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1698 - Mémoire sur la Généralité de Limoges - 6ème partie - Villes, terres et seigneuries

D 25 mai 2010     H 17:55     A Pierre     C 0 messages A 1285 LECTURES


Comme tous ses confrères, en 1698, sur la demande du roi, l’intendant Louis de Bernage rédige ou fait rédiger un long mémoire pour décrire sa Généralité. Quelques sujets sont pauvrement traités, mais les notes et commentaires qui l’accompagnent en font un tableau d’un intérêt certain.

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Source : Documents historiques, bas-latins, provençaux et français : concernant principalement la Marche et le Limousin. - T 2 - Alfred Leroux, Emile Molinier et Antoine Thomas - Limoges - 1883-1885 - BNF Gallica

Carte des généralités (1709)
Cartographe : Nolin, Jean-Baptiste (1686-1762) - BNF Gallica

Plan du Mémoire

A - Description géographique

B - État ecclésiastique
- I - Diocèse de Limoges

  • Chapitres
  • Abbayes d’hommes
  • Abbayes de femmes
  • Communautés régulières d’hommes
  • Communautés régulières de femmes
  • Paroisses

    - II - Diocèse de Tulle

    - III - Diocèse d’Angoulême
  • Chapitres
  • Abbayes
  • Communautés régulières d’hommes
  • Communautés régulières de femmes

C - Gouvernement militaire


- I - Limousin

  • Maréchaussées
  • Milice

    - II - Basse Marche

    - III - Angoumois

    D - Justices ordinaires


    - Présidial de Limoges

    - Présidial de Tulle

    - Présidial de Brive

    - Sénéchaussée d’Uzerche

    - Sièges royaux du Dorat et de Bellac

    - Présidial d’Angoulême

  • E - Finances


    - Bureau des finances de Limoges

    - Election de Limoges

    - Election de Tulle

    - Election de Brive

    - Election de Bourganeuf

    - Election d’Angoulême

    - Divers offices de finances

    - Impositions

    - Ustensile

    - Capitation

    - Aides, gabelles et autres droits

    - Domaine

    - Ponts et chaussées

    F - Villes, terres et seigneuries de la généralité


    - Ville de Limoges

    - Ville de Tulle

    - Ville de Brive

    - Autres villes du Limousin

    - Terres titrées du Limousin

    - Villes de la basse Marche

    - Terres titrées de la basse Marche

    - Ville d’Angoulême

    - Autres villes d’Angoumois

    - Terres titrées d’Angoumois

    F - Villes, terres et seigneuries de la généralité

    Ville d’Angoulême.

    La ville d’Angoulesme (1) est située au milieu de la province, sur un sommet de montagne entouré de rochers. La Charente coule au pied, d’un costé, du midy au couchant, et la petite rivière d’Enguienne passe de l’autre côté ; elles, se joignent toutes deux au-dessous de la ville, du costé du couchant. Elle contient le nombre de deux mille feux et environ 8,000 personnes. (1) Voy. GINET, Recherches de l’antiquité d’Angoulême, 1567 ; CORLIEU, Recueil sur la ville d’Angoulême, 1576 et 1631.
    On a cy-devant veu quelles sont ses jurisdictions(1) ; il faut seulement adjouter que le maire y exerce la police et la jurisdiction criminelle. Cette ville est fort ancienne elle est connue du tems
    de l’empereur Honorius (2) qui abandonna l’Aquitaine aux Gots où ils demeurèrent assès longtemps. L’histoire apprend que Clovis ayant défait ces peuples auprès de Poitiers (3), il les poursuivit
    jusqu’à Angoulesme où ils s’étoient retirés, et plusieurs historiens rapportent que les murailles de la ville tombèrent à son arrivée par un miracle (4), qu’il y entra victorieux, passa les Gots au fil de l’épée et y établit un évêque chrétien (5), au lieu de l’evêque arien que les Gots y avoient mis. II y établit aussy un comte qui n’étoit proprement dans ce tems là qu’un gouverneur, et cette forme de gouvernement subsista jusques au temps que Charles-le-Chauve donna cette comté à Vulgrant (6), son parent, qu’on reconnoit pour le premier comte héréditaire d’AngouIesme. Ses descendans la conservèrent successivement pendant quatorze générations. Ils la défendirent courageusement contre les efforts des Normands et ensuite des Anglois.
    (1) Voy. plus haut.

    (2) Mort en 423.

    (3) A Vouillé en 507.

    (4) Nous n’avons point retrouvé la source de ce renseignement.

