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Ephémérides météorologiques, astronomiques et sismiques - 2/6 - 14ème - 15ème siècle

D 12 avril 2007     H 02:36     A Pierre     C 0 messages     A 2724 LECTURES


Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Il fait un temps juste bon pour les escargots. D’ailleurs ils se sentent très bien par ici ...

Source : Ephémérides météorologiques et sismiques de la Charente-Inférieure, par M. BITEAU - Bull. de la Société de géographie de Rochefort - T XVI - 1894

du 6ème au 13ème siècle 16ème siècle

Tous les témoignages, documents d’archives, images et récits qui pourraient utilement compléter cette page seront les bienvenus. Les lecteurs de demain vous en remercient par avance.

Pour symboliser ces événements, nous utilisons la signalétique suivante :

Brouillard persistant

Pluies abondantes

Inondation

Tempête

Tornade
Grand vent

Neige abondante

Grand froid

Très grand froid

Tempête de neige
Orages

Sécheresse

Incendie
Tremblement de terre

Eruption volcanique

Eclipse de soleil

Phénomène céleste

Météorite
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AnnéeTypeDescription - Commentaire
1312 1312 : j’y étais, je l’ai entendu …
Dans les chroniques de l’abbaye Saint Martial de Limoges un témoin raconte en latin le tremblement de terre du 12 novembre 1312 qui a secoué la Saintonge : « Anno Domini millesimo CCCmo duodecimo, in crastino beati Martini hymalis, videlicet duodecimo die novembris, fuit terrae motus circa mediam noctem, luna existente plena, per totem diocesim Xanctonensem, et fuit cum sono horribili et valido tremore ; ego qui scripsi audivi, quia eram in diocesi predicta »

Année du Seigneur 1312, le lendemain de la Saint-Martin d’hiver, c’est à dire le douzième de novembre, il y a eu un tremblement de terre vers le milieu de la nuit, la lune étant pleine, dans tout le diocèse de Saintes, et ce fut avec un bruit horrible et un fort tremblement ; et moi qui écris, je l’ai entendu, car j’étais dans le dit diocèse

Source : Bull. AHSA année 1885 p. 208

1371

Vers le commencement d’octobre de l’année 1371, au moment où le roi d’Angleterre, accompagné de ses deux fils, le prince Noir et le duc de Lancastre, faisait voile vers La Rochelle pour secourir l’Aunis et la Saintonge, qui tombaient sous les coups du connétable Bertrand Duguesclin, une tempête s’éleva et empêcha les vaisseaux anglais d’aborder le continent, et cette flotte, composée de quatre cents voiles, qui transportait trois mille lances et dix mille archers, après avoir erré pendant plus de trois mois sans pouvoir aborder, éloignée toujours du continent par des vents furieux et contraires, reprit brusquement la route d’Angleterre [1].
1388

Au commencement du mois d’août 1388, Richard, comte d’Arondel, étant descendu sur les côtes de l’Aunis pour ravager les contrées qui se trouvaient sans défenses, après avoir saccagé Marans, resta jusqu’aux environs de la Toussaint, cherchant toujours d’autres aventures. Enfin, lassé, il mit à la voile pour retourner dans son pays. Déjà l’escadre avait perdu de vue le rivage du continent, lorsqu’une de ces tempêtes, si fréquentes dans le golfe d’Aquitaine, s’éleva tout à coup et se bouta dans la flotte anglaise. Le vent, qui avait changé subitement, soufflait avec tant d’impétuosité qu’il n’y avait si hardi marinier qui n’en fut ébahi. Les vaisseaux furent dispersés et les patrons, désespérant de pouvoir lutter contre les flots soulevés, jugèrent prudent de regagner la terre. Une partie de l’escadre, au nombre de vingt-sept navires, sur l’un desquels était le comte d’Arondel, fut jetée sur les côtes d’Aunis, et vint se réfugier dans la rade de La Pallice, à deux lieues de La Rochelle. Telle était la violence du vent d’ouest, qui poussait les vaisseaux contre le rivage, que, dans cette position, nulle puissance humaine n’aurait pu leur faire regagner la haute mer [2].
1421 Le XXIIIIme jour de janvier l’an mil CCCC quatre vings et ung, la rivière de Charente fut sy grosse qu’elle passa au mélieu du pont de Seint Chibart et rompit ung grand arseau dud. pont, devers la méson de Béric, et mist à terre plusieurs mésons, tant mésons qu’apentiz, et ugne partie du molin St Chibart mit à terre, et plusieurs autres domages, et mist en nécessité tout le peuble qui demouroit aud. bourc de sortir de leur mésons, car lad. rivière estoit sy merveilleuse et grosse, qu’elle monta sur le plus hault planché qui feust aud. bourc.

