AD 16 - Inventaire sommaire série E - Angoulême - Notaire Caillaud 1753-1754

D 27 septembre 2008     H 02:11     A Pierre     C 0 messages A 4958 LECTURES


Source : Inventaire sommaire des Archives Départementales de la Charente antérieures à 1790 - MM. P. de Fleury et J. de la Martinière - Angoulême - 1906 - Série E. (articles 1736 à 3040).

(Féodalité, Communes, Bourgeoisie et Familles. — Titres féodaux, Titres de familles, Notaires et Tabellions, Communes et Municipalités, Corporations d’arts et métiers, Confréries et Sociétés laïques). / Notaires et Tabellions. (Suite)

Actes du notaire royal Caillaud : dans ce tome, années 1751 à 1774

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E. 1747 (Liasse). — 71 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 5 Janvier au 27 Février 1753

- Délibération des habitants de la paroisse Saint-Jacques de Lhoumeau, à l’effet de lever la taxe imposée sur une maison ayant appartenu à défunt Claude Voyer, notaire royal et marchand de sel, récemment décédé (7 janvier).
- Testament de Jean Serpaud, procureur en la sénéchaussée, siège présidial et élection d’Angoulême, demeurant en cette ville, rue Froide, paroisse St-André (7 janvier). — Contrat de mariage entre Gabriel de la Croix, écuyer, sieur du Repaire, fils majeur et légitime de défunts messire Pierre de la Croix, aussi écuyer, sieur du Repaire, et dame Catherine de Faucher, sa femme, demeurant au bourg de Vindelle, d’une part ; et demoiselle Marie-Anne de la Confrette, fille majeure et légitime de défunts Jean de la Confrette, sieur de Villamont, conseiller du Roi, receveur des consignations d’Angou-mois, et dame Catherine Mousnier, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’autre part (11 janvier).
- Démission de maîtrise d’orfèvre, par Jean Biscuit, maire et marchand orfèvre de la ville d’Angoulême, en faveur de Nicolas Buchey, compagnon orfèvre, son gendre (29 janvier).
- Délibération des parents des enfants mineurs de défunt Gabriel Rondeau, vivant lieutenant de police de la ville de Châteauneuf, et de dame Jeanne Navarre, sa femme, contre l’opposition formée sans droit ni qualité et par simple pique, par le sieur Dutillet de Mézières et la dame Rondeau, sa femme, à la vente qui avait été faite à messire Pierre Arnaud de Ronsenac, écuyer, avocat au parlement, de l’office de procureur ayant appartenu audit Rondeau, décédé (1er février).
- Contrat de mariage entre messire Ambroise-Pélix Thouminy, écuyer, sieur de La Haulle, originaire de la ville de Valognes, en Basse-Normandie, filsdedéfunt Julien Thouminy, aussi écuyer, sieur de Coupigny, et de dame Marie Oursin, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S*-Antonin, d’une part ; et demoiselle Thérèze Lauzie, fille de feu Guillaume Lauzie, bourgeois, et de demoiselle Catherine Benoît, sa veuve, demeurant aussi à Angoulême, paroisse S’-Paul, d’autre part (1er février).
- Reconnaissance rendue à François-Philippe d’Haute-claire, chevalier, seigneur de Gourville, à cause de son château dudit lieu, comme héritier de François Héraud, en son vivant seigneur baron dudit Gourville, conseiller au parlement de Metz, son oncle, d’une part ; par Jérôme Guillemeteau, visiteur et réformateur des poids et mesures d’Angoumois, d’autre part, à cause du bien-fonds de Fontfleury, autrement dit La Métairie (6 février).
- Vente, moyennant 1,200 livres, par Jean Mesnard, écuyer, seigneur de Laumont, demeurant à Angoulême, à Jean Thinon, avocat en la cour, d’une maison sise en ladite ville, sur la grande rue qui conduit de la place de la petite halle à la porte de ville S’-Martial, et confrontant par derrière à une petite ruelle qui va de l’église S’-Martial à la rue Neuve, sur la main droite (6 février).
- Bail à ferme, moyennant 72 livres par an et pour cinq années consécutives, par Nicolas Jaubert, écuyer, sieur des Vallons, faisant pour Jean Jaubert, clerc tonsuré, chapelain de la chapelle Notre-Dame In spamo, érigée en l’église S’-Paul d’Angoulême, d’une part ; à Damien Maunais, premier huissier audiencier à la maîtrise des eaux et forêts d’Angoumois, d’autre part, savoir est des revenus de ladite chapelle, y compris un appartement dans une maison qui en dépend, sise près l’église et le cimetière S’-Paul (10 février).
- Vente, moyennant 11,000 livres, par Jean Chabot, .écuyer, secrétaire du Roi, maison couronne de France, élu en l’élection de Cognac, d’une part ; à François Maulde, avocat au présidial d’Angoumois, de l’office île conseiller du Roi, élu en l’élection de Cognac, dont ledit Chabot est actuellement pourvu (12 février).
- Procès-verbal de l’élection des fabriqueurs de l’église paroissiale S’-Jean d’Angoulême, faite en la sacristie de ladite église, le dimanche 18 février, à la requête de François Gilbert, archiprêtre dudit S’-Jean (18 février).
- Testament d’Anne Vallier, veuve Pierre Duclos, vivant avocat en la cour, demeurant à La Verrerie, paroisse de Ronsenac (22 février).
- Contrat de mariage entre Jean Bourdin, conseiller du Roi, élu en l’élection d’Angoumois, fils de défunts Louis Bourdin, ancien juge en la juridiction consulaire d’Angoulême, et demoiselle Anne Yrvoix, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’une part ; et demoiselle Jeanne Trémeau, fille de Nicolas Trémeau, négociant, aussi ancien juge en ladite juridiction consulaire, et de Jeanne Benoît, sa femme, demeurant en la paroisse de Notre-Dame de La Paine, d’autre part (24 février).
- Testament de dame Madeleine Arnaud, femme de Charles-César Dexmier, chevalier, seigneur de Chenon, Domezac et autres places, lieutenant général d’épée de la province d’Angoumois, en faveur de son mari et de ses serviteurs (23 février 1753).

E. 1748 (Liasse). — 75 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 3 mars au 30 avril 1753

- Quittance par Élie-François Moizan, chirurgien, comme tuteur des enfants mineurs de défunts Jean Moizan, notaire royal, son père, et Jeanne Guillemeteau, dernière femme de celui-ci, demeurant au village des Moizan, paroisse de Sireuil (3 mars).
- Constitution de 300 livres de rente volante, par Pierre-François Raymond, chevalier, seigneur de Saint-Germain, Sainte-Colombe, Le Châtelard-S’-Front, La Motte-Leroux et autres lieux, comme fondé de procuration de Catherine-Jeanne de Jousserand, sa femme, demeurant au lieu noble de Sainte-Colombe, d’une part ; au profit de demoiselle Louise de Chevreuse, fille majeure, demeurant à Angou-lême, paroisse de Beaulieu, d’autre part (8 mars).
- Reconnaissance censuelle rendue par Catherine Benoît, veuve de Guillaume Lauzie, négociant, à François Vigier, écuyer, clerc tonsuré, chapelain de la chapelle S’-Nicolas desservie en l’église Notre-Dame de Beaulieu, pour une maison sise à Angoulême, paroisse S’-André, près la place du Mûrier (11 mars).
- Donation par Joseph de Beauchamps, écuyer, seigneur de Souvigné, capitaine au régiment d’Artois, chevalier de S’-Louis, demeurant à Saintes, d’une part ; à messire Émery Hastelet, chevalier, seigneur de Joumelières, demeurant au château de Bellevue, paroisse de Beaussac, en Périgord, d’autre part, d’une somme de 6,000 livres, à charge de 500 livres de pension viagère (20 mars).
- Requête par Jean Mouton, chanoine régulier de Ste-Geneviève, prieur de l’abbaye de La Couronne, aux fins d’obtenir la cure de S’-Étienne d’Escuras, qui est à la nomination de messire André de Saluées, abbé commendataire de S*-Amant-de-Boixe, et dont la provision appartient à l’évêque d’Angoulême (23 mars).
- Vente, moyennant 1,200 livres, par Jean Aubin, prêtre curé de Torsac, à Denis Aubin, marchand, et à Marie Guyonnet, sa femme, d’une maison sise au faubourg S’-Cybard, près les anciens ponts, confrontant par devant à la rue qui va du faubourg dudit S’-Cybard aux dits anciens ponts, à main gauche, et par côté au fleuve de Charente (23 mars).
- Constitution de 50 livres de rente par Jean-Baptiste Rullier, sieur de Rullière, ancien lieutenant-colonel au régiment de Gondrin, chevalier de S’-Louis, demeurant au Bergeron (auj. Les Bergerons), paroisse de Roullet, d’une part ; au profit de François Rivaud, substitut du procureur du Roi en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, d’autre part (25 mars).
- Testament de Jean Gilbert des Héris, bachelier en théologie, prêtre, prieur de Fontblanche et syndic du clergé d’Angoulême, en faveur de François Gilbert, conseiller du Roi, élu en l’élection d’Angoulême, son neveu (26 mars).
- Procès-verbal de récolement et de vente des meubles dépendant de la succession de Pierre Vantongeren, en son vivant président en la sénéchaussée d’Angoumois, à la requête de Madeleine Le Musnier, sa veuve, et du sieur Gautier, tuteur des enfants mineurs dudit Vantongeren (2 avril et jours suivants).
- Aveu et dénombrement rendu au Roy par Jacques Valleteau, sieur de Chabrefy, receveur ancien des tailles de l’élection d’Angoulême, comme héritier de défunt Jean Valleteau, vivant écuyer, sieur de Chabrefy, conseiller en ladite élection, son père, pour raison d’un droit d’agrier sur quarante journaux de domaine, partie en bois taillis, partie en chaume, sis au terrier de Débat (3 avril).
- Reconnaissance censuelle rendue à Gabriel Martin Duchemin, chantre de la cathédrale d’Angoulême, demeurant à Paris, rue Culture-Ste-Catherine, par François Val lier, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, pour raison d’une pièce de pré, autrefois en maison et jardin, sise à Rochine, paroisse S’-Jacques de Lhoumeau, confrontant au pré du seigneur comte de Boexe et de la dame de Longinière, sa femme, et au chemin qui va du faubourg Lhoumeau au pont du Gond, à main gauche (12 avril).
- Vente, moyennant 1,100 livres, par Robert Toyon, prêtre, curé de l’Isle-d’Espagnac, Philippe Toyon, maître serger, et Madeleine Poinson, sa femme, à Antoine Civadier, prêtre, curé de Sl-Paul d’Angoulême, d’une maison sise en cette ville, rue Criminelle, à gauche en allant du canton S’-Paul à celui des Six-Voies, et tenue à rente de la cure dudit S’-Paul (12 avril).
- Pouvoir par Pierre de Morel, écuyer, seigneur de La Guérinière, Saint-Simon et autres places, demeurant audit logis de La Guérinière, paroisse de Chantillac, à deux particuliers de lui bien connus, à l’effet de pour lui et en son nom recevoir tous les arrérages à lui dus par les tenanciers de son fief de Saint-Simon (16 avril).
- Baux à ferme consentis par François Vallier, procureur au présidial d’Angoumois, agissant comme syndic et trésorier des pauvres de l’Hôtel-Dieu d’Angoulême (17 avril).
- Vente, moyennant 6,600 livres, par Gabriel de la Croix, chevalier, seigneur du Repaire, et Marie-Anne de la Confrette de Villamont, sa femme, demeurant à Angoulême, d’une part ; à Jean Brun, négociant, et à Thérèse Tremeau, sa femme, demeurant aussi à Angoulême, d’autre part, savoir est d’une maison sise en ladite ville, rue du Soleil, à main droite en allant de la halle du Palet au canton des Six-Voies, et relevant de monsieur Pasquet de Saint-Mesmy, à cause de sa seigneurie de Vouillac (23 avril).
- Bail à ferme, pour sept années, à raison de 18 livres l’une, par Élie Pasquet, chevalier, seigneur de Saint-Mesmy, Balzac, Vouillac et autres lieux, demeurant en son château de Balzac, paroisse dudit lieu, d’une part ; à Louis et Guillaume Petitbois, frères, poissonniers, de la paroisse de Saint-Yrieix, d’autre part, savoir est d’une partie du droit de pêche appartenant audit seigneur, en tant que seigneur de Balzac, sur la rivière de Charente, entre la Font-de-La-Pallue et les essacs de La Pouyade (26 avril 1753).

