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1860 - Répertoire archéologique de la Charente - arrondissement de Ruffec

D 10 août 2007     H 14:44     A Pierre     C 0 messages A 8412 LECTURES


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Répertoire archéologique du département de la Charente

L’arrondissement de Ruffec en 1860
Le fond de carte indique les subdivisions d’aujourd’hui.

par François Marvaud [1], correspondant du Comité impérial des travaux historiques et des sociétés savantes.

Un inventaire minutieux du patrimoine archéologique des communes de Charente, par François Marvaud, sous le Second Empire.

Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1862 - (rédaction en 1860)

En 1860, le département de la Charente était subdivisé en 5 arrondissements : Angoulême, Barbezieux, Cognac, Confolens et Ruffec.

Arrondissement de Ruffec

Il était composé des cantons de Aigre, Mansle, Ruffec, Villefagnan.

Renseignements bibliographiques et abréviations.
- C. B. Cabinet de M. Bolle, à Angoulême, remarquable par un grand nombre d’objets antiques trouvés dans le département.
- A. C. Archives charentaises.—Dépôt de la préfecture.
- C. E. C. Cabinet de M. E. Castaigne. — Notice sur le château de La Tranchade, par le même. — Monnaies angoumoisines, publiées dans la Statist. monument, de la Charente.
- C. C. Charles de Chancel. — Notice sur le camp de Vœuil. — Notice sur l’église de Châteauneuf. (V. Bulletin de la Société archéologique de la Charente, année 1845.)
- C. Corlieu. — Recueil en forme d’histoire.
- B. Belleforest ; — Cosmographie -, avec le vray plan ou pourtraict de la ville d’Engolesme.
- G. Gigon. —Mémoire sur le Château d’Angoulême, 1860.— Notice sur Hugues de La Rochefoucauld et sur son tombeau, 1861.
- H. M. Michon. — Statistique monumentale de la Charente ; Paris, 1844.
- C S. Cabinet de M. Sénemaud — Riche collection de médailles gauloises, -romaines, françaises, royales et seigneuriales, de sceaux, et de bronzes romains trouvés dans le département.
- M. Marvaud. — Études historiques sur l’Angoumois, 1838. — Géographie historique, archéologique, agricole, etc., du département de la Charente, 1853.
- Z. R. Zadig Rivaud. — Notices sur la restauration des églises de Châteauneuf et de Montmoreau.