    (5) Aptonius II.

    (6) Vulgrant ou Wulgrin établi par Charles-le-Chauve en 866. Mais, dès 839, Louis-le-Débonnaire avait aussi établi à Angoulême un comte du nom deTurpion.
    L’histoire du païs porte que ces comtes étoient d’une valeur et d’une force au-dessus de la nature et qu’un d’eux, nommé Guillaume I, fendit jusqu’à la poitrine Stolius, roy des Normans, quoique armé de sa cuirasse, action qui luy acquit, à lui et à ses successeurs, le surnom de Taillefer qu’ils portèrent jusqu’en 1218 que cette famille prit fin (1). (1) Pour tous ces faits et les suivants voy. l’Hist. de l’Angoumois par VIGIER DE LA PILE (1846).
    La fille unique (1) d’un de ces comtes fut enlevée par Jean-sans-Terre, roy d’Angleterre, qui l’épousa et n’en eut point d’enfans. Elle se maria après la mort de ce roy à Hugues de Lusignan (2), à qui elle porta cette comté en dot, laquelle demeura dans cette maison jusque ce que Guy de Lusignan, mort sans enfans, la donna a Philippe-le-Bel par son testament (3). (1) Mathilde, fille de Wulgrin III Taillefer.

    (2) Il y a dans ce paragraphe quelques erreurs : C’est en 1216 que Jean-sans-Terre mourut, et c’est en 1208 que Mathilde, qui gouvernait le comté d’Angoulême, en compétition avec ses deux oncles depuis 1181, avait épousé Hugues X de Lusignan, conte de la Marche, à qui elle transporta ainsi
    tousses droits.

    (3) Autres erreurs Hugues (et non Guy) XIII de Lusignan mourut, sans postérité en 1303. Philippe-le-Bel confisqua simplement son fief.
    Charles IV la donna en dot à la reyne de Navarre (1), sa,nièce, qu’il maria au comte d’Evreux, d’où elle passa à Charles d’Espagne, connétable de France (2). Elle fut ensuite possédée par les Anglois, comme le reste de l’Aquitaine, en conséquence du traité de Brétigny [1360]. Mais les habitans, nés bons sujets, trouvèrent le moyen de secouer le joug environ onze.ans après (3), et, ayant chassé la garnison angloise, ils se, mirent volontairement sous l’obéissance du roy Charles V, qui leur accorda, à cette considération, plusieurs privilèges dont on parlera.

    Le mesme Charles V donna cette comté au duc de Berry, son frère (4), qui la remit ensuite au roy Charles VI. Celuy-cy la donna en apanage à Louis, duc d’Orléans, son frère (5), dont les enfans la possédèrent jusqu’à François de Valois, dernier comte d’Angoulesme (6), qui, estant parvenu à la couronne, l’érigea en duché et la donna à Louise de Savoye, sa mère (7), et ensuite [1531] à Charles, duc d’Orléans, son frère, par le décès duquel elle fut unie au domaine (8), jusqu’à ce qu’elle fut donnée en jouissance par Charles IX à Charles, son fils naturel, duc d’Angoulesme (9).

    Cet usufruit fut continué en la personne du duc de Joyeuse, son gendre, puis à M. le duc de Guise, son fils, et enfin à Mme la duchesse de Guise (1), après la mort de laquelle ce duché fut réuni à la couronne.
    (1) Jeanne, fille unique de Louis-le-Hutin, reine de Navarre, épousa, en 1318, Philippe-le-Sage, comte d’Evreux.

    (2) Charles d’Espagne, fils de don Alphonse de La Cerda, reçut le comté d’Angoulême du roi Jean en décembre 1350. Il fut assassiné en 1354 sur l’ordre de Chartes-le-Mauvais, roi de Navarre.

    (3) Plus exactement treize ans après, en 1373.

    (4) Nous n’avons pu retrouver la date exacte de cette donation. Elle parait coïncider, toutefois, avec la reprise par Charles V des hostilités contre les Anglais, 1369-70.

    (5) Vers 1392.

    (6) François devenu roi de France en 1515, possédait le comté d’Angoulême depuis 1496.

    (7) 1515-1531.

    (8) Charles d’Ortéans mourut sans héritier en 1545. La réunion de l’Angoumois à la couronne eut lieu quelques années après, en 1548.

