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Généalogie de la famille de Matha

D 10 mars 2009     H 16:47     A Pierre     C 0 messages A 5909 LECTURES


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Une généalogie qui commence dans la lignée des Comtes d’Angoulême et finit en quenouille, comme on disait, au temps pas si lointain où seuls les descendants mâles comptaient.

Source : Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, des grands dignitaires de la couronne et des maisons princières de l’Europe - M. le Chevalier de Courcelles - Paris - 1825 - Books Google

En supplément, une information sommaire sur Saint Jean de Matha. Comme son nom ne l’indique pas, il n’est pas originaire de la famille de Matha dont il est question ici.

De Mathas, Barons de Mathas, seigneurs de Mornac, de Fontaines, de Royan, d’Alvert, d’Oleron, d’Anville, de Didonne, etc., en Saintonge.

Armes : Losangé d’or et d’azur [1]. Casque de chevalier sommé du cercle de baron. Cimier : un vol banneret.

La baronnie de MATHAS, située en Saintonge, sur la petite rivière d’Antenne et à trois lieues S.-E. de Saint-Jean-d’Angely, dont elle relevait, avait pour chef-lieu un château que Wlgrin Ier, comte d’Angoulême, fit bâtir, ainsi que le château de Marcillac, au neuvième siècle, pour réprimer les courses des Normands, contre lesquels ce comte fut en guerre toute sa vie. Ademar de Chabanais raconte que Wlgrin donna Mathas et Marcillac à un de ses parents, appelé Ranulfe, dont les enfants nommés Lambert, Audouin et Odolric, furent accusés d’avoir voulu empoisonner Sancie, fille de Guillaume, comte de Périgord, et femme d’Ademar ou Aimar, comte de Poitiers. Les deux premiers furent mis à mort à cause de cette action ; mais Odolric fit sa paix avec Guillaume Taillefer, son parent, qui lui donna la terre de Montignac et le rétablit dans la vicomte de Marcillac. Depuis, la seigneurie de Mathas retomba dans la maison d’Angoulême, et elle a été successivement le berceau de deux branches illustres de cette maison. La première, formée par un fils aîné, à qui le duc d’Aquitaine fit payer, par l’expropriation du comté d’Angoulême, le crime dont on accusait sa mère, fut substituée, vers l’an 1130 aux nom et armes des sires ou princes de Chabanais de la première race, et donna origine à la maison de Chabannes ; la seconde fut fondée, en 1140, par un fils du second lit de Wlgrin Taillefer II, comte d’Angoulême, qui donna à ce fils puîné nommé Foulques, la terre et baronnie de Mathas, à titre d’apanage.

- I. Guillaume Taillefer II, comte d’Angoulême, fils du comte Arnaud-Mauzer, succéda à son père vers l’an 987. Ce fut un prince renommé par sa valeur et sa justice. Vers l’an 1000, suivant Ademar de Chabanais, Guillaume Taillefer contribua à mettre au pouvoir de Guillaume le Grand, duc d’Aquitaine, la place et le château de Blaye, dont ils avaient formé conjointement le siège. Le duc, pour récompenser les services du comte son allié, lui donna Blaye pour être tenu en bénéfice, ainsi que plusieurs autres terres dans le pays d’Aunis. Le comte d’Angoulême fit le voyage de la Terre-Sainte, en 1026, accompagné d’une nombreuse suite de chevaliers, et mourut à Angouléme le 6 avril 1028. Il avait épousé Gerberge d’Anjou [2], fille de Geoffroi, surnommé Grisegonnelle, comte d’Anjou, de laquelle il eut quatre fils et deux filles :

  • 1°. Alduin II, qui suit ;
  • 2°. Geoffroi, dont la postérité sera mentionnée plus loin ;
  • 3°. Arnaud d’Angoulême, surnommé Ferrouil,
  • 4°. Guillaume d’Angoulême, rappelés comme défunts dans une donation faite a l’église de Saint-Amand de Boisse, par leurs père et mère, et par leurs frères Alduin et Geoffroi ;
  • 5°. Pétronille d’Angoulême ;
  • 6°. Ave d’Angoulême.

- II. Alduin II, comte d’Angoulême, en 1028, ne gouverna que quatre années et mourut en 1032, empoisonné, dit-on, par sa femme Alaaz de Fronsac [3], fille de Grimoard, vicomte de Fronsac, et de Dea de Montignac. (Manuscrits de Gaignieres, à la Bibliothèque du Roi, vol. coté 558, 20.) Alduin II eut, entr’autres enfants :

  • 1°. Guillaume Ier, qui suit ;
  • 2°. Arnaud Taillefer d’Angoulême, qui, avant l’an 1028, souscrivit avec le comte Guillaume II et Gerberge d’Anjou, ses aïeuls, Alduin II son père et Geoffroi, son oncle, une charte de Roho, évêque d’Angoulême, en faveur de l’abbaye de Saint-Amand ; on croit qu’il s’établit en Périgord, où subsiste depuis le douzième siècle la maison de Taillefer ;
  • 3°. Hugues Taillefer d’Angoulême, nommé dans une charte du don de l’aleu de l’Ermeteza, fait à l’abbaye de Saint-Amand, en présence d’Aimert de Rançon, et de Garnier, son fils, d’Arnaud de Gourville, de Hugues de Lusignan, etc.

