en pointe d’un croissant, le tout d’argent ; à la cotice du même.
- de LABAT, sieurs de Pont, etc., originaires de Guienne, 1558. — 18 juillet 1698. D’azur, au pal d’argent, accosté de 2 molettes d’éperon d’or.
- de LAGE, seigneurs de Migré, de Mongouault, de la Vergne, de Marville, etc., 1499. — 24 novembre 1699. D’argent, à l’épervier essorant d’azur, armé et couronné d’or, tenant dans la serre droite un poisson du même.
- de LAIGLE de la MONTAGNE, seigneurs des Granges, 1588. — 8 avril 1699. De gueules, à l’aigle éployée d’argent. Voir le Grand Nobiliaire de Champagne, province où s’est établie la branche de Champgerbault.
- LAISNÉ, seigneurs de la Couronne et de Francherville, de Beaucaire, de Chardonneau et du Portal, 1491. — 29 octobre 1699. D’argent, à la fasce de sable, accompagnée de 3 molettes d’éperon du même. Cette famille descend de Jacques Laisné, prévôt royal de Cognac, anobli par lettres patentes du roi Charles VIII ; du mois de novembre 1491. Isaac Laisné, chevalier, seigneur de Nanclas, maréchal de camp, et Philippe Laisné, chevalier, seigneur de Gondeville, représentant une autre branche de la même famille, ont été maintenus le 18 décembre 1699. Il en existait une autre en Beauvaisis.
- LAMBERT, sieurs des Andreaux et de Fontfroide. Jean Lambert fut anobli par la charge de maire et échevin de la ville d’Angoulême, dont il fut pourvu, le 29 mars 1648. — 30 mars 1700.
- LANCHÈRE (Nicolas), sieur de Saint-Surin de Clerbise, élection de Saintes. Condamné, par défaut, à 2,100 livres d’amende, le 8 juin 1698. (II, fol. 598.)
- de LASTRE, sieurs de Boucheraud, de la Couture, de la Touche-Morteau, etc., 1528.— 18 juin 1699. D’azur, à 3 tours crénelées d argent, maçonnées de sable.
- du LAUX, seigneurs de Chambon et de Cellette, en Angoumois, 1556. — 3 avril 1699. D’or, au chêne de sinople, sur lequel broche un lion léopardé de gueules ; à la bordure d’argent, semée de tourteaux d’azur.
- de LAVAL, sieurs de Ladon, de la Brunetière, etc., 1545. — 22 novembre 1699.
- de LIGOURE, seigneurs de Mornay et de Riblemont, famille anoblie en 1618, par la charge d’échevin de la ville de Saint-Jean d’Angely, exercée par Isaac de Ligoure. — 20 janvier 1698. D’or, à 3 lys d’argent, tiges et feuilles d’or.
- de LIVENNE, seigneurs de Verdilles, de Grosbois, etc., 1547. —17 avril. 1699. La branche des seigneurs du Cluzeau et de la Motte, a prouvé depuis 1481, et a été maintenue le même jour. Branche des seigneurs de Laumont et des Rivières. 1457. — 15 septembre 1700. D’argent, à la fasce d’azur, frettée d’argent, accompagnée de 3 étoiles de gueules. Paul de Livenne fut reçu chevalier de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem en 1524.
- de LOUBERT, sieurs du Marchis, ont produit un arrêt de maintenu de noblesse rendu en leur faveur, par la cour des aides de Paris, le 25 septembre, 1663. —12 juillet 1698. D’azur, à 6 épis de blé d’or, 3, 2 et l.
- de LUBERSAC, seigneurs de la Foucaudie, en Angoumois, 1536. — 7 mars 1699. De gueules, au loup d’or.

La terre de Lubersac, située en Limosin, non loin de la chartreuse de Glandiers, a été le berceau de cette ancienne maison.

Une généalogie de Lubersac, pleine de recherches curieuses, mais mal digérées, a été publiée en 1816, dans le IXe volume du Nobiliaire de France de Saint-Allais, p. 481. Le nom de Luperciaco qu’elle porte dans les actes en latin, ayant été propre à d’autres familles qui tiraient ce nom de diverses localités du royaume, D. Coll, auteur de cette généalogie, a confondu en une seule souche, toutes les familles qui apparaissaient dans les anciens titres sous cette appellation de Luperciaco. Aussi (p. 486) il cite une charte de l’an 1093 de Hugues de Luperciaco, qu’il traduit par de Lubersac, et qu’il faut traduire par de Lurcy. Lurcy était un fief considérable, qu’on appelait dès le temps le plus reculé, Lurcy-le-Bourg, pour le distinguer de Lurcy-le-Châtel, distant d’une demi-lieue du premier. Lurcy-le-Bourg est dans la vallée de Montenoison [3], à 6 lieues au nord-est de Nevers. Par cette charte de 1093, citée par D. Martenne dans son Thésaurus novus anecdotorum, t. I, col. 262, Hugues de Lurcy rappelle que ses ancêtres avaient fondé au bourg de Lurcy, un couvent de l’ordre de Cluny, sous le nom de prieuré de Saint-Gervais et Saint-Protais [4]. Ces seigneurs possédaient Lurcy en franc-alleu, car Hugues dit expressément qu’il ne tenait ses biens que de Dieu seul. Ayant perdu sa fille, l’unique enfant qu’il eut de son mariage avec Adélaïde, du consentement de cette dame et en présence de ses chevaliers, savoir : entre autres Geoffroy de Jailly, Rotger de Marray, Girbert de Lurcy (d’une branche cadette), Richard de Luzy, Hugues de Saint-Franchy, Hugues de la Bretonnerie, etc., qui l’avaient assisté, dit-il, dans la guerre qu’il avait faite pour conserver ses domaines et ses privilèges, contre les entreprises de ses ennemis, il fit donation de l’universalité de ses biens, au monastère de Saint-Gervais et de Saint-Protais de Lurcy, n’en exceptant que ceux qu’il avait précédemment donnés è quelques-uns de ses chevaliers. On trouve dans l’Inventaire des titres de Nevers, t. I, folio 598 , n° MMCLXXXIIII, une charte de l’année 1088, par laquelle le même Hugues de Lurcy (de Luperciaco), étant sur le point de partir pour faire le pèlerinage de Jérusalem, fit donation à l’église de la Charité du lieu de Charly.

