Histoire Passion : l'histoire de la Saintonge, de l'Aunis et de l'Angoumois en
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Thèmes variés d’histoire locale,
Glossaires divers des mots oubliés,
Cartes (anciennes, satellite, etc.)
Tables des matières et onomastiques des publications des sociétés savantes (1845-1930) permettant une recherche par mots-clés et liens vers le site de la BNF et autres grand sites d’archives en ligne,
et aussi, une initiation à la paléographie, un Forum, et un moteur de recherche interne performant.
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jeudi 16 mai 2013
« Bavure après un rodéo à tombereau ouvert », à Saint-Jean-d’Angély, en 1277 ! Le procès-verbal, en français, des auditions de quatre témoins est une des surprises que recèlent les premiers Actes du Parlement de Paris (les Olim, 1254-1328).
Parmi 8000 notices présentant les actes du Parlement de Paris de 1254 à 1328, nous en avons identifié environ 140 relatives à nos trois provinces.
- la table des matières simplifiée, en colonne de droite,
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En mars 2012 nous avons publié sur Histoire Passion une "brève" sur les fouilles subaquatiques menées autour des restes du pont médiéval de Taillebourg par une équipe d’archéologues du (...)
Ici, on parle d’histoire, entre nous. On peut aussi lancer des bouteilles à la mer.
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« Bavure après un rodéo à tombereau ouvert », à Saint-Jean-d’Angély, en 1277 ! Le procès-verbal, en français, des auditions de quatre témoins est une des surprises que recèlent les premiers Actes du Parlement de Paris (les Olim, 1254-1328).
Parmi 8000 notices présentant les actes du Parlement de Paris de 1254 à 1328, nous en avons identifié environ 140 relatives à nos trois provinces.
François 1er est né le 12 septembre 1494 à Cognac. Son séjour dans cette ville fut de courte durée, jusqu’à la mort de son père Charles d’Angoulême, en 1496. A-t-il eu pour cette région une prédilection particulière ? Cognac, Angoulême et Châtellerault sont les villes de l’actuelle région Poitou-Charentes où il a séjourné le plus longtemps, sans que cela manifeste un attachement particulier du roi à sa région d’origine.
Les départements poursuivent leur travail de mise en ligne des fonds d’archives. La carte interactive présentée ici est un outil pratique pour les chercheurs, les généalogistes et bien d’autres.
Créé le 19/03/13 - MAJ le 20/03/13 - par Pierre Lectures : 165 - Popularité : 1 %
Rubrique : Coëtivy (de)
La famille de Coëtivy, parente proche de celle des Valois, comtes d’Angoulême, puis rois de France, a joué un rôle significatif dans l’histoire de la Saintonge.
Sa généalogie se termine "en quenouille" avec Louise, fille de Charles de Coëtivy. La baronnie de Taillebourg passa alors avec elle à la famille de la Trémoille.
Après la révocation de l’édit de Nantes en 1685, les protestants qui s’obstinent dans l’hérésie, sont déchus de l’autorité parentale en matière d’éducation religieuse. Les enfants leur sont enlevés, placés dans des couvents, des prisons, voire des hôpitaux, pour les instruire dans la religion catholique. Cette besogne odieuse et légalisée eut des suites terribles car elle désagrégeait la cellule parentale et enlevait à l’affection de leurs familles des êtres sans défense, incapables d’opinion en raison de leur âge.
Un exemple poignant à La Rochefoucauld en Charente.
Dans la première moitié du règne de Louis XIV, les tensions religieuses semblaient apaisées. Les protestants comptaient dans leurs rangs des membres dynamiques et leur influence rayonnait dans tous les secteurs de l’économie apportant au royaume la prospérité. Avec la révocation de l’Édit de Nantes, les persécutions allaient mettre en péril ce fragile équilibre provoquant une véritable hémorragie des forces vives de la nation avec l’exode de nombreux paysans, artisans, commerçants ou industriels (notamment dans le commerce du cognac ou du papier en Angoumois). On compte beaucoup de charentais parmi les 200 à 300 000 huguenots qui s’enfuirent vers la Hollande, l’Angleterre et la Suisse. Ceux qui restèrent eurent à subir les pires vexations et persécutions morales et physiques.
L’histoire d’un petit séminaire, dans une période qui a connu tant de bouleversements (le second Empire, la guerre de 1870, la IIe république, la séparation de l’Église et de l’État, les 2 guerres mondiales, etc.) est un peu l’histoire d’un univers qui lutte vigoureusement contre la sécularisation de la société.
Le petit séminaire de Richemont , à Cherves-Richemont (Charente), a définitivement fermé ses portes en 1968, après 129 ans de fonctionnement. Ses bâtiments sont actuellement occupés par l’IREO (Institut Rural d’Education et d’Orientation) des Charentes.