CANTON D’AIGRE (Chef-lieu : AIGRE)
BARBEZIÈRES
Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Martin : plan en carré long ; nef du Xllle siècle avec des arcades latérales ogivées ; (longueur, 23 m. ; largeur, 6 m. 60 c ; tout le reste n’est pas antérieur au XVIe siècle.
Ép. de la renaissance. Château du Xe siècle : plan en carré long avec pignons ornés de crosses végétales. Au sud-ouest, une tour ronde d’une masse imposante, couronnée de mâchicoulis ; au nord, une autre tour de moindre dimension renferme un large escalier en pierre. Tout cet édifice est bien conservé.
BESSÉ
- Ép. celtique. Petit dolmen dont la pierre horizontale n’a que 2 m. 50 c. de longueur et 1 m. 95 c. de largeur.
- Ép. romaine. Voie romaine de Limoges à Aulnay (Aunedonaco), passant par Chassenon (Cassinomagus).
CHARMÉ
- Ép. romaine. Vestiges très apparents de la voie romaine qui de Limoges conduisait à Aulnay, en passant par la station de Chassenon. Cetle voie est encore appelée la Chaucada (Calciata) à cause de la nature des matériaux qui forment le pavé : cailloux rangés sur deux couches et noyés dans le ciment. (V. Charte de 1112 mentionnant cette voie ; Gall. christ., t. Il, instrum. eccles. Malleac, col. 380). Charmé serait, selon quelques géographes, le Sermamicomagus de la table théodosienne (Belley : Mém. de l’Acad. des inscript., t. XIII ; Danville : Notice sur les Gaules). Au lieu appelé Bellicou, près de Charmé, se trouvent quelques vestiges d’une grande villa ou d’une mansion : pavé des appartements en béton ; grand nombre de tuiles à rebords ; débris de poterie ; quelques traces d’incendie. On y a aussi découvert quelques monnaies impériales, une colonne en pierre calcaire d’ordre dorique de 0 m. 29 c. de diamètre, et, dans un tombeau à couvercle, deux urnes hautes de 0 m. 95 c. et larges de 0 m. 60 c, présentant à l’intérieur 0 m. 72 c. et 0 m. 38 c. (H. M.). La longueur du tombeau est de 0 m. 92 c ; la largeur, de 0 m. 60 c. (V. Stat. monument, de la Charente, p. 161).
LIGNÉ
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de l’Assomption, en forme de carré long : voûtes détruites ; façade gothique du XlVe siècle ; à la gauche de cette façade, sur un pilier, un écusson portant trois poires posées 2 et 1.
LUXÉ
- Ép. romaine. Au lieu appelé La Terne, sur un plateau qui domine la Charente, se trouve un vaste terrain couvert de briques à rebords et de fragments de béton. On y a découvert une pierre calcaire ayant fait partie d’une corniche. Un pan de muraille fortement cimenté y est encore debout. On y recueillit des monnaies d’Auguste, d’Antonin le Pieux, de Valérien ; une monnaie gauloise à la main en électrum. M. Michon a trouvé de beaux restes d’un théâtre, situé sur le chemin qui conduit de La Terne à Échoisy. Par les murs concentriques où se trouvent les gradins, on mesure l’espace de cinq rangs en hémicycle. Largeur de l’hémicycle, 67 m. ; au centre, 10 m. 43 c, déduction faite de chaque côté pour les gradins ; diamètre, 46 m. 14 c ; épaisseur du mur à l’extérieur, 0 m. 70 c ; à l’intérieur, 1 m. 68 c. Appareil en petits carrés hauts de 0 m. 07 c, larges de 0 m. 20 c (V. Statist. monument, de la Charente). Il est à remarquer que la voie romaine indiquée plus haut passe à une assez grande dislance de ces débris antiques.
