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996 - 1247 - Cartulaire de l’abbaye de Baigne (16 Baignes-Ste-Radégonde) - Table des noms de lieux + carte satellite 2/2

D 17 mars 2010     H 12:00     A Pierre     C 0 messages A 2506 LECTURES


L’abbaye de Baigne : la tradition dit qu’elle aurait été fondée en 769 par Charlemagne, toutefois les historiens restent sceptiques au sujet de cette paternité. Située en Saintonge, elle est aussi toute proche de l’Angoumois. Les noms de lieux cités dans les chartes (période de 996 à 1247) couvrent une vaste zone allant d’Angoulême à Pons et à Cognac. La table géographique des noms, œuvre de l’abbé Cholet, est une mine d’informations sur l’environnement géographique et humain de cette abbaye au moyen-âge.

La carte satellite permet de voir l’étendue de la mense de Saint-Étienne de Baigne, probablement la plus ancienne des abbayes de Saintonge.

Ne sont retenus, pour cette carte, que les lieux offrant une certitude suffisante, selon l’abbé Cholet.

Source : Cartulaire de l’abbaye Saint-Étienne de Baigne (en Saintonge) - Abbé Cholet - Niort - 1868 - Google Books

Voir la première partie de la table des noms de lieux
Ce qu’il reste de l’abbaye de Baigne, fondée au XIe siècle
Photo P. Collenot - 02/2007

Nota : les communes situées aujourd’hui dans les départements de la Dordogne et de la Gironde n’apparaissent pas sur cette carte. Elles seront indiquées ultérieurement.

TABLE GÉOGRAPHIQUE OU PETIT DICTIONNAIRE DES LIEUX MENTIONNÉS DANS LE CARTULAIRE DE BAIGNE.

La Table Onomastique ne contient rien autre chose que le nom d’un lieu, avec les chiffres qui renvoient aux Chartes où ce nom est cité. La traduction moderne à donner à ces noms latins du Moyen-Age, l’indication de la situation géographique de ces lieux et leur position sur la carte, la correspondance avec nos divisions administratives actuelles , nécessitaient quelques explications. Les Notices, même les plus courtes, auraient eu pour résultat inévitable de jeter de la confusion et de l’embarras dans une Table Onomastique ; d’un autre côté, il y a un très-grand avantage à réunir dans une même Table les noms de Personnes et de Lieux. J’ai donc pensé qu’une Table spécialement consacrée à la Géographie du Cartulaire évite un double écueil, sans faire cependant un double emploi. Voici la méthode qui a présidé à la rédaction de cette TABLE GÉOGRAPHIQUE :
- 1. Donner, à côté du nom latin, le nom actuellement en usage ;
- 2. Indiquer, à l’aide des divisions administratives reçues aujourd’hui, la situation du lieu. Les cartes que le lecteur peut consulter avec le plus de fruit. sont ; Cassini (1744), la carte des officiers de l’État-Major (1855), l’Atlas du département de la Charente-Inférieure par M. Lacroix, ingénieur-civil (1858-1865). J’aurais voulu grouper autour de chaque nom, les principaux événements d’intérêt local, rattacher aux lieux mentionnés quelques notions généalogiques qui pourraient éclairer la question, encore si peu étudiée, des origines de plusieurs grandes familles, dans la Noblesse de Saintonge et d’Angoumois ; mais ces détails m’auraient entraîné trop loin.

Malgré la brièveté de cette Table, les hommes studieux ne méconnaîtront pas son utilité : elle leur épargnera de pénibles recherches et un temps toujours précieux.
Voir la première partie de la table des noms de lieux

L

- Ladirac ; seigneurie dans la Dordogne (?) ; Seguin de Ladirac est nommé trois fois du temps de l’abbé Gislémood (1083-98.)
- Lacoura ; (V. Coura.)
- Lamairac, Lamarac, Lamariaco ; (villa, ecclesia) ; Lamérac, canton de Baigne, arrondissement de Barbezieux, Charente ; son église était dédiée à S. Saturnin, à la nomination de la prieure des Alleux et de l’archiprêtre d’Archiac.
Les seigneurs de ce lieu figurent assez souvent dans le Cartulaire, savoir : Achelme , Amaud-le-Prévôt et Mainard son fils, avant 1075 ; Foucaud qui se fit moine, Guillaume et Jean (1183-98.) Hélie (le) Gras, Robert de Pons et son frère, l’épouse d’Adémar Acbrant et Itier son fils, avaient des biens à Lamérac. Ramnulfe, époux d’Aldeburgis, et le frère de Ramnulfe, vendent à Christian et Arsende son épouse, ad opus Sancti Stephani, un bien situé dans cette paroisse. Le Breuil Deidon (Deidone) était sur son territoire.
- Lanciaco, (villa in vicaria Cathmeriacinse) ; Baigne (primitivement Cathmeriacum) était le chef-lieu de cette viguerie ; c’est donc autour de Baigne qu’il faut chercher Lanciaco. Serait-ce Landry, commune de Vibrac, Landard, commune de Mortiers, Landreau, commune de Saint-Maigrin, canton d’Archiac ?... Il est difficile de se prononcer.
- Landa (de la) ; La Lande, commune de Touvérac, canton de Baigne. Gauscelme de La Lande vivait du temps de l’abbé Gislémond (1083-98.) Mainard, neveu de Mainard de Ciresio, qui fit avec son oncle un accord au sujet de landes situées près de Chantillac « cum Mainardo nepote suo de Laslandes, etc ». Serait-il de cette famille ? Il y a lieu de penser qu’Arnaud de La Lande, moine à Baigne, sous l’abbé Hélie, lui appartenait.
- Larivates (terra) ; cette terre rendait quatre deniers à l’abbaye de Baigne ; elle ne devait pas être loin d’Archiac.
- Lascures ; Les Ecures, commune de Saint-Martin-de-Moings (Moenx), canton de Jonzac.
- Las Escuras ; Les Ecures, commune de Lamérac (Cassini.)
- Laspalenas ; (V. Palenas.)
- Lata (de la) ; cette seigneurie devait être sur les confins du Périgord et de l’Angoumois. Gérald de la Lata et Etienne son frère, figurent comme témoins avec Foulques de Brossac et Aléaiz son épouse.
- Lavergna , Vernia , Laverinia. (V. Vernia.)
- Lempnia, Lempna, Lemna ; plusieurs lieux ont porté ce nom ; mais je crois qu’il s’agit de La Laigne, ancienne seigneurie dans la commune de Sainte-Lheurine, canton d’Archiac. (V. Etudes, Jonzac,p. 48.) Le Cartulaire fait connaître Golfran, témoin du don d’Hélie de Brie (1098-1109) ; peut-être le même que Golfran (Gulfrannus), frère d’Aimon, Foucher, Foucaud ; tons les quatre étaient neveux d’Emma, soeur de Foucher Arrade ; cette famille donne des biens à Villeneuve, en Sainte-Lheurine. Aimon de la Laigne est témoin entre 1141 et 1149 ; Foucaud est témoin du don de Gardrad de la Faye partant pour la Terre-Sainte, avant 1117 ; Mainard de La Laigne est témoin en 1144 ; Geoffroi de La Laigne est témoin du don fait par Ponce de Montchaude et par Gardrad son père.
- Leovilla, Loevilla, Louula, Lovvilla ; Léoville, commune du canton et arrondissement de Jonzac. Les divers noms employés au XIe siècle donnent un démenti à la prétendue étymologie de Leonis Villa. Arnaud de Léoville est contemporain de l’abbé Itier (1075-1081) ; un autre Arnaud de Léoville est prieur de Barret, en 1247 ; il y a aussi un Foucaud de Léoville ; le nom de Constantin de Léoville, clerc et prêtre, et probablement aussi moine de Baigne, revient seize fois pendant vingt-cinq années. En 1075, il figure dans un acte d’Adémar évêque d’Angoulême ; sous l’abbé Itier il n’est encore que clerc, ainsi que Arnaud de Mortiers qui devint plus tard archiprêtre ; sous l’abbé Gislémond, il est qualifié prêtre : « Constantino presbytero de Loevilta » il figure dans cinq actes sous I’abbé Adémar, mort en 1109. il est en rapport avec les personnages les plus notables de l’époque : Adémar, évéque d’Angoulême, Reinald, évêque de Périgueux, Boson et Ramnulfe, évêques de Saintes, Arnaud de Montausier, fils de Geoffroi comte d’Angoulême, et beaucoup d’autres seigneurs, qui font des actes importants pour plusieurs églises ; Fontaines (d’Ozillac), Antignac, Saint-Sigismond-de-Clermont, la chapelle du château de Jonzac., etc.
- Lezinac, Leziniaco ; Saint-Germain-de-Lusignan. (V. Sancti Germani de Leziniaco.)
- Lineriis ; Linières, commune du canton de Segonzac, arrondissement de Cognac. Un violent débat fut terminé, devant une nombreuse assemblée, le jour de l’Assomption, dans l’église de Linières, dédiée à Notre-Dame (ch. 509.) Emma de Linières était soeur d’Heldrade, de Gardrad, d’Odolric, et de Ramnulfe, qui tous donnèrent à l’abbaye une part de leur alleu situé entre le château de Barbezieux et l’église de Saint-Hilaire (près Barbezieux). Le fils d’Emma de Linières se nommait Ramnulfe (d’)Achard. Cette Emma était-elle la même que l’épouse de Ramnulfe (de) Foulques ? (V. Ch. 29, 302,303, 304 et 74.)
- Loberciac, Loperciac. Une villa appelée Aloberciac existait sur la paroisse de Saint-Pierre-d’Orignolle (ch. 457.) Etait-ce le manoir seigneurial de P. (Pierre) de Loberçac ou Loperçac, qui figure dans trois chartes datées entre 1109 et 1121, du temps de l’abbé Raimond ?
- Lobiniaco , Lubiniaco, Lobinac ; Loubignac, commune de Saint-Hilaire-de-Barbezieux, près de la limite qui sépare cette commune de celle de Montchaude. Je crois que les seigneurs de Lobiniac étaient une branche de la maison de Barbezieux : ainsi Odolric, même Constantin, prévôt de Lobiniac, et Pierre de Lobiniac, moine de Baigne (1109-1121.) Cependant, Saint-Hilaire de Barbezieux était de l’archiprêtré d’Archiac, ainsi que Loubignac.
- Lobodingis ; villa donnée par Eménon, Tetdredra son épouse, et leurs fils : Gérald, abbé (Géraldus abba - d’où ? ) et Mainard, son frère. Ce lieu fut donné en même temps que Flamarenx situé dans la viguerie de Jonzac.
- Lo Champs Vigeirals ; cette terre située dans le fief de P. (Pierre) Vigier, chevalier, seigneur d’Aubeterre, était dans la Dordogne. M. de Gourgues signale les Moulins de Vigeyraulx, lieu inconnu aujourd’hui, qu’il faut chercher dans la commune de Saint-Martial-de-Drône.
Un autre lieu appelé les Champs (Auschamps), était près de Boisset et de Bascle.
- Loirac, Lairac, Leirac, Luirac, Doleirac. Serait-ce Liorac dans la Dordogne ? Ce ne saurait être Loirac, Gironde, arrondissement de Lesparre, aujourd’hui commune de Jau-Dignac-et-Loirac. Géraud se présente sous les noms de Géraldus Doleirac (ch. 62), de Loirac (ch. 63), Dolairac (ch. 68), de Luirac (ch. 71). Ces chartes sont datées de 1083-98 et de 1100 ; il se trouve mêlé à d’autres seigneurs du Périgord.
- Lopsaut (de lupi saltu) ; Loupsaut, sur les frontières du Poitou et de l’Angoumois. Maître Guillaume de Loupsaut, qui prête son gant pour servir d’investiture à l’abbé Bertrand, en 1213, serait-il un chevalier du Temple ? Son titre de Maître porte â le croire.
- Luc, Luco, Aluc ; Luc (le Grand et le Petit-Luc), commune de Berneuil, canton et arrondissement de Barbezieux, Charente. Heldrade de Luc, frère de Mainard, parait dans un acte de 1075, sous l’abbé Itier ; en 1094, sous l’abbé Gislémond ; Geoffroi de Luc parait vers la même époque, sous l’abbé Adémar, lorsque Ramnulfe évêque de Saintes
(1099-1105) fait don à l’église de Saint-Vivien de Champont. Andron Luco (1083-98), serait-il de la même famille ? Guillaume de Luc, prêtre, est témoin du don fait par Alexandre Drut, chevalier, d’Archiac ; Foucaud de Luc (1181-91), donne toute la terre de Muraus. Le don eut lieu dans l’église (de Saint-Eutrope) de Muraus, en présence d’Adémar (de Luc ?) fils du donateur, avec le consentement de Guillaume Rasa, seigneur direct de ce fief.
- Luc Marcon ; Esimberge (Isemberge), épouse de Ramnulfe donne un alleu situé à Lucmarcon.
- Lugbana ; Aimo et Almoz (Almodis) en offrant leur fils Pierre à l’abbé Gislémond (son oncle ?) donnèrent des biens à Lugbana ; les autres biens donnés en même temps étaient près d’Yviers.
- Luganiaco, villa, qui était près du château d’Archiac. Ramnulfe fils de N. et d’Emma y donne des biens. (1075-81.)

