Vous êtes ici : Accueil -> Grands thèmes d’histoire locale -> Institutions -> Le temps des vigueries -> 800 (c) - 1150 (c) - Les vigueries du Poitou , avant l’époque de la (...)

800 (c) - 1150 (c) - Les vigueries du Poitou , avant l’époque de la féodalité

D 21 décembre 2008     H 01:25     A Pierre     C 0 messages A 1621 LECTURES


Les travaux de Dom Fonteneau ont permis aux historiens du XIXe siècle de proposer des hypothèses intéressantes sur l’organisation administrative du Poitou aux premiers temps de la féodalité : les pagi, les vigueries, les viguiers et leurs attributions.

Source : Recherches sur les vigueries et sur les origines de la féodalité, en Poitou – A.-D. de la Fontenelle de Vaudoré – Poitiers – 1839 – Books Google

Sur les vigueries du Pays d’Aunis (Pagus Alnisiensis), voir cette étude beaucoup plus détaillée : Recherches géographiques sur les vigueries du Pays d’Aunis - Léon Faye - Mémoires de la société des Antiquaires de l’Ouest - 1845, qui porte un regard critique sur celle-ci.

Les pagi du comté de Poitou

XIII. Originairement il n’y eut que quatre pagi ou pays dans le comté de Poitou, savoir :
- 1° le pays de Poitou, pagus Pictaviensis ;
- 2° le pays de Briou, pagus Briocense ou Briocensis ;
- 3° le pays de Thouars, pagus Thoarcensis ;
- 4° et le pays d’Herbauges , pagus Herbadiliacus, Herbadilicensis ou Erbadiliaci.

Mais une fraction de territoire fut de très-bonne heure détachée du territoire de Poitiers, pour en former le pays de Châtellerault, pagus Castri-Heraldi ou Castri-Heraldensis [1]. Vers 975, on démembra encore le pays de Poitiers pour former le pays de Loudun, pagus Lausidunensis. L’année suivante, ce fut la partie méridionale du pays d’Herbauges qu’on prit pour former le pays de Mairevent, pagus Maire-Ventis. Peut-être le pays de Chapelle-Thireuil [2], pagus Tiriacensis, dont on rencontre l’indication, rare il est vrai, vers 965, a-t-il été créé à la même époque. Postérieurement on voit apparaître beaucoup d’autres pagi ou pays, savoir :
- le pays de Melle, pagus Metulensis, détaché du pays ou pagus de Briou ;
- le pays de Rais, pagus Ratiatensis ou Ratensis [3], formé d’une partie du pays d’Herbauges,
- et le pays de Niort, pagus Niortensis, enlevé du pagus Tiriacensis, pays de Chapelle-Thireuil, si ce ne fut pas la substitution d’un chef-lieu à un autre chef-lieu, d’un nom à un autre.

Il y a aussi le pays d’Aunis, pagus Alneacensis, Alonensis ou Alnisus. Ce pays relevait du Poitou, parce que, quoiqu’il ne fit pas partie intégrante de la province, il appartenait au même comte. On trouve encore le pays de Tiffauges, pagus Theofalgicus [4], et le pays de Mauge [5], pagus Medalgicus ou Metallicus [6], qui entraient originairement dans la circonscription du Poitou et de l’évéché de Poitiers ; mais ils en furent démembrés de bonne heure, et on n’y trouve point de vigueries établies. On peut enfin noter le territoire de la Gâtine [7], Vastina vel Vastinense territorium, mentionné aussi, mais sans que ce district puisse entrer dans une division par pagi ou par vigueries. Il est, de plus, à remarquer qu’Aunay, qui a été le lieu de résidence d’un des vicomtes du Poitou, dès le principe, ne paraît pas avoir été le chef-lieu d’un pays ou pagus,

Il est encore d’autres pays en Poitou, comme le pays de Pareds, le pays de Paillé, etc., qui ne sont entrés que dans la circonscription ecclésiastique, et non dans la circonscription par pagus et vigueries, et dès lors je n’ai pas dû m’en occuper ici [8].

Attributions des comtes et des viguiers

XIV. Venons aux fonctions des comtes, et nous arriverons ensuite aux attributions qui furent conférées aux officiers qu’on leur donna pour auxiliaires.

Les comtes étaient chargés de rendre la justice au criminel et au civil, et d’administrer, dans le pays pour lequel ils étaient établis. Ils commandaient les troupes ; les finances étaient dans leurs attributions, et ils étaient spécialement chargés de faire percevoir des coupables les compositions dues au fisc, dont ils retenaient pour eux le tiers [9]. L’administration des biens royaux était aussi dans leur dépendance.

