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1330 - 1890 - Histoire des tonneliers de la Rochelle

D 3 mai 2010     H 02:39     A Henri Boutet     C 0 messages A 1640 LECTURES


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Henri Boutet propose dans cet article un recensement chronologique de documents qui permettent de parcourir 560 années de l’histoire de la tonnellerie à la Rochelle. Et il a puisé aux meilleures sources : la plus grande partie de ces notes vient des archives de la mairie de la Rochelle, et des Archives Départementales 17 (registres des paroisses et fonds des notaires).

Tonneliers – vignerons- bouilleurs de cru à la Rochelle.

Les Boisdon et autres tonneliers rochelais – archives de la ville de la Rochelle
(2ème trimestre 2006 –document provisoire)

- 1330 – Dans un rapport des jauges de Paris sur les capacités comparatives des tonneaux en France, on lit que le tonnel de la Rochelle devait tenir six muis et huit setiers (Revue des sociétés savantes - 1860)

- 1410 – Sous Louis IX les tonneliers sont appelés « barilliers ».

- 1423 – les tonneliers sont appelés « charpentiers de tonneaux » et en 1470 « charpentiers tonneliers ».

- 1424 - « …le pays d’Aunis où il n’y a que vignes, et où se situe la Rochelle et où ne croissent aulcunes graines au moins dont le peuple puisse estre entretenu… » (ordonnance de Charles VII en 1424 d’après un cahier de doléances des bourgeois de 1408,

- 1529 – un marchand rochelais achète « quatre barriques pleines d’eau de vie bonne et marchande » premier acte notarié en Aunis ayant trait à la distillation du vin. Reverchon, 1973. Cognac.

- 1547

- 1571 – Le premier faiseur d’eau de vie est repéré à la Rochelle. Trente ans plus tard on en compte huit, dont quatre flamands installés à proximité du chenal de la Verdière. Les marchands anglais et hollandais vont faire ainsi distiller les vins blancs d’Aunis et de Saintonge à l’arrivée dans leurs pays. Mais plus avantageusement ils vont encourager les vignerons à distiller sur place. Le produit qui sort de l’alambic a plutôt mauvais goût en raison des « flegmes » trop puissants, on va donc y ajouter des parfums d’angélique, d’œillet de rose, de fenouil, d’anis.

- 1584 - le samedi 31 mars Le corps de ville décide que désormais il n’entrerait dans la ville de La Rochelle aucun autre vin que ceux récoltés par les bourgeois de la ville. Depuis 1229, il était permis d’importer du vin entre la période des vendanges et la Saint-André
(30 novembre). Cette décision ne pouvait trop priver les Rochelais puisque leur vin était considéré comme l’un des tous meilleurs de France. (vu sur archives canadiennes)

- 1590 – Les guerres civiles ont occasionnés de graves abus dans l’exercice du métier de la tonnellerie, aussi le « corps de ville » à la demande des Maîtres tonneliers nomme quatre de leurs membres pour examiner et réformer leurs anciens statuts ; ils seront adoptés au mois de février, notons quelques points remarquables.

  • Dispositifs relatifs à l’élection des Regardes ou inspecteurs.
  • Mise en place du serment annuel des Maîtres tonneliers qui doit être confié au Maire.
  • Réalisation du « chef-d’œuvre » qui devient une obligation pour que les compagnons soient admis à la maîtrise
  • Réglementation sur la qualité de la futaille. Pour le commerce des vins on ne connaissait que trois sortes de futailles dont la contenance devait être exactement conforme à la jauge en fer déposée à l’échevinage et dont chaque Maître tonnelier devait avoir un semblable. La pipe contenait dix coutrets, la barrique, cinq et le quart deux coutrets et demi. Le coutret contenant quarante-trois pintes plus une chopine pour le bouchon.

Toutes différences en plus ou en moins dans la capacité des futailles entraînent la destruction par le feu et une amende contre les contrevenants, charge confiée aux Maître regardes.

