Noël sur l’air De la chercheuse d’esprit
ou Quel désespoir
Cher habitant
de Pons, Saint-Jean, Cognac & Saintes,
Cher habitant
Témoigne ton empressement
Une Vierge Sainte
Du Sauveur devient enceinte,
Une Vierge Sainte
Enfante le Tout-Puissant ;
Cher habitant, &c.
Déjà les Gons
Tenac, Pessine & Saint Asserre,
Déjà les Gons
Composent de saintes chansons ;
Pour le salutaire
Comme eux pouvons nous mieux faire,
II est notre père
Chantons, & le bénissons
Déjà les Gons &c.
Que Saint-Sauvant
Courcoury, Chaniers, la Chapelle,
Que Saint Sauvant
Viennent rendre hommage à l’Enfant ;
Soyez-lui tous fidèles,
Marquez-lui votre zèle,
Soyez lui tous fidèles
Apportez lui des présens.
Que Saint-Sauvant, &c.
Dans le berceau
Gemozac & Saujon s’unissent,
Dans le berceau
Pour rendre hommage à notre Agneau,
II nous rend la vie,
Qui nous fut jadis ravie,
Il nous rend la vie
Et nous tire du tombeau.
Dans le berceau &c.
A cet Enfant
Meschers, Semussac & Didonne,
A cet Enfant
Apportent chacun leur présent,
Le Sauveur du monde
Roi de la Terre & de l’Onde
Le Sauveur du monde
Veut naître dans le néant.
A cet enfant, &c.
De Rochefort
Et Royan la Châtelenie,
De Rochefort
Charente entend les doux accords,
Pour le fruit de vie
Pour notre divin Messie
Pour le fruit de vie
Ils portent tous leurs trésors
De Rochefort, &c.
A qui mieux mieux
Chers habitans de cette Ville,
A qui mieux mieux
Exaltons Jesus en tous lieux ;
Puisqu’il est facile,
De chanter son Evangile,
Que chacun de nous dise
Gloire soit au Roi des Cieux.
A qui mieux mieux
Chers habitans de cette Ville,
A qui mieux mieux
Exaltons Jesus en tous lieux.
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Noël sur l’air Flon, Flon
Vraiment tu es bien folle
Dit un jour le démon ;
Faut-il qu’une parole
Défende un fruit si bon ;
Et bon, bon la lira dondaine
Bon, bon la lira dondon.
Maîtresse Eve trop sotte
Donnant dans le paneau
Mangea tant qu’elle en rotte
De ce vilain morceau ;
Et bon, bon, &c.
Adam par complaisance,
Ne fut par moins glouton,
Sans plaindre son engeance
En prit jusqu’au menton ;
Et bon, bon, &c.
Peut-on manger sans boire
Un morceau si friand ?
Ecoutez-en l’histoire ;
Je la dis en tremblant ;
Et bon, bon, &c.
L’Etre de tous les êtres
S’en vint tout en courroux
Chercher ces nouveaux maîtres
Cachés dessous des choux
Et bon, bon, &c.
Ou bien dans la poirée ;
Mais pour tout distinguer
Notre Histoire sacrée
A dit sous un figuier ;
Et bon, bon, &c.
Il dit à ce compère :
O Adam ! où es tu ?
Je suis plein de misère,
Seigneur, Je suis tout nu ;
Et bon, bon, &c.
Qui te le fait connoître,
Poursuit le Tout-Puissant,
Si ce n’est que peut-être,
Tu as fait le gourmand ?
Et bon, bon, &c.
Seigneur je le confesse,
La femme de chez nous,
La méchante diablesse,
M’a mis mal avec vous ;
Et bon, bon, &c.
La femme bien rusée
S’en excuse à l’instant
Rejettant la fusée
Sur le malin serpent
Et bon, bon, &c.
Ce Dieu tout en colère
Maudit le triolet,
Le combla de misère ;
Ainsi dit, ainsi fait ;
Et bon, bon, &c.
Du jardin des délices,
On vit chasser soudain
Ces deux fameux complices,
Le bâton à la main ;
Et bon, bon, &c.
De-là l’humain lignage
Ne fit point de profit ;
Par-tout que brigandage,
Que meurtre, que délit ;
Et bon, bon, &c.
Notre souverain Maître
Dit : je me repens fort
De t’avoir donné l’être,
Je te mettrai à mort ;
Et bon, bon, &c.
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