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Les Bouchauds à Saint-Cybardeaux (16) - Le théâtre gallo-romain, sa longue et triste histoire

D 1er novembre 2007     H 03:10     A Pierre     C 0 messages A 5856 LECTURES


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Théâtre romain, au lieu-dit Bois des Bouchauds, commune de St-Cybardeaux près Rouillac
Vue générale des constructions du côté gauche de la vallée - Gravure : E. Sadoux.

Le Père Camille de La Croix (1831-1911), belge, jésuite, poitevin et archéologue, raconte la longue et triste histoire (1865-1901) d’une découverte archéologique dont personne ne voulait se charger.

Une histoire qui a eu pour conséquence la destruction d’une partie des vestiges de cet important monument. Regrets ...

Source : Bulletins et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1907-1908

A lire aussi : le père Camille de La Croix essaie de répondre à une vieille question : ce théâtre était-il situé à côté de la ville antique de Sermanicomagus ? (quelquefois écrit Germanicomagus)

LE THEATRE GALLO-ROMAIN DES BOUCHAUDS (CHARENTE) PAR LE R. P. CAMILLE DE LA CROIX S. J.

CHAPITRE I. HISTORIQUE DES RECHERCHES.

Parmi les nombreux Théâtres Gallo-Romains qui, depuis un siècle, ont été rencontrés dans plusieurs départements de la France, figure celui des Bouchauds, situé en Charente, et dont la découverte remonte à 1865. La Société archéologique de la région, où se trouvait cette importante antiquité, ne put entreprendre d’en assurer la conservation et le déblaiement qu’en 1870. Malheureusement à partir de cette époque des difficultés sans nombre et de tout genre l’empêchèrent, à diverses reprises et jusqu’en 1901, de mener à bien sa louable entreprise, et c’est pourquoi l’heureuse découverte de ce Théâtre n’eut au loin qu’un bien faible retentissement et qu’elle est même restée jusqu’ici presque inconnue. Je crois donc utile, avant de donner la description de ce Théâtre qui, grâce à la générosité de son nouveau propriétaire, vient d’être entièrement déblayé et remis dans un ordre fort satisfaisant, de faire brièvement connaître : d’abord la localité dans laquelle se trouve celte antiquité ; puis, ce qu’était M. Gontier qui en entreprit le premier l’étude, et la marche qu’il suivit pour en assurer le résultat ; ensuite, les difficultés qui pendant de longues années rendirent impossible l’achèvement de cette étude ; enfin, les circonstances grâce auxquelles le déblaiement du Théâtre et sa mise en ordre purent être accomplis pendant les années comprises entre 1901 et 1906.

La localité. — Le village, à 400 mètres duquel se trouve le Théâtre Gallo-Romain que je me propose d’analyser, se nomme Les Bouchauds, dépend de la commune de Saint-Cybardeaux qui est à 20 kilomètres d’Angoulême, et se trouve à 5 kilomètres de Rouillac, chef-lieu de canton. Je n’entreprendrai pas d’écrire l’histoire de cette localité, puisqu’en 1870, M. Babinet de Rancogne, alors archiviste de la Charente, a pris soin de le faire d’une manière aussi complète que possible [1], et je me bornerai à dire que cette localité consiste en un village, composé d’habitations agglomérées auprès de terres cultivées et de grands bois, et que ces grands bois occupent des collines dont les sommets sont, d’après la carte d’état-major, à 144m au-dessus du niveau de la nier et à 100m au-dessus de celui de la rivière la Charente. J’ajouterai également : que de nombreuses substructions Gallo-Romaines, distinctes de celles du Théâtre qui sont à sa proximité, existent dans le plateau Nord-Ouest d’une de ses collines, et même dans la partie du plateau Sud-ouest contiguë au plateau précédent ; et qu’elles se prolongent, d’environ 300m, sur son versant et jusque dans la plaine qui s’étend à son pied ; enfin, que les fondations de la façade du Théâtre occupent le milieu du versant Nord-est du pli de terrain qui commence dans la plaine et aboutit au sommet de la colline, tandis que celles du point extrême de son mur serni-circulaire s’arrêtent à environ 2m en contrebas des plateaux Nord-est et Sud-ouest de cette colline.

Telle est, en quelques mots, la situation topographique que les Romains choisirent pour établir cet ensemble de constructions dont le Théâtre seul a pu, jusqu’ici, être sérieusement étudié.

§ 1. - M. GONTIER ET SON ENTREPRISE.

