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1032 - ? - Cartulaire de l’abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin (16) - Avant-propos

XIème et XIIème siècles - Par le chanoine J.-Fl. Chevalier

D 27 août 2007     H 12:32     A Pierre     C 0 messages A 1940 LECTURES


Un cartulaire charentais des XIe et XIIe siècles, dont la présentation par le chanoine J.-Fl. Chevalier, en 1936, est une intéressante introduction à la lecture des documents de ce type.

L’abbaye de Saint-Pierre de Cellefrouin était de l’Ordre de Saint-Augustin. Voir : Abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin

Ce document est suivi de plusieurs chartes originales commentées.

Source : Cartulaire de l’abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin - XIe & XIIe siècles, par le Chanoine J. Fl. Chevalier, ancien président de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Ruffec - 1936. Merci à Frédéric Biret, qui a aimablement mis cet ouvrage à ma disposition.

AVANT-PROPOS

Plan de l’église abbatiale de Cellefrouin

Le cartulaire de l’abbaye de Saint-Pierre de Cellefrouin est conservé à la Bibliothèque nationale, sous la cote 9235, fonds latin. C’était primitivement un rotulus ou rouleau de parchemin, mesurant 6 mètres de long sur 0.22 centimètres de large, écrit sur les deux faces jusqu’au milieu environ. Pour faciliter sa conservation et consultation, il a été, depuis, sectionné en dix feuillets reliés sur marge et paginés de 1 à 10 au recto, et de 1 à 5 au verso. Quelques lignes seulement, effacées par le temps, sont devenues presque illisibles.

Quand nous avons commencé l’étude de ce cartulaire, nous n’avions à notre disposition qu’une lecture faite en 1862 par M. Gustave Saige, archiviste paléographe, trouvée dans les archives de l’évêché ; encore cette lecture n’était-elle que la copie d’une copie. A première vue, il était aisé de constater qu’elle fourmillait de fautes, voire même d’omissions : elle ne pouvait dès lors servir de base à une étude sérieuse. Nous avons donc, avec la bienveillante autorisation de M. Lauer, conservateur de la Bibliothèque nationale, et l’habile concours de M. Gambiez, fait photographier les quinze pages du cartulaire, et ainsi, avons pu, comme en un miroir, lui rendre son vrai visage.

Conformément au mode de publication des ouvrages de ce genre, les abréviations de mot ont été supprimées, et les noms propres, écrits sans lettre majuscule initiale dans l’original, ont été reproduits tels à l’impression. Le texte abonde en barbarismes et solécismes ; on a évité de les corriger, même en note, laissant ce soin au lecteur qui le fera sans peine.
La seule addition apportée à l’original a été, en plus de la ponctuation, le numérotage en chiffres romains, de I à XXXII, des chartes qui composent le cartulaire ; ces chiffres, — nécessaires pour les références, — occupant l’espace laissé en blanc entre chacune d’elles dans le manuscrit. Au-dessous des chiffres et en tète de chaque article, un sommaire de la charte en donne le contenu et la date ; enfin le folio de l’original est indiqué en marge.

Nous avons fait suivre quelques-unes de ces chartes d’une Remarque indiquant certains mots interlignés dans le manuscrit, et que la typographie ne pouvait reproduire pareillement en interligne. Il faut bien se garder de croire que ces mots, — généralement des qualificatifs de personnes, — ont été surajoutés après coup. Non ! Ils font bel et bien partie du texte initial, en conformité avec le mode de rédaction habituellement suivi aux xi° et xn8 siècles, comme on peut s’en rendre compte en jetant un coup d’œil sur les divers cartulaires de cette époque, notamment sur celui de la cathédrale d’Angoulême. Ainsi présenté, dépourvu de notes encombrantes au bas des pages, et suivi d’une table onomastique de noms propres de lieux et de personnes, le cartulaire de Cellefrouin formera un tout homogène et constituera la I,c partie de cet ouvrage. La IIe partie comprendra précisément les notes et éclaircissements nécessaires à l’intelligence du texte, avec référence à chaque charte.

« Le recto du cartulaire, qui parait écrit de la même main, dit M. Saige, dans la courte préface qu’il a placée en tête de sa lecture, n’est pas postérieur aux vingt premières années du XIIe siècle. Il est facile de le reconnaitre à la forme onciale des lettres, aux diphtongues æ et œ continuellement employées, ainsi qu’à l’entrelacement des lettres e et t dans le corps des mots.