- Ép. moyen âge. Église sur un plan en carré long, ne conservant de l’époque primitive (XIe s.) que les collatéraux de la nef avec la naissance d’arcades plein cintre ; une partie de la voûte est en cintre brisé. Le clocher et les autres parties de la voûte sont postérieurs au XIVe siècle. Voûtes de quatre pièces par les diagonales qui retombent sur des demi-colonnes. — Fragments d’un château de l’époque féodale situé près de l’église : restes d’un donjon ; terrasses et murs de soubassement.
RANVILLE-BREUILLAUD
- Ép. romaine. On trouve près de Ranville un camp antique de forme circulaire, comprenant, une étendue d’environ 33 ares, de nombreux débris de tuiles à rebords et des fragments de constructions fortement cimentées ; les retranchements ont encore 3 m. de hauteur ; on l’appelle le Camp d’Orfeuil. On y aurait trouvé des pièces d’argent de forme carrée. L’éloignement de la voie romaine n’est pas en rapport avec cette position militaire.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de l’Assomption (style ogival du XVe siècle) : voûtes unies dont les arcs sont à cintre brisé ; piliers de trois colonnes engagées.
SAINT-FRAIGNE
- Ép. romaine. On a cru constater, non loin du chef-lieu, quelques vestiges qui indiqueraient le tracé d’une voie antique dans la direction de Poitiers à Saintes, s’embranchant à Charroux avec celle qui de Chassenon se dirigeait vers Poitiers.
- Ép. moyen âge. Église de la fin du XIe siècle : plan en carré long, terminé par une abside circulaire à l’intérieur, pentagone à l’extérieur, avec trois colonnes groupées dans les angles, colonnes de la nef à bases ornées de quatre feuilles dans le cavet.
- Ép. de la renaissance. Château de la fin du XVe siècle : fenêtres ornées de moulures dans les encadrements.
TUSSON
- Ép. celtique. On indique au milieu des vignobles, près du chef-lieu, des monticules artificiels qui paraissent être des tumulus. Leur hauteur varie de 11 à 12 m.
- Ép. romaine. Voie romaine de Limoges à Aulnay, dont on trouve le tracé à deux kilomètres de l’emplacement des tumulus ci-dessus.
Ép. moyen âge. Au chef-lieu se trouvent quelques restes d’une abbaye qui fut le berceau de Fontevrault ; église entièrement détruite (XIe s). Un demi-cercle en arcature semble indiquer que l’abside était à plusieurs pans. Un pilier élevé au-dessus d’une corniche indique l’existence d’une coupole sous le clocher ou dans la nef. Débris dispersés provenant de l’église et de l’abbaye ; quelques inscriptions tumulaires ; un tombeau portant dans des cercles des croix sculptées.