    (9) Erreur. Charles IX, à son avènement, donna l’Angoumois à un Henri, bâtard d’Henri II, devenu plus tard amiral des mers du Levant. Sa soeur Diane, fille batarde d’Henri II, lui succéda et garda l’Angoumois jusqu’à sa mort, survenue en 1619. La province passa alors à Charles de Valois, fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet, né en 1596 et mort en 1653. Ce Charles de Valois fait d’abord évêque d’Agde, en 1612, quitta bientôt l’état ecclésiastique, se maria et devint colonel de cavalerie. L’Art de vérifier les dates (1770) ne s’accorde nullement avec les historiens de l’Angoumois sur ces divers points.
    Elle est plus illustre par son ancienneté que par ses revenus, puisque le Roy n’en retiroit, comme on a dit, que 10,000 livres, les charges payées, y compris les châtellenies de Cognac et Merpin ; avant les aliénations faites depuis qui se montent à 13 ou 14,000 livres de revenu.

    La maison de ville d’Angoulesme(1) est composée d’un maire et douze échevins, douze conseillers et soixante-quinze pairs. Elle fut établie par Charles V à l’occasion dont on vient de parler. Il lui accorda en même tems plusieurs priviléges qui consistoient principalement à celuy de noblesse pour les maires, échevins et conseillers. Les successeurs de Charles V les confirmèrent et François I, qui appeloit l’Angoumois sa chère patrie (2), y en ajouta quelques-uns, entr’autres les foires et marchés, l’exemption du ban et de franc-fief et une université qui n’a pourtant jamais été établie (4).
    (1) Louis de Lorraine, duc de Joyeuse et d’Angoulême, avait épousé Françoise de Valois, fille unique de Charles de Valois. Il mourut en 1654. Louis-Joseph de Lorraine, sixième duc de Guise, fils du précédent, mourut en 1671, à l’âge de vingt ans. Le fils de ce dernier, François-Joseph, quoique non mentionné ici, porta aussi le titre de comte d’Angoulême, mais mourut en 1675 à l’âge de cinq ans. Sa succession passa à sa grand’tante Marie de Lorraine, morte sans postérité en 1688, d’après les uns, en 1696 d’après quelques autres.

    (2) Sur la mairie d’Angoulême, cf. divers travaux de MM. Eusebe Castaigne, Michon, de Rencogne et de Massougnes, ap. Bull. de la Soc. arch. de la Charente, passim.

    (3) François Ier naquit, en effet, à Cognac en 1494.

    (4) Les Jésuites qui, en 1622, avaient fondé un collège à Angoulême, tentèrent d’ériger cette université à leur profit. Le Parlement de Paris, inspiré par la Sorbonne, s’y opposa. Voy. Les Jésuites à Angoulême, ch. III, par Albert de MASSOUGNES (1880).
    Le privilège de noblesse fut supprimé en 1667 et rétably ensuite pour la personne du maire seulement, à la charge de servir trois ans ; ce rétablissement eut même un effet rétroactif pour le maire qui avoit servy dans le tems intermédiaire. Il a été depuis étably un maire perpétuel de nouvelle création, qui continue encore ce privilège(1).

    Les habitans de cette ville n’ont point de commerce particulier distingué du commerce général de la province dont on a. parlé, c’est-à-dire que son seul trafic consiste en débit de papier qui se
    fait aux environs, à celuy des eaux-de-vie et à celuy du sel que les gabarriers ou bateliers apportent aux magasins, d’où ils se distribuent dans le Limosin, dans la basse. Marche et dans l’Auvergne.

    Il n’y a point d’ouvriers qui se distinguent par les arts qu’un orlogeur nommé Yver, dont les montres sont en grande réputation dans tout le royaume. Son père étoit aussy très habile et il a montré son métier à plusieurs de ses enfans qui se sont établis à Xaintes. à Blois, à Poitiers et à Angoulesme et travaillent tous fort bien (2).

    Il s’y faisoit une eau forte appelée l’eau d’AngouIesme, dont les femmes se servoient à embellir ou pour mieux dire à renouveler leur teint. Plusieurs s’en sont fort bien trouvées ; mais quelques-unes ont éprouvé qu’il valoit mieux estre moins belles que d’en user, et l’eau forte qui y entroit a quelquefois fait d’assés mauvais effets pour leur en coûter la vie.

    Le génie, le naturel et la religion des habitans ont été suffisammeut expliqués lorsqu’on a parlé des mœurs des habitaus de la province en général (3).
    (1) Les maires de Cognac jouissaient aussi, depuis 1651, du privilège de noblesse. Voy. Bull. Soc. Arch. de la Charente, 1882, p. 187.

