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1619 - 1640 - Chronique de Marcillac-Lanville (16)

D 11 juin 2009     H 15:56     A Jean-Claude, Pierre     C 0 messages A 2173 LECTURES


Grâce aux mentions portées dans les registres paroissiaux (reg n°V 1611-1642) de Marcillac-Lanville par le frère Hugues Joubert, nous découvrons ce qui faisait l’actualité, banale, heureuse ou tragique, de cette paroisse et l’écho des évènements du royaume de France pendant la première moitié du 17ème siècle.

Le rédacteur de ces éphémérides est le frère Hugues Joubert, religieux du prieuré de Notre-Dame de Lanville,. Né d’une famille bourgeoise de Lanville, on le trouve mentionné une première fois comme « religieux de Lanville », le 13 février 1594.

Les notes et commentaires sont du Vicomte de Massougnes des Fontaines. On a ajouté des liens vers les pages du site Histoire Passion qui traitent des évènements cités dans ce document.

Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1905-1906 - BNF Gallica

L’abbatiale Saint-Maur de Lanville (16)
Dessin de Jean-claude Chambrelent

Nota : Les lettres E et M, placées en regard de chaque extrait, renvoient à l’une des deux rubriques du registre, enterrements et mariages ; les chiffres romains correspondent au numérotage spécial qui a été adopté dans le relevé des mentions indépendantes des actes, et les chiffres arabes ont trait aux actes proprement dits.

Date et réf.Texte du registreNotes et commentaires
31 juillet 1619.
E.-III. p. 21.
« Le dernier jour du mois de juillet 1619 a esté tué monsieur de La Couronne (1), dans le logis de Boys-Seguin (2), en la présence de monsieur de Ruffec (3), son nepveux, et sa mère (4), à coupz de pougnard. » (1)Jean de Volvire, quatrième fils de Philippe, chev., sgr de Ruffec, lieutenant-général de Saintonge et d’Angoumois, et d’Anne de Daillon (Beauchet-Filleau, Dictionnaire des Familles du Poitou, 1e édition, t. Il), fut abbé de La Couronne de 1584, ou 1585, à 1619. — M. l’abbé Blanchet (Hist. de l’Abbaye de La Couronne) fait mention de ce crime dont, d’après Tallemant des Réaux, le Roi Louis XIII aurait été l’instigateur et Henri de Volvire, qui avait à laver l’honneur de sa mère d’un soupçon injurieux, mais peu vraisemblable en ce qui concernait l’abbé, l’auteur responsable, sinon l’exécuteur.

(2) Bois-Seguin, commune de Lisant, canton de Civray (Vienne).

(3) M. l’abbé Blanchet, sans doute d’après Tallemant, dit que le neveu coupable était Henri de Volvire, fils aîné de Philippe, marquis de Ruffec (frère de l’abbé), et de Aymerie de Rochechouart. D’autre part, le Dict. des Fam. du Poitou arrête audit Philippe, fils du lieutenant-général, la filiation de cette branche, ce personnage n’ayant eu, d’après les auteurs, qu’une fille, Léonore, qui porta par mariage, en 1631, le marquisat de Ruffec à François de L’Aubespine, marquis de Chateauneuf. Le même ouvrage mentionne un Henri, fils aîné du second fils du lieutenant-général, Jacques de Volvire, frère de l’Abbé, baron de Saint-Brice, qui avait épousé Jeanne d’Ërbrée. — Henri, d’après Tallemant, serait mort en 1620. Il était probablement le seul frère de Léonore, ce qui explique son nom de « Monsieur de Ruffec ».

(4) Aymerie de Rochechouart, ou Jeanne d’Ërbrée ? Tallemant passe sous silence ce rôle de la mère.
10 décembre 1619.
E. - V, p. 24.
« Le mardy, dixiesme jour du moys de décembre 1619, a esté fondue la grosse cloche, sur les deux heures du soir (1). » (1) Cette mention, ainsi que la suivante, a été utilisée par M. l’abbé Nanglard dans son « Pouillé Historique de l’ancien diocèse d’Angoulême. »
10 janvier 1620.
E. VI. p 25.
« Le dixiesme jour du moys de jehanvier 1620 (1), a esté fondue la petite cloche, sur hune heure après midy. » (1) Petit erratum au « Pouillé » de M. l’abbé Nanglard, qui a imprimé février au lieu de janvier.
11 janvier 1620.
E. - VII, p. 26.
« Le sabmedy, onze dudict moys, monsieur le baron d’Estissac, estant avec luy mosieur l’abé de Laréau (1) et plusieurs aultres gantisommes, viendrent dîner à Lanville, et apprès le dîner furent à Marcillac, à Sainct Lazare (2), pour y entrer. On leur refusa la clef, et fuerent contrint de limer la sairure ; et en antrant chantèrent ung Veni Creator et firent faire la prédication par ung nommé monsieur Teste (3) ; et à la sortie, Te Deum. » (1) Sans doute François de La Rochefoucauld, prieur de Lanville, mentionné à la note suivante (E. - VIII), et dont une autre note (E. - XLVI) nous apprend la mort, qui survint le 31 octobre 1630. Il était aussi abbé de Celles, en Poitou. M. l’abbé Nanglard ne l’a inscrit dans son « Pouillé » qu’à dater de 1630.

(2) C’était, d’après le « Pouillé » de M. l’abbé Nanglard, une « chapelle de dévotion ». On verra plus bas (E. - XI) qu’elle fut solennellement rendue au culte, après cinquante ans d’abandon, le 19 juillet suivant. Elle était située, comme il appert de cotte note et de beaucoup d’actes des registres, non pas à Lanville, comme l’a écrit M. Nanglard, mais à Marcillac, — deux bourgs très distincts réunis en une seule paroisse, il est vrai, sans doute en raison de la ruine de l’église Saint-Michel de Marcillac.

