Histoire Passion - Saintonge Aunis Angoumois

Accueil > Grands thèmes d’histoire locale > Etablissements religieux > Abbayes, monastères et commanderies > Ordre de Saint-Benoît > Nanteuil-en-Vallée > 1729-1770 Nanteuil-en-Vallée : crépuscule et mort d’une abbaye (...)

1729-1770 Nanteuil-en-Vallée : crépuscule et mort d’une abbaye bénédictine

dimanche 11 novembre 2018, par Pierre, 36 visites.

Comme de nombreuses abbayes de Saintonge, d’Aunis et d’Angoumois, l’abbaye de Nanteuil-en-Vallée revendique une fondation par l’empereur Charlemagne en 780 ou 781.
Elle a subi, comme ses consœurs, les destructions de la guerre de Cent-ans et des guerres de Religion. Au XVIIIème siècle, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Un premier document de 1729 est un compte-rendu de visite : "avons esté pour faire la visite des dortoirs et lieux réguliers, que nous avons trouvés entièrement détruits et ruinés". 41 ans plus tard, l’évêque de Poitiers prend acte du très mauvais état de l’abbaye et organise son démantèlement définitif.

Source : Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente - 1886 - Collection privée.

Nanteuil-en-Vallée

Procès-verbal de visite de l’abbaye de Notre-Dame de Nanteuil en Poitou (9 mai 1729).

Aujourd’huy neufiesme du mois de may mil sept cent vingt neuf, nous dom François Thevenet, chambrier de l’abbaye royalle de Saint Sauveur de Charoux, diocèse de Poitiers, de la congrégation des Bénédictins exempts en France, visiteur de la province de Poitou dudit ordre, assisté de Frère François do Corgnol, religieux, prieur du prieuré simple du Vieux-Ruffecq, que nous avons pris pour notre secrétaire, nous estant transporté de l’abbaye royalle de Charroux en celle de Notre-Dame de Nanteuil en Vallée du susdit diocèse, dans le dessain d’y faire notre visite et pour nous instruire et scavoir si le bon ordre y estoit observé, selon les statuts et réglements faits aux chapitres généraux, y estant arrivé le neuf dudit mois de may chez dom François de Paindray, prieur claustral de ladite abbaye, après luy avoir rendu nos civilités et à tous messieurs les relligieux qui s’y sont trouvés, ayant dit le sujet de notre voiage, nous aurions prié dom prieur d’indiquer le chapittre le landemain dixiesme du susdit mois, à l’issue do matines. Nous estant randu à l’heure indiquée, les susdits prieur et religieux se seroient trouvés au devant la grande porte de l’église en habit de cœur, où nous ayant représenté de l’eau beniste, donné l’étolle, ils nous auroient accompagné au devant du maistre autel, et après y avoir chanté l’himne Veni Creator, dit les prières et oraisons acoutumées en telle circonstance, nous nous serions retiré dans la sacristie où se sont trouvés dom François de Peindray, prieur claustral, dom Jean Bourdier, infirmier, dom François de Peindray, chambrier, dom François Langlois, sacristain, tous religieux, prestres et officiers de laditte abbaye, à qui nous avons déclaré le sujet de notre voyage, qu’estant nommé par le dernier chapitre général pour faire la visite dans les abbayes de la province de Poitou, nous nous y serions transporté pour y estre instruit si le bon ordre, la discipline régulière et le service divin y sont faits et observés suivant les status, ordonnances et reglemens de laditte congrégation, ensuite de quoy nous avons demandé à nosdits confrères les prieur et religieux s’ils vouloient recevoir notre ditte visite et se soumettre aux réglements : « Nous sommes prêts de faire, sy besoin est, » lesdits prieur et religieux ayant unanimement consenty et pour cet effet ils nous ont reçeu par formalité et cérémonie en tel cas requis et accoutumé, et signé le présent acte avec nous.

Ont signé : de Pindray, prieur claustral ; — Bourdier, infirmier ; — de Pindray, chambrier ; — Langlois, sacristain ; — J. Thevenet, chambrier de Charroux et visiteur ; — J. Corgnol, prieur du Vieux-Ruffec et secrétaire.