En l’an de grâce mill CCCC vins et ung, l’année fut fort chière de tous biens, et principallement de blé et de vin, et ce vandoit la pipe de froment, en Engoulesme, XX livres tournois et XVIII livres, et en plusieurs lieux le monde mouroit de faim, et ne mangeant que rassines d’erbes et de choux. En ce temps on ne trouvoit que pouvres pour les chemins et briguans pour les boys. Le monde, pour son argant, ne pouvoit trouver de pein à vandre, pour la grant chereté qu’estoit. Le pouvre peuble acheptoit le bran sinq sous et six sous, et le fesiant moudre avecques de l’avoyne que coustoit le boissea sine et six sous, les aultres mangeant l’avoyne toute pure, encore on n’an pouvoit trouver. Le toneau de vin se vendoit en Engoulesme vint livres, bon vin vieilh, la pinte de vin XII deniers et X deniers.

Source : Petites chroniques du moine de Saint-Cybard d’Angoulême - AD 16 - Fonds de l’Abbaye de St Cybard d’Angoulême - Cité dans Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de Charente - Année 1881

1457

Vers la fin du mois d’octobre de l’année 1457, pendant un combat naval entre les Rochelais et les Anglais, une furieuse tempête s’éleva tout à coup et sépara les combattants. Le vent, qui soufflait du sud-ouest avec impétuosité, jeta les Rochelais sur les brisants qui bordent la Repentie. Leur grande nef [3] se brisa sur les rochers et une partie de l’équipage fut engloutie par les vagues. Les Anglais, plus heureux, échappèrent au naufrage et vinrent, le 1er novembre, prendre terre à l’île de Ré [4].
1469  ? Pendant l’entrevue qui eut lieu, le 7 septembre 1469, sur un pont de bateau jeté sur la Sèvre, entre Louis XI et le duc de Guienne, son frère, un phénomène se produisit. Ce jour-là, on remarqua que la marée, qui devait être une des plus fortes de l’année, à l’approche de l’équinoxe d’automne, fut cependant une des plus faibles, et que le reflux s’opéra plus tôt que de coutume. Les flatteurs du roi ne manquèrent pas de lui présenter comme un signe certain de la faveur céleste, un phénomène qui, bien que peu commun, n’avait pourtant rien de surnaturel [5].

[1Massiou. Histoire de. la Saintonge et de l’Aunis.

[2Or, devez savoir que tousjours, contre la Toussaint, voulentiers fait fort temps et des vents périlleux sur mer. Encores en fait-il adonc un très grand qui se bouta entre la navire d’Angleterre, et tellement qu’il les esperdit l’un de l’autre durement, et n’y avoit si hardy marinier qui ne fut esbahy du grand ven qu’il fasoit, et tant qu’il convint par force prendre terre. Le comte d’Arondel, lui vingt et septième de vaisseaux, à deux petites lieues de La Rochelle, en un havre qu’on dit la Palisse ancrèrent ; et avoyent le ven si fort sur eux qu’ils ne pouvoyent partir. (Chronique de Jehan-Froissard, t. III, chap. 133).

[3Grand navire de fort tirant d’eau

[4P. Arcère. Histoire de La Rochelle, t. i, p. 276

[5P. Arcère. Histoire de La Rochelle, t. I, p. 285 et 613.

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