(3) Peut-être Jean Testu, docteur en théologie, prieur de Saint-Grégoirc-Lesquillon, qui fut archiprêtre d’Ambérac de 1636 à sa mort, en 1663, et collabora à la réforme du prieuré de Lanville comme délégué de Louis de La Rochefoucauld. (Nanglard, « Pouillé », — Ambérac.)
21 janvier 1620.
E. - VIII. p. 26
« Le mardy, vingt et ung dudict moys, monsieur de La Tardière, religieux de l’abeie de Moléon, en Poitou, et grant vicaire de monsieur l’abé de Laréau, prieur de Lanville, est venu en ce lieu de Lanville pour prendre possession de son dict vicariat (1) et a tenu chappistre avec les religieux. » (1) Ce vicariat constituait, sans doute une fonction personnelle et non un office claustral. — M. Paul de Fleury, dans son « Rapport de l’Archiviste au Préfet », de 1893, a signalé cette note.
23 avril 1620.
E. - IX. p. 29.
« Le jour de Saint-Georges, vingt et trois du mois d’apruil 1620, baptaille à Marcillac facte par monsieur le barron (1) envers le procureur Le Cluseau(2), Pounareau (?) et aultres de Marcillac. » (1) Sans doute le baron d’Estissac, déjà mentionné le 11 janvier (E. — VIII).

(2) Il y avait à Marcillac, à la méme époque, une famille de juges sénéchaux et hommes de loi, du nom de Briand, dont quelques membres s’intitulaient « sieurs du Cluseau » — (Registres).
26 mai 1620.
E.-151 et X, p. 30.
« Le mardy, vingt et six du moys de may 1620, est décédé monsieur d’Anbérac (1). » (1) S’agit-il d’un archiprêtre d’Ambérac, comme plus loin (E. — XXXV), — ou de Gabriel Raymond, éc, sgr d’Ambérac, époux de Suzanne d’Alloue, dont la fille, Madeleine, porta en secondes noces, le 17 mai 1640, la terre d’Ambérac à François de La Faye, éc, veuf de Jeanne Adhémar ? (Beauchet-Filleau, op. cit., 2’ éd., t. III).
19 juillet 1620.
E.-XI. p. 31.
« Le dimanche dix et neuf du muas de juillet 1620, nous avons faict la procession à Sainct-Lazare, là où la messe a esté dicte, et y avoict cinquante et ung an que l’on ne l’y avoict dicte (1). » (1) Peut-on inférer de cette note, avec M. l’abbé Nanglard, que cette chapelle fut restaurée le 19 juillet 1620 ?
2 août 1620.
E. - XII, p. 31.
« Le deuxiesme jour du moys d’aoust, jour de dimanche, 1620, rancontre (1) faicte à Briou par monsieur le conte de La Rochefoucost (2) et six conpagnies de mess. de Roan et de Soubize. Le premier cappitaine des dictes conpagnies estoict monsieur de Vos, autremant des Essards (3), qui a esté blecé de deux cous de moussequet, l’un dedans les reins et l’autre dans une espolle, et s’est randu à mon dict sieur le conte. Et est demeuré sur la plasse, suivant le commun dire de ceux qui y estoist, soisante ou quatre-vingt hommes de ceux de messieurs de Roan et Soubize, et deux cens prisonniers qui ont estés menés prisonniers à Poitiers. » (1) Une assemblée protestante, réunie à Loudun au mois de septembre 1619, renouvela les plaintes de la dernière assemblée de religionnaires clôturée à La Rochelle, en avril précédent, et « annonça la résolution de ne pas se dissoudre avant d’avoir reçu contentement ». Le Roi, qui avait refusé de recevoir ses députés, lui ordonna alors de se séparer et l’assura qu’il lui donnerait satisfaction ; à défaut de quoi, et après un délai de six mois, elle serait autorisée à se réunir de nouveau. C’est alors que le duc de Rohan, s’efforçant d’entraîner les protestants du Poitou dans le parti des mécontents de toute espèce, groupés autour de la Reine-mère, Marie de Médicis, exilée à Blois, entra en campagne. « Le Roi envoya contre lui le duc (sic) de La Rochefoucauld qui défit, à Briou, le régiment de Soubise. La plupart des huguenots étaient restés dans leurs foyers. Ceux de Luçon s’unirent même aux catholiques « pour se maintenir et conserver ensemble » (D. Fonteneau, XIV, 213, acte du 21 juillet 1620), et firent la garde simultanément avec eux. Un conseil de quinze membres, dont trois chanoines et six protestants, veillait à la sûreté de la ville. » (A.-F. Lièvre, « Histoire des Protestants du Poitou », T. I, p. 288 et suiv. — Toute la page 289, où a été relevé le passage entre guillemets qui précède, est marquée, en tète, de la date 1620.)

Ce passage de l’Histoire des Protestants du Poitou est, jusqu’ici, la seule mention que j’aie trouvée pour corroborer l’information du frère Hugues Joubert.

Période de la "Guerre de la Mère et du Fils" - Voir sur Histoire Passion

(2) François V, comte, puis duc de La Rochefoucauld, fait gouverneur du Poitou par Louis XIII en 1622, à la place du duc de Rohan, fut reçu en la Chambre de la Sénéchaussée et du Présidial de Poitiers, le 6 septembre de la même année (Thibaudeau, « Histoire du Poitou »).

(3) Jean, comte de Montalembert, éc, sgr de Vaux, Gensay et des Essarts, était fils de Jean, comte de Montalembert, tué en 1587 à la bataille de Coutras, et de sa seconde femme, Anne de Lestang de Rulles. Successivement aide de camp des armées du Roi, capitaine au régiment de Vaubecourt (1615), gentilhomme de la Chambre du Roi (1618), aide de maréchal-de-camp (1622), dont il remplit les fonctions au siège de La Rochelle, puis capitaine d’une compagnie de 100 hommes de guerre, il reçut du maréchal de Bassompierre, le 14 janvier 1628, l’ordre de rejoindre l’armée pour marcher contre l’ennemi. Il épousa en premières noces, le 16 juin 1609, sa cousine Marie de Montalembert, fille d’André, sgr des Essarts, et de Jeanne de Montberon, morte sans enfants ; et en deuxièmes noces, le 25 décembre 1626, Marie de Joubert, dont postérité. (Beauchet-Filleau, op. cit., 1e éd., t. II).