D. Coll, (p. 487 de la généalogie précitée) a extrait du cartulaire de l’abbaye de Saint-Josse, en Ponthieu, une charte de Philippe, comte de Flandre, de l’an 1178, dans laquelle intervient comme témoin et souscripteur Gérard de Luperciaco, dont le nom doit être traduit par de Louverchies, terre située dans l’Amiénois.

Il existe dans le pays de Combrailles une terre de Lupersat, sur le ruisseau de Tarde, à 3 lieues et demie à l’est d’Aubusson, et 2 lieues au sud de Mainsat. Astaïs de Lupersat abandonna à l’abbaye de Bonlieu, par charte de 1188, un cens de 4 deniers que cette abbaye lui devait sur le mas de la Faurie (Cartul. de Bonlieu, fol. 17). Une autre charte du même monastère, du XIII des calendes (16) de janvier 1194, fait mention du château de Lupersat. Baluze, dans son Histoire de la maison d’Auvergne, preuves, p. 107 et 108, cite un traité fait le 29 avril 1249, entre Robert V, comte d’Auvergne, et le sire de Bourbon, contenant le dénombrement des lieux, églises, vassaux, etc., appartenant à chacun de ces princes, dans le pays de Combrailles. Parmi les vassaux du comte, figure Pierre de Lubersac, fils d’Ebrard ; et parmi ceux du sire de Bourbon, Bertrand de Lobersas et Copéojus de Lubersac [5].
Pierre de Lobersac est nommé dans le testament d’Éléonore de Baffie, comtesse d’Auvergne, de l’année 1285 (ibid. p. 118).

Tous ces sujets sont étrangers à la maison de Lubersac en Limosin. Nous pensons que c’est également à tort, que dans les salles des croisades du musée de Versailles, on lui a fait application d’un titre de 1211. Il s’agit de Geoffroi de Lupersat, seigneur de Lupersat et de Saint-Pardoux, vassal du comte d’Aubusson, auquel il donna quittance de 1042 livres tournois, provenant d’un revenu de ses terres de Lupersat et de Saint-Pardoux, dont il lui avait confié la garde pendant son voyage d’outremer. Saint-Pardoux-le-Neuf est situé à 5 quarts de lieue d’Aubusson, entre cette ville et Lupersat. Il est bien évident que c’est du revenu de ces terres, voisines de la sienne, dont le vicomte d’Aubusson rendait compte à Geoffroi de Lupersat ; et non des terres do Lubersac et de Saint-Pardoux l’Enfantier, situées en Limosin, près du Vigeois à plus de 25 lieues du château d’Aubusson. Au reste, la maison de Lubersac n’a pas besoin d’illustrations d’emprunt : sa filiation est parfaitement établie depuis 1146, et elle s’est constamment alliée aux plus nobles familles.
- de LUCHET, seigneurs de Luchet, de la Rivière, de la Mothe, etc., 1562. — 23 novembre 1699.


Mage à Moyne

- MAGE (Charles), sieur de Pevizat, élection de Saintes, condamné par défaut à 2000 francs d’amende, le 11 août 1700, (II, fol. 564.)
- de MAINVIELLE, sieurs d’Escurat, en Saintonge, ont produit depuis le 5 décembre 1532. — 18 avril 1698. D’argent, à 3 merlettes de sable.
- MARCHAND, voyez de la MOTHE.
- de MAREUIL, seigneurs de la Voûte, de Segonzac, de Villebois, etc., 1489.— 26 décembre 1699. De gueules, au chef d argent ; au lion d’azur, lampassé, armé et couronné d’or, brochant.

C’était une branche cadette de l’illustre maison des barons de Mareuil, en Périgord, connue depuis Guillaume Ier de Mareuil, qui fut témoin en 1099, à une charte de Rainaud, évéque de Périgueux, par laquelle il donna au chapitre de Saint-Astier, l’église e Saint-Etienne de Bonsac. La maison de Mareuil avait formé sept branches principales ; la dernière existait en Normandie, généralité d’Alençon, en 1669.
- MARIN, seigneurs de Saint-Palais, originaires de Guienne, 1544. — 19 décembre 1699. De gueules, au lion dargent, lampassê et armé de sable.
- MAROIX, sieurs de la Clergette, de Mortagne, de la Rochebriant. Cette famille a été maintenue sur la production d’un arrêt de la cour des aides, du 29 mai 1663, et d’un arrêt du conseil d’Etat, du 17 juin 1672, qui la reconnaissent noble de race. La maintenue de M. Begon, du 19 juin 1699, n’énonce point les filiations rappelées dans ces arrêts. De gueules, à la croix d’argent, cantonné de 4 lionceaux d’or.
- de MASS0UGNIE ou de MASSOGNE, seigneurs de Charenton, de la Brousse, etc., en Angoumois, 1481. — 7mai 1699. D’or, à 3 têtes de serpent couronnées d’azur ; au chef de gueules, chargé de 2 croisettes d’argent.
- MATHIEU, seigneurs de Beaulieu, de Boisse, de Jagonnas, de Thain, etc., 1500. —15 décembre 1698.
- MAUGUY (Jean) , sieur de Lescart, élection de Cognac, condamné par défaut à 2,200 livres, le 28 novembre 1698. (II. fol. 607).
- MEHEE, seigneurs de l’Étang, des Fontaines, etc., 1512 — 1er juin 1699. De gueules, à 3 aigles d’argent, becquées et membrées de sable.