Nous nous serions préparés ensuite pour célébrer la sainte messe, affin de demander les lumières du S. Esprit pour nous acquiter dignement du dû de notre charge ; incontinant après la messe nous avons chanté ; le tabernacle a été ouvert et on a sorty la custode d’iceluy, mise sur l’autel ; après l’ancensement, l’ayant, ouverte, nous avons trouvé en icelle plusieurs réserves sacrés dans une grande propreté ; l’ayant fermé, sommes dessandus au bas du marchepié et à genoux nous avons chanté le Tantum ergo, dit les versets et l’oraison, en avons donné la bénédiction au révérend prieur et religieux et autres assistants quy se sont trouvé à la sérémonie ; la custode mise dans le tabernacle nous nous serions rettirés dans laditte sacristie, et après y avoir fait notre action de grâce, avons demandé à faire la visite des reliques, et a été répondu qu’il n’y en avoit point ; ensuite nous avons procédé à la visite des ornements, vases sacrés et état de l’église que nous avons trouvé conformes aux procès-verbaux de visite faite par Monsieur le lieutenant général d’Angoulesme, le 8 nov. 1711, et un autre le 9 juillet 1719 ; et voiant qu’il, seroit inutille d’en faire icy une nouvelle récapitulation, nous avons ordonné et ordonnons à dom prieur et sindicq de faire mettre à exécution les réparations mentionnées dans lesdits procès-verbaux, d’y contraindre monsieur l’abbé par toutes les voyes de justice.

Et advenant, nous nous sommes transportés dans les maisons des officiers, qui ont paru en bon estat ; ensuite avons esté pour faire la visite des dortoirs et lieux réguliers, que nous avons trouvés entièrement détruits et ruinés ; nous estant informé pourquoy la communauté ne subsistoit pas, lesdits prieur et religieux nous ont représenté les mesmes raisons qu’ils avoient cy devant aleguées par devant monsieur d’Archinac, supérieur général, que nous avons trouvé justes et légitimes ; ayant demandé audit prieur s’il avoit quelques plaintes à nous représanter contre la conduitte desdits religieux, lequel nous a répondu qu’ils estoient tous en bonne inteligeance, et les religieux ayant été pareillement interogés ont répondu qu’ils estoient tous édifiés du zelle et de la bonne conduite de leur reverend prieur ; ayant demandé, tant audit prieur qu’aux religieux, s’il y avoit quelque chose à faire augmenter ou diminuer à notre acte de visite, il nous ont répondu qu’il n’y avoit rien à diminuer ny augmenter, désirant autant que nous pouvons que la régularité s’y observe ; pour cet effet, avons ordonné à dom reverend prieur à tenir la main à l’exécution de nos status, reglements généraux et particuliers, à peine d’en rendre conte, luy ordonnons de procéder contre les religieux y contrevenants et mesme par sançure eclésiastique après toutesfois les monitions canoniques ; ordonnons pareillement que les prieur et religieux porteront toujours la soutanne et le scapulaire dans le lieu de leur résidance, et lorsqu’ils seront obligés d’aller en campagne, une soutanelle avec un scapulaire qui paroistra ; enjoignons auxdits prieur et religieux de s’y conformer, a peine d’estre punis severement comme désobéissants, réfractaires desdits status ; les avons ensuite requis de signer le présent acte, ce qu’ils nous ont accordé dans le chapitre.

Ont signé : de Pindray, prieur claustral ; — Bourbier, infirmier ; — de Pindray, chambrier ; — Langlois, sacristain ; — J. Thevenet, chambrier do Charroux et visiteur ; —J. Corgnol, prieur du Vieux-Ruffec et secrétaire.

(Archives nationales, G., 9572.)

Décret d’extinction et suppresion de la mense conventuelle et office claustraux de l’abbaye de Nanteuil en Vallée, et de l’union des biens et revenus en dépendant au séminaire de Saint-Charles de Poitiers, du 10 novembre 1770, rendu par monseigneur de Poitiers.

Martial-Louis Beaupoil de St Aulaire , par la grâce de Dieu et de l’autorité du S. Siège évêque de Poitiers, conseiller du Roy en tous ses conseills ;

Veu la requête à nous présantées par le promoteur de notre diocèse, tout veu et considéré, le st nom de Dieu invoqué, nous, évêque susdit, de notre autorité ordinaire, faisant droits sur les remontrances, requêtes et conclusion de notre promoteur, avons éteint et suprimé, éteignons et suprimons par ces présantes, à perpétuité, la communauté et mance conventuel des religieux de l’abbaye de Notre-Dame de Nanteuil en Vallée, ordre de S. Benoit, congrégations des exemps de notre diocèse, tous les titres des offices claustraux de ladites abbaye, l’église de laquelle étant en très mauvaise état et devenante inutille en ce que une seul suffit dans un lieu si peu considérables que Nanteuil, et que l’église paroisiale est préférable et préféré par les habitans, nous l’avons interdit et interdisons, et en avons transféré le service en l’église paroisial dudit Nanteuil et en celle de Messeuc, son annexe, dans lesquels lesdits office sera acquité par les sieurs curé et vicaire de Nanteuil et par le vicaire qui sera cy après établie à Messeuc, lequel service avons réglé et fixé à ce qui suit :