Parlons maintenant du sagace, entreprenant et désintéressé inventeur de ces importantes antiquités Gallo-Romaines, aux fouilles desquelles il s’adonna avec passion. Ce fut M. Gontier qui naquit en 1838 à Mérignac, bourg du canton de Jarnac (Charente), situé, d’après les routes les plus directes qui y aboutissent, à 2 lieues de cette ville et à il kilomètres de Dorgeville ainsi que des Bouchauds ; ses parents étaient de très honnêtes petits bourgeois qui, jouissant d’une certaine aisance, l’envoyèrent passer une dizaine d’années, vers l’âge de 17 ans, à Argenteuil (Seine-et-Oise), près .de Paris [2], afin de développer son instruction et de lui faciliter l’étude de la peinture et de la musique, arts dans lesquels, du reste, il ne devint pas virtuose, ainsi qu’il m’a été possible de le constater pendant l’excellente- journée du 26 Février 1884 que j’eus le plaisir de passer avec lui à Dorgeville [3]. Si l’époque à laquelle il perdit ses parents est demeurée pour nous jusqu’ici inconnue, nous avons du moins la satisfaction de savoir de lui-même, « qu’en 1864, alors qu’il habitait encore Argenteuil, il acquit une propriété à Dorgeville, village de la commune de Saint-Cybardeaux (Charente), et que parmi les parcelles dont il devenait propriétaire s’en trouvait une au tennement dit des Bouchauds » (c’est celle qui est désignée sur la PLANCHE I par la lettre c) ; il nous dit également, « que près de cette propriété dont le sol recelait les gisements de constructions Romaines, apparaissaient des ruines sur un terrain connu sous le nom de Château des Fades ; et que mû par le désir d’acquérir à la science un monument qui semblait être d’un si haut intérêt, il résolut d’acheter cette parcelle où il pourrait opérer à bon escient, et de là, diriger à coup sur ses investigations sur les parties de l’édifice qui se trouvaient enfouies, et dont l’existence n’était encore « que conjecturée » ; et il ajoute aussi, que pour ces raisons « il acquit le terrain dit le Château des Fades, vers 1865, époque à laquelle il vint s’établir à Dorgeville » (ce terrain est désigné sur la PLANCHE 1 par la lettre a). Aussitôt en possession de ces deux parcelles de terrain, c’est-à-dire en 1865, M. Gontier commença ses fouilles et exhuma les substructions d’un Théâtre Gallo-Romain. Disons toutefois qu’il ne put mettre à découvert que les deux ailes du monument, à savoir la partie assise sur les terres achetées en 1864 (parcelle c) et la partie en élévation sur la parcelle dite du Château des Fades, acquise en 1865 (parcelle a). Quant au centre du monument, il était enfoui dans une pièce de terre qui n’appartenait pas à M. Gontier, et dont le propriétaire était absolument réfractaire à toutes investigations sur son terrain » [4]. Nous ne pouvons laisser ignorer que. M. Gontier fut seul, à ses frais, et sans autre concours que celui de ses ouvriers, à fouiller pendant les années 1865, 1866, 1867, 1868 et une partie de 1869, les deux parcelles de terrain, a et c, dont il était propriétaire, ainsi qu’on vient de le voir, et que, d’après ce qu’il nous dit dans son rapport de 1884 [5], les déblaiements vraiment considérables auxquels il s’était livré et qu’il considérait comme « fort incomplets... avaient suffi pour le fixer sur l’importance des travaux qu’il avait entrepris et des sacrifices qu’il aurait à s’imposer pour les mener à bonne fin ». Il semble que ce furent ces considérations qui le décidèrent, ainsi qu’il nous l’apprend dans ce même rapport, à « placer son entreprise sous le patronage « de la Société historique et archéologique de la Charente », car il sollicita, le 11 Août 1869, l’honneur d’en faire partie [6], et y fut admis, comme membre titulaire, le 10 Novembre de la même année [7] ; mais, il semble bien probable aussi, que la visite de Mgr Cousseau,évêque d’Angoulême, qui, au cours de ses tournées épiscopales, avait honoré de sa présence les vastes et importantes fouilles des Bouchauds, contribua pour une large part à fortifier le légitime désir de M. Gontier, et le décida même à solliciter son admission dans la Société ; en effet, ce vénérable et savant prélat, qui était alors membre de cette Société, avait, au retour de sa tournée épiscopale et de son inspection archéologique faite aux Bouchauds, entretenu longuement ses confrères archéologues, dans la séance qu’ils tinrent le 12 Mai 1869, « de la réelle importance de cette découverte Gallo-Romaine et de l’intérêt qu’il y aurait à l’étudier et à dresser les plans exacts de ses maçonneries déjà mises à jour », et ce fut aussi, « à la suite de cette communication que MM. Callandreau et de Rochebrune se proposèrent de mettre ce projet à exécution » [8]

§ 2. - LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE S’INTÉRESSE DIRECTEMENT A L’ENTREPRISE DE M. G0NTIER.

(1) Quoiqu’il en soit, M. Gontier, toujours désireux de voir son œuvre placée sous le patronage de la Société, dont il avait l’honneur de faire partie depuis quelques mois, comprit la nécessité de se mettre en relation directe avec ses nouveaux collègues. Il commença donc par leur adresser, au commencement de Mars 1870, une longue lettre dans laquelle il les informait des heureux résultats de sa découverte et les priait de vouloir bien venir les contrôler ; puis, il se rendit en personne, le 8 du même mois, auprès de M. Callandreau, l’un des membres les plus compétents de la Société en ce genre de découvertes, et lui fit de très vives instances pour qu’il daignât se rendre compte sur place de l’importance de ses travaux. Ses deux démarches furent couronnées de succès : car, d’une part, sa lettre fut lue dans la séance du 9 Mars, et l’on décida que les membres du conseil de la Société visiteraient les Bouchauds ainsi qu’il en exprimait le désir [9], ce qui, du reste, eût lieu peu de jours après, c’est-à-dire le 20 [10] ; et, d’autre part, M. Callandreau se rendit aux Bouchauds le 14 Mars, y passa la journée du 15, et n’en revint que le 16 pour rédiger un rapport très détaillé et fort substantiel accompagné d’un plan, dont il donna lecture dans la séance extraordinaire que la Société tint le 27 mars de cette même année [11]. A n’en pas douter, cette lettre de M, Gontier, de même que l’inspection et le rapport de M. Callandreau, achevèrent de faire connaître à la Société les importantes fouilles entreprises aux Bouchauds depuis cinq ans, lui en firent apprécier la haute valeur, et la décidèrent à les seconder de tout son pouvoir. Dès lors et sans retard la Société sollicita de la Commission de la topographie des Gaules, fondée par le Ministère, une subvention ; — cette subvention fut portée à 200 fr., mais à la condition que la Société réunirait quelques fonds dans le même but, par un appel à la générosité de ses membres [12] ; — 100 fr. furent immédiatement recueillis, et par là même les 200 fr. de la Commission tombèrent dans la caisse de la Société ; — enfin, ces 300 fr. servirent de suite à la continuation des fouilles qui se trouvaient depuis quelques mois presque interrompues.