En un mot, on peut dire que les comtes réunissaient, au degré le plus élevé, après l’autorité souveraine, les pouvoirs judiciaire, militaire, administratif et financier, qui, de notre temps, sont attribués à un si grand nombre de fonctionnaires publics.

Ainsi il n’y avait au-dessus du comte que le souverain lui-même ou ses envoyés, missi dominici [10]. Parfois encore, à raison d’une exception et d’un privilège, certains établissements religieux étaient soustraits au civil à la juridiction du comte, comme, sous le point de vue ecclésiastique, ils ne relevaient pareillement que du pape. On en trouve un exemple pour le monastère de Charroux [11].

XV. Les plaids avaient lieu ordinairement, et en thèse générale, au mallum publicum, sorte de palais de justice du temps, ou bien encore, au criminel, sur le lieu du délit, et au civil, sur le terrain contesté [12]. On donnait aux parties copie du jugement, et la partie condamnée s’obligeait à en exécuter les dispositions, ou donnait caution pour la valeur de la condamnation. Dans les causes importantes où le comte intervenait, il convoquait ses vicomtes, et même de notables personnages, pour l’assister au plaid, qui souvent, à Poitiers, se tenait dans le palais du comte ou dans un monastère.

XVI. Mais évidemment un comte ne pouvait seul exercer toutes les fonctions qui lui avaient été déférées, pour un territoire aussi étendu que celui d’une province actuelle. Aussi chaque comte fut-il autorisé à commettre des officiers chargés de le suppléer, surtout pour les affaires de peu d’importance et de détail, dans les différents cantons de sa circonscription, car il est à remarquer que le pagus ne fut point la division qu’on adopta pour le placement des délégués du comte. En effet, au lieu de prendre cette unité, on fit plusieurs divisions dans le pagus, et on appela chaque division viguerie, vicaria. Le fonctionnaire placé à la tête de chacune de ces petites divisions fut appelé viguier, viguerius, vicarios, c’est-à-dire vicaire ou délégué du comte [13]. On enjoignit au comte de choisir des hommes probes et équitables pour ces fonctions (2), de même que pour celles de centeniers, qui étaient inférieures.

XVII. Néanmoins, comme je l’ai donné à entendre, les causes d’un intérêt élevé furent réservées au jugement du comte. Aussi les affaires d’une moindre importance se trouvèrent seules déférées aux viguiers, ainsi que nous l’apprend Valafrid Strabon [14].

C’était uniquement devant les comtes et les envoyés royaux que se portaient les causes qui intéressaient les terres fiscales et allodiales [15].

...

Pagi et vigueries d’Angoumois et de Saintonge

Vient ensuite le nom de pagus Engolinensis, qui est l’Angoumois non entier, mais restreint. On a vu, en effet, que Ruffec était attribué au pagus de Poitiers. Je me dispenserai dès lors d’aller plus avant, bien convaincu que, dans cette portion de territoire, Karlemagne avait aussi établi des vigueries. Pour preuve, on verra que plus tard, lorsque cette institution périssait en Poitou, elle se perpétuait au midi. Du reste, ce n’est pas le lieu d’entrer dans de plus grands détails.

La Saintonge complète le cercle irrégulier que je me suis fait et dans lequel le Poitou est renfermé. Or, là je trouve de nombreuses vigueries. Et d’abord se présente la vicaria Archiacensis [16], dont le chef-lieu était Archiac, actuellement chef-lieu de canton de l’arrondissement de Jonzac (Charente-Inférieure). Puis, en se dirigeant sur l’ouest, vers la mer, on trouve la vicaria Tralleburcensis [17], ayant pour chef-lieu l’historique château de Taillebourg [18], placé sur la Charente, en descendant de Saintes à la mer. Enfin, plus à l’ouest et en finissant, se présente la vicaria Juliacensis [19], Le chef-lieu de cette circonscription, si l’on en croit dom Fonteneau [20], devait être le bourg actuel de St-Julien, situé à une distance très-peu considérable de St-Jean-d’Angély, et au-delà de la Boulonne, rivière qui aurait, à cette époque, été la limite, en cette partie, entre l’Aunis et la Saintonge.