CANTON DE MANSLE (Chef-lieu : MANSLE)
AUNAC
- Ép. romaine. Au nord d’Aunac se trouvent quelques vestiges de la voie antique de Limoges à Aulnay, qui se détache à quelque distance de là de la voie de Limoges à Saintes.
- Ép. de la renaissance. Château gothique du XVe siècle, très bien conservé : plan en carré long avec deux entrées, la première protégée par deux tourelles percées de meurtrières, rondes à l’extérieur et carrées en dedans ; la seconde surmontée d’une terrasse garnie de meurtrières et de créneaux, et protégée par un donjon dont les clefs de voûte portent les armoiries de la famille de La Rochefoucauld. Cet édifice est un des plus curieux de l’Angoumois.
BAYERS
- Ép. romaine. Vestiges de la voie romaine de Limoges à Aulnay.
- Ép. de la renaissance. Château du XVe siècle, situé en face de celui d’Aunac, construit par la même famille : plan en carré long, défendu par une grande tour ,à toit aigu. Cet édifice , presque en ruines dans une partie, a subi plusieurs changements dans l’autre.
CELLEFROUIN (cella fruini)
- Ép. romaine. Fragments du pavé de la voie de Limoges à Aulnay. Non loin de cette route se trouve un camp romain appelé dans le pays Champ du Combat, où l’on aurait trouvé des restes de cadavres superposés, des fers de lances et quelques monnaies impériales. La façade présente un développement de plus de 100 m.
- Ép moyen âge. Église abbatiale de Saint-Nicolas : plan en croix latine d’une complète unité architecturale, excepté le portail ; voûtes des deux bas-côtés aussi élevées que celles de la nef. L’abside est un peu inclinée à droite en dehors de l’axe.Coupole octogone ; arcs doubleaux, plein cintre et piliers carrés avec une demi-colonne au milieu. Longueur, 38 m. 25,c. ; largeur, 7 m. 38 c ; longueur du transept, 18 m. 45. c ; largeur 5 m. 35 c. Lanterne des morts, composée :d’un gradin carré à grand appareil, d’un piédestal à base circulaire, d’une colonne formée de huit petites colonnes groupées surmontées de chapiteaux nus, et terminée par un toit conique à écailles imbriquées ; hauteur, 13 m. 25.c. Ce monument, massif jusqu’à la corniche, placée à la quatrième assise des colonnes, est creux jusqu’au sommet, où l’on remarque une petite, fenêtre en carré long, qui laissait passer au dehors la lumière de la lampe.
FONTENILLE (Fontenella)
- Ép. celtique. Tumulus situé à un kilomètre du bourg, de forme demi-sphérique, de 30 m. 35 c. en diamètre à la base. A l’intérieur est une allée formée de pierres verticales horizontales. — Entre Fontenille et Luxé, deux dolmens appelés Pierres de la Pérotte. L’un se compose d’une pierre horizontale, longue de 5 m, large de 2 m. 90 c. et épaisse de 1 m. 40 c., portée sur cinq supports très minces ; l’autre, d’une plus grande dimension, mais en partie détruit, ne conserve plus qu’un support. Un troisième, dans le même alignement, est moins considérable ; on l’appelle la Pierre de la Vieille
- Ép. romaine. On croit reconnaître à l’est de Fontenille, quelques fragments du pavé de la voie romaine d’Angoulême à Poitiers.
- Ép. moyen âge. Ruines d’une vaste construction féodale située sur le bords de la Charente et nommé Château Regnaud ou Renaud : pans de murs en gros blocs fortement cimentés, assis sur une motte artificielle de forme oblongue. La tradition locale attribue cette construction aux quatre fils d’Aymon.
LICHÈRES
