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994 - 1839 - Epidémies en Saintonge, Aunis et Angoumois, Charente et Charente-Maritime

D 3 juillet 2007     H 02:48     A Pierre     C 0 messages A 4940 LECTURES


Synthèse sous la forme d’un tableau chronologique de très nombreuses informations sur le thème des épidémies dans les 3 provinces, puis dans les départements de Charente et Charente-Maritime, du Xème au XIXème siècle.

Définitions de l’Encyclopédie la peste la lèpre et le lépreux

A noter que les périodes de guerre civile ou d’insurrection des campagnes et les périodes d’épidémie présentent des coïncidences : il en est ainsi pendant les révoltes paysannes contre la gabelle en 1548, pendant les guerres de Religion dans la seconde moitié du 16ème siècle, et pendant la Fronde en 1652.

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AnnéeMaladieLieuCommentaire / Source
994 Ergotisme [1], ou "Mal des ardents" Angoumois En ces années-là ce feu facré, que l’on nommoit le mal des Ardents, & qui avoit desjà une autrefois fait de grands ravages, se ralluma & tourmenta cruellement la France, particulièrement durant deux siècles. Il prenoit tout à coup , & brusloit les entrailles, ou quelque autre partie du corps, qui tomboit par pièces. Bienheureux, qui en estoit quitte pour un bras, ou une jambe. Cela fut cause qu’il se fit de grandes donations aux Saincts, de qui on croyoit avoir ressenty le secours dans ces horribles douleurs : comme aussi de frequentes fondations d’Hospitaux, pour ceux qui estoient atteints de ce mal.

Cette playe, qui l’an 994 emporta dans l’Aquitaine, l’Angoumois, le Perigord & le Limosin, plus de 40000 personnes en peu de jours, causa au moins ce bien, que les Grands, qui troubloient cette Province par leurs guerres particulières, redoutant l’ire de Dieu, firent un serment solemnel entre eux, de garder justice à leurs sujets, & formèrent pour cet effet une Saincte Ligue, qui donna exemple dans les autres Provinces d’en faire autant.

Source : Abrégé chronologique de l’Histoire de France - Sr de Mezeray - Amsterdam - 1688 - Books Google
1101 Lèpre Vars (16) La Maladrerie de Vars : cet établissement, destiné à recevoir les malheureux atteints de la lèpre, fut bâti par l’évêque Girard, entre 1101 et 1136. Il était placé à l’extrémité septentrionale de la paroisse, près du ruisseau qui la sépare de celle de Montignac

...

La lèpre disparaissant peu à peu, la maladrerie se trouvait vide en 1456 ; quatre ans après, il en est parlé comme d’une propriété particulière, et au milieu du XVIIe siècle il n’en restait plus que des masures.

Source : SAHC 1878-1879

1349 Peste Angoumois
1493 Lèpre Condéon (16) Françoys Tisseau, à present mallade de la malladie de lespre, pour quatre journaux de terre assis en ladite paroisse, est couché en recepte, en unze solz trois deniers et deux gellines, lesquelx devoirs ledit receveur n’a receuz, obstant la malladie dudit Tisseau, lequel est jà peéça dégecté et demourant avec les autres mallades en la maladrerie de Barbezieux, aussi obstant la pouvreté de sa femme et quatre ou cinq petis enfans, lesquelx vont chacun jour mendiant et quérant leur vie, comme le tout appert par registre de la cour prévostelle de Barbezieux du 11e jour de septembre 1493.

Source : SAHC 1886 - La misère et les épidémies à Angoulême aux XVIe et XVIIe siècles. Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1500-1515 Peste et famine Saintonge Aunis St Jean d’Angély La Rochelle Cette paix si favorable au développement de la richesse matérielle et du progrès social, eût porté des fruits précieux, si, pendant presque toute la durée du nouveau règne, le royaume n’eût été désolé, par un fléau plus terrible encore que la guerre. Une épidémie qui n’avait d’exemple que dans la peste-noire de 1347, dévora un tiers de la population de la France. Les hommes se fuyaient : les villes et les châteaux étaient déserts. Les pays riverains de l’Océan, plus exposés que ceux du centre à l’invasion de la maladie, furent les premiers atteints et les plus cruellement affligés.

Dans la Saintonge et l’Aunis la mortalité fut si grande pendant quinze années, que jamais on n’avait vu une pareille calamité. Les affaires étaient suspendues, le commerce anéanti. On craignait de trouver le principe du mal dans les choses les plus nécessaires à la vie. A Saint-Jean d’Angély la perception de l’impôt sur les comestibles éprouva une baisse si considérable, que le corps-de-ville fut obligé de faire remise aux fermiers d’une grande partie du prix de leur ferme [2]. A la Rochelle, presque tous les officiers de la commune avaient pris la fuite : le mal fit des progrès d’autant plus rapides dans cette populeuse cité, qu’aucune mesure n’était prise pour arrêter la contagion. Le maire fut forcé d’user de contrainte pour ramener à leur poste les magistrats que la terreur en avait éloignés [3].