En conséquence, tous les maîtres tonneliers ou bourgeois faisant confectionner des futailles dans leurs maisons devaient avoir une marque à feu particulière appliquée sur le fond de chaque barrique « au moment où elles étaient prêtes à basser » et dont une empreinte sur une plaque de plomb était conservée à l’hôtel de ville. (il était permis aux bourgeois-jurés de faire faire chez eux des fûts par des ouvriers non maîtres)

Les futailles ne pouvaient être cerclées par bandes, elles étaient entièrement recouvertes de cercles, à l’exception de l’espace d’un pied à l’endroit de la bonde.

Un règlement intérieur interdisait de « barrer celles qui étaient destinées au vin d’Aunis de bois de fayan » à la différence des vins de Gascogne –1408-

D’autres articles déterminaient le bois à employer, la largeur du merrain dollé, la longueur du feuillard et du loisy (osier) –Livre de la Paterne –Statuts et règlements. Geg. De la Mairie. Armorial de la Rochelle.

- 1675 - 3 mai– Jean Drillan compagnon -tonnelier demande son installation chez les Maîtres tonneliers au Juge et magistrat de le police de la ville de la Rochelle. Jean Drillan qui appartient à une longue famille de tonnelier est l’époux de Marguerite Boisdon.

- 1676 - Sentence au profit des Me tonnelier les autorisant « ….à tenir boutique ouverte et leur hôtellerie pour travailler du dit métier de tonnelier, vendre pipes, barriques et quart de futaille veuve sans avoir reçu maîstre de porter le serment, car requis et accoutumé à peine de 150 livres d’amende. Permis néanmoins aux habitants de cette ville aussi conformément aux dits autres statuts et règlement et au dit arrêt du 21 juillet 1662, même du consentement des maistres regardes tonneliers de la présente année et lever et tenir hôtellerie dans leur maison particulière pour faire et faire pipes, barriques et quart pour mettre leur vin, vinaigre et eau-de-vie qu’ils recueilleront et feront en leur demeure à la charge de souffrir par eux la visite des maîtres regardes tonneliers, au défende d’en faire ni faire pour autres que pour eux, vendre et débiter à peine150 livres d’amende et confiscation des pipes, barriques et quart »

- 1679 - 22 décembre – Louis Boisdon sous compagnon tonnelier demande son installation comme maître tonnelier. Fils du maître tonnelier Pierre Boisdon et de Catherine Sauvageau. Il est âgé de 16 ans.

- 1700 -01 - Jean Allard maître regarde tonnelier.
(non daté mais d’après les noms cet acte se situe à cette époque)

« A Monsieur le lieutenant général de Police

Tonneliers – Industrie

Chauffage des barriques dans les cours.

Suplient humblement les Maîtres Thonneliers de cette ville dizant que de temps immémorable il ont toujours fait chauffé leurs barriques et futailles au devant des maisons ou parfois leur résidence. Afin --- des accidents quy pouroient arriver s’ils faisaient chauffer dans leurs maisons leur estant d’ailleurs impossible de le pouvoir faire à moing que de ce risquer à y mettre le feu, ce qui est tout a fait dangereux d’ailleurs les propriétaires des maison pour employer dans leurs fermes par des clauzez particulières que les supliants ne pourront point faire chauffer leurs futailles en telles sorte que les dits supliants n’ayant pas la liberté de chauffer dans les rues leurs futailles, leurs profession leur deviendroit inutille et le public en souffre parce qu’ils n’ont pas cette liberté surtout dans une ville où le Roy et les marchands négociant ont journellement besoing de ses supliants. Lesquels d’ailleurs vont continuer --- --- --- pour faire chauffer leurs barriques, en telle sorte qu’au moyen des deffenses quy --- --- — faire et ils se verront obligé de fermer leurs boutiques, et hors d’état de payer leur taxe qu’ils ont journellement pou raison de leur dite profession ce qui les oblige d’avoir recours à vous.