Guillaume Mehée des Fontaines fut reçu chevalier de l’ordre de Saint- Jean-de-Jérusalem en 1546.
- de MÉNOUERE ou de MÉNOIRE, seigneurs de Feuillade, de la Roche-de-Croisac, etc., 1553. — 18 avril 1699. D’azur, au chevron d’or, accompagné de 3 molettes d’éperon du même.
- MESCHIN, seigneurs du Fieffranc, en Poitou, des Places, de Bessé, de la Prade, etc. Les chefs des premiers degrés de cette famille étaient docteurs en médecine. Elle acquit la noblesse au commencement du 17e siècle par les charges parlementaires et municipales. — 30 janvier 1699. Elle a été exemptée des révocations prononcées contre les anoblis les 26 mai 1662, 12 septembre 1665, 15 juin 1666. D’azur, à 2 fasces d’or, chargées de 5 roses de gueules, 3 et 2 accompagnées de 5 étoiles dargent, 3 en chef et 2 en pointe.
- MESCHINET, sieur de Cochet. Cette famille n’a prouvé avec qualifications nobles que depuis 1613. Ayant été imposée aux tailles, elle a obtenu des lettres de réhabilitation de noblesse, entérinées par arrêt de la cour des aides du 23 avril 1695. — 11 mars 1699.
- MESNAGE, sieurs de l’Isle et de la Bultrie, famille descendue de Louis Mesnage, docteur en médecine, reçu maire de la ville de Cognac le 1er janvier 1656. — 20 décembre 1698.
- MESNARD, sieurs de la Tacherie et du Chassé, famille anoblie par lettres patentes du roi Henri IV du mois de mai 1607, enregistrées à la chambre des comptes le 11 janvier 1608. — 4 février 1698. Branche de Besté, élection de Saint-Jean d’Angely.— 30 avril 1699. Branche de Boisboucard. — 4 novembre 1699.
- MIGNONNEAU, sieurs de Louche, maintenus par arrêt du conseil d’état du 26 juin 1696, et par M. Begon, le 21 mars 1700. D’azur, au chevron d’argent, surmonté d’un croissant du même, et accompagné de 3 étoiles d’or.
- de MONCOURIER (Jean), sieur de la Chapelle, élection de Saintes, condamné à 1,100 livres, le 1er mars 1700. Dans sa production se trouvaient en simples expéditions des actes des 14 juillet 1548, 14 mars 1554, 16 janvier 1655, argués de faux, et dont il n’a pu produire les originaux dans le délai d’un mois. (II fol. 613).
- de MONFR1AND, sieurs de Chambon, en Angoumois, 1531. — 1er juillet 1699.
- MONNEREAU, sieurs de Champaigne, 1542 —12 juillet 1698. D’argent, à une merlette de sable.
- de MONTALEMBERT, seigneurs de Vaux, de Saint-Simon, 1506. — 3 février 1699. D’argent, à la croix ancrée de sable. Très-ancienne famille de l’Angoumois, qui, depuis six cents ans, a projeté de nombreuses branches. Celle de Saint-Simon est la cadette immédiate de celle de Cers, représentée par l’illustre orateur, le comte Charles de Montalembert.
- de MONTAULT, seigneurs de Castelnau, de la Mothe, de la Garde, etc., 1228. — 22 février 1699. Losangé d’argent et d’azur. Cette famille descend de Jean de Montault, écuyer, fils naturel d’Arnaud-Guilhem de Montault, seigneur de Castelnau d’Arbieu, de Peyriac et de Saint-Cricq, lequel, n’ayant pas eu d’enfants légitimes de sa femme, Marguerite de Gout de Rouillac, institua, par son testament du 26 septembre 1609, Alexandre de Montault, son neveu, son légataire universel. Par ce même testament, il fit des legs audit Jean de Montault et à sa sœur Jéronime, ses enfants naturels, qu’il avait fait légitimer par lettres patentes du roi Henri III du 26 octobre 1585. Jéronime épousa Jean Bonpart de Mélignan, seigneur de Triguan, chevalier de l’ordre du Roi, gentilhomme de la chambre, gouverneur de Bayonne.