M

- Magnanenx, Mananenxs, Manganens, Mananens, Mananengs, Amananenxs ; serait-ce Magnez, commune de Saint-Maigrin, canton d’Archiac ? Maigueneau, commune de Barbezieux ? Maguenaux, commune de Montlieu ? Guillaume appelé de Mananenx, et Constantin son frère, avaient des biens à Saint-Hilaire-de-Pouillac ; Constantin en avait dans la seigneurie de Jonzac (1075-81.) Hugues de Mananenx fait aussi un don près de l’église de Pouillac. Amblard de Chardes et Jean de Lamérac avaient des biens à Mananenx. Foucaud de Mananenx était parent (consanguineus) de Foucaud de Bran et de Guillaume son frère (1141-49.)
- Mainium, Mainamentum, Maynile ; nous avons comme équivalent français Maine ou Mesnil. Mainamentum s’employait plus fréquemment sur la frontière du Périgord avoisinant la Saintonge. Le Mainamentum d’Ar[naud] Potier était dans la paroisse de Chillac (Chaliac) ; celui que tenait Hélie (de) Renaud (Reginaldi) était dans la paroisse de Saint-Laurent-des-Combes, sur les limites du diocèse de Saintes. Un Mesnil appelé Labrozça (La Brousse) ou la Brousse-du-Prieur, faisait une des branches du revenu du Prieur de Fontaines-d’Ozillac.
Les Maines sont plus nombreux. Le Maine de Pierre de La Font était près de Puy-Rigaud (Podium Regale) ; le Maine Fourrel était dans la paroisse de Berneuil, arrondissement de Barbezieux ; les Maines de Girelme, de Puy-Leuter, de Valle Securi, de Pain-Cuit (Panis Cocti), de Ramnulfe de Julac (Juillac), se trouveraient aujourd’hui dans le département de la Charente. Le Maine de Pierre Brune (Peira Bruna) était à Gaifer (Guiffier ?), c’est-à-dire près d’Archiac.
- Maibavent, terre qui était très-probablement dans la paroisse de Saint-Marien-de-Condéon.
- Malbert de Fonte, nom d’une borderie donnée par Guillaume, frère d’Arnaud (de) Pierre, le jour où leur mère reçut, à Baigne, les honneurs de la sépulture.
- Maldus (fluvius) ; le Mouzon, pelile rivière qui prend sa source dans un vallon au Nord-Est des hauteurs de Montendret, et se jette dans le Pallais.
- Malfainet, nom d’une seigneurie inconnue que je crois située en Périgord. Foucher, (Fulcherius) de Malfainet figure avec d’autres seigneurs de Périgord, en 1083-1098.
- Maliacer , Maliaser , Maliazbr , Maljaser , Mal Iazer ; seigneurie qui m’est inconnue, qu’on peut croire dans les environs de Vassiac, canton de Montguyon. Gardrad de Maliacer neveu d’Ostinde, conteste une donation de son oncle (après 1133-avant 1141.) Armant de MalIazer est témoin, en 1225, à côté de beaucoup d’autres seigneurs.
- Malmerle, Malmerla , Malus Merulus. Au nord de la commune de Saint-Pallais-de-Négrinac se trouve un coteau appelé encore aujourd’hui le Bois-Merle (voir les plans du cadastre). Cet héritage était entre deux cours d’eau : Le Mouzon (Maldus) et la Braia. Je ne doute pas que ce ne soit là le Malmerle ou Malus Merulus, où les moines de Baigne avaient la dîme et le droit de pascage (pascherium) pour les porcs qui leur appartenaient en propre. Des confrontations clairement indiquées fixent ce lieu entre la forêt de Boisbreteau et l’alleu (le château) de Chaux (Causense alodium.)
Cependant Jean (le) Vigier (Vicarius) donne son alleu de Malmerle (Malmerla), et cet alleu était à BeIsames. Or Belsames ou le Gué de Belsames se trouvait au passage de l’Ary Aria), sur la commune de Boresse-Martron. Cette commune est traversée par un ruisseau appelé le Merle. Cette explication peut résoudre la difficulté en appliquant le même nom à deux lieux différents.
- Mansio. Ce nom qui semble emprunté au vocabulaire militaire des Romains, s’applique, je crois, à une habitation dans des conditions particulières. Le Cartulaire distingue mansio de domus (ch. 438.) La jouissance de La Mansio emportait avec elle le titre de Mansionarius ; le Mansionarius n’avait pas pleine propriété : La terre étant vendue par le seigneur, le Mansionarius changeait de maître (V. Ch. 162, 539.) La Mansio Petri, commune de Saint-Félix-de-Messac, fut donnée à l’abbaye de Baigne, avant 1075, par Avierne et Amélie sa mère. La Mansion d’Adémar, la Mansion Sigbaut, devaient être près de Boisset. (Canton d’Archiac.)
- Mansum , Mansus. Le Mas désignait souvent une quantité de terre déterminée, par exemple de douze arpents (Papias) (V. Du Cange), ou la terre que l’on peut cultiver dans une année avec deux boeufs ; d’autres fois il se prenait dans le sens d’une Propriété dont la contenance était indéterminée et inégale. Le Cartulaire indique le Mas d’Achard, le Mas de Gérald Mounier, le Mas de Girbertbaudet, comme renfermés dans les limites de la paroisse de Saint-Germain-de-Lusignan.
- Marasvilla. Ramnulfe de Marasvilla, prêtre, fut témoin, dans l’église de Linières, d’un acte fait par Pierre et Constantin de Boschet.
- Marchadil devait être non loin de Boisset ; Guillaume (d’)Arnulfe de Marchadil avait deux fils : Constantin et Arnaud qui sont dits parents de Guillaume Perbostel.
- Marciat ; Humbert (Uncbertus) de Marciat est témoin du don de l’église de Saint-Pallais-de-Verteuil-sur-Charente (1098-1109.)
- Marciliaco, Marcillac ou Marcillac-Lanville, sur la rive droite de la Charente, canton de Rouillac, arrondissement d’Angoulème. - Quinze borderies avaient des devoirs (debita) envers l’abbaye de Baigne, à Marsillac (V. Ch. 409.) Les titres primitifs de donation nous sont inconnus ; le Cartulaire ne contient qu’une partie des libéralités des seigneurs qui enrichissaient cette abbaye. Le château de Marsillac, ainsi que celui de Matha, furent bâtis, contre les incursions des Normands, par Wulgrin, premier comte héréditaire d’Angoumois (mort le 3 mai 866). Le premier vicomte qu’il y établit se nommait Ramnulfe qui laissa trois fils : Lambert, Arnaud, Odolric. Les guerres fratricides entre Guillaume, Odolric, Alduin, au sujet du château de Rouffiac (1021-1025), ont été mentionnées par Adémar de Chabanais. Alduin, fils de cet Alduin â qui ses frères avaient crevé les yeux, fut maintenu vicomte de Marsillac. Ces vicomtes ou princes de Marsillac ont été sans aucun doute des bienfaiteurs de l’abbaye de Baigne.
- Maresco, Marescot, Marescoz, lieu situé dans l’archiprètré de Chalais ; Odolgerio, prêtre, y donne un champ.
- Margniacum , Marniac , Marnac , Mayrnic ; Mérignac, commune du canton de Montlieu, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. Guillaume Escos y donne des biens ; Robert de Mérignac y avait sa maison, où se fait une seconde donation de la terre de Muraus. I. (Iohannes) de Mérignac est témoin en 1213. L’église de cette commune, dédiée à S. Etienne, était à la nomination du prieur de Bouteville.
- Mariana (fons, villa) ; Itier et Sénégonde (de la maison de Barbezieux ?) donnent un alleu in villa que vocatur ad fontem Marianam (sic). Faut-il chercher ce lieu dans la commune de Condéon, près de son église dédiée à Sainl-Marien ?
- Marturilas (à) ; Agnès de Sonneville, de concert avec Bego son fils et Guitberge sa fille, donne la moitié de sa terre située à Marturilas. (?)
- Marzit, Amarzit ; Robert surnommé Maslas, et ses soeurs, donnent la borderie Josberti Amarzit. Guillaume, son gendre, abandonne cette borderie. J’ignore où elle était située.
- Masbrechart, autrement Beaumont, Beaumont de Périgord était une châtellenie très-ancienne et très-importante. H. (Hélie ?), vicomte de la terre qui s’appelait Beumont (Belmont , Beaumont), autrement Masbrechart, eut un différend avec Hélie, abbé de Baigne (1141-1149.) Ce lieu devint plus tard une des principales forteresses du roi d’Angleterre, en Périgord. (Vte de Gourgues, p. 106.) (V. Belmont.)
- Masterone (Sti Jacobi de) ; Saint-Jacques-de-Mathelon, ancienne église paroissiale, aujourd’hui commune de Baigne-Sainte-Radégonde (ch. 550, n° 40.) Au nord de cette église, coule un ruisseau appelé aussi Le Mathelon ou Matelon. Ce ruisseau va porter ses eaux â l’Ariate qui les déverse dans la Seugne, celle-ci dans la Charente ; au contraire les eaux de l’Ary (Aria) qui coulent à l’est de Mathelon, se rendent à la Gironde.
- Masuerios (ad). Ce lieu, aujourd’hui inconnu, se trouvait dans la Dordogne, paroisse de Chenau (Chanaor), près de Puy-Girbert, et non loin du cours de la Drône.
- Mazeroles (villa). Josbert donne des alleux situés â Mazeroles, La Faie et La Brousse. Mazeroles, en Angoumois, dit M. Michon (Statistiq. p, 228), était un logis, fortifié autrefois, et entouré de fossés pleins d’eau, dont il ne reste que quelques vestiges de la fin du XV* siècle.
- Meciaco, Meciac, (Mezac ?) ; Messac, commune du canton de Montendre ; ancienne paroisse sous le vocable de S. Félix, à la nomination du prieur de Saint-Vivien de Saintes. Plusieurs seigneurs de Messac sont nommés dans le Cartulaire avant 1075, Laune de Barbezieux donne à l’abbé Seguin et au prieur Itier, la huitième partie de l’église de Saint-Félix de Messac. Arnaldo archipresbytero de Meciaeo ne saurait se traduire que de cette manière : Arnaud de Messac, archiprêtre. Messac n’a jamais été un chef-lieu d’archiprêtré ; son église dépendait de celui de Montendre.
- Merpis ; Merpins, commune du canton de Cognac. C’était « un château fort près Coignac qu’on dit avoir este basty par Charlemaigne [1]. » Guillaume de Merpins, fils d’Hélie (d’) Achard, est témoin avec Guillaume d’Archiac (1075-1081). Hélie (d’) Achard avait des biens à Cormont, dans la seigneurie de Jonzac.
- Mesaudac ; Saint-Paul-de-Mesaudac, dans la viguerie de Blaye (Le Blayais). Arsende y donne un quartier de vigne pour assurer sa sépulture.
- Mesurac, a las Mesuras ; probablement deux lieux différents. Itier, prêtre de Reignac, Ilduin, frère de Launon, Robert Barbe et Auguardis sa femme, donnent des biens à Mesurac (arrondissement de Barbezieux ?) ; Robert de Mortiers donne ce qu’il possédait à Las Mesuras (?).
- Mezac (terra de) ; me parait être la même chose que Messac (V. Meciaco). Ramnulfe de Mezac, clerc, (1075-1081), serait de la famille de Messac ; la terre de Mézac que l’abbé Hélie (1141-49), réclamait à Itier de Born, serait une portion de la commune de Messac.
- Mirembel ; Mirambeau, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Jonzac. Albéline de Cosnac donne son alleu situé à Berseloc (Bercelieu), dans la viguerie de Mirambeau (1083-98). Mirambeau était de l’archiprêtré de Cosnac ; l’abbaye de Savigny, au diocèse de Lyon, avait sa nomination dans cet archiprêtre, les églises de Mirambeau, de Saint-Martin du Petit-Niort, de Saint-Martial de Mirambeau, de Saint-Thomas de Cosnac, de Saint-Dizant du Gua. Le Cartulaire de Savigny signale les premiers seigneurs connus du château de Mirambeau.
- Moenx ; Moings, commune du canton et arrondissement de Jonzac. Son église dédiée à S. Martin, fut donnée à l’abbaye de Baigne par Ramnulfe, évèque de Saintes (1098-1107.) (ch. 50). Cependant on ne la trouve pas dans la liste des églises relevant de cette abbaye, dressée en 1121 et 1232. Dans les Pouillés, depuis le XIIIe siècle, elle est à la nomination du prieur de Saint-Vivien de Saintes. Ce prieur nommait aux églises de Jonzac, Meux, Champagnac, Saint-Médard de la Barde et Messac : c’était dans ces parages comme un petit évèché.
- Molendinum ; les moulins à eau et à vent ont été un des points du territoire qui avaient de l’importance au moyen-âge. Le moulin à eau de Blauville devait cent anguilles ; le moulin de Boisset rendait aussi à Foucher de Boisset, une part d’anguilles ; ce seigneur abandonna cette redevance à l’abbaye ; le moli ou moulin de Chamballon, était partagé entre quatre seigneurs : Mainard de Ciresio, Guillaume Gaumar, Mainard (d’)Arnaud et Girberge de Montmoreau. Le moulin de Villeneuve devait la dime à l’abbaye de Baigne en retour de la sépulture accordée dans son église à Gardrad (d’)Airaud.
- Molunt, Molons ; Moulons, commune du canton de Montendre, arrondissement de Jonzac. Elle est traversée par la Seugre (Soena). Robert de Moulons, prêtre (ch. 518), devint archiprêtre (ch. 499), et fit acte de juridiction au château de Montlieu, en 1149.
- Monesteirel ; Ménesterols - Montignac, commune du canton de Montpont, arrondissement de Ribérac, Dordogne ; son église était dédiée à saint Pierre.
- Mons ; plusieurs des coteaux de la Saintonge sont assez élevés pour mériter le titre de Mont. Le Mons Ebraudi fut donné, vers 1068, à l’église d’Archiac. Le Mont-Passignac, commune de Saint-Maigrin, n’est aujourd’hui qu’un hameau de 30 habitants. Le Mont-Vinals est, je crois, le lieu appelé Vinade, dans la commune d’Orignolle. Dans les quatorze noms qui suivent, le mot Mons ou Mont fait partie intégrante du nom de lieu.
- Montamel, de Monte Amelio ; Montémil, commune de Baigne-Sainte-Radégonde. Jean de Giresio y donne une terre ; Constantin de Montémil (Montamel) vivait au milieu du XIIe siècle. Montémil est aujourd’hui un hameau de 42 habitants.
- Montandret, autrefois église paroissiale dédiée à saint Michel ; aujourd’hui village de la commune de Saint-Pallais-de-Négrignac. Etienne, prêtre de Montandret, est sans doute un des premiers qui ait desservi cette église (1109-1121 ) ; des actes de 1075 et 1076 nous montrent une famille puissante en possession des hauteurs de Montandret. Dans les premières années de ce siècle, un bureau du Télégraphe aérien de la ligne de Paris, Bordeaux et Madrid était établi près des ruines de l’ancienne église de Saint-Michel de Montandret. En 1232, cette église était à la nomination de l’abbé de Baigne (Ch. 550. N° 31)
- Monte Auserio, Monte Auserii, Montauseb ; Montausier, château situé à deux kilomètres à peine de l’abbaye de Baigne. On en voit encore quelques ruines sur la hauteur qui domine à l’ouest le vallon où était bâtie l’abbaye. Les restes de l’église abbatiale servent d’église paroissiale à Baigne. L’église du château de Montausier, dédiée à la Sainte Vierge, avait été donnée à l’abbaye de Baigne, par Arnaud de Montausier, fils de Geoffroi, comte d’Angoulême (24 juin, entre 1075 et 1081.) L’histoire de cette baronnie ou principauté (princeps castri Monteauserii, Ch. 495), m’entraînerait trop loin ; je me bornerai à poser des noms et quelques dates comme jalons d’un travail qui est à faire : Arnaud Ier (avant 1067-après 1079) ; Guillaume III Taillefer, IX° comte d’Angoulême ; il tient quelques années le château de Montausier ; peut-être au nom, mais certainement au préjudice de ses cousins germains. Drogon, Mataud, Raimond, paraissent être fils d’Arnaud Ier de Montausier. Arnaud II fait la guerre à ses voisins, (Ch. 502 : Liberavit se a carcere A. (Arnaldi) domini Montauseriensis quo captus tenebatur) 1109-1121. Foulques, seigneur de Montausier, a trois actes dans le Cartulaire, entre 1127 et 1141. Arnaud (III ?) de Montausier est contemporain de l’abbé Hélie. Drogon (II ?) fait acte avec Bertrand, abbé de Baigne, le 5 septembre 1213.
Le dictionnaire des postes écrit Monthosier. Au siècle de Louis XIV, on trouve souvent dans les mémoires du temps, le nom du duc de Monthosier, qui fut associé à Bossuet dans l’éducation de Louis, Dauphin de France. Cette orthographe a vieilli, elle est en désaccord avec le nom conservé dans les chartes du XIe siècle.
- Monte Andronis , Montendre, et mieux Montandre, chef-lieu de canton de l’arrondissèment de Jonzac ; autrefois chef-lieu d’une Viguerie qui comprenait, entre autres paroisses, celles de Saint-Martin-du-Pin, de Saint-Symphorien de Chastenet, la villa appelée Le Chai, le lieu nommé Verteuil (Avertolio.) Montendre, comme chef-lieu de châtellenie ou baronnie composée de (21 paroisses d’après Nolin, 28 d’après M. Rainguet), eut pour seigneurs : Guillaume de Montendre (1089-98), neveu de Guillaume de Montlieu ; Richard de Montendre , cousin de Bertrand de Montlieu et de Foulques frère de Bertrand. Ces seigneurs de Montendre étaient inconnus avant la découverte du cartulaire de Baigne. Le plus ancien seigneur (d’après M. P.-D Rainguet, p. 523) était Geoffroi, seigneur de Taunay (Charente), de Montendre, de Didonne, de Broue, qui se croisa, en 1147, à la suite de Louis VII et d’Aliénor. Montendre ne fut érigé en marquisat qu’en 1630. Le château de Montendre, si admirablement situé, existait avant la fin du XI* siècle prope castrum Monteandronis (Ch. 142.), Montendre, chef-lieu d’un des quinze archiprêtrés du diocèse de Saintes, a, dans le Cartulaire, deux actes où figure un Guillaume, archiprètre de Montendre, en 1182, entre 1191 et 1213. L’église de Montendre, dédiée à Saint-Pierre, était un prieuré conventuel desservi par sept religieux Bénédictins de Saint-Martial de Limoges. Une bulle d’Urbain II, donnée pendant son séjour à Saintes, le 12 avril 1096, confirmait à l’abbaye de Saint-Martial la possession des prieurés de Chalais, de Montendre, de Saujon, de Saint-Martial-de-Vitaterne, et d’Asnais, dans le diocèse de Saintes.
- Monts Calcio , Monte Caltio , Montb Caucio , Monte Cacsio ; Montchaude, commune du canton de Barbezieux, Charente. Autrefois Montchaude était de la châtellenie de Barbezieux et de l’archiprètré d’Archiac. Plusieurs seigneurs de Montchaude (issus de la famille de Barbezieux ?) sont mentionnés dans le Cartulaire : Arnaud de Montchaude qui fut témoin de la consécration de l’église de Condéon (1075-1078) ; Ponce de Monchaude et ses frères Gardrad et Heldrade ; Ramnulfe de Montchaude qui donnait sa part d’une terre située entre le château de Barbezieux et l’église de Saint-Hilaire (de Barbezieux). Arnaud Gauscelme ou de Gauscelme, qui avait pour frère Richard, parait aussi avoir été de cette famille, Arnaudus Gauscelmus de Monte Caucio. Bien des questions généalogiques relatives à cette famille et à ses alliances ne sauraient être traitées que dans des articles spéciaux.
- Monte Cilio ; Odolric de Monte Cilio donne un quartier de terre près du mas de la Fayolle, conjointement avec d’autres seigneurs de la famille de Barbezieux. Ce fait isolé ne peut prêter qu’à des conjectures sur le lieu où était sa seigneurie, aujourd’hui inconnue.
- Monte Guidonis, Montguio ; Montguyon, chef-lieu de canton, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. Il était autrefois de l’archiprètré de Montendre ; la châtellenie (d’après Nolin) comprenait Dix communes actuelles. La chapelle du château de Montguyon, dédiée â la Sainte Vierge, était à la nomination de l’abbé de Baigne. La charte de donation, dressée le 7 septembre, vers 1082, sous le pontificat de Grégoire VII, se trouve dans le Cartulaire (Ch. XII), après celle de Saint-Vincent de Vassiac, qui sert aujourd’hui d’église paroissiale à Montguyon. Le dénombrement et surtout la généalogie des seigneurs de Montguyon, aux XIe et XIIe siècle, demandant à être traités dans un article spécial, nous entraîneraient trop loin. Les plus anciens seigneurs de Montguyon connus jusqu’ici (V. Etudes... sur Jonzac, p. 576.) étaient Simon de Montguyon en 1210 ; Milon de Montguyon en 1220 et 1240. Le Cartulaire de Baigne nous reporte à un siècle et demi en avant en nous faisant connaître : Guillaume Airaud (Airaldi) qui eut pour fils Bernard et Hélie ; Bernard, époux de Bellissende, qui eut pour fils Pierre et Hélie. Hélie (de) Pierre (Helias Petri ) eut trois fils : Pierre (d’)Odolric, Sicard et Achard. Pierre (d’) Odolrie, coupable de violences exercées dans la terre de Ramet, paroisse de Vassiac, mourut avant son père, et eut pour successeur Sicard son frère, que nous voyons se disposer à partir pour Jérusalem. Achard, frère de Sicard. est aussi appelé Achard de Monguyon (Acardus de Montguio. - Ch. 498.) Mais dans un même acte (Ch. 499), daté du 5 juillet 1149, figurent, avec les fils d’Hélie (de) Pierre, Arnaud de Montguyon, chevalier, et Arnaud son fils : ce qui prouve que déjà cette famille s’était divisée en plusieurs branches, savoir : celles de Vassiac, d’Orignolles, de Saint-Martin-de-Coux. Le Cartulaire de N.-D. de Saintes indique des luttes sanglantes entre les seigneurs de ces contrées, en disant que Foucaud de Montguyon, blessé, tenait captif Berner, (Bernerum - Werner ? Garnier ?.) Ces indications suffiront à prouver que l’histoire des grandes baronnies saintongeaises, aux XIe et XIIe siècles, est à peine ébauchée. Le Cartulaire de Baigne apporte à celui qui voudra l’entreprendre un très-heureux contingent.