Généalogie de la famille de Montalembert - Voir sur Histoire Passion
28 janvier 1621.
E. - XIII, p. 34.
« Le xxviij de janvier 1621 (1) est mort le pape Pol 5e ». (1) C’est bien la date donnée par les chronologistes.
6 janvier 1622.
E.-174 et XV.p.37.
« Le jour des Rois, sixiesme dudict moys, a esté anterré au grand cemetière de Lanville André Tatenache, qui cest réduict catollique à la fin de ces jours. »
29 janvier 1623.
E. - 191 et XVI, p. 42.
 » Le dimanche, vingt et neuf dudict mois de janvier 1623, a esté enterré en l’églize de Lanville frère François Rode, vicaire du prieuré d’Ardenne, (1) normant de nation. » (1) Il y a un prieuré d’Ardenne, très remarquable au point de vue archéologique, dans le département du Calvados. (Voir A. de Caumont, Abécédaire d’Archéologie.)
19 août 1623.
E. - XVIII. p. 44.
« Le dix et neuf du mois d’aoust, jour de la dédicace de l’églize, ont estes pandus et étranglés et brûlés, leur procès brûlé avec eux, les cendres jetées au vand, François Calleteau et Anthoinette Calleteau, père et fille, pour avoir estes atins et connivans (1) que le dict Calleteau, père, entreten [oit] la dicte Toinette, sa fille. » (1) Si anti-grammaticale que soit la tournure de cette phrase, il ne me parait pas possible de lire ces deux mots autrement.
12 mars 1625.
E. -XIX, p. 49.
 » Le douze du mois de Mars, jour de Sainct Grégoire, est tombé la voûte de l’églize de paroisse, (1) savoir celle du mitan. » (1) Ces mots : « l’église de paroisse », pourraient bien désigner l’ancienne église paroissiale de Marcillac, Saint-Michel, que M. l’Abbé Nanglard dit avoir été fort endommagée par les Anglais, rendue au culte de 1440 à 1560, puis abandonnée de nouveau, après cette date, sauf un service intermittent. — Si cette note du frère Hugues Joubert, qu’a utilisée le savant auteur du « Pouillé », désignait la partie de l’église priorale de Lanville affectée au service paroissial, elle serait, en effet, incompréhensible. Il n’est pas admissible que l’église priorale tout entière fut employée pour ce service ; c’était contraire à l’usage, sinon â la règle canonique, et d’ailleurs ces mots « l’église de paroisse » établissent d’eux-mêmes la distinction. — M. l’abbé Nanglard dit que le « latéral Nord » de l’église du prieuré fut « affecté à la paroisse depuis la chute de la voûte de la nef principale, le 12 mars 1625. » — Mais, 1° il n’y a pas de « nef principale » à Lanville, qui est une « croix latine » de structure romane-angoumoisine, à nef unique, avec coupole sur la croisée ; 2° la voûte « du mitant » ne saurait donc être, à Lanville, que cette coupole centrale ; or, elle existe encore de nos jours, ainsi que le cul-de-four de l’abside, les berceaux romans du transept et les croisées de nervures qui remplacèrent au XV1e siècle, sur la nef, le berceau primitif ; 3° le service paroissial se faisait fort probablement, à Lanville, comme dans tous les endroits où il n’y avait qu’un seul édifice pour les deux besoins, dans le bras du transept non juxtaposé aux bâtiments claustraux, c’est-à-dire, en l’espèce, dans le bras sud ; celui-ci, en effet, laisse encore voir les traces de la porte, aujourd’hui murée, qui y donnait accès, du bourg.
28 septembre 1625.
M.-1, p. 28.
« Le vingt et huict du mois de septembre a esté apportée l’image de Nostre-Dame, (1) laquelle estoit on navire appelle la Vierge, le quel fut brûlé à la bataille navalle qui ce commença le quinze du mois de septembre 1625. » (2) (1) Cette « image » existe-t’elle encore ?

(2) On trouve à la Bibliothèque Nationale, sous la cote 2368, L 36, une petite plaquette in-8°, de 8 pp., incomplète, intitulée : « Sommaire et vray discours de ce qui s’est passé en l’Isle-de-Ré et aux combats donnés tant par Mer que par Terre, les 15, 16, 17 et 18 iours de Septembre, 1625. — Ensemble de la reddition de l’isle et Chasteau d’Olleron. » — A Fontenay, chez Pierre Petit-Ian, Imprimeur et Libraire, MDC.XXV.

Ce petit ouvrage, extrêmement rare, nous fournit des détails très précis sur cet épisode des guerres de Richelieu contre les protestants alliés aux Anglais et qui, commencées en 1623, se terminèrent en 1628 par la prise de La Rochelle. L’amiral du Roi était le duc de Montmorency, pair et Grand-Amiral de France, assisté du sieur Hotein, amiral de Hollande (sic). — Sur terre, les forces royales étaient commandées par le duc de La Rochefoucauld, gouverneur du Poitou, lieutenant-général des armées de Sa Majesté ès provinces de Poitou et d’Aunis ; M. de Saint-Luc, aussi lieutenant-général des dites armées en Saintonge et en son gouvernement de Brouage et iles adjacentes, et M. de Toyras, — mestre de camp du régiment de Champagne et maréchal de camp.

p. 5 : « ........ Et de fait, l’endemain 16, sur les trois heures du soir, après avoir sceu la deffaicte de leur Armée de Terre, ils [les ennemis] virent le vent changé et favorable a leur dessein, et s’appareillent et sortent : mais le vent cessant de leur estre bon, ils furent rebattus et repoussés dans la fosse [de l’Oye]. Ce fut lors qu’ils désespérèrent du tout de leur affaire, et leur Admirai, Guiton, la nuict se sauva dans la Rochelle, abandonnant la Vierge, où il estoit ; son pilote la fit eschouer pour aider [?] la plupart des siens se sauver à Saint-Martin, afin d’avoir composition avec ceux qui s’y estoient retirez de leur deffaicte en terre : les autres Navires l’imitant s’eschouèrent aussi, excepté quelques uns qui eschappèrent par les ténèbres.