Jean de Montault son frère, s’allia, par contrat du 1er octobre 1598, passé devant Blays, notaire royal à Bordeaux, avec Jeanne de Rellion, dont il eut :
Arnaud de Montault, écuyer, seigneur de la Mothe, marié par contrat du 24 septembre 1628, passé devant Bossus, notaire royal, avec Jaquette de la Porte. Il eut pour fils puîné :
Jacques de Montault, écuyer, seigneur de la Garde et de Castelnau, qui se maria le 8 juillet 1664, contrat reçu par Mousnereau, notaire royal, avec Marguerite du Perrier. Lui et ses frères produisirent leurs titres le 16 novembre 1666, devant M. de Rabastens, subdélégué de M. Pellot, intendant de Montauban. Dans cette production et dans celle de 1699, devant M. Begon, intendant de la Rochelle, productions remontant à 1228, Jacques, déguisant la position de sa branche, fit admettre dans l’énoncé que son aïeul, Jean de Montault, était fils de Marguerite de Gout, c’est-à-dire fils légitime d’Arnaud-Guilhem, supposition démentie par les titres que nous venons de citer (Voir la généalogie de Montault dans le VIIIe volume des Archives de la Noblesse).
- de MONTGRAND, sieurs de Laugerie, de Montsoreau, 1524. — 20 juin 1698.
- de MONTPELLIER, sieur de Mosny , élection de Saintes , condamné A 3,000 livres , le 50 juillet 1698. (II. fol. 191).
- MOREL, seigneur de Chénonières, de Cbamberlanne, de Renon, de Boisdoré, etc., en Saintonge, 1508. — 11 septembre 1700. Écartelé aux 1 et 4 d’or, à 3 fleurs de lys d’azur ; aux 2 et 3 d’argent, à l’aigle de sable.
- MORIN de BOISMORIN, seigneurs de Boisbréan, de la Plaine, de Chazelle, etc., 1531. — 12 novembre 1699. D’azur, au porc-épic d’or.
- de la MUSINIÈRE (Jean), sieur de la Croix , élection de Cognac , condamné à 2,100 livres d’amende, le 24 novembre 1699. (II. fol 393).
- de la MOTHE, anciennement Marchand , seigneurs de la Mothe et de Cristeuil, 1495. — 15 avril 1699. Par lettres patentes du mois d’avril 1556, Jacques Marchand, écuyer, seigneur de la Mothe et de Cristeuil, fut autorisé a changer le nom de Marchand en celui de de la Mothe.
- de MOTHES, seigneurs de Saint-Pé, originaires de Guienne, famille maintenue par M. Pellot, intendant de cette province le 20 juillet 1667, et par M. Begon, intendant de la Rochelle le 1er juillet 1699. De sable, au lion d’or, posant sa patte senestre sur une motte d’argent, surmonté de 3 étoiles d’or.
- MOYNE, seigneurs de Lespineuil, originaires de Guienne, 1545 - 18 juillet 1698.


Neilles à Normand

- de NEILLES (Léon), sieur de Fleurac et de Montlambert, élection de Saintes , condamné par défaut, à 1,400 livres, le 29 novembre 1699 (II fol. 597).
- de NOGARET, famille de Guienne, qui a produit des lettres de maintenue de noblesse accordées par Louis XIV au mois de novembre 1665. —17 avril 1699. D’argent, au noyer de sinople ; une cotice de gueules brochante sur le tout.
- NORMAND, sieurs du Fesnage. La noblesse de cette famille procède de la charge de conseiller de l’Hôtel-de-Ville d’Angoulême, dont fut pourvu, en 1515, Jean Normand, décédé dans l’exercice de cette charge. — 25 mai 1699.


Orry

ORRY (Pierre), sieur d’Audonne, élection de Saintes, condamné par défaut à 2100 livres, le 8 août 1698.


Pallet à Puy

- PALLET, sieurs de Curay et des Rousseaux, famille anoblie en 1596 par l’échevinage de Saint-Jean d’Angely. —3 février 1698.
- PANNETIER, sieurs de Langle, de Germignac, de Lorgère,
etc., 1559. — 22 mars 1700. D’argent, au lion de gueules.
- PASCAULT, barons de Pauléon. Jean Pascault, écuyer, sieur de Villars, échevin de la ville de la Rochelle en 1607, et lieutenant général au présidial de cette ville, est l’auteur de cette famille, laquelle fut maintenue dans sa noblesse, acquise par cette charge, par ordonnance de M. Colbert du Terron, intendant de la marine du Ponent et du pays d’Aunis, du 29 janvier 1671.—11 Janvier 1700. D’argent, au mouton naissant de sable, surmonté et accosté de 3 branches d’épine de sinople.

Il y avait, en Poitou, une ancienne famille Pasquaud, laquelle portait : De gueules, à la fasce vivrée d’or.
- de PÉRÈS, sieurs du Plessis, en Angoumois, maintenus par M. Barentin, intendant de Poitou, le 8 juillet 1667, et par M. Begon le 11 février 1699.
- du PERRIER, sieurs de la Seguiniére, 1561. — 26 juin 1699.
- de la PERRIÈRE (Jean-Baptiste), sieur de Lamay, élection de la Rochelle, condamné par défaut à 2100 livres, le 22 septembre 1700. (II fol. 562).
- PETIT, sieurs du Petitval. Cette famille tirait sa noblesse de l’office de secrétaire du roi dont fut pourvu, le 17 novembre 1603, Pierre Petit, mort en exercice le 30 août 1646. — 12 juin 1699. De gueules, à une gerbe d’or ; au chef cousu d’azur, chargé de 3 étoiles d’or.
- de PINDRAY, seigneurs de Milsens, de Villars, de Saint-Denis, de Boisbertaud, etc., 1527.— 17 juillet 1698. D’argent, au sautoir de gueules. La généalogie de cette ancienne famille est imprimée dans le IIIe volume des Archives de la Noblesse. Elle est connue depuis Pierre de Pindray, qui fut présent, le XVI des calendes de novembre (17 octobre) 1098, avec Gui de la Rochefoucauld et Pierre de Fleurignac, à une charte par laquelle Adémar et Guillaume de la Rochefoucauld, fils de Gui, confirmèrent les donations faites par leurs ancêtres au couvent de Saint-Florent de Saumur. (Cartulaire blanc de Saint-Florent, fol. 112 ; Recueil de D. Rousseau, t. III, n° 1025).