Aux horreurs de la peste se joignirent bientôt celles de la famine, sa compagne obligée. La récolte manqua entièrement faute de bras pour labourer et ensemencer les terres. Dans l’Aunis, le prix du froment monta à dix et onze sous le boisseau de Marans, ce qui était un prix excessif. Déjà depuis long-temps le peuple mourait de faim et de misère, lorsque huit navires chargés de blé pour l’Espagne vinrent relâcher dans la rade de la Palisse. Le maire de la Rochelle les fit arrêter et conduire dans le port. Les capitaines furent contraints de vendre leur cargaison à la commune pour alimenter la ville et la banlieue [4].

Source : Histoire de la Saintonge - Massiou

1502 avril à décembre Peste et disette Angoulême (16) Source : SAHC 1886 - La misère et les épidémies à Angoulême aux XVIe et XVIIe siècles. Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1515 Peste Angoulême (16) id.
1518 Peste Angoulême (16) id.
1524 Peste Saint-Jean d’Angély (17) Hillairet : médecin distingué de Saint-Jean d’Angély, au commencement du XVIe siècle. Une inscription retrouvée en 1845 a révélé que, lors de la peste qui en 1524 affligea la Saintonge et qui enleva une grande partie de sa population, le charitable docteur fit ériger près de sa maison un bâtiment servant de succursale à l’aumônerie de Lussant et y déposa un grand nombre de pestiférés qu’il traita à ses frais.

Source : Biographie saintongeaise - Pierre Damien Rainguet - 1831
1529 Peste Angoulême (16) Source : SAHC 1886 - La misère et les épidémies à Angoulême aux XVIe et XVIIe siècles. Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1540 Lèpre Angoulême (16) id.
1547 Peste Angoulême (16) id.
1550 (c) Peste Angoumois Jean de la Péruse, poète angoumoisin (1529-1554) donne sa vision poétique et saisissante de cette épidémie qui ravage le pays :

Cette jalouse s’en va

Au bas centre de la Terre,

Où la Peste elle trouva,

Faisant à soi mesme guerre.

Peste avoit la chair plombée,

Peste gisoit à l’envers

Au sueil de son huis tombée,

Rongée de mille vers.

Soudain Peste se levoit,

Alloit, venoit sans demeure,

Jamais Peste arrest n’avoit

En un lieu une seule heure :

Elle sent dans ses entrailles

Mille et mille feux ardans,

Et mille ardantes tenailles

Qui la tenaillent dedans.

Son corps sent au bruslement,

Son alène put au soufre,

Sa chair est sans vestement

Pour la chaleur qu’elle souffre !

Peste a la langue tirée,

Peste a ouvers les nazeaux,

Peste est tousjours altérée

Sans se pouvoir souler d’eaux.

Où elle est, n’y a que bruit,

Jamais la paix n’y réside ;

Le soleil jamais n’y luit,

Et jamais n’y faict humide.

Une chaleur morne, enclose

Dedans un aer obscurci,

Sèche, brusle toute chose,

Et brusle les corps aussi.

De cèdres et de cyprès

Est couverte la campaigne,

La Mort se tient là bien près,

Cest de Peste la compaigne.

Là le hibou se lamente,

Là on oit le noir corbeau,

Qui, d’un chant mortel qu’il chante,

Ne prédit que le tombeau.

Source : Le trésor des pièces angoumoisines inédites ou rares - Tome 1 - Société Archéologique et Historique de Charente - 1863

1568 Peste La Rochelle (17) « Le dimanche au soir, XXIe dud. moys de IXe, le Roy sortant de sa chambre, pour s’aller mectre à table, dict et asseura tout hault que monsgr le conte de Rochefocault estoit mort de peste a la Rochelle, qu’est une grande perte à ceulx de la religion, et en font grand regret. »

Source : Le Livre du Roy, (nom donné à un recueil de textes divers du XVIe siècle aux Archives de Briançon) cité dans le Bulletin de l’Académie Delphinale - T1 - 1846
1573 La "colique du Poitou", une maladie proche du choléra La Rochelle (17) L’épidémie décime les troupes royales qui assiègent la ville. Description par Amos Barbot :