« Le verso, écrit à différentes reprises, est de la fin du XIIe au milieu du XIIIe siècle. L’écriture en est négligée et certaines parties fort altérées. »

Quel a été le copiste du recto, si toutefois il n’y en a eu qu’un seul ? Peut-être le chanoine Pierre, moine de l’abbaye, car, à la fin de la charte XIII, on lit : « Petrus qui hoc scripsit. »
Disons tout de suite que le cartulaire de Cellefrouin, comme d’ailleurs ceux de nombreuses abbayes, n’est qu’un recueil ou inventaire de titres, fait d’après les originaux qui existaient alors et étaient conservés avec soin dans le Trésor. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver, dans les chartes que nous publions le texte littéral et intégral des titres primitifs, mais, le plus souvent, une simple analyse les résumant, avec les noms des témoins qui les ont signés ou qui ont été simplement présents aux contrats. Ce qui le montre bien, c’est que la même charte contient parfois des accords conclus à des époques différentes. Exemple, la charte XXVIII dans laquelle, après l’exposé de la donation, il est dit : « lllud idem, post multos dies et annos, fecit... » La charte prend alors une allure de notice. Parfois même elle ne retient que les noms des donateurs et l’objet de la donation, et ce en quelques lignes, simple énoncé pour mémoire. Exemple, charte XXVII.

Il semble que le rédacteur-copiste a dû procéder comme suit. Il a réuni près de lui, sur sa table de travail, tous les titres qu’il avait à inventorier, les a classés par ordre chronologique, et, la plupart du temps, les a résumés en suivant d’assez près la forme dans laquelle ils étaient rédigés. Parfois il se brouille, commence sa rédaction à la première personne, en faisant parler le donateur, et, quelques lignes plus loin, emploie la troisième personne ; ou bien il ne termine pas sa phrase, surtout quand il s’agit de simples formules de style.

Les actes publics étaient jadis rédigés, — comme chacun sait, — d’après un certain protocole. C’est donc, en suivant l’ordre protocolaire alors adopté, que nous allons parler des chartes de Cellefrouin.

Les plus anciennes chartes du cartulaire débutent par une invocation. Le type ordinaire, très bref, est, In Dei nomine (ch. II et VI), ou bien, In nomine Domini (ch. V, XII, XIII). On trouve ensuite cette forme, In nomine domini nostri lhesu Xristi, (ch. VII), et cette autre plus longue, In nomine domini nostri lhesu Xristi et sanctœ Mariæ atque sancti Petri et omnium sanctorum Dei, (ch. XVII). Mais l’usage de l’invocation disparait à la fin du XIe siècle, aussi ne la retrouve-t-on plus dans les chartes postérieures à cette époque.

Après l’invocation, vient généralement le préambule. Incorporé dans la charte, il indique la raison déterminante de l’acte.

La pensée de la mort, la crainte de Dieu et du jugement dernier font agir Foucauld, (ch. II). Cogitavi de Dei timore et aeternæ retributionis, ut mihi pius dominus, in die judicii, veniam tribuat,... lgitur... Et il donne à l’abbaye le mas d’Esnord.

« Parce que nous sommes pécheurs, dit Constantin Boilevin, (ch. IV), il faut l’aire le bien durant notre vie... Quia in multis offendimus omnes, cavendum nobis est ut quandiu in terra morientium vivimus, penitendo in Xristo bonum operemur, ut cum Xristo in terra viventium permanere valeamus... Idcirco... » C’est pourquoi Constantin bibens vinum, nimium pecator, grand pécheur, donne à l’abbaye la moitié du breuil de Goise.

L’évêque d’Angoulême, Guillaume Taillefer, mû lui aussi par la crainte de Dieu et son affection pour son parent, Arnauld, évêque, qui l’avait élevé, « timore Dei et amore dulcissimi pontificis, sul consanguinei, Arnaldi, qui eum nutriverat, victus », octroie à l’abbaye un privilège, (ch. I).

Parfois, comme dans la charte VIII, le rédacteur compose et met dans la bouche du donateur un véritable sermon long et prétentieux, où il développe une idée morale, le devoir pour les riches de venir en aide aux établissements religieux, surtout à Saint Pierre, prince des apôtres, que le Christ a établi chef de son Eglise et a qui il à dit : « Tu es Pierre... etc.. Unde, d’où la donation par Aimery de Rochechouart de l’église de Saint-Martin, située dans l’enceinte de son château de Champagne-Mouton.

