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1860 - Répertoire archéologique de la Charente - arrondissement de Cognac

D 4 août 2007     H 01:11     A Pierre     C 0 messages A 6130 LECTURES


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Répertoire archéologique du département de la Charente

L’arrondissement de Cognac en 1860
Le fond de carte indique les subdivisions d’aujourd’hui.

par François Marvaud [1], correspondant du Comité impérial des travaux historiques et des sociétés savantes.

Un inventaire minutieux du patrimoine archéologique des communes de Charente, par François Marvaud, sous le Second Empire.

Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1862 - (rédaction en 1860)

En 1860, le département de la Charente était subdivisé en 5 arrondissements : Angoulême, Barbezieux, Cognac, Confolens et Ruffec.

Arrondissement de Cognac

Il était composé des cantons de Châteauneuf, Cognac, Jarnac, et Segonzac

Renseignements bibliographiques et abréviations.
- C. B. Cabinet de M. Bolle, à Angoulême, remarquable par un grand nombre d’objets antiques trouvés dans le département.
- A. C. Archives charentaises.—Dépôt de la préfecture.
- C. E. C. Cabinet de M. E. Castaigne. — Notice sur le château de La Tranchade, par le même. — Monnaies angoumoisines, publiées dans la Statist. monument, de la Charente.
- C. C. Charles de Chancel. — Notice sur le camp de Vœuil. — Notice sur l’église de Châteauneuf. (V. Bulletin de la Société archéologique de la Charente, année 1845.)
- C. Corlieu. — Recueil en forme d’histoire.
- B. Belleforest ; — Cosmographie -, avec le vray plan ou pourtraict de la ville d’Engolesme.
- G. Gigon. —Mémoire sur le Château d’Angoulême, 1860.— Notice sur Hugues de La Rochefoucauld et sur son tombeau, 1861.
- H. M. Michon. — Statistique monumentale de la Charente ; Paris, 1844.
- C S. Cabinet de M. Sénemaud — Riche collection de médailles gauloises, romaines, françaises, royales et seigneuriales, de sceaux, et de bronzes romains trouvés dans le département.
- M. Marvaud. — Études historiques sur l’Angoumois, 1838. — Géographie historique, archéologique, agricole, etc., du département de la Charente, 1853.
- Z. R. Zadig Rivaud. — Notices sur la restauration des églises de Châteauneuf et de Montmoreau.