Les choses en étaient là lorsque la guerre avec l’Allemagne éclata et suspendit, ce semble, tous les travaux de la Société, puisqu’elle ne tint aucune séance, depuis le 14 Juillet 1870 jusqu’au 8 Novembre 1871 ; il semble également qu’alors aussi M. Gontier interrompit ses intéressantes fouilles archéologiques, car, d’après des renseignements qui me paraissent sérieux, il aurait quitté Dorgeville en Octobre 1870 et n’y serait revenu que dans le courant de Juillet 1871 [13].

Après avoir fait connaître ce qu’étaient les Bouchauds, ce qu’étaient aussi M. Gontier et sa généreuse entreprise, il me va falloir narrer dans leur ordre chronologique les efforts considérables et dévoués que ne cessa d’employer la Société, aussitôt la guerre terminée, pour mener à bonne fin l’étude de cet intéressant Théâtre, et dire quelles difficultés elle eut à vaincre.

§ 3. - LA SOCIÉTÉ SECONDE DE NOUVEAU L’ENTREPRISE DE M. GONTIER EN 1871.

Malgré la suspension des séances de la Société depuis le 14 Juillet 1870 jusqu’au 8 novembre 1871, dont j’ai parlé plus haut, trois de ses membres, MM. Babinet de Rancogne, son président, Warin, architecte, et J. de Laurière se rendirent, à trois reprises différentes, en avril et en mai 1871, au Théâtre des Bouchauds, et en dressèrent le plan et la coupe d’après les murs que les fouilles avaient jusqu’alors mis à jour ; M. de Laurière rédigea un long et fort intéressant rapport de ces visites, en donna connaissance ainsi que du plan, dans la séance que la Société Française d’Archéologie tenait au Mans le 14 Juin de la même année, et huit jours après, c’est-à-dire le 22, cette Société votait une somme de 200 fr. pour l’exploration de ce Théâtre [14].

- Dans la séance du 13 Décembre, M. le Président annonce à la Société que, pour mener à fin les recherches, il faudrait une somme de 800 fr., dont il ne possède que 500, qui sont représentés par des promesses de subventions du Ministère et de la Société Française d’Archéologie, auxquelles se joint la souscription recueillie antérieurement parmi les membres de la Société. — On décide alors qu’une circulaire et des bulletins de souscription seront envoyés aux domiciles des sociétaires [15].

- 1872. — (Séance du 4 Février). — M. Gontier fait connaître, à l’aide d’un dessin, les murs que les fouilles ont rendus jusqu’alors apparents ; il indique que la saison serait favorable à la reprise des travaux, et prévient qu’un des propriétaires d’une enclave (la parcelle b), où se trouvent des ruines, ne semble pas disposé à la laisser fouiller [16]. — (Séance du 13 Mars). — M. le Président, après avoir donné lecture d’une lettre de M. Gontier dans laquelle il informe que les travaux ont été repris, rend compte d’une visite que plusieurs sociétaires ont faite au Théâtre, et annonce qu’une nouvelle excursion est fixée au 21 [17]. — (Séance du 10 Avril). — M. le Président rend compte de cette nouvelle excursion ; des gradins ont été découverts dans toutes les parties que l’on a fouillées, mais il n’a pas été possible de s’entendre avec les propriétaires autres que M. Gontier ; il annonce aussi qu’on a fouillé le plateau qui domine le Théâtre, que 200 fr. ont été payés aux ouvriers, et qu’on attend la souscription du Ministère et les 200 fr. de la Société Française [18]. — (Séance du 8 Mai). — Les travaux des fouilles des Bouchauds sont achevés ; le compte des terrassiers, arrêté à 400 fr., est payé ; tout le plateau a été exploré [19].

- 1873. — (Séance du 8 Janvier). — Le Président fait connaître qu’il a reçu du Ministère une allocation de 400 fr. pour l’année 1873 [20]. — (Séance du 14 Novembre). — M. de Rancogne présente à la Société les lithographies du Théâtre des Bouchauds de M. Sadoux qui sont destinées à illustrer une publication [21].

- 1874 et 1875. — D’après les procès-verbaux des séances des 14 Avril et 12 Mai 1875, M. Callandreau aurait rédigé un mémoire sur le Théâtre des Bouchauds pour les Bulletins de la Société, mais il n’a pas été publié [22].