Ce considéré, Monsieur, s’il vous plais, et leur permettre suivant l’ancien usage et permission qu’ils font --- chauffer leurs barriques aux heures où le public pourroit être prévenu, et les dits suppliants continuer leurs pièces pour votre conservation. »

Poupet – Drillant le Jeune – Jacques Poinet – Jean Allard - Jean Allard, fils – François Allard –Brunetière – François Gigot - + 1

- 1701 – 3 may - ordre portant sur les empreintes des futailles –constatant que les dits maîtres thonnelier et non maistres travaillant ou faisant faire des futailles, négligent de satisfaire au règlement « obligation d’avoir une marque à feu pour marquer les futailles qu’ils feront ou feront faire et de laquelle il y aura une empreinte sur une marque de plomb qui sera déposée au greffe de police, contenant à l’égard des Maîtres de la ville les premières lettres de leurs noms de baptême et nom propre, et ceux de la campagne la première lettre de leur nom de baptême et de leurs noms propres tout au long sous peine de cinquante livres d’amende….. »

1707 - 2 avril – (Gariteau notaire à la Rochelle) –Assemblée des Maître tonneliers convoqué par le maître regardes. (37 présents) où est donné pouvoir à Jean Drillant et Brunet Maître des gardes. Présence et signature de Louis Boisdon.

- 1709 - 8 juin - Louis Boisdon et Jean Baptiste Le grand maîstres tonneliers s’adressent à Jean Drillant le jeune, maître tonnelier

- 1712 – Un certain Massé ingénieur ordinaire du Roi décrit la fabrication des eaux de vie de l’Aunis : (histoire de la Rochelle livre 8) et en situe la date originelle : « Il y a, dit-il encore 90 ans, à ce que m’ont assuré les anciens du pays que l’on a commencé à convertir le vin en eau-de-vie. Un chirurgien du pays fut le premier qui dressa des chaudière et cela s’est rendu si commun que le moindre paysan un peu aisé fait brûler son vin dont les marchands font un très grand débit ; c’est ce qui a déterminé tout le ,monde à planter des vignes, ce qui fait que présentement il y a très peu de terres incultes dans cette province. D’ailleurs le vin que l’on recueille est plus propre en général pour l’eau-de-vie que pour boire)

- 1712 - 12 janvier –(Gariteau notaire à la Rochelle) –Convocation de l’Assemblée des Maître tonneliers par Louis Boisdon et Jean Baptiste Legrand -Maîtres regardes dans la maison de Pierre Boidon.

- 1717 - 12 août – l’un des courriers adressé à Jacques Boisdon –Il provient de Gallois , administrateur et Conseiller du Roy à LR , rue du Foin, qui le remercie et lui recommande Mr Goiffard, conseiller au parlement et au conseil du dedans du Royaume

- 1717 – 23 novembre - Chemise d’un gros dossier où sont rassemblés les courriers adressés à Jacques Boisdon, c’est le fils de Louis Boisdon époux de Marie Jean, il a 23 ans :
« Aujourd’hui jeudi 23 jour de novembre, le Corps de ville de La Rochelle assemblé et convoqué extraordinairement sur les billets de Mr Brullé, échevin pour l’absence de Monsieur Deyssautier, Maire et de ceux qui le précède Mr Bouchereau, procureur du Roy, syndic a dit et remontré que par résultat de la Compagnie du vingt de ce mois, Mr Fontaine avocat, Mr Coutozeau procureur, Mr Auboyneau et Mr Depradelle marchands, anciens échevins et notables auraient été nommés pour examiner les nouveaux statuts et règlements qui ont été dressés par les maîtres tonneliers de cette ville et par eux envoyés au Conseil pour obtenir arrêts d’homologation, et lettres patentes de sa Majesté sur iceux. Lesquels règlements ayant été renvoyés avec les autres pièces jointes par Monseigneur le Chancelier à Monsieur de Reil, Intendant de cette généralité qui aurait chargé les officiers du Corps de Ville d’examiner les dits statuts et règlement en présence de mon dit Seigneur le Procureur du Roy qui en avait pris communication. »

Ils estiment qu’il n’y a rien de contraire aux droits du Roy, au Bien public, ni à l’intérêt des particuliers dans les dits nouveaux statuts, « ..si ce n’est les articles qui ont été (déchiré) et qui doivent être mis dans la forme qu’ils seront cy-après transcrits après que lecture en aura été faite à l’assemblée. Sur quoi la matière mise en délibération, la compagnie ayant le rapport des dits Commissaires ci-dessus nommé fait par la bouche de Monsieur le Procureur du Roy syndic, et lecture faite par le secrétaire de la maison de ville, les dits statuts et règlements, ensemble des articles reformés, déclare n’avoir moyen d’empêcher sous le bon plaisir de monsieur l’Intendant que le dit rapport soir suivi, ce faisant que les dits statuts soient accordés aux Maîtres tonneliers de cette ville aux charges, clauses et conditions des articles réformés, lesquels seront transcrits au pied des présentes pour y avoir recours quand besoin sera… »

Fait et arrêté en l’assemblée de la ville de la Rochelle dans la maison commune le 23 décembre 1717.