Ce qui les affaiblissoit et allentissoit de courage de telle façon, oultre la ferme résolution qu’ils remarquoient en ceulx de cette ville pour leur deffence, estoit que la disette et nécessité estoit aussi grande parmi le camp et armée du roy qu’en cette ville, les malladies beaucoup plus grandes, non seulement de fiebvres, mais de flux de ventre et de sang, les dyssenteries(1) en affligeant beaucoup et finallement que leurs blessés et stropiats estaient si maltraités et pansés, qu’estant deslaissés et abandonnés en la pourriture de leurs playes, ils n’estoient pas seulement infectés, mais mangés par les vers qui s’y mettaient, et de plus qu’en l’armée susdite il se naissait et formoit de jour à aultre entre les grands et la noblesse des mescontentemens qui leur faisoient abandonner le camp soubs des prétextes d’indispositions et malladies, et qu’une grande partie de l’armée n’estoit devant cette ville qu’à regret et pour fuir la rigueur des massacres qui estaient quallifiés catholiques nouveaux, à la différence de ceux qu’on appelloit fidelles qui estaient les violans et ardens, et de ceulx qu’on disoit malcontens qui avoient pour principal dessain leurs intérests particuliers.


(1) Une maladie épidémique, d’une nature particulière et qu’on appelait « la colique du Poitou », sévissait dans l’armée royale ; la description qu’en donne de Thou (Histoire universelle, liv. LIV, p. 102 et LVI p. 794), a une grande analogie avec les symptômes du choléra. Il périt pendant ce long siège de 25 à 30,000 hommes, moins par le fer et par le feu de l’ennemi que par les maladies et la misère, conséquences du manque de soins et de la mauvaise administration ; à ces maux se joignaient l’indiscipline de la noblesse qui entravait les opérations militaires et la trahison ouverte de certains chefs qui achevaient de démoraliser les troupes.

Source : Histoire de La Rochelle par Amos Barbot

1585 Peste St Jean d’Angély (17) « Une peste horrible désolait alors la Saintonge, et moissonnait surtout la population de Saint-Jean-d’Angély. Les bourgeois de cette ville, désertant leurs demeures infectées par la contagion, vivaient pêle-mêle sous des tentes dressées sur la contrescarpe et dans les fossés de la place, laissant leurs foyers à la garde de la vigie placée dans la haute tour du beffroi. Au fléau de la peste se joignit bientôt celui de la famine : les récoltes avaient péri, en grande gartie, dans les champs, faute de bras pour faire la moisson. »

Source : Histoire politique, civile et religieuse de la Saintonge et de l’Aunis - D. Massiou - 1846

Rétablissement par Henri IV en décembre 1595 d’une maîtrise des savetiers de St Jean d’Angély, dont les titres ont été perdus, notamment à cause de l’épidémie de 1585 (Source connue AD33/1B16 - texte non connu)
1586-1588 Peste Angoulême (16) id. Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1586 Peste Beauvais-sur-Matha (17) Voir la description surréaliste de cette peste par Agrippa d’Aubigné
1590 Peste Angoulême (16) SAHC 1886 Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1603 Peste Poitiers, Châtellerault, Blois, Bordeaux, La Rochelle, Oleron, Arvert, Brouage, Marennes, Jonzac, Jarnac-Champagne, etc Voir sur cette épidémie une étude de Louis Audiat en 1885
1604 Peste La Rochelle (17) (20 juillet) La peste avait été apportée en cette ville, au mois d’août précédent, par un individu de Niort, où elle régnait alors. Après des alternatives de diminution et de recrudescence , le fléau, depuis une dizaine de jours, redoublant de fureur, on avait augmenté le nombre des commissaires chargés de pourvoir à toutes les mesures nécessaires, et nommé deux échevins, deux pairs et trois bourgeois. Mais comme la désertion était générale, le corps de ville décide que ceux qui resteroient plus de deux nuits aux champs, à raison de la contagion, perdraient leur estât, tant les eschevins et pairs que bourgeois. Mireuil fut encore choisi pour le dépôt des malheureux pestiférés. On fît construire, pour les y transporter, un charriot de bois et une chaise, dont les porteurs avaient des habits bleus, chamarrés de blanc. On avait d’abord tapissé de blanc les portes des malades de la ville, on se contenta ensuite de les marquer d’une croix blanche. Il mourut jusqu’à 200 personnes par mois au seul lieu de Mireuil. On remarqua que la peste frappait principalement ceux qui se tenaient salement en leur maison, qui se nourissoient de mauvaises viandes, et ceux qui faisaient excès avec les femmes, au vin et aux tripots, et aussi qu’on peschoit une quantité incroyable de maigres : ce qui estoyt une signification de peste, disoyent les personnes âgées. Le terrible fléau ne diminua qu’au mois de novembre ou de décembre, et se prolongea jusqu’au mois d’août 1605. Il n’avait pas tardé à envahir les campagnes, et les bourgs de Laleu, Marsilly, Esnandes, Longèves , Cyré , Aytré , Tasdon, Saint-Rogatien et Bourgneuf furent principalement maltraités. (Conain. -Merlin. — Baudouin.)