Mais, le plus souvent, la cause qui détermine la donation est énoncée plus brièvement : Pro amore Dei,... Pro remedio et absolutione animæ meæ et animarum patris et matris,... Ut det Deus requiem sempiternam,... Ut Deus daret sibi viam boni itineris præberetque mlsericordiam, etc.. Dans tous les cas, c’est un motif surnaturel qui guide le bienfaiteur.
La suscription ou intitulation suit l’invocation et le préambule. Au XIe siècle, le pronom personnel employé est toujours Ego, jamais Nos : Ego Fulcaldus, Ego Mauricius, Ego Aimericus, Ego Petrus de concupiscentia, Ego Agnes. C’est le donateur qui parle et déclare ce qu’il donne et dans quelles conditions. Assez souvent il mentionne les noms de ses père et mère, frères et sœurs, enfants, lesquels il associe à son acre. De titre, il n’en prend aucun, par humilité sans doute.

Parfois, la charte est rédigée à la troisième personne : Quidam Bernardus fecit condonationem,... Fulcherius dedit,... Hii omnes dederunt,... Isti homines dederunt,... Pactum fecerunt,... Placitum fecerunt... Ou bien ce sont des Incipit : Incipit præceptum de terra Biargii,... Incipit præceptum de terra Taschia,... Incipit præceptum de Seniach, etc.. Dans ces cas, la charte prend une forme narrative, et les personnages y sont mentionnés avec leurs titres et qualités, sacerdos, canonicus, monachus, dominus, miles, senior. Quant à l’abbé, il s’intitule, Dei miseratione cellacensis ecclesiæ minister humilis, ou bien, permissione divina humilis abbas.

La notification de l’acte est libellée tantôt à la première personne, Notum fieri volo quod, et tantôt à la troisième, Notum sit quod. Les personnes visées par la notification, dans les chartes les plus anciennes, sont les fidèles de l’Eglise ; et c’est le cas de la charte VIII : Notum sit cunctis fidelibus sanctæ Dei eccleslæ tam clericis quam laicis, devotisque feminis. Mais, le plus souvent, c’est à tous qu’elle s’adresse, présents et futurs, presentibus et futuris. Un peu plus tard, cette formule sera abandonnée pour faire place à cette autre : Universis presentes litteras inspecturis ; et, quand le français aura remplacé le latin dans la rédaction des actes, et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les notaires commenceront leurs minutes par ces mots : Sachent tous que.. ; simple réminiscence du passé.

Sans doute, invocation, préambule, suscription et notification ne sont que clauses de style, mais il était utile de les mentionner ici avec détails, parce que, à elles seules, elles suffiraient à dater le cartulaire de Cellefrouin. Plus important cependant est le dispositif des chartes, puisqu’il en donne le contenu.

On remarquera seulement que, dans la rédaction, la transition du préambule au dispositif se fait, comme on a vu plus haut, par l’intermédiaire des conjonctions, igitur, ergo, idcirco, unde, etc., suivies des verbes, cedo, dono, trado, concedo, promitto, à la première personne, ou bien, dedit, concessit, dimisit, quiptavit, dederunt, concesserunt, dimiserunt, etc., à la troisième ; ou bien encore, proprio ore concessit, propriaque manu dedit ; et le tout est résumé par l’expression, hoc donum, hæc donatio, hæc elemosina, ou simplement, hoc, istud.

Les donations consistent en biens meubles ou immeubles. Ce sont :
- Des églises ou moitiés d’églises, avec droit d’y nommer les vicaires et prévôts ;
- Des terres ou parties de terres, cultivées ou incultes, appelées mas, mainements, borderies, champs, petits champs, campusculos, pièces, pietzas ; des bois, forêts, breuils, frots ; des maisons, jardins et vergers ; des vignes, des prairies ;
- Des moulins ou parties de moulins avec eaux, écluses et routes y conduisant, cours d’eau, étangs, fontaines, pêcheries, ou encore un nombre déterminé d’anguilles ;
- Des droits de pacage, glandage, chauffage, de vinade, de dîmes, d’agriers, d’exploit, d’oublie ;

Certaines redevances en argent stipulées en livres, sols, deniers ou minutes, — ou bien en nature, avoine, froment, méture, orge, chapons, gelines, pains. — La contenance des lieux est exprimée en setérées, et la mesure des grains en prévaudrées, émines et sétiers ras ou combles.

La donation comprend parfois, outre la terre, les hommes attachés à la glèbe. Ainsi dans le don de la terre de Biarge, le chevalier Aman comprend « quidquid juris habebat tam in nemore quam in terra plana, culta vel inculta, in hominibus, in avenis, in caseis et aliis omnibus. » On expliquera ailleurs ce qu’il faut entendre par casei, casali, casamenta.

