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Généalogie de la famille de Montalembert - 2ème partie

D 1er juin 2009     H 23:30     A Pierre     C 2 messages A 9574 LECTURES


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Une famille bien implantée en divers lieux du Poitou, de l’Angoumois et de la Saintonge. Ses membres ont joué un rôle de tout premier plan dans l’histoire régionale et dans l’histoire de France.

Généalogie par Courcelles, un grand spécialiste du genre (éd. 1833)

La première partie de cet article contient la généalogie des branches
- DE MONTALEMBERT (branche principale)
- des seigneurs de Granzay
- des seigneurs de Vaux et des Essarts
- des seigneurs de Vaux, de Plaisac, du Breuil, etc.
- des Seigneurs de la Vigerie, éteints.
- des seigneurs de Cers
- de la seconde branche de Cers

page en cours de rédaction

Seigneurs de Saint-Simon et de Montjaugé

- XII. Gui de Montalembert, chevalier, seigneur de Saint-Simon , fils puîné de Robert de Montalembert, seigneur de Vaux, et de Jeanne de Livenne, épousa 1° Marguerite de Condran [1], nommée dans un inventaire qu’il fit faire en 1624*. Le 17 mai 1628* Gui de Montalembert fit un échange avec Jean Thomas, écuyer, seigneur de Montjaugé, et passa un acte en 1637*. Il épousa 2° le 21 novembre 1651*, Anne d’Audouin [2], fille de Jacques Audouin, sieur des Quartiers, laquelle assista, le 5 février 1671*, au contrat de mariage de Pierre de Montalembert, son beau-fils. Gui a laissé ;

Du premier lit ;

  • 1°. Pierre, Ier du nom, dont l’article suit ;
  • 2°. Jacques de Montalembert, seigneur de Saint Simon, marié, le 3 mai’ 1666* avec Françoise de la Tour, fille de Gabriel de la Tour, seigneur de la Barre, et de Florence de Leymarie. Son frère aîné lui fit une vente le même jour 3 mai 1666* ;

Du second lit :

  • 3° Jean de Montalembert, écuyer, co-seigneur de Saint-Simon, marié, par contrat du 25 octobre 1694*, avec Jeanne Lessé. Il fut maintenu dans sa noblesse par jugement de M. Bignon, intendant de la Rochelle, du 3 février 1699, (Copie collationnée à la Bibliothèque royale.)

- XIII. Pierre de Montalembert, Ier du nom, chevalier, seigneur de Montjaugé, de Saint-Simon, etc., épousa, 1° par contrat du 16 décembre 1659*, Joachim de Condran, fille de Charles de Condran, écuyer, seigneur de Lilean, et de Gabrielle de Ronchaux, 2° par contrat du 5 février 1671*, Marie Gaillard [3], fille de Simon Gaillard, conseiller du Roi, et d’Anne de Montis. De ce second mariage sont issus :

  • 1°. Pierre, II° du nom, qui suit ;
  • 2°. Anne de Montalembert, baptisée le 22 février 1672, reçue à Saint-Cyr en 1686 ;
  • 3°. Catherine de Montalembert, baptisée le 2 novembre 1674, reçue à Saint-Cyr en 1686 ;
    4°. Marie de Montalembert, mariée, en 1717, avec Pierre du Mergey, chevalier, seigneur de Rochepine, dont postérité.

- XIV. Pierre de Montalembert, IIe du nom, chevalier, seigneur de Montjaugé et de Saint-Simon, épousa, en 1723, Catherine Tison [4], dame de Coulonges, dont il eut deux garçons et une fille, qui s’établit à Orlut, paroisse de Cherves, près Cognac. L’un des fils, épousa demoiselle de Beaupoil de Saint-Aulaire, et en eut deux fils et deux filles ; l’aîné des fils officier dans le régiment de Chabot, dragons.

Seigneurs de Varaize et de Coulonges, éteints.

- IX. Jean de Montalembert, IVe du nom, chevalier, seigneur de Coulonges et de Varaise en partie, second fils de Jacques de Montalembert, seigneur de Vaux, et de Jeanne du Bouchet de Puygreffier, était sous la tutelle de sa mère lorsque cette dame transigea avec François de la Rochebeaucourt et Bonaventure de la Personne, sa femme, transaction dans laquelle il est dit qu’on procéderait à de nouveaux partages de la terre de Varaize. Jean de Montalembert épousa, vers l’an 1520, Jeanne de la Chambre, dont il eut :

  • 1° Pierre, dont l’article suit ;
  • 2°. Andrée de Montalembert,, mariée, dans 1a maison de- Chasteigner ; d’elle descendait la branche de Coulonges ;
  • 3°. Catherine de Montalembert, femme de Jean de la. Tour, seigneur de Gray en Saintonge.