    (2) Pour cet alinéa et le suivant, cf. P. DE FLEURY, Doc. inéd. pour servir à l’hist. des arts en Angoumois, XVIIe siècle, ap. Bull. Soc. arch. de la Charente, 1881.

    (3) Voy. ci-dessus, p. 180.

    Autres villes d’Angoumois.

    La ville du Cognac est la plus considérable d’Angoumois après Angoulême mais elle est située dans la Généralité de la Rochelle.

    Il n’en sera pas fait icy une plus ample mention.

    La Rochefoucaut (1) est une ville et chef-lieu du duché-pairie. Elle est située à quatre lieues d’Angoulesme, du costé du levant, sur la petite rivière de La Tardoire, composée de cinq cent cinquante feux et contient environ 2,500 habitans. II s’y fait un (2) commerce de cuirs dont il y a plusieurs bonnes tanneries. On y travaille aussy fort bien en gants et il s’y en fait assez de débit.

    Ce duché est possédé, comme on scait, par M. le duc de La Rochefoucaut, grand maître de la garde-robe du Roy et grand veneur de France. Cette terre est de tems immémorial dans sa famille elle s’appeloit autrefois de La Roche simplement, et fut nommée La Rochefoucaut lorsqu’elle étoit possédée par Foucaut, premier du nom, du tems de Robert, roy de France. Elle fut érigée en duché par Louis XIII en 1622 et n’étoit que comté auparavant. Elle comprend treize paroisses ; ses mouvances sont nombreuses il y a plus de cinquante fiefs qui en relèvent (dont les deux tiers à peu près sont possédés par des gentilshommes), entre lesquels les plus considérables sont celuy de Saint-Claud, qui appartient aussy à M. de La Rochefoucaut, et-ceux de Pranzac et de Chasseneuil(3) dont le premier appartient à M. le comte d’Escars, duquel on a parlé .cy-dessus (3), et le deuxième à un gentilhomme qui en porte le nom. L’un et l’autre sont en droits de justice haute, moyenne et basse. Cette terre vaut environ 10,000 l. de revenu.

    Verteuil (4) est une petite ville située à sept lieues d’Angoulesme, du costé du septentrion. Il y a trois cent cinquante feux et environ 1,400 habitants. Sa situation est très agréable, principalement du costé du château qui appartient aussy à M. de La Rochefoucaut, qui est bâty sur une élévation et donne sur des vallées très ornées, dont la principale beauté consiste dans le cours de la rivière de Charente qui forme une espèce de grand demy-cercle servant de clôture au parc et au jardin de ce costé-lâ. Il y a de très belles avenues, un beau bois de haute futaye environné de murs, où il s’élève beaucoup de bêtes fauves. Cette terre a le titre de baronnie, comprend douze paroisses ou justices, et vaut 5 ou 6,000 livres de revenu. Il y a aussi plusieurs mouvances. Les principales sont Aulnac et Bayers dont on parlera plus particulièrement dans la suite ; Chateauregnaud, le Vivier, Joussaud, Coutures et Fontenilles (5).

    M. de La Rochefoucaut possède encore plusieurs terres contiguës, entr’autres la principauté de Marillac, la baronnie de Montignac, Anville et la terre et les forests de Boisse, Lousson et le Vergnet(6). Mais ces terres et ces forests, quoique contiguës sont dans d’autres Généralités, scavoir celles de Poitiers et de La Rochelle. C’est le seigneur de la province qui y possède la plus grande étendue de terres, toutes en beaux droits et remplies d’un grand nombre de vassaux, dans le plus beau païs du monde pour la chasse, que tous ceux qui ont porté ce nom ont toujours extrêmement aymée. L’ancienneté de cette maison et les titres dont elle a été illustrée sont assès connus.
    (1) La Rochefoucauld, en latin. Rupes Fucaldi. Pour la généalogie de ses comtes voy. le P. ANSELME, t. VI.

    (2) Saint-Claud-sur-le-Son et Chasseneuil, arr. de Confolens, Charente - Pranzac, arr. d’Angoulême.

    (3) Voy. plus haut, p. 234, note 1.

    (4) Verteuil-sur-Charente, arr. de Ruffec.

    (5) Aunac, Bayers, Château-Renaud (comm. de Fontenille), Le Vivier (comm. de Longré), Couture et Fontenille, arr. de Ruffec, Charente ; Joussaud, peut-être Joussé, arr. de Civray, Vienne.