En 1112, Aimeri de Pindray fut témoin d’un accord passé entre les moines de Nanteuil et les religieuses de Fontevrauld, touchant la possession du lieu de Tusson (Cartul. de Fontevrauld, cop., fol. 30).
- PINEAU, seigneurs de Nieuil. Sire Marc Pineau, échevin de la Rochelle, fut père d’Yves Pineau, sieur de Grolleau, élu maire de la Rochelle en 1546. — 5 février 1700. D’argent, à 3 pommes de pin de sinople.
- PINIOT, sieurs de la Girardière, de la Prefouyère, etc., ont été maintenus par M. Begon le 13 août 1700, sur la production d’une ordonnance de maintenue, rendue au profit de cette famille par M. Colbert du Terron, intendant de la Rochelle et du pays d’Aunis, du 13 décembre 1669. D’argent, au chevron de sable, accompagné en chef de 3 étoiles de gueules, et en pointe d’un lion du même, armé de sable.
- POCQUAIRE ou POCAIRE, seigneurs de Coulonges, de Juchault, etc., 1470. — 28 novembre 1699.
- de POLIGNAC, seigneurs de Fontaines, de Sorlut, etc., 1432. — 22 mars 1700. Écartelé aux 1 et 4 dargent, à 3 fasces de gueules ; au 2 de sable, au lion d’or, lampassé de gueules, armé et couronné d’argent ; au 4 d’argent plein.

Cette ancienne famille a eu pour berceau la terre de Poulignac à deux lieues au sud-ouest de Blanzac, en Angoumois, et jusqu’en 1587, elle s’est appelée de Poulignac dans tous ses actes. Depuis, elle a répudié ce nom pour prendre celui de Polignac, et changé les armes de son premier auteur connu, Achard de Poulignac, qui portait son écu écartelè aux 1 et 4 d’un lion, aux 2 et 3 d’un filet en barre (quittance scellée dudit Achard du 22 mai 1340) pour porter des fasces, par allusion à sa prétention de descendre des anciens vicomtes de Polignac en Velay. Dans les preuves de cour faites par cette famille, non-seulement cette prétention a été rejetée, mais il a été établi que son nom originaire était Senebrun, et son signe héraldique, propre et authentique, un lion. Au reste, beaucoup de très-anciennes familles ont eu, dans l’origine, des sobriquets, tels que les Foucauld de Lardimalie, les Feraud de Glandevès, les Adhémar de Monteil, les Ebrard de Saint-Sulpice, etc. Une autre terre de Poulignac, aujourd’hui Pollignac, également en Angoumois, mais distante de huit lieues de celle dont nous venons de parler, située à deux lieues à l’est de Montendre, a donné son nom à une famille qui portait en son sceau une bande resarcelée, et dont était Richard de Poulignac, chevalier, vivant en 1340. Cette famille de Poulignac, différente de celle des Senebrun de Poulignac, est éteinte depuis longtems.
- du PONT, seigneurs de la Garde, du Vivier, etc., 1481. — 22 juin 1699.
- de PONTHIEU, seigneurs de Beaupuy, du Breuil, de Pluviaud, etc., 1507. — 9 avril 1698. Écartelé d’or et de gueules.
- de PONTLEVAIN (François), sieur de Saint-André, élection de Cognac , condamné par défaut, à 2100 livres, le 17 mai 1699 (II fol. 607).
- de la PORTE, seigneurs de la Valade, de Beaumont, de Saint Genis, de Serignac, etc., 1481. — 17mai 1699. Seigneurs de Fleurac, de Chastillon, de la Fenêtre, de la Cour, etc , 1481. — 10 juin 1699. D’azur, à la fasce componée d’or et de gueules de six pièces, accompagnée de 2 loups passants d’or.
- de POTIERS, seigneurs de Jugeras, du Cazeau, de Saint-Paul-en-Blaye, etc., 1528. — 1er février 1700. D’azur, au lion d’or, lampassé et armé de gueules, accompagné de 7 larmes d’argent en orle.
- des PRÈS (Charles), sieur du Bruzeau, élection de Saint-Jean-d’Angely, condamné à 2,100 livres d’amende par M. Begon, les 25 janvier et 22 septembre 1700. (II. fol. 619).
- PREVERAUD, seigneurs de Mitral, famille anoblie par l’échevinage d’Angoulême, le 26 août 1656. — 12 février 1699. D’azur, au chevron d’or, accompagné de 3 grenades du même.
- du PUY (Jean-Baptiste), sieur de la Martinie, élection de la Rochelle, condamné par défaut à 2,100 livres d’amende, le 29 novembre 1699 (II, fol. 604).


Queux

- de QUEUX, sieurs de Saint-Hilaire, maintenus par sentence de M. Colbert du Terron, intendant de la Rochelle et du pays d’Aunis, du dernier février 1670, et par jugement de M. Begon du 13 juillet 1698. D’or, à 3 hures de sanglier, arrachées de sable, défendues d’argent.


