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1010 - 1343 - Cartulaires des abbayes de Saintonge : Glossaire des noms de lieux cités

D 5 mars 2009     H 15:29     A Pierre     C 0 messages A 3867 LECTURES


Théodore Grasilier a fait pour nous un glossaire commenté des noms de lieux cités dans les cartulaires des abbayes de Vaux, de Saintes et de Baignes. C’est une porte d’entrée intéressante ; ensuite, il va falloir fouiller dans les cartulaires (tous en latin), pour trouver le texte correspondant.

Source : Cartulaires inédits de la Saintonge par l’abbé Th. Grasilier - Niort - 1871
- T. 1 : Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Etienne de Vaux, de l’Ordre de Saint-Benoit, suivi des chartes du prieuré conventuel de Notre-Dame de la Garde en Arvert, de l’Ordre de Granmont
- T. 2 : Cartulaire de l’abbaye royale de Notre-Dame de Saintes, de l’Ordre de Saint-Benoit.

Les initiales C. S. renvoient au Cartulaire de l’abbaye de Saintes ; C. B., à celui de Baigne ; C. V., a celui de Vaux ; et C. G., aux chartes de N.-D. de La Garde.

noms de lieux, rivières, etc.

Pour faciliter les recherches, nous plaçons ici dans l’ordre alphabétique les noms de lieux dont nous essaierons de donner l’interprétation et de déterminer la position géographique. Pour les hameaux nous indiquons la commune ; pour les communes, le canton ; pour les cantons, l’arrondissement. Nous renvoyons à la table géographique du Cartulaire de Baigne, pour tous les noms qui figurent sur cette table.

A

- Abonamia, Acharnai, Alchanet. Voyez Bonnemie, Charnai, Chanet ; et ainsi pour tous les mots où se trouve incorporé l’article composé al ou la préposition à suivant l’orthographe du temps.
- Acus, l’Eguille, canton de Saujon, bourg et port sur la rive gauche de la Seudre.
- Agonai, canton de Saint-Savinien. La seigneurie d’Agonai relevait de Taillebourg. Une famille du nom du chevalier Guillaume Brun d’Agonai, mentionné dans la charte 39 du Cartulaire de Vaux, possédait encore des fiefs dans le comté de Taillebourg au XVII° siècle.
- Aisoa (L’), Alsoa, nom d’un ruisseau, près de Gardonne.
- Ajotis (Terra nova de) ; les Grands et les Petits Ajots, commune de Champagne.
- Allevilla. V. Cartulaire de Baigne.
- Angevina (Landa a l’). Cette lande se trouvait dans les dépendances du prieuré de Marennes.
- Arceus, Arceaux, commune de Saint-Pierre-d’Oleron.
- Arcis (In). L’Arce, paroisse de Saint-Etienne d’Arvert.
- Ardenia. V. Cartulaire de Baigne. Ardenne, commune de Fléac ?
- Arenae de Valaio ; les Arènes de Valai, ancienne paroisse qui fait aujourd’hui partie de celle de Saint-Eutrope de Saintes. Elle doit son nom à un ancien amphithéâtre romain. On y voit encore des vestiges de constructions gallo-romaines.
- Arnoult, Arnon, Arnulfus, l’Arnout, un des affluents de la Charente. Ses débordements périodiques couvrent encore les marais qu’il traverse et que Guy-Geoflroy donna à l’abbaye de Saintes en 1079.
- Arpes, Herpès, canton de Rouillac, arrondissement d’Angoulême. L’église de Herpès fut donnée à l’abbaye par Ademar Carbonel, évêque de Saintes.
- Ars, Arces, Arcis (De), Arces, canton de Cozes. Prieuré dépendant de Vaux.
- Arsicii. Le Gallia Christiana et l’histoire manuscrite de l’abbaye de Saintes, traduisent ce mot par Dercie. Mais cette dernière localité est trop éloignée de Corme-Royal pour que nous y voyions la terre désignée sous le nom d’Arsicii-Cormae. contigue à ce bourg, juxta curtem.
- Artoen, aujourd’hui Artouan, village et marais sur la rive droite de la Seudre, commune de Saint-Just.
- Arvertum, Arvert. Nom commun à toute la presqu’île située entre la Seudre et l’Océan. L’archiprêtré d’Arvert renfermait cinquante-six paroisses. Le bourg de ce nom avait une église collégiale dédiée à Saint-Etienne. La partie du littoral désignée sous le nom encore usité de Côte d’Arvert est toujours le théâtre de nombreux naufrages.
- Aubars (Palus d’), marais aux environs de Saint-Sornin.
- Augont, aujourd’hui commune des Gonds, canton sud de Saintes.
- Aurisvaux, l’Orivaux (Aurea Vallis), commune d’Arces, canton de Cozes. Au XIe siècle un saint religieux de Saint-Michel-le-Cloucq (Vendée), nommé Guillaume, avait établi un monastère en ce lieu alors désert, et qui depuis fut nommé Aurea Vallis. Guibert de Talmont lui donna cette terre qui était dans sa châtellenie. Le Gallia Christiana a cru trouver l’Aurea Vallis à Orlac, sur la Charente. Orlac n’a jamais dépendu de Talmont dont il est fort éloigné ; pas plus qu’Orval, qui n’est pas même en Saintonge. L’Orivaux devint un prieuré que les moines de Saint-Jean-d’Angély disputèrent à ceux de Saint-Michel-le-Cloucq. On voyait encore quelques vestiges de l’église, il y a peu d’années. C’était un lieu de pèlerinage et le but d’une procession de la paroisse d’Arces.
- Autaon, Authon, canton de Saint-Hilaire.

B

- Baconeis, Bacones. La forêt de Baconais couvrait la partie de la Saintonge comprise entre l’Arnout et l’ancien littoral de l’Océan, alors qu’il baignait le promontoire de Broue.
- Balanzac, canton de Saujon, terre limitrophe de Corme-Royal, Nancras et Saint-Sulpice d’Arnout.
- Ballens, Ballent, aujourd’hui Balans, canton de Matha.
- Banella. V. Sanctus Sulpicius.
- Barbarellum, le Barbareau, vaste marais, aujourd’hui desséché, qui couvrait la partie occidentale de la presqu’île d’Arvert, depuis Breuillet jusqu’à la Tremblade, entre les dunes et la terre ferme.
- Berbezillum. V. Cartulaire de Baigne.
- Bassac V. Cartulaire de Baigne.
- Baza , terre et maison dépendantes du prieuré de Marennes. C’est peut-être la Boize, commune de Marennes.
- Benais, Benatium, Benas (Saint-Romain de), canton de Saujon. Prieuré conventuel dépendant de Sablonceaux.
- Benaon, Benon, canton de Courçon.
- Bernazac, Bernezac, commune de Saint-Sulpice de Royan. Il y en a un autre, joli petit hameau de la commune de Saint-Palais-sur-Mer, près de la conche du même nom.
- Berneuil, canton de Gemozac.
- Bignai, canton de Saint-Jean-d’Angély. La seigneurie de Bignai relevait de Taillebourg.
- Birach , Birat, commune de Soubran, canton de Montendre.
- Biron. Outre Biron en Périgord, dont le nom figure dans le Cartulaire de
Saintes, il y a près Pons en Saintonge une localité du même nom.
- Blairach, terre des environs de Pont-l’Abbé.
- Blanchafort, Blancafort, près Cançon (Lot-et-Garonne).
- Blanziacum, Blantzac, Blanzach. C’est de Blanzac en Périgord, et de la rivière la Nay sur laquelle il est situé, qu’il est question dans les chartes 131 et 196 de Saintes. Dans les autres chartes il s’agit de Blanzac, commune
du canton de Matha.
- Blavia. V. Cartulaire de Baigne.
- Bois, canton de Saint-Genis ?
- Bonamia, Bonnemie, terre et baronnie de la paroisse de Saint-Pierre d’Oleron.
- Bona mors, Bormemort. Nous ne connaissons de lieu de ce nom que dans la commune de Jarnac-Champagne.
- Bono oculo, Bonneuil, canton de Châteauneuf (Charente). V. Cart. de Baigne.
- Boschet. V. Cartulaire de Baigne.
- Botarencha, Botariguent , terre de la paroisse de Notre-Dame de Rézac.
- Botiraut. V. Faia.
- Brageirac, Bergerac (Dordogne). Des seigneurs de ce nom sont mentionnés comme bienfaiteurs du prieuré de Silvain. Le Cartulaire de Saintes nomme Grimoard, Hélie et Othon de Bergerac.
- Brajordo, marais, près d’Arvert ?
- Brande (Marais salant de la), situé dans l’Ile d’Oleron, commune de Dolus.
- Brassac, arrondissement de Castres (Tarn).
- Brassou. Fief et moulin, près de la Tremblade.
- Brea, Bria, Brie-sous-Mortagne, canton de Cozes. On trouve une commune du même nom dans le canton d’Archiac.
- Briva, Brive-la-Gaillarde (Corrèze).
- Broa, Broda, Broue. Eloignée aujourd’hui de quatre lieues de l’Océan qui en baignait les remparts, Broue n’est plus qu’un hameau de la commune de Saint-Sornin-de-Marennes. Elle était située sur un promontoire que surmontent encore les ruines imposantes d’un ancien donjon. A l’époque de la fondation de l’abbaye de Saintes, Broue avait conservé son importance. Les puissants seigneurs de Broue, dont parle le Cartulaire de Saintes, portaient le nom de Doé, de Doato. Cette seigneurie fut réunie plus tard à celle de Pons.
- Broatga, nom que portait le bras de mer qui baignait le côté nord de la presqu’île de Marennes, et dont les eaux sont aujourd’hui resserrées dans le canal et le havre de Brouage.
- Broilet, Breuillet, canton de Royan.
- Brolium, le Breuil. Plusieurs localités portent ce nom. Il est difficile de les distinguer, si ce n’est le Breuil de Saint-Sulpice désigné dans la charte 27 du Cartulaire de Saintes, et qui est situé sur la paroisse de Saint-SuIpice-d’Arnout, dans le voisinage du château de l’Ileau.
- Brossa, Broce. Plusieurs personnages portent le surnom de la Broce ou des Brosses, dans nos chartes : on ne saurait déterminer à quel lieu ils l’ont emprunté ; car ce nom, qui signifie lande ou broussaille, est fort répandu. Un village de la commune de Breuillet, nommé la Brousse, pourrait être celui duquel le prêtre Benoît de la Brousse tirait son surnom.
- Bulba. La charte 56 du Cartulaire de Vaux mentionne une terre située apud Bulbam.
- Burgulensis, abb. Bourgueil, arrondissement de Chinon (Indre-et-Loire).
- Burle, Burli, Beurlay, canton de Saint-Porchaire. Le château de Fontaine-de-Burlé ou Beurlay faisait partie de la principauté de Tonnay-Charente.
- Buzach, probablement Bussac près Saintes, sur la Charente.