- III. Guillaume 1er, surnommé Chaussard, comte de Mathas, et seigneur de la moitié du château de Fronsac, sans doute du chef de sa mère, ne succéda pas, en 1032, à son père dans le comté d’Angoulême, dont Geoffroi son oncle s’empara à son préjudice. On prétend que ce fut Guillaume, duc d’Aquitaine et comte de Poitou, qui avait substitué Geoffroi à son frère. Alduin, pour punir les enfants de celui-ci du crime de leur mère. (Art. de vérifier les dates, édit. in-8° de 1818, t. X, p. 183). Quoi qu’il en soit, Guillaume d’Angoulême n’eut en apanage que la terre de Mathas et la moitié de la vicomté de Fronsac, au rapport de l’historien ancien des évéques et des comtes d’Angoulême. (Biblioth. du père Labbe, t. II, p. 257.) Le titre de comte, avec lequel il souscrivit une charte de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angely, lui fut personnel, comme fils aîné du comte Alduin II, et ne passa pas à ses descendants. Vers l’an 1040, il souscrivit l’acte de la donation de la terre de Villognon, faite à l’abbaye de Saint-Amand-de-Boisse, par le comte Geoffroi 1er, son oncle, en présence d’Hélie de Jarnac et d’Arnaud de Villebois. Il signa aussi avec le même Geoffroi 1er, Guillaume, évêque d’Angoulême son cousin, et Hugues son frère, les lettres du don de l’aleu de l’Ermeteza, fait à la même abbaye. Guillaume de Mathas vendit aux religieux de Saint-Jean-d’Angely la moitié de la forêt de Baanise, et leur donna l’autre moitié qui lui appar


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froi avait eu de violents démêlés avec le comte Alduin II, son frère, auquel il avait enjevé le château de Blaye. Celui-ci le reprit de vive force, et détruisit des fortifications que Geoffroi avait fait élever vis-à-vis de Blaye ; cependant il fit non-seulement grâce à ce frère rebelle, mais il consentit encore à partager avec lui la terre de Blaye. Geoffroi mourut en 1048, laissant de Pétronille d’Archiac [4], sa seconde femme (1), fille et héritière de Mainard, surnommé le Riche, seigneur d’Archiac et de Bouteville [d’Archiac : de gueules, à 2 pals de vair ; au chef d’or.] :

  • 1°. Foulques, qui suit ;
  • 2°. Geoffroi Rudel, qualifié vicomte de Blaye dans une charte de Notre-Dame de Saintes. En 1040, il signa une charte, où son nom se trouve placé immédiatement après ceux de Guillaume, évêque d’Angoulême, et du comte Foulques, ses frères. (Besly, Hist. des comtes de Poitou, p. 339.) L’an 1060, Geoffroi Rudel souscrivit une charte de donation, faite par Ademar de la Rochefoucauld, Gui, son frère, et Gui et Arnaud de la Rochefoucauld, ses fils, au monastère de Saint-Florent en Anjou. (Cartul. de Saint-Florent, appelé le livre noir, fol. 48) Corlieu, dans son Histoire des comtes d’Angoulême, rapporte (p. 52), qu’après la mort sans postérité de Geoffroi Rudel et d’Arnaud, seigneur de Montausier, son frère, le comte Foulques recueillit leurs successions. Il est probable qu’il céda alors la terre de Blaye à l’une de ses sœurs ;
  • 5°. Arnaud, seigneur de Montausier, mort sans postérité ;
  • 4°. Mainard, nommé avec son père Foulques, Geoffroi et Arnaud, ses frères, dans la charte de fondation de l’abbaye de Sablonceaux, de l’an 1047. (Gall. christ., t. II, instrum. p. 481.). Il est qualifié vicomte dans une charte de Guillaume, duc d’Aquitaine. (Ibid. p. 465) ;
  • 5°. Guillaume, évêque d’Angoulême ;
  • 6°. Ademar, abbé de Lesterp, puis évêque d’Angoulême après son frère Guillaume ;
  • 7°. Humberge, qu’on croit avoir été dame de Blaye, après la mort de son frère Geoffroi. Elle fut mariée avec Ademar II, vicomte de Limoges, mort en 1090 ;
  • 8°. Barrel d’Angoulême, femme d’Ainard, sire de Chabanais, comme il est prouvé par plusieurs chartes des années 1079 et 1093.

- III. Foulques Taillefer, comte d’Angoulême en 1040, et seigneur d’Archiac et de Bouteville du chef de sa mère, est cité dans les vieilles chroniques comme un prince d’une force et d’un courage extraordinaires, et d’une grande habileté dans l’art de la guerre. 11 mourut vers l’an 1089, laissant de Candor son épouse :

  • 1°. Guillaume III, qui suit ;
  • 2°. N...... d’Angoulême, première femme d’Adémar III, vicomte de Limoges.