« L’endemain, 17, le Lion d’Or, le Saint-Louys, le Centurion et le Navire de la Foucaudière se rendirent à M. l’Admiral : le Saint-Michel, que commandoit Jacques Foran, se rendit aussi par composition à M. de Bouteville et à M. le Chevalier de Saint-Julian ; de quoy M. le Comte de Vauvert, neveu de M. l’Admiral, conceut quelque émulation, et persuada à M. de Launay de Rasilly, avec lequel il estoit, d’aller aborder la Vierge : M. le Chevallier de la Villeneufve, commandant le Har[le]m (?) Hollandois, et M. le Chevallier de Jussé, qui commandoit le Saint-François, et le Capitaine Veil…n, dans un Ollonois, piquez de mesme jalousie, y allèrent avec tant d’ardeur qu’ils ne virent, ou n’obéyrent au signal de s’en revenir que l’Admiral leur donnoit, prévoyant leur malheur. Ceux qui estoient dans la Vierge, les attendant [de ou : a] la longueur d’une pique, et ne voyant point de mercy pour eux, deschargent toute leur Artillerie, et quelque soixante mousquetades, avec grand eflect, puis une partie se sauve en terre. L’autre, desespérée, attend que le Navire fust remply des assaillans ; lors un endiablé mit le.feu aux poudres, d’où suivit un espouvantable embrasement [des] débris. Ainsi sont péris ces cinq Navires, et [peu] d’hommes en eschapèrent. M. le Comte de Vauvert y fut tué, et M. le Chevallier de la Villeneufve, et un très brave et sage Gentilhomme d’Angoumois, nommé M. de l’Oisellerie, lequel et son neveu M. de Beauregard estoient venus avec M. de Rulles, (homme de qualité et fort généreux) pour combattre avec M. le Duc de la Rochefoucauld ; et n’y ayant peu estre à temps, ils prirent cette occasion pour n’estre veus inutiles. Ces deux derniers se sont sauvez, et quelques chefs, entre lesquels M. de Launay est grandement loué qui, pour sauver, des hommes, fit faire plusieurs voyages à ses chalupes, et ne s’en servit pour sa personne qu’à l’extrémité. Ceste perte est d’autant plus regrettable quelle a esté faicte sans nécessité, et qu’elle a en quelque sorte terny la splendeur et diminué la joye d’une très belle victoire. Les autres Navires des ennemis venus en la puissance du Roy sont de moindre considération, et la plupart tant brisez qu’ils ne servent que de spectacle hideux sur le rivage.

« Des huict Navires qui, avant le combat, estoient allez à la petite guerre, un Flaman rapporte en avoir recogneu sept, qui sont deux grands Flamans, deux Anglois, le Saint-Jean, (sic) que commandoit Jean (sic) Foran, le vaisseau de Papein, et celui de Besiers.... »

Relation de la Defaicte de la flotte du Sieur de Soubize, & des Rochellois, & de la prise de l’Isle de Ré - Voir sur Histoire Passion
6 janvier 1626.
E. - 245 et XXI. p. 54.
« Le sixiesme jour du mois de janvier, jour des Roys, est décédé Jehan Constant ; et est mort à Issoudun, (1) d’une mort subite, distant de neuf grant lieues de Marcillac. » (1) Il faut sans doute comprendre : « Exoudun », commune, canton de La Mothe-Ste-Héraye (Deux-Sèvres).
17avril 1627.
E. - XXIII, p. 62.
« Le sabmedy, dix et sept dudict mois, mestre Baptiste Joubert, de Marcillac, a esté reçu Juge de Lanville. »
9 juillet 1627.
E. - 284 et XXIV, p. 63.
« Le neufiesme du mois de juillet est décédé, sur la minuit, Pierre Briand, Juge de Marcillac, et n’a demeuré Juge que sainq mois ; et a esté enterré le dimanche, onze dudict moys. »
8 novembre 1627.
E. - XXV. p. 64.
« Le lundy, huict du mois de novam, les Englois ont estes chacés de l’île de Ré, et en a esté tué et prins prisonniers deux milles, entre autres le nepveur de Bouquinquant, qui a esté prins prisonnier ; et luy a esté blecé d’un coup de musquet. » (1) (1) Cf. Emile Biais : Relation de la défaite des Anglais dans l’Ile de Ré, en 1627, dans le Bull, de la Soc. arch. et hist. de la Ch., 1887. — Il résulte de cette Relation que le duc de « Bouquinguam » fut « blaissé d’une mousquetade ». — Comment se nommait son neveu ? II n’en est pas question dans la Relation qui cite seulement, parmi les prisonniers, le colonel***, grand maître de l’artilerie ; le « milord Monjoye », général de la cavalerie ; le chevalier de La Chèso et le chevalier Riche, colonel, frère du comte de Hotlan. L’un de ceux-ci était-il neveu de Buckingham ?

A signaler que le sieur « de Bellniguant » qui, d’après la Relation, porta la nouvelle au Roi, était très probablement un « Bellinguant », corruption pour Beringhem.