- 1876. — Il n’est pas questtion du Théâtre des Bouchauds dans les procès-verbaux des séances de la Société, mais il existe dans le volume qui les contient un fort intéressant rapport de M. J. de Laurière sur le Théâtre ; il est accompagné d’un plan dressé par M. Warin et de dessins dûs au crayon de M. Sadoux [23].

- 1877. — Les publications de la Société ne parlent pas du Théâtre.

- 1878. — (Séance du 1l2 Juin) :— La Société apprend avec plaisir que la Société Française d’Archéologie vient de décerner une médaille à M. Gontier pour ses fouilles du Théâtre des Bouchauds [24].

- 1879. — (Séance du 8 Janvier). — M. Gontier, après avoir rappelé à la Société la part qu’elle a prise en 1870 aux fouilles des Bouchauds, annonce qu’il vient de se rendre acquéreur de la parcelle b (PLANCHE I) dans laquelle se trouvent des murs du Théâtre qu’on n’avait pu jusqu’alors rechercher, et lui offre de la laisser faire ces recherches en toute liberté. Aussitôt que cette importante communication fut terminée, et après avoir délibéré, la Société décide : 1° qu’une souscription sera ouverte parmi ses membres ; 2° qu’un secours de 300 fr. sera demandé au Ministère ; 3° que le Conseil Général sera prié d’augmenter sa subvention annuelle ; 4° qu’un nouveau secours sera demandé à la Société Française d’Archéologie [25]. — (Séance du 9 Avril). —M. Chauvet insiste sur l’urgence qu’il y a de prendre un parti définitif relativement à l’exploration du Théâtre et de ses environs. Sur sa proposition la Société nomme une commission composée de neuf membres [26]. — (Séance du 14 Mai). — M. Chauvet rend compte des travaux exécutés pour la Société aux Bouchauds : — le mur qui sépare le proscenium de l’orchestre a été reconnu dans tout le diamètre du Théâtre, — on a recueilli à la base du proscenium de nombreux fragments d’enduits peints, — un four, dont la gueule est ovale, a été découvert entre deux contreforts de la façade extérieure, — quelques tranchées ouvertes sur le plateau ont mis à jour des substructions ; il ajoute que les fonds provenant des dons particuliers vont être épuisés, et demande que la somme qui vient d’être allouée par le Conseil Général soit affectée à l’exploration de la terrasse située entre la scène et la prairie ; — sa proposition est acceptée [27]. — (Séance du 9 Juillet). — M. Gontier lit un rapport sur les dernières fouilles ; il signale spécialement la découverte de trois gradins en pierre qui délimitent la partie courbe de l’orchestre, et fait remarquer que plusieurs de ces pierres sont revêtues d’inscriptions. — M. Chauvet présente quelques photographies de ces gradins prises par M. Delamain [28]. — (Séance du 12 Novembre). — M. Gontier offre pour le Musée quelques objets découverts dans des fouilles qu’il vient de faire à ses frais [29].

- 1880. — Il n’est pas question des fouilles des Bouchauds.

1881. — (Séance du 9 Février). — M. Chauvet rend compte des fouilles laites dans le Théâtre, et dit s’être entendu avec M. Gontier pour que les fonds alloués par le Conseil Général soient, suivant son désir, employés à fouiller le plateau. — M. Gontier annonce que le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts l’a prévenu que M. Lisch, inspecteur général, visiterait prochainement les fouilles des Bouchauds, et la Société décide que les documents publiés par elle sur le Théâtre seront adressés à ce dernier sans retard [30]. — (M. Lisch vint aux Bouchauds à la fin de ce mois). — (Séance du 9 Mars). — Après avoir rendu compte de cette visite, M. Warin annonce que cet inspecteur considère que les nouvelles fouilles seraient à faire sur le plateau, et qu’il se propose de rédiger un rapport dans lequel il demanderait la conservation de ces antiquités, en même temps qu’une subvention assez importante pour mener à bonne fin les travaux commencés [31]. — (Séance du 9 Novembre). — M. Gontier communique le rapport relatif à un projet de cession du Théâtre à l’Etat ou au Département, que M. Gueslin avait lu au Conseil Général dans sa séance du 26 Août [32]. — (Séance du 14 Décembre). — M. Gontier rend compte des nouvelles fouilles qu’il a faites au bois des Bouchauds ; il a mis à jour de nouveaux murs qui servaient de contreforts pour les autres murs [33].

- 1882. — (Séance du 11 Janvier). — M. le Secrétaire communique à la Société un arrêté de M. le Ministre des Beaux-Arts, en date du 23 Décembre 1881, par lequel le Théâtre Gallo-Romain dit des Bouchauds est classé parmi les Monuments Historiques. A cet arrêté est jointe une lettre d’envoi, dans laquelle M. Gontier remercie la Société de tout ce qu’elle a fait dans l’intérêt de la suite à donner à cette découverte, et ajoute « que sans elle il lui eût été bien difficile d’arriver à ce résultat, qui lui semble le présage d’une suite assurée à leurs travaux » [34]. — (Séance du 8 Mars). — M. Gontier prévient qu’il serait urgent de faire de nouvelles fouilles avec le reliquat de la subvention du Conseil Général [35]. — Il me faut ajouter ici, qu’à partir du moment où le Théâtre fut classé parmi les Monuments Historiques (23 Décembre 1881), M. Gontier, après avoir épuisé le reliquat de cette subvention à faire des fouilles les continua « sans dépenser d’argent, attendu que ses ouvriers d’archéologie travaillèrent gratis, car il leur disait : donnez-moi du travail et je vous paierai en pierre et en bois ». Telles sont les paroles dont se servit, le 14 Juillet 1901, en ma présence, en la présence aussi de MM. Gourgue, Martin et Beaunard, M. Jean Lhoummeau, vieillard on ne peut mieux conservé qui, propriétaire à Dorgeville, y avait particulièrement connu M. Gontier.