    (6) Marillac,Montignac-Charente. Anville, arr.d’Angoulême ; Le Boisse (comm. de Montboyer), arr. de Barbezieux ; Lousson, alias Tousson, lisez Tusson, arr. de Ruffec, Charente. Vergne, arr. de Saint-Jean-d’Angély, Charente-Inférieure.
    Ruffec est une petite ville auprès de Verteuil, à sept lieues et demy d’Angoulesme, composée de quatre cents feux et de 1,800 personnes. Il y passe un petit ruisseau appelé le Lieu, qui produit une prodigieuse quantité des plus belles et des meilleures truites qui soient en France. C’est un marquisat de considération qui appartient à Mme la duchesse de Saint-Simon la douairière.

    Cette terre lui vient de sa mère qui est de la maison de Voluire (1) dans laquelle elle a été très longtems. Philippe de Voluire, marquis de Ruffec, fut gouverneur d’Angoumois et chevalier des
    ordres du Roy sous les roys Henry II, Charles IX et Henry III. Il reste encore quelques gentilshommes de cette noble maison dans la province, dont il sera parlé dans la suite. La terre de Ruffec est la plus grosse d’Angoumois, soit pour l’étendue, soit pour le revenu. Elle comprend trente-deux on trente-trois paroisses et vaut environ 18,000 l. de revenu, sans y comprendre le casuel et les bois de la forest qui ont été depuis vendus pour la somme de 60,000 livres. Ses mouvances sont de plus de cinquante fiefs, dont les principaux sont Raix, Villegast et Faucilles (2).
    (1) Voy. la généalogie des Volluyre ou Volvire dans le Dict. des anciennes familles du Poitou.

    (2) Raix, Villegats, arr. de Ruffec, Charente ; Faucilles, localité dont la situation exacte nous est inconnue.
    La ville de Confolens (1) est située aux confins des provinces d’Angoumois, Limosin, Poitou et basse Marche, sur la rivière de Vienne, à près de douze lieues d’Angoulême, du costé du levant,
    en tirant vers le nord. Elle contient quatre cent soixante-dix feux et environ 2,000 âmes. C’est une terre considérable qui étoit autrefois baronnie et fut érigée en comté en 1604. Sa justice s’étend sur seize paroisses et il y a plusieurs mouvances dont la principale est La Villate (2), qui appartient aussy bien que le comté de Confolens au comte de Vienne, fils du défunt duc de la Vieuyille (3). Le revenu de tout est de 9 à 10,000 livres de rente.
    (1) Ch.-l. d’arr., Charente. Voy. le Terrier des terres des terres des environs de Confolens, XVIe siècle. Ms. coté 13 de la Bibl. comm. de Limoges.

    (2) La Villate (comm. d’Ansac ou de Brillac), arr. de Confolens, Charente.

    (3) S’agit-il de Chartes de la Vieuville, surintendant des finances, enfermé au château d’Amboise en 1624 et mort en 1653 ?
    La ville de Chabanois (1) est située sur la frontière de l’Angoumois et du Limosin, à dix lieues d’Angoulesme, du .costé du levant, sur la rivière de Vienne, dans l’endroit où celle de Graine vient s’y joindre. Elle contient trois cents feux et environ 1,400 habitans. C’est une des plus grosses terres de la province elle a le titre de principauté ; sa justice s’étend sur douze paroisses et six annexes. Elle a environ quarante vassaux dont les principaux sont les seigneurs de Pressac, de Lage, de Chirac, de La Chétardie, des Etangs et de La Chausie (2). Elle vaut de revenu environ 15,000 livres. Cette terre appartient à MM. de Sourdis (3) ; leurs créanciers en jouissent par bail judiciaire. (1) Chabanais, arr. de Confolens, Charente.

    (2) Pressac (comm. de Saint-Quentin), Lage (comm. d’Etagnat), Chirac, La Chétardie (comm. d’Exideuil), Les Etangs (comm. de Massignac), et Chaussie (comm..de Pressignac), arr. de Confolens, Charente.

    (3) Le ms. F. porte le singulier M. de Sourdis. ses créanciers.
    Montbron est une fort petite ville à cinq lieues d’Angoulesme, entre le midy et le levant, sur le bord du Périgord, composée seulement de cent cinquante feux et de 800 habitans (1). C’est un comté dont la justice s’étend sur dix-huit paroisses. Il y a plus de quarante fiefs qui en relèvent. Les plus considérables sont Roussines, Le Lindois et Mézières (2). Cette terre vaut 6,000 l. de revenu et appartient à M. le comte de Brienne ; elle relève pour la plus grande partie du duché d’Angoulesme.