Source : Ephémérides historiques de La Rochelle - J.-B.-E. Jourdan - 1861
1605 Peste Saintes (17) Voir sur cette épidémie une étude de Louis Audiat en 1885
1605 Peste Aunis

Saintonge

En cet an 1605, le fléau de la contagion qui dès long temps affligeoit fort et battoit la Touraine, l’Anjou, le Maine, le Poitou, le pays d’Aunis, la Xaintonge et autres pays et provinces adjacentes s’épandit tellement en la Guyenne que la cour de parlement en quitta Bourdeaux pour aller à Agen

Source : Registre-journal de Henri IV par Pierre de L’Estoile - dans Mémoires pour servir à l’Histoire de France - Michaud & Poujoulat - Paris 1837
1629-1630 Peste Barbezieux (16) Voir La peste à Barbezieux (1629-1630), par Jules Pellisson (1876)
1629-1630 Peste Cognac (16) Voir des extraits des Etudes Historiques sur la ville de Cognac par François Marvaud (1870)
1630 Peste Pons (17) En 1630, alors que la famine ravagea notre province [5] et fut suivie de la peste, messire de Miossans fit construire un grand nombre de huttes près de la ville de Pons et, vers le lieu même où depuis fut bâtie -1631- la chapelle de Saint-Roch pour l’accomplissement d’un vœu fait par les habitants que tourmentait le double fléau depuis une année. On recevait indistinctement dans ces abris provisoires et que la prudence faisait éloigner des habitations, les catholiques et les protestants [6]. Les religieux récollets s’étaient voués charitablement au service des pestiférés.

Source : Histoire politique, civile et religieuse de la Saintonge et de l’Aunis - D. Massiou
1629-1631 Peste Angoulême (16) SAHC 1886 Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1647 Peste dans les faubourgs d’Angoulême (16) SAHC 1886 Texte de cette étude d’A.-F. Lièvre
1652 Peste à Saintes (17), à Ecoyeux (17) Voir sur cette épidémie une étude de Louis Audiat en 1885
1666-1673 Dysenterie, scorbut, pourpre, peste Tonnay-Charente (17) Dès le mois de novembre 1666, Colbert de Terron avait transformé en hôpital maritime le prieuré de Saint-Eloi de Tonnay-Charente, mais cet établissement devint bientôt insuffisant à raison du nombre toujours croissant des malades atteints de la dissenterie, du scorbut, du pourpre et de la peste. La crainte de la contagion finit même par en chasser les infirmiers, et les malades abandonnés de ceux qui étaient chargés de leur donner des soins seraient morts sans secours si les capucins du lieu ne se fussent dévoués à cet exercice de charité. En 1675, l’hôpital de la marine ayant été transféré à Rochefort, dans un local disposé exprès a la suite du magasin des vivres, le soin des malades fut confié aux sœurs hospitalières de Saint Vincent de Paul.

Source : Histoire politique, civile et religieuse de la Saintonge et de l’Aunis - D. Massiou
1686 Peste, dysenterie Pissotte et L’Orbrie (85) Tirées des chroniques paroissiales de Pissotte (actuellement en Vendée, dépendait alors des évêchés de Saintes et de la Rochelle - de nombreux curés de l’Aunis en furent prieurs : ainsi dans la commune voisine de l’Orbrie, Jean Boisdon né le 20 septembre 1665 de Pierre Boisdon, Me tonnelier et de Catherine Sauvageau)

Les épidémies : La peste : En mai 1686, la plume angoissée du pasteur de Pissot (Pissotte) traça cette ligne : « Commencement de la peste ». Les actes de baptême sont rares, ce ne sont que décès - pas moins de cinquante-cinq actes. Rien que dans une famille - celle de Mathurin Aumant, neveu du défunt curé Renou - on compte trois décès d’enfants en deux mois. Le 13 juillet, « Marguerite aagée de six mois » puis en août « Marie-Jeanne 4 ans », puis le 20 septembre Catherine. Le curé de l’Orbrie, Mr Fourneau vint à plusieurs reprises seconder son confrère.

A la dernière page du registre on peut lire ces lugubres détails : « Cette année feut une année de peste qui commença au mois de may ; les malades étaient attaqués à la teste d’abord, et en trois jours ils tomboient en le délire, le sang sortoient (sic) des coffres comon (sic) portoit les corps en terre et rendoient une odeur très mauvaise » - Journolleau, c. de Pissot".

