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1765 - 1766 - Un hiver mémorable

D 13 décembre 2007     H 22:58     A Pierre     C 0 messages     A 1730 LECTURES


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Après l’hiver de 1728-1729, qui fut très long et très froid, celui de 1765 fut, lui aussi, bien qu’à un degré moindre que le grand hiver de 1709, rude et pénible à supporter.

Sources diverses.

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Après l’hiver de 1728-1729, qui fut très long et très froid, celui de 1765 fut, lui aussi, bien qu’à un degré moindre que le grand hiver de 1709, rude et pénible à supporter.

- 1- 17 - Pouillac, près de Montlieu

Le curé de Pouillac près Montlieu, Ant. Ballay, note sur son registre paroissial le grand froid qui dura du 20 novembre 1765 au 1er mars 1766, Il mourut, dit-il, par le froid et la faim, beaucoup de pauvres dans les villes, et même dans les campagnes : neuf dans sa paroisse, le double de la moyenne (Cette proportion ne se retrouve pas dans les mortuaires des paroisses voisines).

Le curé ajoute que les rivières, même grandes, étaient prises par la glace ; le pain et le vin gelaient dans les maisons ; la plupart des vignes périrent, surtout les vieilles, le blé en partie ; les avoines, orges, artichauts en entier. Après un-dégel de quelques jours le froid avait repris du 15 au 20 mars, et c’est ce qui causa le plus de dégâts.


- 2- 16 - Brossac

Le curé de Brossac (J. Marnyhac) mentionne aussi sur son registre que cet hiver fut extrêmement rude et violent, pernicieux aux personnes et aux biens de la terre. Le cimetière étant trop gelé, on dut creuser une fosse sous le ballet de l’église.


- 3- 17 - Gémozac

On éprouva cette année un hiver des plus rudes qu’on eût ressenti depuis 1709. Le froid commença dans la nuit du 14 au 15 décembre de l’année dernière. Le passage de Saintonge à Bordeaux par la Gironde fut interrompu ; les glaces durèrent jusqu’au six de février de la présente année c. à d. environ cinquante jours. Un vent du Nord terrible souffla avec une impétuosité inexprimable pendant tout ce tems là. Tout fut glacé, pain, vin, viandes, rivières, coquillages, et la mer même, ce qu’on n’avoit jamais vu en ce païs. La Garonne étoit totalement prise depuis Blaye jusques à Bordeaux. Les eaux du reflux qui venoient de la grande et haute mer, en remontant, s’étendoient sur, ces glaces et se glaçoient ensuite à leur tour. Ce nombre de couches multipliées formoient en certains endroits des collines et d’énormes monceaux de glace, qui présentoient un spectacle des plus singuliers et des plus frappants. Presque toutes les vignes furent gelées ; les noyers ne portèrent point de fruit ; beaucoup de champs ensemencés de blé froment ne donnèrent point de récolte ; les avoines, pâtures et autres menus grains, ainsi que le jardinage furent totalement perdus. Nombre d’Evêques du royaume permirent l’usage de la viande pendant le carême, à cause de la rareté des herbes, racines et légumes. C’étoit néanmoins un beau froid si l’on peut s’exprimer ainsi : il faisoit tous les jours un soleil des plus brillants ; point de neige, point de verglas ; il y avoit de la poussière dans les chemins comme dans le fort de l’été ; les denrées enchérirent beaucoup ; cependant l’année ne fut pas aussi malheureuse comme on l’avoit d’abord pensé : le plus beau dégel étant survenu, on ensemença de nouveau les champs de menus grains et de bled d’espagne, et il y eut une récolte, fort abondante en ces sortes de denrées.
Le premier d’avril, il y eut une éclipse de soleil annulaire. On appelle ces sortes d’éclipses annulaires, à cause que la lune se place directement entre le soleil et nous ; et comme son globe n’est pas assez grand pour couvrir tout le globe du soleil, il se trouve alors que tout le bord du disque du soleil se trouve découvert, et qu’il forme un anneau de lumière ; çe qui fait que l’éclipse, quoique très considérable n’est pas cependant totale.

Journal de Jacques Pouzaux, prieur-curé de Gemozac.


- 4- 33 - Coutras

Fellonneau dit qu’il fut presque aussi rigoureux que celui de 1709, mais moins désastreux, le dégel s’étant opéré dans de meilleures conditions. Le froid fut quand même excessif de Noël 1765 au milieu de février.


- 5- 33 - Bordeaux

Ed. Feret marque un froid intense du 28 décembre au 8 février ; le thermomètre se maintenant à — 8°R.

La Garonne fut prise entièrement, sauf un petit canal encombré de glaces. Beaucoup de vignes périrent encore.

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