- X. Pierre de Montalembert, seigneur de Çoulonges et de Varaize, gouverneur des ville et château de Cognac, épousa Renée Desmier [5], fille de Guyot Desmier, écuyer, seigneur du Breuil de Blanzac (branche aînée de la maison d’Olbreuse*, éteinte en la peraonrre de la duchesse de Brunswiçk-Zell, belle-mère de Georges Ier, roi d’Angleterre, seconde alliance directe de la maison de Montalembert avec celle d’Olbreuse) et de Marie de la Touche. Pierre de Montalembert et Renée Desmier sont nommés dans un accord sur partage de la succession du père de cette dame du 22 février 1563 ( v. st). Leurs enfants furent :

  • 1°. Gui, dont l’article suit :
  • 2°. Simon de Montalembert, seigneur du Vilger en 1574 ;
  • 3°. Catherine de Montalembert, mariée, 1° avec Gui de Lambertye, seigneur de Vitré en Poitou ; 2° avec François de Puyrigaud. Elle eut de ce dernier mariage :
    • Marie de Puyrigaud, qui épousa Daniel de Pressac-Lioncel, dans la famille duquel sont passés tous les biens de cette branche de Montalembert de Coulonges.

- XI. Gui de Montalembert, seigneur de Coulonges, fut marié avec Madeleine Rjgou, dont il eut :
Jonas de Montalembert, mort sans postérité.

Seigneurs d’Essé, d’Espanvilliers, etc., éteints.

VI. Jacques de Montalembert, seigneur de Beauregard, fils puîné de Jean III, seigneur de Montalembert, et de Jeanne Hélies, dame de Granzay et de Ferrières, naquit vers l’an 1380. Lui et son frère Meriot sont nommés parmi les écuyers de la compagnie d’Eimar de Pressac, chevalier bachelier, dont la revue fut passée à Saint-Jean-d’Angely le 30 juin 1405. (Titres scellés, vol. LXXXIX, fol. 7018). En 1412, Jacques de Montalembert servait sous Amauri de Craon, écuyer banneret, puis, en 14l4, sous le comte de Richcmont, commandant sous le gouvernement du duc de Guienne, le château et la Bastide Saint-Antoine à Paris, suivant le sixième compte de Remond Raguier, trésorier des guerres, commençant le 7 août 1413 jusqu’au 30 avril 1415 (Mémoires pour servir à l’histoire de Bretagne, par D. Morice, t. II, col. 874, 905). Jacques de Montalembert était marié, en 1434, avec Marguerite de Varaize. Il en eut, entre autres enfants :

- VII. Charles de Montalembert, 1er du nom, écuyer, seigneur d’Essé en Poitou, qui épousa, avant l’année 1470, Jeanne Bertrand (des seigneurs de la Roche-Henry), et vivait encore le 18 février 1496*, date d’un partage qu’il fît avec Jacques de la Rochefaton, écuyer, seigneur de Montalembert et de Saveilles, du fief des Avaroux, situé près de Montalembert. Il avait eu, entre autres enfants :

- VIII. Charles de Montalembert, II° du nom, seigneur d’Essé, d’Espanvilliers et de la Rivière, qui épousa, le 20 juillet 1488, Charlotte Jay de Bois-Seguin, fille de Jean Jay, chevalier, seigneur de Bois-Seguin. Ses enfants furent :

  • 1°. Jacques de Montalembert, seigneur d’Essé, marié avec Susanne de la Roche-Andry, fille de François de la Roche-Andry, seigneur de Clan, et d’Anne de Bourdeilles. Il en eut :
    • Auger de Montalembert, reçu chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1542 [6] voyez l’Histoire de Malte, par l’abbé de Vertot, édition de 1778, tom. VII, p. 331) ;
  • 2°. André, dont l’article suit ;
  • 3°. François de Montalembert, chanoine de l’église de Poitiers, appelé à l’administration de Gabriel, son neveu, par le testament d’André de Montalembert, son frère, du 2 juin 1551* ;
  • 4°, Léon de Montalembert, chevalier du l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il se trouvait à Messine en 1525, et fut grand prieur de Champagne en 1551 (Histoire de Malte, par Vertot, t. VIII, p. 3252) ;
  • 5°. Gabrielle de Montalembert, dame d’Espanvilliers, mariée, par contrat du 4 avril 1516, avec Pierre de Tryon, chevalier, seigneur de Légurat, d’Ardillières, de la Cour, du Châlard, etc., homme d’armes des ordonnances du Roi sous M. de Mezières, fils de Clément de Tryon, damoiseau, seigneur des mêmes terres, capitaine des ville et vicomté de Rochechouart, et de Bertrande de Malafayde, sa première femme. Elle le rendit père de :
    • A. Pierre de Tryon, chevalier, seigneur d’Espanvilliers, de Légurat, d’Ardillières, etc., chevalier de l’ordre du Roi, guidon d’one compagnie de 50 hommes d’armes des ordonnances du Roi, en 1548, sous brave d’Essé, son oncle, commandant en chef de l’armée d’Ecosse. A la bataille d’Hadington, il eut un cheval tué sous lui, et un coup de feu emporta son guidon, dont le tronçon seulement lui resta dans la main. (Annales d’Aquitaine.) Il épousa, le 9 janvier 1565, Jeanne de Cruc de Goudainville. Dans la suite leurs descendants ont ajouté au nom de Tryon celui de Montalembert ; cette famille ancienne et distinguée existe encore aujourd’hui en Poitou et en Augoumois. (Voyez sa généalogie, t. X, pag. 396 à 418, du Nobiliaire de France, par M. de Saint-Allais ) ;
    • B. Jeanne de Tryon, mariée, le 5 janvier 1550, avec Jean Richard, écuyer, seigneur de la Madelaine et d’Amberac ;
    • C. Françoise de Tryon, mariée, le 2 octobre 1542, avec François du Plessis, seigneur de Beaulieu et de Savigny, prés Faye-la-Vineuse, frère puîné de Louis du Plessis, seigneur de Richelieu, sénéchal de Toulouse, aïeul du cardinal de Richelieu, et fils de François du Plessis, seigneur de Richelieu, et d’Anne le Roy, dame du Chillou, sa seconde femme. Ils n’ont eu qu’un fille nommée :
      • Jacquette du Plessis, dame de Beaulieu, mariée, le 6 février 1570, avec François d’Aloigny, chevalier, seigneur d’Aloigny et de la Groye ;
  • 6°. Marie de Montalembert, mariée, le 17 janvier 1518, avec Jacques d’Allonhe, seigneur du Breuil-Coiffaud, fils de Guiot d’Allonhe, seigneur du Breuil-Coiffaud, et de Jeanne de Parthenay,