- 1883 - Les publications de la Société ne parlent pas du Théâtre.

- 1884 — (Séance du 9 Janvier). — La Société décerne à M. Gontier le titre de membre correspondant [36]. — M. Dumuys et moi passons la journée du 26 Février, en compagnie de M. Gontier, à Dorgeville et aux Bouchauds [37]. — (Séance du 14 Mai). — M. Chauvet, président de la Société, signale à ses confrères la visite que j’ai faite aux Bouchauds [38]. — Séance du 14 Mai). — M. le Président annonce que la Société des Antiquaires de l’Ouest tiendra un Congrès à Poitiers du 1er au 5 Juillet pour célébrer son cinquantenaire, et qu’aucun vœu ne pourra y être fait au nom de la Société archéologique [39]. — M. Gontier assista à ce Congrès et y lut, le 2 Juillet, un rapport accompagné d’un plan, sur sa découverte du Théâtre des Bouchauds [40].

- 1885 — Il n’est pas question des Bouchauds, pas plus que de M. Gontier, dans les publications de la Société.

- 1886. — Il en a été de même pendant cette année. Il me faut cependant signaler, en vue des destinées à venir du Théâtre des Bouchauds, la nomination de M. Laporte-Bisquit, alors premier adjoint de la ville de Jarnac, comme membre titulaire de la Société. — Présentation le 17 Juillet et admission le 10 Novembre [41]).

- 1887. — Les publications ne parlent pas des Bouchauds.

- 1888. — M. Gontier a dû quitter le pays, pour une raison qui nous échappe et pendant un temps assez considérable dont nous ne connaissons pas la durée ; car il écrivit à la Société une lettre qui fut lue dans la séance du 8 Février, et de laquelle il résulte que « M. Gontier de retour dans la Charente, a trouvé le Théâtre Gallo-Romain des Bouchauds dans un tel état qu’avant peu de temps il sera impossible d’en lever un plan exact. Presque toutes les pierres taillées qui forment le parement des contreforts de la façade, sont tombées ou sur le point de tomber, et les gradins découverts à grands frais autour de l’orchestre, à la naissance de la cavea, sont presque entièrement recouverts par de nouveaux éboulements. L’aspect du monument, ajoute-t-il, n’a fait « que me confirmer dans mon intention d’en transmettre la propriété à l’État, si cela peut avoir pour effet quelques travaux de conservation, et la continuation des fouilles restées incomplètes ». Et le Secrétaire de la Société, après cette communication, ajoute dans son procès-verbal : « A l’époque où le Théâtre a été classé parmi les Monuments Historiques, M. Gontier a fait à l’Etat cette proposition, et depuis, c’est-à-dire depuis 1881, aucune décision ne lui a été notifiée à cet égard. — La Société, après avoir délibéré, émet le vœu que l’État protège le Théâtre Gallo-Romain des Bouchauds. contre toutes dégradations par tous les moyens en son pouvoir, et qu’il alloue à M. Gontier une indemnité justifiée par tous les sacrifices faits par notre confrère et la cession d’une partie de sa propriété » [42]. — (Séance du 16.Mai). — « M. le Président donne lecture d’une lettre de M. Gontier au sujet des ruines du Théâtre des Bouchauds. La Société ne peut que renouveler le vœu déjà exprimé par elle au cours d’une de ses précédentes séances » [43].

- 1889. — (Séance du M Décembre). — M. Gontier expose à la Société qu’il a offert à l’Etat la nue-propriété du terrain du Théâtre des Bouchauds [44].

1890. — Il n’est fait aucune mention du Théâtre des Bouchauds dans les procès-verbaux ; mais, dans la séance du 16 Avril le Père de la Croix est nommé par acclamation membre correspondant de la Société [45], et dans celle du 18 Novembre on rend compte de la conférence qu’il a faite dans cette même séance [46].

- 1891. — Les procès-verbaux ne parlent pas du Théâtre des Bouchauds.

(2) - 1892. — (Séance du 11 Mai). — Il est donné lecture d’une lettre de M. Gontier, dans laquelle il propose à la Société d’acquérir le Théâtre ; on nomme une commission pour étudier cette proposition [47]. — (Séance du 8 Juin). — Il est aussi donné lecture d’une nouvelle lettre de M. Gontier relative au Théâtre, dont il propose l’aliénation. La Société charge une commission composée de quatre membres d’étudier la question [48].

(3) - 1893. — (Séance du 14 Juin). — Rapport de cette commission qui conclut à l’impossibilité pour la Société d’acquérir les terrains du Théâtre des Bouchauds, mais à la nécessité de démarches auprès du Préfet afin que le Département en devienne propriétaire [49]. La Société en adopte les conclusions [50]. — Vers le même temps, ce semble, M. Déverin, architecte des Beaux-Arts, offrait d’acheter au nom de l’Etat à M. Gontier, pour la somme de 5,000 fr., les terrains et le Théâtre. Le propriétaire trouva l’offre vraiment insuffisante et la repoussa [51].