- IV. Guillaume Taillefer, IIIe du nom, comte d’Angoulême, défendit courageusement la comtesse Almodis de la Marche, contre Hugues de Lusignan, qui voulait s’approprier ses domaines par droit d’hérédité. Il remporta aussi plusieurs avantages sur les troupes du duc d’Aquitaine (Guillaume IX) d’Ademar, d’Archiac, de Bardon de Cognac et d’autres confédérés ; mais dans la suite, ayant été défait et pris, il ne recouvra sa liberté qu’en donnant pour rançon, la baronnie de Mathas [5], qu’il reprit peu de temps après l’année 1106, avec le secours de son fils aîné. Il mourut au retour d’un pèlerinage à la Terre-Sainte, en 1120, suivant Corlieu. (Art de vérifier les dates, t. X, p. 185). Il avait épousé Vitapoi de Benauges, fille et héritière d’Amanieu, seigneur de Bénauges et de Saint-Macaire en Gascogne, dont il eut :

  • 1°. Wlgrin II, qui suit ;
  • 2°. Raimond, vicomte de Fronsac, auteur de la seconde race des vicomte de Fronsac ;
  • 3°. Foulques Ier, baron de Montausier, auteur d’une maison illustre, qui a formé plusieurs branches sous le nom de Montausier, et dont étaient issus, Arnaud, baron de Montausier, marié vers l’an 1275, avec Alix de la Rochefoucauld, fille d’Aimeri Ier, seigneur de la Rochefoucauld ; Hugues, baron de Montausier, marié, vers l’an 1275, avec Laure de Rochechouart, fille de Foucauld, seigneur de Rochechouart et d’Almodie de Montrocher ; Foulques II, baron de Montausier, marié 1°, vers l’an 1300, avec Agnès de la Rochefoucauld, fille de Gui VI, sire de la Rochefoucauld, et de Tors de Fronsac, sa seconde femme ; 2°, vers l’an 1305, avec Pétronille, dame de Mosnac et de Jonsac, dont il eut pour fille unique et héritière, Marguerite, dame de Montausier, de Mosnac et de Jonsac, mariée, vers l’an 1325, à Gui I de Sainte-Maure, chevalier, auquel elle porta tous les biens de la branche aînée. La terre et baronnie de Montausier fut érigée en duché-pairie pour leur descendants, au mois d’août 1644. Une branche puînée de la maison de Montausier, dite des seigneurs de la Charoulière, subsistait encore en 1650, et portait pour armoiries d’or, à 3 fusées rangées d’azur ;
  • 4°. Alix, épouse d’Eudes, vicomte de Thouars ;
  • 5°. Une autre fille, dont on ignore le prénom et la destinée.

- V. Wlgrin Taillefer, IIe du nom, comte d’Angoulême, recouvra, en 1120, les châteaux de Mathas, d’Archiac et de Blaye ; il fit rétablir ce dernier que le duc d’Angoulême avait fait démanteler, et en fit une forteresse imprenable. On a expliqué plus haut comment il a réuni à la suzeraineté la propriété utile de la baronnie de Mathas, en donnant son agrément au mariage de Guillaume III, baron de Mathas, avec Amélie, héritière de Chabanais et de Confolent, vers l’an 1130. (Art de vérifier les dates, p. 186.) Wlgrin II mourut le 16 novembre 1140. Il avait épousé 1°, Ponce de la Marche [6], fille de Roger II de Montgommery, comte de Lancastre, et d’Almodis, comtesse de la Marche ; 2° Amable de Chatellerault [7], fille d’Aimeri, vicomte de Châtellerault. Ses enfants furent :
Du premier lit :

  • 1. Guillaume Taillefer, IV° du nom, comte d’Angoulême, père du comte Wlgrin Taillefer, IIIe du nom, et des comtes Guillaume V et Ademar. Mathilde, fille unique et héritière de Wlgrin III, épousa Hugues IX, surnommé le Brun, sire de Lusignan, comte de la Marche, dans la maison duquel passa le comté d’Angoulême. (Art de vérifier les dates, p. 231) ;
  • 2°. N... d’Angoulême, femme de Ranulfe de Jarnac. (Hist. des comtes d’Angoul., c. 38.) ;

Du second lit :

  • 3°. Foulques Ier, baron de Mathas, qui suit ;
  • 4°. Geoffroi, surnommé Martel, qui fit le voyage de la Terre-Sainte, en 1180, arec Hugues VIII, sire de Lusignan, et mit en fuite l’armée de Nouradin, devant Tripoli. (Guill. de Tyr, liv. XIX, ch. 8.) Il eut pour fils :

Amanieu de Mathas, moine de Dalon, mentionné dans une charte de Foulques, son oncle, de l’année 1186.