Les donateurs sont des laïcs ou ecclésiastiques, de simples particuliers ou de grands seigneurs, de pieuses femmes ou de nobles dames. Ces personnes donnent ce qu’elles possèdent et dans la mesure ou elles le possèdent. Celui qui a un alleu en propre, indominicatum, le donne tel à l’abbaye afin qu’elle le possède de même, ut habeat indominicatum ou in dominium. Il arrive même, (ch. XVIII et autres), qu’après avoir donné à l’abbaye sa terre, le donateur la reçoive ensuite en fief de l’abbé, sa vie durant, devenant ainsi humblement, de suzerain, vassal. Celui qui est arrière-feudataire donne tout ou partie de son arrière-fief, mais avec le consentement de son suzerain. Ainsi Guillaume Pruner achète le quart d’un moulin pour le donner à l’abbaye, et le seigneur du dit moulin, Aimery de la Mothe, consent à l’achat et au don.

La terre concédée est toujours mouvante d’un fief sous certain devoir ou acaptamentum ; ce devoir continue à être versé ou bien est supprimé. De même pour le service, servitium, qui est parfois abandonné gratuitement, sine lucro.

Le mari confirme les dons faits par sa femme, les enfants majeurs les dons faits par leurs parents, firmavit, firmaverunt hoc donum.

Les prévôts, qui ont coutume de faire la recette de la terre, se joignent quelques fois aux bienfaiteurs pour concéder leurs droits, consuetudinem recipiendi donantes ; car la prévôté, prepositura, est une charge conférée en fief, appelé « fief prébostal. »
Le viguier, qui rend la justice, qui facit rectum, reçoit une part de revenus dans les biens concédés, comme rémunération de sa charge, accipiebat medietatem ad opus beati Petri. Et on ne manque pas de mentionner dans les actes de donations, notamment au sujet des églises de Goise et Saint-Sulpice, des territoires de Biarge, Signac, La Forêt (ch. VI, XI, XIV, XV), qu’il n’y aura en ces lieux d’autres viguier et prévôt que ceux de Saint-Pierre, et nullus homo non erit vicarius nec prepositus de his nisi beati Petri. C’est que l’abbaye, — comme on verra plus loin, — a droit de moyenne et basse justice sur tout son territoire ; la haute justice étant réservée au seigneur séculier.

Certaines donations sont faites avec des réserves : Aman donne sa terre sub pensione trium solidorum ; Aimery de La Mothe donne un moulin, mais se réserve le tiers des anguilles ; Agnès, sœur de l’abbé Adémar, garde, sa vie durant, la jouissance des biens qu’elle cède.

La plupart de ces libéralités ont lieu dans des circonstances graves de la vie : quand le donateur entre en religion, et receptus est in fratrem ; quand il est fait chanoine, quem canonicavimus, dit l’acte ; quand il commande l’aumône qui doit être faite lors de ses funérailles, quando commendavit elemosinam suam ; surtout à l’heure de la mort, ad obitum ; ou à la veille de partir pour les croisades, pergens ad Jerusalem.

Après le dispositif ou exposé de la donation, viennent les clauses finales, qui terminent l’acte.

Le donateur affirme son don sur l’autel de Saint-Pierre, patron de l’abbaye, ou sur L’autel de la Vierge Marie, par serment, per fidem et sacramenta, la main sur les évangiles, tactis sacrosanctis evangeliis. Il promet de le faire tenir à l’abbaye, immune, in quiete, à partir de ce jour, post hodiernum diem, et de le garantir, garentire, de toute atteinte ou contestation contre qui que ce soit, clercs ou laïcs, hommes ou femmes, évêque même. Non seulement il s’engage personnellement, même s’il venait plus tard à changer d’avis, mutata volontate, mais encore il engage ses enfants, héritiers et successeurs. Il veut que quiconque contesterait sa donation ne soit pas écouté, vox sua a nullo sit audita, et que sa réclamation reste sans effet, et nihil acquirat. Bien plus, il condamne l’opposant à aller brûler éternellement en enfer avec Judas, qui trahit N. S. Jésus-Christ, avec Néron, qui crucifia saint Pierre, avec Datan et Abiron, que la terre engloutit vivants. Insuper, cum Juda, qui dominant Jhesum Xristum tradidit, et Nerone, qui Petrum crucifixit, et Datan et Abiron, quos terra vivos absorbuit, in pœnas inferni sine fine ardeat. Cette formule, avec des variantes, comportant malédiction, excommunication, anathème, est répétée dans une dizaine de chartes, c’est-à-dire jusqu’à la fin du XIe siècle ; on ne la voit plus dans les chartes qui suivent. En outre, une forte amende est prévue pour le coupable, s’il ne se soumet. Componat centum libras auri et argenti pondera trigenti quo actus exsolva.

