1789 - Description et histoire de la Saintonge, de l’Aunis et de l’Angoumois

D 15 août 2008     H 03:31     A Pierre     C 0 messages A 525 LECTURES


Source : Description des principaux lieux de France, contenant des détails descriptifs & historiques sur les Provinces, Villes & Bourgs, Monastères, Châteaux, &c. du royaume, remarquables par quelques curiosités de la Nature ou des Arts ; par des évènemens intéressans & singuliers, &c; ainsi que des détails sur le commerce, la Population, les usages, & le caractère de chaque peuple de France ; semée d’observations critiques, &c., accompagnée de cartes.

Par J. A. Dulaure.
Prix, 2 liv. 10 sous br., 3 liv. rel.
A PARIS.
Chez LEJAI, Libraire , rue Neuve des Petits Champs, près celle de Richelieu.

M.DCC.LXXXIX. Avec Approbation & Privilège du Roi


Voir aussi les autres pages tirées du même ouvrage

Tableau général de la Saintonge, de l’Angoumois & de l’Aunis.

La Saintonge & l’Angoumois forment un gouvernement généra !, militaire, qui comprend ces deux provinces limitrophes. Ce gouvernement est borné au nord par le Poitou, au nord-ouest par le pays d’Aunis, au sud & à l’est par celui de Guienne, & à l’ouest par l’Océan.

Ces deux provinces sont encore réunies, au moins en partie, par la généralité de la Rochelle, qui comprend la Saintonge, la partie de l’Angoumois où la ville de Cognac est située [1], & le pays d’Aunis.

La Saintonge, dont Saintes est la capitale, est bornée à l’est par l’Angoumois, à l’ouest par l’Océan & la Gironde, au sud & au sud-est par le Bordelois & le Périgord, au nord & au nord-ouest par le Poitou & le pays d’Aunis ; cette province a vingt-sept lieues dans sa plus grande longueur ; sa largeur moyenne est d’environ douze lieues, ce qui peut donner une surface de trois cent vingt-quatre lieues carrées.

L’Angoumois, dont Angoulême est la capitale, est borné au nord par le Poitou, au sud & à l’ouest par la Saintonge, à l’est & au sud-est par le Périgord ; ce pays a environ vingt-quatre lieues dans sa plus grande longueur ; sa largeur moyenne est d’environ dix lieues, ce qui peut offrir une surface d’environ deux cent quarante lieues carrées.

L’Aunis, dont la Rochelle est la capitale, est borné au nord par la partie du Poitou qu’on appelle Plaine de Luçon ; au sud & à l’est par la Saintonge, & à l’ouest par l’Océan ; cette petite province, qui forme un gouvernement militaire, & qui dépend de la généralité de la Rochelle, a environ neuf lieues dans sa plus grande longueur, & huit dans sa largeur moyenne ; ce qui forme une surface de soixante-douze lieues carrées.

Rivières

- La Sèvre, qui vient de Saint-Maixent & de Niort, passe à Marans, sépare l’Aunis du Poitou, & se jette dans l’Océan.
- La Boutonne passe à Saint-Jean d’Angély, & va se jeter dans la Charente, au dessus de Rochefort.
- La Charente est la rivière la plus considérable de ces pays ; elle serpente longtemps dans l’Angoumois, passe à Bourg-Charente, à Cognac, puis elle entre dans la Saintonge ; en la traversant elle baigne les murs de Saintes & de Rochefort, &c., & se jette dans l’Océan, en face d’une petite île qui est à son embouchure, qu’on appelle île Madame.

Climat, Sol, Production, Commerce

Le climat de la Saintonge est fort tempéré ; mais l’air est peu sain, sur-tout le long des côtes, à cause des marais salans qui s’y trouvent.

Le sol est fertile en blés, en vins, fruits, pâturage & safran ; il y croît de l’absinthe qui est fort estimée ; elle a même été connue par les Romains, sous le nom de Virga Santonica ; il y a des bois, des eaux minérales & quelques mines de fer & d’autres métaux ; le bétail, le gibier, la volaille y sont très-abondans ; le sel est une des productions principales de la basse Saintonge.