- VI. Foulques, Ier du nom, baron de Mathas, eut cette terre en apanage, suivant l’historien ancien des évéques et des comtes^ d’Angoulême. (Biblioth. du P. Labbe, t. II, p. 262, 263). Foulques et Geoffroi Martel eurent de violents démêlés avec le comte Guillaume Taillefer IV, leur frère aîné ; mais la guerre qu’ils lui firent ne fut pas à leur avantage. (Art de vérifier les dates, p. 187). L’an 1174, Foulques de Mathas et Guillaume Maingot, sénéchaux de Poitou, souscrivirent, avec plusieurs autres seigneurs, une charte, par laquelle Richard, duc d’Aquitaine, confirma les biens et privilèges de l’abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux. (Arch. de cette abbaye. Armoire A, layette première). Foulques de Mathas fut l’un des quatre seigneurs choisis, en 1181, pour arbitres d’un différent qui s’était élevé entre Géraud, abbé de Dalon, et Aldeburge, abbesse de Sainte-Marie de Saintes. Il est qualifié noble homme dans la sentence arbitrale. L’an 1186, Foulques et Geoffroi Martel son fils, donnèrent à l’abbaye de Dalon le droit de péage qu’ils avaient à Saintes. (Fol. 119 des extraits des titres de cette abbaye à la Biblioth. du Roi). Foulques Ier ne vivait plus en 1194. Il eut, entr’autres enfants :

  • 1°. Geoffroi Martel, qui suit ;
  • 2°. Boson de Mathas, seigneur de Cognac, qui fut marié vers l’an 1228, arec Pétronille de Comminges, comtesse de Bigorre, dont il fut le cinquième époux [8]. L’histoire cite Boson de Mathas comme un grand justicier, et rapporte qu’il promulgua une loi, par laquelle il ordonnait que tout meurtrier volontaire serait enseveli vif sous le cadavre de sa victime, loi qu’il eut soin de faire exécuter et qui fut suivie en Béarn, suivant M. de Marra. (Art de vérifier les Dates, t. IX, p. 293.) Pétronille de Comminges survécut peu de temps a Boson, et mourut en 1251, a l’abbaye de l’Escale-Dieu, où elle fut inhumée. Elle avait eu de ce mariage une fille unique, nommée Mathe de Mathas-Bigorre, vicomtesse de Marsan par testament de sa mère. Elle fut la première femme de Gaston VII de Moncade, vicomte de Bearn, qui, après la mort de la comtesse Pétronille, fit la guerre à Eschivat de Chabanais, et, après plusieurs hostilités, obtint de celui-ci une partie du comté de Bigorre, en 1256. (Ibid., p. 260.)

- VII. Geoffroi, surnommé Martel, baron de Mathas, seigneur de Mornac, consentit à la donation faite par son père, en 1186, à l’abbaye de Dalon. Il épousa, vers le même temps, Philippe de Sablé [9], fille de Robert IV, sire de Sablé, et de Clémence de Mayenne. Ces deux époux confirmèrent, en 1194, les donations que feu Foulques de Mathas, père de Geoffroi Martel, avait faites à l’Hôtel-Dieu d’Angers. (Arch. de l’Hôtel-Dieu de Saint-Jean a Angers). Les mêmes, du consentement de Robert et Foulques leurs fils, donnèrent à l’abbaye du Péray, la terre que tenait d’eux au Val-Chrétien, avec toute justice, Jean Charruel, par charte donnée à Mornac, le jour de l’Ascension 1206. (Arch. de l’abbaye du Péray-lès-Angers). Du mariage de Geoffroi Martel et de Philippe de Sablé, sont issus :

  • 1°. Robert de Mathas, mort après l’an 1206, sans postérité ;
  • 2°. Foulques II, qui continue la descendance.

- VIII. Foulques II, baron de Mathas, seigneur de Mornac, de Fontaines, etc., chevalier, amortit une dîme que Jean l’Esperon avait donnée à l’abbaye du Ronceray, sur le fief qu’il tenait du baron de Mathas, à Val-Chrétien, par acte du mois de mai 1228. Foulques fit une donation au même monastère au mois de mai 1229, et donna deux chartes en 1233 et 1239, en faveur des abbayes de Saint-Martin et de Saint-Maurice d’Angers. (Arch. du Ronceray, origine n° 2 et liasse 1 n° 2 ; arch. de Saint-Martin à Angers, chapelles ; et arch. de la cathédrale d’Angers, t. II, n° 7.) Foulques II de Mathas, seigneur de Mornac, fut un des seigneurs choisis pour garants d’une trêve conclue à Bordeaux, le 7 avril 1243, entre les rois de France et d’Angleterre. Il eut, entr’autres enfants :

  • 1°. Rogues, qui suit ;
  • 2°. Philippe de Mathas, nommée dans le testament de son frère en 1260. On ignore si elle a été mariée.

IX. Rogues, baron de Mathas, seigneur de Mornac, de Fontaines, etc., fit son testament le mercredi avant la Saint-Jean l’évangéliste 1260, et en nomma exécuteurs Pierre Vigier, archidiacre de Saintonge, Jean de Nanteuil, seigneur de Thors, Arnaud, seigneur de Rouffiac, chevaliers, Landri de Marcillac, Pierre Bouchard, (que le testateur appelle son chevalier), et Aimeri Ancher. (Manuscrits de Sainte-Marthe, vol. coté : Registres des chambres souveraines, t. III, fol. 129.) On présume que Rogues est le même que Raoul de Mathas, chevalier, nommé l’un des exécuteurs du testament fait à Saint-Nicolas d’Angers en 1262, pat Geoffroi sire de Chateaubriand, auquel il devait 280 livres, dont l’acquittement fut réglé par payements de 60 livres chacun. (Arch. de l’abbaye de Meilleray). Les enfants de Rogues de Mathas furent :