- IX. André de Montalembert, chevalier, seigneur d’Essé, d’Espanvilliers et de la Rivière, commandant en chef d’armée, et chevalier de l’ordre du Roi, connu sous le nom du brave d’Essé, naquit en 1483. Il fut tenu au baptême par André du Vivonne, seigneur de la Châtaigneraye, sénéchal, de Poitou, qu’il accompagna en qualité de page à l’expédition de Naples en 1495, Quoiqu’il n’eût alors que douze ans, il combattit avec la plus grande résolution à la bataille de Fornoue le 6 juillet de la même année. André de Vivonne, devenu gouverneur du comte d’Angouléme, depuis François Ier, et qui, dans plusieurs autres actions des guerres de Louis XII, avait pu apprécier le [caractère et la valeur du jeune d’Essé, l’attacha à la personne de ce prince. Les sentimens pieux qui s’unissaient dans d’Essé aux qualités solides et brillantes du guerrier avaient déterminé le choix de Vivonne ; et lorsqu’on vit se développer avec tant d’éclat ces mêmes qualités dans le jeune prince qui devait un jour diriger les destinées de la France, on ne peut refuser à d’Essé l’honneur d’avoir contribué par son exemple à former l’un des plus beaux caractères de notre histoire. André de Montalembert partageait tous les exercices du comte d’Angoulême, et assistait à toutes ses fêtes militaires, ses tournois et jeux de bagues. Il s’y était acquis une si grande réputation que ce prince, devenu roi, le choisit, en 1520, ainsi que deux autres gentilshommes du Poitou [7], pour soutenir avec lui, entre Ardres et Guines, en présence du roi d’Angleterre, l’effort des quatre plus fortes lances qui se présenteraient. François Ier, qui aimait à rappeler ce pas d’armes, disait souvent, au rapport de Brantôme et des autres chroniqueurs : Nous sommes quatre gentilshommes de la Guienne qui combattons en lice, et courrons la bague contre tous allants et venants de la France, Moi, Sansaç, d’Essé et la Châtaigneraye. En 1535, ce monarque lève une armée pour punir le duc de Milan de l’assassinat juridique de son ambassadeur. Le duc de Savoie, qui refuse aux Français le passage de ses états, les voit envahis en peu de jours. Montalembert d’Essé commandait mille chevau-légers dans cette expédition, conduite par l’amiral Chabot et le comte de Saint-Pol. Informé que l’empereur Charles-Quint marchait en forces sur Turin, d’Essé se jette dans cette place, et n’en sort, en 1536, que pour emporter Ciria par escalade. François Ier venait de conquérir Landrecies. On dut prévoir que l’empereur tenterait tous les efforts pour ressaisir cette clé du Hainaut des mains des Français. Il fallait relever en toute hâte les fortifications de cette place ; il fallait surtout un chef déterminé pour la défendre. Le roi jeta les yeux sur André de Montalembert, alors lieutenant de la compagnie de cinquante hommes d’armes du duc de Montpensier. Il prit aussitôt le commandement de Landrecies ; mais, quelque diligence qu’il fît, les travaux de défense n’étaient point achevés lorsque Charles-Quint, à la tête de 50,000 hommes, vint investir cette place. D’Essé, malgré la faiblesse de sa garnison et une large brèche qui existait encore à la muraille, loin de se laisser intimider par la présence d’une armée où se trouvaient réunies les forces combinées d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie, d’Angleterre et de Flandre, osa insulter un ennemi aussi formidable par de fréquentes sorties. Le succès, qui couronna toujours son audace, inspira le plus vif enthousiasme aux habitants et à la garnison. Tous sous un tel chef rivalisaient d’ardeur et d’intrépidité. Charles-Quint ne put s’empêcher d’admirer la résolution de cette poignée de braves qui venaient jusque sous ses yeux enclouer le canon de ses batteries. N’osant plus commettre sa gloire au succès douteux d’un assaut, ce prince, qui faisait trembler le monde par la puissance de son nom et de ses armes, fut réduit à chercher dans la famine un auxiliaire qui pût venger l’affront qu’une ville aussi mal fortifiée faisait subir à son armée. Mais il compta inutilement sur ce dernier moyen. Pendant trois mois et demi, d’Essé livra des combats presque journaliers à l’armée impériale. Tous ceux de ses soldats qui n’avaient pas