CANTON DE COGNAC - CHEF-LIEU : COGNAC
ARS (DE ARCUBUS)
- Ép. romaine. Entre Ars et le village de La Frenade, vestiges de la voie antique de Périgueux à Saintes, appelée le Chemin Boine.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Roch, dont une partie seulement est de la fin du XIIe siècle : portail légèrement ogive ; voûtes à compartiments ogives à peu près détruites ; contreforts formant pilastres jusqu’à la corniche ; cuve baptismale en pierre (XIIIe s.), sculptée sur les quatre faces ; statuettes aux angles. Bas-reliefs représentant : l° un lion tenant deux têtes humaines ; 2° un homme engagé dans les replis d’un serpent ; 3° deux personnages à genoux soutenant une aigle. Le quatrième côté est très mutilé. Hauteur de celte cuve, 0 m. 78 c ; largeur, 1 m. 25 c. (V. le dessin de M. de La Fargue : Statist. monumentale de la Charente, p. 312.)
- Ep. de la renaissance. Une chapelle latérale placée dans l’église (XVIe s.), avec cette inscription à la clef de voûte : REX GLORIE PARCE NICOLAO BREMO QVI HOC OPVS FACERE CVRAVIT ANNO M°V°XXX°VI°. Rétable avec un chapiteau corinthien. — Douves et pont-levis d’un ancien château. Le château actuel, formé de deux corps de bâtiments en équerre, est de la fin du XVe siècle ; peinture de la même époque aux lambris ; armoiries de la famille de Brémond dans une salle du rez-de-chaussée.
BOUTHIERS-SAINT-TROJAN.
- Ép. moyen âge. A Bouthiers, église d’une commanderie du Temple, complètement détruite depuis peu. La voûte en ogive romane portait des fragments de fresques. Portail plein cintre sans ornements. — Église de Saint-Mamert, qui fut l’église de la paroisse sous le vocable de sainte Marie (XIe s.) : plan en carré long voûté ; berceau lisse légèrement ogive ; une voûte du XIIIe siècle au sanctuaire avec huit nervures en boudins ; un arc doubleau retombant sur des piliers carrés sans chapiteaux. Longueur en nef, 15 m. 85 c. ; largeur, 4 m. 90 c. Façade de 6 m., surmontée d’un campanille avec deux fenêtres plein cintre ; portail ogival du XIVe : siècle et fenêtre centrale plein cintre sans archivolte. — A Saint-Trojan, petite église romane sans intérêt ; voûtes abattues. Longueur, 19m ; largeur, 5 m. Portail plein-cintre ; clocher carré à deux étages ; fenêtres ogivées.
- Ep. de la renaissance. A Saint-Trojan, enceinte d’un château où venait souvent Louise de Savoie, mère de François Ier, durant, son séjour à Cognac (V. Mém de Louise de Savoie). Caveau sépulcral d’une des branches de la famille de La Rochefoucauld.
- Ép. moderne. Église paroissiale située à Bouthiers, construction récente : plan en carré long ; façade avec campanille et trois fenêtres, (style du XIII’ s.). Longueur, 22 m. ; largeur, 6m. 50 c.
CHERVES.
- Ép. romaine. Vestiges de la voie antique de Saintes à Limoges, passant près du camp de Sainte-Sévère.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Vivien, du XIIe siècle ou de la fin du XIe : plan en croix latine, mais dont les transepts sont très courts ; trois coupoles en demi-sphère supportées par des piliers carrés : abside circulaire, voûtée en cul-de-four ; nef avec corniche en damier ou étoilée ; grands arcs doubleaux retombant sur trois colonnes groupées ; abside décorée de six colonnes au dehors, d’une corniche en damier à l’intérieur ; modillons de l’entablement représentant des animaux. Clocher posé sur une coupole au-dessous de laquelle est une absidiole ; flèche à assises imbriquées, terminée en cône aigu (XII° s.). Longueur, 23 m. 80c ; largeur, 7 m. 10 c. — Croix à base sculptée, dans le cimetière.
- Ép. de la renaissance. Joli château bâti en 1610, situé à Château-Chesnel : carré long entouré de douves et flanqué de tours carrées ; statue de la Vierge dans une chapelle.
COGNAC.
- Ép. celtique. Dolmen situé à Séchebec, près de Cognac ; table renversée sur ses supports brisés. Longueur, 8m. 05 c ; largeur, 2m. 81 c. ; épaisseur, 0 m. 50 c.
- Ép. romaine. Cognac serait, selon quelques-uns, le Condate ou le Cunaco de la table théodosienne. Près de celte ville, au lieu appelé Châtenet, on trouve un grand nombre de tuiles à rebords, quelques substructions qui ont dû appartenir à une villa, un pavé en béton sur une longueur de 15 m. et sur une. largeur de 6 m. On y a découvert un petit vase en terre fine, haut de 0 m. 15 c, et des médailles de Marc-Aurèle, petit bronze, placés à côté d’un tombeau. — On trouve aussi au village des Moulons, à deux kilomètres de Cognac, une assez grande surface de terrain couverte de débris de tuiles romaines. — Entre les limites des communes de Cherves et de Cognac, vestiges de la voie antique de Saintes à Limoges : pavé formé de gros gravier mêlé à de petils cailloux de 0 m. 20c d’épaisseur environ, et sur cette couche des moellons mis de champ et recouverts de gros gravier. Une borne milliaire existait, il y a quelques années, près du village du Solençon.
- Ép. moyen âge. Cognac conserva jusqu’au XVIIIe siècle une enceinte hexagone de fortes murailles et de fossés profonds, défendue par des tours de distance en distance. On ne voit plus de cette ceinture de remparts que deux tours rondes protégeant une porte et se joignant par une terrasse à mâchicoulis. La tour de Lusignan, voûtée en coupole à petit appareil, a été détruite depuis peu. — Vue de la ville, peinte sur bois, antérieure au XVIIe siècle. — Église paroissiale de Saint-Léger (XIIe et XIVe s.. Il ne reste de l’époque primitive que la façade, la nef, le rez-de-chaussée et les deux premiers étages du clocher. Des voûtes à nervures prismatiques, partagées en deux travées par des arcs doubleaux ogivés, remplacent deux coupoles. Chaque travée a quatre compartiments. Piliers doubles et carrés flanqués de quatre demi-colonnes. Longueur en nef, 31 m. 68 c. ; largeur, 11 m. 08 c. Série d’arcades par trois aux murs collatéraux, de. 1 m. 75 c. en diamètre et de 4 m. 15 c- en hauteur ; corniche au-dessus ornée de modillons à personnages. Façade large de 12 m. 33 c. Au rez-de-chaussée, portail à plusieurs voussures retombant sur des colonnettes séparées par des pieds droits, décorées d’ornements géométriques, de feuillages, de lobes et d’astragales. Sur la principale voussure est un zodiaque avec le symbolisme des mois : Janvier (jeune homme tenant une urne renversée) ; Février (personnage assis devant le feu) ; Mars (un homme taillant des arbres) ; Avril (une femme entourée de feuillage) ; Mai (mutilé) ; Juin ( une tortue et un homme tenant une faucille) ; Juillet (une femme qui lave) ; Août (un homme battant du blé) ; Septembre (un vendangeur) ; Octobre ( un homme abattant du gland) ; Novembre (personnage donnant à manger a un porc) ; Décembre (un homme à table) (V. le dessin de ce portail dans la Stat. monument, de la Charente). A chaque côté du portail, une arcade plein cintre appuyée sur des colonnettes, et bas-reliefs dans le tympan. Au premier étage, trois fenêtres plein cintre ; au second étage, douze petites arcades plein cintre. Verticalement celte jolie façade se divise en trois séries. La jolie rosace qui en occupe le centre est du XIVe siècle. Coupole soutenue par des arcs doubleaux retombant sur