L’acte juridique trouve son expression dans la charte et sa garantie dans les témoins dont elle porte les noms ou les signatures.

L’annonce des signes de validation est indiquée par les formules suivantes : Et ut hoc donum firmius in posterum habeatur (ch. XXXI), — Ut autem hœc donatio firmitatis robur obtineat (ch. XXX), — Ut firma permaneat (ch. II), — Et quod veraciter firmetur (ch. XVIII), etc.

Quant à l’écrit lui-même, il est désigné sous les noms de kartra, carta, cartula (ch. I, IV, XX et XXIX).

L’indication des témoins est donnée tantôt au nominatif : Testes sunt, — Hii sunt testes, — Isti sunt testes et firmatores, — Testes hujus doni sunt, — Hujus rei sunt testes et auditores, — Ecce testes, — Interfuerunt... et tantôt à l’ablatif absolu : Testibus et auditoribus, — Videntibus, — Audientibus et videntibus, — Presente, — Presentibus...

Ces témoins sont nombreux et appartiennent à toutes les classes de la société : clercs, prêtres, abbés, chanoines, archiprêtres, archidiacres, évêques, prévôts, chevaliers. Par rapport à leur rôle, on peut les diviser en trois catégories :
- Ceux qui, présents à l’acte, ont vu et entendu les clauses du contrat ; et alors les noms de ces témoins oculaires sont simplement énumérés à la fin de la charte ;
- Ceux dont les noms sont précédés du mot signum, sans qu’il soit certain qu’ils aient personnellement signé ;
- Ceux, enfin, qui sont mentionnés comme ayant signé de leur propre main.
Ce dernier cas, — le plus intéressant, — ne se présente que cinq fois dans notre cartulaire

  1. Dans la charte II, à l’occasion du don du mas d’Esnord par Foucauld, où il est dit : « Manus nostras proprias firmavimus, vel aliis nostris fidelibus firmare rogavimus. Signum Fulcaldo et fratre suo, Geraldo, necnon domino Arnaldo, episcopo...
  2. Dans la charte XXV, où les signatures sont suivies d’une †, mais alignées et écrites de la même main.
  3. Dans la charte XXIX, par laquelle Elie de Villebois, sa mère et ses frères donnent à l’abbaye dix sols de rente, et où il est dit : « Huic cartæ, supradicti fratres et mater eorum propriis manibus signum impresserunt. » Seings et † sont incorporés et alignés à la fin de la charte.
  4. Dans la charte XXX, au sujet d’un don de civade sur deux mas à Esnord, par Pétronille Frénicard et ses fils, où on lit : « In presente cartula, propriis manibus signa impresserunt. » Seings et † sont en ordre dispersé et d’écriture qui semble quelque peu différente.
  5. Dans la charte XXXI, à l’occasion du don du moulin de la Fuerne, par Geoffroy de La Mothe et ses fils, où on lit : « Signa propriis manibus impresserunt. » Seings et † alignés.

L’expression, propriis manibus, implique logiquement l’existence de seings autographes, de la part de ceux qui les ont apposés sur les titres originaux ; mais comme ces titres ne nous sont parvenus que par des copies ou analyses, on ne peut dire que, dans le cartulaire, ces signatures soient des autographes.

Pour que le protocole de l’acte juridique soit complet, il ne manque plus que l’indication du lieu où il a été passé et sa date.

Les mentions de lieux et de temps sont généralement précédées des expressions : Hoc donum factum est... Hoc autem factum est..., ou simplement : Factum fuit.

Les indications de lieux manquent le plus souvent. Nous avons cependant relevé les suivantes : In capitulo nostro, en séance du chapitre réuni à Cellefrouin ; apud Fonsclaras, à Fontclaireau ; apud Revellum, à Puy-Ravaud ; in ecclesia de Nanclars, dans l’église de Nanclars ; in ecclesia de Mouto, dans l’église de Mouton ; super altare beati Petri, sur l’autel de Saint Pierre de Cellefrouin ; super altare beatæ mariæ Unorti, sur l’autel de la bienheureuse Vierge Marie d’Esnord ; ante hostium capellæ de Vertul, devant la porte de la chapelle de Verteuil.