- 1894. — Mort de M. Gontier. — L’échec des projets qui lui tenaient particulièrement à cœur, ne fit qu’aggraver l’état de neurasthénie de M. Gontier, et près d’un an plus tard, le 26 Mai 1894, M. Gontier abrégeait volontairement une existence qu’il avait en partie consacrée à l’étude du Théâtre des Bouchaud auprès duquel il fut enterré le lendemain. — L’annonce de cette mort ne figure dans aucun des procès-verbaux des séances de la Société, et il n’y est non plus question des fouilles des Bouchauds.

- 1895. — 1896. — 1897. — 1898. — 1899. — Pendant ces cinq années la Société ne semble pas s’être préoccupée des Bouchauds, car les procès-verbaux des séances restent muets à son sujet.

§ 4. - LA SOCIÉTÉ REPARLE DE CONTINUER LES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES DES BOUCHAUDS.

- 1900. — (Séance du 14 Mars). — M. Marcille, publiciste et membre de la Société, ramène à l’ordre du jour la question des ruines romaines du bois des Bouchauds ; il rappelle que « depuis les fouilles faites de 1870 à 1880 sur l’initiative de M. Gontier, aujourd’hui décédé, on a fait peu de recherches, mais que des éboulements se sont produits », et demande qu’on reprenne les recherches au point où elles ont été laissées en 1880 ; il propose également de nommer une commission pour préparer la continuation des fouilles, et ajoute qu’à défaut de la Société, trop pauvre, l’Etat, ou le Département, ou un amateur généreux, pourraient peut-être acheter les terrains. La Société nomme une commission composée de quatre membres et lui alloue une somme de 50 francs [52]. — M. Marcille m’écrivait le 23 Août, pour me prévenir que, sur sa demande, la Société avait constitué une commission, dont il faisait partie, dans le but d’opérer de nouvelles fouilles dans le bois des Bouchauds, mais que la somme allouée par elle pour ces recherches étant insuffisante, il me « demandait « de vouloir bien venir en aide pécuniairement à la Société pour cette entreprise » [53] ; à mon grand regret je me vis dans l’obligation de répondre négativement à son aimable invitation. — (Séance du 14 Novembre). — « M. Favraud lit un rapport sur les travaux de la commission chargée de nouvelles études à Saint-Cybardeaux et au bois des Bouchauds. Ils ont abouti au relevé de cinq graffîtes sur les marches du Théâtre, à la découverte des ruines romaines autour de la fontaine de la Cordelière, et d’un dépôt d’huitres élevées dans un bassin [54].

1901. — (Séance du 13 Février). — M. Marcille appelle de nouveau l’attention de la Société sur le Théâtre des Bouchauds, et annonce que plusieurs personnes viennent d’acheter aux environs quelques terrains ; il considère « qu’il serait regrettable de voir la Société perdre le bénéfice des trésors que doit renfermer cette mine inexplorée ». Après discussion, le Président propose le renvoi de la proposition de M. Marcille à l’examen de la commission, ce qui est accepté [55].

§ 5. - LES TERRAINS DU THÉÂTRE DEVIENNENT LA PROPRIÉTÉ DE LA FAMILLE LAP0RTE-BISQUIT, DE JARNAC.

(Séance du 3 Avril). — M. Favraud, au nom de la commission des fouilles du bois des Bouchauds, lit un rapport dans lequel, après avoir démontré que, malgré l’intérêt qu’il y aurait à continuer les fouilles antérieurement faites sous les auspices de la Société, l’état des finances de celle-ci y met obstacle ; il ajoute que « du reste la Société possédât-elle les fonds nécessaires, ne pourrait faire les fouilles », car, d’après M. Marcille les terrains du Théâtre et de ses abords venaient d’être acquis et loués par M. Laporte-Bisquit, sénateur de la Charente, et Mme Laporte-Bisquit, afin de les fouiller entièrement et méthodiquement [56] — (Séance du 9 Mai). — M. le Président donne lecture d’une lettre du P. de là Croix dans laquelle il annonce, qu’en sa qualité de membre de la Société et sur la demande de M. et de Mme Laporte-Bisquit, il a accepté la direction de cette vaste entreprise. La Société exprime sa satisfaction de voir compléter son œuvre grâce à cette heureuse combinaison [57].

- 1902. — (Séance du 10 Avril). — D’après le procès-verbal, et à propos du nom de Germanicomagus attribué aux ruines romaines des Bouchauds, « M. Biais rappelle comment M. Gontier découvrit les Bouchauds et consacra depuis lors sa vie à poursuivre ses recherches. Il demande qu’un monument, si simple soit-il, rappelle l’endroit où repose sa dépouille mortelle, au milieu des ruines qu’il aima si passionnément ». Tous les membres de la Société s’associèrent en principe au vœu de M. Biais et l’on nomma une commission, composée de MM. Biais, Marcille et Favraud, qui fut chargée de rechercher les moyens pratiques de le réaliser [58] ; mais elle n’eut pas le temps d’accomplir son mandat, car, aussitôt qu’ils le connurent, les nouveaux propriétaires du terrain du Théâtre, tout en rendant hommage à l’initiative de la Société, exprimèrent le désir de n’y voir ériger aucun monument funéraire. Je termine ici l’historique des recherches archéologiques qui furent pratiquées dans le bois des Bouchauds depuis 1865 jusqu’en 1900 ; mais les renseignements dont il est composé sont en si grand nombre qu’il me paraît utile de les condenser, afin de faire connaître, avec le plus de lucidité possible, l’ordre dans lequel ces recherches furent opérées et les personnes qui prirent soin de s’en occuper.

