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1577 (c)- 1610 - Généalogie de Francois Ravaillac (né à Angoulême, mort à Paris)

D 18 avril 2007     H 11:00     A Pierre     C 12 messages A 36410 LECTURES


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François Ravaillac, né à Angoulême vers 1577, et non à Touvre, comme cela est souvent écrit, assassina le roi Henri IV le 14 mai 1610, rue de la Ferronnerie à Paris et fut exécuté par écartèlement, place de Grève, le 27 mai 1610.

On trouvera ici des éléments de son ascendance, une famille de notables.

Les Ravaillac d’Angoulême - Notes et documents inédits - par M. P. de Fleury
Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente. - Année 1882

Liens :
- Biographie de François RAVAILLAC

La famille Ravaillac, originaire ou non d’Angoumois, était établie dans cette province au commencement du XVIe siècle, et dès cette époque elle possédait, à Angoulême, ces offices de judicature par lesquels tant de familles bourgeoises contemporaines arrivèrent aux charges communales ou judiciaires, d’où elles s’élevèrent plus tard jusqu’à la noblesse.

Des documents authentiques et en bon nombre, provenant des archives départementales tant de la Charente que de la Dordogne, nous ont permis de retrouver et de rattacher par des liens de parenté nettement définis, plus de vingt personnages porteurs du nom de Ravaillac, et d’établir la filiation suivante :

I. — N... Ravaillac, dont on ne connaît ni le prénom ni l’alliance, fut père de :

- 1° FRANÇOIS Ravaillac qui suit ;

- 2° MARGUERITE Ravaillac, mariée à Sébastien Pichot, sergent, qui fait conjointement avec lui, par acte du 5 mars 1567, l’acquisition d’une pièce de pré au lieu dit L’Isle-de-Rouhier, paroisse de St-Yrieix [1], et comparaît avec ledit Pichot, son mari, dans une acte d’échange du 24 mars 1576 [2]. Elle avait cessé de vivre avant le 24 mai 1580, époque à laquelle Sébastien Pichot, devenu veuf, épouse en secondes noces Marie Delongeville [3].
II. — FRANÇOIS Ravaillac, « procureur au siège d’Angoulesme », se constitue, moyennant 12 livres 10 sous de capital, sur tous les biens de Jean Poivert, par acte passé devant Arnaud Trigeau, notaire royal, le 16 décembre 1539, une rente perpétuelle de trois boisseaux de froment, mesure d’Angoulême [4]. Il vivait encore et était encore procureur au présidial d’Angoumois, le 28 octobre 1577, date à laquelle il vend à Vivien Roudier les biens qu’il possédait à Marillac-le-Franc, excepté ceux acquis de Jeannet Gascon [5]. Il avait épousé, à une époque inconnue mais antérieure à 1570, demoiselle Marguerite Lecomte, fille de Raymond Lecomte, procureur au siège royal d’Angoulême. De ce mariage naquirent :

- 1° JEAN Ravaillac, qui continue la filiation ;

- 2° MICHEL Ravaillac, qui fut, comme son père, procureur au siège royal et au siège présidial d’Angoumois, comme il appert par plusieurs actes des années 1579 à 1589. Il mourut sans postérité et non marié, en 1604 ou 1605, ayant testé, dès le 15 juillet 1588, en faveur de Pierre et Catherine Ravaillac, ses frère et sœur, enfants de François Ravaillac et de Jeanne Cousseau, sa seconde femme [6] ;

- 3° PIERRE Ravaillac, mort sans postérité avant le 25 juillet 1579 ;

- 4° CATHERINE Ravaillac, mariée en premières noces à N... Pichot, dont elle eut un fils, et en secondes noces, avant le 8 décembre 1582, à Nicolas Mesnard, archer du vice-sénéchal d’Angoumois, dont elle était veuve avant 1587 et duquel elle eut une fille. Elle vivait encore le 30 décembre 1604 [7].

De son second mariage avec Jeanne Cousseau, qu’il avait épousée vers 1570 [8], il eut :

- 1° PIERRE Ravaillac, qualifié écuyer dans plusieurs actes, qui épousa, vers 1600, demoiselle Anne Chauvet de Fontbelle et fut père de Jean Ravaillac, baptisé en l’église St-Paul d’Angoulême, le 8 janvier 1602 [9] ;

- 2° JACQUETTE Ravaillac, morte sans postérité, et probablement non mariée, avant le 21 septembre 1587, époque à laquelle sa succession est ouverte [10] ;

- 3° CATHERINE Ravaillac la jeune, mariée à Jean Grazilier, qui comparaît comme l’autorisant dans une transaction intervenue le 9 mars 1605 entre elle et Jean Ravaillac, son frère, au sujet de la succession de Michel Ravaillac, leur oncle, dont elle était légataire [11].
III — JEAN Ravaillac, marchand, fils de François et de Marguerite Lecomte, plaide, le 25 juillet 1579, contre Michel Ravaillac, procureur au présidial d’Angoumois, son frère, à l’occasion de la succession de ladite Lecomte, leur mère commune [12], et, prend, dans un acte du 19 juin 1588 [13], les" qualités de « grenier de la mayrie d’Angoulesme et mareschal des logis d’icelle ». Il avait épousé, vers 1575, demoiselle Françoise Dubreuil, sœur de Nicolas et Julien Dubreuil, prêtres, plus tard chanoines de la cathédrale d’Angoulême. Homme de fort mauvaise vie, il dissipa dans la débauche son patrimoine d’abord, puis une partie de l’avoir de sa femme, laquelle dut recourir à la justice pour requérir la séparation de biens, qui fut prononcée en 1605 ou 1606 [14]. De ce mariage vinrent :