Source : Registres paroissiaux, aimablement communiqués par Henri Boutet
1694 Fièvre jaune ? Rochefort (17) Cette épidémie a été décrite par Pierre Chirac [7] (1652-1732), médecin du port de Rochefort vers 1696, médecin du Roi en 1731, dans son Traité des fièvres malignes et pestilentielles qui ont régné à Rochefort en 1694. - Paris - 1742

Quelques années après il y eut à Rochefort une autre maladie épidémique, qu’on appelle de Siam, effrayante par le seul spectacle & nouvelle dans nos climats. M. Bégon, Intendant de cette Ville, demanda au Roi M. Chirac, déjà très-célèbre, & singulièrement pour les cas extraordinaires. Il eut recours à l’ouverture des cadavres. Il en ouvrit environ 500, vit le mal dans ses sources, & s’en assura si bien, que comme il crut qu’il en pourroit être attaqué lui-même, il composa un Mémoire de la manière dont il vouloit être traité, & de tout ce qu’il y avoit à faire selon les différens accidens dont la maladie étoit susceptible. Il chargeoit de l’exécution un Chirurgien seul en qui il avoit pris confiance, & prioit instamment M. Bégon, de ne pas permettre qu’aucun autre s’en mêlât. Pour l’honneur de M. Chirac, il fut attaqué de la maladie, traité selon ses ordres & guéri ; il lui en resta seulement la suite ordinaire, une jaunisse ;& sa convalescence fut très-longue.

Pendant son séjour à Rochefort, il traita beaucoup de petites véroles, mais selon sa méthode particulière & qui lui réussit. M. Silva disoit qu’il n’appartenoit qu’à M. Chirac, d’être Législateur en Médecine.

Apres s’être entièrement remis des fatigues & de sa maladie de Rochefort, il reprit à Montpellier ses anciennes fonctions de Professeur & de Médecin. Le nom de M. Chirac ne laissoit pas de croître de jour en jour.

(Source : Bienfaisance françoise ou Mémoires pour servir à l’histoire de ce siècle, par M. Dagues de Clairefontaine - Paris - 1778)
1701 Dysenterie Pissotte (85) L’autre fléau - la dysenterie - qui s’abattit, seize ans après l’épidémie de peste (voir année 1686), sur une population à peine revenue du précédent cauchemar. Elle dura moins longtemps et fit moins de victimes pourtant de septembre à décembre, le Curé Journolleau dût enregistrer trente-trois décès dont la plupart étaient causés par l’impitoyable mal.

Source : Registres paroissiaux, aimablement communiqués par Henri Boutet
1724 Maladies diverses Angoulême (16) Règlement de police de la ville d’Angoulême - Dispositions spécifiques aux bouchers :

Deffenses à toutes personnes tachées et atteintes de scorbut, scrophules, ou écrouelles, d’épilepsie ou haut mal, lèpre, maladies vénériennes, teignes et punais, d’exercer ou faire profession du métier de boucher, à peine de cinq cent livres d’amende et de punition corporelle s’il y échoit, afin d’éviter les inconvéniens qui en pourroient arriver, et aux Syndics jurez et autres maistres de les recevoir à la maîtrise ou de s’en servir pour compagnons ou domestiques aux mêmes peines, et de demeurer déchus de leurs maîtrises.

Texte intégral du règlement de police de la ville d’Angoulême

1745 Scorbut, peste Rochefort (17) L’habile médecin [Jean Cochon-Dupuy] eut à lutter en 1745 contre un scorbut pestilentiel apporté à Rochefort par l’escadre qui ramenait dans cette ville la garnison de Louisbourg. L’intensité du mal fut telle que 110 chirurgiens, 22 pharmaciens, 19 sœurs de charité, 5 aumôniers et plusieurs infirmiers succombèrent, victimes de leur dévouement à servir 3,000 malades atteints de la peste. La crainte de la contagion ferma les cœurs et les portes des habitants de Rochefort. C’est en vain que M. Dupuy chercha d’abord des logements pour abriter tant d’infortunés, mais bientôt persuadés par l’exemple de l’habile et charitable praticien on s’empressa de loger les malheureux et de concourir à leur soulagement. Dès lors grâce aux soins de Dupuy et de son fils et au zèle déployé par la population, les malades entrèrent promptement en convalescence et la crainte du danger disparut complètement.

Source : Biographie saintongeaise - Pierre Damien Rainguet - 1831
1832 Choléra Rochefort (17) 130 décès sur 246 malades (Revue médicale française et étrangère - année 1841)
1834 Choléra Rochefort (17) 48 décès sur 200 malades (id.)
1837 Grippe Rochefort (17) 25 décès sur 146 malades (id.)
1839 Méningite cérébro-spinale Bagne de Rochefort (17) Prise d’abord pour un typhus, courant dans les bagnes, l’épidémie s’avéra être celle de la méningite cérébro-spinale. (Source : Recherches historiques sur la maladie qui a régné au bagne de Rochefort, par M. Lefèvre - Paris 1840)

Extraits des définitions du mot "peste" dans l’Encyclopédie


PESTE, s. f. (Médecine) c’est une maladie épidémique, contagieuse, très-aiguë, causée par un venin subtil, répandu dans l’air, qui pénetre dans nos corps & y produit des bubons, des charbons, des exanthemes, & d’autres symptomes très-fâcheux.