quatre piles carrées, décorées chacune de quatre colonnes. Au-dessus s’élève le clocher carré à quatre étages, dont, les deux premiers ont des arcades aveugles plein cintre, et les deux autres des fenêtres en ogive aigu. Le quatrième étage et la galerie à jour découpée en astragales, du milieu de laquelle s’élève une flèche aigüe, sont du XVIIIe siècle. Le reste de l’église se compose des transepts, longs de 29 m. 92 c., larges de 4 m. 75 c. ; du chœur, long de 24 m. 19 c, large de 11 m. 20 c ; de deux bas-côtés parallèles au chœur, longs de 24 m. 19 c, larges de 4 m. 75 c. Voûtes à deux travées construites en 1389. Le bas-côté du sud formait l’église d’un couvent de Bénédictines fondé en 1628. Voûtes à cintre brisé à quatre compartiments ; piliers de trois colonnes engagées. Le bas-côté du nord, voûté de la même manière, a pour piliers le prolongement des arcs doubleaux de forme prismatique (V. Dom Estiennot : Antiquitates Benedictinœ). Toute l’ornementation, style gothique flamboyant, qui se trouve dans le chœur est de l’époque moderne. — On conserve à la mairie une pierre portant cette inscription’ : SPERO LVCEM, provenant d’une maison des Templiers ; un écusson provenant de la Tour de Lusignan, portant dans le champ une main tenant un bâton surmonté d’une étoile, et pour légende : NIHIL INTENTATVM. 
- Ép. de la renaissance. Quelques parties de l’église paroissiale, la rosace de la façade, la croisée (gothique flamboyant) de l’abside. — Château commencé vers l’an 1450 par Jean, comte d’Angoulême, continué par Charles d’Orléans ; quelques parties terminées par François 1er et par Louise de Savoie. On remarque sur la façade quelques portraits sculptés dans des médaillons en relief et la salamandre. Sur une cheminée, l’écusson du comte Jean portant dans le champ l’écu d’Orléans-Angoulême, au lambel à trois pendants d’argent, la pièce du milieu chargée pour brisure d’un croissant d’azur. — Chapelle du château, dite de Louise de Savoie (XVe s) : un rétable en porcelaine ; trois camaïeux représentant saint François ; une Visitation ; un solitaire dans le désert à genoux devant une croix ; sous chaque colonne, un écusson portant les armes de France ; un autre parti d’Orléans-Angoulême et d’argent plein ; douze médaillons représentant les douze apôtres (C B.). Cette belle chapelle a été détruite. — Une maison où François Ier aurait été nourri : sur la porte, une salamandre en fort relief avec la devise du roi, et au-dessus, dans une corniche, cette inscription : NE CITO CREDAS NE MALE DICAS INIMICVM VITA
- Ép. moderne. Église Saint-Jacques, construction récente, style gothique fleuri : plan en croix latine ; abside pentagone à cinq fenêtres d’ogive, romane trilobée. Nef a trois travées de voûtes ogivales ; longueur, 13 m. 60 c ; largeur, 6 m. 40 c. Transepts avec une rosace à quatre feuilles à chaque extrémité ; longueur, 12 m, 40 c ; largeur 6 m. 40, c. Longueur du sanctuaire, 5 m.. 20 c. ; largeur, 7 m. Portail gothique et quatre pignons à crosses végétales.
GIMEUX.
- Ép. romaine. On trouva, il y a quelques années, près du village de Langlade, des sépultures renfermant avec des ossements les débris d’un bouclier ; plusieurs vases en terre ou en verre avec un grand nombre de monnaies d’Adrien et d’Antonin ; à côté, le pavé d’un appartement en béton ; un peu plus-loin, quelques vestiges du pavé de la voie antique de Périgueux à Saintes.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale : plan en carré long ; une coupole centrale ; grands arcs à cintre brisé retombant sur des piliers carrés massifs, fortifiés d’une colonne engagée ; portail à cintre aigu avec archivolte étoilée.
JAVREZAC.
- Ép moyen âge. Église paroissiale de Saint-Pierre. Il ne reste de l’édifice du. XIe siècle qu’un sanctuaire éclairé par une fenêtre centrale faiblement ogivale, très étroite à l’extérieur et très évasée à l’intérieur ; deux colonnes latérales à chapiteaux romans avec des volutes aux angles. Nef de construction récente, à deux travées de voûtes, en cintre brisé avec des membrures diagonales. Longueur, 12 m. ; largeur, 5.m. 75 c ; longueur du sanctuaire, 6m 40c ; largeur, 5 m. 40 c.
LOUZAC.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Étienne : plan en carré long de 19 m, large de 7m. Façade : portail à cintre faiblement ogive ; archivolte étoilée (XIe s.). Une coupole dont les grands arcs retombent sur des pilastres nus est de la même époque. L’abside, autrefois à plusieurs pans, est aujourd’hui circulaire ; elle est de la même époque que la voûte en berceau lisse (XVIe s.).
MERPINS.
- Ép. romaine. On croit que Merpins est la station romaine indiquée sous le nom de Condate dans la carte de Peutinger (V. Walckenaër : Géog. anc. des Gaules).— Camp romain situé à l’extrémité d’un plateau qui domine la Charente et le Né, défendu du côté de la plaine par un rempart de terre joignant les extrémités du plateau dans une longueur de 450 mètres. On y trouve de nombreux débris de tuiles à rebords, des fragments de poterie, des ossements superposés, quelques substructions en grand appareil.
- Ép moyen âge. Large motte féodale et fragments de murs d’enceinte d’un château que la tradition attribue à Charlemagne. Le duc de Berry en chassa les Anglais en 1370. — A trois kilomètres de là se trouvait l’abbaye de la Frenade, fondée en 1148 (V. Gall. Christ.). Église entièrement détruite depuis peu. C’était un carré long, dont les voûtes sont encore indiquées par des colonnes groupées qui recevaient les nervures. Les bâtiments de l’abbaye sont assez bien conservés ; ils forment un carré long, dont les voûtes du rez-de-chaussée sont en plein cintre, ainsi que les fenêtres, qui sont très étroites et qui indiquent le Xlle siècle. — Église paroissiale de Saint-Remy : plan en carré long de 20 m. 20 c, large de 8 m. 40 c ; abside du Xe siècle, avec fenêtres plein cintre sans archivoltes et des colonnettes sans chapiteaux. La nef est à deux travées de voûtes à cintre brisé dont les arcs doubleaux retombent sur des piliers carrés. Celte voûte est du XIIIe siècle ; elle remplaça deux coupoles qui sont indiquées par la saillie des piliers.
MESNAC.
- Ép. romaine. On reconnaît près du chef-lieu la chaussée de la voie romaine indiquée dans la Statistique monumentale de la Charente, qui se dirigeait de Blaye vers Ébéon, en coupant à angle droit, près de Cherves, la voie de Saintes à Limoges.
- Ép. moyen âge. Église du Xlle siècle : plan en carré long avec deux coupoles ; arcs doubleaux ogives ; piliers carrés massifs ; voûtes en lambris ; corniche étoilée à l’intérieur de la nef. Longueur, 22 m. 20 c ; largeur, 6 m. 85 c.
RICHEMONT.
- Ép. moyen âge. Petite église paroissiale de Saint-Pierre, qui conservé tout son caractère roman quoiqu’elle ait été remaniée : plan en croix latine ; nef à deux travées de voûtes en berceau lisse ; arcs doubleaux plein cintre retombant sur des piliers carrés ; arcades latérales plein cintre. Longueur en nef, 8 m. 20 c. ; largeur, 4 m. 80 c. ; longueur des transepts, 12 m. 60 c ; largeur, 1 m. 80 c. Le chœur et l’abside sont éclairés par trois fenêtres plein cintre très étroites au dehors et très évasées en dedans. Longueur, 5 m. ; largeur, 4 m. Portail central à.trois voussures, et au-dessus trois fenêtres plein cintre avec archivolte étoilée. Crypte sous le chœur (XIe s.) ; voûtes en arêtes retombant sur six colonnes en blocage ; chapiteaux feuillages. Longueur, 5 m. 32 c ; largeur, 3 m. 98 c. — Motte féodale : enceinte circulaire marquée par des fragments de murailles fortement cimentés. — Grottes taillées dans le roc, qui ne se fermaient qu’en dedans.