succombé dans cette lutte glorieuse étaient couverts de blessures. Lui-même en avait reçu une très-grave au bras, que sa vigilance continuelle ne lui avait pas permis de faire panser. Toute sa troupe enfin était exténuée de privations et de fatigues, et ne se soutenait plus que de son héroïque courage, lorsque François Ier, instruit de l’extrémité où elle se trouvait, accourut à son secours, et donnant habilement le change à l’empereur, ravitailla Landrecies et en renouvela la garnison. Ce monarque alla au-devant de d’Essé, embrassa ce vaillant capitaine en présence de son armée, et récompensa ses braves compagnons, auxquels, par une faveur insigne, il accorda, leur vie durant, tous les privilèges et exemptions de la noblesse. Ce fut, dit-on, à cette occasion que François Ier nomma d’Essé gentilhomme de sa chambre (i), ce qui fit dire de celui-ci qu’il était plus propre à donner une camisade à l’ennemi qu’une chemise au Roi. Une trève qui devait durer dix ans fut conclue en 1538, et rompue en 1542. Aux nombreux ennemis de la France se joignit le roi d’Angleterre, qui s’empara, en 1544, de Boulogne-sur-Mer, livré par Vervins après sept semaines de défense. Plusieurs forts avoisinaient cette place. André de Montalembert fut chargé, en 1546, de la défense de celui d’Outreau. Il repoussa toutes les attaques des Anglais, et sut se maintenir dans ce poste, malgré les ravages que la peste exerçait sur la garnison. A l’avènement du roi Henri II, d’Essé fut confirmé dans le commandement d’une compagnie de cinquante hommes d’armes. Le duc de Somerset, oncle et tuteur du jeune roi Edouard VI, travaillait à réunir l’Ecosse à l’Angleterre en projetant le mariage de son pupille avec la jeune reine Marie Stuart. Toutes ses ouvertures ayant été repoussées par la régente d’Ecosse, il recourut aux armes. Henri II ne resta point paisible spectateur de ce différent. Il choisit six mille hommes de ses meilleures troupes (1), dont il nomma André de Montalembert lieutenant-général commandant en chef, par pouvoir du 28 avril 1548. Parti de Brest le 22 mai, et arrivé à Dunbar le 18 juin, son premier soin fut de faire passer en France Marie Stuart, alors âgée de six ans, et depuis mariée au Dauphin (François II) en 1558. Il marcha ensuite sur Haddington, dont il poussa vivement le siège. Le duc de Somerset, qui espérait forcer son camp, fut battu et mis en déroute avec perte de 2,000 prisonniers, dont, entre autres, le général de la cavalerie anglaise. Cependant un secours de 20,000 hommes, arrivé au duc de Somerset, força d’Essé, qui n’en avait plus que 5,000, à lever le siège d’Haddington. La garnison, voulant profiter de cette circonstance, crut pouvoir impunément insulter les Français. D’Essé fait volte-face, lui tue 500 hommes, et culbute le reste dans les fossés. Il chassa les Anglais de Jedbourg, enleva d’assaut le château de Ferniherst, s’empara de Cornouailles, de Tif, de Fuird et de l’Ile-aux-Chevaux. Le gouverneur de cette dernière place ayant été tué après une résistance opiniâtre, André de Montalembert fit distribuer tout le butin à ses soldats. Il fit plus, il se dépouilla lui-même de sa vaisselle d’argent et de tout ce qu’il possédait de précieux pour faire subsister son armée. Ce fut au milieu de ces succès qu’il dut en remettre le commandement à Paul de Thermes pour repasser en France, où le secours de son bras devenait utile au roi Henri II. Ce monarque le décora du collier de son ordre, et par lettres du 20 septembre 1549, ordonna qu’il fût payé à son cher et amé cousin, (i) André de Montalembert, seigneur d’Essé, dix mille livres sur les biens des rebelles de Guienne, en considération de ses bons, agréables et très-recommandables services, et pour le relever et récompenser des grands frais qu’il avait faits pour le service de S. M. au pays d’Ecosse. (Original en parchemin à la Bibliothèque du Roi.) La restitution du Boulonnais, promise à François Ier par Henri VIII, roi d’Angleterre, n’était pas encore effectuée. Henri II, profitant des troubles de la Grande-Bretagne, fait marcher une armée en Picardie, et en moins de six semaines (août et septembre 1549), il soumet toutes les places qui environnaient