C’est une fievre aiguë, qui devient mortelle & enleve les malades dès le premier ou le second jour, si les forces vitales ne chassent promptement le venin par les bubons, les charbons, le pourpre & autres exanthèmes.
Causes. Ce point est des plus difficiles à traiter : tous les auteurs ont écrit sur cette matiere, mais nous n’avons rien de certain sur cet article. On a donné un nombre infini de conjectures ; les uns ont insisté sur la coagulation ; les autres sur l’infection générale ou locale, qui agit sur les humeurs de notre corps. Mais ce qui est de plus singulier, c’est que tous sont obligés de reconnoître que la peste agit d’une façon fort différente sur ceux dans les pays desquels elle naît, que sur nous autres.

La peste nous vient de l’Asie, & depuis deux mille ans toutes les pestes qui ont paru en Europe y ont été transmises par la communication des Sarrasins, des Arabes, des Maures, ou des Turcs avec nous, & toutes les pestes n’ont pas eu chez nous d’autre source.

Les Turcs vont chercher la peste à la Meque, dans leurs caravanes & leurs pélerinages ; ils l’amenent aussi de l’Egypte avec les blés qui sont corrompus : & enfin, elle se conserve chez eux par leur bizarre façon de penser sur la prédestination : persuadés qu’ils ne peuvent échapper à l’ordre du Très-haut sur leur sort, ils ne prennent aucune précaution pour empêcher les progrès de la peste & pour s’en garantir, ainsi ils la communiquent à leurs voisins.

On reconnoît quatre sortes de pestes.

- 1°. La peste à bubons, où il survient des bubons aux aisselles & aux aînes, ou d’autres éruptions par tout le corps, comme les charbons.

- 2°. La suete des Anglois, sudor anglicus, dans laquelle le malade périt par des sueurs, le premier, le second, le troisieme jour, sans bubon, ni charbon.

- La troisieme est sans bubon, ni charbon ; mais elle est accompagnée de dépôts gangreneux qui attaquent les piés, les mains, & sur-tout les parties extérieures de la génération dans les hommes ; desorte que ces membres se détachent d’eux-mêmes du corps de ces sortes de pestiférés. C’est la peste d’Athènes qui a été décrite par Hérodote, & ensuite par Lucrece.

- La quatrieme espece est la plus connue, elle s’appelle communément le mal de Siam ; elle vient de l’orient, & on voit mourir beaucoup de malades de cette peste à la Rochelle . Dans cette espece, le sang se perd par les pores de la peau en maniere de transpiration, & les malades périssent.

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PESTE, s. f. (Hist. anc. & mod.)

Voilà ce mal qui répand par-tout la terreur,

Mal que le ciel en sa fureur

Inventa pour punir les crimes de la terre.

...

La derniere peste qu’on ait vûe en Europe, est celle de Marseille en 1720 & 1721. Elle enleva dans cette seule ville environ cinquante mille personnes ; la mémoire en est encore récente.

Toutes nos connoissances sur cette horrible maladie se bornent à savoir qu’elle se répand par contagion ; qu’elle est la plus aiguë des maladies inflammatoires ; qu’elle est accompagnée de symptômes très-différens & très-variés ; qu’elle se termine par des tumeurs vers les parties glanduleuses qui dégénerent en abscès ; que cette crise est d’autant plus salutaire qu’elle est prompte ; que ce mal a ses tems de décroissement & de diminution, & qu’alors les secours de l’art sont d’une grande utilité ; que la contagion s’adoucit & se détruit par de grands froids ; qu’en conséquence elle est plus rare & fait moins de ravages dans les pays septentrionaux que dans les pays méridionaux ; qu’elle marche quelquefois seule, mais qu’elle a plus communément pour compagnes deux autres fléaux non-moins redoutables, la guerre & la famine ; & dans ce cas si elle n’attaque pas les hommes, les bestiaux en sont la victime : voilà les faits dont l’histoire ne fournit que trop de tristes monumens.

Il semble que le meilleur moyen de se garantir de la peste, seroit de fuir de bonne heure les lieux où elle regne. Si cela n’est pas possible, il faut tâcher de se séquestrer dans un domicile convenable, bien aéré, y éviter, autant qu’on peut, toute communication au-dehors ; vivre sans frayeur, user d’acides, en particuliers de citrons, se gargariser de vinaigre, s’en laver le corps, les hardes, &c. purifier l’air des appartemens par la vapeur du bois & des baies de genievre, user d’alimens opposés à la pourriture, & pour boisson de vins blancs acidules par préférence aux autres.