C

- Cabanense castellum. V. Cartulaire de Baigne.
- Cadalfacium. Le Cartulaire de Vaux mentionne une terre appelée ad Cadalfacium, aux environs de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Caisnel, Canalis, Chaisnel, la Chanau. Une famille Saintongeaise empruntait ce surnom à une localité que nous n’avons pu déterminer. C’est peut-être Château- Chesnel.
- Caium, le Chai, petit village à quelques centaines de mètres de Royan, à l’ouest, près de la conche qui porte son nom. On y retrouve, au moins en partie, le bois mentionné dans une charte de Vaux ; in platea, ante nemus. Il a encore son aspect primitif : on le croirait un lambeau de quelque forêt vierge. Vu de la mer il forme avec le village un tableau gracieux. Il existe en Saintonge une commune du même nom, mais qui ne figure point dans nos Cartulaires.
- Calhau Marin. Ainsi nommé pour le distinguer des autres Cailleau. Trois localités voisines portent le nom du Cailleau, une aux Mathes, une à Saint-Augustin-sur-Mer, l’autre à Breuillet.
- Calma, la Chaume, terre et seigneurie entre Pont-l’Abbé et Champagne.
- Calziacum, Cauziacum, est peut-être Chalézac, commune de Breuillet, ou Chauzat, commune de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Cambaium, est peut-être le même que le suivant.
- Cambon, Chambon, près Pont-l’Abbé, sur la commune de Trizai.
- Campania, Champagne, près Pont-l’Abbé.
- Camps, Alscamps, les Champs, près de Boisset et de Bascle (Dordogne).
- Camsecret, Chamsegret, Campsegret, canton de Villamblard, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Cancraria, nom d’une saline, à Saint-Pierre-d’OIeron.
- Capciron, Chapcyrun, Chassiron. C’est le nom primitif de la commune de Saint-Denis-d’Oleron : on ne le donne plus qu’à la pointe qui termine l’île au N.-O.
- Capitolium Xanctonense. Le Capitole de Saintes renfermait dans sa vaste enceinte deux églises, un monastère et un donjon, que les ducs d’Aquitaine se plaisaient à habiter. Il était tenu en fief par le châtelain de Saintes, avec certains droits féodaux sur la ville.
- Captolium, probablement Cadeuil, commune de Nancras.
- Capusium, Chapusium, le Chapus, promontoire à l’extrémité de la presqu’île de Marennes.
- Carallo, Caralhou, nom d’un moulin et d’un marais près d’Arvert. Caranta, Caranto, la Charente.
- Carrofium, Charroux, arrondissement de Civrai (Vienne).
- Castellum Allonis, Chatel-Aillon. La première baronnie de l’Aunis.
- Castelars, Chastelars. Il y a en Saintonge plusieurs lieux de ce nom. Celui qui est désigné dans les chartes de Vaux (Chatelard) est situé sur cette commune. Le duc d’Epernon y établit son quartier-général quand il mit le siège devant Royan, en 1622. Louis XIII y séjourna aussi la même année. On montre encore les maisons qu’ils habitèrent l’un et l’autre.
- Chadenac, canton de Pons.
- Chalac, Chillac, canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux.
- Chales, Chalis, Chalisium. Me paraît être Chalais. V. Cart. de Baigne.
- Chalignac, Challignac, arrondissement de Barbezieux.
- Challaveda, Chavaleda, Chaillevette, canton de la Tremblade.
- Chalon (Moulin de), commune du Gua. .
- Chamillacum, Chemillé, canton et arrondissement de Beaupréau (Maine-et-Loire).
- Charnai, terre de la paroisse de Pont-l’Abbé, près de l’Arnout.
- Charvis, Cherves, canton de Cognac.
- Chaucre, commune de Saint-Georges-d’Oleron.
- Chermegnac, Chermignac, canton sud de Saintes.
- Chiviriachum , Cheviré-le-Rouge, canton de Baugé (Maine-et-Loire).
- Chiziacum, Chizé, canton de Brioux, arrondissement de Melle (Deux-Sèvres).
- Clia, Clida, la Clie, terre et moulin près de Saint-Julien-de-l’Escap.
- Cliza, la Clisse, canton de Saujon.
- Codrar, terre de la commune du Gua.
- Colibertorum salinae, près Nieulle-Saint-Sornin.
- Colturas, Couturas, Coutures, canton de Verteillac, arrondissement de Ribérac (Dordogne).
- Combeneria, terre donnée à Notre-Dame de Saintes par Baudry de Plassay quand il partit pour la croisade.
- Compniacum, Cognac.
- Corles, Courlay, commune de Vaux. La forêt de Courlay s’étend, entre la mer et le marais de Barbareau, de Vaux jusqu’aux Mathes.
- Corma Regalïs, Corme-Royal, canton de Saujon, autrefois siège d’un archi-prètré.
- Cornoam. Tel est probablement le vrai nom de Cordouan. Un chevalier, nommé Guillaume de Cornoam, était châtelain de Royan, en 1286.
- Corona de Arverto ou de Disail, prieuré dépendant de l’abbaye de la Couronne d’Angoulême, situé sur le canal de Disail, près la Tremblade.
- Cosnacum. V. Cartulaire de Baigne.
- Costa, la Côte d’Arvert.
- Couz, Coza, Cozers, Cozes, arrondissement de Saintes. La forteresse ou barbacane de Cozes est mentionnée dans une charte de Vaux. La seigneurie de Cozes dépendait de la principauté de Mortagne. Elle passa dans la famille de Clermont par le mariage de Jean de Clermont avec Marguerite de Mortagne en 1336. En l400 Louise de Clermont en épousant François de Montberon lui apporta en dot la seigneurie de Cozes. Cette terre leur appartenait encore en 1446. Mais en 1486 elle fut réunie au comté de Taillebourg sur la tête de Charles de Coëtivy. Charles de La Trémoille, en épousant Louise de Coëtivy en 1505, en devint seigneur. En 1565 Charles de La Trémoille s’en intitulait seigneur. En 1582 elle appartenait à Jean de Belcier qui avait épousé Catherine de Coëtivy ; en 1627 à Louis de Belcier et à Marie de Nesmond sa femme. Louis de Belcier fut tué à la défense de la Rochelle contre les Anglais qui étaient descendus dans l’île de Ré. En 1631 sa veuve se remaria à Jean de Rochechouart, marquis de Saint-Victurnien. Sa fille Charlotte de Belcier était mineure ; le désordre se mit dans ses affaires, Cozes fut vendu au cardinal de Richelieu vers 1635 [1].
- Cravens, Craventio, Cravans, canton de Gémozac.
- Crux, lieu dit la Croix, commune de Vaux.