    Marthon est aussy une fort petite ville située à quatre lieues d’Angoulesme, au midy, tirant vers le levant, sur la petite rivière du Bandiat. Elle est composée de cent vingt feux et environ 600
    personnes. Cette terre, qui porte le titre de baronnie, a plusieurs mouvances dont les principales sont Vouzen et Boueix (3). Il y a environ trente vassaux qui en dépendent. Sa justice s’étend sur treize paroisses.

    Blanzac, aussy petite ville située à quatre lieues d’Angoulesme, aux coufins de Saintonge, entre le midy et le couchant, sur la petite rivière de Né, n’a pas plus de cent cinquante feux et de 700 habitans. C’est une baronnie qui s’étend sur vingt paroisses. Il y a du moins trente vassaux qui en relèvent. Les principaux seigneurs sont ceux de La Faye, Daigne, Saint-Laurent de Belzagot, Cleix et Courgeat (4). Ces deux dernières terres appartiennent a MM. De Roye dont M. le comte de Roussy est l’aisné. On scait que ces seigneurs sont de la maison de La Rochefoucaut, alliés de têtes couronnées et de plusieurs grandes maisons de France et d’Europe.
    (1) Voy. sur Montbron une notice de M. Marvaud dans le Bull. Soc. arch. de la Charente, 1851, p. 72.

    (2) Roussines, Le Lindois et Mazieres, arr. de Confôlens, Charente,

    (3) Vouzan et Bouëx, arr. d’Angoulême.

    (4) La Faye. Il y a trois localités de ce nom dans l’arr. D’Angoulême ; Aignes et Puypéroux, arr. d’Angoulême ; Saint-Laurent-de-Belzagot ou de Montmoreau, et Courgeac, arr. de Barbezîeux ; –Claix.arr.d’Angoulême, Charente.
    Aubeterre (1), à sept grandes lieues d’Angoulesme, au midy, joignant le Périgord, sur la rivière de la Droigne renommée par son beau et bon poisson et entrautres par les bonnes carpes qu’elle produit. Il n’y a que cent trente feux et environ 600 habitans. Cette terre a le titre de marquisat et sa justice s’étend sur dix-neuf paroisses. Elle a plus de quarante fiefs dans sa mouvance, dont la plupart ne sont pas d’un gros revenu, à l’exception de Bonnes (2) qui appartient au comte d’Aubeterre et vaut environ 5,000 livres de revenu. Le marquisat d’Aubeterre vaut plus de 15,000 livres de rente ; il appartient au marquis d’Auheterre, qui est l’aîné de la famille, et au comte d’Aubeterre, son cousin germain. Le dernier est brigadier des armées du Roy, et commande une brigade de carabiniers. Ils s’appellent en leur nom d’Esparbès de Lussan (3). Leur bisayeul étoit capitaine des gardes du corps et gouverneur de Blaye. Leur ayëul fut honoré du bâton de maréchal de France et épousa une fille de la maison de Bouchard, héritière d’Aubeterre, dont il prit le nom (4).

    La Valette (5) est une très petite ville à quatre lieues d’Angoulesme, du costé du midy, située sur une élévation au pied de laquelle passe la petite rivière de Lisone, composée de près de deux cents feux et d’environ 800 personnes. Cette terre fut érigée en duché en faveur de M. le duc d’Espernon, gouverneur de la province, en 1622. Sa justice s’étend sur treize paroisses et il y a plus de quarante fiefs qui en relèvent. Les plus considérables sont ceux de Fouquebrune, du Breuil, de Dignat, de Torsat, Gurat, Ronsenat et Blanzaquet (6). Mme la maréchale de Nouaille jouit de cette terre.
    (1) Aubeterre-sur-Dronne, arr. de Barbezieux, Charente. – Cf. Le Marquisat d’Aubeterre par M. de RENCOGNE, ap. Bull. de la Soc. arch. de la Charente (1880).

    (2) Bonnes, arr. de Barbezieux.

    (3) Le ms. F porte Esperbès de Lusignan.

    (4) Sur cette famille, cf. Daniel de COSNAC, Mémoires II, 450. Parlant de sa nièce, veuve d’un comte d’Aubeterre, qu’il voulait remarier, l’auteur nous dit « Je savois qu’elle avoit un peu de la vanité de la maison d’Aubeterre et qu’elle pouvoit considérer qu’un second mariage ne lui seroit peut-être pas si avantageux que le premier. »

    (5) Villebois-la-Vallette, arr. d’Angoulême,

    (6) Fouquebrune, le Breuil (quinze localités de ce nom dans la Charente), Dignac, Torsac, Gurat, Ronsenac, BIanzaguet, Saint-Cybard, arr. d’Angoulême.