  • 1°. Robert 1er qui suit ;
  • 2°. Rogues de Mathas ;
  • 3°. Geoffroi de Mathas, surnommé Martel ;
  • 4°. Foulques de Mathas, chevalier : ce dernier était sans doute absent, lors du testament de son père, car il n’y est pas nommé. En 1270, il accorda des lettres à Guillaume, abbé de Saint-Eutrope de Saintes. (Gall Christ, t. II, col. 1095.) Robert, baron de Mathas, son frère aîné, le choisit avec Francon, son autre frère, pour exécuter ses volontés testamentaires le 11 mai 1297. On ne croit pas qu’il ait eu d’enfants ;
  • 5°. Francon de Mathas, qualifié valet (éçuyer) en 1297 ;
  • 6° Guillaume de Mathas, chevalier, seigneur de Leis, qui fut présent, le lundi avant l’Ascension 1303, à un acte de vente, faite par Aimeri de Rochechouart, clerc, fils de feu Guillaume de Rochechouart, seigneur de Mortemart, à Simon de Rochechouart, seigneur de Saint-Laurent.

- X. Robert ler, baron de Mathas, chevalier, seigneur de Mornac, de Fontaines, etc., épousa en premières noces N.... de Tonnay-Charente [10], septième fille de Geoffroi de Tonnay-Charente, chevalier, seigneur de Tonnay, de Didonne, de Montendre, de Broc, de la Barde, de Montdonne, etc. Robert de Mathas eut dans la succession de son beau-père, la ville de Royan, toute la terre de Heustor, le long de la mer, toute la paroisse de Saint-Pierre de Royan et toute la baillie de Châtelais et de Corbes, outre 20 livres de rente que Millet de Mon tendre fut obligé de lui donner sur sa partie du port de Royan. (Biblioth. du Roi, recueil de D. Villevieille). Cette part lui fut adjugée par Hugues de Gaumont, châtelain de Saintes, par lettres du mois de mars 1276 (v. st.). Robert de Mathas épousa en secondes noces, par conventions du mardi après la Saint-Hilaire 1295 (v. st.), en présence de Hélie de Rabaine et de Pierre Bouchard , chevaliers, Achard de Guillaume, Hélie de Lambert, Arnaud de Baston, Ranulphe de Gartrade, Guillaume de Vassal clercs, et Ademar de Jaubert damoiseau, conventions auxquelles Foulques de Mathas son fils, et Yolande de Pons sa femme, donnèrent leur consentement le jeudi avant la fête de Sainte-Madelaine 1296, Yolande de Lusignan [11], dite de la Marche , veuve de Hélie Rudel 1er, sire de Pons, chevalier, et fille de Huges XII, sire de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême, et de Jeanne, dame de Fougères. (Recueil de Doat, tit. de Foix, t. 176, fol. 125). Dès l’année 1288, il avait accordé le mariage de son fils aîné du premier lit, avec une fille de la même Yolande de Lusignan et du sire de Pons ; en faveur de cette union il avait cédé tous ses biens â ce même fils : mais celui-ci, par un acte postérieur, en garantit la jouissance viagère à son père. Robert confirma cette donation en 1303, et mourut peu de temps après. Robert Ier avait fait son testament au château de Fontaines, le samedi après la Saint-Nicolas (11 mai) 1297, en présence de Richemont de Monts, de Barthélemi de la Bonta (peut-être de la Voûte), de Mathas, et de Guillaume de Vassal, de Pons, clercs, et avait nommé ses exécuteurs testamentaires Foulques de Mathas, chevalier, et Francon de Mathas, valet, ses frères, ainsi que Hélie de Rabaine, chevalier, maître Hélie de Lambert et maître Arnaud, chevaliers, et plus spécialement Yolande de Lusignan, son épouse, à laquelle il fit des legs considérables en vases d’argent, croix, joyaux, etc. Par ce testament, Robert institua son fils aîné son héritier universel, et lui substitua ses deux autres fils. A leur défaut sans hoirs mâles, il appela à sa succession, ses filles dans l’ordre suivant. Il voulut qu’Aynord eût en partage les château et châtellenie de Mathas ; Marie, les château et châtellenie de Mornac ; et Marquèse, les château et châtellenie de Fontaines, avec tous les droits dépendants de ces terres et en toute justice. Il déclara avoir promis 60 livres de rente à Marie, sa fille, lorsqu’elle épousa Pierre de Maulmont [12], chevalier ; il y ajouta un legs de 10 livres ; il dit aussi avoir promis 50 livres de rente à Marquèse, son autre fille, en la mariant avec Guillaume de Maulmont, chevalier et il voulut qu’elle en eût 60. Outre un grand nombre de dons pieux qu’il fit à plusieurs églises et couvents de la Rochelle, de Saintes, de Pons, d’Angoulême, d’Auvergne, etc., on en remarque un de 450 livres (somme énorme pour le temps), fait aux frères mineurs de Saint-Jean-d’Angely, pour célébrer son anniversaire. (Biblioth. du Roi, Rec. de Doat, testaments, t. 41 p. 238). Robert 1er laissa de sa première femme :