SAINT-ANDRÉ
- Ép. romaine. Plusieurs cercueils en pierre d’un seul bloc, dont un contenait avec des ossements un anneau en cuivre, une agrafe, ornement de.femme, et quelques monnaies romaines.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale : plan en carré long, terminé par une abside circulaire ; voûtes en berceau lisse ; deux piliers carrés ; portail à trois voussures plein cintre ornées de losanges ; archivolte étoilée (XII* s.) ; deux statues de saints de chaque côté de la fenêtre centrale. Longueur de la nef, 12 m. 50 c ; largeur, 6 m. ; longueur du sanctuaire , 8 m. 50 c. Abside reconstruite en 1685, ainsi que les voûtes.
SAINT-BRICE
- Ép. romaine. Voie antique de Saintes à Angoulême, laissant Cognac à l’ouest et rejoignant la voie de Périgueux à Saintes, appelée le Chemin Boine.
- Ép. celtique. Dolmen situé sur une colline appartenant à la zone calcaire, composé de deux pierres horizontales juxtaposées, de 7 m. de longueur sur 3 m. 90 c. de largeur, et de cinq supports hauts de 2 m. 20 c. Longueur de la cella, 4 m. 50 c ; largeur, 3 m. 20 c. On y a trouvé des ossements et des cendres. Le vulgaire appelle ce monument la Pierre de la Vache.
- Ép. moyen âge. Église abbatiale de Châtres (de Castis ou de CastrisJ : plan en croix latine, avec trois coupoles à la nef retombant sur des colonnes engagées dans un pilastre carré ; transepts voûtés en ogive (le transept nord a été détruit) ; abside autrefois circulaire ; sanctuaire en carré long (style ogival). Longueur, 30 m. 75 c ; largeur, 9 m. 10 c. Façade composée d’un rez-de-chaussée ; cinq voussures plein cintre au portail, la plus petite trilobée ; colonnes recevant les voussures ornées de chapiteaux feuillages, carrées à la base ; arcades latérales, même style (XIIe s). Frise feuillagée après le rez-de-chaussée. Au second étage, neuf arcades ogivées. Cette façade est le plus beau modèle qu’ait l’Angoumois dans le style ogival (V. le dessin dans la Statist. monument, de la Charente). L’abbaye de Châtres fut fondée en 1077. L’église est à peine postérieure d’un siècle (Hist. Pontif. et Com. Engolism.). — Tombeaux en pierre trouvés autour de l’église, et, dans quelques-uns, des vases placés de chaque côté de la tête. — Église paroissiale de Sainl-Brice : plan en carré long, mélange de style roman et de style ogival (fin du Xe siècle et partie du XIe). Longueur de la nef, 13 m. ; largeur, 5 m. Sanctuaire long de 5 m. ; coupole octogone, dont les arcs en plein cintre retombent sur quatre piliers carrés et très saillants : diamètre, 6 m. 35 c. Chevet droit percé de trois fenêtres en ogive ; deux fenêtres au sanctuaire , l’une plein cintre, l’autre en ogive, avec trois voussures appuyées sur trois colonnes ; portail plein cintre sans voussures. Clocher carré placé sur la coupole : un seul étage avec deux fenêtres à cinlre brisé sur chaque côté. Caveau sépulcral placé sous le sanctuaire et taillé dans le roc
- Ép. de la renaissance. Château du XIVe siècle, aujourd’hui transformé, mais dans lequel est conservé l’appartement où Henri IV eut une entrevue avec Catherine de Médicis, le 25 septembre 1586, en présence du duc de Nevers et du prince de Condé. Peintures sur bois encadrées au plafond. Dans le cadre du milieu Psyché et l’Amour (M.).
SAINT-LAURENT
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Laurent, entièrement transformée. Elle formait primitivement un carré long. Les parties qui se rapportent au XIe siècle sont : le portail en plein cintre, à trois larges voussures ornées de feuilles de vigne, d’étoiles et d’enroulements feuillages retombant sur des colonnes à chapiteaux romans ; un de ces chapiteaux représente Eve et le serpent ; les murs de la nef, le chœur à deux travées de voûte en berceau lisse avec arcs doubleaux plein cintre retombant sur des piliers carrés cantonnés d’une forte colonne à chapiteaux nus. Un bas-côté du XVe siècle est séparé du chœur par des arcades ogivées appuyées sur de gros pilastres. Voûtes à huit compartiments, dont les nervures rondes se rencontrent à des clefs pendantes ornées d’écussons. Les voûtes de la nef sont de 1789. Longueur de la nef et du sanctuaire, 26m. 50 c ; largeur, 9 m. 10c ; longueur du bas-côté, 18 m. 90 c ; largeur, 4 m. 20 c. — Deux calices en argent trouvés dans la terre. L’un est entièrement brisé ; l’autre a 0 m. 18 c. de hauteur. La coupe a 0 m. 09 de diamètre à sa partie la plus évasée ; le pied, formé par une courbe festonnée en demi-cercles, a extérieurement 0 m. 13 c. de diamètre. Il est ornementé de six têtes rondes, sur lesquelles est gravée en creux une fleur simple sans incrustation d’émail (XIIIe s.).
SAINT-MARTIN-CHATEAUBERNARD
- Ép. celtique. Fragments d’un dolmen situé près de La Combe. La table horizontale est longue de 4 m., large de 3 m. 27 c.
- Ép. romaine. Tracé de la voie antique de Blaye à Ébéon.
- Ép. moyen âge. A Saint-Martin, petite église romane sur un plan en carré long de 25 m. et large de 6 m. 50 c. (XIIe s.) : voûte ogivée, remplacée aujourd’hui par une voûte en berceau et en torchis ; deux piliers carrés recevant l’arc doubleau à cintre brisé qui séparait la nef du chœur ; chapiteaux à une feuille d’acanthe et à deux figures aux angles, travail de l’enfance du l’art. Façade large de 10 m. de développement, avec un portail plein cintre de trois voussures retombant sur trois colonnes cylindriques posées sur des socles arrondis ; à droite et à gauche, deux niches en arcades d’ogive romane. Campanille au-dessus d’un pignon triangulaire percé de deux fenêtres plein cinlre sans ornements. — A Châteaubernard, église d’une ancienne commanderie des Templiers : deux travées de voûtes en cintre brisé, séparées par un arc doubleau aussi à cintre brisé appuyé sur des demi-colonnes ; chapiteaux avec volutes aux angles ; trois fenêtres plein cintre placées en triangle dans l’abside ; une porte latérale plein cintre avec archivolte à dents de scie. Longueur, 16 m. 76 c ; largeur, 5 m. 90 c. A la même église, portail latéral avec pignon ; chapelle du XVIe siècle, voûtée en ogive avec des arêtes prismatiques. Longueur, 3 m. 72 c ; largeur, 3 m. 38 c. Inscription en caractères gothiques énonçant les signes de l’Apocalypse et portant le millésime 1551.
SAINT-SULPICE.
- Ép. romaine. Quelques vestiges d’une voie antique qui venait rejoindre celle de Saintes à Limoges.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Remy, à trois nefs sans voûtes (XIe s.) ; piliers carrés avec une colonne engagée. Longueur, 21 m. 51 c ; largeur des trois nefs, 9 m. 30 c. Deux, absidioles aux transepts ; chapiteaux nus et d’autres décorés d’anneaux (roman secondaire, XIe s.).