L’un des courriers sous lettre cachetée

- 1717 – 10 juillet –autre courrier

Monsieur,
J’ai bien reçu les deux vôtres pour lesquelles vous me demandiez des nouvelles des --- que vous m’aviez envoyées pour faire homologuer au conseil.
J’avais bien reçu votre première pour laquelle vous me demandiez un envoie ce --- précède, et à mon avis s’étant égaré, cette première, il dit ---- au conseil qui est un nommé Me Gallois que c’était à Me Bultel, à qui il fallait écrire, ce qu’il fit, en effet, et ce n’est que quand je lui ai remis votre seconde lettre pour lui faire voir, il n’avait pas reçu de ses nouvelles, il me répond et qu’il vous aurait écrit, vous nominant Mr Bultel que j’ai reconnu --- vous avez reçu à l’heure que je vous écris, de ses nouvelles il m’a dit vous en avoir donné et vous demande quelques pièces et éclaircissements nécessaires avant de donner la requête au conseil, il n’y a que les avocats au conseil qui puissent occupé, mais ce jour la même chose, je ---- Me Gallois particulièrement qui fera tout pour moi, vous pouvez en être persuadé, et que j’ai été très fâché de cette erreur, et que vous ayez pensé que ce n’était pas avec beaucoup de plaisir que jusqu’à cette occasion de vous rendre service, et de vous manquer que je fais toujours parfaitement et à toute la communauté.

- 1717 - jeudi 23 décembre –Selon les usages le règlement et les statut des maîtres tonneliers de la Rochelle sont revus malgré l’absence du maire de la Rochelle monsieur Deysauttier en présence de Bouchereau, procureur du Roy, syndic, Fontaine, avocat, Coutocheau, procureur, Auboyneau et Depradelle marchands, anciens échevins.

Un peu en marge de cette chronologie il faut relever l’importance et la compétence dont devaient faire preuve les tonneliers souvent obligés de s’embarquer : Ainsi dans son livre la traite rochelaise Jean Michel Deveau écrit en citant les documents de l’époque : « Sur les bateaux on embauchait des tonneliers que l’on retrouve sur tous les navires négriers. Leurs salaires varient entre 30 et 45 livres (A.M.R. série 6 P). Ce qui les plaçait dans la bonne moyenne des officiers mariniers et attestait de leur importance pour les armateurs »… « La dépense affectée aux fûts était considérable dans leur instruction au Capitaine David, Richemond et Garnaud précisent : « si vous trouvez à vendre vos futailles à eau, superflu au dessus de 24£ la barrique, argent de la colonie, il conviendra de le faire, sinon faites les mettre en botte avec les précautions convenables et les rapporter, elles serviront à un autre voyage »… »

- 1719 - 26-27-28 et 29 avril – procès verbaux de mesurage de quatre grosses pièces d’eau-de-vie dans le magasin du Sieur Bordier du Cormier. (numérisé) établi par Louis Boisdon et Pierre Despaux, maître des gardes. (document qui montre bien le souci de la profession de s’organiser contre les contrevenant et d’appliquer les règles établies)

- 1720- 12 juin « Etat du sieur Boisdon et Despau, maître regarde tonnelier qui résument tout ce qui a été envoyé à Gallois, administrateur.

1725 (affiche aux Ar de la ville de LR)

ARREST DU CONSEIL D’ESTAT DU ROY

Qui ordonne que tous Tonneliers, Marchands Brûleurs et autres qui feront fabriquer des Pièces à Pipes à mettre des Vins en Eaux de Vie, seront tenus d’y mettre une marque à feu, contenant leur nom tout au long, à peine de cinq cent livres d’amende.

Du 19 octobre 1725
Extrait des Registre du Conseil d’Etat.