  • 1°. Foulques III, qui suit ;
  • 2° Jean de Mathas, auquel son père assigna 120 livres de rente, à prélever après sa mort sur la forêt de Salis ;
  • 3°. Francon de Mathas, à qui son père assura 100 livres de rente sur son hébergement de Liborello ;
  • 4°. Aynord de Mathas ;
  • 5°. Marie de Mathas, mariée avec Pierre de Maulmont, chevalier, seigneur de Châteauneuf, de Tornoël, et du château de Moret, fils de Pierre de Maulmont, chevalier, et de Marguerite, dite Peyronne de Gimel ;
  • 6°. Marquèse, ou Marquésie de Mathas, femme de Guillaume, seigneur de Maulmont, chevalier, seigneur de Chalus-Chabrol, de Chalusset, de Bourdeille, etc., frère puîné de Pierre, époux de Marie de Mathas ;
  • 7°. Belle-assez de Mathas, à laquelle son père fit un legs de 50 livres de rente ; elle fut en outre substituée à ses sœurs aînées.

- XI. Foulques III, baron de Mathas, chevalier, seigneur de Mornac, de Royan et de Fontaines, porta, du vivant de son père, le titre de seigneur de Royan. Il épousa, par contrat passé en 1290, en présence du comte d’Angoulême, de Jourdain de Beaulieu, et de Guillaume de Born , chevalier, Yolande de Pons [13], fille de Hélie Rudel, Ier du nom, sire de Pons, chevalier, seigneur de Montignac, et d’Yolande de Lusignan. Les conditions de ce mariage avaient été fixées l’année précédente. Renaud IV, sire de Pons et de Bergerac, frère d’Yolande, lui avait assuré 400 livres de rente, et quelque temps après (même année 1290), Foulques lui donna quittance de 4000 livres une fois payées, en présence de Pierre Bouchard, chevalier. Hugues XIII, sire de Lusignan, comte de la Marche et d’Angoulême, fit un legs de 5000 livres à Yolande de Pons, sa nièce, par son testament du mois de juin 1297. Foulques III eut, entr’autres enfants :

  • 1°. Robert II, qui suit ;
  • 2°. Ambroise de Mathas, damoiseau, qui servît, avec 3 écuyers et 3 sergents, dans les guerres de Saintonge sous Louis de Harcourt, capitaine-général et sous le maréchal d’Andreham, suivant quatre quittances qu’il donna au trésorier des guerres, les 4 mai 1351, 16 mars 1352 et 2 et 13 mai 1353. (Biblioth. du Roi, cabinet des tit. en parchemin.) Il est qualifié maire de la ville de Saint-Jean-d’Angely dans une quittance du 22 octobre 1356 ;
  • 3°. Jacques de Mathas, seigneur de Royan, qui fut nommé, eu 1357 exécuteur du testament de Jeanne d’Albret, sa tante, femme de Renaud IV, sire de Pons ;
  • 4°. Jean de Mathas, chevalier, seigneur des Goûts, près de Saintes, époux de Marie Chenin, dame du Petit-Juillac, près Pons, de laquelle il eut une fille unique, nommée :
    • Marie de Mathas, dame des Goûts, mariée a née Amanieu de Camyade, seigneur anglais, lequel, par suite des victoires remportées par les Français sur ses compatriotes, se retira en Guienne. La terre des Goûts fut confisquée par le roi Charles V vers l’an 1380 [14]. Du mariage de Marie de Mathas et d’Amanieu de Camyade sont issus deux enfants, qui ont pris le nom de leur mère :
      • a. Arnaud de Mathas, dont le fils unique, Gauvin de Mathas, fut père de Pierre de Mathas, seigneur de Villeneuve, vivant le 18 août 1479 ;
      • b. Mathilde de Mathas, épouse de Jean de Saint-Cric, et mère de : Jean de Saint-Cric ;
  • 5°. Thibaut de Mathas, prieur de l’ile d’Aix, en 1356 ;
  • 6°. Jeanne de Mathas, mariée avec Jean de Thouars, chevalier, seigneur de Pouzauges, mort sans postérité avant le mois d’avril 1339, dates des lettres-patentes du roi Philippe de Valois, confirmant la donation que Jeanne de Mathas fit de tous ses biens à Renaud de Thouars, évêque de Luçon, et à Aimeri de Thouars, frères de feu son mari. (Manuscrits de Sainte-Marthe, à la Bibliothèque du Roi.)