E. 1749 (Liasse). — 92 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er mai au 30 juin 1753

- Reconnaissance censuelle rendue à l’abbaye de S’-Ausone d’Angoulême par des particuliers, pour une maison sise dans ladite ville, rue « de Jean Fadat » (Champ-Fada), à l’extrémité de la paroisse S’-Jean, à main droite en allant de l’église St-Pierre à la place de Beaulieu (1er mai).
- Vente, moyennant 300 livres, par François Debresme, archiprêtre de Garat, fils et héritier de défunt André Debresme, en son vivant avocat à la cour, d’une part ; à Antoine Calluaud, procureur en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, d’une maison avec dépendance, sise au village des Reigners, paroisse de Balzac, et appartenant au vendeur du chef de son père qui l’avait acquise de messire André de Guez, alors seigneur de Balzac, par contrat du 17 février 1727, reçu par Roullet, notaire royal (4 mai).
- Transaction entre André André, sieur de La Tâche, avocat au parlement, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, demeurant en ladite ville, tant de son chef que comme cessionnaire de Marie André, veuve de Jacques de Jambes, vivant écuyer, sieur de La Foys et autres lieux, d’une part ; et Elisabeth Marin, veuve et commune en biens de défunt Jean André, vivant sieur de La Boissière, demeurant à Angoulême, d’autre part, au sujet du testament dudit sieur de La Boissière, en date du 11 juillet 1751, lequel dit sieur était décédé laissant pour seuls héritiers ledit André André et ladite dame de Jambes, ses frère et sœur (8 mai). — Bail à ferme, pour sept années, à raison de 780 livres l’une, par monseigneur François Du Verdier, èvêque d’Angoulême, conseiller du Roi en ses conseils, à Pierre Deroullède, procureur fiscal de la baronnie de Blanzac, demeurant audit Blanzac, de toutes les dîmes, rentes et agriers de la paroisse de Pérignac (11 mai).
- Marché entre Vincent Audair, architecte et entrepreneur de bâtiments, demeurant à Angoulême, et des maçons, pour la construction d’une maison qu’il s’est chargé de bâtir en ladite ville (12 mai).
- Bail à ferme par haute et puissante Jeanne de Pérusse des Cars, abbesse de l’abbaye royale de S’-Ausone d’Angoulême, de la première herbe de l’île de La Coste, située dans la rivière de Charente, entre le village de Guissalle et le bourg de Nersac, avec faculté pour le preneur, de se servir du bateau appartenant à l’abbesse (13 mai).
- Contrat de mariage entre Pierre Chauvin le jeune, marchand cirier, fils majeur de défunts Pierre Chauvin, notaire royal, et Esther Bourreuil, sa femme, demeurant au faubourg et paroisse S’-Jacques de Lhoumeau delà ville d’Angoulême, d’une part ; et Marie-Anne Serpaud, fille de défunt Jean Serpaud, marchand, et de Madeleine-Thérèse Chaigneau, sa veuve, d’autre part (17 mai).
- Constitution d’un titre clérical de 120 livres de pension annuelle et viagère, par Jean Marchadier, notaire royal, et Marguerite Dubois, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-Martin, au profit de François Marchadier, clerc minoré du diocèse d’Angoulême, leur fils, actuellement au séminaire (20 mai).
- Prise de possession de la cure de Notre-Dame de Trois-Palis, par Pierre Rullier, prêtre du diocèse d’Angoulême, pourvu de ladite cure par suite du décès de Jean Seguin, dernier titulaire et paisible possesseur (28 mai).
- Bail à forme pour neuf années et à raison de 925 livres l’une, par monseigneur Du Verdier, évêque d’Angoulême, â André André, sieur de La Tâche, avocat au parlement, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, de tous les revenus appartenant audit seigneur dans la paroisse de Dirac, y compris les droits de prélation et de lods et ventes des biens nobles et des biens roturiers y annexés (30 mai).
- Testament de Pierre Aurillac, sieur de La Grange, âgé de dix-sept ans, demeurant à Angoulême, rue de Genève, paroisse Saint-André, et étant sur le point de partir pour La Rochelle, dans le dessein d’y apprendre la profession de pelletier, fourreur manchonnier (3 juin).
- Cession de droits par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois (3 juin).
- Procès-verbal de visite du moulin à papier de Tudebœuf, à la requête de Jean-Armand Dervaud qui avait affermé ledit moulin de la demoiselle Anne Villain, fille majeure, suivant bail du 28 décembre précédent, reçu par Roy, notaire royal (7 juin).
- Bail à ferme, moyennant 2,350 livres par an, par Jean Mioulle, avocat au parlement, comme fondé de procuration de messire Léon Eynaud, écuyer, seigneur de San tonne, La Mothe-Charente, Bellejoie et autres lieux, conseiller secrétaire du Roi, maison couronne de France, d’une part ; à Guillaume Burbaud, d’autre part, de la terre, fief et seigneurie de La Mothe-Charente, paroisses de Nersac et Trois-Palis seulement, avec la traite conventionnelle des bateaux, sans autre réserve que celle du corps de logis qui a son aspect sur la Charente, de la terrasse qui est au-dessous et où était le parterre, et des vignes tant anciennes que nouvelles (11 juin).
- Constitution de 70 livres de rente par François de Chevreuse, écuyer, seigneur de Lascoux, tant de son chef que pour dame Marie-Rose de La Rochefoucauld, sa femme, demeurant au lieu de Lascoux, paroisse de Vitrac, en Angoumois, et Jean Bertrand, écuyer, seigneur de Laurière et de Sézac, demeurant en son logis noble de Laurière, paroisse de Vitrac, d’une part ; au profit de demoiselles Françoise et Marie Aultier, sœurs, dames agrégées à la communauté de l’Union-Chrétienne d’Angoulême (12 juin).
- Démission par Charles-René de Mondion de Montmiral, chevalier, conseiller du Roi en sa cour du parlement, demeurant ordinairement à Paris, quai d’Anjou, île et paroisse S’-Louis, de la charge de conseiller au parlement dont ledit seigneur est pourvu, pour en être disposé par Sa Majesté et monsieur le chancelier, en faveur de qui bon leur semblera (22 juin).
- Contrat de mariage entre Sébastien Dalençon, sieur des Fontenelles, praticien, fils de défunts Sébastien Dalençon, sieur du Peyrat, et Philippe Lassée, demeurant à Chilloc, paroisse de Nanteuil-en-Vallée, d’une part ; et Jeanne Marin, fille de défunts François Marin, marchand, et Marie Bareuil, sa femme, d’autre part (25 juin 1753).