D

- Dalo (Salina de), près du Gua (?)
- Darceia, Dercie, commune du Gua.
- Defens, Defez, Lodefez, terre et bois de la commune de Vaux, sur le bord de la mer.
- Didonia, Didonne, commune de Saint-Georges-de-Didonne. Les possesseurs de la châtellenie de Didonne prenaient dès l’an 1030 le titre de princes. En 1047 ils figurent au nombre des seigneurs présents à l’acte de fondation de l’abbaye de Saintes, et dans un rôle dressé sous Philippe-Auguste, en 1222, ils se trouvent à la tête des seigneurs châtelains de Saintonge. Conformément à l’usage établi dès le X° siècle, ils avaient échangé leur nom patronymique pour celui de leur terre. Ils portaient pour armoiries un écu gironné d’argent et de gueules. Ils étaient aussi à cette époque seigneurs de Royan, d’Arvert, de Rioux, de Thézac en partie, de Montendre, de Beurlay, de Richemont, de Chérac, Par le mariage de Guillaume de Didonne avec Avicie ou Avoise de Tonnay-Charente, la châtellenie de ce nom, les seigneuries de la Barde, Broue, Olonne et l’île de Ré passèrent dans cette famille. Elles n’en sortirent qu’en 1251, lorsque Jeanne de Didonne épousa Aimery de Rochechouart.
A l’époque de la guerre avec les Anglais, Guibert de Didonne trahit la cause de la France. En 1340 Philippe de Valois confisque ses terres pour les donner à Arnaud Bernard de Preyssac, gouverneur de Mortagne, en récompense des services qu’il, lui avait rendus dans la guerre de Gascogne. Mais ce seigneur ayant lui-même pris parti pour l’Angleterre, le château de Didonne fut enlevé par Foulques de Matha, à qui le roi de France donna cette baronnie avec les terres de Royan et d’Arvert, le 6 octobre 1350. Les Anglais ayant repris la Saintonge les rendirent à Arnaud de Preyssac. Le roi de France Charles V reconquit notre province et donna la baronnie de Didonne à Jean La Personne, l’un de ses plus vaillants capitaines. Elle appartenait encore aux descendants de ce dernier en 1457, comme le prouve l’acte d’aveu et dénombrement de cette même année, à Guy La Personne, baron de Didonne, par Jean de Beaumont, seigneur de Rioux.
Guy La Personne n’ayant laissé que des enfants mineurs, le roi Charles VII, en vertu des lois féodales, reprit la baronnie de Didonne, et la donna à Olivier de Coëtivy, seigneur de Taillebourg, qui avait épousé en 1463 Marie de Valois sa fille naturelle. Par lettres-patentes du 21 juillet 1461, ce roi mettait Olivier et sa femme en possession de Didonne, dont Gastonnet du Lion, sénéchal de Saintonge, s’était emparé par surprise. Elle passa à Charles de Coëtivy, fils d’Olivier et de Marie de Valois (1486-1505). Le mariage de Louise de Coëtivy avec Charles de La Trémoille porta cette terre dans la famille de ce seigneur. Elle y demeura plusieurs siècles ; et en 1740 elle la possédait encore.
Jean-Charles de Sennecterre, marquis de Pisany, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Givet et Charlemont, en devint propriétaire vers cette époque et la transmit à sa fille, la marquise de Conflans d’Àrmentières qui la vendit depuis la révolution de 93. (V. Mortagne, Royan) [2].
- Direya, Dirée, ancienne paroisse qui fait aujourd’hui partie de celle d’Arvert.
- Disail. V. Corona.
- Doe, Doato, Doeto (De). Les seigneurs de Broue au XIIe siècle portaient ce surnom. Je ne sais à quelle localité il est emprunté.
- Doenzac, Donzac, Dozac, Donnezac, près Blaye, ou Douzac, commune de Neuvic-Montguyon.

E

- Engeriacum , résidence royale près de laquelle fut fondée la célèbre abbaye de Saint-Jean-d’Angély qui a donné naissance à la ville de ce nom.
- Ermenaudi , l’Hermenaidt (Vendée).
- Escoelz, Escoeus , Ecoyeux, canton de Burie.
- Espernia , Hispania, Epargnes, canton de Cozes.

F

- Faia de Botiraut (La), terre et bois au nord de Pont-l’Abbé, entre l’Arnout et la forêt de Baconais.
- Faugeros, fief dans l’Ile d’Oleron.
- Ferarias, peut-être Ferrières, canton de Courçon, en Aunis.
- Flaviac, Fléac (?), canton de Pons.
- Floirac, canton dé Cozes.
- Foissac, résidence du chevalier Raymond de Saint-Sulpice. Nous n’avons pu en retrouver l’emplacement.
- Fons Aimerici, paraît être La font, commune de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Fons Durans , aujourd’hui Fou Durand, commune de Saint-Just.
- Fonteniaci castellum, Fontenay-le-Comte (Vendée).
- Fons Dulcis, Fontdouce, commune de Saint-Bris-des-Bois ; abbaye fondée vers 1115, par saint Géraud de Sales.
- Forest (La). Des vignes données par Geoffroy, abbé de Saint-Jean-d’Angély, à Notre-Dame de Saintes, étaient situées dans un lieu nommé la Forest. La localité de ce nom la plus voisine de Saint-Jean-d’Angély est la Forêt, commune de Sonnac.
- Fossa Lupatura , le puits de Lauture, commune de Saint-Palais-de-Royan. On rencontre, en Saintonge, plusieurs excavations, dont le nom comme celui de Fosse Loubière et autres, comme le nom latin de celle-ci, indique qu’elles ont primitivement servi de pièges à loup. Le puits de Lauture est devenu une curiosité naturelle qui attire les touristes. La mer s’y est creusé une entrée. Quand elle est agitée, ses vagues bondissent par l’orifice supérieur ; puis, comme si le gouffre l’aspirait, le flot disparaît en mugissant pour bondir de nouveau.
- Fossatis (Molendinum de), moulin construit sur un canal et au milieu d’un marais du même nom, près de la Tremblade.
- Fraxino (Terra de). Paraît être Fragneau sur l’Arnout, commune de Saint-Sulpice.
- Fromaget, nom d’une terre saline près de la Tremblade. L’emplacement nous en est inconnu.
- Fuerna, Fournes, commune de Soulignonne. Localité jadis importante, avec un port sur l’Arnout, quand cette rivière formait un bras de mer. De hautes falaises attestent encore en cet endroit le séjour des eaux de l’Océan.

G

- Gadum, Ga, Gaincombrat. Le Gua, canton de Marennes.
- Garda, la Garde. Lieu situé près de la Tremblade, dans la forêt de Salis, où fut construit le prieuré conventuel de Notre-Dame-de-la-Garde, desservi par les religieux de Grammont. L’emplacement en a conservé le nom.
- Gardona, Gardonne, bourg et château sur la Dordogne, canton de Sigoulès, arrondissement de Bergerac. Il est aussi nommé Sainte-Foy sur d’anciennes cartes. La chapelle du château était, en effet, dédiée à cette sainte.
- Geodoneria (La), la Jaudonnière, commune de Saint-Pierre-d’Oleron.
- Gorz (Saliferae areae de). Nous ignorons sur quel point du littoral d’Arvert elles se trouvaient. C’était peut-être au lieu nommé aujourd’hui la Gorce, commune de Saint-Sulpice de Royan.
- Goteroles (Moulins de). L’emplacement nous en est inconnu. Us devaient être près de Marennes.
- Graia Greyano, Grayan, arrondissement de Lesparre, canton de Saint-Vivien, près de Soulac, successivement déplacé par les habitants qui fuyaient devant les sables et les flots usurpateurs.
- Grava (La), la Grave, commune de Bassillac, arrondissement de Périgueux (Dordogne).