- XII. Robert II, baron de Mathas, chevalier, seigneur de Mornac, de Fontaines, de Royan et d’Alvert, et en partie de Saint-Vivien de Vergerou et de l’île d’Oleron, obtint, conjointement avec Ambroise de Mathas, damoiseau, son frère, un acte d’appointement contre Aimeri de Montguyon, chevalier, en 1325. Dès l’année 1314, Robert de Mathas avait été institué légataire de la terre du Palais, par Yolande de Lusignan, son aïeule maternelle. Il épousa Marie de Thouars [15], sœur de Jean, qui précède, fille de Hugues de Thouars, chevalier, seigneur de Pouzauges et de Mauléon, et d’Isabeau de Noyers, sa première femme. Robert II vivait encore le 18 août 1363. Ses enfants furent :

  • 1°. Foulques III, dont l’article suit ;
  • 2°. Robert de Mathas, seigneur d’Anville, qui, en qualité de tuteur de Jacques et de Marie de Montberon, accorda le mariage de cette dernière, le 8 janvier 1368 (v. st.), avec Jean de Loudun, fils de Jean de Loudun, chevalier. Robert vivait encore en 1400. Il paraît être mort sans postérité, et avoir légué ses biens à Marie de Mathas, sa nièce ;
  • 3°. Thibaut de Mathas, chevalier, vivant en 1359 [16] ;
  • 4°. Miles de Mathas, chevalier, sire de Saint-Vivien de Vergerou, de la Fougereuse, etc., qui fit, les 4 janvier 1393 (v. st.) et 29 novembre 1399, deux testaments, par lesquels il élut sa sépulture dans la chapelle de Saint-Cyr et de Sainte-Madelaine de la Fougereuse, donna à Mabille de Maulevrier, sa femme, la troisième partie de tous ses biens patrimoniaux avec ses acquêts, en Aunis, Poitou et Saintonge, et nomma pour ses exécuteurs testamentaires la même Mabille, son épouse, Jacques de Montberon, de l’Isle, l’aîné, Jean de l’Isle, le jeune, chevaliers, etc., ce qui fut approuvé par Hardouin, évêque d’Angers ;
  • 5°. Pierre de Mathas, surnommé Martelet, chevalier, qui fut marié, avant le 1er octobre 1364, avec Jeanne de Comborn, fille de Bernard de Comborn, et de Marguerite de Montausier, dame de Mosnac. Il mourut sans postérité. II avait fait hommage-lige au roi d’Angleterre, à Angoulême, le 21 août 1363 ;
  • 6°. Yolande de Mathas, dame de Boissec, mariée 1°, avec Itier, seigneur de Magnac, chevalier ; 2° par contrat passé le samedi après la Purification de l’an 1348, avec Robert, sire de Montberon, chevalier, seigneur d’Aix ; à ce contrat furent présents nobles hommes Jean de la Brousse, Jean de Chastanet, Geoffroi d’Auxerre, Jean de Rochemeaux, seigneur de la Faye, chevaliers, Hélie de Marcillac, Meillan de Montagu et Hélie du Mur, écuyers ;
  • 7°. Aliénor de Mathas, qui fut mariée avec Guillaume, sire de Montberon, chevalier ; ils vivaient le 5 août 1356, date d’un acte qui rappelle que Foulques de Mathas, frère d’Aliénor, lui avait assigné 80 livres de rente et 400 deniers. Cet acte fut fait en présence de Hélie de Rabaine, et de Foucaud d’Archiac, seigneur de Saint-Severin, chevaliers ;
  • 8°. Marguerite de Mathas, alliée avec Yvon VI, sire de la Jaille et du Pordic, fils d’Yvon V, seigneur des mêmes terres.

- XIII. Foulques de Mathas, IIIe du nom, chevalier, sire de Royan, d’Oleron et de Didonne, conseiller du roi Jean, épousa, vers l’an 1335, Isabelle de Nuisement, dame de Thorigny, en Normandie, veuve de Louis de Chambly, seigneur de Néaufle. Par acte passé à Poissy, le 2 février 1341 (v. st.), il engagea pour six années le revenu de la terre de Thorigny, pour la somme de 6000 livres, au profit de son épouse. Foulques III avait servi en qualité d’écuyer, avec 3 hommes d’armes de sa suite, sous Gui de Ceris, souverain capitaine en Saintonge, suivant deux quittances de ses appointements militaires, qu’il donna les 16 décembre 1337 et 29 juin 1340. Il a la qualité de chevalier dans trois autres quittances, des 6 août et 25 septembre 1345 et 12 juillet 1349, et qu’il scella du sceau de ses armoiries, représentant un losangé, et ayant pour cimier : un vol banneret. Foulques de Mathas commandait alors 6 chevaliers et 33 écuyers, sous les bannières de l’évêque de Beauvais. Le roi Jean, pour récompenser les services du sire de Royan et de ses prédécesseurs, lui fit don de la terre, ville et seigneurie de Laleu, ce qu’on trouve rappelé dans une attestation donnée, en 1356, en présence de Hélie de Rabaine, chevalier. Foulques III était alors décédé. Il fit son testament, le 28 du mois d’août de la même année, en présence de Thibaut de Mathas, prieur de l’Isle d’Aix, de Pierre Moulin, prieur de Saint-Pierre de Royan, de Jean Vigier et de Pierre Senebrun, chevaliers. Il nomma tuteurs de ses trois filles, dont une mourut jeune, Miles et Aimeri de Thouars, ses oncles, et le sire de Couhé, son cousin. Ses enfants furent :