E. 1750 (Liasse). — 82 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er juillet au 31 août 1753

- Bail à ferme, pour trois années et à raison de 105 livres l’une, par les dames religieuses de l’Union-Chrétienne d’Angoulême, représentées par dames Jeanne Poirier de Longeville, première assistante, Jeanne Martin de Bourgon, seconde assistante, Marie Ballue, maîtresse des novices, et Jeanne-Hippolyte Dulignon, dépositaire, composant le conseil de la communauté, d’une part ; à dame Anne Dussieux, veuve de Philippe Vigier, vivant écuyer, sieur de La Pille, d’autre part, d’une maison sise à Angoulême, paroisse S’-Antonin, confrontant par le devant à la rue du Parc, d’un côté à celle des PP. jésuites occupée par madame de S’-Hermine, de l’autre côté et par derrière à celle de messieurs de Puygombert, occupée par monsieur de S’-Mesmy (3 juillet).
- Bail à ferme pour neuf années et à raison de 650 livres et une barrique de vin rouge ou blanc, chacune des dites années, par Jacques-Joseph Bareau de Girac, doyen de la cathédrale d’Angoulême et vicaire général de monseigneur l’évêque, d’une part ; à Jean-François Couturier, licencié en droit, greffier des insinuations ecclésiastiques du diocèse d’Angoulême, d’autre part, de tous les fruits décimaux, ventes et honneurs appartenant au bailleur dans la paroisse de Fléac (9 juillet).
- Inventaire des meubles dépendant de la succession de Jean-François Gourdin, écuyer, sieur de La Faye, ancien chanoine et aumônier de la cathédrale d’Angoulême, décédé en sa maison, rue S’-Pierre, paroisse S’-Jean, en présence des héritiers naturels du défunt et des exécuteurs testamentaires (9 juillet et jours suivants).
- Constitution de 300 livres de rente volante, au capital de 6,000 livres, par haut et puissant seigneur Jean-Jacques de Lesmerie, chevalier, comte d’Échoisy, seigneur de Luxé, Juillé, Fontenille, Curzay, Le Bois-Chapelaud, Vandée, Champroux et autres lieux, lieutenant pour le Roi en la province d’Angoumois, demeurant en son château d’Échoisy, paroisse de Cellettes, d’une part ; au profit de haut et puissant Charles-César Desmier, chevalier, seigneur de Chenon, Domezac, Couture, Château-Gaillard, Le Maine-Léonard et autres places, lieutenant général d’épée de la province d’Angoumois, demeurant en son château de Domezac, paroisse de Saint-Gourson, d’autre part (13 juillet).
- Quittance par demoiselle Henriette de Guez de Balzac, dame de Puydeneuville, fille majeure, demeurant de présent à Angoulême, d’une part ; à Charles-François de Bardonnin, comte de Sansac, baron d’Allemans, Pardagnan, Pineuil et Pressac, seigneur de Sonneville, La Tour et Montvieil, demeurant en son château d’Allemans, paroisse dudit lieu, en Agenais, d’autre part, de la somme de 8,500 livres restant et faisant le payement final de celle de 18,500 livres que ledit seigneur avait due à ladite dame de Puydeneuville, en vertu du règlement intervenu entre eux et dame Marie de Guez de Balzac, veuve de haut et puissant François de Bardonnin, comte de Sansac, le 6 septembre 1751, devant Doche, notaire royal (27 juillet).
- Ratification par Etienne de Vars, écuyer, à présent majeur de vingt-cinq ans, demeurant au logis des Barrières, paroisse de Mainfonds en Angoumois, du contrat de mariage intervenu devant Caillaud, notaire royal, le 10 août 1752, entre demoiselle Anne de Vars, sa sœur, et Pierre Marchais, sieur de La Berge, demeurant au Resnaud, paroisse de Champmillon (28 juillet).
- Règlement et partage entre Jeanne Pigornet, veuve de François Vigier, vivant écuyer, sieur de La Pille, avocat en parlement, dame Anne Dussieux, veuve de Philippe Vigier, aussi écuyer, sieur de La Pille, comme tutrice de Marie-Jeanne Vigier, sa fille mineure, et demoiselles Madeleine et Marie Vigier, filles majeures, tant en leurs noms que comme cessionnaires de dame Marguerite Vigier, religieuse de l’abbaye de S’-Ausone (29 juillet).
- Contrat de mariage entre Philippe Piet, sieur de L’Aubrune, fils de feu Pierre Piet, vivant sieur de Saint-Seurin, et de demoiselle Jeanne Callaud, demeurant à Châteauneuf, d’une part, et demoiselle Catherine Tabuteau, fdle de Jean Tabuteau, notaire royal, et de défunte Jeanne Delhuille, demeurant au lieu d’Ortre, paroisse d’Angeac-Charente, d’autre part (3 août).
- Quittance de décharge donnée par François Vivier, tisserand, demeurant au bourg de Vars, père et héritier de feu Jean Vivier, en son vivant travailleur au timbre de la formule des papiers, en la ville de Poitiers, d’une part ; à Jacques Stainville, directeur des aides de la ville de Poitiers, d’autre part, de la somme de 148 livres provenant de la vente des meubles délaissés par ledit Jean Vivier (4 août).
- Procès-verbal de la visite du lieu de La Pille, à la requête d’Anne Dussieux, veuve de Philippe Vigier, écuyer, sieur de La Pille, en qualité de tutrice de Marie-Jeanne Vigier, sa fille mineure (7 août).
- Constitution de rente par Jean de James, chevalier, seigneur de Longeville et de Saint-Vincent, capitaine de cavalerie, ancien garde du corps du Roi, chevalier de S’-Louis. et dame Marie-Élisabeth de Volluire, sa femme, demeurant en leur logis noble de Saint-Vincent en Angoumois, d’une part ; au profit de Charles-César Desmier, chevalier, seigneur de Chenon et de Domezac, d’autre part (12 août).
- Vente, par Jean Mazaud, maître perruquier, et Marie Benoît, sa femme, à André André, sieur de La Tâche, avocat en parlement, colonel de la milice bourgeoise de la ville d’Angoulême et consul en charge ;i la juridiction de ladite ville, d’un banc ou étal sis sous la halle du Palet, dans l’allée de la mercerie et boulangerie, vis-à-vis la porte du grenier du Roi, confrontant par le devant à ladite halle, à main gauche en allant de la rue de Genève à la porte du Palet (14 août).
- Inventaire des meubles et papiers dépendant de la succession de défunte dame Marie-Françoise de S’-Hermine, veuve de François-Antoine de Maroix, vivant écuyer, seigneur de Mortaigne, en présence de dame Julie de Vassoigne, veuve d’Hélie, marquis de S’-Hermine, chef d’escadre des vaisseaux du Roi, demeurant à Angoulême, assistée de Jacques Turcat, procureur au présidial d’Angoumois, agissant pour Clément de S’-Hermine, chevalier, seigneur de Mérignac, Coulonge, Agonnay et autres lieux, aussi héritier de ladite dame de Mortaigne. A remarquer audit inventaire : un reliquaire, cinq petits tableaux et deux figures d’ivoire en relief, sur leurs pieds, l’une représentant la Ste Vierge avec son fils Jésus, et l’autre sainte Geneviève, le tout estimé 10 livres ; — une pente de tapisserie à bocage, estimée 6 livres ; — l’expédition d’une donation faite par Marie Binaud, gouvernante de ladite défunte, aux dits seigneur et dame de Mortaigne, en date du 18 décembre 1724, reçue Mancié, notaire royal (17 et 18 août).
- Testaments de Jean Bourdage, seigneur de Coulgens, Sigogne et Villars, ancien magistrat au présidial d’Angoumois, datés des 20 août, 13 septembre et 5 octobre 1753.
- Vente des meubles de la succession de madame de S’-Hermine de Mortaigne (20 et 21 août).
- Procuration donnée devant les notaires au Chàtelet de Paris, par Jean-Noël Arnaud, écuyer, seigneur du Chesne, demeurant à Paris, rue Neuve-S*-Augustin, paroisse S’-Roch, dame Anne-Françoise-Catherine Arnaud, veuve de Jean-Noël Arnaud de Viville, chevalier, ancien capitaine au régiment du Roi-infanterie, demeurant à Paris, rue S’-Antoine, paroisse S’-Paul, et Michel-François Dupuis, bourgeois de Paris, curateur aux actions immobilières de Noël-Nicolas Arnaud de Méré, écuyer, mineur émancipé, lesdits sieurs et demoiselle Arnaud habiles à se porter héritiers, conjointement avec Léonard Arnaud de Vouzan, écuyer, leur frère, de défunte Madeleine Arnaud, leur tante paternelle, décédée femme de Charles-César Desmier, chevalier, seigneur de Chenon, d’une part ; à Clément Tiffon, avocat au parlement, d’autre part, aux fins de pour eux et en leur nom, procéder, si besoin est, à l’inventaire, description et prisée de la succession de ladite dame de Chenon, consentir l’exécution du testament de ladite dame et régler toutes affaires relatives à ladite succession (9 juillet 1753).
- Pouvoir donné par Charles-Henri de La Laurencie, chevalier, seigneur comte de Villeneuve-la-Comtesse, La Croix-la-Comtesse, Les Vallées, La Fraignée, La Thibaudière et autres lieux, chevalier de S’-Louis, lieutenant des maréchaux de France en Poitou, et dame Marie de La Laurencie, sa femme, demeurant en leur château de Villeneuve-la-Comtesse, d’une part ; à Bertrand de La Laurencie, chevalier, marquis de Charras, lieutenant des maréchaux de France en Angoumois, leur père et beau-père, d’autre part, aux fins de pour eux consentir l’entérinement du testament de ladite dame Madeleine Arnaud, femme de Charles-César Desmier de Chenon, en faveur dudit seigneur de Chenon (25 juillet 1753).
- Acte d’entérinement dudit testament (30 août 1753).