XLV. Pagus Alneacensis vel Alnisis, le pays d’Aunis.

L’Aunis qui, postérieurement à l’époque sur laquelle je travaille, a été une province particulière de France et peut-être la plus petite de toutes, dépendait du comté de Poitou, au commencement de la domination des rois de la race des maires du palais. En effet, les comtes de Poitou possédaient l’Aunis et indiquaient ce pays comme étant en Poitou [21], et les sénéchaux de Poitou rendaient la justice en Aunis. Il ne faut donc pas s’arrêter à l’opinion contraire qu’émet Arcère [22], et qu’il a peine à bien soutenir. Plus que cela même, peut-on bien considérer comme une opinion contraire à la mienne les expressions que je vais rapporter ? « J’ajoute que les comtes de Poitou [23], dit-il, faisant mention de l’Aulnis, ne l’ont pas toujours envisagé selon les notions géographiques, mais qu’ils l’ont considéré sous le rapport de dépendance que ce pays avait avec leur comté : dans ce sens, l’Aulnis était du Poitou. Ainsi territorium, ou pagus Pictaviensis, dans les chartes, doit être souvent pris comme une étendue de juridiction ou de gouvernement, et non comme une étendue de pays proprement dit. » Plus loin, le même auteur [24] dit encore que l’Aunis était anciennement dans la mouvance du comte de Poitou. On le voit, Arcère reconnaît ici que l’Aunis était en Poitou, sous le rapport gouvernemental ou judiciaire et administratif, pendant le règne des comtes de la province, et dès lors j’ai dû le comprendre dans mon travail.

Du reste, ici je suis beaucoup moins embarrassé que je l’ai été pour la fixation des vigueries des autres pays du Poitou. En effet, le savant historien de la Rochelle a indiqué les vigueries de l’Aunis [25], et j’aurai dès lors un guide qui facilitera beaucoup ma marche.

Je commencerai par les vigueries les plus rapprochées du Poitou proprement dit, car l’Aunis n’a été, il faut en convenir, qu’une sorte d’annexé pour cette province.

- Vicaria Basiacensis vel Bachiacensis, la Viguerie de Boisse, près Mauzé.

Cette viguerie était à la jonction de l’Aunis et du Poitou proprement dit, et aussi elle est parfois indiquée comme étant dans le pagus de Poitiers [26], ce qui doit s’entendre de ce mot dans son acception la plus étendue. En outre, elle se serait bien rapprochée de la ville actuelle de Niort, et en aurait même pris une partie, si une certaine indication, bien positive pour le nom, pouvait être appliquée à cette même ville [27].

Toujours est-il que des lieux bien près de Niort étaient de cette viguerie [28]. J’indiquerai Frontaniacus, Frontenay, appelé plus tard Rohan-Rohan [29], lieu qui ; chose assez rare, conserve à présent les deux noms qu’on lui donne indifféremment ; et même Sensiacus, Sansais. D’autres indications, données dans la viguerie Basiacensis, le sont également sous la viguerie de Niort [30], ce qui établit une confusion dont il est difficile de sortir.

Quant aux lieux rapprochés du point où est la ville actuelle de la Rochelle, qui n’en dépendait pourtant pas et dont l’existence est nouvelle [31], il y a des documents assez nombreux qui s’y rapportent. On trouve, en effet, la villa Runtiaco, qui doit être Rompsay [32], la villa Aitriacus, Aytré [33], et le Portum Nenempda, le port d’Ernaudes [34], sans parler d’autres localités qui peuvent exercer les loisirs de ceux qui voudraient éclairer l’ancienne géographie de leurs contrées [35].

Mais j’ai à finir par où je commence ordinairement. En effet, il me reste à indiquer le chef-lieu de la circonscription dont je viens de m’occuper, car je n’en ai pas encore dit un mot. Ici je me trouve heureux de laisser parler l’historien de l’Aunis, qui n’émet pourtant qu’un doute qu’il faut adopter , puisqu’on ne trouve rien de mieux à y substituer. •
« ... Le vicariat Basiacensis,dont la position, dit Arcère [36], ne m’est pas connue. Une certaine conformité de nom pourrait faire croire que le chef-lieu de ce vicariat était Boisse, près de Mauzé. Il y avait dans ce district un lieu nommé locus Forais, vraisemblablement Fontaine, petit endroit dépendant du bureau de Meâùzé. In pago Alieninse, in vicaria Basiasinse, in loco qui dicitur Fonds [37]. »

- 2. Vicaria sancti Johannis de Castello-Alloni, la viguerie de Châtelaillon.