H

- Herio, Hiers-Brouage, ancienne île entre Marennes et Brouage. Elle a été quelquefois confondue avec Hiero (Noirmoutiers).

I

- Ihasiacum. Ce lieu, d’où est datée, vers 1162, une sentence du roi Louis-le-Jeune, en faveur de la prieure de Marennes, pourrait être Jonzac.
- Insula in Arverto, Notre-Dame-de-l’Ile en Arvert, aujourd’hui Etaule, canton de la Tremblade.
- Islei , Illea, l’Ileau. Près du village de ce nom, s’élèvent, au milieu des marais de l’Arnout, l’île et le donjon de l’Ileau avec les restes d’une église et des vestiges d’habitations aujourd’hui recouverts par des bois. Ce donjon bien conservé paraît remonter à l’époque où fut écrite la charte de Henri II, roi d’Angleterre, qui en fait mention. On a confondu souvent l’Ileau dont il est ici question avec une autre île du même nom située dans les marais de Rochefort.

J

- Japsot , vignoble près de Vaux.
- Jarnacum, Jarnac (Charente).
- Joenziacum, Joanzach , Jonzac. V. Cartulaire de Baigne.

L

- Labaudousonira , terre voisine de Broue.
- Laculaza, le fief de la Culasse, dans l’ile de Vix.
- Lagulac, peut-être l’Eguillatte, commune de la Tremblade.
- Langdron, le Lindron, commune de Marennes.
- Langlade , Longalade , partie de la forêt de Salis, voisine de la Garde.
- Lavaore, Lavaur, (Tarn).
- Lestap, Saint-Julien de l’Escap, canton de Saint-Jean-d’Angély.
- Letum, prieuré des Moustiers-sur-le-Lay, arrondissement des Sables-d’Olonne.
- Levinach, Lévignac, près Miremont (Dordogne).
- Leciniacum, Lisiniacum, Lusignan (Vienne), arrondissement de Poitiers.
- Loerii terra, près de Pont-l’Abbé, du côté de Charnai.
- Lolayum , Loulay, arrondissement de Saint-Jean-d’Angély.
- Lomada. Plusieurs lieux de la Saintonge sont appelés l’Oumée, Lhoumée ou Lhoumade.
- Longa Faisola (Sanctus Palladius de). On distingue par ce nom une des paroisses de Saint-Palais voisine de Vaux.
- Losdun , Loudun (Vienne).
- Luc (Le), Lucus. V. Cartulaire de Baigne.
- Luciacum, Luzac, commune de Saint-Just (Marennes).
- Luczsseirac, moulins de Lucérat, paroisse de Saint-Eutrope de Saintes, sur le bord de la Charente.
- Luzio, Luçon (Vendée).

M

- Machovilla, Magovilla, Magonvilla, Maqueville, canton de Matha.
- Malleacum, Maillezais, arrondissement de Fontenay (Vendée). L’abbaye de Vaux fut une colonie de celle de Maillezais, dont elle a longtemps été feudataire.
- Mallech, Maillé, canton de Maillezais (Vendée).
- Malleone, Mauléon, ou Châtillon-sur-Sèvre, arrondissement de Bressuire (Deux-Sèvres).
- Malpertus, Maupertus, prairie près de Disail, commune de la Tremblade.
- Mandulfo (S. Sulpicius de), Saint-Sulpice de Royan.
- Marcillac. Trois localités portent ce nom : une dans le Lot, une autre dans la Gironde, une autre dans la Charente. Il est impossible de savoir à laquelle des trois empruntait son nom P. de Marcillac, moine de la Garde en Arvert.
- Maremnia, Marempnia, Locus Maritimus, nom donné à toute la presqu’île qui s’étendait entre la Broatga et la Seudre, depuis le Gua jusqu’au Chapus. Elle se divisait en vieille et nouvelle Marenne. Le prieuré de Marennes était établi à Saint-Sornin. Il avait sous sa dépendance les églises de Saint-Just, Saint-Pierre de Sales (aujourd’hui Marennes), Saint-Martin de Senzilach, Saint-Laurent du Gua, Saint-Eutrope et Saint-Pierre de Broue.
- Marestacum, Marestais, Marétay, près de Matha, dont les seigneurs avaient le titre de comtes.
- Masdion , Madion , abbaye dans les landes de la commune de Virollet.
- Mastacium, Mastacum, Matha, arrondissement de Saint-Jean-d’Angély, une des premières baronnies de Saintonge, dont les puissants seigneurs possédèrent Mornac et Royan jusqu’au XVe siècle.
La famille du nom de Matha portait : lozangé d’or et d’azur. Elle fut remplacée par celle de Montberon, dans laquelle entra, en 1360, Yolande de Matha, fille de Foulques de Matha, par son mariage avec Imbert de Montberon. Les seigneurs de ce nom possédaient encore Matha en 1558. Cette année Jacquette de Montberon épousait André de Bourdeille dont les descendants ont tenu la baronnie de Matha jusqu’à la fin du siècle dernier. (V. Didonne, Mornac, Royan.)
- Mates, nom donné aux jardins maraîchers dans l’ouest de la Saintonge, c’est ce qu’ailleurs on nomme mottes. Les jardins appelés Mates, dont il est question dans la charte 32 de Vaux, étaient situés autour de l’abbaye.
- Mathes. C’est probablement du mot précédent que le nom de la commune des Mathes, canton de la Tremblade, tire son origine.
- Maureleira , maison dépendante et voisine de Saint-Sornin de Marennes.
- Mauritania, Mortagne-sur-Gironde, canton de Cozes, ancienne ville et châtellenie importante, dont les seigneurs portaient le titre de princes, et fondèrent l’abbaye de Vaux. Nos chartes font mention du château et de deux églises de Mortagne. La principale de ces églises était Saint-Etienne, prieuré conventuel de l’ordre de Saint-Augustin ; l’autre église était dédiée à Notre-Dame. Mortagne est la patrie de saint Ausone, premier évêque d’Angoulême et martyr.
Cette principauté appartenait dans le principe à une famille du nom de Mortagne, qui portait pour armes : de gueules, au pal d’or accompagné de six losanges de même, trois de chaque côté. Elle passa en 1336 dans la maison de Clermont par le mariage de Jean de Clermont, seigneur de Chantilly, près Senlis, maréchal de France, lieutenant-général pour le roi dans les provinces de Saintonge, d’Angoumois et de Périgord, avec Marguerite de Mortagne, vicomtesse d’Aunay, qui possédait dix-sept forteresses tenant garnison pour le roi de France. Jean II de Clermont épousa Eléonore de Périgord. En 1400, Louise de Clermont leur fille épousa François de Montberon. Leur fils François II. fut seigneur de Mortagne après son père. Le château soutint un long siège en 1404, après avoir été repris sur les Anglais. Guichard de Montberon succéda à son père François II. Il était encore seigneur de Mortagne en 1457, comme on le voit par un aveu et dénombrement de Jean de Beaumont, qui devait, pour ses seigneuries de Cravans et d’Ozignac, au prince de Mortagne, deux hanaps d’argent.
_ René, fils de Guichard, vendit en 1479 la moitié de la principauté de Mortagne à Guillaume Gua, seigneur de Bautreuil et de la Touche. Antoine, frère de Guichard, était seigneur de l’autre partie de Mortagne en 1504. Il.avait épousé Jeanne Lhermite, petite-fille du fameux prévôt de Louis XI. Elle était veuve en 1536 et possédait encore la terre de Mortagne en 1564.
En 1601, Mortagne appartenait à Charles de Matignon, comte de Thorigny.
En 1703 elle passa à Charles de Lorraine, comte de Pons, souverain de Bedeille, marquis d’Ambleville, baron de Miossens [3].
Enfin les Rohan-Guémenée étaient princes de Mortagne en 1789.
- Mausiacum , Mauzé, sur le Mignon, arrondissement de Niort.
- Médis, paroisse du canton de Saujon, était un prieuré dépendant de Vaux.
- Mella, Melle (Deux-Sèvres).
- Merderia (Porta), porte de Saintes appelée aussi Porte-Aiguière (Porta Aquaria).
- Mescher, Meschers, canton de Cozes, sur la Gironde.
- Mirebellum, Mirambeau l’Artaud, arrondissement de Jonzac. V. Cartulaire de Baigne.
- Mirpinium , Merpins, V. Cartulaire de Baigne.
- Molnato (Terra de), peut-être Monnais, en Anjou.
- Monchauza, Monchaude. V. Cartulaire de Baigne.
- Mons Abadenc, Abadenes, Puy-Badent, terres dépendantes du domaine de Saint-Palais de Saintes, situées sur la rive gauche de la Charente, entre les Gonds et les Arènes-de-Valai.
- Mons Andronis. V. Cartulaire de Baigne.
- Mons Aquilinus (Montaiglin), par corruption Monthélin, commune de Sainte-Gemme. Les sires de Pons prenaient le titre de seigneurs de Monthélin.
- Monte Ausorio, Montauser. V. Cartulaire de Baigne.
- Mons Guidonis. V. Cartulaire de Baigne.
- Mons Latronis (Montlarron), par corruption Mouléron, commune de Saint-Pierre-d’Oleron.
- Mons Polinus, Montpolin, arrondissement et canton de Baugé (Maine-et-Loire).
- Mons Sampsonis, Monsanson, commune du Gua.
- Mons Saurellus, Montsoreau, près Saumur (Maine-et-Loire).
- Montes, Montils, commune de Vaux.
- Montiniacum. V. Cartulaire de Baigne.
- Montperre , terre de la commune de la Tremblade.
- Monzia, Mongia, Mouzia. Saint-Sylvain de Lamonzie, près de Gardonne, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Morniacum, Mornac, ancienne ville avec un château-fort et un port sur la Seudre. La seigneurie de Mornac qui comprenait toute la presqu’île d’Arvert fut unie dès le XIe siècle à celle de Matha.
Les chartes de Notre-Dame-de-la-Garde font connaître plusieurs seigneurs de Matha et Mornac antérieurs au XIVe siècle. Dans d’autres documents nous trouvons un Foulques de Matha en 1340, marié à Isabelle de Nuisement qui était au service de la reine de France ; Louise de Matha qui épousa Archambaud de Périgord ; Archambaud de Périgord, son fils ; puis Renaud de Pons et Jacques de Pons, son fils, qui après avoir été seulement gardiens de Mornac s’en déclarèrent seigneurs. Cette terre fut donnée en 1463 à Olivier de Coëtivy, et fut possédée par Charles de la Trémoille, en 1505, et par les autres seigneurs de Taillebourg. Au XVIIe siècle elle appartenait aux Le Berthon de Bonnemie et passa par mariage dans la famille Boscal de Réals, qui la possédait encore en 1789.
L’église de Mornac dédiée à saint Nicolas était une collégiale desservie par des chanoines [4].
- Munrui, probablement Montroy, canton de la Jarrie.
- Murciacum, Meursac, canton de Gémozac.