E. 1751 (Liasse). — 61 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 2 septembre au 30 octobre 1753

- Vente, moyennant 600 livres, par Roger Bareau l’aîné, avocat, et Marie-Anne Bouillon, sa femme, à Marguerite Neuville, veuve de Pierre Mander, huissier, d’une maison sise à Angoulême, cul-de-sac Fanfrelin, paroisse S’-Martial, confrontant à celle du sieur Viaud de La Charbonnière et relevant du seigneur d’Argence, à cause de son fief de Monette (4 septembre).
- Inventaire des meubles dépendant de la succession de défunt François Rousselot, marchand boulanger, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, ce requérant demoiselle Cécile Boutin, sa veuve. A remarquer : un cabinet en noyer, fait à l’antique, avec un chapiteau au-dessus, fermant à quatre volets, vieux et usé, estimé 0 livres ; — un demi cabinet, en noyer, peinturé, fait à l’antique, fermant à deux volets, avec un tiroir au milieu, estimé 10 livres (4 et 5 septembre).
- Procuration donnée par Louis Leclerc, prêtre, curé de S’-Hilaire de Tourriers, à l’effet de résigner en son nom sa cure dudit lieu, en faveur de François Hériard, prêtre, gradué de l’université de Poitiers et curé de la paroisse de S’-Cybard de Suaux (10 septembre).
- Vente, moyennant 30,500 livres, par messire Anne-Salomon de Bardon, seigneur comte de Segonzac, La Barde et autres places, demeurant en son château de La Barde, paroisse de Vaux en Angoumois, fondé de pouvoir de Pierre-Philippe Roussel de La Tour, chevalier, conseiller au parlement de Paris, et encore ledit de Segonzac agissant comme procureur substitué dudit Roussel de La Tour, fondé lui-même de deux procurations, de Nicolas Du Port, chevalier, conseiller du Roi, maître ordinaire en sa chambre des comptes, et de dame Jeanne-Françoise de Marcès, sa femme, de Louis-Claude Roussel de Maurevert, chevalier, conseiller au parlement de Paris, de Claude-Hilaire Roussel de Crennes, écuyer, avocat au parlement, de Pierre Le Riche, écuyer, seigneur de Vandy, et de Jeanne-Charlotte Ycard, sa femme, d’une part ; à Moïse Dumas, écuyer, conseiller du Roi, assesseur civil et criminel en la sénéchaussée d’Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse S’-Antonin, d’autre part, savoir est des fiefs et seigneuries de Salvert, Chebrac, La Prade et Puymartin, situés en la paroisse de Chebrac et paroisses circonvoisines, consistant en maisons, granges, écuries, cours, jardins, fuies, terres, prés, bois, vignes, garennes, rentes seigneuriales, essac ou anguillard sur la rivière de Charente, comme lesdits seigneur et dame vendeurs en ont joui en qualité d’héritiers de dame Marie Guy, à son décès femme en secondes noces de monsieur de Glange de Corgnol (10 septembre).
- Constitution de 60 livres de rente volante, par Moïse Dumas, écuyer, assesseur au présidial d’Angoumois, au profit de demoiselle Marie de Joussé, dite sœur Rosalie, agrégée de la communauté des filles de la Sagesse de Saint-Laurent en Poitou (12 septembre).
- Bail â loyer, pour trois années et à raison de 70 livres l’une, par François Gilbert, prêtre, archiprêtre de l’église S’-Jean d’Angoulême, à Marie Mauclair, fille majeure, d’une maison sise en ladite paroisse S’-Jean, sur la rue qui conduit du canton de Navarre au couvent des Cordeliers, à main gauche (13 septembre).
- Entérinement du testament de dame Marie-Françoise de S’-Hermine, en son vivant veuve de François de Maroix, écuyer, sieur de Mortaigne, par René-Louis de S’-Hermine, licencié en droit de la faculté de Paris, prêtre du diocèse d’Angoulême, conseiller du Roi, premier aumônier de la Reine, abbé de Montbenoît au diocèse de Besançon, frère de ladite demoiselle (14 septembre).
- Procès-verbal de visite des bâtiments des fiefs de Salvert, Chebrac, La Prade et Puymartin, acquis par Moïse Dumas, écuyer, assesseur au présidial d’Angoumois, de messieurs Roussel de La Tour, Du Port, Roussel de Cannes, Roussel de Maurevert et Le Riche de Vandy, héritiers de la demoiselle Guy, veuve de monsieur de Glange de Corgnol, par acte du 10 septembre précédent, analysé ci-dessus (12 octobre).
- Contrat de mariage entre Maurice Puinesge, marchand, ancien consul en la juridiction consulaire d’Angoulême, d’une part ; et Isabelle Marin, veuve de Jean-André Latache, sieur de La Boissière, aussi marchand, d’une et d’autre part, entre lesquelles parties a été convenu : 1° qu’il n’y aura aucune communauté de biens entre elles ; — 2° que chaque partie fera son commerce à sa guise ; — 3° que l’une des parties ne sera point responsable des dettes de l’autre ; — 4° que ladite future épouse sera chargée du payement, du logement et de l’entretien des domestiques, et que ledit futur-époux lui payera une pension annuelle de 300 livres pour sa nourriture, son logement et son entretien (14 octobre). — Procès-verbal de récolement fait à la requête de François Gautier, receveur du marquisat de Ruffec, curateur des enfants mineurs de défunt monsieur Vantongeren, président au présidial d’Angoumois (26 octobre).
- Quittance par Jean David, sieur de Boismorand, procureur au présidial d’Angoumois, et Madeleine Villedary, sa femme, à Marie Chesneau, fille majeure (27 octobre).
- Inventaire des meubles, titres, papiers et enseignements dépendant de la succession de défunt Jean Serpaud, procureur au présidial d’Angoumois, ce requérant Jeanne Roche, sa veuve, comme tutrice de Marguerite, Rose, François et Jean-Louis Serpaud, ses enfants mineurs émancipés par justice, demeurant à Angoulême, rue Froide, paroisse S’-André (29 octobre et jours suivants).

E. 1752 (Liasse). — 66 pièces, papier.1753Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er novembre au 31 décembre 1753