Cette viguerie, d’après Arcère, « comprenait Fetilli, Cougnes, Terre-Nouvelle, et vraisemblablement le bourg de la Rochelle [38]. » On voit même poindre cette dernière localité [39]. On sait que Chatelaillon, son chef-lieu [40], était le port ancien de la côte de l’Aunis, que ses seigneurs furent très-puissants au premier temps, de la féodalité, et que la Rochelle obtint, plus tard, l’importance qu’avait eue Châtelaillon. Il existe des indications assez pombreuses de points situés dans cette circonscription [41].

- 3. Vicaria Angeriacensis, la Viguerie de St-Jean-d’Angély.

Cette viguerie comprenait, d’après Arcère [42], le marais Fontis rupae, Surgères, Vouhé, et s’étendait le long de la Boutonne jusqu’à Antezan. Peu de documents historiques, il faut le dire, mentionnent cette circonscription géographique [43]. Néanmoins, on aura à en dire un mot, dans la troisième partie de ce travail.

- 4. Vicaria Muronensis, la Viguerie de Muron.

Ce vicariat ou cette viguerie avait pour chef-lieu Muron, paroisse qui depuis a passé à la Saintonge. Cette circonscription s’étendait probablement entre les marais, que j’appellerai de Rochefort, et le cours de la Boutonne [44].

- 5. Vicaria Carantiniaco, la Viguerie de Charentenay.

Charentenay, le chef-lieu de cette viguerie, est au nord-est de Muron, et ces deux chefs-lieux de vigueries et la capitale de l’autre circonscription que nous allons citer étaient très-rapprochés [45].

- 6. Vicaria Nachens, la viguerie de Nuchamps.

Cet autre chef-lieu est au sud-est de Muron et assez rapproché de ce point et de Charentenay, comme je l’ai déjà dit. En dernier lieu, Nuchamps dépendait encore de la Saintonge [46]


Les vigueries en Poitou, par pays (pagus)

Pagus Pictavientis, le pays de Poitiers. A.

A. Vigueries attribuées, par les chartes, au pagus de Poitiers, dont les chefs-lieux sont faciles à reconnaître.

- A. 1. Vicaria Pictaviensis, la viguerie de Poitiers.
- A. 1. bis. Quinta civitatis Pictaviensis, la quinte de Poitiers.
- A. 2. VicariaSalvensis, la viguerie de St-Jean-de-Sauves.
- A. 3, Vicaria Silarensis, la viguerie de Sillars.
- A. 4. Vicaria Edrinsis, la viguerie d’Adriers.
- A. 5. Vicaria Kanabinsis f la viguerie de Cherves.
- A. 6. Vicaria Pauliniacensis, la viguerie de Pouligny.
- A. 7. Vicaria Sicvalensis, la viguerie de Civaux.
- A. 8. Vicaria Colniaco, la viguerie de Caunay.
- A. 9. Vicaria Liziniaco, la viguerie de Lusignan.
- A. 10. Vicaria Sancti-Maxentii, la viguerie de St-Maixent.
- A. 11. Vicaria Raciacensis vel Abziaco, la viguerie de Razais ou d’Azat-le-Ris.
- A. 12. Vicaria Condacensis, la viguerie de Condae.
- A. 13. Vicaria Liniacensis, la viguerie de Liniers.
- A. 14. Vicaria Natolinensis, la viguerie de Nanteuil.
- A. 15. Vicaria Calviacensis, la viguerie de Chauvigny.
- A. 16. Vicaria Marniaco vel Marniocense, la viguerie de Marne.

AA. Vigueries sans attribution de pagus et à chef-lieux connus, qu’on place, à cause de leur position géographique, dans le pagus de Poitiers.

- AA. 1. Vicaria Jozniaco, la viguerie de Jaunay.
- AA. 2. Vicaria Saviniaco, la viguerie de Savigny-Lévescault.
- AA. 3. Vicaria Bladelacensis, la viguerie de Blalay.
- AA. 4. Vicaria Rufaco, la viguerie de Ruffec.
- AA. 5. Vicaria Gentiaco, la viguerie de Gençay.
- AA. 6. Vicaria Castanedo , la viguerie de Chasteing-sur-Charente.
- AA. 7. Vicaria Siculum, la viguerie de St-Cyr, près Dissay.

AAA. Vigueries dont on trouve la position géographique, sans pouvoir reconnaître où était le chef-lieu.

- AAA. 1. Vicaria Leenia.
- AAA. 2. Vicaria Linarinsis.

AAAA. Vigueries attribuées à ce pagus dont on n’a pu aucunement reconnaître la position géographique.