Le commerce de cette province consiste en sel, en denrées, en chevaux du pays ; qui sont estimés. Les huîtres de Marennes ont une grande réputation, on les transporte jusqu’à Paris.

Le sol du pays d’Aunis n’est pas aussi fertile que celui de Saintonge, il est très-marécageux ; les marais salans, dont on tire un très beau sel, en offrent la principale production ; les ports de Rochefort & de la Rochelle, par leur importance, contribuent beaucoup au commerce & à l’activité de ce pays.

L’Angoumois diffère assez pour le climat, les productions & le commerce, de la Saintonge & de l’Aunis.

Le climat y est sain, quoiqu’un peu froid ; le pays est rempli de collines, mais.il n’y a point de montagnes considérables. La terre y est fertile en froment, seigle, avoine, maïs, safran, en vin & en toutes sortes de fruits qui sont excellens ; il y a des mines de fer qui sont abondantes ; celles de Rancogne & de Plancheminiers sont les plus connues ; on en trouve aussi à Rochebeaucourt & à Roussines. On avoit découvert une mine d’antimoine à Menet, dans laquelle se trouvoit de l’argent ; mais le produit n’a pas suffisamment dédommagé des frais de l’exploitation.

Le commerce de l’Angoumois est considérable en vins & en eaux-de-vie, ceux de Cognac ont une grande réputation. Il y a aussi plusieurs manufactures d’étoffes de laine, de diverses espèces, à Angoulême & ailleurs. Les fabriques de papiers y sont aussi fort estimées, & deviennent une source de commerce, d’activité, & de richesse pour ce pays.

Histoire

La Saintonge étoit avantageusement connue du temps de la République Romaine. César, en parlant du projet que les Suisses avoient formé de s’emparer de cette province, dit que la Saintonge étoit un pays très-fertile ; les habitans étoient nommés Santones (note) ; leur pays ne dépendoit point alors de la Gaule celtique. Sous l’empire d’Auguste, il fut attribué a l’Aquitaine : de là vient que cette province dépend de la métropole de Bordeaux.

Note : Plusieurs Ecrivains modernes ont écrit Xaintes, Xaintonge, Cette orthographe a été introduite par la fable qui fait descendre les Saintongeois d’une colonie de Troyens qui habitoient les bords du fleuve Xantus. Dans les Commentaires de César, dans tous les Historiens des six premiers siècles, qui font mention de la Saintonge, ce mot est toujours écrit par une S, & non pat un X : ainsi il faut écrire Saintes & non Xaintes.

Sous Honorius, la Saintonge faisoit partie de l’Aquitaine seconde.

De la domination des Romains, ce pays passa sous celle des Visigoths, & après la mort d’Alaric, tué par Clovis en 507, il fut soumis aux François, puis il fit partie du Duché d’Aquitaine ; il eut ensuite ses Comtes particuliers ; pendant long temps il fut le théâtre de la guerre entre les Anglois & les François. Après la mort de Geoffroy Martel, Comte d’Anjou, arrivée en 1060, Guillaume VII ou VIII, Duc de Guienne, s’empara de la Saintonge, & la réunit à son Duché, dont elle suivit le sort.

Cette province fut quelque temps réunie à la couronne de France par le mariage d’Eléonore, fille & unique héritière de Guillaume X, Duc de Guienne & Comte du Poitou, avec le Roi Louis VII ; mais elle passa sous la domination Angloise lorsque cette Princesse, répudiée par le Roi de France, eut épousée Henri, Comte d’Anjou, qui devint Roi d’Angleterre.

En 1451, sous le règne de Charles VII, les Anglois ayant été chassés de France, la Saintonge fut réunie à la couronne. L’Aunis suivit à peu près le sort de la Saintonge. (Voyez la Rochelle.)