- 1° GEOFFROY Ravaillac, qui continue la filiation ;

- 2° FRANÇOIS Ravaillac , né à Angoulême vers 1577, qui comparaît dès le 28 mars 1602 dans un acte notarié, avec Jean Ravaillac, son père, et Françoise Dubreuil, sa mère, qui poursuit, en 1606, les droits de celle-ci dans la succession de Nicolas Dubreuil, son frère, que nous trouvons encore à Angoulême, faisant acte de praticien, le 28 mai 1608, qui est dit frère de Geoffroy Ravaillac, dans un acte notarié du 18 septembre 1608 [15], et qui n’est autre, enfin, que FRANÇOIS RAVAILLAC, le RÉGICIDE.
IV. GEOFFROY Ravaillac, praticien, né à Angoulême vers 1576, fils aîné de Jean Ravaillac, marchand, et de Françoise Dubreuil, se qualifie clerc dans un acte reçu le 21 septembre 1594 par Lacaton, notaire à Angoulême, et signe fréquemment, comme témoin, dans les actes de cette étude. Héritier des vices de son père, il eut, à plusieurs reprises, des démêlés avec la justice, et notamment, en 1612, avec le siège présidial de Périgueux, devant lequel il comparut sous la prévention d’avoir assassiné ou fait assassiner, près de Château-L’Évêque, un nommé Jean Fontaneau dont il entretenait la femme, et poursuivi encore par le procureur du Roi au présidial d’Angoumois, qui l’accusait de plusieurs graves excès commis sur la personne de Jean Ravaillac, son père, comme de lui avoir arraché la barbe et les cheveux.

Dans l’interrogatoire qu’il subit sur le premier chef, le 3 octobre 1612, il déclare se nommer Geoffroy de Montalque, être praticien, natif de la ville d’Angoulême, fils de Jean Ravaillac, être âgé de trente-cinq à trente-six ans et habiter le lieu de Marthon.

Interrogé sur le motif qui l’a fait changer le nom de Ravaillac pour celui de Montalque, il répond que c’est « parce que l’arest bailhé au parlemant de Paris contre le malheureux Ravailhac, son frère, le luy enjoignoyt, et de faict il prit ledict nom de Montalque et le fyt enregistrer au greffe d’Engoulesme [16]. »

Examiné sur le second chef, le 15 octobre suivant, il répond « la véritté estre que son père estoyt mauvais mesnager, et ne se contantant d’avoyr dissippé son bien, voullant manger et diciper celluy de sa femme, mère du respondant, elle fust conseilhée par ses parans de se séparer de biens, comme de faict, en ayant formé action, la séparation fust jugée au siège d’Engoulesme ; que le père du respondant, indigne, maltraictoyt sa-dicte mère, qui fust cause que par l’advis mesme de son père, le respondant mena sadicte mère en la ville d’Engoulesme et luy fist charrier quelques meubles, et en seste sorte sadicte mère s’estant retirée, son père avoit retiré quelque p.... près de soy. Ledict respondant y fust pour la chasser, ce dont sondict père, offancé, fist plainte à Engoulesme., Interrogé sur l’accusation de s’être introduit avec plusieurs autres dans la maison dudit Ravaillac, son père, et de lui avoir tiré et arraché la barbe et les cheveux, il respond qu’il ne scayt ce que c’est [17]. »

Il n’y a point apparence que Geoffroy ait été marié ; avec lui donc dut s’éteindre la branche dont il était le triste représentant. On ignore également ce que devint la branche de Pierre dit l’Écuyer dont le fils Jean fut baptisé à St-Paul, le 8 janvier 1602, et dut, comme les autres parents du régicide, abandonner le nom de Ravaillac.

[1Archives de la Charente, minutes de Mousnier, notaire à Angoulême.

[2Ibid.

[3Ibid.

[4Cet acte est relaté dans la transaction du 14 mai 1547, devant Trigeau, notaire.

[5Archives delà Charente, minutes de Mousnier, notaire à Angoulême.

[6Archives de la Charente, minutes de Gibaud, notaire à Angoulême.

[7ibid.

[8Cette date résulte de la transaction du 9 mars 1605

[9Archives communales d’Angoulême, registre de la paroisse S’-Paul.

[10Archives de la Charente, minutes de Gibaud, notaire à Angoulême.

[11Ibid., minutes de Lacaton, notaire à Angoulême

[12Archives de la Charente, sentences du présidial d’Angoumois

[13Ibid., minutes de Lacaton, notaire à Angoulême.

[14ibid.

[15ibid.

[16Archives de la Dordogne, B. 132.

[17Archives de la Dordogne, B. 132.

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