1° Une messe tous les jours de l’année pour tenir lieu de la messe conventuelle ;
2° Un service solennel chaque année, le 25 novembre, pour les seigneurs de Ruffec, fondateurs en partie de ladite abbaye ;
3° Une messe par mois et un service le 14 8bre pour les fondations des sieurs de Taissé, prieurs de ladite abbaye ;
4° Deux messes par an et un service le 4 novembre, pour les fondations du sieur Robert, religieux de ladite abbaye ;
5° Une messe par semaine pour tenir lieu de celle que le prieur était obligé de dire et qu’on appelloit la messe du charnier ;
6° L’obligation, de la part du sieur curé et vicaire de Nanteuil, de réciter à haute voix, chaque jour le dimanche et fête chômé, après leurs vespres, le répon Libéra me, Domine, le psaume De profundis et trois oraisons Deus qui inter apostolicos sacerdotes, Deus venie largitor, et Fidelium Deus, pour le sieur Bonin, prieur de Salles.

Et comme il y a eu vraisemblablement d’autres fondations de faite en ladite abbaye, dont il ne se trouve aucun titre, nous ordonnons qu’il sera dit chaque semaine, par l’un desdits sieurs curé ou vicaires, une messe basse, et fait chaque année un service solemnel le premier jour nom (sic) empêché, dans le mois de janvier, pour les fondations et bienfaiteurs de ladites abbaye.

Ce faisant, nous avons uni et incorporé, unissons et incorporons par ces présentes, aussi à perpétuité, tous les biens quelconques, fruits, droits et revenus, tant certain que casuel, domaines et droits qui se trouveront dépandres de ladites manse convantuel, petit couvant et office claustraux, et générallement tous ceux appartenant à ladite communauté, à quelque titre que ce puisse être, dont les religieux de ladite abbaye jouissent, peuvent ou devoit jouir, sans aucunes exeptions ny reserve, à notre séminaire de S. Charle, pour estre le revenu en provenant emploié au soulagement des curés et autres prêtres de notre diocèse et infirmes qui se trouveront dans le besoin, et à l’éducation des jeunes eclesiastiques, aussi de notre diocèse. Et à l’effet de quoi, tous lesdits biens, fruits et revenus seront requis, administrés et perçue, sous notre autorité, par les supérieurs directeurs de notre séminaires, lesquels seront tenus de payer sur yceux, chaque année :
1° Les décimes ordinaires et extraordinaires auxquels lesdits biens sont et pourront estre imposé ;
2° La portion congrue de 500 livres au sieur curé d’Aizec, indépendament de laquelle il continura de jouir, ainsi qu’il a fait jusqu’à présent, des domaines depandants de sa cure à titre de legs, fondations ou autrement ;
3° La partie congrue de 500 livres au curé de Salles et 300 livres à son vicaire chargé du service de Lonne, annèxe de ladite paroisse ;
4° D’entretenir en bon état le cœur et le sanctuaire desdites églises, et de fournir tous les ornements nécessaires pour la célébration du service divin ;
5° De faire distribuer, chaque année, aux pauvres des paroisses de Salles et de Lonne, son anèxe, soixante boiseau de méture ;
6° De payer annuellement la somme de 80 livres à la fabrique de Nanteuil et d’aiquiter toutes les autres charges, si aucunes sont, dont peuvent être tenues lesdites manse convantuelle, petit couvant et office claustraux, et en outre de payer annuellement à chacun des sieurs curé et vicaire de Nanteuil, et à celui des religieux qui leurs aidera à acquiter lesdites fondations de ladite abbaye par nous transféré en l’église de Nanteuil et celle de Messeuc, son annexe, la somme de 100 livres, et jusqu’à ce que lesdits sieur curé et vicaire jouissent de l’augmantation qui leur sera cy après atribuée ;
7° De payer les rantes ou pension viagères aux religieux de ladites abbaye par eux demandées et convenues par nous, en se défaisant de tous leurs revenus dont ils jouissent, dépandant de ladite manse convantuel, petit couvant et office claustraux,

savoir :