- AAAA. 1. Vicaria Beljocensis vel Beljoensis.
- AAAA. 2. Vicaria Presciaco.
- AAAA. 3. Vicaria Villena.
- AAAA. 4. Vicaria Ramnabum.
Pagus Briocensis, le pays de Briou. B.

- B. 1. Vicaria Briocensis, la viguerie de Briou.
- B. 2. Vicaria Bomoninsis, vel Bonno, la viguerie de Bouin.
- B. 3. Vicaria Exidualensis, la viguerie d’Exoudun.
- B. 4. Vicaria Rodoninsis, Roninsis vel Rodomnio, la viguerie de Rom.
- B. 5. Vicaria Uzonnensis, la viguerie d’Usson.
- B. 6. Vicaria Blaziacensis, la viguerie de Blanzay.
- B. 7. Vicaria Linazencis vel Laulniacensis, la viguerie de Linazais.
- B. 8. Vicaria Audenacensis vel de Castro Oniaco, la viguerie d’Aunay.
- B. 9. Vicaria Vicvedonensis, la viguerie de Vivône.
- B. 10. Vicaria Sivriaco, la Viguerie de Civray.
- B. 11. Vicaria Anciacus vel Unctortus, la viguerie d’Ancigné ou d’Enseigné.

BB. Vigueries sans indication de pagus particulier et à chefs-lieux connus qu’on place, à cause de leur position géographique, dans le pagus de Briou.

- BB. 1. Vicaria Brionensis, la viguerie de Brion.
- BB. 2. Vicaria Izannensis, la viguerie d’Isernay.

BBB. Vigueries dont on n’a pu aucunement reconnaître la position géographique, mais qui sont indiquées comme étant dans le pa¬gus de Briou.

- BBB. 1. Vicaria Undactus.
- BBB. 2. Vicaria Icionensis.
Pagus Thoarcensis, le pays de Thouars. C.

- C. 1. Vicaria Thoarcensis, la viguerie de Thouars.
- C. 2. Vicaria Teneacinsis, la viguerie de Thénezay.
Pagus Herbadiliacus vel Herbadiliaci, le pays d’Herbauge. D.

- D. 1. Vicaria de Bram et de Talamun, la viguerie de Bram et de Talmont.
Pagus Heraldi vel castri Heraldensis, le pays de Châtellerault..E

- E. 1. Vicaria Castro Airaldi, la viguerie de Châtellerault.
- E. 2. Vicaria Igradinsis, la viguerie d’ingrande.
- E. 3. Vicaria Braiacensis vel Brinsis, la viguerie de Braye.
- E. 4. Vicaria Colomberio, la viguerie de Colombiers.
Pagus Lausidunensis, le pays de Loudun. F.

- F. 1. Vicaria Laudidunensis, la viguerie de Loudun.
- F. 2. Vicaria Vareciacensis, la viguerie de Verrière.
Pagus Maire-Ventis, le pays de Mairvent. G.

- G. 1. Vicaria Maire-Ventis, la Viguerie de Mairvent.

Viguerie sans indication de pagus et à chef-lieu reconnu, qu’on place, à cause de sa position géographique, dans le pagus de Mairvent.

- GG. 2. Vicaria Cantoanensis, la viguerie de Chantonnay.
Pagus Tiriacensis, le pays de Thireuil. H.

- H. 1. Vicaria Arduacensis, la viguerie d’Ardin.
Pagus Metulensis, le pays de Melle. J.

- J. 1. Vicaria Metulensis vel Metulo, la viguerie de Melle.
- J. 2. Vicaria Medulense, la viguerie de Médoc.
- J. 3. Vicaria Tillo, Tiliolo vel Tilliolensis , la viguerie du Tillou.

Viguerie attribuée à ce pagus et dont on n’a pu reconnaître la position géographique du chef-lieu.

- JJ. I. Vicaria Briosto.
Pagus Ratiatensis vel Ratensis, le pays de Rais. K.

- K. I. Vicaria Ratiatensis, la viguerie de Rais.
Pagus Niortensis, le pays de Niort. L.

- L. 1. Vicaria Niortensis, la viguerie de Niort.
- L. 2. Vicaria Africa vel Afriacensis, la viguerie d’Aifre.
- L. 3. Vicaria Fontaniacensis, la viguerie de Fontenay-le-Comte.
Pagus Alniacensis, le pays d’Aunîs. M.