Le Roy estant informé, qu’il s’est introduit depuis quelques années dans les provinces d’Aunix et Saintonge, un abus des plus préjudiciable au Commerce de ces Provinces, par rapport à la fauffe mature des Barriques de Vin et Eaux de Vie, dont la plus part font frauduleusement fabriquées, et ne contiennent pas le nombre de Veltes qu’elles paroiffent jauger en les veltant à l’ordinaire, et que cette fraude est d’autant plus fréquzente, qu’il est dificile d’en découvrir les auteurs, à quoy il est nécessaire de pourvoir. Veu l’avis du Sr Amelot de Chaillou, mmaître des Requêtes, Intendant et Commissaire départi en la généralité de la Rochelle. Quy le rapport du Sr Dodun, confeiller ordinaire au Conseil Royal, Controlleur Général des Finances. Le Roy estant en son Conseil, a ordonné et ordonne, qu’a l’avenir, tous Tonneliers, Marchands Brûleurs de Vin et autres qui feront fabriquer des pièces ou pipes à mettre des Vins ou Eaux de Vie, feront tenus de marquer chaque pièce fortant de leurs Ateliers, d’une marque à feu, contenant leur nom tout au long, dans l’endroit le plus visible de la pièce, et le nombre de Pintes ou Veltes qu’elle contient ; à peine de cinq cent livres d’amende contre les contrevenants, et de tous dépens, dommages et intérêts, et autre plus grande peine s’il y --- fuisant la nature de la fraude, et de confifcation des pièces qui ne fe trouveront pas marquées ; et fera le présent Arrêt lû, publié et afffiché par tous où il appartiendra, a ce que perfonne n’en ignore pour l’éxécution duquel --- lettres nécessaires feront expédiées. Fait au Conseil d’Etat du Roy, sa majesté y étant, tenu à Fontainebleau le vingt neuf octobre mil sept cent vingt cinq. Signé

- 1732 – 30 juin – Procès verbal. Me Tonnelier

Acte d’assemblée de la communauté des Maîtres tonneliers, portant nomination de Jean Poupet l’aîné et Jacques Boisdon pour Maîtres Gardes au lieu et place de André Thibault et Pierre Roux.

Aujourd’hui 30ème jour de juin 1732 sur les 3 heures de ---- par Sr Roux, Ignace Cadoret et de Beaupréau,conseiller du Roy, en la place de la ville et gouvernement de la Rochelle, lieutenant général de police de la dite ville, en exercice, en présence du procureur du Roy, étant au palais royal de cette dite ville, ont comparu en --- ---- ------, André Thibault et Pierre Roux, Maîtres tonneliers de cette ville assistés de Me François Simon Martin --- ---- qui nous ont dit qu’en conséquence et de notre appointements ----- sur --- ---- portée --- par leur requis du --- ----, entre eux, en la communauté des Maîtres tonneliers de cette dite ville, en date du 28 --- ----, nous avaient ordonné qu’il --- ----- ---- de la dite communauté deux nouveaux Maîtres Regardes au lieu et place des dits Thibault et Roux, qu’à ----- --------et assemblée savoir faite ce jour, qui à ---- présence en notre présence ----- du dit Roy, au Palais Royal, où nous sommes de pour les Maîtres de la dite communauté auxquels nous avions enjoint de comparaître pour faire la dite nomination, les billets qui leurs seraient porté de la part des dits Thibault et Roux, ----- 20 livres demandé, qui en conséquence de ce jugement.

Les dits Thibault et Roux ayant fait distribué les billets de ------- pour ce dit jour et heure indiqués. Ils se présentent devant ---- --- requis --- qu’il nous plait à donner — — diligence et de la dite corporation personnelle de presque tout les Maîtres de la dite communauté des tonneliers présents ou défaut contre ceux qui défaille, ayant le profit prendre et recueillir les voix de chacun des dits Maîtres pour la nomination ordonnée sur requis et sur les dits --- de faire réquisitoire , dire interpellation ou observation générales ------.
Signatures