L’Angoumois eut une destinée plus particulière. Du temps de César, ce pays étoit habité par les Agesinates ; il éprouva les mêmes révolutions que la Saintonge jusqu’au commencement du règne féodal ; il fut alors soumis aux Ducs d’Aquitaine, qui y établirent des Comtes ; on distingue parmi eux Guillaume 1er, surnommé Taillefer, nom qu’il prit à l’occasion d’un combat dans lequel il défît les Normands, & tua Stolius leur chef. Malgré son casque & sa cuirasse de fer, d’un coup d’épée il lui fendit la tête jusqu’à la poitrine ; il mourut en 956 ; ses descendans se firent honneur de porter le surnom de Taillefer.

L’Angoumois, après plusieurs événemens qui le firent passer tour à tour de la domination des Anglois à celle des Rois de France, fut enfin soumis à cette dernière sous le règne de Charles VII ; ce pays fut, dans la suite, donné en apanage à la seconde branche de Valois, dont étoit François Ier, qui porta le titre de Comte d’Angouléme, avant que d’être Roi de France, Ce Prince l’érigea en Duché en 1515, pour Louise de Savoie, sa mère. Après la mort de cette Princesse, arrivée en 1531, le Duché d’Angoulême fut réuni à la couronne ; en 1552, Henri II le donna à sa fille Diane, légitimée de France, mariée à Horace Farnèse & enfuite a François de Montmorenci : cette Princesse mourut en 1619 sans postérité.

Louis XIII donna le Duché d’Angoulême en engagement à Charles de Valois, fils naturel de Charles IX, qui mourut en 1650 ; ce Prince est célèbre dans l’Histoire par ses projets de trahison, par sa longue détention à la Bastille, & par des Mémoires d’une partie de sa vie,qu’il a écrits ; ce Duché fut depuis réuni à la couronne, & donné en apanage à différens Princes du sang ; aujourd’hui le fils de Monseigneur Comte d’Artois, né le 6 août 1775, Grand Prieur de France, porte le titre de Duc d’Angoulême.

La Saintonge & l’Aunis furent, pendant près de deux siècles, désolés par des malheurs du même genre : ces pays devinrent le théâtre sanglant des guerres qu’on appelle de religion, mais qui étoient plutôt celles de l’ambition de quelques Grands, qui, favorisés par les circonstances, fomentoient l’avarice des uns, le fanatisme des autres, cachoient, sous un prétexte sacré, leurs projets ambitieux, & donnoient les couleurs de la vertu aux entreprises les plus criminelles.

Les opinions de la religion réformée furent long-temps dominantes dans ces pays ; les persécutions, loin de les détruire, ne leur donnèrent que plus de force. L’on méconnut, ou l’on dédaigna d’employer les moyens persuasifs, les seuls convenables. La persécution avoit enfin aigri, soulevé les esprits, lorsque quelques Grands ambitieux, comptant sur la foiblesse du Gouvernement, s’armèrent pour combattre ou pour défendre les Sectaires opprimés. De là ces troubles, ces traités continuellement violés, ces massacres, ces brigandages, ces pilleries qui accoutumèrent long-temps la Noblesse françoise à se porter, sans répugnance, a des bassesses honteuses, à des actions dont la lecture fait frémir.

Sous le règne d’Henri IV, ces pays jouirent de quelque tranquilité ; l’édit de Nantes assura une existence paisible aux Religionnaires ; mais les atteintes que l’on porta successivement à cet édit sous les règnes suivans, firent naître plusieurs orages ; Enfin on détermina Louis XIV à le révoquer, & à convertir tous les Protestans de son royaume : on lui fit croire qu’il viendroit à bout de ce projet par la réduction ou par la violence ; on usa amplement de ces deux moyens, mais sans beaucoup de succès. On ne triomphe pas des opinions comme on triomphe des hommes : cette vérité ne fut pas assez sentie.