Dans certains cartulaires, on trouve des chartes datées : Anno ab Incarnatione Domini M... ; dans celui de Cellefrouin, rien de tel : aucune charte n’est datée. On y lit seulement des mentions du genre que voici : Factum... in diebus Philippo, rege Francorum, Guillelmo. episcopo, ou Regnante rege Aenrico, et Goffredus, comes, etc. Une seule fois, le mois est indiqué, in mense octubris, régnante Philippo, rege, mais sans utilité puisqu’il s’agit là d’un règne qui a duré quarante-huit ans.

Ce n’est donc que par les synchronismes qu’on peut arriver à déterminer les années extrêmes de l’époque à laquelle les chartes ont été souscrites, Avec des renseignements plus précis que ceux qu’on possède actuellement, peut-être arrivera-t-on plus tard à resserrer encore les années extrêmes que nous leur avons assignées. Ce sont, d’ailleurs, de semblables renseignements qui ont permis de fixer exactement au 2 février 1181, la date de la charte XXVI.

Après avoir montré dans quelle forme étaient rédigés les actes composant le cartulaire de Cellefrouin, et en avoir indiqué l’objet quant au fond, il reste maintenant à parler de la langue dans laquelle ils sont écrits.

Les chartes du cartulaire de Cellefrouin ne sont point écrites en latin classique. Si les clercs qui les rédigeaient connaissaient la syntaxe, ils ne se mettaient guère en peine d’en observer les règles. Aussi leur texte abonde-t-il en barbarismes et solécismes. Il est à croire qu’ils se servaient de formules courantes, sortes de canevas, qu’ils remplissaient tant bien que mal, comme faisaient, il n’y a pas si longtemps encore, nombre de notaires de campagne dépourvus d’instruction. Loin de s’en plaindre, il faut s’en réjouir, puisque c’est grâce à ces textes qu’on peut voir la langue romane se dégager peu à peu du latin et donner naissance à la langue française, comme cela appert des exemples qui vont suivre.

Notons d’abord que le département de la Charente comprend, dans toute sa partie est, la ligne de partage des deux langues d’oc et d’oïl ; si toutefois on peut donner le nom de ligne à une délimitation qui compte sur son parcours tant d’enchevêtrements et enclaves. Rentrant en Charente près d’Aubeterre, et passant un peu à l’est d’Angoulême, elle se dirige sur Charroux, laissant, à droite, La Rochefoucauld, Saint-Claud et Champagne-Mouton dans la langue d’oc, et à gauche, les cantons de Saint-Amant-de-Boixe, Mansle et Ruffec dans la langue d’oïl. Cette ligne coupe la Bonnieure entre Sainte-Colombe et Les Pins, le Son entre Valence et Cellefrouin, la Sonnette entre Biarge et Beaulieu [1].

L’abbé Michon, étudiant les origines de notre langue en Angoumois, a produit dans sa Statistique monumentale de la Charente, pages 49 et suivantes, les textes les plus anciens de langue vulgaire qu’il connaissait, à savoir : le testament de Guy de Lusignan (1281), un aveu de Landry de Vilhonneur au comte d’Angoulême (1270), la confirmation par Rampnoux de Narsac de la vente d’une dîme à Saint-Médard-de-Barbezieux (1260).

On remarquera que ces trois textes sont de la seconde moitié du XIIIe siècle. Or, les deux tiers des chartes de Cellefrouin sont du XIe ; et, à supposer que le copiste en ait quelque peu altéré le texte en son analyse, elles ne sont toujours pas postérieures, pour le recto, — et on ne parlera ici que du contenu du recto, — aux dix ou vingt premières années du XIIe (1110-20).

Indépendamment de toutes autres considérations qui dépasseraient le cadre de cette introduction, on citera seulement ici les formes des articles simples et contractés relevés de ci de là, laissant à d’autres le soin d’une étude linguistique plus approfondie.
- Articles simples, pour le masculin et féminin singulier : lo mas, la terra, l’autra meitat ; — pour le masculin et féminin pluriel : li seniors, Is sols, los vinals, los seniors, las terras.
- Articles contractés, pour le masculin et féminin singulier : del bosc, de la molidura ; — pour le masculin et féminin pluriel : als prebosz, aus altres, dels agreiratges.

Pour la désignation des lieux, les prépositions latines ad, apud, commencent à être remplacées par la préposition à. Ex. : à Augurac, à Blangzaget.