L’abbaye de Baigne vit trois religieux de la famille de Montguyon embrasser la règle de S. Benoit : Hélie de Montguyon, sous les abbés Raimond et Hélie ; Itier de Montguyon, en 1182 ; et un second Hélie de Montguyon, sous l’abbé Guillaume ; celui-ci mourut prieur de Baigne (avant 1213), sous l’abbé Bertrand.
- Monte Leudone, Monte Lucdonis, Monts Lucduno ou Lugduno , Monte Leone, castrum, Montis Leonis , apud Montemleonem , Montlieu, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Jonzac, où se trouve aujourd’hui le petit séminaire du diocèse de La Rochelle. Montlieu dépendait autrefois de l’archiprètré de Montendre.
Huit chartes nous parlent de Montlieu et nomment ses seigneurs. L’ordre chronologique de ces chartes n’est pas à dédaigner ; les plus anciennes (Ch. 424 et 109) donnent Monte Leudone (1089-1098) ; presque dans le même temps Montis Lucdonis (Ch. 364) ; celles qui suivent, Monte Lucduno (Ch. 80 et 377) ; au milieu du XII* siècle (1149), nous avons castrum Montis Lucduni (Ch. 499) ; au commencement du XIIIe siècle seulement, le nom primitif s’altère ; alors apparaît le castellum Montisleonis, dans un acte fait apud Montemleonem. Mais c’était à l’époque où la chancellerie de Jean-Sans-Terre défigurait tant de noms de la Saintonge et de l’Aquitaine, sous prétexte de les latiniser ; d’où je conclus que le nom primitif, le vrai nom de Montlieu, était Mons Leudonis, comme ceux des châtellenies ses voisines étaient Mons Andronis, Mons Guidonis : un chef, un seigneur puissant avait implanté son nom sur ces points d’une importance stratégique incontestable.
Les premiers seigneurs de cette châtellenie sont : Guillaume de Montlieu (1089-98) (Monte Leudone) et Bertrand son fils ; Bertrand de Montlieu (Montis Lucdonis), cousin de Richard de Montendre ; Foulques (de Montlieu ?) frère de Bertrand ; Ramnulfe de Montlieu (Monte Lucduno), témoin d’une donation faite par des seigneurs du Périgord ; Arsende de Montlieu (Monte Lugduno), donne des biens â l’église de Saint-Pierre-d’Archiac. Gérald de Baigne et Guillaume Estachavila, son cousin, possèdent des biens près du château de Montlieu (Monte Leudone) ; un jugement ecclésiastique est rendu par Robert de Moulons, archiprétre (de Montendre ?), dans ce même château, apud castrum Montis Lucduni, en 1149. Une charte de Bertrand (II) de Montlieu, donnée en présence de Guillaume (II) son fils, accorde à l’abbaye de Baigne exemption de péage, dans toute l’étendue de sa Châtellenie de Montlieu (Montisleonis) qui comprenait sept communes ou neuf paroisses. L’acte est passé devant une grande assemblée de vassaux, tenue dans le château, à la veille d’un pèlerinage de Bertrand de Montlieu, à Saint-Jacques-(de Compostelle.) « Apud Montemleonem, in aula mea, dum ad S. Jacobum iter arriperem. »
Ces faits étaient inconnus jusqu’ici : le plus ancien seigneur de cette châtellenie mentionné dans les Etudes sur l’arrondissement de Jonzac (p. 418), était Messire Guillaume, seigneur de Montlieu, capitaine du Pays d’Angoumois (17 janvier 1356.) L’histoire des seigneurs de la Haute-Saintonge, aux XIe et XIIe siècles, est un édifice à reprendre par la base.
- Monte Maurelli , Mont Maurel, Montmoreau, chef-lieu de canton, arrondissement de Barbezieux, Charente. Girberge de Montmoreau avait une part d’alleu au moulin de Chamballon ; Guillaume Gurpit était captal (capitalis) du château de Montmoreau ; Bernard et son fils donnèrent une borderie située près de Montmoreau, au comté de Périgord, in honore Petragorico.
- Monte Pavone, de Monte Pavonis, Montpao ; Montpont ou Monpont-sur-l’Isle, chef-lieu de canton, arrondissement de Ribérac, Dordogne. Trois seigneurs de ce lieu, Gérald de Montpao, chevalier, Aicius (Aizco) son frère, Gautier de Montpao et ses frères, sont nommés dans des actes qui intéressent des églises du Périgord.
- Monte Perfecto ; Pierre de Montparfait (?) est nommé deux fois, du temps de l’abbé Gislémond (1083-98) : une fois dans l’acte de donation de l’église de Blanzac, une autre fois dans un acte où lui-même donne la mansion de Constantin de Frandenxs. (?)
- Monte Petroso ; la terre de Montpeyroux donnée par Bernard, Belissent sa femme, Pierre et Hélie leurs fils (de la famille de Montguyon ?), était-elle en Périgord ? On y trouve Montpeyroux, canton de Villefranche-de-Lonchapt, arrondissement de Bergerac, et Montpeyroux, commune de Saint-Laurent-des-Hommes. Je croirais plus volontiers que ce nom significatif, Montpierreux, s’applique â quelque fief, situé près de Boresse ou de Neuvic-Montguyon.
- Monte Sampso , Monsamson, sommet aujourd’hui inconnu dans la châtellenie de Montlieu, in honore Montislucdonis ; cette terre appartenait par moitié à Richard de Montendre et à Bertrand de Montlieu, son cousin, et fut donnée par eux à l’abbaye de Baigne.
- Monte Sordidato, Mons Conchuat , Peurchier ou Peurchi, commune de Reignac, canton de Baigne, arrondissement de Barbezieux. Ce peu conserve encore en français, â huit siècles de distance, quelque peu de l’arôme émané de quelque grossière plaisanterie. Un fait inconnu lui avait valu le surnom de Mons Sordidatus, Mons Conchiiat, sans doute bien avant qu’Arsende de Barbezieux ne le donnât â l’abbaye de Baigne.
- Montelz , Montilz, Montes , Montez , Montet. Ces noms, malgré une certaine affinité, doivent s’appliquer âdes localités différentes.
Adémar de Montilz donne une terre située a Neuvic-Montguyon, entre une voie et l’entrée du château (1083-98.) Ce Montilz, serait-ce Montville, (Montis Villa), seigneurie située dans cette même commune de Neuvic ? Guillaume de Montils, prêtre, qui figure dans un acte de la famille d’Archiac, ne serait-il pas le curé (sacerdos) de Montils, canton de Pons, arrondissement de Saintes ? Arnaud de Montelz qui donne une terre à Brie-sous-Archiac, près du Vieux-Gué, n’appartient-il pas à cette même commune ? La villa appelée Montet (Ch. 58), me paraîtrait être sur la lisière du Périgord ; Hélie de Montez, qui parait dans un acte qui intéresse le Périgord, ne serait-il pas le seigneur de ce lieu ?
- Montinac, Montiniac ; Aleaiz (Alix) mère de Bernard Crèbe-Terre, donne son alleu de Montiniac, situé dans une paroisse de Saint-Pardoult, qui ne saurait être autre que Barret, dont l’église était dédiée â ce saint.
- Morters, Morterios villa, de Morterio , Mortiers, commune du canton et arrondissement de Jonzac. Robert de Mortiers est témoin, avant 1075 ; plus tard, on trouve Robert le jeune de Mortiers. Arnaud de Mortiers figure d’abord comme clerc (Ch. 495), comme prêtre (Ch. 217, 307), comme archiprêtre (Ch. 304), et enfin comme archiprêtre de Bouteville (Ch. 510.)
- Mortrunt , Morthrunt , Martron, ancienne paroisse de la châtellenie de Barbezieux et de l’archiprètré de Chalais, aujourd’hui réunie à Boresse, sous le titre de Boresse-Martron, canton de Montguyon. L’église de Martron, dédiée à S. Pierre, était une prébende d’un chanoine de Saint-Pierre de Saintes. Aimon du Breuil, Aimery du Breuil, Hélie son frère, Alduin d’Esticiac et ses frères, Aimon (de) Gardrad, Richard (de) Guillaume y possédaient des biens et y faisaient des donations à l’abbaye de Baigne.
- Morvilla ; Merville, commune de Sainte-Eugène, canton d’Archiac, était une terre appartenant au Prieuré de Saint-Pierre-d’Archiac ; il en est question dans la bulle du pape Adrien IV (30 mai 1159). Hélie Bertaut, de la famille d’Archiac, avait donné ce qu’il y possédait en terre et en vignes.
- Mota de Brolio. Une Motte, en style féodal, était un point fortifié, et souvent un tertre fait de main d’homme, défendu contre un coup de main par des fossés et des palissades. Les tenanciers d’un seigneur y devaient la garde. Il y a, dans la Haute-Saintonge et cette partie de l’Angoumois, beaucoup de Mottes et beaucoup de Breuil, en sorte qu’il est très-difficile de préciser où était située celte Motte du Breuil, près de laquelle Bernard (Berard ?) Crèbe-Terre et Aleaiz sa femme donnèrent une borderie.
- Muraus, Muraulx, Mureau (Etat-Major, Cassini.) A l’extrémité nord-est de la commune de Baigne-Sainte-Radégonde, étail anciennement un prieuré annexé â la réfectore-rie de l’abbaye de Baigne ; son église, dont il est question dans la Bulle de 1232 (Ch. 500, n° 39), était dédiée â S. Eutrope. Alduin (Helduinus), fils d’Alduin, époux d’Ermesinde, père d’Itier, donna cette villa à l’abbaye. Deux ruisseaux en marquaient la limite ; l’un était celui des Deux-Frères et l’autre le Tâtre (Trasta). Foucaud de Luc y fit aussi une donation importante renouvelée en trois circonstances (Ch. 531.)

