REQUESTE DES SARRURIERS DE LA VILLE D’ANGOULESME (1511). A Messieurs les Maire, Eschevins, Conseilhers et Pers de la ville d’Angoulesme.
Supplient humblement Philippon Queffier et Arnault Dupuy, sarruriers de la ville d’Angoulesme, que come il soyt avisé que ledict mestier de sarrurier soyt ung mestier moult dangiereux et subtil, ouquel se peult commectre mains abbuz et tromperies au moyen de ce que plusieurs larrecins et roberies se peuvent faire et commectre ; Parquoy plusieurs inconveniens en pourroient advenir qui fort et pourroyt estre en grand détriment de la chose publicque et du bien commun et public ; à quoy on ne pourroit ne peult l’en bonnement obvier, sinon qu’il y ayt maistres jurez en ceste Ville et faulxbourgs d’icelle, et qu’il plaise à vos bénignes grâces [tache d’encre] à ce que les dictz suppliantz et autres tenans bouticque en ceste Ville puissent obtenir lectres et provision du Roy nostre sire et de Madame [1] chascun les privilèges, tout ainsi suivant la sorte et manière que ont ceulx de Poictiers, Bourdeaulx, La Rochelle et autres bonnes villes jurées ; et ce que faisant ferez bien et justice.


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