La charte XV surtout, comprenant dix-huit lignes de langue vulgaire, intercalées entre un préambule latin et une finale latine, mérite d’être signalée ; peu de personnes, en dehors de l’abbé Rousselot et de quelques autres, la connaissent. On la doit vraisemblablement à un scribe inhabile, qui, ne sachant mettre en latin le dispositif de l’accord, l’a rédigé dans la langue alors en usage, en le faisant précéder d’un Pactum et suivre d’un Videntibus.

Les articles le, la, les, nécessaires pour déterminer les noms communs, sont inutiles pour déterminer les personnes, puisque chaque individu porte un nom propre qui le distingue. C’est donc une superfétation de dire, comme font certaines gens, la Jeanne, la Françoise ; et cette habitude est ancienne, car on la trouve dans le Censier de Cellefrouin. Cependant, comme il était d’usage, jusqu’au XIe siècle, de ne donner à chaque personne qu’un seul nom, celui de son baptême, il advint que le même nom était porté par un grand nombre d’individus. Pour éviter toute confusion, on prit alors l’habitude d’ajouter au nom de baptême un surnom. Et c’est ainsi que les surnoms devinrent, à la longue, des noms de famille.

Les surnoms tirent leur origine des défauts et qualités physiques ou morales des personnes, ou de toute autre particularité. En voici quelques-uns, parmi beaucoup d’autres : Stephanus Crassus, Le Gros ; Stephanus Calvetus, Le Chauve ; Audoinus Membratus, Le Fort ; Audoinus Asinus, L’Ane ; David Curba, Courbe ; Durandus Brunetus, Brunet ; Arnaldus Bucardus, Bouchard [gourmand] ; Constantinus Bibens vinum, Boilevin ; Constantinus Bastonus, Bâton ; Constantinus de aqua plane, Daigueplat ; Aimericus Tudabove, Tête de bœuf ; Gaufridus Pedebove, Piedebœuf ; Petrus Tizonus, Tison ; Guido Penna, Penne [aile], etc. A noter qu’on trouve encore dans la région des Daigueplat, Coldebœuf et Frondebœuf. Bibens vinum, Boilevin, est à rapprocher de Secans ferrum, Taillefer.

On est étonné de voir que, durant les XIe et XIIe siècles, — époque de vie religieuse intense s’il en fût, — si peu de personnes portaient des noms de saints. Dans le cartulaire de Cellefrouin, trois noms seulement sont d’origine biblique, savoir : David, Elie et Zacharie ; quelques-uns seulement sont d’origine chrétienne : Pierre, rappelant le chef des apôtres ; André, son frère ; Jean, le précurseur ; Etienne, le premier martyr. Les noms de Paul, Jacques, Mathieu, Thomas, Philippe, Jude, etc., pour ne parler que des noms d’apôtres, ne paraissent jamais ; et il en est de même dans les autres cartulaires de la même époque en Angoumois. En somme, la plupart des noms ayant cours alors sont d’origine germanique ou de formation romane.

L’intérêt qu’offre l’étude du cartulaire de Cellefrouin, au double point de vue philologique et onomastique, méritait d’être ici souligné ; mais on comprendra qu’il serait téméraire de notre part de nous aventurer davantage sur ce terrain, après les savants travaux de l’abbé Rousselot, et aussi de M. Béquet, son disciple [2].

Notre but, plus modeste, en publiant ce cartulaire a été de le mettre à la portée de tous, — la Société archéologique de la Charente demandait sa publication dès 1860, — et de l’annoter, en l’envisageant uniquement au point de vue historique, partant, d’identifier autant que faire se peut les différents personnages qui y sont nommés, fondateurs de l’abbaye, abbés, religieux, bienfaiteurs, témoins, et aussi les lieux-dits. La tâche est déjà assez ardue, étant donné que les documents sur celte époque n’abondent pas.

Pour ce faire, il ne fallait pas compter sur les nobiliaires, car les familles dont la généalogie remonte aux croisades, sont plutôt rares. Seuls, les cartulaires de la région déjà publiés, ou inédits, pouvaient fournir sur ces temps éloignés des renseignements utiles. A la suite de cette introduction, nous donnons la liste de ceux que nous avons consultés, avec les abréviations qui les désignent et sont employées en référence au bas des pages.

Le lecteur trouvera peut-être fastidieuse la mention souventes fois répétée de dons faits à des abbayes, ou des différends qui s’élevaient entre elles et que l’évoque était appelé à arbitrer ; car les bons moines, tout en poursuivant les biens éternels, ne négligeaient pas leurs intérêts temporels, et, quelquefois même, se querellaient à leur sujet. Mais, en fin de compte, il faut leur savoir gré de nous avoir conservé, en des pages venues jusqu’il nous, le récit des dons reçus et des accords intervenus ; sans cela, nous ignorerions le passé de notre pays au Moyen-Age, notamment le régime de la propriété aux XIe et XIIe siècles, aussi bien que la vie économique et religieuse à cette époque.