N

- Nanclaro ; Nanclars, Charente, canton de Saint-Amand-de-Boixe, arrondissement d’Angoulème. P. (Pierre ?) de Nandars, archidiacre du diocèse de Périgueux (1153) était sans doute de ce lieu.
- Nauziaco ; villa, dans la paroisse de Saint-Maigrin, canton d’Archiac.
- Nedus , Lo Net , Ne ; le Né, un des principaux affluents de la Charente. Cette rivière faisait fa séparation des arcbiprètrés d’Archiac et de Bouteville, des châtellenies de même nom. Albert de Boisset donna une borderie au delà du Né « ultra aquam que vocatur Lo Net. » Bernard Frumentin engagea ses terres dont le Né formait la limite.
- Negrebosc ; probablement le Bois-Noir, dans la commune de Saint-Pallais-de-Négrinac, canton de Montlieu.
- Nbgrinac ; (V. Sancti Palladii de Negrinac.)
- Neiraco, Neirac ; Serait-ce Nérac en Gascogne ? Audebert, chanoine de Saint Pierre de Saintes, sous les évêques Ramnulfe et Rainald Chainel, était originaire de Nérac, « Audeberto canonico de Neiraco. »
- Neiros ; Néraud, Charente, commune de Saint-Félix, canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux. Cependant, il y a dans la commune de Chastenet, le Bois de Chez-Néraud, le cours d’eau de la font Néraud. ( ?)
- Nemus Bertaldi, Boisbreteau, canton de Brossac. (V. Bosco Bertaldi.)
- Nestenz, dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Champagnac, canton de Jonzac.
- Nioli, Nieul-le-Virouilh, ou comme on disait autrefois Nieul, près le Virouilh, commune du canton de Mirambeau, arrondissement de Jonzac. Ramnulfe de Nieul, prêtre, figure avec Richard de Clion (Claio), dans un acte qui intéresse Saint-Germain de Lusignan. L’abbé Raimond avait convoqué dans cette église les prêtres et clercs du voisinage pour décider une question en litige.
- Niort ; le Petit-Niort, section de la commune de Mirambeau. Gérald avait donné un quartier de vigne dans cette villa appelée Niort, près de l’église de Saint-Martin (de Mirambeau), dans l’archiprètré et la baronnie de Cosnac, in Cosnazisio.
- Nobiliaco (Sancti Petri de) ; Noaillé, célèbre abbaye en Poitou, dédiée à S. Junien ; Noaillac, canton et arrondissement de la Réole, Gironde, étaient trop éloignés pour qu’il soit ici question de l’un ou de l’autre. Serait-ce une forme latine équivalant à S. Petri de Nualac (Voir ce mot.), Saint-Pierre de Neuillac. Beaucoup de Nuaillé, en France, se disaient Nobiliacum ; Neuillac, Neuillé, Nuaillé, diffèrent peu. Arnaud et Isembard étaient prêtres de Neuillac (?) ; cette paroisse touchant à celle de Saint-Germain de Lusignan (V. Ch. 527.), cette explication me parait très-naturelle.
- Nogerium (ad magnum), Nugarium ; ce pourrait être Les Noyers, commune de Guimps ; cependant le Grand-Noyer, en face de la maison d’Adémar, devait être plus près de Boisset et sur un point culminant : « Super montem juxta Nugarium. »
- Nonavilla ; Nonaville, canton de Châteauneuf-sur-Charente, arrondissement de Cognac, Charente. Mainard, laïc, de Nonaville, n’était-il pas seigneur de ce lieu ?
- Novovico, Burgo Novo ; Neuvic-Montguyon, canton de Montguyon, arrondissement de Jonzac. Neuvic était autrefois de l’archiprètré de Montendre, et de la châtellenie de Montlieu. La découverte récente de sépultures de l’époque Mérovingienne donne de l’importance à celte commune, ou du moins appelle l’attention sur ses antiquités. Son église, dédiée à S. Laurent, était à la nomination de l’abbé de Baigne (1121 et 1232) et desservie par ses religieux. Il est question de cette église, vers 1066 ; Itier était prêtre de Neuvic, en 1076. Le château de Neuvic est mentionné avant l’époque de la première croisade, « sicuti levat via (une voie romaine ?) usque ad introitum castri. » Neuvic est nommé seize fois dans le Cartulaire.
- Nualac [Sancti Petri de) ; Neuillac, commune du canton d’Archiac, arrondissement de Jonzac. Peut-être même chose que Saint-Pierre de Nobiliaco. (Voir ce mot.)

O

- Odolrici Mainardi (borderia) ; borderie donnée par Guillaume d’Alduin, frère d’Itier (de Barbezieux ?) en même temps que d’autres biens situés près de Condéon.
- Ous Bruezt ; la Maison des Bruez devait se trouver dans la paroisse de Berneuil ou dans celle de Chillac, certainement dans l’archiprètré de Chalais. « Ad domum ous Bruezt » ous pour aux est un patois qui mérite d’être signalé.
- Osylliacense (territorium), Oxiliacensis (ecclesia), Ausiliacum ; Ozillac, commune du canton et de l’arrondissement de Jonzac.
Ozillac était une très ancienne châtellenie, plus tard un marquisat comprenant sept paroisses. Les plus grands seigneurs du XIe siècle y font des donations : Hélie Fromentin, époux d’Alduine (Audoina), père de Pierre, frère d’Adémar (d’Archiac ?) ; Foucaud le jeune d’Archiac, Hélie et Aldéarde, Gérald (d’)Achard, Adémar Acbrant, Itier son fils. Je croirais volontiers que cette châtellenie était un démembrement de la grande baronnie d’Archiac. L’église d’Ozillac, dédiée â S. Michel, était de l’archiprètré d’Archiac, et à la nomination du prieur de S. Eutrope de Saintes.

