Province
La province est un espace dont la caractéristique est le rattachement de la population à une coutume. Ce n’est ni une structure administrative, ni une structure fiscale.
Il n’est donc pas évident d’en tracer les contours avec une précision absolue, et ils peuvent fluctuer dans le temps.
Pour simplifier la représentation des provinces dans l’espace, on utilise lorsque c’est possible les contours des généralités, mais dans le cas qui nous intéresse ici, celle de la Rochelle s’étend en réalité sur 4 provinces : l’Aunis (en totalité), la Saintonge (en totalité), l’Angoumois (en partie) et le Poitou (en partie).
Généralités, sénéchaussées, élections et intendances
La zone géographique à laquelle s’intéresse le site Histoire Passion se compose de deux généralités : La Rochelle et Limoges
La généralité de La Rochelle a été créée en 1694.
Carte dessinée par Christian Nota : l’élection de Barbezieux est ici comprise dans celle de Saintes. |
Elle comprenait :
3 sénéchaussées : la Rochelle, Saint-Jean-d’Angély, Saintonge (Saintes).
6 élections : Barbezieux, Cognac, Marennes, La Rochelle, Saint Jean d’Angély et Saintes
et 12 subdélégations (intendances) : Barbezieux, Charente (Tonnay-Charente, n’existait plus en 1786), Châteauneuf (Châteauneuf-sur-Charente, n’existait plus en 1786), Cognac, Daligre, Génac (n’existait plus en 1786), Île d’Oléron, Île de Ré, Mansle, Marennes, Mauzé, Mirambeau (n’existait plus en 1786), Rochefort, La Rochelle, Rohan-Rohan (n’existait plus en 1786), Saint-Jean-d’Angély, Saintes.
La généralité de Limoges a été créée en 1558. Cette circonscription connut des débuts agités : supprimée dès 1560, elle fut rétablie à la fin de 1573, puis supprimée à nouveau le 6 avril 1579, mais rétablie vingt jours plus tard. En décembre 1583 elle disparaît pour la troisième fois. Son dernier rétablissement date de 1586.
Au XVIIIe siècle, elle comprenait :
5 élections : Angoulême, Bourganeuf, Brive, Limoges, Tulle
30 subdélégations : Angoulême, Argentat, Beaulieu, Bellac, Bort, Bourganeuf, Brive, Châlus, Le Dorat, Égletons, Eymoutiers, Juillac, Limoges, Lubersac, Magnac-Laval, Meymac, Montauzier (auj. Baignes-Sainte-Radegonde), Montmoreau, Neuvic, La Rochefoucauld, Ruffec, Saint-Junien, Saint-Léonard, Saint-Yrieix, La Souterraine, Treignac, Tulle, Turenne, Ussel, Uzerche
Domaines de compétence
| Généralité : |
Sénéchaussée : |
| Election : |
Intendance : |
Diocèse
Il s’agit d’une structure d’administration du culte catholique, sous la responsabilité d’un évêque.
Le diocèse de Saintes, fondé par Saint Eutrope au IVème siècle, se composait du territoire des Santons, plus tard la Saintonge.
Il comptait 550 paroisses, 24 archiprêtrés. Il fut supprimé à la Révolution.
Le diocèse de la Rochelle (voir page spéciale) fut créé par le pape Innocent X le 4 mai 1648, après le Siège de la ville, sur les conseils de saint Vincent de Paul et à la demande de la Régente Anne d’Autriche, dans le but de contrecarrer l’influence protestante dans cette ville.
Il était composé de l’ancien diocèse de Maillezais, qui comprenait l’archiprêtré d’Ardin, les doyennés de Bressuire, Fontenay, Saint Laurent sur Sèvre et Vihiers, soit 284 paroisses et 147 prieurés, auxquels on ajouta La Rochelle, l’Île de Ré et l’Aunis prises sur le diocèse de Saintes, soit 96 paroisses.
Le diocèse d’Angoulême


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