L’abbé Rousselot, dans sa thèse de doctorat sur les modifications du langage étudiées dans le patois d’une famille de Cellefrouin, — la sienne, — tout en s’appliquant à saisir les moindres nuances du langage vivant, avait, en même temps, étudié le langage mort inclus dans les pages du cartulaire de Cellefrouin. Nous avons eu en mains le modeste cahier écolier contenant la copie que lui-même en avait laite, de son écriture fine et serrée, et où chaque ligne est revue, corrigée et parfois annotée ; cahier aux feuillets l’alignés à force d’avoir été par lui souvent consultés, et sur lesquels il s’est tant de fois penché !... Après avoir, jadis, extrait de ce cartulaire tout ce qu’il avait jugé utile à sa thèse, sur la fin de sa vie, alors que l’amour de la petite patrie parlait plus fort en lui, — car bien qu’habitant Paris il ne fut jamais un « déraciné », — il avait formé le projet de l’annoter, nous a dit un de ses familiers ; mais le temps lui a manqué.

Mieux que nous, certes, il eût su évoquer et identifier nombre de lieux-dits qu’il connaissait depuis son enfance, et faire revivre les personnages mentionnés en ces pages. Ce qu’il n’a pu faire, nous l’avons tenté ; puissions-nous n’avoir pas été trop inférieur à la tâche.


Rois, comtes, évêques, abbés dont les années extrêmes de règne, comtat, épiscopat, abbatiat, ont servi à dater par synchronismes les chartes du cartulaire de Cellefrouin

- ROIS DE FRANGE :

  • Henri Ier : 1031-1059.
  • Philippe Ier : 1059-1108 [3].

- COMTES D’ANGOULÊME :

  • Geoffroy Taillefer : 1032-1048. [4]
  • Foulques Taillefer : 1048-1087.

- ÉVÈQUES D’ANGOULÊME

  • Guillaume Taillefer : 1043-1075. [5]
  • Adémar Taillefer : 1075-1101. [6]
  • Pierre Ier Lomomd : 1159-1181. [7]
  • Jean de Saint-Val : 1182-1204. [8]
  • Guillaume Testaud : 1206-1227.

- ÉVÊQUE DE PÉRIGUEUX

  • Arnauld de Vitabre : 1010-1037.

- ÉVÊQUE DE POITIERS

  • Hysembert : 1047-1086.

- ABBÉS

  • Goscelin, abbé de Saint-Amant-de-Boixe : 1061-1091.
  • Fouchier, abbé de Cellefrouin, quitte sa charge en 1130.

[1Michon : loc. cit., carte du département de la Charente.

[2- Abbé Rousselot : Les modifications phonétiques du langage, étudiées dans le patois d’une famille de Cellefrouin (Charente), 1891, grand in-8°, 372 pages. Thèse.
- De vocabulorum congruentia in rustico cellæ Fruini sermone, 1892, grand in-8°, 59 pages. Thèse.
- E. Béquet : Glossaire de lieux-dits de la région de Cellefrouin (Charente). Etudes locales, 1929.
- Glossaire des noms de personnes de la région de Cellefrouin (Charente). Etudes locales, 1932.

[3Philippe Ier fut sacré le 23 mai 1009.

[4Geoffroy est comte en 1032, avant le 1er mai, et meurt en décembre 1048. Voir : Essai sur la chronologie des comtes d’Angoulême ; position de thèse à l’Ecole des Chartes, par Charles Desages. (Bul. 1900-06, p. 232).

[5Mort le 20 septembre 1075, dit son épitaphe, — 1076, dit l’Histoire des évêques et comtes.

[6Evéque du vivant de Guillaume, son prédécesseur et frère, dit l’abbé Nanglard (C. C, p. 179). De fait, l’abbé Chollet cite une charte qui commence ainsi : « Anno MLXXV,... Ademarus, En-golismensis episcopus... » (C. 13., p. 40).

[7Mort dans la semaine de Pâques 1182 (Pouillé, t. I, p. 5i) ; — le 29 juin 1181, dit A. Richard /Histoire des comtes du Poitou, t. II, p. 202).

[8Elu du vivant de son prédécesseur, dès janvier 1182, et mort le 7 mars 1204 (Pouillé, t. I. p. 338).

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