    Terres titrées d’Angoumois (1).

    Les terres les plus considérables d’Angoumois, outre les seiries des villes dont il vient d’estre parlé, sont

    Le duché de Montauzier (2), dont le chef-lieu est à huit lieues d’Angoulésme. Sa justice s’étend sur sept paroisses. Les plus considérables des fiefs qui en relèvent sont la baronnie de Touverat et les seigneuries de Puyrigaud et de Puychebrun (3). Ce duché appartient présentement à M. le duc d’Uzès, héritier du duc de Montausier, du chef de Mme sa mère.

    La terre de Chaux (4) appartient au marquis de Saint-Maure qui est, comme on scait, de la même maison dont étoit le duc de Montauzier, maison dont l’ancienneté et les grandes alliances sont connues, Cette terre vaut 5,000 livres de revenu.

    La Rochebeaucourt (5) est une terre dont le château est situé en Angoumois ; mais la petite ville qui est le chef-lieu et presque toute son étendue est de Périgord Elle appartient à M. le comte
    dé Brassac (6) qui est aussy seigneur d’Edon, Combiers et partie de Hautefaye (7). Il s’appelle en son nom Galard de Béarn, maison distinguée qui se prétend descendue des anciens comtes de Condomnois. Ils se disent aussy venus de Pierre de Galard, grand maître des arbalétriers de France sous Philippe-Ie-Bcl,et d’Hector de Galard, capitaine des gardes du corps sous Louis XI. Le grand oncle du comte de Brassac d’à présent, étoit gouverneur de Lorraine et surintendant de la maison de la Reyne, mère du Roy. Sa femme étoit dame d’honneur de cette reyne. Il fut depuis gouverneur d’Angoumois et de Saintonge, ambassadeur à Rome et chevalier des ordres du Roy.
    (1) Cf. la Maintenue de la noblesse de l’élection d’Angoulême faite par M. DAGUESSEAU, intendant, en 1667, ap. Bull. Soc. Arch. de la Charente, 1866, p. 337.

    (2) Montauzier, comm. de Baignes-Sainte-Radegonde, arr. de Barbezieux, Charente.

    (3) Touverac, Puyrigaud (comm. de La Chaise), arr. de Barbezieux ; Puychebrun (comm. de Longré), arr. de Ruffec, Charente.

    (4) Chaux (comm de Chevanceau), arr. de Jonzac, Charente-Inférieure.

    (5) La Rochebeaucourt, arr. de Nontron, Dordogne.

    (6) Sur ce personnage, voy. plus haut, p. 210, note 1.

    (7) Edon, Combiers, arr. D’Angoulême ; Haute-Faye, arr. de Nontron, Dordogne.
    La terre de Saint-Aulaye (1) appartient à. Mme la princesse d’Epinoy la douairière. Elle étoit autrefois dans la maison de Chabot et fut donnée en dot à Mme d’Epinoy.

    La baronnie de Montmoreau (2), dont la justice s’étend sur quatre paroisses et a pour principale mouvance la terre de Chadurie (3), vaut 5,000 livres de revenu et appartient au marquis de Montmoreau qui est de la maison de La Rochefoucaut, de la branche de Pontville.

    Là baronnie de La Roche-Andry (4) vaut 5,000 livres de revenu, appartient au sieur de La Roche-Andry, cadet de la maison des vicomtes de Lavedan (5), bonne et ancienne noblesse.

    La baronme de Lindois(6) appartient au seigneur de ce nom, qui s’appelle Châtaignier de La Rocheposay, maison connue.

    La terre de Saint-Sêverin (7) est une chatellenie qui vaut 5,000 livres de rente et appartient à la comtesse de Talleyran, dont le mari étoit cadet de la maison de Chalais (8).
    (1) Saint-Aulaye, arr. de Ribérac, Dordogne. La princesse d’Epinoy était, croyons-nous, fille d’Henri Chabot, Sgr de Saint-Aulaye, marié en 1645 à Marguerite de Rohan.

    (2) Montmoreau. arr. de Barbezieux, Charente.

    (3) Chadurie, arr. d’Angoulême.