CANTON DE CHATEAUNEUF (Chef-lieu : CHATEAUNEUF.)
BONNEUIL
- Ép.celtique. Idole gauloise en terre rouge ; une autre en terre noire, trouvées dans un tombeau, à Flaville (C. B.) :
- Ép. romaine. On trouve des vestiges de plusieurs villas dans cette-contrée, appelée autrefois Campania, et aujourd’hui Champagne de Cognac. Nombreux débris de tuiles à rebords ; petite lampe antique en terre avec le monogramme A ; une tête de Faustine en bronze (C. E. C).
- Ép. moyen âge : Église paroissiale de Saint-Pierre (XIIeet XIIIe s.) : plan en croix latine avec une coupole ; voûtés d’ogive romane au sanctuaire et à la nef ; piliers carrés. Longueur totale, 22 m. 10 c ; largeur, 6 m. 25 c ; longueur des transepts, 11 m. 60 c ; largeur, 4 m. 50 c. Façade, vrai type des monuments romano-ogivés du XIIIe siècle ; portail plein cintre à cinq voussures ; corniche ornée de modillons romans au-dessus des deux arcades latérales. ;
- Ép. de la renaissance. Château du Breuil de Bonneuil : pignons élancés, ornés de crosses végétales ; gracieux bas-reliefs. Une inscription donne le nom de l’artiste (Philippe ou Christophe), avec le millésime 1500. — A Luchet, un joli petit château dans le même style et peut-être du même architecte.
BOUTEVILLE (BOTAVILLA)
- Ép. romaine. Vestiges de la voie romaine de Périgueux à Saintes, appelée le Chemin Boine.
- Èp. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Paul ; elle dépendait d’un prieuré fondé vers 1058 par la femme de Geoffroi Taillefer, comte d’Angoulême (Hist. Pontif. et Com. Engolism.). Nef avec deux bas-côtés. Longueur, 32 m. ; largeur, 14 m. Au XIIIe siècle, un sanctuaire carré remplaça l’abside circulaire. Voûtes en berceau lisse en petit appareil ; piliers carrés ; aux angles, contreforts très saillants terminés en tailloirs ; coupole primitive. Sur le mur du nord de l’abside, on lit l’inscription tumulaire qui suit : ANNO DOMINI MILLESIMO QVINQVAGESIMO OCTAVO F IOANNES .IACET REQVIESCAT IN PACE AMEN. Sur la façade de la nef est placée une pierre portant l’inscription funèbre de Péronelle, comtesse d’Angoulême : HIC IACET ANCILLA CHRISTI DOMINI PETRONILLA (V. pour cette inscription les manuscrits de D. Fonteneau, à la bibliothèque de Poitiers).
- Ép. de la renaissance. Sur une vaste plate-forme, entourée de douves, position occupée autrefois par un château féodal, existe aujourd’hui la ruine majestueuse d’un château du XVIIe siècle, qui aurait été bâti par la famille de Montmorency. Façade flanquée de deux grosses tours rondes, dont l’une renferme une chapelle ; des créneaux, comme ornement, surmontent les toits. Cheminée décorée de belles sculptures en relief ; deux cariatides, l’une représentant la tête d’un vieillard en barbe, l’autre la figure d’une jeune femme sortant d’une gaine et formant pilastre. Au centre de la cheminée est l’archange Saint-Michel terrassant le Dragon ; écu effacé, entouré du cordon de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Sous la chapelle est un caveau où fut déposé le corps de François de Montmorency-Bouteville, vice-amiral, décapité en 1627 (Dessin de ce château dans Claude Chatillon, et lithographie récente reproduisant le dessin de M. Z. Rivaud)
CHATEAUNEUF.
- Ép. moyen âge. Cette localité, nommée Bardeville jusqu’en 1081, ne prit le nom actuel qu’après la conslruction d’un nouveau château à la place d’un autre détruit parmi incendie. Ce dernier, de la fin du XII* siècle, fut enlevé aux Anglais en 1386 (M.) ; il a élé depuis complélement détruit. Des fouilles récentes y ont fait découvrir des traces d’incendie, du blé en partie brûlé, la base d’une tour et des caveaux voûtés. On y reconnaît encore l’abside d’une chapelle romane. — Église paroissiale de Saint-Pierre-ès-liens, de la fin du Xlle siècle : pian en croix latine. Longueur, 46 m. 80 c ; largeur, 16 m. 70 c ; longueur des transepts, 29 m. 07 c. La façade, la nef et le transept méridional sont du XIIe siècle. Façade remarquable par son ornementation. Au rez-de-chaussée, trois arcades plein cintre ; portail central, dont une voussure porte un modillon représentant l’Agneau entouré de deux anges ; dans une autre voussure sont des lions et des personnages en fort relief, avec des enroulements de feuillages ; à une troisième, des colombes se becquetant et un Satan dévorant une âme ; modillon représentant un personnage assis tenant une cruche. Étage au-dessus du portail, divisé en arcades plein cintre. L’arcade de gauche est occupée par une statue équestre et par une statue de femme en bas-relief ; un homme est renversé sous les pieds d’un cheval, et, en face, appliquée au pilier de l’arcade, est une femme aux cheveux tombant en longues tresses de chaque côté de la poitrine, vêtue d’une longue robe et d’un manteau tombant à plis derrière elle. La statue équestre serait peut-être celle de Hugues de Lusignan ; la statue de femme, celle d’Isabelle Taillefer, comtesse d’Angoulême. Le vulgaire croit que la statue équestre est celle de Charlemagne, qui aurait fondé l’église (H. M.). Une inscription très fruste placée sur le mur donnerait le nom du fondateur : I ... EDI … . oci … IV.... QVI.... V... APPROBATVM (?) … OPERE GRATVM.... DE DEVS... E... FVLDOREV....SIT... HIC REQVIESCIT. Fenêtre simulée dans l’arcade de droite avec deux statues de saints très mutilées. Deux bas-côtés dans la nef ; voûtes d’arêtes, refaites au XVIe siècle, retombant sur des piliers ronds et sur d’autres carrés ; chapiteaux feuillages aux colonnes, et quelques inscriptions tumulaires sur les piliers. Tout le reste appartient au style ogival. Sanctuaire carré et transept du nord (XVe s.). Dans la chapelle de droite est une tête humaine sortant d’une coquille d’escargot, comme au château d’Angoulême (Z. R. : Notice sur la restauration de cette église : Bull, de la Société arch. et hist. de la Charente, année 1850 ; C. C. : Châteauneuf et son église (ibid.J, année 1845, p. 138). — Chapelle du XVe siècle, située dans l’intérieur de la ville.
GRAVES.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale : nef romane et abside circulaire ; plan en carré, long de 19 m. 75 c, large de 6 m. 30 c. ; modillons symboliques du XIIe siècle ; voûte en berceau ; fragments de piliers formés de deux colonnes engagées.
MALAVILLE
- Ép.dela renaissance. Église paroissiale de Saint-Saturnin, .des premières années du XVIe siècle : carré, long de 31 m., large de 6 m. 75 c. (style ogival) ; sanctuaire à voûte ogivée à huit nervures, éclairé par une fenêtre à deux meneaux ; en dehors, une archivolte appuyée sur un aigle. Inscription latine donnant la date de la construction (1511) ; une autre, celle de la reconstruction de la façade et des voûtes (1611). A l’intérieur, une crédence à niche trilobée avec deux chapiteaux, l’un représentant un chasseur armé d’une arbalète et un chien poursuivant un cerf, l’autre un homme portant une épée et saisissant un animal. Ces chapiteaux, ainsi que les murs de la nef, ont pu appartenir à une église plus ancienne.
TOUZAC
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Laurent : plan en carré long. Une coupole sous le clocher, appuyée sur des arcs ogives et des piliers carrés ; portail roman à chapiteaux nus, et, au-dessus, cinq arcades plein cintre en galerie ; voûtes détruites. Longueur, 25 m 50 c ; largeur, 6 m. 30 c. dans la nef et 5 m. 60 c. dans le sanctuaire. Cette église, mentionnée dès le XIe siècle, n’a pas subi d’altération depuis cette époque (Hist. Pontif. et Corn. Engolism. ).
VIBRAC
- Ép. de la renaissance. Église bâtie en 1594. Longueur, 24 m. ; largeur, 5 m. 35 c. Voûtes ogivales divisées par des membrures ogivées, dont une porte à la clef ces lettres entrelacées D. H. M. G. S. I.