Ranques à Roy

- de RANQUES, seigneurs de Verdon,du Chaillou, de Saint-Pardoux, du Breuil-Baradin, de Granges, des Varennes, etc., 1604. —17 avril 1699.
- RAVALET, seigneurs de Ris, de Clairons, 1489. — 29 mai 1699. D’argent, d la fasce d’azur, accompagnée de 3 tourteaux de gueules.
- RAYMOND, seigneurs de Villognon, des Molières, de Grand-pré, 1521. — 8 février 1700.
- de REGNIER, de Vaujompe, de Saint-Sulpice, de la Planche, etc., 1545. — 17 mai 1699. D’azur, à 3 coquilles d’argent.
- REGNIER ou RESNIER, sieurs du Bourgneuf, de la Bauchetière, du Pain, etc. 1502. — 15 septembre 1700. Pierre Régnier, seigneur du Bourgneuf en Gastine, épousa, vers 1450, Catherine de Montalembert, fille de Jacques de Montalembert, seigneur de Ferrières, et de Catherine de Nuchèze.
- RENOUARD, sieurs de la Jouigière, de la Passonne, de Cervoles. d’Armelles, etc. 1530. — 26 décembre 1698. D’argent, à la quinte feuille de gueules.
- RESTIER, sieurs de la Faye, de Lavaure, de la Taillandie, de la Traversière, de Brassac, etc. 1534. — 24 novembre 1699.
- de RIGNOLLES (Jean), écuyer, sieur de la Foix, élu maire de Cognac en 1666. Jeanne des Ruaux, sa veuve, fut maintenue sur le fondement du privilège de noblesse attaché à cette charge. — 3 février 1699.
- de RIPPE, seigneurs de Beaulieu, famille anoblie par la charge d’échevin d’Angoulême, en 1598. — 5 mai 1698. D’argent, à l’aigle éployée de sable, accompagnée de 3 serres d aigle du même.
- de RIVERON, sieurs de Mizac, de l’Houmade, de Tesson, etc. 1524. — 3 décembre 1699.
- ROBERT, sieurs de Tauzia, originaires de Guienne, ont été maintenus par M. Pellot, intendant de cette province, le 31 mai 1667, sur preuves remontant à 1557, et par M. Begon, le 15 mars 1700. De gueules, à l’agneau pascal d’argent ; au chef cousu d’azur, chargé de 3 étoiles d’or.
- ROCHIER, sieurs de la Fontaine, des Bouchauds, de la Levée, des Brouillards, de la Vallée, etc. 1524. — 15 Juin 1699. Fascé d’argent et de gueules de 8 pièces.
- ROLLAND, sieurs de Saint-Victor. Antoine Rolland, maire de Saint-d’Angely en 1544, a acquis la noblesse par cette charge. — 6 juillet 1698. De gueules, à la croix d’argent.
- de ROQUEFEUIL, seigneurs de la Salle, ont produit une maintenue de noblesse rendue par M. de Besons, intendant en Languedoc, rendue le 17 décembre 1668 au profit de Pierre de Roquefeuil, écuyer, seigneur de Campiez. — 17 décembre 1699. Contre-fascé d’or et de gueules de 4 pièces, qui est de Blanquefort ; chaque demi-fasce d’or chargée d’un nœud de cordelière de gueules, et chaque demi-fasce de gueules chargée d’un nœud de cordelière d’or, qui est de Roquefeuil. Voir pour l’origine et les diverses branches de la maison de Roquefeuil, le précédent volume, Nobiliaire de Montauban, p. 80, 81, 82.
- de ROSSI, seigneurs de Chantecaille, 1542. — 18 juillet 1700. Famille originaire de Nole, en Italie.
- du ROUSSEAU, seigneurs de Ferrières, de Berneille, des Granges, de la Mothe, etc. 1540 —19 novembre 1699. De gueules, au chevron d’argent, accompagné de 3 besants du même ; au chef d’argent, chargé de 3 losanges de gueules.
- ROUSSELET (Jean), demeurant à Saintes, secrétaire du roi en la chancellerie de la cour des aides de Montauban, dont il obtint les lettres d’honneur enregistrées le 4 septembre 1688, a été maintenu le 15 janvier 1698.
- le ROY, seigneurs de l’Enchère, 1533. —21 juin 1698. D’argent, à la bande de gueules, accostée de 2 lions couronnés du même.