N

- Nanclars, V. Cartulaire de Baigne.
- Nancras, Nanciacum, Nancras, canton de Saujon.
- Nantoliensis abb., Nanteuil, abbaye et ville près d’Angoulême.
- Nea, la Nie, rivière qui se jette dans la Boutonne près de Saint-Julien-de-l’Escap.
- Niela, Niolium, Nielum, Niula , Nieulle, commune de Saint-Sornin-de-Marennes, ou Nieul-le-Virouilh, canton de Mirambeau.
- Nioliensis abb., Nieuil-sur-l’Autise, bourg et abbaye.
- Nobiliacensis abb. (V. Cartulaire de Baigne.)
- Novella, Saint-Michel de la Nuelle ou de l’Annuel, ancienne paroisse, commune de Pont-l’Abbé.

O

- Oenacum, Oenai, Odeinacum, Aunay, autrefois du Poitou, aujourd’hui chef-lieu de canton dans la Charente-Inférieure. Les seigneurs d’Aunay portaient le titre de vicomtes. Ils possédaient plusieurs terres en Saintonge et tenaient en fief celles de l’ancienne abbaye de Saint-Palais de Saintes avant la fondation de celle de Notre-Dame.
- Oleron, Olarion, Holero, l’île d’Oleron. Quatre seigneurs se partageaient le domaine de cette île ; le comte d’Angoulême, le vicomte de Thouars, le seigneur de Didonne et celui de Mornac.
- Oliviers (La brande aux), probablement les Brandes, commune de la Tremblade.
- Olmel, terre dépendante de Vaux.
- Outirac, Autirac, le Tirac, commune de Lorignac.

P

- Pabeirac Le moulin de ce nom était dans la presqu’île de Marennes.
- Palart, nom ancien du canal et du moulin de Pélard, entre Saint-Sornin et le Gua.
- Palastreu, nom d’une terre et d’un monnard ou marais près de Disail, commune de la Tremblade.
- Palus, la Palud, près de Vaux, sur la commune de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Parteniacum, Parthenay (Deux-Sèvres). Les seigneurs de Parthenay possédaient l’île de Vix, quand elle fut concédée à l’abbaye de Saintes.
- Parvus Pons, le Petit-Pont, commune d’Arvert.
- Passavant, commune de Blanzay.
- Paunach, Palnatum, Paunat, canton de Saint-Alvèse, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Pavimento, nom d’un vignoble près d’Arvert.
- Pedatio (Stagnum de), l’étang qui était proche de l’église de Vaux.
- Peian, V. Piagn.
- Peiratum Arnaudi Bernardi. Le nom de Pérat, Péré, Perer donné à beaucoup de lieux, signifie une chaussée de pierres qui traverse une terre basse près des eaux. Le Pérat ou Péré d’Arnaut Bernard devait se trouver dans les environs de Saint-Sornin-de-Marennes.
- Peire (Mons de), le Mont de Pierre, devait être près de la Tremblade.
- Pelafiga, Pelle figue, canton et arrondissement de Lombez (Gers).
- Petrarium Sancti Sulpicii. Le Péré de Saint-Sulpice d’Arnout ne figure sur aucune carte.
- Piagn, Peian, Peila, Peilan (Riberia de), Pian ou Plain. On donnait le nom de rivières aux prairies qui bordent les cours d’eaux. Celle Pian, ou Peian est voisine de Vaux.
- Piblis (De), les Pibles, commune de Saint-Pierre-d’Oleron. Plusieurs localités portent le nom de Pibles, qui est en Saintonge le nom vulgaire du tremble (Populus tremula. Linn.).
- Pinu (De), Deu Pi, Du Pin. Rien n’indique quelles localités de ce nom se trouvent ainsi désignées comme lieux d’origine ou domaines des Aimeri et Guillaume du Pin, ou deu Pi, mentionnés dans nos chartes.
- Pisco (Aqua de), canal ou cours d’eau parallèle à l’Arnout, entre Pont-l’Abbé et Violet, commune de Sainte-Radégonde.
- Plazai, Plassay, canton de Saint-Porchaire.
- Podium Sancti Eutropii. D’après les confrontations indiquées dans une charte de Guillaume IX, duc d’Aquitaine, datée de 1128, le Puy-Saint-Eutrope, à Saintes, était la partie du coteau comprise entre l’Aumônerie, la Grand’Font, la tête du Pérat qui traversait le Monnard, le chemin qui allait de la ville à la Roche-Presbytérale, certaines maisons, et enfin le chemin public conduisant de la ville à Saint-Eutrope et à l’Aumônerie.
- Podium Acutum, Puységur (Haute-Garonne).
- Podium Rebelle, Puyraveau. Il existe en Saintonge et ailleurs plusieurs localités de ce nom. Celle dont il s’agit ici est située près de Vaux, sur la commune de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Pomperia, Pompierre, commune de Saujon. On y voit les restes d’une église.
- Pomporn , peut-être Pomport, canton de Sigoulès, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Ponte, Ponto. V. Cartulaire de Baigne.
- Pontelabium, Pontolabium, Pons lapidum , Pont-l’Abbé, canton de Saint-Porchaire. Aucune étymologie plausible n’a encore été donnée de ce mot emprunté sans doute à toute autre langue que le latin. L’importance de Pont-l’Abbé est attestée par des chartes qui lui donnent le titre de ville, ainsi que par des restes d’enceinte fortifiée, sa magnifique église et l’étendue de son prieuré.
- Pregulac, Préguillac, canton de Saintes.
- Prionriu, Prigonrieux, canton de la Force, arr. de Bergerac (Dordogne).
- Pruliacum, Pruillé, arrondissement de Segré (Maine-et-Loire).
- Puteus-Fou, nom d’une terre près de Chaillevette.
- Puteus Salnerius, près de Marennes.
- Puteus Tortus, près de Marennes.
- Putet (Esterium de). L’étier ou canal de Putet, commune de la Tremblade.

