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Herpes - Courbillac (16) - Où sont les trésors du cimetière franc (VIème siècle) ?

Histoire d’une dispersion


D 30 mars 2008     H 10:50     A Margaret, Pierre     C 0 messages A 2250 LECTURES

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Voir : Herpes - Courbillac (16) - Le cimetière des Francs (6ème siècle)

Cette note décrit ce qu’on sait sur la localisation de la Collection Delamain et des trouvailles d’Herpes.

Je remercie M. Barry Ager, curateur au British Museum, Londres, (Continental Early Medieval Collection, Department of Prehistory & Europe), qui m’a fourni ces renseignements.

Récemment l’histoire de certains objets dans la Collection Delamain a été partiellement tracée et leurs localisations établies. Les recherches continuent sur tout aspect de la Collection Delamain, y compris son histoire plus récente. Des questions se posent, par exemple : certains objets dans la Collection proviennent-ils d’Herpes ? , ou concernant d’autres qui sont probablement d’Herpes, mais qui ne faisaient pas partie de la Collection publiée initialement.

 Objets de la collection Delamain vendus avant les enchères de 1905 à Angoulême

Ce qui est connu de l’histoire de la collection avant la Deuxième Guerre Mondiale doit beaucoup aux recherches importantes de Catherine Haith, (C. Haith, 1988, "Un nouveau regard sur le cimetière d’Herpes (Charente)", Revue Archéologique de Picardie, no. 3/4 - 1988, p. 71-80).

En 1901 la Collection Delamain était acquise par le négociant parisien, M. Houzeau pour Edouard Guilhou. Mais Guilhou s’intéressait surtout aux bagues. Alors il les a retenues de la vente aux enchères d’Angoulême en 1905. En novembre 1937, la Collection Guilhou de bagues, y inclus des objets d’Herpes, été vendue aux enchères à Londres. Le British Museum a acquis cinq des bagues, y compris une de Mulsanne, mais aucune d’entre elles n’est d’Herpes.

De plus, Guillou n’a pas retenu que des bagues des enchères de 1905. Il a aussi gardé certains des meilleurs objets, et il est fort possible qu’il les ait vendus en privé au collectionneur allemand, Johannes von Diergardt.

Von Diergardt a gardé quelques objets dans sa collection jusqu’à sa mort en 1934. Cette collection est ensuite passée au Wallraf-Richartz Museum, Cologne.

Von Diergardt a donné d’autre pièces au Museum für Vor- und Frühgeschichte, Berlin. Pendant longtemps on craignait que ces objets aient été détruits en 1945 à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Mais récemment on a découvert qu’en réalité, ils avaient été récupérés par l’armée russe et emmenés en Russie. Aujourd’hui ils se trouvent à St. Petersburg et à Moscou (voir l’excellent catalogue en russe, en allemand et en anglais de l’exposition récente à St. Petersburg et à Moscow, 2007, Merowingerzeit - Europa ohne Grenzen, publié par Staatliche Museen zu Berlin. A la page 202 il y a une discussion brève sur la signification du cimetière d’Herpes ; les illustrations des objets d’Herpes, et ceux qui sont peut-être d’Herpes sont aux pages 457-467).

Le Metropolitan Museum, New York, J. Pierpont Morgan Collection a quelques objets sensés venir du nord de la France. Mais Catherine Haith a indiqué la possibilité que quelque uns parmi eux puissent venir d’Herpes (voir l’article par Haith 1988, au dessus).

 Objets de la collection Delamain vendus aux enchères en 1905 à Angoulême

Les archives du British Museum disent que leurs agents à ces enchères étaient la société Rollin & Feuardent, avec adresses à Londres et à Paris. Le Museum a enregistré que tous les 1161 objets de la Collection Delamain acquis en 1905 provenaient d’Herpes.

Mais les recherches faites par M. Ager montrent qu’il faudrait se méfier de cette attestation. Quelques objets viennent de jeux de plaques de ceintures identiques aux autres objets à la garde du Museum, probablement d’Amiens et d’autres sites dans le nord de la France inconnus, (B.M. Ager, 1997, "Recent re-discoveries in the Continental Early Medieval Collections of the British Museum", dans G. De Boe & F. Verhaeghe, eds., Method and Theory in Historical Archaeology. Papers of the ’Medieval Europe Brugge 1997’ Conference, vol. 10, Zellik, p. 139-144). De plus, sur quelques poteries les étiquettes sont marquées "Biron".

En conséquence tout ce qu’on peut dire avec une certitude mesurée, c’est que parmi les objets du British Museum, seulement ceux qui sont identiques aux objets publiés par Delamain proviennent d’Herpes. Seulement environ 280 des 1161 pièces sont identiques au registre publié par Delamain, et l’origine du reste est incertaine. Il ne semble pas que le Musée ait jamais acquis les monnaies trouvées à Herpes. Elle ont probablement été vendues à un collectionneur privé.

Aujourd’hui la collection Delamain est une partie importante de l’exposition Mérovingienne dans la Early Medieval Gallery du British Museum. Parmi les 66 objets de bijouterie, boucles, poterie, verres, etc., 32 étaient publiés par Delamain. Voici quelques images d’objets d’Herpes, ou peut-être d’Herpes, actuellement exposés dans ce Musée.

Une sélection d’objets Francs - Avec la permission du British Museum
A selection of Frankish objects
La plupart des broches (Allemagne de l’Est ou Wisigoths) de la collection Delamain - la paire de broches en argent (n° 29) est d’une collection différente provenant du département de la Marne - Avec la permission du British Museum
Most of the Eastern Germanic or Visigothic brooches in the Delamain Collection - the pair of silver brooches (top) are from a different collection from the Marne region
Deux boucles wisigothes de la collection Delamain (non publiées par Delamain, ce qui en rend incertaine l’origine). - Avec la permission du British Museum
Two Visigothic buckles in the Delamain Collection but no publication by Delamain concerning these objects has been found, so the actual findsite is uncertain
Plaque de ceinture wisigothe venant d’Herpes, selon Haith, 1988 - Avec la permission du British Museum
Visigothic belt plate from Herpes, according to Haith, 1988

Pour le moment on ne peut voir qu’une seule pièce d’Herpes au British Museum en ligne.

Voir en ligne une référence à Herpes

On peut accéder à des images de pièces liées à Herpes à partir de ces pages web.

Le British Museum prépare la mise en ligne de sa base de données – prévue fin 2008.

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