- Ép. moyen âge. Belle église romane : plan en croix latine, dont la nef et les bas-côtés sont ornés d’arcades plein cintre faiblement ogive ; colonnes de 0 m. 82 c. de diamètre recevant les voûtes aujourd’hui détruites. La coupole et le transept du nord sont aussi détruits. Abside décorée d’arcades plein cintre au dedans et au dehors. Longueur, 29 m. 10 c. ; largeur, 9 m. 50 c. Portail à pilastres surmonté d’une arcade plein cintre encadrée dans une archivolte feuillagée. Parmi les ornements on remarque l’Agneau avec le nimbe crucifère renfermé dans un médaillon que soutiennent deux anges ailés ; un personnage en tunique d’un fort relief, perçant de sa lance la tête d’un dragon dont il tient le cou sous ses pieds et le corps sous le genou ; un monstre de même forme. Largeur des bas-côtés de la nef, 2 m. 21 c. Cette construction, par son ensemble, appartient au XIe siècle.
MANSLE
- Ép. celtique. Tumulus de La Follatière, situé sur une hauteur qui domine la Charente. A l’extrémité sud, on remarque quatre monticules de forme conique qui ont dû faire parlie du tumulus principal avant le nivellement du sol. La hauteur du premier est encore de 20 m., et le diamètre à la base de 120 m. Sur le même terrain sont deux dolmens brisés. Une bague en cuivre portant les lettres H. V., trouvée dans un de ces tumulus, est conservée dans le cabinet de M. Castaigne, à Angoulême.
- Ép. romaine. Voie romaine d’Angoulême à Poitiers. Comme on en trouve quelques fragments dans la forêt de Ruffec, on est porté à croire qu’elle passait par Mansle, où les vestiges auraient disparu lors de la confection de la route impériale de Paris à Bordeaux.
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Léger, qui ne conserve du XIIe siècle que les collatéraux de la nef ; bas-côtés du XVe siècle, ainsi que le porlail (style ogival). Voûtes du XVIe siècle de quatre compartiments avec des membrures diagonales ; piliers de trois colonnes. Mansle avait, selon Cassini, une enceinte murale dont il n’existe plus de traces. Vulgrin , comte d’Angoulême, s’en empara et la brûla au Xlle siècle (Hist. Pontif. et Com. Engolism.).
- Ép. de la renaissance. Château de Bourdelais (XVe s.) : tour carrée à deux étages avec des mâchicoulis surmontés de créneaux. — Château de Goué, bâti par Archambaud avec la permission de Charles VIII : tour et plateforme crénelées du XVe siècle.
VENTOUSE
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Martin, du XIIe siècle : belle façade romane richement ornementée ; fenêtre centrale à cintre légèrement brisé avec un encorbellement ; corniche d’entablement en damier reposant sur six modillons. Au premier modillon, un homme se déchirant la figure (la Colère) ; au second une figure très fruste ; au troisième, un homme dévorant un gâteau (la Gourmandise) ; au quatrième, un homme portant un tonneau ; au cinquième, un personnage s’arrachant les cheveux ; au sixième, un buste à tête d’oiseau. Entre chaque modillon sont de petits bas-reliefs, tels qu’une sirène, un sagittaire, un chasseur lançant des chiens. Portail plein cintre à l’extérieur et refait en ogive à l’intérieur. Voûtes a cintre brisé, renforcées par des piliers carrés. Longueur en nef, environ 27 m. ; largeur, 6 m. 35 c.
VILLOGNON (de villacepe)
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Nicolas, en partie de la seconde moitié du XIe siècle, et peut-être de l’an 1040, selon un fragment du cartulaire de Saint-Amant-de-Boixe : nef en partie détruite ; portail en plein cintre ; voussures à ornements géométriques ; tombeau à gauche du portail. Jolie façade ornée de plusieurs bas-reliefs : saint Michel, armé d’un bouclier et d’une lance, combat un dragon ; à côté, un ange portant d’une main une croix pattée, de l’autre un vase sous une draperie ; au centre, le Christ sans nimbe tient l’Évangile ; deux saints, l’un tenant un livre, l’autre une crosse ; saint Nicolas, patron de l’Église ; sainte Véronique, portant le voile. Longueur de la nef, 24 m. environ ; largeur, 7 m.