On avoit établi d’abord une caisse dont l’argent étoit distribué à ceux que le besoin forçoit d’y recourir, en feignant de changer de religion ; ce moyen, comme on peut le croire, ne produisit aucune conversion sincère. Les fameuses missions appelées Dragonades, furent le comble de la persécution ; on soudoya des espions, & des Moines se chargèrent, avec empressement, de cet emploi (note 1) ; on accabla le peuple de vexations inouïes. Qu’on se figure des Bourgeois tranquilles chez lesquels sont logés huit, dix, vingt, jusqu’à cent militaires qui avoient ordre de s’abandonner à tous les excès de la licence, injuriant, battant leurs hôtes, brisant leurs meubles, dissipant leurs biens, violant leurs filles, & se faisant un jeu des barbaries les plus odieuses (note 2), & on n’aura encore qu’une foible idée de l’état de ces malheureux (note 3). Des familles riches de Négocians, cent fois plus utiles à la nation que la troupe entière de ceux qui les persécutoient, ont été ruinées au bout de quelques mois. Lasses d’un sort pire que celui des esclaves Chrétiens chez les nations barbaresques, un grand nombre, malgré les défenses rigoureuses de s’expatrier, sortirent de France, & portèrent leur industrie & leur commerce chez les nations voisines. Les persécuteurs sont morts, mais leur affreux systeme a laissé des traces profondes & presque irréparables. La dépopulation s’est fait sentir de tous côtés ; le commerce est tombé ; des pays riches & vivans sont restés pauvres & déserts ; le seul diocèse de Saintes perdit alors cent mille habitans. Enfin dans un temps plus éclairé, où les fureurs du fanatisme sont amorties, où les droits des citoyens sont plus respectés, & après une expérience d’un siècle qui a prouvé que les persécutions ne convertissoient pas les Protestans, on s’est déterminé à leur donner un état civil : ainsi, par l’édit de janvier 1788, ils ne seront plus contraints, pour donner la légitimité à leurs enfans, pour leur conserver leur patrimoine, &c. de feindre des sentimens qu’ils n’avoient pas , & de profaner les Sacremens auxquels on les forçoit de participer (note 4) ; leur existence est aujourd’hui protégée par les lois.