Créé le 23/02/13 - MAJ le 29/04/13 - par Christian,
Pierre Lectures : 247 - Popularité : 1 %
Rubrique : Coëtivy (de)
Sans atteindre la qualité de la poésie des plus grands auteurs du XVème siècle comme Charles d’Orléans (1394-1465) ou François Villon (1431- ?), les écrits méconnus et inédits de Charles de Coëtivy (né après 1459, mort avant le 8 décembre 1505) seigneur de Taillebourg, proche de la famille royale, sont un témoignage de la création littéraire de ce temps. Dans un style en vogue à cette époque, il met en scène deux personnages allégoriques, Sieur Entendement et Dame Raison, et lui-même, "l’Acteur", qui dialoguent entre eux. Le vocabulaire employé dans cette œuvre originale comprend de très nombreux mots oubliés. Un glossaire en donne la signification, lorsque nous la connaissons.
L’œuvre est dédiée à Charles d’Orléans (1459-1496), comte d’Angoulême, père du futur roi François 1er, et beau-frère de l’auteur.
De nombreuses enluminures illustrent le texte. Les châteaux représentés pourraient être ceux de Taillebourg et d’Angoulême, et, parmi les personnages Charles d’Orléans, recevant cet ouvrage des mains de Charles de Coëtivy.
1793 est une année-charnière de la Révolution. Nous sommes le 29 mai. Dans 2 jours, les Montagnards vont renverser les Girondins, et ouvrir une période de radicalisation. L’adresse du Conseil Général de la Charente aux départements de France les invite à créer une Garde Nationale destinée à conforter les acquis de la Révolution dans l’ensemble des départements.
En juin 1621, le siège et la prise de Saint-Jean d’Angély par le roi Louis XIII furent un événement très médiatique. Des pamphlets, des libelles et des estampes furent publiés en grand nombre. La plus grande partie de ces publications glorifient le roi qui ne cède pas face aux révoltes protestantes. A Saint-Jean d’Angély, à Royan et enfin à La Rochelle (le "grand siège"), ces révoltes vont être matées dans le sang.
Nous avons extrait d’estampes de l’époque des détails significatifs de cet évènement.
Créé le 14/02/13 - MAJ le 14/02/13 - par Pierre Lectures : 107 - Popularité : 1 %
Rubrique : 16 Angoulême
Le centralisme administratif ne date pas d’aujourd’hui ! Pour de simples travaux de voirie dans le quartier de l’Hommeau, à Angoulême, la délibération du conseil municipal doit être validée par lettres patentes du roi. Rassurez-vous, la dépense n’est pas supportée par le budget de l’État, mais, comme le précise ce document, "par les Habitans de ladite Ville sur leurs deniers patrimoniaux". Imaginons un moment quelles formalités compliquées auraient été nécessaires si la municipalité avait demandé l’aide financière du Trésor royal.
Créé le 14/02/13 - MAJ le 15/02/13 - par Pierre Lectures : 252 - Popularité : 1 %
Rubrique : 16 Barbezieux
Le document présenté ici est volumineux. Il offre de très intéressantes pistes de recherche
aux amateurs de toponymie, pour le grand nombre de lieux-dits mentionnés. Le tracé sur une carte des limites du marquisat à partir des données fournies par ce texte serait un bel exercice.
aux généalogistes, pour l’abondance des patronymes
aux historiens pour les détails des villes, bourgs et fiefs
à tous ceux qui s’intéressent aux droits seigneuriaux et aux coutumes féodales, avec, en particulier un bel inventaire de ces curieux hommages dûs "à muance de seigneur".
Un texte à consommer sans modération.
Créé le 10/02/13 - MAJ le 11/02/13 - par Pierre Lectures : 201 - Popularité : 1 %
Rubrique : Faits divers
Nous avons dépouillé pour vous la Gazette parisienne intitulée "Annonces, affiches et avis divers" de l’année 1755 et y avons retenu ce qui touche la Saintonge, l’Aunis et l’Angoumois.
C’est à la fois une sorte de Journal Officiel et un journal d’annonces diverses. Nous y avons trouvé des arrêts et édits royaux (dates des foires d’Angoulême), des avis de décès, des biens et produits à vendre (dont des huîtres de Marennes), de nouvelles publications, et les mouvements de navires aux ports de La Rochelle et de Rochefort.
Créé le 10/02/13 - MAJ le 11/02/13 - par Pierre Lectures : 181 - Popularité : 1 %
Rubrique : Faits divers
Nous avons dépouillé pour vous la Gazette parisienne intitulée "Annonces, affiches et avis divers" de l’année 1752 et y avons retenu ce qui touche la Saintonge, l’Aunis et l’Angoumois.
C’est à la fois une sorte de Journal Officiel et un journal d’annonces diverses. Nous y avons trouvé des arrêts et édits royaux, des avis de décès, des biens à vendre, de nouvelles publications, et les mouvements de navires aux ports de La Rochelle et de Rochefort.