Les Anglais débarquent en l’île de Ré pour secourir la Rochelle assiégée - Voir sur Histoire Passion
19 décembre 1627.
E. - XXVI, p. 65
« Le sabmedy, dix et neuf du mois de décembre 1627, a esté receu Juge de Marcillac Samuel Briand, filz de monsieur de La Chosée ; et avons veu trois juges à Marcilla en ung an qui portoist tous le nom de Briand. »
19 septembre 1628. « Le mardy, dix et neuf du mois de septembre 1628, est décédé sur les sainq heures du soir monsieur le prieur de Saint-Fleurant (1) en ce lieu de Lanville, et son corps a esté ouvert le mesme jour ; et a-t on trouvé une apostume on côté destre, près le roignon. Et ces entragles enterrées devant le grand autel, et çon corps porté en terre à Sainct Fleurant de La Roche Foucost. » (1) Etait-ce encore un La Rochefoucauld, comme le 3e des prieurs commendataires de Lanville nommés par M. l’Abbé Nanglard, lequel était, en effet, prieur de Saint-Florent sept ans plus tard ? L’auteur du « Pouillé » est muet à l’égard de celui-ci, à l’article du prieuré de Lanville. Mais c’est peut-être le Nicolas du Tramblet dont il parle à l’article Saint-Florent-de-La Rochefoucauld, et qui testa on 1628.
28 septembre 1628. « La vigille de Sainct Michel, monsieur de Laroche-foucost (1) a receu ung chevalier, en l’églize de Lanville, de l’ordre de Sainct Michel, nommé monsieur Dubreul de Chanier. » (2) (1) Il s’agit sans doute ici de François V, duc de La Rochefoucauld, pair de France, gouverneur du Poitou, et non de François de La Rochefoucauld, abbé de La Réau et de Celles, prieur de Lanville, nommé plus haut.

Généalogie de la famille de la Rochefoucauld - Voir sur Histoire Passion

(2) Le Breuil, château seigneurial de Champniers, fut acheté au XVIIIe siècle par le président Arnauld. (V. Vigier de La Pile). — Auparavant, ce fief appartenait à la famille Guy. On trouve Godefroy Guy, écuyer, en l576, et François Guy, en .1632, tous deux seigneurs du Breuil de Champniers. (Arch. dép. de la Charente. — Vachier, not. à Angoulême.)
29 octobre — novembre 1628. « La Rochelle c’est randue à l’obéissance du Roy le ving et neufiesme jour du mois d’octobre 1628 (1). Les régimans des Gardes ont entré le trante du dict mois pour enterrer ceux qui estet mors de fin, et le Roy a entré le jour de la Tousaint, et y a demeuré six ou sept jornés, et puis a pris chemin pour aller à Paris. » (1) Le frère Joubert fait ici une légère erreur de date : c’est le 28, et non le 29 octobre, qu’eut lieu la reddition de La Rochelle.

Le siège de La Rochelle d’après les Mémoires du cardinal de Richelieu - Voir sur Histoire Passion
20 janvier 1629.
E. - 313 et XXVIII, p. 69
« Le vingtiesme jour du mois de Janvier 1629, est décédé monsieur de Bilognon, (1) capitaine du chatel de Marcillac et mestre des eos et foure (2) de la principoté de Marcillac. » (1) Ce devait être un Regnaud, et sans doute Philippe Regnaud, écuyer, seigneur de Villognon et de Massignac, archer dans la compagnie de M. de La Vauguyon en 1574, marié en 1564 à Anne de Barbarin, et dont le fils, Isaac, vendit sa maison et seigneurie de Villognon, le 26 février 1629, au sieur de La Simonie (Beauchet-Filleau, op. cit., 1e éd., t. II.) — Le sieur de La Simonie était lui-même Charles Flament, écuyer, qui devint ainsi seigneur de Villognon, et fit partie du ban de 1635.

(2) sic, pour Eaux et Forêts
3 mars 1629.
E. - XXIX, p. 69.
« Le sabmedy, troisiesme jour du mois de mars 1629, est décédé monsieur de Rufaictf ; (1) et est mort d’une mort subitte et n’a maladé (2) que vingtz et quatre heur, et a esté enterré le douziesme dudict mois au lieu de Rufaic. » (1) Probablement Philippe de Volvire, seigneur marquis de Ruffec, cité plus haut (E. — III), dont la femme, Aymerie de Rochechouart, est dite sa veuve en 1638. (Beauchet-Filleau, op. cit., 1e éd., t. II.)