Boulogne. André de Montalembert signala sa valeur dans cette expédition. Sa modération et son humanité ajoutèrent un nouveau lustre à sa valeur. Ambleteuse, qui avait refusé toute composition, venait d’être prise d’assaut. Le soldat furieux, voulant user du funeste droit de la guerre, se disposait au meurtre et au pillage. Les dames anglaises implorèrent la protection de d’Essé, nommé gouverneur de celte place. Son ascendant les garantit de toute offense, et nul habitant ne fut troublé dans ses propriétés. La restitution définitive de Boulogne ayant été stipulée par le traité de paix du 24 mars 1550, André de Montalembert revint dans sa terre d’Espanvilliers en Poitou, goûter quelque repos, dont l’état de sa santé [8] et ses blessures lui faisaient sentir le besoin. Ce fut là qu’il fit un testament le 2 juin 1551 (Original en parchemin à la Bibliothèque du Roi), dont il confia l’exécution à François de Montalembert, chanoine de l’église de Poitiers, son frère, qu’il nomma tuteur de son fils Gabriel, lui subrogeant, eu cas de décès, Jean Jay, écuyer, seigneur de Bois-Seguin, son cousin germain. Le roi Henri II, qui s’était annoncé comme le vengeur de la liberté germanique contre l’empereur Charles-Quint, déclara la guerre à ce monarque en 1552. André de Montalembert rejoignit l’armée française, qui envahit la Lorraine et soumit les villes de Metz, Toul et Verdun. Mais la pacification de Passau ayant détaché les princes allemands de la ligue, tout le poids de cette guerre retomba sur la France. Charles-Quint, à la tête de cent mille hommes, furieux d’avoir échoué devant Metz, jure de venger cet affront sur la ville de Thérouenne. C’était alors une place forte, mais mal pourvue de munitions de guerre. Henri II, qui avait pénétré le dessein de l’empereur, envoya d’Essé prendre le commandement de Thérouenne. Dans le transport de la joie que lui causa cet ordre, il dit à ses amis : Voilà le comble de mes souhaits ; je ne craignais rien tant que de mourir dans mon lit. Je mourrai en guerrier..... Si Thérouenne est prise, dit-il au Roi en prenant congé du monarque, d’Essé sera mort. Ce héros avait le pressentiment d’une fin glorieuse : il ne fut point trompé. Il s’était jeté dans Thérouenne avec 50 hommes d’armes, 200 hommes de cavalerie légère et deux compagnies d’infanterie. Plusieurs gentilshommes, parmi lesquels on distinguait François de Montmorency, fils du connétable, voulurent servir sous ses ordres à ce siège mémorable. Attaqué bientôt par toute l’armée impériale, on le vit combattre avec la plus étonnante valeur sur une brèche de soixante pas ouverte par cinquante mille coups de canon, et repousser trois assauts consécutifs qui avaient duré dix heures. Au troisième assaut, un officier espagnol s’avance bien au-delà de sa troupe pour défier le général français ; celui-ci, cédant à l’esprit chevaleresque du temps, accepte le défi, et tous deux allaient commencer un combat corps à corps, lorsqu’un arquebusier français tua l’espagnol. Au même instant un soldat espagnol fit feu sur d’Essé, qui tomba mort au pied de la brèche. La perte de ce vaillant capitaine entraîna celle de Thérouenne, dont la destruction fut plus digne d’un despote ottoman que d’un empereur chrétien. Cet événement eut lieu le 20 juin 1553. Ainsi périt, à l’âge de soixante-dix ans, André de Montalembert, au moment où le bâton de maréchal de France allait récompenser les glorieux services qu’il avait rendus à sa patrie (Voyez les Annales d’Aquitaine, où se trouve son épitaphe en vers français [9] ; Davila, dans le Parallèle de Charles-Quint et de François Ier ; les Mémoires de Brantôme ; de Serre, Mézeray, du Haillan ; le P. Daniel, Histoire de François Ier ; les Mémoires de du Bellay ; du Pleix, Histoire de Henri II ; le président Hénault ; la Vie de d’Essé, dans les Hommes illustres de l’abbé Pérault, t. XIII, p. 298 ; Moréri ; de Thou, édition de 1734, t.1er ; Chronologie historique militaire, par Pinard, in-4°, 1762, t. Ier, p. 201 ; Biographie universelle ancienne et moderne, t. XIII, p. 339 ; l’Art de vérifier les dates, édition in-8°, t. VI, p. 160 ; et le Dictionnaire historique des généraux français, t. VII, pp. 458, 459 et 460)