- Renonciation, par Alexandre Coustain, écuyer, sieur du Mas-Nadaud, y demeurant, paroisse de Pageas en Limousin, comme étant aux droits de dame Louise de Ravard, sa femme, à la succession de feu Gaspard de Ravard, écuyer, oncle de ladite dame, pour être ladite succession plus onéreuse que profitable (3 novembre).
- Contrat de mariage entre Clément Tiffon, avocat au parlement, fils de défunts Clément Tiffon, procureur au présidial d’Angoumois, et Marguerite Paynet, sa femme, d’une part ; et Françoise Benoit, fille de François Benoît, ancien juge consul, et de défunte Radegonde Julliot, sa femme, d’autre part (3 novembre).
- Vente, moyennant 9,000 livres, par Jeanne Roche, veuve de Jean Serpaud, en son vivant procureur au présidial d’Angoumois, à Jean Serpaud, son fils aîné, de l’office de procureur précédemment exploité par ledit Serpaud, son père (4 novembre).
- Constitution de 100 livres de rente volante, par Jean Serpaud, procureur en la juridiction de Saint Saturnin et récipiendaire des offices de procureur au présidial et en l’élection d’Angoulême, d’une part ; au profit de la fille mineure de feu Henri Rambaud, vivant écuyer, seigneur de Bourg-Charente, d’autre part, ladite mineure agissant sous l’autorité de Louis Rambaud, écuyer, seigneur de Mailhou, Saint-Saturnin, Torsac et autres lieux, son oncle et son curateur (5 novembre).
- Constitution de 50 livres de rente volante, par Philippe de la Grézille, prêtre, curé de Mornac, au profit d’Antoine Civadier, aussi prêtre, curé de S’-Paul d’Angoulême (13 novembre).
- Reconnaissance de rente rendue aux dame et demoiselle Guillaume de Marçay, par Catherine Benoît, veuve de Guillaume Lauzie, comme tutrice de ses enfants mineurs, pour raison d’une maison sise à Angoulême, paroisse S’-André, sur la rue qui conduit de la principale porte de l’église dudit S’-André à la place du Mûrier, à main droite (14 novembre).
- Bail à loyer par Jean Deval, seigneur de Touvre, avocat en la cour, à Pierre Valleteau, maître serrurier, d’une maison sise à Angoulême, place de la Petite-Halle, paroisse Saint-Paul, pour en jouir par le preneur comme en a précédemment joui le nommé Lenchère, marchand-cartier, (14 novembre).
- Quittance par Honoré de la Grézille, sieur du Rocher, écuyer, garde du corps du Roi, capitaine de cavalerie, chevalier de S’-Louis, et Madeleine de Chamborant de Puygelier, sa femme, demeurant au logis de Puygelier, paroisse de Saint-Ciers, à Philippe de la Grézille, prêtre, curé de Mornac, leur frère et beau-frère, de la somme de 3,000 livres que celui-ci leur avait promise par leur contrat de mariage passé le 3 juin 1753, devant Juzaud, notaire royal à La Rochefoucauld (15 novembre).
- Reconnaissance de rente donnée par Catherine Guinier, du village de Chalonne, paroisse S’-Jacques de Lhoumeau, à Auguste Prévôt de Sansac de Touchimbert, chevalier, seigneur de Londigny et de Chalonne (18 novembre).
- Testament de Marie Dejarnac, femme de François Vallier, procureur au présidial d’Angoumois, demeurant en la paroisse de S’-André (20 novembre).
- Procès-verbal, à la requête de Pierre Dubois, seigneur de La Vergne, conseiller en la maison commune d’Angoulême, à rencontre de monsieur Dexmier, écuyer, sieur des Coudrais, au sujet d’une haie que celui-ci avait fait couper et enlever en partie, sur le domaine du requérant (20 novembre).
- Sommation par Louis Péchillon, procureur au présidial d’Angoumois, fondé de procuration spéciale de Louis de Bompard, prêtre, docteur en théologie, chanoine sacristain de l’église de Rodez, vicaire général dudit diocèse et abbé de La Couronne, demeurant au palais épiscopal dudit Rodez, d’une part ; à Jean Gilbert des Héris, prêtre, bachelier en théologie, prieur de Notre-Dame de Fontblanche et syndic du bureau ecclésiastique du diocèse d’Angoulême, d’autre part, d’avoir à lui délivrer un extrait en bonne forme du rôle des impositions mises sur tous les bénéfices du diocèse d’Angoulême, en ce qui concerne les dîmes et autres impositions mises sur l’abbaye de La Couronne, ledit extrait portant distinction des différentes impositions de la quote-part de chaque article, relativement aux anciens rôles de 151G ; à quoi ledit Gilbert des Héris a répondu qu’il n’avait point et n’avait jamais eu ledit rôle en garde, mais qu’il se trouvait au trésor de l’évêché et entre les mains de monsieur Dumas, receveur desdites impositions (23 novembre).
- Reconnaissance rendue par des particuliers à Louis Rambaud, sieur de Mareuil, conseiller du Roi, lieutenant particulier au siège de Cognac, et à dame Mauricette Bouillon, sa femme, (2 décembre).
- Ratification par François-Achard Joumard Tizon, marquis d’Argence, Dirac, Les Courrières et autres lieux, et dame Françoise de la Cropte de S’-Abre, sa femme, demeurant en leur hôtel de La Monette, en la ville d’Angoulême, d’un contrat de cession de rentes seigneuriales consenti par Henri-Annet de la Cropte de S’-Abre, comte de Rochefort, vicomte de Rochemeaux, baron d’Aix, seigneur de La Bergerie, Brie, La Ternerie et autres places, à François Barbier l’aîné, bourgeois, demeurant à Cornac, paroisse de Saint-Gaudens (11 décembre).
- Marché entre André- François Benoît, sieur des Essarts, marchand de draps de soie, changeur pour le Roi, pair du corps de ville et ancien juge en la juridiction consulaire d’Angoulême, faisant pour Alexandre Cazeau de Roumillac, son gendre, d’une part ; Louis Ferraud, maître menuisier, et Hugues Delorière, maître charpentier, demeurant tous les deux à Angoulême, d’autre part, aux termes duquel les-dits Ferraud et Delorière ont promis de passer à l’île de La Grenade, côte de Saint-Domingue, pour y travailler chacun de son état, pour le compte dudit Cazeau, lequel, de son côté, leur a promis de prendre à sa charge les frais du voyage et de leur payer 500 livres de France par an, indépendamment du logement, de la nourriture et du blanchissage, et ce en santé comme en maladie ( 15 décembre).
- Bail à ferme, pour neuf années et à raison de 1.900 livres l’une, par dame Marie de Guez, veuve de haut et puissant François de Bardonnin, chevalier, seigneur de Boisbuchet, comte de Sansac, Cellefrouin, Beaulieu, Ventouze et autres places, à Jean Prévôt, sieur du Marais, et à Marie-Monique Charraud, sa femme, demeurant au bourg de Saint-Germain-sur-Vienne, de la terre et seigneurie de Boisbuchet, consistant en maisons, bâtiments de service, cour renfermée, grange séparée, jardins, prés, vignes, préclôtures, bois, vignes, rentes, moulins, étangs, et six métairies (15 décembre).
- Constitution de rente par Laurent Denis, prêtre, curé de Douzac, au profit de Catherine Baron, femme de Christophe Sirier, maître-chirurgien (15 décembre).
- Vente, moyennant 2,000 livres, par Pierre Duquerroy, docteur en médecine et médecin ordinaire du Roi, pour la ville d’Angoulême, à François Mesnard, aussi docteur en médecine, demeurant au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau, dudit office de conseiller médecin ordinaire du Roi dont ledit Duquerroy est pourvu, pour en jouir par ledit Mesnard avec tous les droits, prérogatives, prééminences, privilèges et libertés qui y sont attachés, mais après le décès dudit Duquerroy seulement, à moins qu’il ne plaise à celui-ci d’y faire recevoir ledit Mesnard, de son vivant (24 décembre).
- Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de feu Jean Bourdage, seigneur de Coulgens, Villars et autres lieux, conseiller au présidial d’Angoumois, ce requérant dame Marie Mesnard, sa veuve. A remarquer audit inventaire : quatre tableaux moyens, cinq petits et un christ monté sur velours, le tout dans des cadres dorés, estimés 30 livres ; — une tapisserie verdure, contenant treize aunes, en six pends, estimés 140 livres ; — deux pends de tapisserie verdure, tirant six aunes, estimés 80 livres ; — sept grandes tapisseries verdure, tirant quatorze aunes et demie, estimées 220 livres ; — six pieds de bois doré pour mettre salières, et six petits couteaux de table, les manches en corne ; — un grand miroir dans un cadre d’ébène, en sculpture, la glace mesurant trente-quatre pouces sur vingt-cinq, coulée en plusieurs endroits, estimé 75 livres ; — deux doubles bras de cuivre doré, posés aux deux côtés de la cheminée, estimés 8 livres ; — sept pends de tapisserie verdure et à petits personnages, tirant dix-neuf aunes sur deux et demie de large, garnis de toile sur les bords, estimés 340 livres ; — six pends de tapisserie verdure de Felletin, tirant douze aunes sur deux aunes et demie, estimés 200 livres ; — un bois de lit à deux colonnes, garni de satin blanc, estimé 361 livres : — un tableau peint sur toile représentant l’Entrée de Notre-Seigneur à Jérusalem, estimé 3 livres (28 décembre et jours suivants).
- Transaction et partage entre Louis-Clément de S’-Hermine, écuyer, seigneur de Mérignac, Coulonge, Agonnay et autres lieux, demeurant en la ville de Saintes, paroisse S’e-Colombe, d’une part ; et René-Louis de S’-Hermine, licencié en droit de la Faculté de Paris, prêtre, conseiller du Roi en ses conseils, aumônier de la Reine, abbé de Montbenoît, diocèse de Besançon, d’autre part, au sujet de la succession de dame Marie-Françoise de S’-Hermine, veuve de François de Maroix, vivant écuyer, seigneur de Mortagne, leur sœur, décèdée à Saintes, le 22 juillet dernier (30 décembre 1753).

E. 1753 (Liasse). — 86 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 2 janvier au 28 février 1754

- Entérinement du testament de Jean Bourdage, seigneur de Sigogne, Coulgens, Villars et autres lieux (13 janvier).
- Concession de terrain par Marc Gourdin, grand archidiacre de l’église d’Angoulême et l’un des vicaires généraux du diocèse, le siège épiscopal vacant, à François Ledoux, prêtre, curé de Saint-Saturnin, afin de procurer an peu d’élargissement au presbytère dudit lieu (19 janvier). — Reconnaissance donnée par des particuliers à Antoine de Salignac, écuyer, seigneur de Salmaze, et à dame Anne Seguin, sa femme, demeurant au logis du Mesnadeau, paroisse de Mouthiers, pour des héritages assis au bourg dudit lieu (19 janvier). — Procès-verbal à la requête de Jean-Armand Dervaud, négociant, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois, contre Jean Pastureau, maître de gabare de la ville de Jarnac, qui lui avait livré plusieurs charges depeille, moisies et noircies faute de soin (26 janvier).
- Quittance par demoiselle Louise de Chevreuse, fille majeure, demeurant à Angoulême, légataire universelle de défunte dame Anne de Magnac, veuve de Louis Coudart de Thurin, chevalier, seigneur de Rochecoral, d’une part ; à Michel Favret du Pommeau, seigneur de La Breuillerie et de Rochecoral, directeur des aides de l’élection d’Angoulême, d’autre part, de la somme de 19,000 livres due à ladite demoiselle par ledit sieur du Pommeau, comme acquéreur desdites terres de La Breuillerie et de Rochecoral à lui vendues par François-André de Coudart de Thurin, chevalier, seigneur d’Antugnac, héritier bénéficiaire dudit seigneur de Rochecoral, son frère (31 janvier).
- Constitution de 600 livres de rente volante par Simon Piveteau Fleury, marchand de draps de soie, ancien consul en la juridiction consulaire de la ville d’Angoulême, et Marie Collin, sa femme, d’une part ; au profit de demoiselle Louise de Chevreuse, fille majeure, demeurant à Angoulême (6 février 1754).