A Dom François de Pindray, aumônier de ladite abbaye. 1204 #
A Dom François de Pindray, infirmier 1290 #
A Dom Jean-Charle Arnaud, chambrier 738 #
A Dom Pierre-Urbin Morisset, sacristin 792 #
A Dom Jean Bourdier, chantre 792 #
A Dom Couchet, sous-chantre 912 #

Sauf le cas par l’évènement des procès que ledit Dom a avec le sieur curé de Pougné pour raison du deservice de l’église de Boisaugeais, et avec le sieur Chevailliers de Villognon, des revenus de la sous-chantrie, lequel avenant, ladite pension se trouveray diminués par la même proportions ;

Contre lesquelles pensions montente ensemble à 5538 livres quittes et franches, sans aucunes retenues auxdits religieux, par quartier et par avance, de trois mois en trois mois, à commancer au 1er janvier prochain et ainsy continuer jusqu’à leurs deus. Et ils jouiront en outre de leurs logements, jardin, autant qu’ils y demoureront et non autrement.

Ayent égard et faisant droit sur les demandes et représentation de Mr le comte de Broglie, seigneur marquis de Ruffec, et des sieurs curé et habitans, nous avons établis et établisson par ces présantes, en la ville de Ruffec, un collège qui sera seulement composé d’un principal et d’un régent, lesquels seront tenue d’instruire gratuitement les enfans originaire ou demeurante dans les terres de Ruffec et de Nanteuil, de leur enseigner le catéchisme du diocèse, de leurs apprendre à lire et à écrire, et les premiers éléments de la langue latine.

Et lorsque, par le décès desdits religieux, notre séminaire se trouvera jouir des revenus de la mance conventuelle, il sera tenue de payer annuellement la rétributions de 700 livres au principal dudit collège, et celle de 500 livres au régent.

Lesdits principal et régent seront nommé par nous et nos successeurs. Ils seront tenues d’assister, avec les sieurs curé et vicaire, à l’office paroissial, les jours de dimanche et de feste chaumées. Ils seront prestres ou promus aux ordres sacrés, en tant que faire se pourra. Ils se conformeront aux règlements que nous leur donnerons, pour ledit collège ; nous pourrons toutefois, du consantement du seigneur de Ruffec, les destituer, lorsque nous croirons que le plus grand bien et l’avantage dudit collège l’exigeront ainsi.

Il sera annuellement prélevé sur le revenu de ladite communauté une somme de deux mille livres qui sera emploié à contribuer à la pansion, dans un collège du diocèse ou dans un de nos séminaires, de dix jeunes étudiants dont six seront originaires du marquisat de Ruffec, et quatres des terres qui sont dépandante de l’abbaye de Nanteuil, lesquels étudiants seront nommés conjointement par les seigneurs marquis de Ruffec et par nous, et les supérieurs et directeurs dudit séminaires payeront les contributions de pansions au collège ou séminaires qui sera indiqué par notre séminaire, jusqu’à concurance de ladite somme de deux mille livres qui leur sera allouée dans le compte qu’ils nous randrons desdicts revenus, en rapportant quittance. Et comme ses revenus peuvent devenir plus ou moins considérables dans la suite des temps, par l’augmantation ou la diminutions des danrées, dans le cas seulement, et non d’autre, où les pansions congrue des curés et vicaire augmanterons ou diminurons, lesdites bource ou contributions de pantions, ainsi que les rétributions du principal et du régent du collège de Ruffec seront augmanté ou diminué par la même proportions.

Affin qu’ils y ait toujours à Nanteuil deux messes pour la commodité des gens du lieu, nous établisson un second vicaire en ladite paroisse, lequel sera spécialement chargé du deservice de Messeuc, et y fera sa residance, et par les habitans luy donnant audit lieu un logement convenable, sans que pour ce il puisse prétendre le titre de curé, il sera, au contraire, toujours amovible à notre volonté et subordonné au sieur curé de Nanteuil qui pourra, autant qu’il le jugera à propos, exercer les fonctions curiales à Messeuc tout ainsy qu’à Nanteuil. Il sera payé par les directeurs de notre séminaires une pension de 500 livres audit vicaire, à la charge par lui de contribuer par égal portions avec les sieurs curé et vicaire de Nanteuil, à l’acquittement des fondations de ladite abaye, en considérations duquel service et augmentation de charge, nous attribuons une augmentation de 300 livres de revenus à la cure, et de 100 livres au premier vicaire, lesquelles sommes seront aussi prise sur le revenu de ladite manse convantuel, petit couvant et office claustraux, en sorte que, lorsque lesdits sieurs curé et vicaire jouiront de ladite augmantation, au lieu des pansions de 500 livres et de 200 livres que notre séminaire est chargé de leur payer par notre décret d’union de la manse abbatiale, leurs dites pantions sera payé à raison de 800 livres au Sieur curé et de 300 livres au vicaire. Et comme, ou égard aux pansions accordées aux religieux, il ne reste aucun revenu audit séminaire provenant desdites manse convantuel, etc., l’augmantation susdite, ainsi que l’établissement d’un second vicaire et celuy du collège de Ruffec et de 10 bource pour des étudians originaires des terres de Nanteuil et de Ruffec, ne commanceront à avoir lieu que lorsque lesdites pansions seront éteintes.