  • 1°. Louise de Mathas, dame d’Oleron, de Mornac et de Royan, mariée, par contrat du 11 février 1359, avec Archambaud V, comte de Périgord, fils du comte Roger-Bernard et d’Éléonore de Vendôme : ce contrat fut passé en présence de nobles hommes Guillaume, sire de Montlieu, Girard de Roussillon, Foucaud d’Archiac et Pierre de la Roche, chevaliers. Louise de Mathas fut mère d’Archambaud VI, dernier comte de Périgord, de la race des Talleyrand, décédé après l’an 1430 ;
  • 2°. Marie de Mathas, dame de Mathas, d’Alvert, de Didonne, etc., à laquelle son père légua, ainsi qu’à sa sœur, 2000 livres en deniers comptants. Elle devint dame d’Anville, après la mort de Robert de Mathas, son oncle, et s’allia avant le 30 octobre 1404, avec Renaud II de Vivonne, seigneur d’Aubigny, de Faye et des Essars, fils de Renaud Ier de Vivonne, seigneur de Thors, sénéchal de Poitou, et de Catherine d’Ancenis. Marie de Mathas fit, le 16 août 1405, avec Jacques, sire de Montberon, un accord par suite duquel la baronnie de Mathas est passée dans cette maison.


Il existait, en Espagne et en Languedoc, une ancienne maison de Mata, ou de Matha, dont était saint Jean de Matha, né à Faucon, en Provence, le 24 Juin 1169, fondateur de l’ordre des Trinitaires ou Mathurins, pour la rédemption des captifs, en 1198, mort à Rome, le 21 décembre 1213. Son corps fut transporté en Espagne. L’église célèbre sa fête le 8 février.

Antérieurement à Jean, qui précède, on trouve un Jourdain de Mata, qui, l’an 1153, fit une donation à Pons, évêque de d’Agde, et qui paraît avoir été père de :
- 1°. Martin de Mata,
- 2°. Garsinde de Mata,
nommés dans un acte de Guillaume du Lac, prieur de Sainte-Eugénie, au diocèse de Narbonne, de l’année 1189.

Jean de Mata, religieux dominicain et célèbre prédicateur espagnol, décédé vers l’an 1640, était probablement de la même famille, dont Palliot désigne ainsi les armoiries : d’or, à la croix de gueules, cantonnée de 4 lionceaux d’azur.


[1Manuscrits de la Bibliothèque du Roi, n* 9816 ; Indice Armorial, par Palliot, in-fol., p. 665, etc. Les comtes d’Angoulême de la maison de Taillefer portaient : losangé d’or et de gueules.

[2d’Anjou : de gueules, à 2 léopards d’or.

[3de Fronsac : d’azur, à 3 demi-pals d’or, mouvants du chef.

[4d’Archiac : de gueules, à 2 pals de vair ; au chef d’or.

[5On croit qu’on doit seulement entendre ici la suzeraineté de la baronnie de Mathas, que Guillaume Taillefer céda au duc d’Aquitaine et comte de Poitou.

[6de la Marche-Montgommery : d’azur, au lion d’or, lampassé et armé d’argent.

[7de Châtellerault : d’or, au lon de gueules ; à la bordure de sable, chargée de 8 besants d’or.

[8Elle avait épousé 1° le 1" juin 1196, Gaston, vicomte de Béarn, mort sans enfants en 1215 ; 2° Nugues-Sanche, comte de Cerdagne, mariage qui fut déclaré nul par les intrigues de Simon de Montfort, qui l’engagea à donner sa main à son fils ; 3° Gui de Montfort, union qui fut contractée, le 4 novembre 1216, et dont naquirent Alix et Pétronille de Montfort ; 4° vers 1221, Aimeri, seigneur de Rançon.

[9de Sablé : losangé d’or et de gueules.

[10de Tonnay : de gueules, à la bande d’or, accompagnée de 3 fleurs de lys de vair.

[11de Lusignan : burelé d’argent et d’azur, à 6 lionceaux de gueules brochants.

[12Cet acte peut servir a rectifier l’article de Maulmont, imprimé dans le t. X du Dictionnaire de la Noblesse, par la Chesnaye des Bois, p. 600 ; il y est dit, par erreur, que Marie de Mathas était fille de Guillaume et sœur de Robert, et la sœur de Marie y est appelée Marguerite au lieu de Marquèse.

[13Pons : d’argent, à la fasce bandée d’or et de gueules.

[14Charles VII la donna, le 17 décembre 1445, à Wast de Valentin, gentilhomme écossais ; celui-ci la céda à Prégent de Coëtivy, chevalier, amiral de France, qui eut pour héritier son frère Olivier de Coëtivy, chevalier, seigneur de Taillebourg et des Goûts.

[15de Thouars : d’or, semé de fleurs de lys d’azur au franc canton de gueules.

[16Il est nommé, avec son frère Robert, dans l’extrait d’un provincial ou livre d’armes et blasons dressé vers le règne de Charles V, parmi les chevaliers et gentilshommes Poitevins suivants :

Thibaut Chabot. Hélie Chenin. Aimeri de Thouars. Maingot de Melle. Foulques d’Archiac.
Foulques de Roche. Robert de Mathas. Guillaume de la Roche. Thibaut de Mathas.
Savari et Jean de Vivonne. Jourdain et Renaud de Loubert. Hugues Chasteigner.
Aimond et Guillaume de Pomiers. Jean d’Aubeterre. Robert de Montberon.
Jean de Verteuil.

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