Note 1 : On mandoit au mois de décembre 1685 : « Je ne trouve plus de Religionnaires à la Rochelle depuis que je paye ceux qui les découvrent & qui me les livrent, dont je fais emprisonner les hommes & mettre les femmes & filles dans les couvens, de l’aveu & par l’autorité de M. l’Evêque »
Note 2 : On rapporte que le Maréchal de Tessé ayant envoyé un détachement de Dragons dans un village, les paysans effrayés promirent aussitôt de se convertir. Le Capitaine eut ordre alors de revenir sur ses pas ; mais fâché d’avoir perdu l’occasion de piller ces villageois, & de leur faire éprouver les supplices ordinaires, il dit, mêlant la raillerie à la cruauté : Monseigneur, ces marauts se moquent de vous, ils ne nous ont pas seulement donné le temps de les instruire.
Note 3 : On envoya quelques Missionnaires, mais la plupart étoient peu propres à une telle entreprise. Fénelon, qui fut député dans la Saintonge, deux mois après la révocation de l’édit de Nantes, dit dans une relation écrite de sa main : « Les Huguenots paroissent frappés de nos instructions jusqu’à verser des larmes... & ils nous disent sans cesse : Nous serions volontiers d’accord avec vous ; mais vous n’êtes ici qu’en passant ; dès que vous serez partis, nous serons à la merci des Moines qui ne nous prêchent que du latin, des indulgences & des confréries ; on ne nous lira plus l’Evangile ; nous ne l’entendrons plus expliquer, & on ne nous parlera qu’avec menace... Il est vrai, ajoute M. de Fénelon, qu’il n’y a en ce pays que trois sortes de Prêtres, les Séculiers, les Jésuites, & les Récollets. Les Récollets sont méprisés & haïs sur-tout des Huguenots, dont ils ont été les délateurs & les parties en toute occasion. Les Jésuites de Marennes sont quatre têtes de fer qui ne parlent aux nouveaux Convertis, pour ce monde, que d’amendes & de prisons, &, pour l’autre, que du Diable & de l’enfer. Nous avons eu des peines infinies à empêcher ces bons Pères d’éclater contre notre douceur, parce qu’elle rendoit leur sévérité plus odieuse, & que tout le monde les fuyoit pour courir après nous, avec mille bénédictions. Pour les Curés, ils n’ont aucun talent de parler, & c’est une grande confusion pour l’Eglise catholique ; car les Huguenots étoient accoutumés à avoir des Ministres, qui les consoloient & les exhortoient par des paroles touchantes de l’Ecriture. ». Nous pourrions multiplier les citations pour prouver la passion & l’ignorance de la plupart des Missionnaires, les moyens violens & barbares employés pour faire abandonner aux Protestans la croyance que leurs aïeux avoient établie & maintenue au prix de leur sang. Des scènes si atroces semblent étrangères au règne de Louis XIV ; on se croit transporté dans ces temps de persécutions odieuses, exercées contre les Albigeois & contre les premiers Protestans. Nous renvoyons nos Lecteurs à l’Ouvrage curieux & impartial, intitulé, Eclaircissemens historiques sur les causes de la révocation de l’édit de Nantes, & sur l’état des Protestans en France, & à ce que nous avons dit aux articles du tableau général du Béarn, de Montauban, & du tableau général du Poitou.
Note 4 : A la fin du règne de Louis XIV & au commencernent de celui de Louis XV, les Prélats du royaume avoient une opinion qui a paru depuis fort étrange. Après la révocation de l’édit de Nantes, les Protestans qu’on voulut nommer Nouveaux Convertis, quoiqu’on sût qu’ils ne l’étoient pas, furent, & ont été jusqu’à présent forcés, pour contracter des mariages légitimes, & pour conserver leurs biens à leurs enfans, de se marier dans l’église catholique, & de demander à la mort, l’Extrême-Onction ; on exigea même d’eux d’assister aux offices & de s’approcher du Sacrement de l’Eucharistie. Cette comédie pénible, qu’on les forçoit de jouer, les profanations & les parjures auxquels on les contraignoit, leur répugnoient autant qu’aux bons Catholiques ; L’administration regardoit ce sacrilèges comme utiles à la conversion des Protestans. Le Clergé de France parut en juger de même : prétendoit-on que les profanations scandaleuses des Sacremens de l’Eucharistie, du Mariage, de l’Extrême-Onction, n’étoient point un mal dans cette occasion ?

Administration

La généralité de la Rochelle, qui comprend la Saintonge, le pays d’Aunis, & une petite partie de l’Angoumois, où est située la ville de Cognac, est rédimée de gabelles, & une partie est exempte des Aides ; les travaux des chemins s’y font par corvées.

Les contributions de cette généralité peuvent être estimées à environ neuf millions cent mille livres.

La population étant évaluée à quatre cent soixante-dix-neuf mille sept cents habitans, c’est dix-huit livres dix-neuf sous par tête ; sa surface étant de quatre cent soixante-quatre lieues carrées, c’est mille trente-quatre habitans par lieue carrée.

Caractères

Les Saintongeois sont spirituels, polis, mais peu zélés pour les Lettres, quoique jaloux de réputation. Le voisinage de la Gascogne leur a communiqué un air de suffisance & de présomption, qui déplairoit, s’il n’étoit tempéré par un ton de franchise & d’affabilité. Ceux qui habitent les bords de la mer en Aunis comme en Saintonge, sont laborieux, propres au commerce, à la navigation ; mais ils ont la politesse des marins.

Les Angoumoisins sont actifs, propres au commerce ; leur industrie & la fertilité du pays entretient chez eux un air d’aisance & de cordialité ; les plaisirs de la table ont pour eux, dit-on, beaucoup d’attraits. Ils sont plus intéressés, moins polis que les Saintongeois ; mais aussi ils ont peut-être plus de véritable générosité, tout comme chez eux, on sent un peu l’influence du voisinage de la Gascogne,


[1L’autre partie de l’Angoumois dépend de la généralité de Limoges, & forme l’élection d’Angoulême.

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