Saint-André à Sirand

- de SAINT-ANDRÉ, seigneurs de Chandoiseau et du Verger, en Saintonge, ont produit depuis le 3 avril 1549.—17 avril 1696. De gueules, au chevron d’argent, accompagné à dextre d’un croissant, à senestre d’une étoile du même et en pointe d’un lion d’or.
- de SAINTE-AULAIRE, seigneurs de Brie et de la Dixmerie, 1542. — 5 août 1698. De gueules, à 3 accouples de chien dargent, 2 et 1, les liens dazur, tournés en fasce. Voyez de Beaupoil.
- de SAINT-FLOVIER, voyez d’ALOIGNY.
- de SAINT-LAURENS, seigneurs de Feuillade, du Vignaud, 1549. —12 février 1699. De sable, à 3 mains d’or.
- de SAINT-LEGER, seigneurs de Boisrond, d’Orignac, etc., ont produit devant M. d’Aguesseau, intendant de Limoges en 1667 ; M. de Maupeou, intendant de la généralité de Poitiers, le 9 novembre 1699, et M. Begon, le 28 décembre de la même année. De gueules, à la croix écartelée d’argent et d’azur, cantonnée de 4 fleurs de lys d’or.
- de SAINT-MARTIN, seigneurs de Puycerteau, du Parc, etc. 1505. — 27 novembre 1699.
- de SAINT-MARTIN, seigneurs de Plaisay-le-Chapt, de Limot, de la Loge, des Granges, etc. Ancienne famille du Poitou ; 1541. — 19 avril 1699. Branche de la Vinestrie, 14 avril 1699.
- de SAINT-MATHIEU, sieurs des Trousses—Saint-Braudière et de Gibraud, 14 avril 1698, et sieurs de Bérac, 13 juillet suivant. Cette famille descend d’Odet de Saint-Mathieu, conseiller au parlement de Bordeaux, anobli par lettres du roi Henri II, du mois de novembre 1556. Elle avait été maintenue par M. d’Aguesseau, intendant de Limoges, le 18 mai 1668, et M. Colbert du Terron, intendant du pays d’Aunis et de la marine du Ponent, le 30 août 1670.
- de SAINT-MAURIS, seigneurs deRochehavre, de Favière, etc. originaires de Guyenne. 1544. — 20 décembre 1699.
- de SAINT-ORENS, seigneurs de Bellefigue, du Plessis, du Breuil-Marmand, 1519. — 1er février 1700. Cette famille avait été maintenue par M. d’Aguesseau, intendant de Limoges, le 26 juillet 1667. Parti, au 1 d’argent, à la croix pâtée de sable ; au 2 d’azur, à la tour d’argent, maçonnée de sable. Ancienne famille de Guienne.
- de SAINT-VINCENT (Gaspard), élection de la Rochelle, condamné par défaut, à 2100 livres, le 2 février 1699. (II fol. 594).
- SALBERT, seigneurs de Forges. Jean Salbert, élu maire de la Rochelle, en 1561, a transmis à sa famille le privilège de noblesse attaché à cette charge. 28 décembre 1699. Branche du Rondeau, 1578. — 11 août 1700. D’argent, à 3 hures de sanglier de sable.
- du SAULT, voyez DUSSAULT.
- SAUNIER, sieurs du Gouraud et de la Chaudronne. Jean Saunier, reçu maire de la ville de Cognac, le 26 décembre 1666, pour l’année 1667, est l’auteur de cette famille. Louis XIV avait attribué la noblesse aux maires et aux échevins de Cognac, par lettres patentes du mois de décembre 1651. — 5 mars 1698 et 27 février 1699.
- de SEICHES, seigneurs de Seiches en Comminges, de Rantin et de Montlambert, 1460 — 20 décembre 1698. D’argent, au corbeau de sable, becqué et membré de gueules. Jean de Seiches fut reçu chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1567.
- de SIRAND, seigneurs de la Vacherie, des Chevreux, du Port-Limosin, de La parée, etc., 1558. — 20 avril 1698.


Tayon à Tustal

- de TAYON, sieurs de Morsal, de Trotard, 1530.- 17 juillet 1693.
- de TANTILLON (Jean), sieur de Roucheron, élection de Saintes, condamné par défaut, à 2,200 livres, le 8 juin 1698. (II fol. 600).
- du TEIL, sieurs de Sainte-Croix, de Chastillon, etc., maintenus par M. Pellot, intendant de Guienne, le 17 mars 1667, et par M. Begon, intendant de la Rochelle, le 25 mars 1699. D’argent, au teil arraché de sinople, accompagné de 3 croisettes de gueules.
- THÉBAULT, sieurs de la Roche-Grosbois, d’Azuré, de Mairé, etc., 1527. — 8 août 1698. De gueules, à 3 tours d’or, chacune chargée d’un annelet de sable.
- THIBAULT, sieurs d’Allery, maintenus par M. de Maupeou, intendant de Poitiers, le 1er avril 1699, et par M. Begon le 5 février 1700. D’azur, à la tour d’argent, maçonnée de sable ; au chef d’argent, chargé d’un croissant d’azur, entre deux étoiles de gueules.
- de la TOUCHE, seigneurs de la Faye, de Chabreuille, de la Beauze, de Bourdillac, de Brie-au-Mont, etc., 1483. — 5 juillet 1699. D’azur, au chevron d’or, accompagné en chef de deux étoiles du même, et en pointe d’une tour d argent.
- de la TOUCHE, seigneurs du Fournoux, du Chillac, etc., 1464. — 4 avril 1699. D’or, au lion de sable, lampassé et couronné de gueules.
- de la TOUCHE, sieurs de Saint-Laurent, de Rochefort, de Belmont. — 24 avril 1698. Le premier acte de la production est le codicille de Gaston de la Touche, chevalier de l’ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre, du 7 novembre 1582.
- de la TOUR, seigneurs de Boumette, de la Fantonnière, de Geay. etc., 1471. — 6 mars 1698. D’argent, à l’aigle éployée, au vol abaissé de gueules, becquée et onglée d’or ; à la bordure d’azur,

Olivier de la Tour, de Bonnamie de Geay, fut reçu chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1546.
- de la TOUR, sieurs du Maine-Bonneau, 1543. — 22 février 1699.

Raimond de la Tour, du diocèse de Saintes, fils de Bertrand , seigneur de la Tour et de la Boisse-Saint-Fort, fut reçu chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1582. Il portait : De gueules, à 3 chevrons d’argent.
- de la TOUR (Antoine), sieur de Saint-Jade, élection de Saintes, condamné par défaut, à 2200 livres d’amende. (II. fol. 599).
- TOUSSAINT, sieurs du Plessis, de Villard, etc., 1513. — 12 juillet 1698. D’argent, à la bande de gueules, chargée d’une quinte-feuille d’or, et accompagnée de 2 annelets de gueules.
- TURPIN, seigneurs de Jouhé, de Bouin, d’Ardillieux, etc., 1466. — 8 juillet 1699. D’azur, à 3 besants d’or.

