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1789 - Aubeville (16) : cahier de doléances de la paroisse

D 9 mars 2009     H 13:29     A Pierre     C 0 messages     A 967 LECTURES


Aubeville, aujourd’hui commune du canton de Blanzac ; en 1789, sénéchaussée et élection d’Angoulême, diocèse de Saintes, baronnie de Blanzac.

Voir sur sa situation économique une notice inédite de 1745. (Arch. dép. Charente, C. 140.) Taxé en 1789 à 2,110 I. de taille, 1,125 l. d’accessoires, 1,170 I. de capitation, 1,624 I. de vingtièmes.

Source : Cahiers de doléances de la Sénéchaussée d’Angoulême et du siège royal de Cognac pour les États généraux de 1789 - P. Boissonnade - Paris - 1907

Voir en ligne :

 Procès-verbal d’assemblée de la paroisse d’Aubeville.

(Orig. ms., 3 p., petit in-4°. Arch. mun. Angoulême, AA 21.)

Réunion le 5 mars, au devant de la porte de l’église de la paroisse. Président : Pierre Vacquier, notaire royal et procureur fiscal de la ville et baronnie de Blanzac.

Comparants : Pierre Verdier, Pierre Branchaud, Simon Roux, André Poirier. Jean Gaborit, Jean Pequin, Jean Vien, Jean Landrau, Pierre Geay, Jean-Pierre Forgeaud, François Vieilleville, Jean et autre Jean David, Pierre et Jean Daviaud, Jean Lafosse, Pierre Marchand, Barthélemi Hubert, Pierre Piveteau, Louis Jaulin, Marc Leclerc. Jean Delafarge, Pierre Ducharlet, Jean Bouchet. François Métreau. Antoine Chiron, Jean, Michel et Clément Labrousse, Jean Hubert, Pierre Sauvage, François Giraud, Jean Gaborit, Jean Buttau, Jean Giraud, Jean Loiseau, Louis Doublet, Pierre Déroullède.

La paroisse a 90 feux. 2 députés : Pierre Vacquier, notaire royal et procureur fiscal de la baronnie de Blanzac, et Pierre Verdier, marchand.

25 signatures, les autres comparants ne savent signer.

 Cahier de doléances de la paroisse d’Aubeville.

(Orig. ms., h p., petit ln-4°. Arch. mun. Angoulême, AA 21.)

Les habitants de la paroisse d’Aubeville osent représenter que la misère et les maux de toutes espèces dont ils ont le malheur, eux et leurs ancêtres, d’être accablés, ont pour causes principales :

- Art. 1er. Les impôts exorbitants sous toutes sortes de dénominations.

- Art. 2. Une meilleure répartition des impôts.

- Art. 3. Une plus grande économie dans leur perception.

- Art. 4. L’extrême difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité où sont les veuves, les orphelins et les pauvres habitants, d’obtenir d’un commissaire éloigné et souvent sourd à leurs suppliques, quoique toujours favorable aux riches, les soulagements accordés par Sa Majesté.

- Art. 5. Le grand nombre de privilégiés qui, possédant la partie la plus fertile de la paroisse, rejettent sur les pauvres cultivateurs presque tout le fardeau des impôts, au grand détriment de l’agriculture et du bien public.

- Art. 6. Que tous les biens, sans distinction de propriétaires, soient assujettis à l’impôt.

- Art. 7. Plus de distinction sur ces biens ; ils sont tous roturiers et comme sortant des mains du Créateur, quand il débrouilla le chaos.

- Art. 8. Les fréquentes émigrations de plusieurs laboureurs chassés par le publicain avide et étranger.

- Art. 9. L’éloignement de plusieurs riches propriétaires qui, pour se soustraire à la nécessité de payer le tiers (sic) [la taille], se sont fixés et habitent des paroisses d’une autre généralité, où cet impôt accablant n’est pas établi.

- Art. 10. Le défaut de tout secours public pour les pauvres et les malades.

- Art. 11. La difficulté qu’ont les pères de famille occupés de la culture ou chargés de l’administration de la justice pour faire donner à leurs enfants une éducation convenable.

- Art. 12. Les chemins vicinaux et de traverse qui vont du bourg en ville, par leur mauvais état, et celui des ponts sur les rivières empêchent le transport des denrées et les prérogatives du commerce.

- Art. 13. La suppression des droits d’aides qui écrasent le public, gênent et mettent des entraves au commerce.

- Art. 14. Une diminution sur les droits de contrôle des actes des notaires.

- Art. 15. La suppression totale de l’insinuation, centième denier et francs-fiefs qui écrasent les pauvres et ruinent en partie le riche ; les commis distribués dans chaque bureau, pour en faire le recouvrement, en lèvent journellement de nouveaux, qu’ils font payer au double et au triple sous le spécieux prétexte qu’ils ne l’ont pas été dans un temps utile. Les plaintes et les suppliques que l’on porte à raison de ces vexations aux commissaires départis dans les provinces ne sont jamais écoutées favorablement et toujours répondues d’une ordonnance qui enjoint de payer.

- Art. 16. Un retour périodique des États généraux de cinq ans en cinq ans.

- Art. 17. Autoriser une loi qui assure à jamais cette convocation quinquennale.

- Art. 18. Établir et former la province en pays d’Etats, que l’on pourrait joindre avec celle de Saintonge et le pays d’Aunis.

- Art. 19. Une réformation dans l’administration de la justice.

- Art. 20. Une réformation dans les mœurs.

Fait et arrêté au devant de la porte de l’église de ladite paroisse d’Aubeville, ce jourd’hui, 5 mars 1789.

24 signatures, les mêmes qu’au procès-verbal.

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