(2) Expression encore couramment usitée parmi les paysans d’Angoumois.
18 juillet 1629.
M. - IV, p. 39.
« Le mercredy, dix huict du moys de Juillet 1629, batrie à Aigres, sur les huict heures du matin, à cauze des impozeurs de Gabelle, où il y en a esté tué ung et trois de blecés. »
13 août 1629. .
E. - XXX, p. 70.
« Le lundy, treziesme jour du mois d’aoust, surprinze au château de Rufec par monsieur de Montandre. » (1) (1) Charles de La Rochefoucauld de Fonsèque, marquis de Montendre, substitué aux noms et armes de Fonsèque, en raison du mariage de son père Isaac, baron de Montendre et seigneur de Montguyon, avec l’héritière de Fonsèque, Hélène, fille de Charles de Fonsèque, seigneur de Surgères, et d’Esther Chabot de Sainte-Foix, dame d’Agurré. — Charles de La Rochefoucauld, qui avait épousé, le 27 septembre 1633, Renée Thevin, fille de François, seigneur de La Darblière, et de Marie Le Franc, mena une compagnie de 100 gentilshommes, ses voisins et ses vassaux, au secours de l’Ile de Ré, attaquée par l’armée anglaise, commandée par le duc de Buckingham. (P. Anselme, Officiers de la Couronne, t. IV.)
10 octobre 1629.
E.-XXXI. p. 71.
« Le mercredy, dixiesme dudict mois d’octobre, nous avons esté à la quaranten de défunte Marie de Tailleborc, au lieu de Mons, où le curé dudict lieu nous a demendé sy nous estions a l’enterremant de Pierre Vallintin, (1) escui sieur de La Court. Nous avons respundu que ouye, et nous a faict signer un act comme il avoict esté enterré le onze du mois de décembre 1628. » (1) Vallantin, seigneurs de Germeville, Villeneuve, Montbrun, Boisauroux, etc.. Famille d’ancienne noblesse d’Angoumois, qui semble aujourd’hui éteinte. Portait : d’argent, à une croix d’azur chargée d’un croissant d’or sur le milieu, et de 4 étoiles à 6 rais du même, posées à chaque extrémité de la croix. Ce Pierre Vallantin ne figure pas dans la généalogie de cette famille qu’a publiée d’Hozier.
Une mention de Marie de Taillebourg, sa femme, est faite dans nos registres, à une date antérieure.
22 avril 1630.
E. - XXXII, p. 72.
« Depuis le dernier Avril 1629 jusques à ce jordhuy, 22 apvril 1630, extraict a esté faict et donné au Synode par moy, — A. Deserres, + curé. » (1) (1) Faut-il conclure de cette note et de la suivante que les curés étaient tenus, à cette époque, de fournir au synode diocésain des copies des actes dont ils devaient remettre les doubles au greffe du Présidial ?
22 avril 1630.
M. - V. p. 41.
 » Extrait a esté donné au Synode, depuis le 10 novembre 1629 jusques au 22 Apvril 1630, par moy, — A. Deserres, curé. »
14 mai 1631.
E. -XXXIV, p. 77.
« Le quatorziesme jour du mois de may 1631, est décédé misire Jehan de Labrousse, en son vivant curé de Villeiésus et Foucœure (1), et a esté enterré en l’églize de Villeiésus. » (1) Ce renseignement confirme celui donné par M. l’abbé Nanglard, à l’article Villejésus. Néanmoins, l’autour du « Pouillé » ne mentionne pas la double qualité de ce personnage, dont il n’est pas question à l’article Fouqueure.
Mai 1631.
M. - VI, p. 44.
« tamps cher »
« Au mois de may 1631, le boisseau de frommant c’est vendeu onze livres, et la méture sept livres dix solz. » (1) (1) Cf. A.-F. Lièvre, La misère et les épidémies à Angoulême, aux XVIIe et XVIIIe S. S.

Cette étude d’A-F. Lièvre - Voir sur Histoire Passion
4 août 1631.
E. - 868 et XXXV., p. 79
« Le quatre iesme du moys d’aoust 1631, est décédé Charle de Chambes, escuier, sieur de La Michenie et archiprestre d’Enbérac ; et a esté enterré au dict Enbérac, le sainquiesme dudict mois. » (1) (1) Cette note et la suivante confirment les renseignements de M. l’abbé Nanglard, qui écrit : « Chambres ». Mais c’est bien Chambes qu’il faut lire.
2 septembre 1631.
E. - XXXVI, p. 79.
« Le segont jour du mois de septembre 1631, monsieur Voisin a print possession de l’archipréveré d’Enbérac. »
4 septembre 1631.
M. - VII, p. 44.
« Le quatre iesme jour du mois de septembre 1631, monsieur de La Rochefoucost (1) a esté receu duc et père de France. » (1) François V, dont le comté fut érigé en duché-pairie par lettres-patentes données par Louis XIII à Niort, en avril 1622. — Moréri (éd. 1732, t. V) dit qu’il fut reçu au Parlement de Paris le 24 juillet 1637. Faut-il voir ici un troisième cérémonial intermédiaire ?
18 août 1632.
E-387 et XXXVIII, p. 82

« peste »

« Le mercredy, dix huict du mois d’aoust, est mort de peste Thoinette Bouier ; et comme on la vouloit mener à une loge, elle est morte en chemin, près les Justices, et a esté enterrée en ung champ de mestre Arrenau [Aubineau], sirugien. » (1) (1) Cet acte est le premier de toute une série de décès, dus à la peste qui régna plus de six mois à Marcillac-Lanville, faisant 55 victimes. Il semble qu’il fut de règle d’enterrer les pestiférés hors du cimetière, à en juger d’après notre registre, qui ne fait d’ailleurs que trois mentions de sépultures de ce genre. — 1er septembre, enterrement de Jane Veillerand, d’Aiset, « en ung jardin près sa porte » ; — 5 septembre, enterrement de Jehan Bouier, de La Grange « qui est mort de la peste et a esté enterré en une pierrière près son jardrin ». — A la suite de ces trois premiers cas mortels, les « morts de peste » ou « de contagion » se multiplient à tel point que le frère Joubert néglige sans doute de mentionner les conditions de la sépulture.