Il avait épousé, le 7 octobre 1540, Catherine d’Illiers [10] des Adrets, fille de Jean d’Illiers, baron des Adrets, gouverneur de Vendôme, et de Madeleine de Joyeuse, dame d’honneur de la reine de Navarre, celle-ci fille de Louis II de Joyeuse, comte de Chartres, lieutenant au gouvernement de Paris, et d’Isabeau de Hallwin, comtesse de Grandpré. Il en eut :

- X. Gabriel de Montalembert, Ier du nom, chevalier, seigneur d’Essé, d’Espanvilliers et de la Rivière, gentilhomme d’honneur du Dauphin, depuis François II (Voyez à la Bibliothèque royale un certificat de Claude d’Urfé, gouverneur du Dauphin, du 18 septembre 1554), fut tué à la journée des Provençaux, où commandait Timoléon de Cossé, comte de Brissac, le 5 octobre 1568. Françoise des Essarts de Sautour [11], qu’il avait épousée en cette même année, mit au monde un fils posthume nommé :

- XI. Gabriel de Montalembert, IIe du nom, seigneur d’Essé, tué à la bataille de Coutras le 20 octobre 1587. Les biens de cette branche passèrent alors dans la maison de Tryon.

Seigneurs de Ferrières, puis de Roger, en Agénais.

- VI. Guillaume de Montalembert, IIIe du nom, écuyer, seigneur de Ferrières, fils puîné de Jean III, seigneur de Montalembert et de Saveilles, chevalier, et de Jeanne Hélies, dame de Granzay et de Ferrières, fut du nombre des seigneurs qui, en 1396, accompagnèrent le comte de Nevers au secours de Sigismond, roi de Bohême, et se trouva à la bataille de Nicopolis, perdue contre le sultan Bajazet le 28 novembre de cette année. Le 8 janvier 1416 (v. st.), il y eut une transaction passée entre messire Hugues du Puy-du-Fou, chevalier, et Jeanne Hélies, dame de Granzay, alors sa femme, d’une part, et Méri, Jacques, Jean et Guillaume de Montalembert, écuyers, enfants de ladite Jeanne et de Jean de Montalembert, son premier mari, acte par lequel les terres de Marzay et de Ferrières demeurèrent à ces derniers. Guillaume de Montalembert avait épousé Isabelle de Combarel [12], d’une ancienne, famille du Limosin, de laquelle il laissa :

  • 1°. Jean-Élie de Montalembert, seigneur de Ferrières, marié avee Catherine de Magné, dont on ignore s’il a eu des enfants ;
  • 2°. Etienne, qui suit ;
  • 3°. Jacques, auteur de la branche des seigneurs de Nuchèze, rapportée à son rang.

- VII. Etienne de Montalembert, seigneur de Ferrières, chevalier de l’ordre du Saint-Sépulcre, capitaine d’une bande de francs archers, à la tête de laquelle il combattit à la bataille de Formigny le 15 avril 1450, avait épousé, le 18janvier 1441, Marie d’Estouteville [13], fille de Nicolas d’Estouteville, seigneur de Torcy, d’Esgié, Toutemont, de Beine, etc, et de Jeanne de Mauquenchy, dame de Blainville, fille de Jean de Mauquenchy, sire de Blainville, maréchal de France , dont la branche s’est fondue dans la maison de Luxembourg, comtes de Brionne. De ce mariage sont provenus :

  • 1°. Jean IVe du nom, qui suit ;
  • 2°. Guillaume IV, auteur de la branche des seigneurs de Goulaine, et de Bellestre, en Bretagne, mentionné plus loin :

- VIII. Jean de Montalembert, IVe du nom, chevalier, seigneur de la Mothe en Berry, et de Villemort en Limosin, capitaine d’une compagnie de gens de pied, épousa, vers 1500, Jacquette de Bueil [14], fille d’Edmont de Bueil, seigneur de Marmande et de Faye-la-Vineuse , et de Françoise de Laval de Brée, et petite-fille de Jean V, sire de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, gouverneur de Cherbourg, et chevalier de l’ordre du Roi. Leurs enfants furent ;

  • 1°. Sylvestre, dont l’article suit
  • 2°. Jean de Montalembert, mort célibataire ;
  • 3°. Etienne de Montalembert, mort célibataire ;
  • 4°. François de Montalembert, prieur de Bonnenouvelle et doyen de Pujols, pais abbé commendataire de Grosbois, au diocèse d’Angoulême, en 1553. (Gallia Christiana, tom. II, col. 1050) ;
  • 5°. Georges de Montalembert, prieur de la Grâce et du Ledat, et protonotaire du Saint-Siège ;
  • 6°. Marie de Montalembert, femme d’Adrien de la Dhuse, seigneur de Marescot.

- IX. Sylvestre de Montalembert, chevalier, seigneur de Roger en Agénais, de la Mothe en Berry, et de Villemort en Limosin, enseigne de cent archers de la garde du Roi sous Antoine Raffin, dit Poton, puis, en 1553, lieutenant de la compagnie française des gardes du corps du Roi, commandée par Louis de Talaru, baron de Chalmazel, gouverneur de Compiègne, avait fait un testament le 18 décembre 1551*. Il fut tué à Paris et inhumé dans l’église Saint-Honoré. II avait épousé, par accords du 9 septembre et contrat du 1er février 1529*, Jeanne de Morlhon , fille de Pierre de Morlhon [15], seigneur de Saint-Vensa et de Cabanes en Rouergue, et de Delphine de Marveys, fille de Pierre de Marveys, seigneur de Mazières, et de Cécile de Durand. Sylvestre laissa de ce mariage :

  • 1°. Christophe, dont l’article suit ;
  • 2°. Antoine, dont descend la branche des seigneurs de Monbeau, dont nous parlerons plus bas ;
  • 3°. Jacques de Montalembert, mort célibataire ;
  • 4°. Françoise de Montalembert, femme de N... de Salignae, en Rouergue ;
  • 5°. Claudine de Montalembert, épouse de N .. de Cours de Paulhac, dans la même province ;
  • 6°. Isabeau de Montalembert, religieuse.