Cette famille, du Poitou, pour être différente de la maison de Turpin de Crissé, originaire de la même province, n’en est pas moins ancienne et très-distinguée. Elle a fait des preuves de cour en 1789.
- de TUSTAL, seigneurs de la Motte, de la Casse, etc., Cette famille a fait preuve depuis Bertrand de Tustal, président au parlement de Bordeaux, lequel fit son testament le 9 février 1498. — 15 juin 1699.


Valade à Voullon

- de la VALADE, seigneurs de Saint-Georges, de Charnancole, des Grais, des Marais, 1497. — 8 juillet 1698 et 13 juin 1699. Cette maintenue en rappelle une de M. d’Aguesseau, intendant de Limoges, du 23 mars 1667. D’azur, au chevron d’or, accompagné de 3 croissants d’argent.
- VALENTIN , seigneurs de Saint-Maixent, de Villeneuve, de Montbrun, etc., 1476. — 31 décembre 1698. D’argent, à la croix d’azur, chargée de 4 étoiles à 6 rais d’or, et au centre d’un croissant du même. Famille originaire d’Ecosse. Wastre et Georges Valentin, écuyers, seigneurs de Saint-Maixent, archers de la garde écossaise du roi Charles VII, obtinrent de ce prince, le 8 août 1448, des lettres adressantes au sénéchal de Saintonge pour être réintégrés dans des biens qui avaient été saisis sur eux. Wastre épousa Isabeau de Graffort, et leur postérité a continué cette famille.
- de VALLÉE, seigneurs de Puygabil, de Monsanson, 1524. — 20 avril 1698 De sable, au lion couronné d’or. Ou, selon le Laboureur, Histoire de la maison de Castelnau, t. III, p. 92, d’azur, à 3 chevrons d’or. Il rapporte l’alliance, vers 1482, de Jeanne de Vallée, dame des Coudreaux, de Fléchine et d’Aviré, fille de Pierre de Vallée, écuyer, seigneur de Puygabil, et sœur d’autre Pierre de Vallée, écuyer, seigneur de Puygabil et de Passay, en Poitou, avec Pierre de Castelnau, écuyer, seigneur de la Rivière, et de la Princerie.
- de VAREGES ou de BARÈGES, seigneurs de la Hite, en Bigorre, et de Puymoreau, élection de Saintes, 1551. — 6 mars 1700. D’or, à 2 vaches de gueules, accornées, onglées et clarinés d’azur. La tradition fait descendre la maison de Barèges des premiers vicomtes de Béarn, dont cette famille porte les armoiries. On ne connaît pas de preuves historiques à l’appui de cette prétention.
- de VARS, seigneurs de Vauzelle, du Repaire, 1541. —-5 juin 1699. Cette famille tirait son nom de la terre de Vars, située a 3 lieues d’Angoulême.
- de VASSELOT, seigneurs de Bourchemin, des Gaquinolles, de la Chesnaye, 1520. — 27 février 1699. D’azur, à 3 guidons d’argent, bordés de sable, la lance d’or. Ancienne famille du Poitou. Elle a fait des preuves de cour en 1789.
- VERDIER, sieurs de Saint-Vallier et de Coiron , famille maintenue par arrêt du conseil d’état du 9 avril 1665, et par M. Begon le 11 septembre 1700.
- VIETTE, sieurs du Colombier, de la Rivagerie, famille qui a tiré sa noblesse de l’échevinage de la Rochelle en 1600. — 21 mars 1700.
- VIGIER, seigneurs du Roc, de la Pile, de Beaucaire, etc., 1505. — 12 février 1699. D’argent, à 3 fasces de gueules.
- du VIGNAUD, seigneurs de FayolIe, de Vancarte, en Angoumois, ont produit une maintenue de noblesse rendue en leur faveur au conseil d’état, le 25 avril 1669. — 12 juin 1699. D’azur, au chevron d’argent, accompagné en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un croissant d’argent. Louis du Vignaud fut reçu chevalier de l’ordre de Malte en 1623.
- de VILLEDON, seigneurs de Gouay, de la Chevalerie, de Sansay, etc., 1494. — 26 mars 1699. D’or, à 3 fasces ondées de gueules.
- de VILLESON, sieurs de la Roche, ont été maintenus par M. Colbert du Terron, le 7 octobre 1669. — 2 juillet l699. D’azur, à 3 flanchis d’or, bien ordonnés, en chef un lion couché du même.
- de VOULLON, sieurs du Breuil, de Puyneuf, de la Vergnaye, etc., ont prouvé depuis 1510. — 4 juillet 1699. D’azur, à 3 étoiles d’or.


[1Le nom est écrit de Collincourt.

[2Ecrit aussi le Compte.

[3On l’appelait aussi Lurcy-le-Val

[4Ces saints étaient vénérés par un grand nombre d’églises et de communautés, et entr’autres par celle de Lubersac en Limosin, ce qui a pu contribuer à la confusion que nous signalons.

[5Ces variantes sont dans la charte. Le Lupersat de Combrailles s’appelait aussi anciennement Lubersac, Lobersac, Lobersas.

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