CANTON DE JARNAC. (Chef-lieu : JARNAC.)
BASSAC
- Ép. moyen âge. Église abbatiale de Saint-Nicolas : plan en carré long, éclairé seulement à l’orient. Les parties qui peuvent appartenir au XIe siècle sont deux pilastres carrés à l’entrée de la nef et quelques fragments des murs du nord. Voûtes à quatre travées, divisées par huit nervures s’appuyant sur des colonnes groupées. Les deux travées de l’ouest sont du XVIIe siècle ; l’une porte à la clef le millésime 1688. Fenêtres plein cintre ; chapiteaux richement feuillages ; trois arcades plein cintre au rez-de-chaussée de la façade ; cinq à l’étage supérieur, qui est couronné de meurtrières du XVe siècle. Développement de la façade : 14 m. 27 c. en hauteur ; 16 in. 20 c. en largeur. Très beau clocher de 24 m. d’élévation avec une flèche aiguë à écailles imbriquées ; il forme quatre étages en retrait. Coupole élevée de 12 m. sur quatre piles non adhérentes aux murs. Longueur totale de l’édifice, 46 m. ; largeur, 10m. 45 c. Dans le chœur, magnifiques boiseries du XVIIe siècle ; un pupitre haut de 2 m. 38 c, portant un aigle haut de 1 m. 70 c. sur 1 m. en largeur et tenant un serpent dans ses serres ; un rétable d’autel d’ordre corinthien, de 1730, orné de quatre colonnes en marbre rouge et de quatre autres en marbre veiné jaune. On lit sur la troisième voussure du portail cette inscription, gravée en creux : LE PEUPLE FRANÇOIS RECONNOIT L’IMMORTALITE DE L’AME. Cloîtres à voûtes ogivales de l’abbaye, fondée en 1009. Quelques vestiges des fossés de l’enceinte abbatiale.
- Ep de la renaissance. Épée en fer d’un seul morceau, trouvée dans la Charente, près de Bassac, qui aurait appartenu à un des chefs présents à la bataille de Jarnac (1569). — Près du bourg existait une immense redoute, élevée pour recevoir l’artillerie de l’armée du duc d’Anjou. — Entre Triac et Bassac est un petit monument commémoratif de la bataille de Jarnac, placé sur le lieu où fut tué le prince de Condé.
JARNAC
- Ep. romaine. Au nord de Jarnac et à deux kilomètres de la ville, vestiges d’une voie antique appelée Chemin des Anglais, partant d’Angoulême et venant rejoindre près de Cognac la voie romaine de Périgueux à Saintes. — Aux Grands-Maisons, fragments de tuiles à rebords et de poterie antique ; médailles du règne d’Auguste.
- Ép. moyen âge. Enceinte murale formant un polygone irrégulier flanqué de tours aux angles avec des meurtrières ; épaisseur des murs, 1 m. 60 c. — Église paroissiale de Saint-Pierre, souvent remaniée : plan en carré, long de 48 m. 50 c, large de 10 m. 50 c. Crypte, mélange de style roman et de style ogival, sur un plan équilatéral ; largeur, 10 m. Au centre, pilier en croix grecque, formé de huit colonnes dont, les chapiteaux reçoivent les nervures ; quatre travées de voûtes à huit nervures ; à chaque angle, une colonne posée sur un pilastre, excepté à l’angle nord-est, où un ange nimbé remplace la colonne. — Château des seigneurs de Jarnac, aujourd’hui complètement détruit. Claude Châtillon en a donné le dessin.
- Ép. de la renaissance. Belle table de marbre sur laquelle fut déposé le corps du prince de Condé, tué à la bataille de Jarnac.
MÉRIGNAC
- Ép. moyen âge. A l’ouest du chef-lieu on reconnaît quelques vestiges du retranchement ou du large et profond fossé pratiqué par les premiers comtes d’Angoulême contre l’invasion des Normands. — Église paroissiale de Saint-Pierre-ès-liens, sur un plan en forme de croix latine. Longueur de la nef, 28 m. 90 c ; largeur, 6 m. ; longueur des transepts, 15 m. 47 c Les deux côtés du transept sont inégaux ; l’un a 6 m. 73 c. en dehors du plan de la nef, et l’autre 2 m. 74 c. L’abside a un diamètre de 7 m. 47 c. Murs romans ; voûtes ogivées à nervures, construites au XVIIIe siècle ; traces d’incendie à la partie romane ; portail décoré d’ornements géométriques ; colonnes à anneaux aux fenêtres plein cintre.
SAINTE-SÉVÈRE
- Ép. celtique. Tumulus de forme conique, bien conservé, appelé le Fort de l’Abattu.
- Ép. romaine. Camp romain formé de deux enceintes. La première est un polygone à sept côtés principaux donnant 924 m. de périmètre ; remparts de terre rapportée de 18 à 22 m. de diamètre, hauts de 7 m. La seconde enceinte est un quadrilatère, entouré de fossés, mesurant au nord 86 m., au sud 72 m., à l’est 110 m. et à l’ouest 96 m. On pénétrait clans la grande enceinte par une porte située au nord, et dont l’emplacement est indiqué dans le pays par le nom de Porte rouge (M.). — A côté du camp on trouve des vestiges très apparents de la voie romaine de Saintes à Limoges.
SIGOGNE
- Ép. celtique. Vestiges d’une bourgade celtique, au lieu appelé le Temple. On y a trouvé, dans un ancien cimetière, des bracelets en fer, un bracelet en or et des anneaux en fer. — Tumulus situé entre Sigogne et Jarnac, nommé la Motte à Peljeau ; largeur, 10 m. à la base ; hauteur, 7 m.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Martin, mélange de plein cintre et d’ogive : plan en carré long ; nef à deux travées de voûtes en berceau plein cintre lisse. Longueur, 22 m. 40 c ; largeur, 6 m. 40 c. Chœur à deux travées de voûtes avec nervures prismatiques retombant sur des piliers de colonnes engagées ; quatre fenêtres plein cintre comme celles de la nef, très étroites au dehors et très évasées au dedans. Longueur, 10 m. 50 c ; largeur, 6 m. 30 c. Arcs doubleaux légèrement ogives. Portail roman primitif avec quatre voussures retombant sur des colonnettes dont les chapiteaux portent en fort relief des animaux ou des enroulements de feuillage ; archivolte retombant sur des modillons d’un travail grossier, et corniche du fronton soutenue par des modillons non sculptés. Clocher carré portant au premier étage quatre arcatures ogivées à chaque face, et, au second étage, trois fenêtres en cintre brisé avec chapiteaux à figurines.