    (4) La Roche-Andry (comm. de Mouthiers-sur-Boëme), arr. d’Angoulême. Cf. le Bull. Soc. arch. de la Charente, 1845, p. 50.

    (5) Lavedan doit être une localité du Bigorre. C’est la fin du XVIIe siècle, a ce qu’on croit, que les de Forgues, seigneurs de la Roche-Andry, prirent le nom de Lavedan.

    (6) Le Lindois, arr. de Confolens, Charente ; La Roche-Posay est un fief noble situé auj. dans l’arr. de Chatellerault, Vienne.

    (7) Saint-Sëverin, arr. de Barbezieux, Charente.

    (8) Chalais, fief noble situé auj. dans l’arr. de Barbezieux, Charente, appartenait depuis ie XVIIe siècle à la maison de Talleyrand-Périgord. Sur les membres de cette famille, voy. les .Memoires de Daniel de Cosnac, I et II ; passim.
    La baronnie de Loubert (1), dont la justice s’étend sur quatre paroisses, Pour principales mouvances les terres de Souris, La Péruse, Roumazières, La Plan, Ambernac et Chantrezac (2), vaut 3,000 livres de revenu et appartient au marquis de FéneIon (3), neveu de .M. l’archevêque de Cambray, dont la maison est suffisamment connue.

    La terre du Breuil qui s’étend sur Champniers(4), la plus grosse paroisse d’Angoumois, vaut 6 ou 7,000 livres de revenu et appartient au sieur de Puyrobert (5), dont le nom de famille est Guy.
    Il est lieutenant du régiment de Roussillon et a servy avec distinction.

    Saint-Saturnin (6) est une petite paroisse qui appartient au sieur de Maillon, frère aîné du marquis de Nesmond, lieutenant-général des armées navales du Roy (7).

    Aunac (8) s’étend sur quatre paroisses, vaut 5,000 livres de revenu, au sieur d’Aulnac de la maison de Voluire de Ruffec, dont on a cy-devant parlé (9).

    Bayers (10), seigneurie de paroisse qui appartient au marquis de ce nom, de la maison de La Rochefoucant, colonel du régiment d’Oléron, vaut 3,000 livres de revenu. L’une et l’autre de ces
    deux terres sont sur la rivière de Charente qui les sépare.

    Vouzan (11), seigneurie de paroisse, appartient au sieur de Pressac, de la maison d’Abrat de La Douze, bonne et ancienne noblesse de Périgord, descend de Hugues d’Abrat, chevalier banneret sous Philippe de Valois (12). Le sieur de Pressac possède encore un gros fief appelé de Pressac, dans la principauté de Chabanois.
    (1) Loubert, arr. de Confolens, Charente.

    (2) Suris, La Péruze, Roumaziere, Ambernac et Chantrexac, arr. de Confolens ; Le Plaud, arr. de Rochechouart, Haute-Vienne.

    (3) S’agit-il du général et diplomate de ce nom, neveu de l’archevêque, né en 1688 et tué en 1746 à la bataille de Rocoux ?

    (4) Breuil (comm. de Champniers), arr. d’Angoulême.

    (5) Sur ses ancêtres, voy. le Nobil. de la Génér.

    (6) Saint-Saturnin, arr. d’Angoulême.

    (7) Henri de Nesmond, président au Parlement de Bordeaux. Pierre-Andrc de Maillon, lieutenant-general des armées navales, était fils aîné (et non frère) du précédent, d’après le Nobil. de Génér.

    (8) Aunac, arr. de Ruffec, Charente.

    (9) Voy. plus haut. p. 252, note 2.

    (10) Bayers, arr. de Ruffec, Charente.

    (11) Vouzan, arr. d’Angoulême.

    (12) Voy. sa généalogie dans le Nobil. de la Génér. Pressac est situé auj. dans la comm. de Saint-Quentin, arr. de Confolens, Charente.
    Dignac (1), seigneurie de paroisse, appartenant au sieur du Breuil dont le nom est de Raymond très ancienne maison en Angoumois. La terre d’Aubeterre a esté dans cette maison avant d’estre dans celle de Bouchard (2).

    La terre de l’Age-Bertrand (3), fief considérable de 6,000 livres de revenu, appartient au sieur Regnault, maison des plus anciennes d’Angoumois. Cette terre est entrée dans leur maison par
    une fille de celle de Confolens qui l’apporta en dot.
    (1) Dignac.arr.d’Angoulême.

    (2) Voy. plus haut, p. 254.

    (3) Lage-Bertrand (comm. de Chirac), arr. de Confotens, Charente.

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