- M. 1. Vicaria Basiacensis vel Bachiacensis, la viguerie de Boisse, près Mauzé.
- M. 2. Vicaria Sancti-Johannis de Castello-Alloni, la viguerie de Châtel-Aillon.
- M. 3. Vicaria Angeriacensis, la viguerie de Saint-Jean-d’Angély.
- M. 4. Vicaria Maronensis, la viguerie de Muron.
- M. 5. Vicaria Carantiniaco, la viguerie de Charentenay.
- M. 6. Vicaria Nucheus, la viguerie de Nuchamps.
Pagus Theofalgicus. N.
Pagus Medalgicus, le pays de Mauge. O.
Territorium Vastinense, le territoire de la Gastine. P.

[1Le démembrement opéré, pour former le pagus de Châtellerault, eut lieu à une époque si ancienne, qu’à la rigueur on pourrait croire que, dès l’origine, il y eut cinq pagi dans le Poitou, au lieu de quatre.

[2Dom Fonteneau a placé, mal à propos, le chef-lieu de ce pagus à Thiré, près Ste-Hermine.

[3Un certain nombre de communes, dans cette circonscription, joignent à leur nom l’indication da pays dont elles dépendent, savoir : Saint-Père-en-Retz, Saint-Cyr-en-Retz, Bourgueil-en-Retz, etc. Le mot Rais, employé au moyen-âge, avait, dans les derniers temps, été remplacé par celui de Retz.

[4Une seule commune a retenu la mention de son placement dans le pays de Tiffauge, c’est Saint-Aubin-en-Tiffauge.

[5Au contraire, là bon nombre de communes joignent à leur dénominateur l’indication du pays où elles se trouvent, savoir : le Pin-en-Mauge, St-Philbert-en-Mauge, St-Quentin-en-Mauge, St-Rémi-en-Mauge, etc.

[6A partir de la mer, et en suivant les rives de la Loire.

[7Beaucoup de communes situées dans la Gâtine en ont aussi conservé le nom, comme Mazières-en-Gâtine, la Boissière-en-Gâtine, Saint-Paul-en-Gâtine, Vernou-en-Gâtine, la Ferrière-en-Gâtine, etc.

[8Voir, à ce sujet, mes Recherches sur les petits peuples, etc., travail dont j’ai déjà donné l’indication.

[9Huitième formule de Marculfe ; Capital, de 823, art. 6 ; — id. de 877, art, 45 ; — id. de 862.

[10Ces fonctionnaires étaient des personnages élevés en dignité et choisis par le prince, dans rassemblée de la nation, ce qui leur donnait un double caractère. Ils avaient mission de réformer les abus, ce qui est rentré dans les attributions des Grands jours, institution de la France monarchique.

[11Dans un diplôme de Karles-Chauve, de l’an 874, contenant règlement pour les envoyés des commissaires du roi, sur la terre de Charroux et pour les avoués de cette abbaye, il ôte toute juridiction aux comtes, vicomtes et viguiers.

[12Nous avons beaucoup de chartes de la collection de dom Fonteneau qui mentionnent des décisions rendues sur les lieux contentieux.

[13Habeat... comes vicarios et centenarios suos. — Capitul. de Lud., a. 28.

[14Comitibus.... Ministres quos vicarios et centenarios vocant, justos habere debuit. — A. 21 des actes du concile de Châlons, de 813

[15Comites... missos suos praeponent popularibus qui minores causas déterminent, ipsis majora réservent.... centenarii et vicarii qui per pagos statuti sunt. —- Val. Strab.
() Soixante-dixième formule de Marculfe, conforme à une autre formule de Hindenbrog, dans le Recueil des Historiens de France) t. IV, p. 508.

[16Vicaria Archiacensis, in pago Santonico. On trouve un Rainulfe, viguier d’Archiac. —Ramnulfus, vicarius Archiaci. (1074. Ab. St-Jean-d’Angély.)

[17Don de biens, in pago Santonico, in vicaria de castro Traitebucense. (1016. Ab. St-Jean-d’Angély.)

[18Voir dans la Revue anglo-française, 1ère série, t. 1er, p. 85 et suiv., l’article de M. Moreau (de Saintes), intitulé : Taillebourg, en Saintonge ; et t. II, p. 129 et s., les détails donnés par M. Massiou sur le beau fait d’armes de Louis IX, à Taillebourg.

[19Villa Juliacus, in pago Santonico. — Villa Varezia, in vicaria Juliacense, in pago Santonico. (974. Ab. St-Jean-d’Angély). C’est Varèze, peu au-delà de St-Julien. On trouve aussi, dans le même pagus, les villae Asnerias, Benaia et Sudranna, qui étaient probablement de la même viguerie de Varèze.