Après quoi ayant fait la somme de toutes les croix, ci–dessus recueillies, nous avons
trouvé que 15 croix tombaient sur Jean Poupet Lainé, 13 sur Jacques Boisdon l’aîné, 4 sur le dit Louis Burgaud, Louis Gardevin, 2 sur Defforges, une sur André Raoult, 1 sur Guyon, 1 sur Jollivet, 1 sur Baudry, 1 sur Thomas le jeune, 1 sur Boisdon le jeune, 1 sur Poupet le jeune, 1 sur Michel Bultel, 1 sur Hervé, 1 sur Beauvais, les dites croix ainsi recueillies René Brement, Jean Charriau, Michel Driant, François Gobelin, René Boisard et Michel Breneière, étant rentrés à la Chambre, ils nous ont dit et déclaré que les Poupet l’aîné, et Cadoret ou le jeune, leurs avaient ce jourd’hui présenté un mémoire ou est --- police par lequel ils étaient convenus de ne point — — — aucune nomination, mais obligés de nous faire cette déclaration ou ils déposeront toutes leurs signatures.

En --- en droit les dits Thibault et Roux n’auront requis – ne — temps que nous ordonneront la nomination de ceux des Gardes Maîtres que nous jugeront. Il nous plait leur déclaré --- la décharge de la charge en commission des Maîtres Gardes qu’ils ont exercé depuis 2 ans.

De tous lesquels --- réquisitoire, déclaration, —, comparution en nomination, nous ---- aux dits Thibault et Roux, ainsi qu’aux autres Maîtres de la communauté donné acte et en conséquence, ---- --- le --- du Roy, avons nommé etétabli pour Maîtres Gardes de la dite communauté 2 Maîtres tonneliers pour le temps et espace d’un an à commencer de ce jourd’hui, les personnes des dits Jean Poupet l’aîné, et Jacques Boisdon aussi l’aîné, auxquels avons enjoint d’accepter la dite commission et de tenir et prêter serment par devant nous de ---- fidèlement s’acquitter de leur commission aux jours et heures qui pour ce seront appliquées, à la requête des dits Thibault et Roux, à peine de 50 livres, demande et de plus grande en de refus ou de la leur faire et charger de la commission toujours restante aux risques ----- et fortune des dits Poupet et Boisdon, et ---- aux dits Thibault et Roux de porter leurs -------- en leur compte à la communauté des dits Maîtres tonneliers. Lesquels ont --- --- préjudice ----- attendu ce dont il s’agit, fait et donné par nous le dit Cadoret et de Beaupréau ---- du Roy, lieutenant général de police sus dit le dit jour, 30 juin 1732, sur les 5 heures du soir.
signatures

- 1732, 15 Juillet

A monsieur le lieutenant général de police de la Rochelle.
Supplient humblement Jean Poupet et Jacques Boisdon maîtres Regardes de la communauté des Maîtres tonneliers de cette ville disant que suite à la nomination qui a été faite suivant l’acte à eux signifié pour remarquer qu’en vue de la charge considérable pour eux qu’il n’est pas possible de s’en acquitter tant par rapport aux embarras et aux discussions qu’il y a dans la dite communauté et entrave pour parvenir au recouvrement des dettes dont ils ont charge, que à cause de leur occupation il est nécessaire de nommer deux autres Maîtres Regardes pour se joindre à nous et la faire fonctionner conjointement et en bon ordre et pour y parvenir ils sont été conseillés de recourir à nous, ce considère Monsieur.

- 1737, 12 Août –« J’ai Monsieur celle que vous avez pour la prime et les papiers concernant l’affaire de communauté, je l’ai examiné et compte bien que vous en aurez une meilleurs issue que vous n’avez eue en 1707 car que vous demandez ma paroisse très juste et si vous y pouvez quelques sollicitations, je ne doute pas que vous n’en viendrez à bout, Monsieur Goiffard, conseiller au parlement et au Conseil de du ded ? du Royaume est celui en qui il faut s’adosser et à qui je remettrai la pièce de notre requête…. »
Votre humble et obéissant serviteur Galloi –Rue du foin

(Date à revoir)