Nous donnons au surplus acte à Mr le comte de Broglie de ses protestations pour la conservation du droit par lui prétendue de rentrer dans la propriété des domaines légué par les seigneurs de Ruffec à ladite communauté, les deffances au contraire desdits seigneurs et directeurs réservées.

Les supérieurs et directeurs de notre séminaire nous rendront tous les ans compte des revenus de ladite manse convantuel, etc., et de tout ce qui se trouvera de revenus libre par l’extinction des pansions des religieux, toutes charge cy dessus et frais de régie déduits. Sera employé partie au soulagement des prêtres de ce diocèse, vieux ou infirmes qui se trouveront avoir besoin de secours, suivant l’état que nous en donnerons chaque année de nous signé audit sieur supérieur, et partie en des pansions particulières dans l’un de nos séminaires, lesquels place seront donné au concours à ceux des pauvres ecclésiastiques de notre diocèse qui seront jugé les avoirs mérité par leurs bonnes conduites, piété et capacité, pour lequel concours nous ferons un règlement qui sera joint à ses présantes. Avenant le décès de celui des religieux qui moura le premier, ce qui se trouvera de revenus liquides, les charge et frais de régie déduits, sera premier emploié au payement de 80 livres attribué à la fabrique de Nanteuil, et de 300 livres pour les rétributions des sieurs curé et vicaires de Nanteuil, pour l’aquitement du service, les deux articles restant jusqu’alors à la charge des séminaires ; le surplus sera donné au principal et régent du collège de Ruffec. Lors du décès du second des religieux, lesdits principal et régent seront payé de leurs rétributions s’il se trouve un revenu suffisant.

S’il y a de l’exédant, il sera destimé pour l’establissement du second vicaire à Messeuc, et successivement les sieurs curé et vicaires de Nanteuil percevron l’augmantation du revenu qui leur est atribuée. Lorsque ses objets seront remplis, l’augmantation du revenu qui aviendra par le décès desdits religieux sera emploié, savoir la moitié au soulagement des vieux prêtres de notre diocèse, et l’autre moitié à payer partie de ladite somme de 2,000 livres destiné pour les pansions gratuites des étudiants originaire des terres de Ruffec et de Nanteuil, et ce jusque au décès du dernier des religieux, lequel avenant, laditte somme sera payé en entier.

Le tabernacle, la boiserie du cœur et tout ce qui fait ornement dans l’église de ladite abbaye, sera transféré et emploié à la décoration des église paroissial de Nanteuil, pour les réparations de laquelle les habitans pourront prandre, lors de la démolition de l’église abbatial, tous les matériaux necessaire.

Les calices, ciboire, soleil, linges et ornements qui seront trouvé dans l’église abbatialle seront donné et distribué pour l’usage des différantes église des paroisses [qui sont situé] (lire : où sont situés) les biens tant de l’abbaye que de la manse convantuel.

Nous donnons acte au sieur Charbonnier, curé de Theil et Ambourie, au sieur Pommier, curé de Pougné, à Dom Langorant et au supérieur et directeur de notre séminaires, de leurs dires, déclarations et protestations respectives, pour leur valoir chacun en droit ce qu’il appartiendra.

Donné à Paris où nous sommes détenus pour les affaires de notre diocèse, le 10 octobre 1770. Signé en la minute Mr l’évêque de Poitiers, pour extrait conforme à la minute.

(Copie informe appartenant à M. Dubois, de Nanteuil, communiquée par M. P. de Fleury.)

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Rechercher dans le site

Un conseil : Pour obtenir le meilleur résultat, mettez le mot ou les mots entre guillemets [exemple : "mot"]. Cette méthode vaut également pour tous les moteurs de recherche sur internet.