[20Sur une charte qui indique cette viguerie.

[21Cartulaire de Bourgueil-en-Vallée, cité par Besly, Comtes de Poitou, p. 356.

[22Histoire de la Rochelle, t. V, p. 32 et suiv.

[23Ibid., p. 36.

[24Ibid., p. 45.

[25T.I, p.35 et 36.

[26Don de vignes, en 1023, in pago Pictavo, in vicaria Bachiacense, au lieu nommé Fornax calidus, et même pagus et même viguerie, au lieu nommé Motum Pertussum. (1023. Ab. St-Cyp.)

[27Don fait au monastère de St-Maixent, le 26 juin 978, d’une vigne in pago Alnisio, in vicaria Basiachinse, in villa Niorto. Suivant dom Fonteneau, qui donne ce titre, il s’agirait de la ville de Niort, et la viguerie Basiacensis aurait été à la fois en Aunis et en Poitou, idée à laquelle je ne puis me rendre. Il s’agissait peut-être d’un autre lieu que Niort, chef-lieu actuel des Deux-Sèvres ; mais il ne peut être question non plus du petit Niort, parce qu’il est trop loin, et près de Mirambeau en Saintonge, où a eu lieu une rencontre entre une armée française et une armée anglo-aquitanique, que le savant Augustin Thierry avait placée d’abord à Niort, en Poitou. Un titre de 946 ou 947 fait aussi mention, comme étant dans cette viguerie, d’un village ad Fontem, distant du château de Niort seulement d’une demi-lieue, et on note aussi l’église de St-Caprais et sa localité.

[28Peut-être l’église de St-Florent indiquée comme étant en Aunis, par la donation qui en fut faite à l’abbaye de St-Maixent en 967, est-elle l’église de St-Florent, près Niort. On trouve encore une autre fois St-Florent indiqué comme étant en Aunis, et dans cette viguerie, in pago Alieninse, in vicaria Basiacense. (971 ou 972. Ab. St-Cyp.)

[29Villa Frontaniacus, in pago Alininse, m vicaria Basiacence (937 ou 947. Ab. St-Cyp.). — Villa Sensiacus. (Ib. Ib. )

[30Notamment pour la villa Fornax Calidus.

[31Elle remonterait à l’an 961, si l’on s’arrête, comme le veut Arcère, à la charte de restauration du monastère de St-Michel-en-l’Herm, qui paraît donnée par Guillaume Tête-d’Etoupes, comte de Poitou et duc d’Aquitaine, et contenant échange d’un fief nommé Santonum Vigueria. Mais si ce document est supposé, ce qu’on examinera plus tard, on ne retrouve la Rochelle qu’en 1139, à l’occasion d’un don des moulins de cette localité, fait aux Templiers par Aliénor d’Aquitaine. Au surplus, cette localité était alors bien peu de chose ; et en 1152, un bref du pape Eugène, adressé à Bernard, évêque de Saintes, engage ce prélat à ne pas mettre d’obstacle à l’érection d’une paroisse à la Rochelle.

[32Villa Runtiaco, in pago Alsinse, in vicaria Bassiacence. (1000. Ab. St-Cyp.)

[33Don d’an marais à Aytré, Aitriacus, in ipso pago (Alniacense), sub vicaria quœ vocatur Basiacensis.

[34Don de vignes et pêcheries ad portum Nesnempda, etc. (991 ou 992. Ab. St-Cyp.)

[35Les villae Verduniacus, Ulmus, Lampiniacus, Iziacus.

[36Hist. de la Rochelle, t. 1, p. 38,

[37Ex tabul. St-Cypr., Besly, p. 249.

[38Concesssit monachiis Sancti-Cypriani quandam salinam quae est in pago Alinso, in vicaria Sancti-Johannis de Castello-Alloni, in marisco qui dicitur in Copma seu Fisteliaco, (969. Besly, Comt. de Poit., p. 291 et 292.)

[39Après avoir parlé d’un lieu nommé Campania, in pago Alninse, in vicaria Sancti-Johannis, on ajoute : in ipsa vicaria, quadraginta areas (des aires de marais salants) in Rochella. C’est bien à la Rochelle, devenue ville depuis. (1023. Ab. St-Cyp.)

[40Appelé autrement castellum Allionis, castrum Allionense, et quelquefois castrum Julii.