Monsieur le lieutenant Général de Police de la Rochelle

Supplient Jacques Denis et François Grix Maître garde du métier de tonnelier de cette ville en exercice faisant tant pour eux que pour tous les autres maître de la communauté du métier, de faire que depuis l’année 1591, que leur profession a été érigée en corporation de maîtrise et jurande par les anciens maires échevins de cette ville et ils ont toujours travailler de leur mestier de thonnelier, tenir boutique ouverte et jouir des privilèges qui leur ont été accordé par leur statuts et règlements , ci ce n’est que depuis quelque temps après plusieurs particuliers de différentes qualité et sans aucune expérience d’apprentissage n’y chef d’œuvre ne sont juger de dresser des ateliers où sont fabriqués toute sorte de futaille étant pour loger les vins et eaux-de-vie, sirops et autres marchandises sans observer aucune règle, jauge, mesure ni garande pour la contenance des futailles dans lesquelles on y emploie toute sorte de bois, lesquels particuliers refusent même la visite des Maistres gardes, tonnelier, ce qui fait du préjudice notable au commerce de cette province d’en ce qu’il se commet des abus des fraudes et des malversation effroyables dans la fabrication des futaille de manière que l’on reçoit journellement des plaintes des marchands étrangers ou manque d’eau de vie qui se trouve dans ces sortes de futaille mal fabriquées, y en ayant même qui ont été renvoyé en cette ville pour en faire toute la fraude, ce qui rebute les marchands étrangers changer et retirer des eaux de vie de la Rochelle, et la preuve de toutes ces malversations se justifie par les registres de la police qui sont remplie de sentence et jugement portant condamnation d’amende et de confiscation.

Contre tout ces fraudeurs et cela a été tellement reconnu que par arrêté du Conseil d’état du 29 octobre 1725, rendu sur l’avis de monsieur Amellot Dechaillou, ci devant intendant de cette généralité, Sa Majesté, a ordonné qu’à l’advenir tout tonneliers, marchands brûsleurs de vin qui seront fabriqué des pièces ou pipes a mettre des vins ou eau-de-vie seront tenu de marquer chaque pièce sortant de leur hastelier d’une marque à feu contenant leur noms tout au long dans l’endroit le plus visible de la pièce et le nombre de pintes ou veltes qu’elles contiennent à peine de 500 livres d’amende contre les contrevenants et de tout dépends, dommages et intérêts et autre plus grande peine, si y échoir suivant la nature de la fraude et de confiscation des futailles qui ne se trouveront pas marquées.

Les Maîtres tonneliers de la Rochelle ont toujours observé cette règle pour la marque de leur futaille aussi bien que celle portée par le règlement de la dite année 1591 et celle aussi portée par le règlement de police fait au mois d’ octobre 1700, au lieu que les particuliers non Maîtres qui fabriquent et font fabriquer des futailles de différentes espèces et si toute sorte de bois tant en cette ville qu’à la campagne, non jamais voulu se conformer au dit arrêt et règlement, tellement que l’entreprise des particuliers cause la ruine totale des pauvres suppliant qui se voient réduit à la dernière misère, étant privé de travailler de leurs profession joint à ce qu’ils ont tous en charge de grosse famille et sujet à toute les impositions qu’il plait à sa Majesté leur demande aussi bien que les charges de la ville auxquelles ils sont assujettis en sorte qu’il ne si trouvent hors d’état de pouvoir faire subsister leur famille, ni payer leurs taxes et charges qui leur son journellement demandées.

Les abus et malversations qui se commettent par ces (une partie abimée) les maistres dans la fabrication---- --- --- --- ---- --- et vendeur journellement ----qui sont prétextes de ce que les statuts et règlement des suppliants non pas été homologués ce qui les auraient obligé de se pourvoir au Conseil obtenir des lettres de confirmation de sa Majesté et des nouveaux articles de règlement qu’ils ont dressés lesquels auraient renvoyés à Mr Detreille, ci devant intendant de cette Généralité pour donner son avis, lesquels aurait eu la bonté de les faire communiquer à Mrs les Maires et Echevins de ville qui a été vues et examiné et retranché, et qu’ils ont jugé
à propos tant pour le bien du publique que pour l’utilité du commerce et comme les Maîtres Gardes tonneliers qui ont précédé.