CANTON DE RUFFEC (Chef-lieu : RUFFEC)
CONDAC
- Ép. moyen âge. Ruines d’une chapelle du XIe siècle : plan en carré long, terminé par une abside circulaire à trois pans. Longueur, 19 m. 25 c ; largeur, 5 m. 15 c.
NANTEUIL-EN-VALLÉE
- Ép. moyen âge. Église abbatiale du XIe siècle : il en reste une façade avec un portail plein cintre à six voussures reposant sur des colonnettes engagées deux à deux, surmontées de chapiteaux ornés de feuillages, de reptiles et d’oiseaux ; quelques fragments du chevet ; la porte latérale d’un transept ; un bénitier formé d’un triple chapiteau représentant trois colonnes groupées. Sur chaque chapiteau est une tête. Deux d’entre elles sont des têtes de femmes ; la troisième est celle d’un homme à longue barbe portant une couronne pointue (H. M.). — Restes de l’abbaye reconstruite en 1046 par un seigneur de Ruffec et terminée au commencement du XIIe siècle (Chron. de Maillezais). Magnifique ruine nommée le Trésor, présentant un portail ogive à plusieurs voussures sans ornements et une porte en accolade. A la hauteur de la naissance des voûtes sont quatre fenêtres plein cintre très étroites surmontées d’arcatures du même style (Lithographie d’après le dessin de M. Z. Rivaud, dans la Statist. monument.). — Pierre carrée portant l’inscription tumulaire d’Aimeri, abbé de Nanteuil et de Saint-Jean-d’Angély, mort en 1002, le 31 janvier : Elle est conservée au musée de la Société archéologique de la Charente.
RUFFEC
- Ép. romaine. Vase funéraire semé de larmes en relief, trouvé à Condac dans un tombeau gallo-romain (C. E. C) ; hauteur, 0 m. 12 c. — Dom Fonteneau a constaté le tracé d’une voie romaine passant près de Ruffec, venant de Saintes et se dirigeant vers Charroux.
- Ép. moyen âge. Quelques restes peu apparents de l’ancienne enceinte murale de Ruffec et d’un château féodal. — Église paroissiale de Saint-André, du XIIe siècle : plan en croix latine, souvent remanié ; longueur, 54 m. ; largeur en nef et en bas-côtés, 20 m. 25 c. La façade, de l’époque primitive, est ainsi composée : 1° au .rez-de-chaussée, portail à trois voussures plein cintre, ornées d’animaux en demi-relief et d’oiseaux dans des enroulements feuillages ; deux arcades latérales : à celle du nord est une sculpture en demi-relief représentant un personnage couché sur un lit, la tête appuyée sur la main droite, la main gauche et une jambe en dehors du lit, et en partie couvertes par une draperie ; 2° au-dessus du rez-de-chaussée, douze arcades sous lesquelles étaient les statues des douze apôtres ; il n’en reste plus que six , très mutilées ; 3° au sommet, le Christ dans une auréole elliptique. Voûte plein cintre uni sous le clocher. Les reconstructions du XVe siècle sont : une porte ogivale qui remplace une porte plein cintre ; une arcade au côté sud du rez-de-chaussée ; les voûtes à nervures prismatiques de quatre compartiments, fortifiées par des arcs doubleaux ogivés. Les piliers de colonnes groupées sont antérieurs. Le sol ayant été exhaussé en dehors, on descend dans la nef par un escalier de plusieurs marches. — Dans le cimetière se trouvent les tombeaux des généraux Laroche et Pinoteau et de Brumault de Villeneuve, officier supérieur.
SAINT-GERVAIS
- Ép. moyen âge. Église paroissiale en forme de croix latine : abside circulaire du XIIe siècle ; voûte en berceau lisse retombant sur la corniche et d’un côté sur des piliers de colonnes groupées ; porte en plein cintre avec trois voussures ; bas-côté ogival du XIVe siècle ; voûtes à cintre brisé formant deux travées séparées par un arc doubleau légèrement ogivé. Longueur d’environ 20 m. 50 c ; largeur 9 m., en y comprenant le bas-côté. Sur une dalle est une croix en relief, longue de 0m. 80 c, portant les monogrammes IHS et MA. Sur les côtés est une inscription tumulaire de 1638.
TAIZÉ-AIZIE
- Ép. romaine. Vestiges de la voie romaine de Saintes à Charroux, désignée dans d’anciens titres sous le nom de Chemin ferré. Cette voie coupe près de Ruffec celle d’Angoulême à Poitiers.
- Ép. moyen âge. Ruines très pittoresques d’un château féodal, situées sur une éminence près de la Charente : fragment d’un mur de 8 m. de hauteur en petits moellons, et fondements en gros blocs non taillés. — Restes des anciens bâtiments qui appartenaient à la commanderie du Temple, situés à Villegast : fenêtres carrées à meneaux ; fragments d’une porte en plein cintre.
VERTEUIL
- Ép. moyen âge. Cuirasse, casque en fer et autres fragments d’armures trouvés dans des fouilles près du château ; sceau portant dans le champ un personnage tenant une épée d’une main et de l’autre un bouclier ; légende : SIGILLVM AVHTRocELI. Ces objets furent longtemps conservés par M. Pignot, curé de Saint-Gervais. — Restes de l’église des Cordeliers, construction du XVe siècle. Statues en terre cuite, bien exécutées, provenant de cette église.
- Ép. de la renaissance. Château de Verteuil, construit en 1459 par la famille de La Rochefoucauld, célèbre par son importance historique. Sous François Ier, il .reçut Charles-Quint, et Louis XIII en 1616. Plan triangulaire défendu par trois tours et par un fort donjon placé au centre ; pavillon circulaire décoré de mâchicoulis.
VIEUX-RUFFEC
- Ép. moyen âge. Église en carré long : petit appareil ; une coupole octogone au centre ; arcs doubleaux plein cintre, piliers carrés doubles ; voûte en berceau lisse continu ; porte engagée dans une arcade plein cintre -(XIe s.). Longueur, 23 m. ; largeur, 5 m. 80 .c. Statue polychrome de la sainte Vierge, joli travail mutilé en 1793.