R

- Rabaina, Rabaine, commune de Floirac.
- Ramus, le Ram, terre salée près du canal de Recoulaine.
- Rançon, Rancone, Ranconïa, Rançon (Haute-Vienne), lieu d’origine des seigneurs de Taillebourg de ce nom.
- Ranzanas, Ransanne, fief et château situés près de Corme-Royal, sur la commune de Soulignonne.
- Ratipeu, terre et carrières près de Vaux.
- Recolena, le canal de Recoulaine, qui fait la limite des communes de Saint-Sornin et de Saint-Just. Ce nom paraît venir, comme celui de la terre dite terra Recolensium, Riculensium, du nom d’une famille Ricol ou Ricou, de cette contrée, souvent mentionnée dans les chartes.
- Redos, Redou, commune de Saint-Just.
- Restaut, Rétaud, canton de Gémozac, appartenait en fief au prieuré de Saint-Eutrope de Saintes, et fut acheté le 20 mars 1576, par René de Prahec, seigneur de Rétaud, et Jean Achard sieur de Monconseil, à condition de foi et hommage.
- Rezac. Trois communes de la Dordogne portent le nom de Razac : deux dans l’arrondissement de Bergerac, l’autre dans celui de Périgueux.
- Ribarnac, peut-être Ribagnac, canton de Sigoulès, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Ribarol, Riberolium , Ribérou, port de Saujon, sur la Seudre.
- Richamons , Richemont près Cognac.
- Rios, Rioux, canton de Gémozac, châtellenie importante qui relevait de Didonne.
- Rocha, la Roche. Il y a sur la commune de Corme-Royal un village des Roches ; c’est probablement lui qui est nommé de Rocha dans la charte 227 du Cartulaire de Saintes. La Roche dont il est parlé dans les chartes de Vaux se trouve sur la commune de Vaux. Nous ne pouvons déterminer la situation des autres terres du même nom dont parlent nos chartes.
- Rochafort, Roche fort. V. Cartulaire de Baigne.
- Rochella , Rupella, la Rochelle, capitale de l’Aunis, chef-lieu du département de la Charente-Inférieure.
- Rofinac. V. Rufinac.
- Rogeirach, Rogeiraz, nom d’une terre voisine de Champagne, près Pont-l’Abbé. C’est peut-être les Rosiers.
- Roianum , Royan. Châtellenie relevant de Didonne, port important autrefois à cause de sa position à l’embouchure de la Gironde, fortifié dès l’an 419. Henri III, roi d’Angleterre y débarqua en 1242, lorsqu’il entreprit en faveur du comte de la Marche l’expédition dans laquelle saint Louis le vainquit à Taillebourg. En 1340, Royan fut confisqué par le roi Philippe de Valois sur Guibert de Didonne qui avait embrassé la cause de l’Angleterre, et donné à Arnaud de Preyssac. Ce dernier ayant lui-même trahi la France, Royan fut adjugé à Foulques de Matha, seigneur de Mornac ; repris par les Anglais, il redevint le domaine d’Arnaud de Preyssac. Après que Charles V eût reconquis la Saintonge, Royan passa dans la maison de Matha. Il était possédé au commencement du XV° siècle par Louise de Matha, héritière de Foulques de Matha, son père. Le fils de Louise ayant embrassé le parti des Anglais, le roi Charles VI confia Royan au maréchal de Boucicaut, puis à Renaud, sire de Pons. Jacques de Pons, fils de Renaud, veut s’en déclarer maître ; mais Charles VII l’adjuge à Olivier de Coëtivy avec le reste de la principauté de Didonne en 1458. Louis XI en 1478 échange les terres de Royan et Mornac pour celle de Rochefort. Par le mariage de Louise de Coëtivy, vers 1505, avec Charles de La Trémoille, Royan passa dans cette illustre famille jusqu’au 6 mars 1696, époque où Marie-Anne de La, Trémoille le porta en dot à Paul Sigismond de Montmorency-Luxembourg. (V. Moréri.) Leur fils Charles épousa Eléonore Le Tellier de Barbezieux, et eut trois enfants, Charles Sigismond, Louise Victoire et Marie Renée, née le 13 juin 1726. Louis XIII assiégea et prit Royan en 1622, détruisit le château, les fortifications et jusqu’à la chaussée qui faisait la sûreté du port et le préservait de l’envahissement des sables. Royan avait deux églises : Saint-Pierre et Saint-Nicolas [5].
- Rosilon , Roussillon, seigneurie près de Gémozac
- Rua, la Rue, terre de la commune d’Arvert.
- Rufinac , Rouffignac. Il existe en Périgord deux localités de ce nom : une dans l’arrondissement de Bergerac, l’autre dans celui de Sarlat. Rouffignac de Saintonge n’est mentionné dans aucune de nos chartes.
- Rupe , V. Rocha.
- Rupeforti, V. Rochafort.
- Rupella. V. Rochella.