P

- Palenas, Las Palenas, Palena Lavvada. Une terre des Palènes était située dans la paroisse de Criteuil ; cette paroisse s’appelait alors Saint-Maigrin-de-Criteuil ; aujourd’hui son église est dédiée à S. Jean. Cinq chartes, qui se suivent, donnent l’histoire de cette terre pendant un demi-siècle et en même temps celle des seigneurs de Bouteville, de qui elle dépendait ; ils y avaient des prévôts : Robert Ebrart et Arnaud son frère (1089-98).
Il y avait une autre terre de Palènes, de Palenis, dans la paroisse de Periolo, sur laquelle Itier de Born, chevalier, prétendait avoir des droits (1182.) - Periolo, serait-ce Periou, commune de Saint-Valliers, Charente ?
Il y avait à Boisset, une terre appelée Apalena Lauuada (Palena Lavvada.) Ce nom ferait supposer l’existence d’un dolmen dans les bois. M. Michon, (Statist .p. 147.) cite dans la forêt de Dirac « une grosse pierre qui est sur trois bourdons de pierre, vulgairement appelée Pierre Levade. »
- Palti , Paltistbm ; maison et terre d’Adémar Palti ou Paltistem, qui devait se trouver près de Boisset.
- Panencelles ; (V. Sancti-Severini de Pavencelles.)
- Panis cocti (mainium) ; serait le village de Pain (cuit ?) commune de Chevanceaux ? ou bien faut-il le chercher plus près de Montchaude ?
- Paolac, Paiolac, Paulac ; Pouillac, commune du canton de Montlieu, arrondissement de Jonzac. Ancienne villa, dont l’église, dédiée à S. Hilaire, existait au milieu du XI* siècle ; Hélie est dit prêtre de Pouillac (1133-1141.) Divers seigneurs possédaient des biens dans cette paroisse : Seguin Veilon, inhumé à Baigne, et Gardrad (d’)Airaud, son cousin ; Ostende (d’)Adémar et Adémar son frère ; Guillaume de Mananenx, et Constantin son frère ; Hugues de Mananenx et ses frères Robert et Arnaud , neveux de Gaucher, de Constantin et de Guillaume ; Constantin (d’)Arade ; Foucaud de Bran, ainsi que Guillaume son frère, et Foucaud de Mananenx.
- Passiniaco, Mons Passiniac, Passinac ; Passignac, commune de Saint-Maigrin, canton d’Archiac, était une seigneurie, puisqu’on trouve Ramnulfe de Passignac et sa femme (nommée ailleurs Ermengarde) ; Jean de Ramnulfe probablement leur fils, donnait son alleu à Passignac ; Andron et Alguardis y faisaient aussi des donations.
- Passiraco , Passirac , Passeirac ; Passirac, commune du canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux, Charente. Son église, dédiée à S. Pierre, était à la nomination de l’abbé de Baigne (Ch. 2, n* 33 ; Ch. 550, n° 32*.) Elle fut consacrée par Boson, évèque de Saintes, en 1077, sous le pontificat de Grégoire VII. Les solennités de cette fête sont indiquées dans les Chartes 14, 212 , 252. Ramnulfe de Vignac (de Alviniaco), père de l’abbé Adémar, possédait cette église par droit héréditaire. Hugues, prieur de Barbezieux, disputa, à l’abbaye de Baigne, la possession de cette église ; mais elle lui fut maintenue par jugement de Ramnulfe, évèque de Saintes ; Seguin en était chapelain. et plus tard (1109-1121), Pierre de Rigaud, prieur, et Adémar, chapelain. Passirac était de l’archiprètré de Chalais, de la châtellenie de Barbezieux.
- Pauliniaco, Paulinac Il ne faut pas confondre deux localités qui portaient ce même nom latin. L’une, que l’on appelait au XVIIIe siècle Pollignac-sous-Montendre, était dédiée â S. Caprais, c’est aujourd’hui Polignac, commune du canton de Montlieu, Charente-Inférieure ; l’autre était dédiée â S.Martin, c’est aujourd’hui Poullignac, commune du canton de Montmoreau, arrondissement de Barbezieux, Charente. Saint-Caprais de Polignac était de l’archiprètré et de la châtellenie de Montendre ; Saint-Martin de Poullignac était de l’archiprètré de Chalais. Saint-Caprais de Polignac était à la nomination de l’abbé de Baigne, 1121 (Ch. 2, n° 24). Cette église lui fut donnée, un jour de fête de l’invention de S. Etienne, par Richard de Polignac, Ramnulfe et Ponce ses frères, du temps de Ramnulfe, évêque de Saintes, et de l’abbé Gislémond (1083-98.) Trois Richard de Polignac se sont succédés, de père en fils, comme seigneurs de Polignac : cette famille avait de grandes alliances (Ch. 251, 366, 373, 78, 364, 424, 478.)
- Peatgeria (La) ; Foucaud était seigneur de cette terre, aujourd’hui inconnue.
- Pedebou ; terre dans la paroisse de Saint-Pierre d’Oriolle.
- Peira Bruna ; le maine de Pierre Brune était situé à Gaifer (Guiffier) commune d’Archiac, - Il y a aussi Pierre-Brune, commune de Laruscade, canton de Saint-Savin, arrondissement de Blaye, Gironde. Ces noms indiquent quelque vieux dolmen. (?)
- Peirafont, Pbyrafonds, Petraffont ; Perfons (Cassini), commune de Boisbreteau. Cet ancien prieuré se trouvait près des sources de l’Ary ; il était annexé à l’hôtellerie de l’abbaye de Baigne. En 1121 (Ch. 2, n° 35), on trouve à la nomination de l’abbé de Baigne, l’église de Saint-Nicolas de Peirafont, ainsi qu’en 1232 (de Peirafonds.) Cependant le prieuré était sous le vocable de S. Pierre, (Santi Petri de Petrafonte.) A l’ouest de Perfons, il y a un lieu appelé encore aujourd’hui le Cloitre. (V. Ch. 373, 448.) B. PapaIon en était prieur en 1247.
- Peirat, Delpeirat, Alpeirat, Apeirat ; le Pèrat ou le Paire étaient des noms significatifs désignant une terre basse près d’un ruisseau. Il y a le Pérat, commune d’Arthénac, le Pérat, commune de Brie-sous-Archiac ; c’était là que se trouvait un gué déjà ancien au XIIe siècle, vadum vetus. Le Périer, Pererio, commune d’Alas-Champagne, avait la même signification. (V. Pererio.)
- Peireget, Peiruget, Peregeth, dans la châtellenie de Barbezieux ? Terre donnée à l’abbaye par Aléaiz et Bernard Crèbe-Terre, son fils, et dont Ramnulfe de Vignac (de Alviniaco) avait eu l’agrière en fief.
- Peldors, Peudors ; Peldors parait être une terre devant sept deniers de revenu à l’abbaye ; Peudors était un chevalier ? Peudors miles ? qui fut témoin d’un don fait par Adémar de Boisset.
- Peldrit ; Peudry, commune de Saint-Martial-de-Montmoreau, à 4 kilomètres de Montmoreau, Charente. Aimon de Peudry et Itier son frère, furent témoins d’une donation où figure aussi le captai du château de Montmoreau.
- Peletaneires , Laspeletaneires, Delapeletaneira ; lieu donné par Ramnulfe Guanellus, fils d’Ostinde Gaucher, du temps de l’abbé Geoffroi ; Clémence, soeur du moine Robert Gaucher, Avierne de Brie y possédaient des biens. Cette villa fut donnée en même temps que des terres situées à Arriac, commune de Chantillac. (V. Areac.)
- Pelfoleto (locus) ; un clos de vigne à Ciresio s’appelait Pelfoleto, Peu-Folet, la Pierre-Folle ?(V. Ciresio)
- Pererio , Alperer ; Arnaud (de) Pierre en embrassant la vie monastique donna la borderie Alperer, le Pairé ? le Périer ? - Guillaume surnommé du Périer, de Pererio, fit un accord avec l’abbaye de Baigne, au sujet d’une terre donnée par Ramnulfe de Vignac. (de Aluinac.)
- Periolo ; Pereuil, canton de Blanzac, arrondissement d’AngouIème. Guillaume de Born, chevalier, avait commis des exactions sur des terres de l’abbaye situées dans cette paroisse ; il fit un accord avec l’abbé Guillaume, en 1182.
- Petriacinsis (vicaria), la viguerie de Pérignac ; Pérignac, commune du canton de Pons, arrondissement de Saintes, Charente-Inférieure. Ramnulfe et Bernard son frère vendirent, à l’abbé Seguin, (avant 1075), des vignes situées dans cette viguerie. Fradorville (commune de Sainte-Eugène), Sainte-Eugène, La Grave (commune de Pérignac), se trouvaient dans cette viguerie. Un titre de l’abbaye de Saint-Cybard, qui a sa date entre 940 et 947, nomme l’église de Sainte-Eugène, Sanctae Eugeniae, en Saintonge, « in Santonico, in vicaria Pedriacinse, Curtem Fradorevillam... » (V. Adémar de Chabanais, Patr. Migne, t. CXLI, col. 42.) Ces mots : in Santonico, joints à l’inspection des cartes géographiques auraient dû suffire pour faire éviter une erreur dans laquelle sont tombés plusieurs historiens de l’Angoumois, qui ont mis Sainte-Eugène dans la viguerie de Pérignac, du canton de Blanzac. Ce chef-lieu d’archiprètré du diocèse d’Angoulême, n’a jamais été in Santonico ; du reste, les distances s’opposent à une pareille circonscription. Pérignac, près Pons, avait une véritable importance au XIe siècle ; il était devenu un des plus riches prieurés de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély. Je ne crois pas qu’il soit possible d’hésiter à le regarder comme le chef-lieu de la viguerie Pedriacinsis ou Petriacinsis, située en Saintonge : La question des vigueries d’origine Carlovingienne est assez grave et assez peu étudiée pour justifier cette explication.
- Pillach, Pillac, canton d’Aubeterre, arrondissement de Barbezieux, Charente, autrefois du diocèse de Périgueux et chef-lieu d’archiprètré. Arnaud était archiprêtre de Pillac, vers 1146 ; en 1215, P. (Pierre ?) était archiprêtre de Pillac et en même temps chanoine d’Aubeterre.
- Pinum (ad), de Pinu, de Pino, Delpi, de ou del Pi ; Le Pin, commune du canton de Montlieu, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. Son église était dédiée à Saint Martin, et à la nomination du prieur de Bouteville ; la commune actuelle se trouvait primitivement dans la viguerie de Montendre, et dépendit plus lard de son archiprêtre et de sa châtellenie. Le prêtre Guillaume du Pin, et Ramnulfe son frère, vivaient du temps de l’évèque de Saintes, Ramnulfe. - A la fin du XIe siècle, on disait en Saintonge l’église del Pi, le cimetière de Saint-Martin Delpi, le Moli Chambalo, au lieu de dire le Pin et le Moulin.
- Pladur (Isla que est a) ; Pladu, commune de la Chaise, canton et arrondissement de Barbezieux ; l’Ile de Pladu était formée par le cours du Né (Nedus.)
- Plana Silva ; Plène-Selve, canton de Saint-Ciers-la-Lande ; arrondissement de Blaye, Gironde. Plène-Selve était une abbaye du diocèse de Bordeaux. Je ne m’explique pas aisément ce qui est dit au Cartulaire de Baigne (Ch. 326), que Plène-Selve dépendait de la seigneurie de Montguyon, in honore Montis Guidonis. En 1163 , Hardouin, archevêque de Bordeaux, régla des questions en litige entre les moines de Baigne et les chanoines de Plène-Selve. L’abbaye de Baigne possédait au diocèse de Bordeaux, les églises de Saint-Ciers-de-Brau (Saint-Ciers-la-Lande), de Saint-Pallais, de Saint-Aubin, qui enveloppaient les possessions de Plène-Selve.
- Plantas (locus) ; ce lieu était situé dans la paroisse de N.-D. d’Yviers, canton de Chalais, arrondissement de Barbezieux.
- Podio. Il est fait mention, dans le Cartulaire, de dix-neuf localités ayant une même racine, le root Podium, qui se traduit en français par les mots Peu, Puy, le Peux, le Puech, le Pey, le Pé. Je dirai, le plus brièvement possible, un mot sur chacun de ces Podium.
- Podium, Sans addition. Gérald du Puy et Begon son frère, Arnaud du Puy, apparaissent sur la fin du XIe siècle.
- Podio Aboni, Eboni, Abo, Podio Bono, situé dans la paroisse de Saint-Marien de Condéon ;
- Podio Amar, où Guillaume Rasa donne une terre ;
- Podio, Poio Amauric, nommé vers 1068 ;
- Podio Arnaut Rodol , où Ramnulfe (d’)Arnaud possédait un alleu ;
- Podio Cabruno (cité neuf fois), Puy-Chabrun, qui faisait partie de la baronnie de Montausier ; viguerie de Cathmerium (Baigne) ;
- Podio a Cavailosa , près de Segeleires (commune de Condéon ?) ;
- Podio Dao, Daio, que possédait Itier de Barbezieux, fils de Girberge, et après lui Aldoin, fils d’Itier ; il y avait une fontaine du même nom, fontem de Dao, non loin de Chantillac ;
- Podio Donat, que possédait Gérald (de) Rigaud et son fils ;
- Podio Genest, seigneurie dont un Mainard porta le nom, Mainardus de Podio Genest et filius ;
- Podio Girberto, terre située en Périgord, près de Chenau (Chanaor) ;
- Podio Greloso ; Puy-Grélier en Angoumois ; Itier de Puy-Grélier possédait un alleu à Fontaines (d’Ozillac) ;
- Podio Leuter, que je croirais volontiers en Périgord ;
- Podio Mangor, Mangore ; Puy-Mangou, canton de Sainte-Aulaye, arrondissement de Ribérac, Dordogne ; son église (V. Ch. 58 et 61), dédiée à S. Etienne , était un prieuré à la nomination de l’abbé de Baigne, desservi par des religieux de cette abbaye. ( Seguin, prieur, 1109-1121. Bonet, chapelain, 1111-49 ; Guillaume de Durfort, prieur, avant 1213 ; Guillaume de Gautier, prieur, 1215 ; Guillaume, prieur, 1225) ;
- Podio Palastrel, qui appartenait à la famille du Breuil ;
- Podio Regali ; Puy-Rigaud, commune de Léoville, (Lacroix), canton de Jonzac ; anciennement paroisse dédiée à la Sainte-Vierge, « in parrochia Sanctae Mariae de Podio Regali », en 1219, F. de Podio Regali (de Puy-Rigaud), était un moine de Baigne. Puy-Rigaud était du nombre des dix paroisses qui composaient la baronnie de Montausier, ancienne viguerie Cathmeriacinsis. - On trouve près de Puy-Rigaud (Podium Regale) le Bois des Rois, le Pont des Rois, le Logis des Rois ; Puy-Rigaud s’est écarté davantage de son étymologic latine.
- Podio Sigeldo, villa où Adémar de La Vergne et son épouse firent une donation ;
- Podio de Surfort ou Suffront, hauteur dont une portion formait un alleu appelé Roi-mont ;
- Podio Umberti ; la terre d’Arnaud (de) Foucaud de Puy-Humbert devait cinq deniers de rente à l’abbaye de Baigne.
- Poipastel ; lieu qui appartenait à Guillaume du Breuil et son frère.
- Pomarolo, (en Périgord ?) Gérald de Pomarolo était chapelain de Saint-Sévérin de Pavancelles, vers 1146.
- Pommer, Pomers, Pomer ; Pommiers, commune du canton de Montendre. Mainard de Pommiers, frère de Ramnulfe (prêtre de Pommiers ?), oncle de Richard, était chapelain de l’église de Sainte-Radégonde, près Baigne, du temps de l’abbé Hélie.
- Ponte (de), Pontibus (de). de Ponto ; Pons, chef-lieu de canton, arrondissement de Saintes, Charente-Inférieure. Le donjon de son château, qui existe encore, est mentionné dans un acte du 28 août 1083 ; la châtellenie ou sirie de Pons comprenait 36 paroisses relevant directement et 11 paroisses relevant médiatement, c’est-à-dire dont les seigneurs devaient l’hommage : c’était la plus grande châtellenie du diocèse de Saintes. La généalogie et l’histoire des sires de Pons n’existe nulle part, ou bien existe avec des fautes déplorables. C’est un sujet à refaire à neuf sur documents originaux. Le Cartulaire de Baigne a, sur ce point, de précieux éléments. Les relever et les coordonner nous entraînerait trop loin. (V. Ch. 55, 56, 210, 305, 306, 292, 310, 44, 344,15, 373, 21, 22, 23, 455, 551, 552, etc.) Je crois les seigneurs de Pons issus de la maison d’Archiac. Pons et la plupart des paroisses qui en dépendaient, étaient de l’archiprètré d’Archiac.
Le prieuré conventuel de Saint-Martin de Pons avait 12 religieux bénédictins, y compris le prieur ; celui de Saint-Vivien de Pons était moins important ; tous les deux relevaient de l’abbaye de Saint-Florent de Saumur.
- Ponte Britonis , était dans la paroisse de Saint-Germain-de-Lusignan, et désigne peut-être la même chose que Pontum Sancti Germani, même paroisse.
- Ponciac, Pontiac (de), seigneurie aujourd’hui inconnue ; Arnaud de Ponciac vivait à la fin du Xle siècle, avait pour frère Guillaume, pour cousin Richard, et donnait une borderie dans la paroisse de Saint-Caprais-de-Polignac-(sous-Montendre.)
- Populos (ad), lieu inconnu près des bords de la Dronne et de Cheneau (Chanaor), Gironde.
- Porcharecia, Poriaresa ; Porcheresse, canton de Blanzac, arrondissement d’Angoulème , Charente ; cette église donnée à l’abbaye de Baigne par Adémar évèque d’Angoulème , était dédiée à Saint-Cybard.
- Portel (terra de), en Périgord ? - Je ne pense pas qu’il soit ici question du village du Portail, dans la commune de Baigne-Sainte-Radégonde.
- Pranzac ; Guillaume de Pranzac (1141-49), était-il seigneur de Pranzac, canton de la Rochefoucault, arrondissement d’Angoulème, Charente ?