§ 6. - RÉSUMÉ DES PARAGRAPHES PRÉCÉDENTS.

M. Gontier fut l’inventeur du Théâtre Gallo-Romain des Bouchauds et en fouilla le sol, seul et à ses frais, de 1865 à 1869 ; mais, vers la fin de cette année, s’étant rendu compte que son entreprise était au-dessus de ses ressources, il se fit admettre dans la Société archéologique de la Charente comme membre titulaire, et obtint vers la fin de Mars 1870, qu’elle prit son œuvre sous ses auspices ; la Société recueillit alors, et sans tarder, quelques fonds et les employa, sous la direction d’un comité, à la continuation des fouilles qui se trouvaient depuis quelques mois presque interrompues ; ces fouilles furent naturellement suspendues pendant la guerre, et même M. Gontier quitta Dorgeville en Octobre 1870 et n’y revint qu’en Juillet 1871 ; mais, la Société soucieuse de sa mission, et malgré l’absence de M. Gontier, prit soin, dès le mois d’Avril, de faire lever le plan des substructions Romaines mises jusqu’alors au jour, afin de rendre facile les recherches à venir ; et, dès le mois de Décembre, d’ouvrir une souscription dont le produit était nécessaire à la continuation des fouilles ; la Société poursuivit ses recherches, avec le concours de M. Gontier, pendant les années 1871, 1872 et 1873 ; mais elle parait s’en être désintéressée pendant les années 1874, 1875, 1876, 1877 et 1878 ; en Janvier 1879, cédant aux vives instances de M. Gontier, la Société reprit en main la direction des fouilles qui, grâce à un nouvel appel de fonds, furent poursuivies, pendant cette année et les deux années suivantes (1880 et 1881), non seulement sur les terrains du Théâtre, mais même sur ceux qui l’avoisinent ; vers la fin de cette année, en Décembre 1881, le Ministre des Beaux-Arts classa le Théâtre des Bouchauds parmi les Monuments Historiques, et ce classement fut réellement désastreux ; car à partir de cette époque et pendant les années 1882, 1883, 1884, 1885, 1886 et 1887, alors que la Société n’avait pu conserver la direction des fouilles, M. Gontier, s’aménagea un jardin dans l’orchestra du Théâtre, voir même quelques abris dans d’autres parties de l’édifice, avec le concours d’ouvriers qu’il paya en nature, c’est-à-dire avec des pierres de taille, des moellons, des arbres et des fagots ; dès 1888 et à plusieurs reprises pendant les années 1889, 1890, 1891, 1892 et 1893, M. Gontier rappela à la Société les offres de cession de ses terrains du Théâtre qu’il avait faites à l’Etat, lui demanda également de vouloir bien appuyer ses démarches auprès des Pouvoirs publics, et alla même jusqu’à la supplier de se rendre acquéreur de sa propriété, dans le cas où l’Etat refuserait ses propositions ; les démarches que la Société s’empressa de faire auprès du Ministère et de la Préfecture demeurèrent infructueuses, et elle-même, par crainte de compromettre son existence présente et à venir, se vit, bien à regret, dans l’obligation de renoncer à se rendre propriétaire des terrains qui contenaient les substructions de l’intéressant Théâtre Gallo-Romain des Bouchauds ; après le décès de M. Gontier, qui eut lieu le 26 Mai 1894, et pendant les années 1895, 1896, 1897, 1898 et 1899, la Société ne crut pas possible de continuer les anciennes fouilles des Bouchauds, dont elle avait depuis longtemps abandonné la direction ; elle songea cependant à les reprendre en 1900, et constitua même, en Mars de cette année, une commission qui fut chargée de dresser d’abord le plan des substructions apparentes, d’après lesquelles il serait possible de connaître la plupart de celles qui seraient à découvrir, et d’aviser ensuite au moyen pratique de se procurer l’argent qui serait nécessaire pour mener à bien cette louable entreprise ; mais les pouvoirs de cette commission cessèrent, le 3 Avril 1901, alors que la Société fut avertie que les terrains du Théâtre Romain des Bouchauds venaient d’être acquis par M. et Mme Laporte-Bisquit, de Jarnac, avec l’intention bien arrêtée de mettre complètement à jour et en état de conservation tous les murs Romains qu’ils contenaient.

Bref, les fouilles du Théâtre des Bouchauds furent pratiquées pendant cinq ans (de 1865 à 1870) par M. Gontier tout seul, et par M. Gontier avec le concours de la Société pendant quatre ans (de 1870 à 1873) ; puis elles furent ensuite abandonnées par la Société pendant cinq ans (de 1874 à 1878), et reprises par elle pendant trois ans (de 1870 à 1881) ; enfin de 1882 à 1901, époque de l’acquisition des terrains du Théâtre par la famille Laporte-Bisquit, la Société ne fit aucune fouille, mais s’employa avec la plus grande sollicitude possible, sans succès toutefois, à obtenir des Pouvoirs publics le dégagement et la conservation de cet intéressant Théâtre.


