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L’instruction en Angoumois avant 1789


D 5 juillet 2007     H 14:17     A Pierre     C 0 messages A 952 LECTURES

L’instruction en Angoumois avant 1789

Voir à ce sujet : Bull. Soc. arch. Charente, table 1845-1900, Ecole, Instruction ; — 1901, p. LXXVI ; — 1905-06, p. LXXXIV ; — Arch. hist. Saintonge, t. XXV, L. Audiat, L’Instruction primaire avant 1789.

Source : Bulletin de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1923

Période 1728-1730

M. GEORGE présente, à titre de contribution à l’histoire de l’enseignement en Angoumois, avant 1789, onze quittances, appartenant à M. Cochot, qui les lui a confiées pour les étudier.

Elles sont écrites de la main des signataires, se disant maîtres d’école ; un seul, Pierre Viaud, de Salles, se qualifie régent. L’écriture en est généralement bonne, mais le style et l’orthographe laissent souvent à désirer ; elle est particulièrement fantaisiste sur la suivante :

« le soubz signé Maître des Colle de la paroisse de Touzac le recougnois auoir reseut de monsieur Dernier De la grois conseiller du roy en sien reseueur des tailles delextion de Cognace la somme de centz sainquante liures pour mes gages de maitre décolle imposée sur lad parroisse de touzaac pour lannée mil sept cent vingt huict En conséquence de la rest du quinze Ieanuier mil sept cent vingt six De laquelle somme le tiens quite led sieur De la grois et tous autre A Cognacq ce 28 août 1728 I monnerot ».

Ces reçus, établis suivant une formule à peu près semblable, nous apprennent que Jean Dexmier de La Groix, conseiller du roi et receveur des tailles de l’élection de Cognac, avait versé la somme de 150# comme traitement de maître d’école, en 1728, 1729 ou 1730, à plusieurs bénéficiaires, habitant différentes paroisses de l’élection. Il est probable qu’il en existait d’autres. Les seules qui ont été conservées sont de :
- Helie Cochet, de la paroisse de Bonneuil ;
- Pierre Brogniat, de Bourg-Charente ;
- Bertrand Filhon, de Bouteville ;
- Pierre Longueteau, de Criteuil ;
- Jean Chatton, de la ville de Jarnac ;
- Jacques Vergnon, de la paroisse de Lignères ;
- Michel du Clou, de Nonaville ;
- Jacques Lescuyer, de Saint-Preuil ;
- Pierre Viaud, de Salles ;
- autre Brognac, de Segonzac ;
- J. Monnerot, de Touzac.

Une mention, répétée sur la plupart de ces titres, dit que les gages étaient payés par les habitants, auxquels un arrêté, probablement de l’Intendant, les avait imposés. Cette imposition était obligatoire par suite de la « Déclaration concernant la religion », datée de Versailles, du 14 mai 1724 [1], qui ordonnait la nomination de maîtres là où il ne s’en trouvait pas, pour enseigner aux enfants la religion catholique, apostolique et romaine, « comme aussi y apprendre à lire, et même écrire, à ceux qui pourront en avoir besoin ». A défaut d’autres ressources, une imposition devait être établie, pour assurer aux maîtres un traitement de 150# et de 100# aux maîtresses.

J. GEORGE.


[1Isambert, Recueil génér. des anc. lois franç., I. XXI, p. 201.

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