E. 1754 (Liasse). — 59 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1" mars au 30 avril 1754

- Donation, sous charge d’une pension viagère de 200 livres, par Jeanne Vautrin, fille majeure, fille de chambre de madame la marquise d’Argence, à François-Achard Joumard Tizon d’Argence, chevalier, seigneur marquis d’Argence, de la somme de 1,500 livres en principal (6 mars).
- Acte pour messire Jacques de Flesselles, chevalier, conseiller au Parlement, commissaire en la seconde chambre des requêtes du palais, de présent à Angoulême, logé au canton des Six-Voies, portant que ledit seigneur présente irrévocablement au Roi la personne de Pierre Guillot, prêtre du diocèse de Paris, incorporé au diocèse de Tours, bachelier en Sorbonne et chanoine de la métropole de Tours, pour tenir, au lieu et place dudit seigneur, l’induit qui lui appartient à cause de sa charge et office de conseiller au parlement (6 mars).
- Réitération de grades à monseigneur l’évêque et au chapitre cathédral d’Angoulême, pour Jean-Baptiste Marchais, prêtre dudit diocèse, actuellement vicaire desservant l’église de Ruelle (16 mars).
- Ratification par Etienne de Vars, écuyer, sieur des Barrières, y demeurant, paroisse de Mainfonds en Angoumois, de la vente consentie par Pierre Marchais, sieur de La Berge, son beau-frère, à Jean Frion l’aîné, marchand de la ville de Saint-Jean-d’Angély, d’une pièce de pré indivise entre eux, sise près ladite ville de Saint-Jean (28 mars).
- Arrentement d’héritages par dame Lucrèce Birot, veuve de François Arnaud, vivant écuyer, seigneur de Champniers, Le Breuil, Puyrobert, Argence, Villeneuve, Viville et autres lieux, et François Arnaud, écuyer, son fils (2 avril).
- Reconnaissance par Pierre Laîné, chevalier, seigneur du Pont-d’Herpes et des châtellenies de Chevallon, Mons, Souterrain, Luchat, Sigogne et autres lieux, demeurant en son logis du Pont-d’Herpes, paroisse de Courbillac, comme légal administrateur de Françoise-Madeleine Laîné, fille de lui et de défunte dame Françoise de Lestang de Rulle, sa femme, héritière en partie de feu François de Lestang, chevalier, seigneur de Rulle et Sigogne, son père, qui était seul héritier de François de Lestang, chevalier, seigneur de Sigogne, son frère consanguin, d’une part ; au profit des dames religieuses Ursulines de la ville de Saint-Jean-d’Angély, d’autre part, de la somme de 135 livres de rente volante et courante, constituée au profit desdites dames par ledit seigneur de Sigogne, suivant contrat du 1er octobre 1702, reçu par Mètadier, notaire royal (3 avril).
- Quittance finale par Pierre Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, capitaine au régiment de Rouergue, demeurant ordinairement en son logis de Verdille, paroisse dudit lieu, en Poitou, d’une part ; à François Desbordes, écuyer, seigneur de Jansac, Teillé, Cers et autres lieux, et à dame Anne-Marie de Montalembert, sa femme, demeurant ordinairement en leur château de Cers, paroisse dudit lieu en Angoumois, d’autre part, de la somme de 10,000 livres constituée en dot audit Pierre de Jansac par ses dits père et mère suivant son contrat de mariage avec demoiselle Anne-Marie Salmon, en date du 21 février 1753, reçu par Merveilleux, notaire royal à Martafond en Poitou (6 avril).
- Cession par demoiselle Marie Hérier, fille majeure, novice au couvent du tiers-ordre de S’-Fran-çois de la ville d’Angoulême, à Louis Hérier, sieur de Fontclaire, son cousin germain, demeurant à Aubeterre, de la part revenant à ladite demoiselle dans la succession de défunt Etienne Delavergne, écuyer, chevalier d’honneur au bureau des finances d’Alençon, son grand-oncle (9 avril).
- Ratification par Marie-Bénigne Chiton, dame de Villars, de la vente consentie par Louis-Auguste Pascault, chevalier, seigneur de Villars, son mari, à Charles Bordier, avocat au parlement, suivant acte du 1er août 1754, reçu Potet, notaire royal à Verteuil, de la terre et seigneurie dudit Villars, paroisse de Poursac, ladite vente faite moyennant 24,000 livres, sur laquelle l’acquéreur sera tenu de rembourser la somme de 6,000 livres à Jean-Charles Pascault, marquis de Pauléon, frère du vendeur (30 avril 1754).

E. 1755 (Liasse). — 78 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 2 mai au 30 juin 1754

- Constitution de 120 livres de pension viagère par François Gandaubert, sieur du Maine-Forêt, paroisse de Saint-Estèphe, au profit de Jean Jussé, clerc tonsuré de ladite paroisse, son beau-frère (1er mai).
- Dénombrement rendu à Alexandre, duc de La Rochefoucauld et de La Rocheguyon, pair de France, prince de Marcillac, marquis de Liancourt, de Barbezieux et d’Haluin, comte de Durtal, baron de Verteuil, grand-maître de la garde-robe du Roi, par Louis Thomas, écuyer, seigneur de Bardines, Les Planes, les Deffends et autres lieux, pour raison de quatre articles de domaines et rentes seigneuriales relevant dudit château et duché-pairie de La Rochefoucauld, à hommage lige, sans aucun devoir ni achaptement (2 mai).
- Reconnaissance rendue à Gabriel de la Croix, écuyer, sieur du Repaire, et à dame Marie-Anne Delaconfrette de Villamont, sa femme, par des particuliers, pour une pièce de pré sise au dessous de La Charente, en la paroisse de Fléac (6 mai).
- Quittance, par Christophe Vinet, entrepreneur de travaux publics, demeurant à Angoulême, d’une part, à Jean Maulde, sieur de Mougnac, tant pour lui que pour Pierre Maulde, sieur des Touches, son frère, tous les deux mineurs émancipés, d’autre part, de la somme de seize livres convenue entre les parties pour le rétablissement de la croix dite de L’Oizellerie, paroisse de La Couronne, sise en un carrefour, derrière le logis dudit lieu, vis-à-vis du chemin qui conduit de La Croizade à Chabrefy, laquelle croix lesdits Maulde avaient voulu faire rétablir « non seulement parce que c’est un monument consacré à la religion, mais encore parce que cette croix sert de terme et d’enseignement pour borner leurs terres, confronter les domaines et les censives dépendant de ladite seigneurie de L’Oizellerie et les distinguer des héritages voisins, relativement aux anciens titres, hommages , aveux et dénombrements rendus dans tous les temps au seigneur abbé de La Couronne, et reconnaissances qui ont été données par le sieur de La Croisade auxdits sieurs Maulde, qui font mention de cette croix et en prouvent l’ancienneté » (8 mai).
- Procuration générale donnée par demoiselle Marie-Jeanne de Galard de Bearn, fille majeure, demeurant ordinairement au château du Pouyaud, paroisse de Dignac, et actuellement sur le point de partir pour la ville de Paris, d’une part ; à dame Anne-Thérèse de Veillard, veuve non commune en biens de feu Louis de Galard, chevalier, seigneur du Pouyaud, sa mère, d’autre part, à l’effet d’administrer ses biens tant divisément que conjointement avec ses frères et sœurs (10 mai).
- Procès-verbal pour Pierre Dubois, seigneur de La Vergne, échevin de la maison de ville d’Angoulême, contre François Dexmier, écuyer, sieur des Coudrais, qui avait fait passer et repasser ses bœufs et ses charrettes sur une pièce de terre appelée Les Bouchauds, sise sur le « chemin des Anglais » et appartenant audit sieur de La Vergne (10 mai).
- Contrat de mariage entre Charles-François Grand de Luxolière, chevalier, seigneur de Namchap, La Forêt et autres lieux, fils de feu Claude Grand de Luxolière, chevalier, seigneur de Namchap, et de défunte dame Hélène de la Porte, sa femme, demeurant au faubourg de La Tour-Blanche en Angoumois, d’une part ; et Marie-Anne Dubois de Bellegarde, fille de Pierre Dubois, seigneur de La Vergne et de Bellegarde, ancien échevin de l’Hôtel de Ville d’Angoulême, et de dame Marie-Françoise Salomon, sa femme, d’autre part ; en faveur duquel mariage les sieur et dame de La Vergne constituent en dot à ladite demoiselle, leur fille, en avancement d’hoirie et en attendant leur succession, la somme de 13,000 livres, en obligations, dont une de 3,000 livres en principal, sur Jacques-Pierre Salomon, écuyer, seigneur de Bourg-Charente, et Thérèse Bourée, sa femme, leurs frère, beau-frère et belle-sœur (21 mai).
- Ratification par dame Thérèse Cosson de Fontguyon, femme de Henri Gandillaud, chevalier, seigneur du Chambon, Fontguyon et autres lieux, à présent majeure de vingt-cinq ans, d’une constitution de rente que ledit seigneur et elle avaient faite antérieurement à sa majorité, au profit des dames de la communauté de l’Union-Chrétienne d’Angoulême (27 mai).
- Constitution de 150 livres de rente, au capital de 3,000 livres, consentie par les administrateurs de l’hôpital général d’Angoulême au profit de dame Jeanne Le Comte, veuve de N... Maillard, écuyer, sieur de La Couture, conseiller du Roi, président trésorier de France au bureau de la généralité de Limoges (4 juin).
- Marché de papiers entre Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac, conseiller président trésorier de France en la généralité de Limoges, et Paul Thomas, sieur de La Croisade, fabricant de papier, au moulin de Martin, paroisse de La Couronne (9 juin).
- Transport par Marie de Guez, veuve de François de Bardonnin, chevalier, seigneur comte de Sansac, Cellefrouin, Beaulieu, Ventouse et autres lieux, et demoiselle Henriette de Guez, demoiselle de Puydeneuville, sa sœur, demeurant à Angoulême, d’une part ; à François Rizat, sieur de La Terrière, notaire royal au bourg de Saint-Claud, d’autre part, de tous les arrérages échus depuis l’année 1750, date de la mort dudit seigneur de Sansac (11 juin).
- Transaction sur procès entre Marguerite Pigornet, veuve de Bernard de Villoutreys, écuyer, chevalier de S’-Louis, major au régiment de Gondrin, d’une part ; et Claude-Jean Peluchon, avocat au parlement, ancien procureur du Roi au siège royal de Cognac, comme héritier de feu Louis Peluchon, prêtre, curé de Ladiville, son frère, d’autre part (11 juin).
- Ferme par Jean Robin, écuyer, sieur du Plessac et de L’Ardillier, de tous les agriers lui appartenant dans la paroisse d’Aignes (13 juin).
- Bail à loyer, moyennant 90 livres par an, par Louis Leclère, prêtre, chanoine et aumônier de la cathédrale d’Angoulême, d’une maison dépendant de son aumônerie, sise en cette ville, rue S’-Pierre, paroisse S’-Jean, ouvrant sur la rue qui va de la halle du Minage à la principale entrée de la cathédrale, et confrontant, par derrière, à la cour du Doyenné (19 juin). — Contrat de mariage entre Guillaume-René Benoît, avocat en la cour, fils de François Benoît, ancien juge consul en la juridiction consulaire, et pair de la maison de ville d’Angoulême, et de défunte Radegonde Julliot, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’une part ; et demoiselle Thérèse-Julie Résilier, fille de feu Nicolas Resnier, vivant greffier en chef de la sénéchaussée d’Angoumois, et de Marguerite Thevet, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse St Antonin, d’autre part (27 juin).
- Transaction au sujet d’une donation, entre Pierre Sarlandie, écuyer, maître particulier des eaux et forêts d’Angoumois, comme tuteur de Pierre Sarlandie, écuyer, son fils mineur, d’une part ; et Jean Hervé, bourgeois, demeurant au logis de Fontguyon, paroisse de Saint-Amant-de-Nouëre, d’autre part (27 juin 1751).