[1(1) Bull, de la Soc. arch. Et Hist. de la Charente, 4e série, t. VII, pp. 310-328.

[2Rapport lu dans la séance du 2 Juillet du Congrès que la Soc. des Antiquaires de l’Ouest tint à Poitiers dans le mois de Juillet 1884, à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation (voir Mém. de la Soc. des Antiq. de l’Ouest, 2e série, t. VII, 1884, p. 102 et pp. 149-155). — Le manuscrit écrit de la main do M. Gontier et revêtu de sa signature, qui servit à la rédaction de ce rapport, est classé dans les archives de ladite Société.

[3Ce renseignement, ainsi que plusieurs autres qui ne manquent pas d’intérêt, émanent de M. Gontier lui-même ; il les a fournis à M. Dumuys et à moi, lorsque nous passâmes avec lui, à Dorgeville, la journée du 20 Février 1884 (voir Revue Poitevine et Saintongeaise, t. 1, 1884, pp. 134-138.

[4Tout ce qui est entre guillemets est extrait du rapport mentionne clans la note 1 de la page précédente

[5Id.

[6Bull. de la Soc. Arch. et hist. de la Charente, 4e série, t. VI, 1869, p. CXXIV.

[7Id., p. CXXVIII

[8Id-, p. CVIII

[9Bull. de la Soc. arch. et Hisl. de la Charente, 4e série, t. VIII, 1870, p. XXXVIII

[10Id., p. 306

[11Bull, de la Soc. arch. el hist. de la Charente, IVe série, t. VIII, 1870, p. 305 et pp. 303-314

[12ld., p. XLIX

[13Lettre de M. Beaunard, conducteur des travaux exécutés au Théâtre des Bouchauds, écrite de Saint-Cybardeaux le 1er Mai 1907, au P. de La Croix.

[14Congrès archéologique de France, XXXVIIIe session, tenue à Angers, pp. 207-232, 286 206.

[15Bull, de la Soc. arch. et Hist. de la Charente, 4e série, t. VIII, 1871, p. XXXIV

[16ld., p. XL

[17ld., p. XLIII

[18ld., p. XLV

[19ld., p. XLVII

[20Bull, de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 4e série, t. IX, 1873, p. XXIV

[21Id., p. XLII

[22’Id., t. X, 1875, pp. XLI cl XLIII

[23Id., t. XI, 1876, pp. 263-29I

[24Id., 5e série, l. Il, 1878, p. XLIX

[25Bull, de la Soc. arch.et hist. de la Charente, 6e série, l. Il, 1879, pp. LXV, LXVI

[26Id., pp. LXV1I, LXVIII

[27Id., 1878, pp. LXXXV, LXXXVI

[28Bull, de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 5e série, t. Il, 1879, pp. XCII, XCIII

[29Id., pp. XCVII, XCVIII

[30ld., t. IV, 1881, p. XXII

[31ld., p. XXVI

[32Bull de la Soc. arch. et hist. de la Charente, ’6’ série, t. IV, 1881, p. XLIV

[33Id., p. XLVI1

[34Id., t. V, 1882, p. XXI

[35Id. p. XXVIII

[36Bull. de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 5e série, t. VIl, 1884, p. XXII

[37Revue Poitevine et Saintongeaise, t. I, 1884, pp. 134-138

[38Bull, de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 5e série, t. VII, 1884, p. XXVIII

[39Id., p. XXXIII

[40Mém. de la Soc. des Antiq. de l’Ouest, 2e série, t. VII, 1884, pp. 149 et 155

[41Bull. de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 5e série, t. VIII, 1886, pp.LI et LVIII

[42Bull, de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 5e série, t. X, 1888, pp. XXVII et XXVIII. Il semble que, d’après le procès-verbal du 9 Novembre 1881,.M. Gontier offrit à l’Etat sa découverte en 1881 et non en 1879 comme l’indique ce procès- verbal de 1888 ; c’est pourquoi j’ai corrigé ici cette date.

[43Id., t. X, 1888, p. XLII

[44ld., t. XI, 1889, p. LXV

[45ld., 6e série, t. I, 1890, p. XLV. C’est grâce à cette nomination que j’ai pu me charger en 1901, de la direction des fouilles du Théâtre des Bouchauds, et que je dois de pouvoir publier aujourd’hui le présent travail dans le Bulletin de la Société archéologique de la Charente

[46ld. pp. LIX-LX

[47Bull. de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 6° série, t. Il, 1892, p. LVIII

[48Id., p. LXIV.

[49Id., t. III, 1893, pp. LV-LVIII.

[50Id., p. LIV

[51Renseignement fourni par M. J. Lhoummeau.

[52Bull, de la Soc. arch. et Hist. de la Charente, 6e série, t. X, 1900, pp. XXXIX-XLI.

[53Lettre de M. Marcille au P. de la Croix (archives de ce dernier).

[54Bull. de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 6e série, t. X, 1900, pp. CXIX et CXXX1V.

[55Id., 7e série, t. I, 1901, p. XXXVI.

[56. Bull. de la Soc. arch. et hist. de la Charente, 7e série, t. I, 1901, pp. XLVIII et LIV

[57Id., pp. LX et LXI.

[58Bull, de la Soc. arch. et Hist. de la Charente, 7e série, t. Il, 1902, pp. LXXVIII cl LXXIX.

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