S

- Sablolium, Sablé (Sarthe).
- Sablonceau, canton de Saujon, paroisse et célèbre abbaye de l’ordre de Saint-Augustin, fondée par Guillaume IX, dans un site agréable sur des coteaux formés d’un sable très-argileux, et non dans une plaine sablonneuse, comme dit le Gallia Christiana.
- Sacerloth , terre et maison situées sur la paroisse de Saint-Denis-d’Oleron.
- Salas, Salis, Sales, nom primitif de la ville de Marennes. A l’époque de nos chartes, Marennes était une simple bourgade et chapellenie, dépendante du prieuré de Saint-Sornin, constamment désigné sous le nom de prieuré de Marennes.
- Salenteria, nom d’une saline de l’île d’Oleron, que possédaient par moitié les moines de Vaux et le vicomte de Thouars.
- Salionium, Saugonium, Saujo, Saujon, arrondissement de Saintes, place importante sur la Seudre qui est navigable jusque-là. Saujon possédait plusieurs églises, entre autres celle du prieuré conventuel dédiée à saint Martin, abbé de Saintes, dont les reliques y avaient reposé. Cette église fut donnée par Urbain II aux moines de Saint-Martial de Limoges. Ce sont les religieux dont il est question dans nos chartes.
La seigneurie de Saujon, dans le principe, dépendait de Mortagne. Elle fut apportée en dot, avec plusieurs autres, à Jean de Clermont, par Marguerite de Mortagne, en 1336. En 1400, par le mariage de Louise de Clermont, fille de Jean de Clermont, vicomte d’Aunay, avec François de Montberon elle passa dans la famille de ce nom. En 1486 elle appartint aux Coëtivy, après eux aux La Trémoille. Charles de La Trémoille, en 1565, s’intitulait seigneur de Saujon et de Cozes, comme on voit par un aveu de Pierre Gombaud, seigneur de Corme-Ecluse. La terre de Saujon passa peu d’années après entre les mains de François de Burlé, seigneur de Dercie, marié à Madeleine de la Motte-Fouqué. Leur fille Bertrande de Burlé, dame de Saujon, Ribérou et du Chay, épousa le 30 janvier 1571 Denis de Campet, fils de Jean de Campet, seigneur de Campet-entre-deux-mers, coseigneur de Landiras et de Borets, et d’Isabeau de Jagonnas, dame de la Motte de Saint-André-de-Lidon [6]. Les Campet possédèrent Saujon jusque vers le milieu du XVIIIe siècle. Cette châtellenie fut acquise alors par Jean-Charles de Sennecterre, marquis de Pisany, qui la transmit à sa fille la marquise de Conflans d’Armentières, laquelle en 1789 s’intitulait dame de Didonne, de Saujon et de Pisany.
- Salis, Saliz. La forêt de ce nom, aujourd’hui forêt d’Arvert, s’étendait depuis la Tremblade jusqu’à Breuillet. Le prieuré de Notre-Dame-de-la-Garde avait été établi dans cette forêt par les moines de Grammont, de là le nom de frères de Salis donné aux religieux de ce prieuré.
- Salsinac, Saussignac, près de Gardonne, arrondissement de Bergerac (Dordogne).
- Sancta Columba, Sainte-Colombe, canton de Montlieu. (V. Cartulaire de Baigne.)
- Sanctus Andréas in Olerone , Dolus, canton du Château.
- Sanctus Anianus, Saint-Agnan, arrondissement de Marennes.
- Sanctus Augustinus juxta Barbarellum, Saint-Augustin-sur-Mer.
- S. Brictius , probablement Saint-Bris-des-Bois, canton de Burie.
- S. Dionisius. V. Capciro.
- S. Eparchii parochia. Cette paroisse de Saint-Cybard donnée à l’abbaye de Vaux devait être voisine de ce monastère. Nous n’avons pu en découvrir la situation.
- S. Eutropii vicus, le faubourg et paroisse de Saint-Eutrope de Saintes. Pour le Puy-Saint-Eutrope, voyez Podium.
- S. Fredulfus, Saint-Frion ou Saint-Frou, ancienne église paroissiale contiguë au Capitole de Saintes.
- S. Georgius de Didonia, Saint-Georges-de-Didonne, paroisse sur le territoire de laquelle, à quelque distance du bourg, se trouve l’ancien château de Didonne, canton de Saujon.
- S. Georgius in Olerone, Saint-Georges-d’Oleron, canton de Saint-Pierre.
- S. Germanus, Saint-Germain, près de Lesparre, en Médoc. La petite église de Saint-Germain, abandonnée et en ruines depuis l’invasion des Normands est donnée à l’abbaye de Vaux au XIIe siècle.
- S. Germanus de Langoyran, Langoiran, canton de Cadillac (Gironde).
- S. Jacobus de Oleron, prieuré de Saint-James ou Saint-Jacques, au Château-d’Oleron.
- S. Johannes Angeriacensis. V. Engeriacum.
- Sanctus Johannes de Angulis, Saint-Jean-d’Angle, canton de Saint-Agnan, dépendant du prieuré de Pont-l’Abbé.
- S. Julianus de Lestap, Saint-Julien-de-l’Escap, canton de Saint-Jean-d’Angély, au confluent de la Nie et de la Boutonne.
- S. Justus, Saint-Just, canton de Marennes, dépendait primitivement du prieuré de Saint-Sornin.
- S. Macutus, Saint-Macou, ancienne paroisse hors des murs et à l’ouest de Saintes, à laquelle donna naissance le monastère fondé par saint Macou et où lui-même vint finir ses jours. Le cloître de ce monastère est mentionné dans la charte 52 du Cartulaire de Saintes. Partout ailleurs que dans cette charte, c’est la terre et l’ancien monastère du même nom, près de Nancras, dont il est question.
- S. Michael in Heremo, Saint-Michel-en-l’Herm (Vendée).
- S. Nathalus ou Natalis, Saint-Nadeau, commune de Saint-Sornin.
- S. Palladius ad Longam Faisolam. V. Longa Faisola.
- S. Palladius (Santon.), Saint-Pallais de Saintes, faubourg et paroisse de cette ville où fut établie l’abbaye de Notre-Dame, près des restes du monastère et de l’ancienne basilique fondés jadis par saint Pallais, évêque de Saintes. On l’appelait aussi les Nonnains.
- Sanctus Palladius (Vallensis), Saint-Pallais-sur-Mer, près de Vaux, canton de Royan. Envahi par les sables. L’église seule sur une hauteur a été préservée. Quelques débris, d’antiques sépultures, rappellent son importance passée. Sous les arbres qui les abritent sont inhumés les nombreux naufragés que la mer rejette chaque année sur cette rive redoutable.
- S. Pardulfus, Sàint-Pardoult, canton de Saint-Jean-d’Angély.
- S. Saturninus Maremniae, Saint-Sornin de Marennes. V. Maremniae.
- S. Saturninus, ancienne église et prieuré près de Vaux, sur le rivage de la mer. Il n’en reste plus que le nom que l’on retrouve dans celui de la baie de Saint-Sordolin.
- S. Savinianus, Saint-Savinien, sur la Charente, arrondissement de Saint-Jean-d’Angély.
- S. Silvanus de Mongia. V. Monzia.
- S. Sulpicius in Arnulfo, Saint-Sulpice-d’Arnout, canton de Saint-Porchaire.
- S. Sulpicius de Banella , ancienne église construite dans une île qui a disparu.
- S. Sulpicius de Mandulfo ; Saint-Sulpice de Royan.
- S. Trojanus ; Saint-Trojan, dans l’île d’Oleron, canton du Château.
- S. Victor ; Saint- Victor, canton de Montagrier, arrondissement de Ribérac (Dordogne).
- Sanctonae, Sanctonium ; Saintes, v. Cart. de Baigne.
- Sarpilion, salines entre Pont-l’Abbé et Saint-Agnan.
- Saurespina, Spina Saura, terre voisine et dépendant de Saint-Sornin.
- Saut-au-Lup, nom d’un chemin des environs de la Tremblade.
- Semussac, Semussac, canton de Cozes.
- Senoretorum terra, aux environs de Marennes, ainsi appelée du nom de ses anciens possesseurs.
- Senzilach , ancienne église dédiée à saint Martin, dans les marais d’Artouan. Ce nom figurait encore sur la carte de Cassini. Aujourd’hui tout a disparu.
- Seodra, Suidra, la Seudre, rivière qui prend sa source près dePlassac, et se jette dans l’Océan en face du pertuis de Maumusson. Elle devient navigable à Saujon où elle forme le port de Ribérou. Sa largeur devient considérable en cet endroit. C’est encore un bras de mer, qui autrefois couvrait une grande partie des alluvions marines de ses deux rives.
- Septem Fontes, Sept-Fonts. Trois localités portent ce nom en Périgord : une près de Champsevinel, une près de Cadouin, une autre près de Chignac.
- Sevria, la Sèvre. Il est parlé dans deux chartes de Saintes des eaux marines de la Sèvre, aquae maritimes Sevriae. La mer couvrait, en effet, à cette époque les marais actuels de la Sèvre, et formait les îles de Vix, d’Elle et autres, en remontant jusqu’à Maillezais.
- Silva Boon, Boonz, forêt de Rouan, près de Bergerac (Dordogne).
- Silva Major, l’abbaye de Sauve-la-Majeure, canton de Créon, arrondissement de Bordeaux (Gironde).
- Soloira. Un canal, un marais et des prés de ce nom, souvent mentionnés dans les chartes de la Garde, devaient se trouver sur la rive droite de la Seudre, près de Luzac.
- Sonavilla , Senovilla, Senneville, v. Cart. de Baigne.
- Sorgei, Sorges, commune des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire).
- Sorluc , fief et château sur la commune de Cozes.
- Sosda, Souhe, dans les marais de la Seudre, sur la commune du Gua.
- Spinolium , l’Epineuil, fief sur la paroisse de Saint-Pallais de Saintes.
- Sulbisia, Soubise, petite ville et ancienne châtellenie près de l’embouchure et sur la rive gauche de la Charente en face de Rochefort.
- Sullicum, Sully (?) (Loiret).