Lesquels Jacques Denis et François Grix ont négligé de poursuivre cette affaire et qu’ils estiment que ces nouveaux règlements avec leur anciennes et plusieurs autres pièces cy jointes sont à votre greffe c’est ce qui les obligent d’avoir recours à votre Justice.
A ce qu’il vous plaise vous faire représenter pièces et ensuite donner votre avis sur l’homologation ce qui est nécessaire des nouveaux statuts pour être renvoyés au conseil, aux fins d’en obtenir de sa Majesté des lettres de confirmation et que les suppliants puissent travailler de leur métier et faire leur commerce ainsi qu’ils avaient coutume de faire avant l’entreprise de ces particuliers et éviter par ces moyens toute sortes de fraudes et malversations qui se commettent journellement dans la fabriquation des futailles et ferait justice.

- 1743 - 17 août–Arrêt du Conseil d’état du Roy portant règlement pour la fabrication des futailles et leur jaugeage – fait à la Rochelle et réglementant les régions de Rochefort, St Jean d’Angély, Cognac et Saintes. – signé Barentin. ( 5 photocopies reproduites)

- 1753 – 10 avril Arrêt sur la qualité des eaux-de-vie qui doivent « être tirées au quart, garniture comprise » (ce qui veut dire que sur 16 pots d’eau de vie forte, il n’y aura que 4 pot de féconde ou eau-de-vie faible).

1756 – 1772 – (E/ 222) Ad la Rochelle - Etats mensuels des produits des droits d’octroi _ anciens et nouveaux dus par les cabaretiers et autres débitants, sur les vins, eaux-de-vie et autres boissons par eux vendues au détail à la Rochelle (bail de Messire Pierre Joseph Chrétien).

En 1763, la récapitulation de ces états donne les résultats suivants pour le mois de janvier : Notre Dame : 82 barriques 17 veltes, de vin 1 barrique 15 7/8 veltes d’eau-de-vie, formant un total de 516 livres 12 sous 6 deniers. Saint Nicolas : 68 barriques 25 veltes de vin, 3 barriques 6 veltes d’eau-de-vie, 456 livres 3 sous 7 deniers. Port:e Neuve : 65 barriques 23 veltes ¼ de vin, 1 barrique 17 veltes d’eau-de-vie, total 410 livres 7 sols 6 deniers/
Etat des boissons et marchandises déclarées par les particuliers au bureau du havre pour entrer dans le magasin de l’entrepôt et être ensuite chargées pour les îles françaises d’Amérique.

Etats des droits d’octroi sur les eaux-de-vie fabriquées par les bouilleurs de la Rochelle : 1.463 veltes, en 1763, reparties entre les sieurs Vigier, Guesdon, De Pont, Jousseaume, Boisdon, etc …

Franchises d’octroi pour les privilégiés.

Comptes rendus Par Claude Peaupied-Dumesnils, receveur général des octrois, du produit des cantines militaires. Produits généraux s’élevant, en 1771 à 49,810 livres 3 sous 6 deniers octrois d’entrée, au détail, 29,325 livres 8 sous – deniers. Total général des deux fermes : 91,704 livres 8 sous 1 denier.

- 1777 – avril- un édit du roi supprime la Cté des tonneliers et les agrèges aux menuisiers (métier du bois)

- 1783 (AD E 243) Un tableau situant les maistres menuisiers, ébénistes, tourneurs, layettier, tonnelier, boisselier et autres ouvriers du bois de la ville de LR (par rue)et créant leur communauté montre qu’il n’y a plus de Boisdon..

- 1785 – même acte – un Boisdon

1788- (Jean Michel Deveau –correspondances de J.B. Nairac) cite Lamberetz qui cette année là sur la monoculture de la vigne « ..il n’y a pas de travail. Les Vendanges dernières n’ayant presque rien produit, les tonneliers, les traîneurs ou autres ouvriers sont obligés de mendier leur pain.. »

- 1890 – source : Annuaire de la Charente-Inférieure on peut relever la présence de 36 tonneliers

- 1890 – source : Annuaire de la Charente-Inférieure on peut relever la présence de 5 tonneliers Champion, E 39 rue Sardinerie, Delabre, 14 rue Saint Nicolas, Macaud ainé 12 rue Saint Nicolas, Méhaignerie, 35 rue Sardinerie, Moins, 81 rue Gambetta –Et aussi la présence de 5 distillateurs : Blanchard et Cie, 15 rue Thiers, Duret et Cognac, 38 rue des Merciers, Gachet 14 rue des Merciers, Robichon Louis, 31 rue des Merciers, Sarau 38 rue Dauphine.

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