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1723 - Le prieuré de Lanville à Marcillac-Lanville (Charente)


D 20 septembre 2007     H 00:32     A Pierre     C 0 messages A 2771 LECTURES
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25 octobre 1723

Un prieuré qui vit dans un beau cadre, mais le temps de sa splendeur est déjà loin. Au XVIIIème siècle, ce n’est vraiment pas l’opulence.

D’autant que les religieux ont été tentés par le diable, sous les traits du banquier Law, et ils sont aujourd’hui aux portes de l’enfer, avec leurs billets dévalués.

Source : AD 17 - H 86. - Publié dans AHSA - T 23 - 1894

A visiter, une excellente étude sur Marcillac-Lanville, en ligne sur Généawiki

La splendeur passée du prieuré de Lanville
Photo : P. Collenot - 2005

Les religieux du prieuré de Lenville sont chanoines réguliers, ordre de Saint-Augustin, congrégation de France, et religieux de Sainte-Geneviève de Paris.

Leur revenu consiste :
1° dans les pensions que le prieur commendataire leur fait, qui sont de 144 boisseaux froment, mesure de Lenville, estimées bon an mal an à 50 fr. le boisseau, monte à 360 L.
De 25 barriques de vin moitié rouge et moitié blanc, estimé une pistole la barrique, bon an mal an 250 L.
9 boisseaux méture pour leur barbier, estimés 11 L.
En argent 321 L.
Biens fonds de fondation dont ils ont joui de tout tems : environ 35 journaux de pré, tant bons que mauvais, qui, l’un comportant l’autre, ne valent pas plus de 8 livres le journal 280 L.
Quelques bois pour leur chauffage, qui, à cause de la difficulté de leur faire venir, leur coûte autant que s’il l’acheptoient, peut revenir à 50 L.
Plus 14 journaux de vieilles vignes dont la façon coûte autant qu’elles raportent. Plus une partie de dixmes de la paroisse de Mons et d’Aigre ; les dixmes étant fort difficille à lever, le revenu n’en est pas considérable ; les vicaires perpétuels et les frais absorbent presque tout. La dixme des grains peut aller à 450 L.
La dixme de vin peut aller à la somme de 500 L.
Les mesmes rentes dixmes et les rantes à la somme 300 L.
En bénéfice claustral dont ils jouissent appellé l’Aumonerie, affermé 200 L.
Charges des religieux du prieuré de Lenville.
Ils payent aux décimes la somme de 300 L.
Au curé de Mons, pour la portion congrue 350 L.
Au curé d’Aigre 300 L.
A Me l’abbesse de Saint-Ausonne d’Engoulesme, une redevence 35 L. 10 s.
Pour les réparations de l’église et de la maison 120 L.
Pour le luminaire, linge, ornement de l’église 250 L.
Aux pauvres malades, comme c’est eux qui déservent la paroisse qui est forte 100 L.
Ils ont trois domestiques, pour leurs gages 150 L.
Ils ne peuvent se passer de deux chevaux à cause que la paroisse est forte costée et de vilains chemins, leur nouriture et les arnois à 200 L.
Le reste est pour leur entretien.

MAIGNOL, prieur clostral du prieuré de Lenville.

Fait à Lenville, le 25 octobre 1723.


B — Monseigneur, le nombre ordinaire de religieux du prieuré de Lenville y compris le curé est de six religieux profès, mais à cause de dettes qu’il a falu contracter pour payer les décimes, et à cause de la perte qu’on a fait sur les billets de banque, le nombre n’est que de quatre religieux profès actuellement.
Je suis avec respect, monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.

MAIGNOL, prieur clostral de Lenville.

A Lenville, le 17 janvier 1725.

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