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Les Mémoires d’Hippolyte Joly d’Aussy - 2ème partie : La Famille de Campet

D 27 janvier 2008     H 02:56     A guydelarade, Pierre     C 4 messages     A 1403 LECTURES


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Suite des mémoires d’Hippolyte Joly d’Aussy.

La Famille de Campet.

Voir en ligne :

Si je vous parlais brusquement du mariage d’Isabelle, fille de Philippe le bel, avec Edouard II Roi d’Angleterre, en 1303 et des prétentions de leur fils Edouard III à la couronne de France, comme étant d’un degré plus prés parent de Philippe le bel que Philippe de Valois qui l’emporta sur son compétiteur par l’application rigoureuse de la loi salique, vous ne trouveriez pas plus de rapport mes enfants, entre les familles des Valois et des Plantagenêt, qu’on n’en remarque généralement entre le Japon et le chapon (du petit Jean, de la comédie des plaideurs )

- eh ! bien, vous seriez dans l’erreur, car Edouard III, pour soutenir ses prétentions condamnés par les États généraux du royaume de France, porta la guerre au sein de notre partie et fit une rude guerre en Guyenne aux seigneurs châtelains qui avaient embrassé le parti du Roi de France.

- Alors existait dans la partie de cette province, comme maintenant sous le nom de département des Landes, la puissante famille suzeraine de Campet (6) qui avait fourni des chefs de croisés et rapporté de la Palestine de la gloire et pour armes héraldiques le croissant de l’orient et la coquille de pèlerin.

- Leur château féodal était à deux lieux de Mont-de Marsan et passait pour le plus fort du pays. Il fut attaqué et pris d’assaut cependant par le fameux Edouard, prince de Galles, dit le prince Noir, le vainqueur de Poitiers et de Navarette.

- Le château fut mis à sac, brûlé et mis au niveau du sol. Le chef de cette puissante famille eut la vie sauve, mais il dut s’expatrier.
Il se retira sur les terres de France et présenta requête à Philippe de Valois, lui demandant des secours pour s’établir en Saintonge et y bâtir un château, rapportant les faits désastreux qui avaient causé son expulsion de la province de Guyenne et affirmant que si le Roi ne venait à son secours, il se verrait obligé de mendier, au grand préjudice de gentillesse.

- J’ai vu le titre original, sur parchemin, revêtu des armes de la maison de Campet et je regrette bien de ne l’avoir pas gardé.
Je dois croire que le seigneur de Campet prit du service dans les armées du Roi de France et rétablit sa fortune.

- Il paraît aussi qu’une des branches de cette famille rentra plus tard en possession de la baronne de Campet, et y fit reconstruire le château. Les Campet de Saintonge seraient probablement parvenus aux premières dignités militaires, s’ils n’avaient embrassé le protestantisme.

- Dans l’histoire de M. Massiou, je les ai retrouvés commandants des châteaux de Soubise, de Royan et possesseurs du château de Saujon dont ils ajoutèrent le nom au leur.

- Un comte de Campet (7) de Saujon devint capitaine des gardes de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII.
Ce prince brouillon, faible et ambitieux qui fit tant de dupes et de victimes et ne montra jamais que de l’égoïsme et de la pusillanimité.

- Peu à peu les Campet disparurent de la scène politique pour devenir seulement des officiers obscurs ; cependant le grand-père de M. le Marquis de Campet de Saujon, seigneur de Nachamps, était le chef (8) d’escadre, son père capitaine de vaisseau et lui, par suite de la bizarrerie de son caractère, entra dans l’armée de terre, au lieu de commencer et de suivre une brillante carrière dans la marine.
Le capitaine de vaisseau (9) était fier du père de ma grand-mère paternelle.
Je ne sais si mon bisaïeul était au service. Son fils n’a point été officier.

- Ses trois enfants furent Monsieur de Campet de Prinçay (Pierre, Charles (10), Alexandre).
Louis Alexandre, est le chevalier qui mourut jeune.
L’aîné entra au régiment d’Orléans Dragons, servi peu d’année, se retira sous lieutenant et se maria avec Mademoiselle Dexmier de Saint-André de Cubzac, plus favorisé des dons de la noblesse que de la fortune.
Il n’eut qu’une fille nommée Julie, que sa cousine Madame la Comtesse de Boufflers fit élevé à ses frais, dans l’une des meilleurs pensions de Paris.

- Le cadet eut une vie aussi accidentée que romanesque et sur laquelle j’aurai occasion de revenir.
Il fut tour à tour volontaire de la Marine, cadet au régiment des Dragons de Jarnac, sous lieutenant au régiment de Hainaut, frère de la charité et enfin sous-diacre pour jouir des revenus du prieuré de Gamache en Picardie, qu’il obtint de préférence à Monsieur l’abbé Delille.

- Heureusement le prieuré ne fut pas mis au concours en vers ni même en prose, sans cela notre cousin eut été difficilement vainqueur.
Il est donc reconnu que Madame Esther de Campet, sœur de Monsieur de Campet était d’une famille très distingué par la naissance, mais qu’elle était si peu comblée des faveurs de la fortune, qu’elle n’avait que trois cent livres de rentes, qu’on appelait sa légitime.
Son frère n’avait que son domaine de Prainsay (11) et avait à tenir un état de gentilhomme. Il ne pouvait donc lui être d’aucun secours.
Elle passait ses étés près de sa cousine, madame la comtesse de Boufflers, avec laquelle elle avait été élevée à cognac.

- C’était dans une campagne non loin de cette ville qu’elle recevait l’hospitalité.
Elle était recueillie par d’autres parents à Niort, pendant l’hiver et le reste du temps à Prainsay.

- Ce fut à Niort que monsieur Nicolas Joly d’Aussy la connut et la demanda en mariage, en promettant de lui faire tous les avantages qu’il pourrait.

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