[41Villa Daoli, in vicaria Sancti-Johannis. (988. Ab. St-Cyp.) — Villa Siniacus. — Villae Verdiacus, Saziliaco, etc., in pago Alniense, in vicaria Sancti-Johannis de Castello-Alloni. (968, 988. Ab. St-Cyp.) — Lieu appelé Bonnais, in pago Alniense, in vicaria Sancti-Johannis. (992. Ab. St-Maix.) — Alleu et chapelle de St-Denis, et forêt d’Exouvert, in vicaria Sancti-Johannis, in pago Pictavo.

[42Hist. de la Rochel., t. 1er, p. 38.

[43Emme, femme du vicomte Gombaud, Mainard, père de Gombaud, et Rixende sa femme, donnent des héritages considérables à l’église in pago Alienense, sub castro Ingiriaco, dans les villae Orbiniacus et Brolz.— Don d’un, alleu à Antejan, sur là rivière de Boutonne, Vultona, in pago Alniacense, in vicaria Sancti-Johannis-Baptistae ; puis après on cite, comme étant de la même viguerie, le lieu de St-Jean-d’Angély. (Cartulaire de St-Jean-d’Angély.)

[44Arcère cite des chartes qui mentionnent Muron, mais elles ne l’indiquent pas comme chef-lieu d’une viguerie. Il en est autrement d’une charte pour le monastère de St-Jean-d’Angély, sous les années 971 et 1074.

[45Arcère a sans doute vu des chartes qui indiquent l’existence de la viguerie de Charentenay, mais il n’en cite pas. Cependant j’ai dû m’en rapporter au témoignage d’un auteur reconnu pour être extrêmement exact et très-consciencieux.

[46Je n’ai pas rencontré de chartes qui indiquent cette viguerie. Seulement je trouve dans Arcère (t. 1, p. 575) l’indication suivante relative à cette localité : « Aliquid de Alodum meum qui est situs in pago Alniense, sub villa quae vocatur Napchio (Nuchens). Besly, Cont. de Poit., f. 36 v°. Dans une autre charte on le nomme Napsencia. »

Répondre à cet article

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]
Votre message
Ajouter un document

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Les mots-clés de l'article

pour en savoir plus sur : 9e siècle - 10e siècle - 11e siècle - 12e siècle - Fonteneau (Dom Léonard, OSB) 1705-1781 - Fontenelle de Vaudoré (de la) - Province Angoumois - Province Aunis - Province Poitou - Province Saintonge - Structures administratives -

Chercher dans le site

Les plus lus --- Les 50 +

1.  Calendrier révolutionnaire ou républicain - Conversion en date grégorienne

2.  Carte satellite des voies romaines, des chemins anciens de Saintonge, Aunis et Angoumois

3.  Conversion des monnaies d’avant la Révolution en valeur actuelle

4.  FAQ & R - Le Forum Aux Questions ... & aux Réponses

5.  Carte satellite Googlemap avec moteur de géolocalisation : rechercher une ville, une commune, un village


5 articles au hasard

1.  1863 - Pièces angoumoisines inédites ou rares - Sté Archéologique et Historique de la Charente

2.  1766 - Monsieur Frétard de Gadeville dans l’affaire Lally-Tollendal

3.  1789 - Description, histoire et anecdotes : la Saintonge, Sablonceaux et Saint-Jean d’Angély

4.  Conversion en texte des tables des publications des sociétés savantes de Charente et de Charente-Inférieure

5.  1372 - Traité de Surgères pour une trève entre Français et Anglais


Les plus populaires --- Les 50 +

1.  Conversion des monnaies d’avant la Révolution en valeur actuelle

2.  Carte satellite des voies romaines, des chemins anciens de Saintonge, Aunis et Angoumois

3.  Santonismes ou locutions saintongeaises de Bernard Palissy (1506-1589 ?)

4.  Three generations of the Anglo-Poitou family of Vivonne, from 13th century “Poitevin mercenary captain” to 14th century “recalcitrant lady”

5.  Calendrier révolutionnaire ou républicain - Conversion en date grégorienne


Brèves --- Toutes

1.  Au château de la Roche Courbon, fête de la préhistoire les 23 et 24 avril 2016

2.  Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité - Communiqué de presse

3.  Temples de la Saintonge Maritime : Une histoire mouvementée

4.  2.644.259 visiteurs sur Histoire Passion - Statistiques au 31/12/2013

5.  Archéologie et histoire du fleuve Charente à Taillebourg - Port d’Envaux