Voici la liste de ces décès : 25 septembre, la fille de défunt Jehan Bouier ; — 27 septembre, « la fame dudict Bouier, sis deceus nommé » ; — du 27 au 30 septembre, « le filz de la fille de Guillaume Clémanceau » ; — 8 octobre, « monsieur de Bayer » ; — 14 octobre, la fille de Guillaume Clemenceau ; — 15 octobre, le fils de Michelle Loigle ; — 11 octobre, le fils du chapelier de Marcillac ; — 1er novembre, la fille de Pierre Biard, l’aîné ; — la fille de La Sablonne ; — le fils de Sudre ; — le fils de Mesniou (Lambert Faure,dit Mesniou ; Registre) ; — la soeur de Foucaut ; — le fils de Pierre Benoist ; — 4 novembre, la femme de Pierre Benoist ; — la fille de défunt Lien (?) ; — le « servitteur » de Biard, l’alné ; — 5 novembre, Jehan Birot, dit Le Chagne ; — la femme de Guillaume Clemenceau, dite La Chatte ; — 6 novembre, Pierre Moreau, dit Pierre de Move (?) ; — la « fille du Chat » ; — le serviteur de Jacques Nadauld, mort « en ung tet de porceau » ; — 7 novembre, le « cappelier » de Marcillac ; — « l’otre de ces enfans dudict chapelier » ; — 8 novembre, le fils de La Sablonne ; — la fille de Jehan Matart ; - 10 novembre, la femme du chapelier ; — le fils de Pierre Biard ; — 11 novembre, Pierre Biard, « nommé sy deceus » ; — la femme de défunt Topin ; —« l’autre filz de Pierre Benoist, dict Frape Loup » ; — la belle-mère de Jehan Renou ; — 15 novembre, François Aubineau, de Chanteranc, âgé de 27 ans, « qui est mort pulmonique » ; — Pierre Buerne, dit La Cave (?) ; — 14 novembre, le fils de Jehan Plantevigne, « dict Le Mesnion » ; — 16 novembre, la femme de Pierre Buerne, dit La Cave ; — 18 novembre, la femme de défunt Drin, Bernard ; — 22 novembre, la nièce de défunt Pierre Moreau ; — 25 novembre, la fille de défunt Topin ; — le .fils dudit Topin ; — 30 novembre, Jehan Mailier, d’Aupaneau ; — 1er décembre, la fille de défunt Lien Godineau, de La Grange ; — 3 décembre, .Jehan Matart, de Marcillac ; — 11 décembre, Jehan Barré, dit. « Bufe Rongle » ; — 19 décembre, le gendre de Lambert Faure ; — 23 Décembre, la fille de Lambert Faure, « femme dudict gendre subznommé » ; — 29 décembre, la mère de défunt « Buffarongle » ; — 31 décembre, la fille de Buffarongle ; — 1er janvier 1633, Raimond Benoist, de Germeville ; — 4 janvier, « mestre Jehan Bernard, pratitien de Marcillac » ; — 12 janvier, la femme de défunt Lambert Faure ; — 31 janvier, la fille de défunt Jehan Matard ; — 1er février, Marguerite Aubineau, de Chanterane, femme de Jehan Caillau.
4 septembre 1632.
M. - VIII. p. 47.
« Le sabmedy, quatre iesme du mois de septembre, a esté receu procureur de Marcillac, Jehan Joubert, filz de mestre Baptiste Joubert. »
Entre le 4 et le 12 janvier 1633.
E. - XXXIX, p. 89.
« Il est mort, en la maison de défunt Bufferongle, quatre enfans en trois jours, de contagion. »
10 avril 1633.
M. - IX. p. 48.
« Le dixiesme jour du mois d’apruil 1633, j’ay prins possession du prieuré clostral de Celle. »
13 mai 1633.
M. - X, p. 49.
« Le Vendredy, treze iesme du mois de may 1633, est né, sur les dix heures troys cars du matin, ung fdz de monsr de La Rochefoucost, qu’on appelle Mr le baron de Montignac (1). » (1) Le P. Anselme, Grands Officiers de la Couronne, t. IV, enregistre cette naissance à la date donnée par notre auteur, mais ne fait pas mention du titre. C’était Aimery de La Rochefoucauld, 4e fils de François V ; Il ne vécut que cinq ou six ans.
28 août 1633.
M. - XI, p. 49.
< Le vingtz et huict du mois d’aoust 1633, a esté receu pour porter l’abit François Jay, nepveur du prieur de Bigignay (1). » (1) Bignay.
3 février 1634.
E. - XI, p. 91.
« Le troysiesme jour du moys de febvrier 1634, j’ay faict ressination du prieuré clostral de Celle entre les mains de Nostre Saint Père le Pappe. »
10 février 1634.
E. - XL1, p. 92.
« Le Vandredy, dixiesme jour du mois de febvrier 1634, monsieur le Doin de La Rochefoucost a prins possession du prieuré de Lanville pour monsieur de Verteuil (1). » (1) Cette note semble difficile à concilier avec les données de M. l’abbé Nanglard, et celles même de notre registre, supra (E. — VII, VIII ; M. — II) et infrà (E. — 474 et XLVII).
29 mai 1634.
E. -II, p. 2.
« Le vingtz et neuf du mois de may 1634, ma quevalle a heu ung poulin. »
26 juillet 1634.
M.-XII, p. 51.
« Le mercredy, vingtz et six du mois de juillet 1634, est né ung filz de monsieur de La Rochefoucost, sur les trois heures du matin, qu’on a nommé.......(1) » (sic). (1) Henry de La Rochefoucauld, 5e fils de François V, naquit, suivant le P. Anselme (op. et loc. cit., le 27 juillet 1634, et fut abbé de Ste-Colombe et de N-D. de Celle, puis nommé aux abbayes de La Chaise-Dieu et de Fontfroide, le 15 août 1698, après la mort d’Henry-Achille de La Rochefoucauld, son neveu. Louis XIV le nomma au prieuré de Lanville, le 16 août 1689. Il mourut le 16 décembre 1708, âgé de 74 ans. (Gall. Christ.)
10 septembre 1634.
E. - XL11. p. 93.
« j’ay prins possession de l’omonerie de Lanville le dix et neuf du mois de septembre 1634. »
1er novembre 1634.
M. - Xlll, p. 52.
« Le premier jour de novembre, jour de Tousaint, a esté receu pour avoir l’abit le filz du lieutenant (1). » (1) Jehan Briand, lieutenant du sénéchal de Marcillac, mort le 22 juillet 1641. (Registre.)
24 décembre 1634.
E. - XL111. p. 94.
« Le vingtz et quatre du mois de décembre, vigille de Nouel 1634, est décédé Antoine de Larochefoucost, évesque d’Angoulesme (1), et a esté enterré le vingtz et six dudict mois. » (1) Frère de François, prieur de Lanville et abbé de La Réau, — d’après M. l’abbé Nanglard, dont le Pouillé confirme les deux dates données par cette note.