T

- Taion (?) (Le). Peut-être faut-il lire Caion, le Chaix.
- Tairac , Thérac, commune des Gonds, fief et château qui faisaient partie des domaines de l’Evêché de Saintes.
- Taizaco, Thézac, canton de Saujon.
- Tajath (Le), nom d’une terre saline près du canal de Recoulaine.
- Talamundus, Talamo, Talemons, Talmont, sur la Gironde, canton de Cozes. Jadis une des plus puissantes châtellenies de la Saintonge, aujourd’hui bourgade à peu près déserte.
- Talamonensis abb., abbaye de Talmond (Vendée).
- Taleburgum, Taillebourg, ville et château-fort sur la Charente, canton de Saint-Savinien, était une des premières baronnies de la Saintonge.
Nous trouvons au XIe et au XIIe siècle des seigneurs de Taillebourg surnommés de Rancon, et d’autres appelés Béraud. Aimery de Rancon est un des signataires de la charte de fondation de l’abbaye de Saintes. Le dernier représentant de cette illustre famille, Geoffroy, marié à Isabelle de Lusignan, mourait en 1262, laissant quatre filles. La première était mariée à Hugues l’Archevêque, de la maison de Parthenay, branche cadette de celle de Lusignan ; la deuxième à Guillaume de Sainte-Maure ; la troisième à Amanieu d’Albret ; la quatrième à Joscelin de Châtillon. Hugues l’Archevêque et Guillaume de Sainte-Maure se disputent la possession de Taillebourg, qu’Alphonse de Poitiers adjuge par traité en 1269 à Hugues l’Archevêque comme ayant épousé l’aînée des filles de Geoffroy de Rancon.
Les l’Archevêque possédèrent Taillebourg jusque vers 1395, époque à laquelle Jean l’Archevêque vendit cette baronnie à Jean Harpedanne.
En 1409, le roi Charles VI opérait sur ce dernier le retrait féodal de Taillebourg.
Le 13 février 1423, Charles VII céda cette terre à Henri de Pluscallec, seigneur breton, proche parent de Tanneguy du Châtel et de Prégent de Coëtivy [7]. Cette cession lui fut faite en paiement de la somme de vingt mille écus d’or qu’il avait fournie pour l’armement des vaisseaux employés à plusieurs reprises à amener d’Ecosse des troupes auxiliaires.
Les neveux d’Henri de Pluscallec, fils de Jean son frère, furent, avec l’assentiment de ce dernier, déshérités par leur oncle, à cause de leur félonie. Ils s’étaient mis à la tête des bandes soldées par l’Angleterre, et s’emparèrent de Taillebourg, dès avant la mort de leur oncle arrivée en 1441. Henri de Pluscallec avait institué ses héritiers Tanneguy du Châtel et Prégent de Coëtivy. Le roi, usant du droit de retrait féodal, réunit Taillebourg au domaine de la couronne, puis le donna plus tard à Prégent de Coëtivy, qui avait pris d’assaut cette place, et qu’il destinait pour époux à Marie de Valois sa fille naturelle. Les du Châtel et les Pluscallec contestèrent longtemps aux Coëtivy tout ou partie de leurs droits sur Taillebourg. Ce ne fut qu’en 1473 que Jean de Pluscallec qui avait épousé Aliette de Pennemark, se désista de ses prétentions de concert avec Alain de Pennemark son beau-frère.
En 1505, cette baronnie fut donnée en dot à Louise de Coëtivy, fille de Charles de Coëtivy, lorsqu’elle épousa Charles de la Trémoille. Depuis cette époque jusqu’à la Révolution française elle fut possédée par les princes de ce nom [8].
- Talhada Vetus, nom d’une terre dans les environs de la Tremblade.
- Tanach, Thenac, canton sud de Saintes.
- Thenac, Atenac, Thenac, canton de Sigoulès (Dordogne).
- Tauniacum, Talniacum, Taunay, Tonnay-Charente, ville et château-fort, baronnie dont les seigneurs prenaient le titre de princes. Les terres de Didonne, Royan, Montendre et autres passèrent dans la maison de Tonnay-Charente et en firent la plus puissante de la Saintonge.
Sur les chartes de l’abbaye de Saintes figurent des seigneurs de Tonnay-Charente antérieurs au XIIe siècle. Le dernier de cette famille fut Geoffroy de Tonnay qui fit son testament en 1147, en partant pour la croisade. Il y mourut laissant pour unique héritière sa fille Avoise (en latin Avicia). Elle avait épousé Guillaume de Didonne, seigneur de Montendre et de Royan. Ils eurent trois enfants dont les chartes de Vaux nous ont conservé les noms : Gifard de Didonne, chevalier, dit de Tonnay ; Hélie, chevalier, seigneur de Didonne, et Richard dit de Montendre, qui se fit clerc. Hélie de Didonne eut seul de la postérité. Hugues de Didonne, son aîné, dit de Tonnay, seigneur de Tonnay-Charente, de Didonne et de Royan, donne en faveur de Vaux la charte 38 du Cartulaire, datée du 6 mai 1236. Le second fils d’Hélie est Geoffroy de Didonne qui posséda Tonnay-Charente conjointement avec son frère ou après lui. Geoffroy eut deux filles, Jeanne de Didonne, dame de Tonnay, et Marguerite de Didonne, dite aussi de Tonnay, dame de Montendre, du port de Tonnay-Charente, d’Olonne et de l’île de Ré. Cette dernière épousa Geoffroy, vicomte de Thouars. Jeanne était mariée dès 1251 à Aimery IX, vicomte de Rochechouart, qui fut la souche des princes de Tonnay-Charente de ce nom. Ces princes, à l’exemple de leurs prédécesseurs, particulièrement Hugues de Didonne en 1232, furent les bienfaiteurs du prieuré conventuel de Trizai. On voit dans les peintures de la voûte de la salle capitulaire de ce couvent les écussons gironnés d’argent et de gueules de 12 pièces des Didonne, alternant avec ceux des Rochechouart, fascés ondes d’argent et de gueules.
Tonnay-Charente joue un très grand rôle dans les guerres avec l’Angleterre, celles du protestantisme et celles de la Fronde.
- Tauniacum (Alterum), Tonnay-Boutonne, arrondissement de Saint-Jean-d’Angély.
- Taupiniac, Taupignac, village et château sur la commune de Saint-Augustin-sur-Mer.
- Templariorum Saline. Ce marais salant appartenait au prieuré de Saint-Sornin dont il devait être voisin.
- Tenalia ; l’abbaye de la Tenaille, commune de Saint-Sigismond.
- Tinto, Thaims, canton de Gémozac.
- Tirac. V. Autirac, Outirac.
- Toscha Rotunda , Toucheronde, commune de Saint-Sornin.
- Trembleda, Temleda, la Tremblade, arrondissement de Marennes, près de l’embouchure et sur la rive gauche de la Seudre.
- Trignach , commune de Vibrac.
- Tublerie-de-la-Garde (La), commune de la Tremblade.
- Tusgira , Tugeras, canton de Montendre.

U

Ulmata, Ulmi , près d’Arvert.

V

- Vadum, v. Gadum.
- Valentia, Valence (Drôme). Des chanoines réguliers de Saint-Ruf de Valence desservaient Saint-Nicolas de Mornac.
- Valenza, Valenzai, Balenciacum, Valenzay, ou Sainte-Radégonde, canton de Saint-Porchaire.
- Valette (La), arrondissement d’Angoulême.
- Vallès, Vaus, Vaux, paroisse dédiée à saint Etienne, qui devint l’abbaye de Vaux, dans la châtellenie de Royan. - Varezia, Varaize, canton de Saint-Jean-d’Angély.
- Veniaus (Feodum aux), près d’Arvert.
- Vidra. La forêt de ce nom paraît être celle de Corme-Royal.
- Vilars. Il y a en Saintonge Villars-les-Bois, canton de Burie, et Villard, canton de Gémozac. C’est probablement ce dernier qui est nommé dans une charte de Vaux.
- Villa Nova, Villeneuve, entre Etaule et Arvert, sur cette dernière commune.
- Vindocinencis, abb. L’abbaye de la Trinité de Vendôme.
- Vingaia, Vingasa (Caput de la), lieu voisin de la Tremblade.
- Vinochlae salina, marais salant près de Saint-Agnan.
- Viridarium, près de Herpes.
- Virillei, Viritlei. Peut-être Avrillé, arrondissement et canton d’Angers (Maine-et-Loire).
- Vix, Vicus, arrondissement de Fontenay (Vendée).
- Vollac, Violet ? commune de Sainte-Radégonde, près de Pont-l’Abbé, sur l’Arnout.
- Vovent, Volventium, Vouvent, Vouvant, près de Fontenay (Vendée).


[1D’après les.Mémoires mss. de M. de Beaumont, évêque de Saintes.

[2D’après les Mémoires mss. de M. de Beaumont.

[3Mém. mss. de M. de Beaumont.

[4Mém. mss. de M. de Beaumont.

[5Mém. mss. de M. de Beaumont.

[6Mém. mss. de M. de Beaumont.

[7Sa famille portait : De gueules à 2 chevrons d’argent.

[8D’après le Répertoire des titres de Taillebourg, inédit.

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