R

- Rachiaco, Raschiac, Rasquiago, villa. Je crois que c’est Ragot, commune de Barbezieux.
- Ramafort ; seigneurie située dans la paroisse de Saint-Vallier, canton de Chalais ; A. de Ramafort était moine de Baigne.
- Ramet ; terre située dans la paroisse de Saint-Vincent-de-Vassiac , commune de Montguyon. (V. la Ch. 499, datée du 5 juillet 1149.)
- Rascoel. Martin de Rascoel(?), paysan, demeurait attaché à la culture d’une pièce de terre située sur la paroisse de Brossac.
- Rausel, nom d’un bois. Rossel, nom d’un moulin, (paroisse de Boresse ?). Rausers,
nom d’une seigneurie (?) que mirent en gage Arnaud de Rausers et Alarie son épouse, et dont je ne saurais déterminer la position précise.
- Ribeirolo , Riberriolas (?) ; Ribeyrolles (?), château, commune de Le Change, canton de Savignac-les-Eglises, arrondissement de Périgueux, Dordogne. Le Cartulaire nous fait connaître Andron de Ribeyrolles, Usanna (Osanne) sa femme, Téberge, sa belle-mère.- En 1129, l’abbé de Baigne cède à l’abbé de La Couronne, tout ce qu’il possédait apud Riberriolas. (?)
- Ribeira, Riberia de Chanaor ; la Rivière de Chenau, au bord de la Dronne. La Rivara signifie la même chose : une terre qui longe un cours d’eau. Hélie de la Rivière (de la Ribeira), moine de Baigne en 1213 et 1214, est dit prieur de Saint-Séverin de Pavencelles, en 1225.
- Riniaco, Rinac ; Reignac, canton de Baigne, arrondissement de Barbezieux. Son église, dédiée à S. Pierre-ès-Liens, dépendait de l’abbaye de l’Esterp [Stirpensis), au diocèse de Limoges,Itier, prêtre (sacerdos-curé) de Reignac est nommé à la fin du XIe siècle.
- Roac , Roach ; Roc, ancienne église paroissiale de Saint-Laurent-de-Roc, donnée entre 1105 et 1110, à l’abbaye deSaint-Romain-de-Blaye, par Pierre II de Soubise, évêque de Saintes. (V. Gall. Chr. II col. 1066. Note.) [2] La nouvelle et élégante chapelle du petit séminaire de Montlieu est bâtie sur les ruines et l’emplacement de cette église du XIIe siècle. Je crois que, sans préjudice pour la dévotion à S. Roch, mort à Montpellier vers le milieu du XIVe siècle, il serait juste de conserver le souvenir de cette ancienne église paroissiale de Saint-Laurent-de-Roc, plus vieille de trois siècles, et de ne pas confondre Roc et S. Roch. Geoflroi (de) Gérald (Ch 80) donna une grande pièce de son alleu, terre appelée Corciac (Acorciac), située dans cette paroisse de Saint-Laurent-de-Roach ou Roac : témoins, Ramnulfe de Corciac et Hélie, Guillaume de Montlieu et Bertrand son fils qui autorisèrent. (V. Rocimago.)
- Roachava , Ruacava ; terre (près de Baigne ? près du Bourg et du Marché ? ) donnée par Arnaud Engalbert et ses frères.
- Roca , Rocha ; La Roche. Il y avait tout près d’Archiac, le fief de la Roche ; Guillaume de la Roche, seigneur de Jonzac (1075-1081), allié très-certainement à la famille d’Archiac, aurait-il tiré son nom de ce fief ?
- Rocapina ; lieu inconnu de la châtellenie de Barbezieux, où frère Bernard (de cette famille ?) en entrant en religion, donne des borderies. Il y a dans la Charente, deux localités appelées Rochepine.
- Rocha de Bardenac ; la Roche-de-Bardenac, terre située dans la commune d’Alas-Champagne. (?)
- Rochafort ou Rocha Fort ; Rochefort-sur-Charente, chef-lieu d’arrondissement de la Charente-Inférieure. Deux chevaliers de celte famille, qui joue un certain rôle sous Aliénor d’Aquitaine el ses fils, sont nommés dans une charte du 5 août 4235, l’acte est signé à Chalais.
- Rocimago (vicaria) ; une des vigueries de la Saintonge, dans laquelle se trouvait le lieu appelé Bosseria, la Boissière. Je conjecture que cette viguerie devait correspondre à la châtellenie de Montlieu, el cela pour deux raisons : 1° Il y a dans le canton de Montlieu, un lieu appelé la Boissière ; 2° Rocimagus (en ôtant la finale magus, laquelle disparait en France, dans beaucoup de lieux qui se terminaient ainsi ), est bien voisin de Roc ou Roac dont l’ancienne paroisse était dédiée à S. Laurent (entre 1105 et 1111.) Toutes les grandes châtellenies s’établissent, au Xe siècle, sur les anciennes vigueries nées aux VIIIe et IXe siècles, ou tout à côté d’elles : Roc (Rocimagus ?) était tout à côté de l’ancien château de Montlieu.
- Rofiac , Rofiaco villa ; Rouffiac, canton de Pons, arrondissement de Saintes, Charente-Inférieure ; peut-être dans une des trois Chartes qui en parlent, Rouffiac-de-Blanzac, Charente.
- Roichalau ; alleu situé dans la paroisse de Chantillac, canton de Baigne, appelé ainsi de vieille date déjà au XIe siècle : « vocatur ab anliquis Aroichalau. »
- Roimont ; alleu faisant une portion des hauteurs de Puy-Suffort ou Suffrot.
- Romas. La terre d’Arnaud de Romas était dans la paroisse de Saint-Germain-de-Lusignan, vers 1078 ; aujourd’hui, il y a les Romas, commune de Neuillac, canton d’Archiac. Les limites paroissiales peuvent avoir changé.
- Rosolent ; lieu mentionné dans le Cartulaire vers 1068 ; inconnu aujourd’hui.
- Rupe, même chose que Roca ou Rocha, La Roche ; mais employé à une époque postérieure. Guillaume de Rupe, clerc, doit se traduire par Guillaume de la Roche ; Hélie de Rupe, vers 1213, doit être un Hélie de la Roche. (V. Roca, Rocha.) La Rochelle, appelée Rupella depuis le XIIIe siècle, est née sous le nom de Rochella ; Rochefort, Rupefortis en latin moderne, s’appelait, au XIIe siècle, Rocha Fort ou Rochafort. (V. Ch. 543.)