(Le chevalier de JAUCOURT )

Extraits des définitions des mot "lèpre" et "lépreux" dans l’Encyclopédie

LEPRE, s. f. (Méd.) cette maladie tire son nom des écailles dont tout le corps ou quelques-unes des parties de ceux qu’elle attaque sont recouvertes. Le mot grec est formé , qui signifient en françois écailles. On compte ordinairement deux especes principales de lepre ; savoir la lepre des Grecs, que les Arabes appelloient tantôt albaras nigra, & tantôt albaras alba, suivant qu’ils trouvoient plus ou moins d’intensité dans les symptomes : les Latins ont prétendu la désigner sous le nom d’impetigo ; l’autre espece est la lepre des Arabes, dont le nom grec est , éléphantiase. Voyez ce mot. Il paroît par les descriptions les plus exactes qui nous en restent, que ce n’est qu’une & même maladie ; que l’impetigo des Latins en est le commencement, le premier degré, l’état le plus doux, la lepre des Grecs, le second degré, & enfin la lepre des Arabes ou l’éléphantiase le plus haut & dernier période ; quant aux variétés qu’on observe dans les différens auteurs qui ont vu par eux-mêmes, il est clair qu’elles doivent plutôt être attribuées à la diversité de climats, de pays, de température, de sujet même, qu’à l’exactitude de ces écrivains.

La lepre commence à se manifester par l’éruption de pustules rouges plus ou moins abondantes, quelquefois solitaires, le plus souvent entassées les unes sur les autres dans différentes parties du corps, surtout aux bras & aux jambes ; à la base de ces premieres pustules naissent bientôt d’autres qui se multiplient & s’étendent extrêmement en forme de grappes ; leur surface devient en peu de tems rude, blanchâtre, écailleuse ; les écailles qu’on détache en se grattant sont tout-à-fait semblables, au rapport d’Avicenne, à celles des poissons : d’abord qu’on les a enlevés, on apperçoit un léger suintement d’une sanie ichoreuse qui occasionne un piquotement désagréable ou une démangeaison : il n’est point marqué dans les auteurs si la démangeaison est continuelle. A mesure que la maladie laissée à elle-même ou combattue par des remedes inefficaces fait des progrès, les pustules se répandent, occupent le membre entier, & ensuite les autres parties, & successivement tout le corps ; elles deviennent alors, suivant Celse, livides, noirâtres, ulcérées ; le corps ainsi couvert d’un ulcere universel, présente à l’oeil le spectacle le plus affreux & exhale une odeur insoutenable ; une maigreur excessive acheve de le défigurer ; le visage, les levres & les extrémités inférieures & supérieures s’enflent prodigieusement, souvent au point qu’on ne peut appercevoir qu’à peine les doigts enfoncés & cachés sous la tumeur : survient enfin une fievre lente qui consume en peu de tems le malade.

Cette cruelle maladie étoit très-commune autrefois, sur-tout dans les pays chauds, dans la Syrie, l’Egypte, la Judée, à Alexandrie, &c. Willis assure que les habitans de la Cornouaille, province maritime d’Angleterre y étoient anciennement très-sujets. Les auteurs contemporains ont observé (cette observation est remarquable par rapport à la vérole) que la lepre n’attaquoit jamais les enfans avant l’âge de puberté ou d’adulte, ni les eunuques, suivant la remarque d’Archigene, & Aëtius rapporte que quelques personnes de son tems se faisoient châtrer pour s’en exempter. On croit que cette maladie n’existe plus à présent, du-moins il est certain qu’elle n’est plus connue sous le nom de lepre. Le docteur Town raconte qu’il y a dans la Nigritie une maladie qui lui est fort analogue, & qui attaque également les negres & les blancs d’abord qu’ils sont réduits au même régime, qu’ils éprouvent l’intempérie des saisons, & qu’ils font les mêmes travaux ; après que les malades ont resté quelque tems maigres, languissans, cachectiques, leurs jambes s’enflent, deviennent oedémateuses ; peu après les veines se distendent, il s’y forme des varices depuis le genou jusqu’à l’extrémité des orteils, la peau devient dure, inégale, raboteuse, se couvre d’écailles qui ne se dessechent point, mais qui s’augmentent de façon à grossir prodigieusement la jambe ; dans cet état toutes les fonctions se font à l’ordinaire comme en santé, & le malade est propre à tous les ouvrages qui ne demandent point d’exercice. Quels que soient les rapports de cette maladie avec la lepre, il est certain qu’elle en differe essentiellement, de même que quelques maladies cutanées dont on voit de tems en tems des exemples, & qui n’ont que quelque ressemblance extérieure avec la lepre sans en avoir la contagion, le caractere distinctif & spécial. Le tems auquel on a cessé d’observer la lepre, est à peu près l’époque de la premiere invasion de la vérole dans notre monde. Il y a, comme on voit, une espece de compensation, de façon que nous gagnons d’un côté ce que nous perdons de l’autre. On pourroit assurer qu’il y a à peu près toujours la même somme de maladie, lorsque quelqu’une cesse de paroître, nous lui en voyons ordinairement succéder une autre qu’on croit inobservée par les anciens : souvent ce n’est qu’un changement de forme ; cette vicissitude & cette succession de maladies a trop peu frappé les médecins observateurs. Les Arabes sont presque les derniers auteurs qui en parlent comme témoins oculaires, & d’après leur propre observation. Les symptomes par lesquels la vérole se manifesta dans les commencemens, avoit beaucoup de rapport à ceux de la lepre.