- X. Christophe de Montalembert, seigneur de Roger, de Montgaillard, des Rouets, etc., chevalier de l’ordre du Roi, conseiller d’état, conseiller et maître d’hôtel de la reine de Navarre, nommé capitaine de cinquante hommes d’armes le 19 juin 1576, puis colonel de quatre compagnies de pistoliers, qualité que lui donnent cinq lettres du roi Henri III des années 1577* et 1580*, enfin gouverneur de la ville et du château de Penne d’Agenaïs, fit son testament au château de Roger, près de Penne, le 21 avril 1602*, et prescrivit sa sépulture dans la chapelle de la Grâce, au tombeau de ses prédécesseurs. C’est à Christophe de Montalembert que le roi Henri III donna la devise : Ferrum fero, ferro feror. On conservait à la Bourlie une lettre autographe de ce prince à Christophe de Montalembert, dans laquelle il lui disait : « Je sais que, bien que vous ayez la tête blanche, vous avez le cœur vert pour mon service, etc., etc. » C’est de lui que parle le maréchal de Montluc dans ses Commentaires, sous le nom de M. de Rougier, de la Mothe-Rouge. H fui inhumé debout dans son armure, dans le mur de l’église de Notre-Dame de la Grâce, paroisse de la Mothe-Roger, où l’on voit encore son tombeau. Il avait épousé, par accords du 26 juin et contrat du 28 octobre 1558, Anne de Malvin de Montazet [16], laquelle vivait le 26 avril 1590*. Elle était fille de Charles de MaIvin de Montazet, conseiller au parlement de Bordeaux, et de Jeanne de Gaillard, dame de Cessac en Agénais. Ils ont eu pour fils :

- XI. Charles de Montalembert, seigneur de Roger et des Rouets. Il fut nommé gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi le 19 juin 1596*, capitaine au régiment de Picardie, puis gouverneur des ville et château de Penne d’Agénais le 25 avril 1611*. Le roi Henri IV lui avait donné la jouissance des revenus de l’abbaye d’Eysse, de l’ordre de Cluny, au diocèse d’Agen, par lettres du 12 janvier 1600. Charles de Montalembert fit son testament le 11 mars 1624*, au château de Roger, et fut inhumé au tombeau de ses pères, dans l’église de Notre-Dame de la Grâce. Du mariage qu’il avait contracté, le 26 novembre 1579* avec Françoise de Ferrand [17], fille d’Etienne de Ferrand, baron de Mauvesin et de Chaumont, et de Marguerite de Beaune, sont provenus ;

  • 1°. François, dont l’article suit ;
  • 2°. Pierre, auteur de la branche des seigneurs des Rouets et le la Mothe, rapportée ci-après ;
  • 3°. Françoise de Montalembert, mariée au seigneur de Gironde de la. Mellonnière ;
  • 4°. Antoinette de Montalembert, femme de Nicolas de Pontagion, seigneur de la Chapelle-Trentel ;
  • 5°. Marthe de Montalembert, mariée le 16 juillet 1616, avec Léon d’Albert de Laval, chevalier, seigneur baron de Madaillan et de Laval, dont entre autres enfants ;
    • Jeanne-Madelaine d’Albert de Laval, mariée avec Benjamin-Alexandre-César de Montmorency, comte de Bours, mort en 1702
  • 6°. Marguerite de Montalembert, mariée à M. des Guerres ;
  • 7°. Claire de Montalembert, femme de Jean de Cieutat, baron de Tombeboue, chevalier de l’ordre du Roi et lieutenant général de l’artillerie.

- XII. François de Montalembert, seigneur de Roger et de Montgaillard, gouverneur de Penne d’Agénais et capitaine de cent hommes de pied ; épousa, le 20 mai 1613, Melchiore de Lart [18] de Rigoulières, fille de Bertrand de Lart, chevalier, seigneur, baron de Rigoulières, de Frespa, de Castelgaillard, etc., et de Marguerite de Montalembert. Ils ont eu pour fille unique :

  • Anne de Montalembert, dame de Roger et de Montgaillard, mariée avec Jean-Baptiste de Bouran, seigneur de la Madelaine, lequel vivait encore le 2 octobre 1695, et dont la postérité subsiste et possède encore aujourd’hui le château de Roger, près Villeneuve d’Agen.

Seigneurs des Rouets, de La Mothe, etc.

...

Seigneurs de la Bourlie, Comtes de Montalembert, en Périgord.

...

Seigneurs de Monbeau, Marquis de Lostanges, etc.

...

Seigneurs de Najejouls, éteints.

...

Seigneurs de Goulaine et de Bellestre, en Bretagne.