CANTON DE VILLEFAGNAN ( Chef-lieu : VILLEFAGNAN. )
COURCOME
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Sainte-Marie, donnée à l’église de Saint-Hilaire de Poitiers, en 970, par Guillaume Fier-à-Bras, duc d’Aquitaine. Le plan primitif était un carré, long de 18.m., large de 5 m. 09 c ; c’est aujourd’hui une croix latine. Longueur, 35 m. ; largeur, 5 m.i09 c. Nef à quatre travées de voûtes plein cintre uni ; arcs doubleaux plein cintre retombant sur des pilastres fortifiés de deux demi-colonnes et saillants de 1 m. 66 c ; arcades latérales doubles en plein cintre (IX* ou Xe s.). Contreforts au côté du nord, présentant une saillie de 1m. 65 c., construits en 1700. Au centre de l’édifice, une coupole octogone ; arcs doubleaux plein cintre retombant sur quatre piles formées de quatre demi-colonnes ; chapiteaux d’un travail barbare (XIe s.). Transept long de 19 m., avec absidioles éclairées par une fenêtre plein cintre très étroite à l’extérieur, très évasée à l’intérieur. Abside circulaire voûtée en berceau lisse, éclairée par trois fenêtres plein cintre (XIIe s.). Piles, voûtes, arcs doubleaux en appareil et murs extérieurs de la nef en blocage. Bas-côtés du XVe siècle, à quatre travées de voûtes à quatre compartiments ogives retombant sur la corniche.
EMBOURIE
- Ép. moyen âge. Église du XIIe siècle : plan en carré long avec une abside droite qui fut primitivement circulaire. Voûte en berceau à cintre brisé ; arc doubleau ogivé appuyé sur des piliers carrés se terminant en tailloirs sans ornements. Portail plein cintre : archivolte à oves avec un entrelacement ; corniche ornée de modillons symboliques se dessinant en arcature. La longueur de l’édifice est d’environ 23 m. et la largeur de 6 m.
LA MADELEINE
- Ép. moyen âge. Église paroissiale de Sainte-Marie-Madeleine : plan en carré long se rétrécissant vers le sanctuaire (XIIe s.) ; voûtes détruites ; fronton triangulaire à la façade, avec une arcade centrale en plein cintre ; portail moderne, carré, appuyé sur deux consoles.
LONDIGNY
- Ép. de la renaissance. Château formant un corps de logis à charpente en tiers-point, flanqué de deux tours à l’est et à l’ouest ; pavillon carré du XVIe siècle ; belle fuie dont les fenêtres sont ornées de pilastres et couronnées d’un fronton (Statist. monum. de la Charente). Ce château appartint à la famille de Sansac, illustre sous François Ier. —Château de Guinebourg, situé entre Londigny et Montjean ; il n’en reste que quelques pans de murs.
LONGRÉ
- Ép. romaine. Vestiges de la voie romaine de Saintes à Poitiers par Charroux.
- Ép.. moyen âge. Église paroissiale de Saint-Pierre, du XI » siècle : plan primitif en carré, long de 29 m,, large de 8 m. 15 c ; portail plein cintre à voussures feuillagées ; corniches et chapiteaux perlés ; sanctuaire qui fut remplacé par un autre en 1480 ; voûte à cintre ogive à quatre compartiments retombant sur des colonnes aux angles.
PAIZAY-NAUDOIN
- Ép. romaine. Camp romain décrit par M. Michon (Statist. monum. de la Charente), formé d’une double enceinte de terre relevée et situé près de la voie antique de Charroux à Saintes. L’enceinte intérieure est un quadrilatère irrégulier dont les côtés ont 38 m. à l’est, 25 m. à l’ouest, 25 m. au sud et 30 m. au nord ; l’enceinte extérieure est formée de trois remparts dont les côtés ont au nord 75 m., à l’ouest 85 m. et au sud 45 m. L’espace entre les deux enceintes est de 1.4 m.
- Ép. de la renaissance. Château de Saveille, de la fin du XVe siècle : vaste carré défendu par de larges douves. Il forme équerre au levant et au midi. Une des tours est couronnée de mâchicoulis en ogives trilobées. Nombreuses sculptures d’ornementation. Dans un bas-relief est un écusson mi-parti La Rochefaton, de gueules à trois fleurs de lys d’or, et coupé, le premier, d’Archiac qui est de gueules à deux pals de vair au chef d’or, le second, plein (H. M.).
VILLEFAGNAN
- Ép. romaine. Vestiges de la voie romaine de Saintes à Charroux On trouve dans les environs des fragments de pavé et des débris de tuiles à rebords.
- Ép. de la renaissance. Église paroissiale de Saint-Pierre, sans intérêt : carré long sans ornements ; voûtes en plafond.

[1Ce travail a valu à son auteur une mention très honorable et une médaille d’argent à la distribution solennelle des récompenses accordées, le 25 novembre 1861, aux sociétés savantes, à la suite du concours de 1860

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