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La guerre aux coqs à Pons (17) en Saintonge, le lundi de Pâques

D 25 avril 2009     H 01:20     A Pierre     C 0 messages     A 1181 LECTURES


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A Pons, le lundi de Pâques, se pratiquait une curieuse coutume : la chasse aux coqs. Le commentateur précise que la Révolution a rendu la paix à ces pauvres volatiles.

Source : Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France – Paris - 1817 - Books Google

Voir en ligne :

La guerre aux coqs, usage anciennement établi à Pons en Saintonge

Extrait d’une lettre de M. JOUYNEAU-DES-LOGES, associé correspondant.

« .. . J’ai publié autrefois, dans les Affiches de la Rochelle, la notice suivante qui m’était venue de bonne main. C’est à Pons en Saintonge qu’avait encore lieu la cérémonie qui en est l’objet, et que l’on pourrait appeler la guerre aux coqs. Vraisemblablement la révolution leur a rendu la paix.

« Tous les ans, le lundi de Pâques, le sénéchal de Pons ou l’assesseur donne un grand déjeuner à tous les officiers et ministres de la justice. Ordinairement la noblesse des deux sexes y est invitée. Tons les convives doivent se tenir debout. Les seuls sergens de la seigneurie ont le privilège d’être assis à une table particulière que l’on sert pour eux. Tout autre qui voudrait s’asseoir paierait une amende de cinq sous aux sergens. La même amende serait encourue par le sergent qui voudrait se tenir debout ; mais comme ce dernier délit n’est jamais arrivé, ainsi qu’on s’en doute bien, on ignore pour qui serait cette amende, à moins qu’elle ne fût pour les autres sergens, observateurs fidèles de la consigne.

« Vers le midi, toute la justice, en robe et en bonnet carré, monte à cheval. Chacun est armé d’une gaule de houx. Aucun cavalier ne doit avoir d’éperons. La queue des chevaux doit être pendante : tout cela, sous peine d’amende. Cette cavalcade, ayant le prévôt à la tête, va en différens quartiers de la ville où les prieurs et autres vassaux, que l’on interpelle trois fois, doivent fournir des coqs vivans auxquels il ne manque aucune plume ; sans cela il y aurait amende. Lorsque chaque coq est jugé acceptable, le premier officier du prince de Pons, ou telle autre personne de l’un ou de l’autre sexe à qui il veut faire honneur ( et il en coûte quelques pièces de monnaie qu’il faut distribuer aux sergens ), jette tous ces coqs en l’air. Les sergens sont obligés de les poursuivre et doivent les atteindre. Si d’autres personnes s’avisaient de courir sus ou d’y toucher, elles seraient mises en prison, ou tout au moins condamnées à l’amende. Les sergens, tous à pied, étant vêtus de leurs casaques, ont souvent bien de la peine, parce que si les coqs sont vigoureux, ils volent sur les maisons, dans les jardins, dans les champs, et passent quelquefois la rivière. Il faut absolument les prendre. Il est inutile de faire remarquer que la course et les efforts souvent trompés des sergens pour saisir ces coqs, amusent beaucoup la foule des spectateurs. Cependant, depuis plusieurs années, on a dispensé les sergens de passer la rivière qu’ils traversaient autrefois au pont des Aires. Ils mettent seulement les pieds dans l’eau, et, avec un poêlon, ils jettent trois fois de l’eau sur le pont en criant : De la part de monseigneur de Pons. Si quelqu’un, pendant cette cérémonie, a son chapeau sur la tête, les sergens ont le droit de l’arroser. Après tout cela, on met, dans l’aire de Saint-Martin, le feu à un tas de fagots de brandes qui ont aussi été fournis par des vassaux, puis la cavalcade se retire. J’oubliai de dire que tous les coqs à qui on a ainsi fait la guerre, sont pour les sergens qui s’en régalent le soir.

« On faisait autrefois un procès-verbal de cette cérémonie. Il y a long-temps qu’il ne s’en fait plus. On n’a pu en retrouver qu’un, qui est du 8 avril 1613 ; il est, en original, dans les mains de M. le prieur de Saint-Vivien de Pons, qui a bien voulu le communiquer ; et c’est sur une copie certifiée que j’ai rédigé la notice que je présente à la curiosité de mes lecteurs. »

Si cette notice, messieurs, est du genre de celles qui appartiennent aux recherches de l’Académie, je vous en promets d’autres également curieuses, prises dans la même source ou ailleurs, etc.

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