Les lettres patentes publiées par le roi Henri III pendant ses séjour en France (Rotulus litterarum patentium de anno regni regis Henrici III) ont permis de reconstituer un itinéraire précis et daté.
La bataille de Taillebourg, qui se situe au début de cet itinéraire, a eu lieu le 21 juillet 1242. Après sa défaite, Henri III va en Guyenne, où est probablement plus en sécurité.
Créé le 09/01/13 - MAJ le 10/01/13 - par Pierre Lectures : 350 - Popularité : 1 %
Rubrique : 17 La Rochelle
Entre le 11e et le 13ème siècle, de nombreuses villes de l’ouest de la France reçurent du pouvoir royal l’autorisation de s’organiser en municipalités, d’élire un maire et des échevins, et de bénéficier de privilèges variés. Les statuts concédés et adoptés sont pour la plupart inspirés des « Etablissements de Rouen ».
En Saintonge, Aunis et Angoumois, les villes de La Rochelle, Saint-Jean d’Angély, Angoulême et Cognac, ainsi que l’île d’Oléron bénéficient de ces statuts privilégiés ; en Poitou, Poitiers et Niort.
Les élus de la ville de la Rochelle furent très motivés pour défendre les privilèges obtenus
par la ville au cours des siècles, et une organisation municipale florissante fonctionna jusqu’à sa disparition à la fin du grand siège de 1628.
Créé le 04/01/13 - MAJ le 05/01/13 - par Pierre Lectures : 303 - Popularité : 1 %
Rubrique : 17 Taillebourg
Nationalisation d’un site stratégique pour faire face à une situation critique : l’idée n’est pas nouvelle. Prenant prétexte de la position frontalière de la seigneurie de Taillebourg, et du risque que les ennemis anglais font courir à cette place (nous sommes au milieu de la Guerre de Cent Ans), le roi Charles VI exproprie Jean de Harpedenne (un de ses meilleurs soutiens locaux) et rattache "la Ville, Port de mer, & Chastellenie de Taillebourg en Saintonge" à la couronne de France. Cette expropriation lui est permise, puisque certains de ses prédécesseurs en ont fait de même, par raison d’état ! Jean de Harpedenne sera toutefois indemnisé "du loyal prix". Une situation de courte durée, car en 1442 la seigneurie de Taillebourg sera détachée du domaine royal et donnée par Charles VII à Prégent de Coëtivy.
Créé le 29/12/12 - MAJ le 09/01/13 - par Jean-Claude,
Pierre Lectures : 471 - Popularité : 2 %
Rubrique : 16 Cognac
Entre le 11e et le 13ème siècle, de nombreuses villes de l’ouest de la France reçurent du pouvoir royal l’autorisation de s’organiser en municipalités, d’élire un maire et des échevins, et de bénéficier de privilèges variés. Les statuts concédés et adoptés sont pour la plupart inspirés des « Etablissements de Rouen ».
En Saintonge, Aunis et Angoumois, les villes de La Rochelle, Saint-Jean d’Angély, Angoulême et Cognac, ainsi que l’île d’Oléron bénéficient de ces statuts privilégiés. En Poitou, Poitiers et Niort également.
En 1215, les prudhommes de la ville de Cognac reçoivent de Jean-sans-Terre, la concession d’une commune. Mais la vie municipale restera presque toujours languissante, les élus semblant peu motivés pour défendre les privilèges obtenus à l’origine.
À la mi-1320, les Pastoureaux se livrent à des massacres de juifs, du Périgord jusqu’à la région de Carcassonne, la plupart du temps soutenus par la population. Avant que le sénéchal de Carcassonne ne les encercle dans les plaines marécageuses aux abords d’Aigues-Mortes où ils comptaient s’embarquer pour la Terre Sainte, ils auraient ainsi réduit à néant plus de cent communautés dans la vallée de la Garonne et jusqu’à Albi. L’épisode le plus dramatique est celui de Verdun-sur-Garonne : 500 juifs, dit-on, une centaine plus probablement, se seraient réfugiés dans une tour, se défendant désespérément jusqu’au moment où, réduits par le feu, ils préférèrent s’entr’égorger. Ce qui s’est passé à Saintes ressemble à une répétition de cette tuerie. Suit une répression probablement assez molle et, en tout cas, tardive, les suspects n’hésitant pas à accuser à leur tour les enquêteurs du roi, à Angoulême.
Les cahiers de doléances de la sénéchaussée ont été rédigés par les assemblées des paroisses, des corporations, communautés et ordres. Le point d’orgue, avant la réunion des États généraux à Versailles, est l’assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et tiers-état) à la Rochelle. 428 participants (moins quelques "défaillants") sont inscrits dans ce procès-verbal. Le gratin de la sénéchaussée.