E. 1756 (Liasse). — 86 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er juillet au 31 août 1754

- Reconnaissance rendue par des particuliers à dame Anne-Marie Delaconfrette, femme de Gabriel de la Croix, écuyer, sieur du Repaire, et héritière en partie de Catherine Moussier, veuve de monsieur Delaconfrette de Yillamont, receveur des consignations d’Angoumois, sa mère (1er juillet).
- Inventaire des meubles et papiers dépendant de la succussion de défunt Jean Roullet, vivant notaire royal, demeurant au Pontouvre, paroisse S’-Jacques de Lhoumeau, ce requérant Marie Moizan, sa veuve (2 juillet).
- Procès-verbal de visite et de récolement des moulins à blé de Villement, paroisse de Ruelle (2 juillet).
- Bail à vie, moyennant la somme de 600 livres une fois payée pour toute la durée de la jouissance, par Jean Prévérauld, sieur de Villeserve, échevin du corps de ville d’Angoulême, et autre Jean Prévérauld, sieur de La Boissière, d’une part ; à demoiselles Marie et Jeanne Yrvoix, sœurs, filles majeures, d’autre part, d’une maison sise en la ville d’Angoulême, paroisse S’-Jean, et ayant son entrée sur une petite ruelle qui conduit de l’église des Cordeliers à la porte S’-Pierre (7 juillet).
- Reconnaissance donnée au Roi par François Prévérauld, sieur de Beaumont, chevalier de Saint-Louis, pensionnaire de Sa Majesté, demeurant au lieu de Beaumont, paroisse S’-Martial d’Angoulême, pour une prise de terre sise audit lieu de Beaumont et tenue du Roi, à cause de son château d’Angoulême (10 juillet).
- Cession par André, sieur de La Tasche, avocat au parlement, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, ancien juge consulaire en la juridiction de ladite ville, et demoiselle Marie Corlieu, sa femme, à maître Jean-François Decescaud, sieur de Vignerias, aussi avocat en parlement et juge sénéchal de la baronnie de Marthon, de la somme de 2,000 livres sur ce qui leur était encore dû sur le prix d’une maison sise à Angoulême, paroisse S’-André (13 juillet).
- Procès-verbal d’une pièce de terre, fait à la requête de Pierre Godin, prêtre, curé de Champniers (17 juillet).
- Bail à ferme par Jean-Baptiste Hériard, sieur de Préfontaine, avocat en parlement, vice-sénéchal de la principauté de Marcillac, comme étant aux droits de Jeanne-Thérèse Ravard, sa femme, fille et héritière de feu Jacques Ravard, sieur des Murailles, de diverses pièces de terre sises dans les paroisses de Lhoumeau, de l’Isle et de Champniers (17 juillet).
- Dénombrement fourni au Roi à cause de ses duché d’Angoumois et château d’Angoulême, par Nicolas Trémeau, négociant et ancien juge en la juridiction dudit Angoulême, pour raison de huit articles de rentes seigneuriales, directes et foncières, et d’une pièce de bois taillis, sise au lieu de Giget et environs, annexe de la paroisse de Vœuil, ainsi que pour une pièce de pré sise en la paroisse de La Couronne (20 juillet).
- Reconnaissance censuelle rendue à Claude Jolliot, abbé commendataire de l’abbaye de Notre-Dame de Bournet, par Catherine Payen, veuve de maître Antoine Juilhard, sieur des Plaines, ancien élu en l’élection d’Angoulême, pour une maison sise en cette ville, rue de Genève, paroisse S’-André, récemment acquise de Léonard-Sébastien Tourette, sieur de Flamenat, et de Catherine Audoin, sa femme (23 juillet).
- Présentation de la personne de Jean Deval, clerc tonsuré du diocèse d’Angoulême, à la chapellenie de Notre-Dame du Cimetière de Thuray, diocèse de Poitiers, par Madeleine Husson, veuve d’Armand de Saint-Martin, chevalier, marquise de Clairvaux, baronne de Thuray, ladite chapellenie vacante par le décès de messire Antoine-Jérôme Frémond de la Marvallière, prêtre, curé de Coussay (30 juillet).
- Obligation consentie par Charles Guiot, sieur des Varennes, marchand, et Françoise Vallet sa femme, tous les deux associés en communauté et commerce, demeurant à Angoulême, d’une part ; au profit de messire Etienne Rouillac, écuyer, seigneur de Trachaussade, et de sieur Jean Parent, faisant tant pour lui que pour Martial Bourdeaux, son associé en négoce, demeurant en la ville de Limoges, d’autre part (30 juin).
- Résolution prise en l’assemblée des plus proches parents de Catherine Mounié, veuve de Jean Jallet, marchand fripier de la ville d’Angoulême, réunis d’office par ordonnance du procureur du Roi, lesquels, ayant connaissance de la mauvaise conduite de ladite Mounié, consentent qu’elle soit privée de l’administration de ses biens et renfermée à l’hôpital général d’Angoulême pour le reste de ses jours, moyennant une pension viagère dont le chiffre sera fixé ultérieurement (2 août).
- Vente, moyennant 3,000 livres, par Marie Duchesne, veuve de François Filhon, maître orfèvre, demeurant à Angoulême, rue de Genève, à Jean Filhon, aussi maître orfèvre, son fils aîné, d’une maison sise en ladite ville et en ladite rue de Genève, à main droite en allant du canton de la halle du Palet à l’église S’-Paul, relevant de la seigneurie de Bellejoie (7 août).
- Profession religieuse de demoiselle Marie-Marguerite Boussiron, en qualité de professe de l’abbaye de S’-Ausone d’Angoulême (9 août).
- Partage sur licitation entre Clément Florenceau, sieur de Boisbedeuil, avocat au parlement de Paris, ancien fermier général, directeur des fermes générales des revenus de l’Empereur dans son grand-duché de Toscane, demeurant actuellement à Florence et représenté, pour la passation des présentes, par Moïse Dumas, écuyer, sieur de Chebrac et Salvert, lieutenant particulier en la sénéchaussée d’Angoumois, d’une part ; et Clément Florencean, sieur des Essarts, conjointement avec demoiselles Madeleine-Eugénie et Marguerite Florenceau, de Boisbedeuil et de Thurin, sœurs, filles majeures, demeurant au logis de Boisbedeuil, paroissse de Nersac, d’autre part (10 août).
- Bail à ferme pour neuf années, à raison de 2,000 livres l’une, par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, à Pierre Gautier et Michel Barret, marchands, de sa terre et seigneurie de Cougoussac et Siecq, avec tous les fruits et revenus y attachés (15 août).
- Dénombrement rendu au Roi par les tenanciers du fief du Plessis, paroisse de Vœuil (21 août),
- Révocation de procuration par Jacques Salomon, écuyer, sieur de Saint-Ciers, conseiller secrétaire du Roi, maison couronne de France et de ses finances (25 août 1754).