...

Seigneurs de Saint-Gravé

...

Rameau de Montmayer.

...

Seigneurs de Nuchèze, en Poitou, éteints.

...

à suivre ...


[1de Condran : d’argent, au chevron de gueules, accompagné de 3 roues de Sainte-Catherine de sable.

[2d’Audouin : coupé d’argent et de sable ; à 3 pals de l’un en l’autre.

[3Gaillard : d’argent, au coq de sable, becqué, crêté, barbé et armé de gueules, posé sur un cœur soutenu de 2 flammes aussi de gueules.

[4Tison ; d’azur, fretté d’or.

[5Desmier : écartelé d’azur et d’argent, à 4 fleurs de lys de l’un en l’autre.

[6Voyez à la Bibliothèque de l’Arsenal, registres de l’ordre de Malte, prieuré d’Aquitaine, fol. 64 et 132, où se trouvent les quartiers de Léon de Montalembert et d’Augier, son neveu. Leurs armes y sont blasonnées : d’argent, à la croix ancrée de sable, accompagnée aux premiers cantons deux losanges du même. Ces deux losanges étaient la brisure de la branche d’Essé.

[7Louis Prévost, chevalier, seigneur de Sansac, chevalier de l’ordre du Roi, et François de Vivonne, seigneur de la Chataîgneraye (fils d’André), qui plus tard succomba dans son fameux combat contre Gui Chabot de Jarnac, livré en présence de toute la cour à St-Germain-en-Laye, le 10 juillet 1547.

[8Il était affecté depuis plusieurs années d’une jaunisse si forte qu’elle teignait même le linge, au rapport de Brantôme.

[9La voici :
Ci-gît l’honneur, la foi des armes,
L’horreur des martiaux vacarmes,
Panvilliers, la terreur d’Espagne,
De l’Angleterre et d’Allemagne ;
Espands prières avec l’eau
Passant, prie Dieu sur son tombeau.

[10D’Illiers : d’or, à 6 agnelets de gueules

[11des Essarts de Sautour : de gueules, à 3 croissants d’or.

[12de Combarel : parti, au 1 d’azur ; à 3 coquilles d’or en pal ; au 2 de gueules, à une demi-molette d’éperon d’argent mouvante de la partition.

[13D’Estouteville : ècartelé , aux 1 et 4 burelé d’argent et de gueules ; au lion de sable, lampassé, armé et couronné d’or, brochant, qui est d’Estouteville ; aux 2 et 3 d’azur, à la croix d’argent, cantonnée de 16 croisettes recroisettées et fichées d’or, qui est de Mauquenchy-Blainville.

[14de Bueil : écartelé, aux 1 et 4 d’azur, au croissant d’argent, accompagné de 6 croisettes recroisettées et fichées d’or, qui est de Bueil ; aux 2 et 3 de gueules, a la croix ancrée d’or, qui est d’Avoir ; sur le tout contre-écartelé des dauphins d’Auvergne et des comtes de Champagne.

[15Il avait pour trisaïeul autre Pierre de Morlhon, seigneur de Saint-Vensa ; marié, en 1398, avec Catherine de Roquefeuil, fille d’Arnaud, baron de Roquefeuil, en Rouergue, et de Jacquette, dame de Combret.

De Morlhon : de gueules, au lion d’or, lampassé et armé d’argent.

[16De Malvin : écartelé, aux 1 et 4 d’azur, à 3 étoiles d’or qui est de Malvin ; aux 2 et 3 de gueules, à deux balances d’or, qui est de Montpezat.

[17De Ferrand : d’argent,à 3 fasces de gueules.

[18de Lart : écartelé, au 1 et 4 de gueules, à 3 bandes d’argent ; au 2 d’azur, an lion d’or ; au 3 d’argent, à 3 épieux de sable.

Vos commentaires

  • Le 13 septembre 2011 à 11:38, par momo En réponse à : Généalogie de la famille de Montalembert - 2ème partie

    On ne retrouve pas un Montalembert Résident au Chateau de la ROCHE TALBOT a Souvigné sur Sarthe (72)

    Répondre à ce message

  • Le 1er mai 2010 à 19:38, par Françoise CORPRON En réponse à : Généalogie de la famille de Montalembert - 2ème partie

    Juste une petite contribution :
    Léon de Montalembert, frère chevalier de St Jehan de Jérusalem était Commandeur des Epaux en 1542. Il devait l’être depuis 9 ans environ, car dans le procès qui l’oppose à ces tenanciers du fief de Petit Rétaud, on précise que cela fait huit ou neuf ans que ceux-ci lui désobéissent car il veut, contrairement à ce qui s’est toujours pratiqué, que les tenanciers portent leur terrage (la part de récolte qu’ils doivent sur les terres d’agrière) au château de la commanderie qui est éloigné de trois quart de lieue. La règle établie était que la réquisition eut lieu à la porte de l’église de Rétaud. Depuis une trentaine d’années, l’habitude était que les tenanciers apportent leur terrage dans une des maisons du fief désignée par le fermier.

    Répondre à ce message

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