CANTON DE SEGONZAC. (Chef-lieu : SEGONZAC.)
AMBLEVILLE
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Eutrope (XIe s.) : plan en carré long, terminé par une abside. Longueur, 27 m. ; largeur, 6 m. Coupole octogone portée sur des piliers carrés ; nef à trois travées à cintre brisé coupées par des arêtes diagonales ; façade romane décorée de trois arcades plein cintre retombant sur des chapiteaux du môme style ; portail à une seule voussure arrondie, surmontée d’une archivolte étoilée ; abside reconstruite au XIVe siècle. Inscriptions tumulaires sur les murs de la nef. Cloche de 1639, portant, le nom du seigneur d’Ambleville. — Vases en terre trouvés clans des tombeaux. — Restes d’un château qui appartint au chevalier de Saint-Preuil, décapité à Amiens en 1641. L’enceinte, à côtés irréguliers, est protégée par d’épaisses murailles et par des douves larges de 10 m. et profondes de 19 m. 85 c.
ANGEAC-CHAMPAGNE
- Ép. romaine. Quelques vestiges de la voie antique de Saintes (Mediolanum Xantonum) à Coutras (Corterate).
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Louis, en partie reconstruite en 1534, comme l’indique une inscription placée sur un rétable d’ordre corinthien : plan en croix latine, terminé par une abside droite. La nef, décorée d’arcades latérales plein cintre surbaissé, est du XIe siècle. Longueur, 12 m. 70 c ; largeur, 5 m. 70 c. Les voûtes de trois travées sont détruites. Longueur des transepts, 14 m. 90 c ; largeur, 5i m. 30 c. Sanctuaire équilatéral de 7 m., dont la voûte, ainsi que celles des transepts, est à cintre brisée à quatre compartiments retombant sur des culs-de-lampe ; les voûtes du sanctuaire s’appuient sur trois colonnes groupées à chapiteaux romans. Une chapelle du XVIe siècle. Contreforts très saillants en grand appareil.
BOURG-CHARENTE
- Ép. romaine. Un vase funéraire en terre rouge, un autre en terre grise ; deux petits anneaux en.verre bleu, ornements de femme trouvés dans un tombeau, avec un médaillon rond en or ciselé (C. B.) — Vestiges de villas et fragments de mosaïques de pavé en béton.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Étienne, classée comme monument historique (XIIe s.) ; elle n’a reçu aucune restauration. Plan en forme de croix latine. Longueur de la nef, 15 m. 30 c ; largeur, 6 m. 80 c. Trois coupoles appuyées sur de grands arcs cloubleaux légèrement ogives ; piliers carrés et deux demi-colonnes au milieu. Longueur du transept, 20 m. 15 c ; largeur, 3 m. 10 c. Absidioles à l’est ; sanctuaire voûté en cul-de-four, long de 6 m. 60 c. ; façade à trois étages surmontés d’un fronton triangulaire ; portail à quatre voussures retombant sur des colonnes à chapiteaux romans ; deux arcades latérales aveugles avec archivoltes étoilées. Au second étage, une fenêtre centrale et sept petites arcades plein cintre séparées par des entrecolonnements. Au troisième étage, six arcades plein cintre s’appuyant chacune sur trois colonnettes groupées. Abside circulaire partagée en six séries par des colonnes qui s’élèvent jusqu’à la corniche, qui est ornée de modillons. Chaque série se compose de deux étages ; au premier est une grande arcade à deux voussures ; trois arcades retombant sur des colonnettes servent d’ornementation à chaque série du second étage. Cette partie de l’édifice pourrait appartenir au Xe siècle. Toute l’ornementation se trouve en dehors. — Château féodal du XIIe siècle, détruit au XVe. Il n’en reste que les soubassements d’une terrasse et des douves larges et profondes, taillées dans le roc (M.).
CRITEUIL-LA-MADELEINE
- Ép. moyen âge, Église paroissiale de Saint-Jean : plan en croix latine, style roman fleuri (XIIe s.) ; une coupole centrale dont les grands arcs ogives s’appuient sur des piliers carrés ; quelques chapiteaux d’un travail barbare ; voûtes modernes ; façade ornée de sept arcades en plein cintre ; portail à plusieurs voussures et archivolte étoilée légèrement ogivée ; sanctuaire, voûtes et bas-côtés du XVe siècle. Longueur de la nef, 15 m. 75 c. ; largeur, 6 m. 80 c.
GENSAC
- Ép. romaine. Voie romaine de Périgueux à Saintes, appelée aujourd’hui Chemin Boine. Entre L’Éclopart et La Frenade, à peu de distance du Parveau, existe une borne milliaire que les gens du pays appellent la Grande Boueno, haute de 1 m. 15 c, large de 0 m. 50 c. On a cru reconnaître ce reste d’une inscription : TOD ... CI. D’autres ont lu : T.... IT... M. (Statist. monum. de la Charente, p. 163 ; Bourignon : Antiq. de Saintes).
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Martin, du XIIe et du XIIIe s : plan en carré long ; nef romane. Longueur, 32 m. 50 c ; largeur, 6 m. 30 c. Quatre coupoles séparées par de grands arcs doubleaux ogives retombant sur des piliers carrés et sur une colonne à demi engagée (XIIe s.). Galerie conduisant d’une coupole à l’autre ; bancs en pierre, appliqués aux murs latéraux. Sanctuaire ogival (XIIIe s.) à deux travées de voûtes à nervures, long de 15 m., large de 10 m., éclairé par trois fenêtres en ogive trilobée. Façade romane : au rez-de-chaussée, un portail à trois voussures, une frise sculptée d’animaux ; personnages clans des enroulements de feuillage ; deux arcades latérales plein cinire avec archivoltes étoilées ; au premier étage, cinq arcades aveugles plein cintre avec entrecolonnement et archivolte étoilée ; au second étage, six arcades ; frise reposant sur des modillons à figures ; un tympan triangulaire portant au milieu une croix en relief dont chaque bras forme une seconde croix. A chaque côté du sommet, un clocheton à cône imbriqué porté sur sept petites colonnes. Les coupoles furent restaurées en 1724, 1738 , 1739 et 1740. Le clocher a été reconstruit en 1844 par M..P. Abadie. Il se compose d’une tour carrée, placée sur la coupole du sanctuaire, et d’une flèche octogone à toit aigu imbriqué, avec des clochetons aux quatre angles (style roman fleuri du XIIIe S.).
- Ép. de là renaissance. Petit logis de L’Éclopart, où séjourna le duc de La Rochefoucauld durant le siège de Cognac par l’armée de la Fronde (1651).
GENTÉ
- Ép. romaine. Vestiges de la voie antique de Périgueux à Saintes.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Médard, en croix latine, remaniée à différentes époques, commençant par trois nefs, se rétrécissant en coupole et se terminant par un sanctuaire ogival long de 13 mètres, large de 8 ; voûtes de quatre compartiments. Les nefs n’ont pas de voûtes. Façade large, de 19 m. 75 c. Au rez-de-chaussée (style roman du XIe s.), portail en plein cintre avec une archivolte à rosaces retombant sur trois piliers droits dont les chapiteaux furent brisés en 1793 ; deux arcades latérales aveugles en cintre ogive, appuyées à des contreforts en tailloirs qui s’élèvent jusqu’au premier étage. Au-dessus du portail est une corniche décorée d’animaux, tels que le lion, le scorpion et une sirène. Cette façade fut élargie au XIIIe siècle par la construction de deux nouvelles nefs (style ogival) On voit dans cette partie une porte en ogive romane à quatre voussures et une autre, en ogive trilobée. Au premier étage, une fenêtre centrale plein cintre avec archivolte nue ; au deuxième (XIIIe s.), deux fenêtres d’ogive romane ; au troisième, terminé en pignon, une fenêtre romane aussi ogivée. Ces deux étages, primitivement à la hauteur des voûtes, sont aujourd’hui plus élevés que la toiture ; Au transept nord, fenêtre à ogive trilobée ; à l’abside, trois fenêtres plein cintre sans ornements, et, au-dessus, un oculus. Clocher carré, placé sur la coupole centrale, composé d’un seul étage dont chaque face a deux fenêtres d’ogive romane séparées par trois colonnes engagées. La longueur totale de l’église est, en dehors, de 56 m. 85 c. Crypte sous le transept nord, voûtée en ogive , formant un carré de 7 m. sur 5.
JUILLAC-LE-COQ