S

- Samonac, villa, Samonac, canton de Bourg-sur-Gironde, arrondissement de Blaye, Gironde.
- Sanguila, Asanguila ; dans la paroisse de Saint-Marien-de-Condéon.
- Santonae, Santonicus pagus ; Saintes, la Saintonge. Saintes était la ville épiscopale, le centre d’un vaste diocèse s’étendant de la Gironde à la Sèvre-Niortaise ; l’Océan le bornait à l’ouest ; à l’est, sa limite plus indécise, correspondait à une ligne à peu près droite, tirée de Niort à Chalais. Ce diocèse était divisé en deux archidiaconnés : de Saintonge et d’Aunis, et en quinze archiprètrés ; le 16* était celui de la ville épiscopale (correspondant au territoire de la commune actuelle de Saintes.) Les évêques de Saintes sont souvent en rapport avec les abbés et l’abbaye de Baigne ; douze évêques de Saintes sont mentionnés au Cartulaire, savoir : Geoffroi, archevêque de Bordeaux, administrant l’évêché de Saintes (1032-1036), Arnulfe, Godéran, Boson, Ramnulfe, Pierre II de Soubise , Rainald Chesnel, Pierre III de Confolent, Guillaume de Gardrad, Bernard, Adémar de Carbonnel, Pierre IV (15 juin 1247.) Pendant 200 ans, le Cartulaire nous donne une foule d’actes des évêques de Saintes ; actes qui intéressent un grand nombre de paroisses. Le diocèse de la Rochelle correspond actuellement à l’ancien diocèse de Saintes ; à cette seule différence près que l’ancien diocèse de Saintes était plus vaste. En 1801, ce diocèse a perdu 158 communes. Du côté de Barbezieux, Bouteville et Cognac (jadis du diocèse de Saintes), 127 communes ont été détachées et réunies au diocèse d’Angoulème ; du côté de Mauzé (jadis du diocèse de Saintes), 30 communes ont été détachées et réunies au diocèse de Poitiers ; une seule commune, l’Ile d’Elle, a été réunie au diocèse de Luçon. Du côté d’Aunay, le diocèse de la Rochelle a gagné, en 1801, 15 communes qui n’étaient pas du diocèse de Saintes, mais du diocèse de Poitiers.
- Silva Ardena. Pierre de Boisset donna sa part dans la forêt appelée Ardène (V. Ardena.)
- Silva Major ; la Sauve-Majeure ou la Grande-Sauve, canton de Créon, arrondissement de Bordeaux, Gironde, abbaye fondée par S. Géraud en 1079. Itier de Barbezieux, près de mourir, partagea une forêt entre les bénédictins de Baigne et ceux de la Grande-Sauve.
- Soena ; La Seugne, rivière qui passe à Jonzac et à Pons, el forme un des principaux affluents de la Charente, se nommait Soena. (V. Cartul. de Saint-Cyprien de Poitiers, titre de 1096.) Guillaume de Soena, qui tenait le mas de Chastenet (Ch. 456), aurait-il pris son nom de cette rivière. Soena, serait-ce Seugnac, châtellenie sur les bords de la Seugne, à peu de distance de Pons ?
- Sonavilla ; Sonneville, commune du canton de Segonzac, arrondissement de Cognac. Agnès de Sonneville, Begon son fils, Guitburge sa fille, firent un don à Saint-Pierre d’Archiac.
- Sparo ; Léparon, commune de Saint-Michel-l’Ecluse, et Léparon, Dordogne. En 1232, l’église de Saint-Paul de Léparon, au diocèse de Périgueux, était & la nomination de l’abbé de Baigne. (Ch. 550, n° 48.)
- Sutiac ; seigneurie inconnue (près de Jonzac ?), Arnaud Poncs de Sutiac figure deux fois à côté d’Hélie (d’)Achard et de Richard de Polignac, son cousin.
- Sanctus, Sancta. Beaucoup de localités, en Saintonge, portent le nom d’un saint ou d’une sainte, avec ou sans complément. Le complément est ordinairement le nom ancien du lieu devant lequel on a ajouté le nom du saint à qui l’on dédiait l’église de la paroisse nouvellement créée.
- Sarcenx, Charsencs ; villa située dans la paroisse de Condéon.
- Sarsiz , Alsarsiz ; terre située dans la paroisse de Saint-Sulpice de Chillac ou dans la paroisse de Saint-Sulpice de Challignac, Charente.
- Saumeirac , Soumeras ( ?), commune du canton de Montendre, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure.
- Saviniaco villa ; Sauviniac (?), commune du canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux, Charente.
- Saviola , Sauiola ; lieu inconnu dont l’existence n’est signalée que par ces mots : Petro sacerdote de Sauiola.
- Segeleires ; terre allodiale située dans la paroisse de Saint-Marien-de-Condéon, faisant partie des hauteurs appelées Podium a Cavailosa.
- Senovilla (Senneville ?) ; Gérald de Senovilla donne un quartier de terre dans la villa Rachiaco (Ragot, commune de Barbezieux.) - Faudrait-il lire Sonavilla ?
- Senzavila, Senzavilla ; Xandeville, aujourd’hui commune de Barbezieux, ancienne église paroissiale dédiée à Notre-Dame, de l’archiprètré d’Archiac , et de la châtellenie de Barbezieux.
- Serentias villa ; dans la viguerie de Cathmeriacum (Baigne) ; très-probablement Serres, village de la commune de Messac.
- Sancti Aquilini, Sancti Agulini ; Saint-Aigulin, canton de Montguyon, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. Bernard de Saint-Aigulin, Pierre prêtre de Saint-Aigulin , vivaient au temps de l’abbé Hélie (1141-49) ; Guillaume (de) Raimond, chapelain de Saint-Aigulin, en 1225.
- Sancti Albani (Sancti Albini ?). Le Cartulaire désigne ainsi l’église de Brie-sous-Barbezieux. (V. la note de la page 156.) Teuton de Saint-Aubin, Teutoni sancti Albini, un des chevaliers d’Arnaud fils d’Amaluin, aurait-il été seigneur de ce lieu ?
- Sancti Antonini (capella). Ce lieu, où Amblard et son frère donnèrent leur alleu, m’est inconnu.
- Sancti Bartholomei (ecclesia) ; l’église de Saint-Barlhélemy de Bellegarde, dans la Dordogne, fut donnée le 20 mars 1153, au prieur de Gardedeuil et à l’abbaye de Baigne, par Raimond, évêque de Périgueux ; en 1232, elle était au nombre des églises relevant de cette abbaye. (Ch. 550, n° 60.)
- Sanctae Columbae (parrochia) ; Sainte-Colombe, commune du canton de Montlieu, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. Foucaud d’Archiac y fil un don, confirmé par Adémar son neveu, en présence de l’abbé Adémar.
- Sancti Cipriani (pedagium) ; Saint-Cyprien, commune de Chatignac, canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux, Charente ; anciennement prieuré, plus tard vicairie perpétuelle. Saint-Cyprien-du-Gart (ou du Gué), archiprêtré de Chalais, avait une foire à la fête de Saint-Cyprien (le 16 septembre ?), et devait un droit de péage à l’abbé de Baigne.
- Sancti Cvrici, Cirici, mieux Quirici de Brau ; Saint-Ciers-de-Brau, dit aujourd’hui : Saint-Ciers-la-Lande, chef-lieu de canton, arrondissement de Blaye, Gironde. En 1118, cette église fut donnée à l’abbaye de Baigne, par Arnaud, archevêque de Bordeaux. A mon avis, c’est l’Ebromagus où S. Paulin, évèque de Nole (né en 353, mort le 22 juin 431), avait sa villa d’habitation lorsqu’il était encore laïque. Quelques-uns pensent qu’il y est né. (V. Patr. Migne, T. LXI. Col. 18.)
- Sancti Eugeniae (parrochia) ; Saint-Eugène (on devrait écrire Sainte-Eugène), canton d’Archiac, arrondissement de Jonzac, Charente-Inférieure. L’église dédiée à S. Martin, était à la nomination de l’abbé de Baigne. Gauzbert ou Josbert de Sainte-Eugène est nommé plusieurs fois ; Foucaud Bertaud fut prieur de Sainte-Eugène ; tous les deux étaient de la famille d’Archiac. (?)
- Sancti Eutropii de la Garda (Rothardi) ; prieuré de Saint-Eutrope de la Garde-Rodard, commune de Condéon. (V. Garda.)
- Sancti Eutropii de Muraus, Muraulx, prieuré de Saint Eutrope de Muraux, près de l’étang de Saint-Maigrin et du cours du Tâtre. (Trasta.) (V. Muraus.)
- Sancti Felicis de Meciaco ; église de Saint-Félix de Messac. (V. Messac.)
- Sanctae Fidis ; Sainte-Foy-la-Grande, chef-lieu de canton, arrondissement de Libourne, Dordogne. C’est dans cette église que Réginald de Thiviers, évèque de Périgueux, dressa l’acte de donation de l’église de Sainl-Médard de Gorzon.
- Sancti Fortunati (ecclesia), Corsac, dans la paroisse de Saint-Fort-sur-le-Né, devait XVI deniers de rente à l’abbaye de Baigne.
- Sancti Florentii Salmuriensis Monachi ; Saint-Florent-de-Saumur, aujourd’bu chef-Iieu de canton, arrondissement de Cholet, Maine-et-Loire. Une abbaye fut fondée vers la fin du IVe siècle sur le Mont-Glonne ; elle devait son origine à S. Florent, disciple de S. Martin de Tours. Nommé d’abord Sanctus Florentius in Monte Glonna, ce monastère prit dans la suite le nom de Saint-Florent-le-Vieil. Détruite par les Normands, en 848, rebâtie l’an 950, par Thibaud 1er, comte de Blois, dans le château de Saumur ; détruite de nouveau, vers 1025, celte abbaye fut rebâtie en dehors et près de la ville de Saumur et prit le nom de Saint-Florent-lez-Saumur. Cette abbaye possédait plusieurs beaux prieurés dans le diocèse de Saintes : Saint-Martin-de-Pons, desservi par douze religieux , Saint-Vivien-de-Pons, Saint-Pierre-de-Bougneau, Saint-Grégoire-de-Tesson. J’ai publié en appendice (Ch. 551 et 552), l’échange, fait entre l’abbaye de Baigne et l’abbaye de Saint-Florent-lez-Saumur, des églises de Sainte-Eugène et de Bougneau. Ces deux pièces sont tirées du Cartulaire intitulé : Codex albus de Saint-Florent-de-Saumur, qui contient environ 225 chartes encore inédiles.
- Sancti Georgii de Scobillac, Scubillac ; Saint-Georges de Cubillac, canton de Saint-Genis, arrondissement de Jonzac. Cette paroisse était à la nomination de l’abbé de Baigne ; Ramnulfe, évèque de Saintes, la lui avait donnée, avec le consentement d’Audouin, qui parait avoir été seigneur du lieu.
- Sancti Germani de Lezinac, de Leziniaco ; Saint-Germain-de-Lusignan, canton et arrondissement de Jonzac. Prieuré et église paroissiale à la nomination de l’abbé de Baigne. En 1078, Boson, évèque de Saintes, avec le consentement de Guillaume (de la Roche, seigneur de Jonzac,) donna cette église à l’abbé Itier ; Heldrade et Ramnulfe d’Etienne en furent successivement prieurs. Plusieurs chartes intéressent cette commune.
- Sancti Gregorii de Ardena ; Saint-Grégoire-d’Ardennes, canton de Saint-Genis, arrondissement de Jonzac ; paroisse à la nomination de l’abbé de Baigne.
- Sancti Hilarii prope Barbezillum ; Saint-Hilaire-de-Barbezieux, commune du canton et de l’arrondissement de Barbezieux ; autrefois de l’archiprêtré d’Archiac. Une nombreuse et puissante famille donne l’alleu qu’elle possédait entre le château de Barbezieux et l’église de Saint-Hilaire. (Ch. 302, 303, 304.) Trois autres chartes semblent concerner cette église désignée simplement sous le nom de Saint-Hilaire.
Sancti Hilarii de Bosco ; Saint-Hilaire-du-Bois, commune du canton de Mirambeau, arrondissement de Jonzac ; autrefois de l’archiprêtré d’Archiac.
- Sancti Hilarii de Paolac ; Pouillac. (V. Paolac.)
- Sancti Jacobi de Albaterra ; Saint-Jacques-d’Aubeterre ; un acte de Pierre Vigier, seigneur d’Aubeterre, fut fait dans cette église. II y avait à Aubeterre un chapitre dont le chef portait le titre d’abbé, avec un chantre et quatorze chanoines. Le marquisat d’Aubeterre contenait vingt-cinq paroisses ; le château était vaste et spacieux. (Gervais, p. 261) (V. Albaterra.)
- Sauctum Jacobum (iter ad) ; Saint-Jacques de Compostelle ou Saint-Jacques en Galice. Bertrand de Montlieu, à la veille d’entreprendre ce pèlerinage, un lundi de Pâques, vers 1213, signe une donation en présence d’une grande assemblée réunie dans son château de Montlieu.
- Sancti Johannis de Archiaco (Capella) ; la bulle de Grégoire IX, (Ch. 550 n° 3.) signale, à Archiac , outre l’église de Saint-Pierre-d’Archiac, qui était celle du Prieuré et l’église principale du lieu, l’église ou chapelle de Notre-Dame, et la chapelle de Saint-Jean. Le bref de Pierre III de Confolens, évèque de Saintes, antérieur de 110 ans, nomme les églises de Saint-Pierre, de Notre-Dame et de Saint-Martin, et place ces deux dernières dans le château « et capelle ipsius castelli. » Tout porte à croire que Saint-Martin et Saint-Jean sont une même chapelle qui a eu successivement deux vocables.
- Sancti Johannis de Aurelio ; Pierre (d’)Hélie, chanoine de Saint-Jean-de-Aurelio fut témoin, en 1129, du don fait au bienheureux Lambert abbé de la Couronne.
- Sancti Johannis de Cantiliaco ; Chantillac, (V. Cantilac.)
- Sancti Johannis que vocatur Acasanias (ecclesia) ; Casanias, église du Périgord ; (V. Casanias.) Serait-ce le lieu indiqué en ces termes par M. le vicomte de Gourgues : « locus de castris in quo ecclesia Sancti Johannis. » - La Chapelle Saint-Jean ?
- Sancti Laurentii de Novo-Vico ; Saint-Laurent-de-Neuvic-Montguyon. (V. Novo-Vico.)
- Sancti Laurentii de Roac , Roach ; ancienne paroisse de Saint-Laurent-de-Roc, à la nomination de l’abbé de Saint-Romain-de-Blaye ; (V. Roac.) [3]
- Sancti Leonardi de Gardadel. (V. Gardadel).
- Santae Leverinae, Leurinae de Cruc, parrochia. Aujourd’hui Sainte-Lheurine, commune du canton d’Archiac, arrondissement de Jonzac. (V. Cruc.)
- Sancti Macrini, Magrini. L’église de Saint-Macrin ou Saint-Maigrin, à Criteuil. On voit un Guillaume prêtre et prieur de Saint-Macrin. (V. Christolio.)
- Sancti Mariani de Condeom ; Saint-Marien-de-Condéon. (V. Condéon.)
- Sakctae Mariae de Alas ; - de Arthenac ; - de Bria ; - de Boareza ; - de Boisset ; de Brociaco ; - de Corona ; - de Iverio ; - Castelli de Joenzac ; - de Lineires ; - de Monte àuserii ; - de Monte Guidonis ; - de Podio Mangor ; - de Podio Regali ; - de Senzavilla ; - Silvae Majoris ; - de Tusgiros. Pour ces dix-sept églises sous l’invocation de Sainte-Marie ou de Notre-Dame : voir ces différents noms de lieux. Un d’entre eux manque : Boareça, Boarecia, Boareza ; Boresse ou Boyresse, commune (avec Martron) du canton de Montguyon, arrondissement de Jonzac,
- Sancti Mariae Magdalenae de Jarfolosio. (V. Jarfolosio.)
- Sancti Martialis de Villa Recoignata. Saint Martial-de-Villesongnade. (Voir la note sur la Charte CCXVI.
- Sancti Martini de Arthenac ; - de Ary ; - Castelli de Archiaco ; - de la Barda ; de Clam ; - de Colz, Coux ; - in Cosnazisio ; - Delpi, ad Pinum ; - de Fontanes, Fontanis ; - de Moenx ; - de Silviniaco ; - de Tauueirac ; - de Venet. Pour ces treize églises sous l’invocation de Saint-Martin, voir ces différents noms de lieux.
- Sancti Mauricii de Tavernolis. Saint-Maurice-de-Tavernoles, commune du canton de Jonzac.
- Sancti Medardi ; Saint-Médard-de-Gurzon (?) en Périgord. Cette église est donnée à l’abbaye de Baigne par Reinald évèque de Périgueux et par Auger de Gorzon ?
- Sancti Michaelis de Montandret ; - Oxiliacensis , de Ausiliaco ; Saint-Michel de Montendret, d’Ozillac. (V. Montandret, Ozillac.)
- Sancti Nathalis de Foliata ; l’église de la Nativité de Fouillade (V. Foliata.) donnée par l’évêque d’Angoulème.
- Sancti Nicholai de Peirafond ; Saint-Nicolas-de-Peirafond. (V. Peirafont.)
- Sancti Palladii ; Saint-Pallais, au diocèse de Bordeaux ; aujourd’hui Saint-Pallais, canton de Saint-Ciers-la-Lande, arrondissement de Blaye, département de la Gironde. Donnée à l’abbaye de Baigne par l’archevêque de Bordeaux.
- Sancti Palladii de Negrinac ; Saint-Palais-de-Négrignac, sous le patronage de l’abbé de Saint-Romain de Blaye ; aujourd’hui commune importante du canton de Montlieu, arrondissement de Jonzac.
- Sancti Palladii de Vertol. Saint-Pallais-de-Verteuil-sur-Charente, canton de Ruffec, à peu de distance de ce chef-lieu. Il est possible que le Saint-Pallais désigné charte 438, soit celui-ci. (V. Vertol.)
- Sancti Pardulfi de Barret. Saint-Pardoult-de-Barret. (V. Barret.)
- Sancti Pauli ; l’église de Saint-Paul, aujourd’hui dans la commune de Clion, canton de Saint-Genis, près de Lussac, canton de Jonzac, dont la sépare le cours de la Seugne.
- Sancti Pauli de Sparo ; Saint-Paul-de-Sparre, dans le diocèse de Périgueux. (V. Sparo.)
- Sancti Petri ; Saint-Pierre. Dix-huit églises de ce nom sont mentionnées dans le Cartulaire. (Voir Amblavilla, Antoniacum, Archiacum, Aulanola, Auriola, Boniau, Calvenciacum, Champagnac, Chanaor, Garda, Monesteirol, Mortrunt, Nobiliac, Nualac, Passirac, Riniaco, Tauzac et Sanctona, pour Sancti Pbtri Puellaris, ainsi que la préface.)
- Sancti Radegundis ; Sainte-Radégonde à l’Ouest et à deux kilomètres de Baigne. Le prieuré de Sainte-Radégonde était un des cinq prieurés annexés à la chambrerie de Baigne.
- Sancti Romani ; l’église de Saint-Romain, dans l’évèché d’Angoulème.
- Sancti Romani de Blavia ; Saint-Romain-de-Blaye, diocèse de Bordeaux. Saint-Romain de Blaye honoré le 24 novembre.
- Sancti Saturnini de Lamairac ; Saint-Saturnin-dc-Lamairac. (V. Lamairac.) - de Pomers ; aujourd’hui Pommiers, canton de Montendre.
- Sancti Sevebini ; Saint-Séverin, canton d’Aubeterre, arrondissement de Barbezieux, Charente.
- Sancti Severini de Clarabisa, de Pavencelle. (V. Clarabisa, Pavencelles.)
- Sancti Sigismundi de Claro Monte ; Saint-Sigismond-de-Clermont était à la nomination de l’abbé de Baigne qui abandonna ce droit à l’abbaye de la Tenaille, fondée vers 1120.
- Sanctae Sollempniae ; aujourd’hui Sainte-Soulline, commune du diocèse d’Angoulême, canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux.
- Sancti Stephani. Il est question de sept églises dédiées à Saint-Etienne. (V. Aiuranda, Born, Cathmerio, Faiola, Marniac, Podio Cabruno, Podio Mangor.)
- Sancti Sulpicii de Caillac ; Saint-Sulpice. (V. Caillac.)
- Sancti Sulpicii (capella) ; chapelle près de l’église de Saint-Jean de Chantillac. (V. Cantilac.)
- Sancti Symphoriani. La paroisse dédiée à ce martyr des Gaules était dans la viguerie de Montendre et s’appelait Saint-Symphorien-de-Castenet. (Ch. 177 et 141.) Châtenet est aujourd’hui une commune du canton de Montlieu. (V. Castanet.)
- Sancti Valerii ; aujourd’hui Saint-Vallier, commune du canton de Brossac, arrondissement de Barbezieux. On trouve un Itier de Saint-Vallier.
- Sancti Vincentii de Cura ; Saint-Vincent-de-Curac, aujourd’hui paroisse du diocèse d’Angoulême, canton de Chalais, alors à là nomination de l’évèque de Saintes. Une Maison Saintongeoise portait ce nom de Curac.
- Sancti Vincentii de Vassiac ; Saint-Vincent-de-Vassiac. (V. Vassiac.)
- Sancti Viviani , seu Bibiani de Aniaco. Saint- Vivien ou Bibien d’Aniac. Mainard, Gardrad, Foucaud et Arnaud donnent une terre qu’ils ont dans cette paroisse. Mais où est Aniac ? Il y a aujourd’hui dans l’arrondissement de Jonzac deux communes assez rapprochées , Saint-Germain-de-Vibrac, et Vibrac dont l’église est consacrée à Saint-Vivien. Je n’en vois pas d’autre dans ces parages. Vibrac serait-il Aniac ?.
- Sancti Viviani de Champont, – de Tavenac. (V. Champont, Tavenac.)