Généalogie de la famille de la Rochefoucauld - Voir sur Histoire Passion
24 avril 1635.
M. - XIV, p. 53.
« Le vingtz et quatre du mois d’apruil 1635, le filz de monsieur de Beaucroissant (1) a pris l’abit de religieux. » (1) M. de Beaucroissant était un Arnauld, écuyer (?), de la famille Arnauld, sgr de Langlèe (en Marcillac), qu’on trouve établie dans cette région, où elle contracta de bonnes alliances, dès la fin du XVIe siècle, et qui semble n’avoir aucun rapport de parenté ni d’origine avec celle des Arnauld de Boucx, dont la fortune s’édifia si rapidement à la fin du XVIIe siècle. — Une particularité curieuse des registres de Marcillac-Lanville concerne cette famille : à part deux ou trois oublis isolés, chaque fois que le nom de l’un de ses membres se présente, suivi du qualificatif d’« écuyer », ce dernier mot a été raturé à une époque inconnue, à l’aide d’une encre très noire, toujours la même, ce qui donne à penser que toutes ces « rectifications » étranges ont été faites à la méme date. — Faut-il y voir la trace d’un procès en usurpation de noblesse, intenté aux Arnauld de Langlée par la paroisse de Marcillac, et gagné par elle ? — On sait, en effet, que plus le nombre des gentilshommes d’une même paroisse était considérable, plus la taille, fixée globalement, pesait lourdement sur les habitants roturiers, qui avaient tout intérêt a surveiller les supercheries de ce genre.
2 juin 1635.
E. - 471 et XLIV, p. 95
« Le deuxiesme jour du mois de juing 1635, a esté pandu à Marcillac une fille nomée Loyze, qui avoict tué son fruict et l’avoit porté en une pierrère. »
31 août 1635.
E. - 472 et XLV.
« Le dernier jour du mois d’oust, environ jour couché, p. 95. a esté tué Jehan Charon, près le Pré Bataillier, par le sergent cens pitié (1). » (1) En dépit de cette orthographe étrange, je ne vois pas d’autre lecture possible.
15 septembre 1635.
M. - XV, p. 53.

« 18 livres pour la cloche »

« Le quinze du mois de septembre a esté fondu la petite cloche, sur les six heures du soir, et avons donné au fondeur pour sa vacation, pour le tout, dix huict livres. » (1) (1) Cette note ne parait pas avoir été connue de M. l’abbé Nanglard qui n’a fait état, dans son Pouillé, que des deux premières du même genre, de 1619 et 1620 (E. — V et VI).
28 septembre 1635.
M. - XVI, p. 53.
« Le vandredy, vingt et huict du mois de septembre 1635, est né ung fils de monsieur de Marcillac. » (1) (1) Charles de La Rochefoucauld, chev. de Malte, né le 29 septembre 1635, 2e fils de François VI, prince de Marcillac, puis duc de La Rochefoucauld, et de Andrée de Vivonne, dame de La Châtaigneraye. Il reçut l’abbaye de Molesme, sur la démission du prince de Conti, et s’en démit en faveur de son frère Alexandre. Il mourut le 19 novembre 1692. (P. Anselme, op. et loc. cit.)
31 octobre 1635.
E. - 474 et XLVI., p. 96
« Le dernier jour du mois d’octobre, vigille de la Tousaintz, est décédé François de La Rochefoucost, en son vivant abé des Abéïes La Réau, Selle, en Poitou, et prieur de Lanville, qui est décédé sur les neuf heures du matin, et a esté enterré le mesme jour sur les quatres heures du soir. » (1) (1) Renseignement conforme au Pouillé de M. l’Abbé Nanglard. (Cf. E. — VII, VIII ; M.— II et E. — XLI.)
12 novembre 1635.
B. - XLVll, p. 96.
« Le douze du mois de novembre 1635, a esté receu juge de Lanville Lois Lote, procureur de Villeiésus. »
19 février 1636.
E. - 479 et XLVIII, p. 97
« Le dix et neuf du mois de febvrier 1636, a esté enterré Sallomon Fermi, qui est mort à l’omonerie, et a maladé trois semene, lequel il m’a fallu norir durant le tamps. »
7 juin 1636.
E.- XLIX. p. 98.
« Le septiesme jour du mois de juing 1636, a esté pandu à Marcillac Simon Musard, du lieu d’Aigres, pour avoir tué sa fame d’un coup d’épée. »
20 octobre 1636
E - L. p. 98.
« Le lundy, vingt dudict mois, le novisse, filz de mesieur de Beaucroissant (1), a esté estudier à Cheboutonne. » (1) Voir M. — XIV, note. Il s’agit évidemment des mêmes personnages.
14 mai 1638.
E. – LII , p. 103.
« Le quatorze (1) du mois de may, monsieur d’Engoulesme a faict son entrée Engoulesme, et stoit le lendeman de la Santion, et ce nome Jacques du Pairon. » (1) Alias : 15 mai. (Nanglard, Pouillè.)
5 septembre 1638.
M - XVIII, p. 58.
« Le sainquiesme de septembre 1638 est né le Dofin de France (1). » (1) Le roi Louis XIV est né, en effet, à la date consignée par le frère Joubert.
5 mars 1639. « Le sabmedy, sainquiesme du mois de mars, a esté trouvé à la chapelle de l’omonerie une petite fille, et a esté nommée Janne de La Chapelle. »
21 décembre 1639.
E. - LIII, p. 108.
« Le jour de sainct Toumas, vingt et hung du mois de décembre 1639, a esté donné l’abit à Izac Hier, de Tuson. »
9 juillet 1640.
E. - 546 et L1V., p. 110
« Le neuf du mois de juillet 1640, sur les six heures du matin, a esté apporté sous le grand portal de l’omonerie ung homme, porté par deux autres hommes, envelopé en ung bau lin, avec ung grant pan, qui ce nomme Antoine Langreuil, d’Overgne ; et a demeuré dedans la dicte omonerie jusque au quatorze dudict mois, durant lequel tamps il a receu le Sainct Sacremant, enfin est mort. »

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