- Ëp. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Martin, partie du XIe siècle et partie du XIIe : plan en croix latine ; trois nefs séparées par deux rangs de piliers carrés portant sur deux faces des demi-colonnes. Quatre de ces piliers ont pour ornement des sculptures d’un travail barbare. Rien n’annonce que la nef et les bas-côtés aient été primitivement voûtés. Les voûtes actuelles, en berceau uni, sont modernes. Une coupole placée au centre, entre le chœur et la nef, est octogone à sa base ; son diamètre est de 5 m. 80. c ; arcs doubleaux plein cintre doublés d’un cintre brisé. Longueur de la nef, 23 m. 20 c ; largeur, 11 m. 20 c. Sanctuaire, long de 9 m. 50 c., large de 8 m. 30 c. Les voûtes des transepts et celles des nefs sont de 1595. Joli clocher carré couvert à plat. Au premier étage, trois arcades aveugles plein cintre sur chaque face. Au deuxième et au troisième, deux fenêtres plein cintre ; colonnes à trois étages placées aux angles. Façade en partie romane. Sur le tympan de la porte est cette inscription : TEMPLE DE LA RAISON. Des remaniements successifs ont changé la construction primitive de l’édifice, mentionné dès l’an 1145 (Hist. Pontif. Et Com. Engolism.). Une tradition l’attribue aux Anglais, ce qui pourrait être vrai pour quelques remaniements de la façade et pour les transepts. On trouve à quelque distance plusieurs tombeaux en pierre d’un seul bloc.
Ep. de la renaissance. Un joli portail plein cintre surmonté de mâchicoulis en quadrilatères, et, à côté, une échauguette encorbellée ont appartenu aux religieux qui desservaient l’église.
LINIÈRES
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Notre-Dame, souvent remaniée : plan en carré long ; sanctuaire avec une voûte en cul-de-four ; le reste des voûtes est en plâtre. Façade gothique, refaite en partie avec les débris d’une autre église, parmi lesquels on remarque des bas-reliefs romans du XIIe siècle. Au centre de la façade est une rose sans meneaux surmontée d’une archivolte étoilée. Longueur, 35 m. 10 c ; largeur, 7 m. 25 c — A Sonneville, ancienne église paroissiale : plan en carré long ; coupole centrale ; abside démolie ; portail plein cintre avec deux arcades latérales et archivoltes étoilées. Longueur, 25 m. 20 c ; largeur, 6 m.
SAINT-FORT
- Ép. celtique. Dolmen, le plus grand de tous ceux que possède l’Angoumois, situé à mi-côte , au-dessus du chef-lieu. Table horizontale en granit rose à gros grain, de forme irrégulière, longue de 10 m. 45 c, large d’environ 6 m. 40 c, épaisse de 1 m. en moyenne, portée sur huit supports en calcaire coquillier paraissant avoir été taillés. Le plus large a 2 m. 25. c. et 3 m. en hauteur au-dessus du sol ; deux sont en partie brisés. Ils appartiennent à la zone calcaire de la contrée, tandis que la.pierre horizontale est d’une nature inconnue clans les environs. L’entrée de la cella est à l’est. On y a trouvé des cendres, du charbon et de petites pierres cubiques qui auraient servi à un pavé.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Fortuné, en carré long et en petit appareil : portail roman plein cintre avec quatre voussures retombant- sur des colonnes cylindriques ; au-dessus, fenêtre ogivale avec archivolte nue en simple trait ; au-dessus de la corniche, fronton triangulaire avec une fenêtre plein cintre ; trois fenêtres de même surbaissées, an collatéral du sud (XIe ou XIIe s.) ; quatre travées de voûtes, et, à chacune , quatre pendentifs fleuronnés recevant des voussures prismatiques (XVIe s.) ; sanctuaire gothique plus élevé que la nef, formant un carré de 3 m. 50 c., avec des colonnettes groupées aux angles (XVI* s.) ; clocher carré, à un seul étage, avec une fenêtre plein cintre sur chaque face, et, au rez-de-chaussée, une fenêtre géminée aussi plein cintre (XIe s.) ; abside refaite au XVIe siècle. Longueur totale, 28 m. 15 c ; largeur en nef, 6 m.
SAINT-MÊME
- Ép. celtique. Dolmen situé à deux kilomètres du bourg : carré long formé par huit supports de 1 m. 60 c. de hauteur, et d’une pierre horizontale longue de 5 m., large de trois. La cella a pour pavé une pierre d’un seul bloc dont la moitié est creusée en bassin formant un carré long à côtés réguliers ; l’autre offre une surface unie. Sous celte pierre existe une cavité où aboutissent trois conduits.creusés dans le tuf. Ce monument est orienté de l’est à l’ouest ; l’entrée était au nord. — Sur le versant des collines voisines on trouve de vastes souterrains qui furent habités à une époque inconnue, et qui furent peut-être des lieux de refuge dans les invasions.
- Ép. romaine. A quelques mètres du dolmen se trouvent des vestiges très apparents de la voie romaine de Périgueux à Saintes ; on en reconnaît très facilement le pavé sur la commune de Mainxe, voisine de celle de Saint-Même.
- Ép- moyen âge. Église paroissiale de Saint-Maxime, en croix latine : coupole centrale portée sur des arcs doubleaux ogives .retombant sur des piliers carrés ; abside richement décorée d’arcatures plein cintre et de colonnettes engagées ; voûtes et clocher du XVIIe siècle. A la clef d’une voûte plus ancienne est l’écusson de Culan, illustre famille du pays. Longueur, 43 m. ; largeur, 6 m. 50 c. Sous une chapelle latérale, aujourd’hui en ruines, est une crypte avec voûte ogivée à huit nervures.— Restes d’un château de l’époque féodale : caves voûtées en plein cintre ; larges cheminées.
- Ép. de la renaissance. Château d’Anqueville, presque entièrement transformé ou démoli : vastes caves voûtées ; murailles couronnées de mâchicoulis. — Château de Bois-Charente , du XVI* siècle : tour hexagone avec un encorbellement et des mâchicoulis.
SALLES
- Ép. romaine. Trois camps antiques, ainsi désignés : 1° le Cot Régnier, carré long de 122 mètres sur 42 ; 2° le Chiron de Miot, carré long de 90 m. sur 46 , dont l’enceinte est facile à reconnaître ; 3° le Terrier du Cot, formé d’un massif de terre, haut de 2 m. 50 c., long d’environ 99 m. ; enceinte formée de pierres verticales posées par couches. Au centre devait se trouver un exploratorium qu’indique encore un mur circulaire à grand appareil. Ces camps sont peu éloignés de la voie romaine de Périgueux à Saintes, et de celle d’Ébéon à Blaye.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Maurice, du XIVe ou de la première moitié du XV* siècle (style gothique flamboyant) : plan en carré long, comprenant un nartex équilatéral de 4 m. 30 c, une nef longue de 35 m. 70 c. et large de 8 m. ; voûtes ogivales à cinq travées retombant sur des faisceaux de colonnettes, d’où partaient des voussures prismatiques. Ces voûtes furent détruites dans les guerres de religion et remplacées en 1664 par une voûte en berceau. Au collatéral du sud, une arcade engagée dans le mur, trilobée en ogive avec deux voussures ogivales, et, de chaque côté, des pignons à crosses végétales. Le nartex, le portail et les murs de la nef sont de l’époque de la première construction. Sept contreforts à tailloirs à l’extérieur, de chaque collatéral et en saillie de 0 m. 75 c. Clocher carré, d’un seul étage, avec .une fenêtre ogivale à chaque face. Un bénitier du XIVe siècle en forme de demi-sphère, orné de feuilles de laurier en relief.
SEGONZAC
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Pierre, dont il ne reste qu’une partie formant une seule nef, longue de 38 m. 50c, large de 22 m. 40 c. Façade nue jusqu’à son sommet, où se trouvent six arcades plein cintre retombant sur des colonnettes groupées ; 24 m. en largeur. Clocher du XIIe siècle, placé sur quatre piles carrées supportant une coupole et composé de deux étages en retrait, ornés de fenêtres ogivées à entrecolonnements ; flèche conique en retrait en forme de pomme de pin. Toutes les autres restaurations appartiennent au style ogival du XVIe siècle. Ëcusson des Valois-Orléaris, comtes d’Angoulême, à urie clef de voûte du sanctuaire.
VERRIÈRES
- Ép. Moyen âge. Église paroissiale de Saint-Palais, du Xlle siècle, dont il ne reste qu’une coupole et une partie de mur en petit appareil, qui forme aujourd’hui un bas-côté ; tout le reste est du style flamboyant. Longueur, 38 m.50 c ; largeur de la nef et du bas-côté, 22 m. 40 c. Quatre travées de voûtes à plusieurs nervures réunies à des clefs pendantes (XIVe s.). La première forme une coupole ; la seconde a huit nervures réunies à une clef sur laquelle on lit : EX PATRIS TVMVLO NATO RECTORE RESVRGO ; la troisième a cinq clefs pendantes ; la quatrième, qui couvre le sanctuaire, en a neuf. Sur une des clefs est ce monogramme I. R. I., et sur une autre, M. La partie romane conserve de très jolis chapiteaux. Une fenêtre du sanctuaire à deux-arceaux est ornée de compartiments en style flamboyant d’un travail très soigné. Portail refait en 1668. Très beau rétable d’ordre corinthien, orné d’arabesques, de l’an 1628.

[1Ce travail a valu à son auteur une mention très honorable et une médaille d’argent à la distribution solennelle des récompenses accordées, le 25 novembre 1861, aux sociétés savantes, à la suite du concours de 1860

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