T

- Tauveirac ; aujourd’hui Touvérac, au diocèse d’Angoulême, canton de Baigne. Son église dédiée à S. Martin était à la nomination de l’abbé de Baigne.
- Tavenac Son église dédiée à S. Vivien est une de celles mentionnées dans la bulle de Grégoire IX.
- Tauzac ; Touzac, commune du canton de Châteauneuf, arrondissement de Cognac.
- Tilol, Atilol , nom de terre. Hélie de Cusac la donne à l’église de Saint-Pierre d’Archiac. On trouve Geoffroy et Jean de Tilol.
- Toscha Riseldis. Il y a dans le département de la Charente six lieux appelés La Touche ; neuf dans la Charente-Inférieure appelés La Touche ou Les Touches, sans compter les noms composés.
- Trasta, Trastum ; Le Tâtre, cours d’eau qui près de sa source donne son nom à la commune du Tâtre, appartenant autrefois à une commanderie du Temple, après quoi il traverse le grand étang de Saint-Maigrin, la commune de ce nom, celle de Saint-Germain-de-Vibrac ; il sépare la commune de Saint-Ciers-de-Champagne de celle de Meux et va se jeter dans le Trèfle, dans la commune d’Alas-Champagne. Une voie romaine passait à Muraulx, du moins on peut le conclure de ces mots : à forea quae est juxta viam , supra viam de la Ferreira. (V. Muraulx.)
- Trelat , Atrelath , Treliacum, Triliacum. Noms de terre. Ces quatre noms en sont-ils un seul ? Faut-il les placer paroisse d’Arthénac ou à Triac, canton de Jarnac, ou à Trignac, commune de Vibrac, canton de Jonzac ?
- Trensiac, Atrenciac, Transac, commune de Montlieu, autrefois de la paroisse de Saint-Pierre-d’Orignolle.
- Tusgiras ; Tugéras, commune du canton de Montendre.

U

- Unens ; ancienne viguerie. (Voir la Préface.)

V

- Vadum Vetus. (V. Bria.)
- Valada ; Lavalade, nom très-commun. Les plus voisins de Baigne étaient dans la commune de Saint-Fort (canton de Segonzac, Charente), dans celles d’Alas-Champagne et de Saint-Maigrin (canton d’Archiac.)
- Valas, ancien prieuré. Guillaume, abbé de Baigne, règle un différend entre Robert prieur de Valas et Hélie Grimoard, en 1191. Faut-il reconnaître Valas dans Vallet, canton de Montendre ?
- Valeiras, nom de terre. On trouve la Haute et la Basse-Valière, commune de Lamérac, canton de Baigne.
- Valle Securi ; le maine de Vauségur, près de Montchaude, canton de Barbezieux.
- Valvibel , Valvibet ; terre donnée par Arnauld à l’abbaye de Baigne.
- Vasatensis episcopus ; l’évèque de Bazas, dans le département de la Gironde.
- Vaseac, Vassiac ; autrefois paroisse dont l’église était dédiée à Saint-Vincent, aujourd’hui partie de la commune de Montguyon.
- Vaura, la Vaure, commune d’Oriolles ou commune d’Yviers, Charente,
- Velamar ; borderie. (V. Ciresio.)
- Venest ou Venez ; Venet. Le bourg et l’église dédiés à S. Martin sont donnés à Itier abbé de Baigne, sous l’épiscopat de Godéran, évèque de Saintes.
- Venciac, Vinciac ; aujourd’hui Vinsac, au nord de la commune de Saint-Vallier, canton de Brossac, Charente.
- Venzac, Venzay ; Vanzac, canton de Montendre, dont l’église est dédiée à Sainte-Quitterie ; autrefois terre seigneuriale ; il y a encore le grand et le petit fief, et au bord du ruisseau Lariate qui traverse la commune, le moulin de Chamballon.
- Verbanc , dans la paroisse de Saint-André, commune de Bran, canton de Montendre.
- Vergna , Vernia . Il y a dix La Vergne dans le département de la Charente. Je crois qu’il s’agit ici d’un domaine de la commune de Lamérac, canton de Baigne. Adémar Acbrant avait pour fils Itier de Laverina ; le fils de celui-ci s’appelait Arnaud de Laverina ; Adémar de Lavergna, était sans doute de la même famille. Ce nom désigne, selon Ducange, un lieu planté d’aunes ; l’aune s’appelle en effet le vergne ; on sait que l’aune est une des étymologies qu’on a données au nom Aunis.
- Vernula ; probablement diminutif de Vergna ; ce qui n’entraîne pas de parenté entre les. maisons qui ont porté ces deux noms ; ce serait plutôt un moyen de les distinguer : Si Vernula désignait un état, non un lieu, il ne serait pas précédé de de.
- Vertol. (V. Sancti-Palladii ecclesia.) Il est juste pourtant d’en rapprocher Avertolio, à Vertolio, dans la viguerie de Montendre, de la Charte C.
- Vigeirals. (V. Lo Champ.)
- Villacunda , terre donnée par Amblard à l’abbé Seguin.
- Villanova ; Villeneuve. Il y en a partout, entre autres commune de Sainte-Lheurine, canton d’Archiac, et commune de Chassors, canton de Jarnac.
- Villa Recoinata ; Villesongnade. Voir la note sur la Charte CCXVI.
- Villa Saverio ; aujourd’hui Villexavier, canton de Jonzac. Les gens du pays disent Villesavier, d’accord avec l’étymologie latine.
- Vinals ; le Mont-Vinal ; dans la commune d’Orignotles on voit une fontaine hydrosulfureuse, au lieu appelé Vinade. (Rainguet, p. 434.)
- Vita Aeterna ; aujourd’hui Saint-Martial-de-Vitaterne, canton de Jonzac.
- Vivarium ; le Vivier, commune de Chantillac, canton de Baigne. L’église de cette paroisse, dédiée à S. Jean-Baptiste, était sous le patronage de l’abbé de Baigne.

X

- Xanctonae, etc. (Voyez ces mots par S.)

Y

- Ymo , Yverius. (Voyez ces mots par I.)


[1Michon, Statistiq. mon. page 212 ; d’après \e Recueil en forme d’histoire, p. 45.

[2La Pancarte de Rochechouart, n. 987, dit : « Abbes Sancti Romani de Blavia, ord. S. Augustini, Burdegalensis diocesis, praesentet ad eccl. parroch. seu prioratum-curatum Sancti Laurentii prope Montem Leonis » ; et n. 1766 : « Eccl.paroch. seu prioratus-curatus Sancti Laurentii de Roc ; praesentatlo spectat ad abbatem Sancti Romani de Blavia. O. S. A. etc. » Un document officiel de 1796 (Ms. Z. n. 451), dit : « Roch ; prieuré-cure, patron, S. Laurent, archiprétré de Montendre ; titulaire, D. Garrau Chanceladais, nommé en 1753 ; revenu, 1600 livres » - Une note ajoute ; « Annexam habens ecclesiam de Monte Loco (Montlieu.) »

[3Cet article est le dernier de cette table qui ait été rédigé par m. Cholet. Ceux qui suivent ne sont qu’un extrait de ses notes, dont II ne doit pas être responsable.

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