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LEPREUX, EUSE, adj. & s. (Hist.) On traitoit anciennement les lépreux avec beaucoup de rigueur. Le curé avec son clergé alloit en procession à la maison du malade qui l’attendoit à la porte, couvert d’un voile noir ou d’une nappe ; le ladre doit avoir son visage couvert & embranché comme jour de trépassé : après quelques prieres la procession retournoit à l’église, & le lépreux suivoit le célébrant à quelque distance. Il alloit se placer au milieu d’une chapelle ardente, préparée comme à un corps mort ; on chantoit une messe de requiem, & à l’issue de l’office on faisoit autour du lépreux des encensemens & des aspersions, & on entonnoit le libera : il sortoit pour lors de la chapelle ardente, & on le reconduisoit jusqu’au cimetiere, où le prêtre l’exhortoit à la patience. Ensuite il lui défendoit d’approcher de personne, de ne rien toucher de ce qu’il marchanderoit pour acheter, avant que cela lui appartînt ; de se tenir toujours au-dessous du vent quand quelqu’un lui parleroit ; de sonner sa tartevelle quand il demandera l’aumône ; de ne point sortir de sa borde sans être vêtu de la housse ; de ne boire en aucune fontaine ou ruisseau, qu’en celui qui est devant la borde ; d’avoir devant une écuelle fichée sur un droit bâton ; de ne passer pont ni planches sans gands ; de ne point sortir au loin sans congé ou licence du curé & de l’official. " Je te défends, ajoutoit le prêtre, que tu n’habites à autre femme qu’à la tienne ". Ensuite il prenoit une pele de la terre du cimetiere par trois fois & la lui mettoit sur la tête, en disant ; " C’est signe que tu es mort quant au monde, & pour ce aies patience en toi ". Ephem. Troyen. an. 1760, pag. 113. (C.)


Voir en ligne : Le climat et les famines (Emmanuel Le Roy Ladurie)


[1Ergotisme : maladie transmise à l’homme par le seigle ergoté. Définition de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert : M. Tissot, dans l’Avis au peuple sur sa santé, page 514, seconde édition, rapporte les symptomes de la maladie qui attaque ceux qui ont mangé quelque tems du seigle ergoté : ils tombent dans une espece d’engourdissement & de stupidité ; le ventre devient gonflé & tendu ; ils maigrissent, sont jaunes & si foibles qu’ils ne peuvent se soutenir. La jambe ou le bras s’engourdissent, deviennent violets ; la peau est froide, & la gangrene paroît aux doigts des pieds ou des mains : si l’on n’y remédie promptement, le mal s’étend, & tue le malade en peu de tems ; souvent les membres se détachent à l’articulation, & tombent sans qu’il arrive d’hémorragie. Il se leve en différens endroits de petites pustules remplies d’un pus très-clair ; le pouls est concentré, & le sang que l’on tire est couenneux. On peut voir au même endroit le traitement indiqué par cet habile médecin ; mais il prescrit trop tôt l’usage de l’eau escarotique qui ne doit pas être employée dans la gangrene commençante.

[2Trésor de la ville de Saint-Jean d’Angély. 12e liasse, n° 9. ap. Guill. Merville. Recherch. sur Saint-Jean d’Angély. p. 290.

[3Amos Barbot. ap. Arcére. Hist. de la Rochelle, tom. I. p. 307.

[4Mss. de l’Oratoire de la Rochelle ap. Arcère hist. de la Rochelle tome I p.307

[5On raconte que le nombre des victimes dans la Guyenne ne fut pas inférieur à 40,000.

[6V Hist des égl. réf p 117

[7Dans ses Mémoires sur le siècle de Louis XIV, Saint-Simon peint de Chirac ce portrait à l’eau-forte : « C’étoit le plus savant médecin de son temps, en théorie et en pratique, et, de l’aveu de tous ses confrères et de ceux de la première réputation, leur maître à tous, devant qui ils étoient tous en respect comme des écoliers, et lui avec eux en pleine autorité comme un autre Esculape. C’est ce que personne n’ignoroit ; mais ce que je ne sus que depuis et ce que l’expérience m’apprit aussi dans la suite, c’est que l’avarice le rongeoit en nageant dans les biens ; que l’honneur, la probité, peut-être la religion lui étoient inconnus et que son audace étoit à l’épreuve de tout. »

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