E. 1757 (Liasse). — 62 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er septembre au 30 octobre 1754

- Constitution de 600 livres de rente par Philippe Constantin, sieur de Beauregard, notaire royal, et Elisabeth Boissier, sa femme, Jacques Constantin, avocat, postulant de l’office de lieutenant général de police de la ville et banlieue d’Angoulême, et Marie-Anne Brun, sa femme, d’une part ; au profit de dame Marie de Guez, veuve de haut et puissant seigneur François de Bardonnin, chevalier, seigneur comte de Sansac, Cellefrouin, Beaulieu, Ventouse et autres places, et de demoiselle Henriette de Guez, dame de Puydeneuville, fille majeure, sa sœur, demeurant à Angoulême, d’autre part (1er septembre).
- Sommation par François Benoît, ancien juge consul et pair en la maison de ville d’Angoulême, agissant comme fabricien et receveur de l’église S’-André de la même ville, à messire Charles Prévérauld, prêtre, curé de ladite église, d’avoir à indiquer au prône une assemblée de paroisse pour procéder à l’élection de nouveaux fabriciens, attendu que depuis huit ans, le requérant n’a pu rendre ses comptes, étant le seul membre de la fabrique subsistant. A quoi ledit curé répond que ladite sommation est hors de saison, attendu que plusieurs paroissiens sont déjà partis pour la campagne, et qu’il y a lieu d’attendre les fêtes de Noël pour faire ladite annonce qui doit être répétée pendant trois dimanches successifs, après lesquels seulement on pourra procéder à l’élection dont il s’agit, qui devra comprendre deux fabriqueurs d’honneur et deux fabriqueurs comptables. Sur quoi ledit Benoît proteste de se pourvoir en justice pour obtenir la convocation de ladite assemblée paroissiale (2 septembre).
- Bail à ferme, pour deux années et à raison de 375 livres l’une, par Paul, chevalier de Montalembert, pour et au nom de Marc-René, marquis de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont, Saint-Germain, baron de Montmoreau en partie, mestre de camp de cavalerie, lieutenant général des provinces de Saintonge et d’Angoumois, cornette de chevau-légers de la garde du Roi, associé libre de l’académie des sciences, demeurant à Paris, rue des Bons-Enfants, d’une part ; à des pêcheurs associés de la paroisse de Ruelle, d’autre part, du droit de pêcher dans la majeure partie des eaux de La Touvre appartenant audit seigneur, à prendre vis-à-vis de la fuie du Maine-Gaignaud, jusqu’au ruisseau de La Vallade (3 septembre).
- Concession, moyennant 3 livres de rente annuelle, par Jean-Louis, comte de Raymond, chevalier, seigneur d’Oyé, La Cour et autres lieux, maréchal des camps et armées du Roi, gouverneur des ville et château d’Angoulême, d’une part ; à André Bernard Debresme, avocat en la cour, d’autre part, du droit de construire un petit appartement devant servir d’écurie, sur un terrain dépendant dudit château d’Angoulême et y joignant, de la longueur de vingt-un pieds allant du midi au septentrion, et de la largeur de quinze pieds, de l’orient à l’occident, ledit terrain à prendre hors dudit château, dans un angle rentrant, presque vis-à-vis la croix de la Petite-Halle, laissant la maison et le jardin de monsieur Mesnard, président en l’élection, à gauche, et les murs du château à droite, un chemin allant de la porte du château à la rue du Sauvage entre deux, suivant toujours les murs et fossés dudit château ; lequel terrain, en remontant vers les ponts et principales portes dudit château, esta une distance de vingt toises de la première tour servant de cachot, lequel bâtiment s’arrêtera à la hauteur de six carreaux ou posées de pierre au-dessous du cordon du mur dudit château, avec permission audit Debresme de faire transférer les fumiers de ladite écurie dans ledit fossé, pour les y laisser tout au plus deux mois (19 septembre).
- Constitution de 150 livres de rente par demoiselle Anne-Henriette de La Place, fille majeure, demeurant en son château de Torsac, au profit de dame Marguerite Pigornet, veuve de Bernard de Villoutreys, écuyer, ancien major au régiment de Lagernezay, chevalier de St-Louis, demeurant à Angoulême (5 octobre).
- Cession d’une rente par Pierre Thénevot de la Rente, notaire royal, demeurant au lieu de Chez-Jauffy, paroisse de Ruelle, à François Meslier, procureur au présidial d’Angoumois (5 octobre).
- Déclaration rendue au Roi par les tenanciers du plantier de La Croix-du-Poirier, paroisse de Champniers, sis sur le chemin qui conduit du village d’Argence au port de Coursac, à main gauche (6 octobre).
- Assemblée tenue et délibération prise à la porte de l’église d’Hiersac par les habitants de cette paroisse, pour protester contre la prétention soutenue par le chapitre cathédral d’Angoulême d’obliger tous ses tenanciers d’aller porter la dîme de vendange au domicile des chanoines, alors que « l’usage constant et général a toujours été, dans les grands plantiers, chez les personnes de considération et chez les gens riches, d’aller chercher le droit de dixme au lieu où estoient les vandangeurs à proportion des échéances » ; à l’appui de laquelle protestation lesdits habitants font encore valoir que « dans la paroisse d’Hiersac, messieurs du chapitre d’Angoulême sont simples décimateurs, sans estre seigneurs ny pour la rente ny pour le droit d’agrier, et qu’en ce cas, suivant le droit commun et général, les décimateurs n’ont jamais été en droit de marquer ny d’indiquer aucun pas, ny de forcer les propriétaires particuliers de porter le droit de dixme au-delà du lieu où arrive l’échéance (6 octobre).
- Contrat de mariage entre sieur Hilaire Mitauli, directeur des messageries d’Angoulême, fils mineur de défunt sieur Louis Mitault-Painault, pair de la ville de Châtellerault, et de dame Alix Brunet, d’une part ; et demoiselle Julie-Élisabeth Rivet Coursier, fille mineure de défunt Guillaume Rivet Coursier, directeur desdites messageries d’Angoulême, et de demoiselle Madeleine Nourry, demeurant à Angoulême, paroisse et faubourg S’-Jacques de Lhoumeau, d’autre part (17 octobre).
- Ratification du contrat de mariage ci-dessus par les susdits Hilaire Mitault et Julie-Élisabeth Rivet, sa femme (20 octobre).
- Bail à ferme pour cinq années et à raison de 400 livres l’une, par Jean de la Charlonnye du Maine-Gaignaud, écuyer, seigneur de Bourlion, y demeurant, paroisse S’-Jacques de Lhoumeau, à Jean Seguin, cabaretier, et à Jeanne Pastureau, sa femme, du moulin à blé dudit Bourlion, avec l’île appelée l’île du Bois et celle appelée l’île de Marc (aujourd’hui Marquais), séparées l’une de l’autre par un petit bras de rivière, le petit essac ou anguillard le plus proche dudit moulin, et le bois de l’Écluse qui prend depuis le pont dudit Bourlion, en montant, jusqu’au bout de La Trache (23 octobre 1754).

E. 1758 (Liasse). — 76 pièces, papier.1754Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er novembre au 31 décembre 1754

- Vente, moyennant 2,800 livres, par Charles Prévérauld, prêtre, bachelier en théologie, curé de S’-Andrè d’Angoulême, et Jean Prévérauld, sieur de La Boissière, y demeurant, paroisse de Mouthiers, son frère, tous les deux héritiers de défunt David Prévérauld, sieur de Villeserve, leur père, qui l’était lui-même de défunt Jean Prévérauld, sieur de Fontclaireau, conseiller du Roi, juge prévôt royal do la ville et chàtellenie d’Angoulême, d’une part ; à sieur Rémy Gilbert, maître apothicaire ancien juge en la juridiction consulaire d’Angoulême, d’autre part, d’une maison sise en ladite ville, paroisse Notre-Dame de la Paine, et confrontant par le devant à la rue qui conduit des églises S’-Pierre et Notre-Dame à celle des Jésuites, à main droite, et par un côté à une autre rue allant de l’Évèché au Parc, ladite maison acquise par les vendeurs de Pierre Mesnard, sieur de La Sauzaye, et de Marie Tizon, sa femme, faisant pour et au nom de Jean Tizon, écuyer, sieur des Rieux, procureur du Roi au siège du présidial de Marennes, par acte du 18 août 1046, reçu Micheau, notaire à Angoulême (5 novembre).
- Constitution d’une pension viagère et annuelle de 130 livres, par Charles de la Ramière, chevalier, seigneur de Peucharnaud et autres places, demeurant en son château dudit Peucharnaud, paroisse de S’-Étienne-le-Drou, en Périgord (aujourd’huy Puycharnaud, paroisse de S’-Estèphe), au profit de demoiselle Marguerite Vouzelle, veuve de Martial Versavaud, en son vivant régisseur et fermier en partie des biens dudit seigneur de Peucharnaud (8 novembre).
- Contrat de mariage entre Jacques Nadaud, marchand poelier, fils majeur de Mathieu Nadaud, commissaire au bureau des décimes du diocèse de Limoges, et de Jeanne Delagorce, natif de la paroisse de S’-Michel-des-Lions de la ville de Limoges et demeurant de présent à Angoulême, paroisse S’-Antonin, d’une part ; et Jeanne Guimard, fille de Jacques Guimard, marchand, et de Marie Roche, sa femme, de la paroisse S’-André d’Angoulême, d’autre part (17novembre).
- Reconnaissance collective donnée au sieur Benoît de la Boissière, seigneur de Pierrelevée, y demeurant, paroisse de Trois-Palis, pour la prise du Maine-des-Liots, paroisse de Linars (17 novembre).
- Dépôt en l’étude de Caillaud, par André Cambois, sieur de Cheneuzac, d’une reconnaissance donnée aux religieux de l’abbaye de La Couronne par Philippe de Robuste, conseiller du Roi, lieutenant criminel en l’élection d’Angoulême, le 18 février 1651, devant Baudet, notaire royal (19 novembre).
- Présentation à l’évêque d’Angoulême, par Pierre Vantongeren, chevalier, seigneur de Cougoussac et Siecq, président trésorier de France en la généralité de Limoges, de la personne de Pierre Dexmier, étudiant, clerc tonsuré du diocèse d’Angoulême, fils de Jean Dexmier de Feuillade, avocat au présidial d’Angoumois, pour la chapellenie de Cougoussac, paroisse de Siecq, diocèse de Saintes, vacante par le décès de Gaspard Marquantin, prêtre, docteur en Sorbonne, dernier possesseur (19 novembre).
- Bail à loyer par Guillaume Ledoux, ancien procureur au présidial d’Angoumois, d’une maison sise à Angoulême, en face du château, confrontant par le devant à la grande rue qui conduit de l’église S’-Antonin à la croix de la Petite-Halle, et par le derrière au jardin du presbytère de S’-Paul (21 novembre).
- Procès-verbal à la requête de Roch Joubert, docteur en médecine, demeurant à Angoulême, contre un particulier de la paroisse Saint-Michel, qui avait labouré un chemin au préjudice dudit Joubert (23 novembre).
- Élection des fabriciens de la paroisse S’-André d’Angoulême, par messieurs Prévérauld, curé de la paroisse, Benoît l’aîné, ancien juge consul, Gervais, lieutenant criminel, Valleteau de Chabrefy, receveur des tailles, Joubert, ancien maire, Tiffon, avocat, Clergeon, procureur, Jeudy, marchand, Piveteau-Fleury, marchand et ancien juge consul, André La Tasche, colonel de la milice bourgeoise, Turault, sieur de La Cossonnière, pair du corps de ville, Mesnard, solliciteur à la bourse consulaire, Robert l’aîné et Robert le jeune, marchands, Clavaud père, marchand, Sazerac, marchand, Dumoulin, Lacour, Augeraud et Desprez, aussi marchands, tous notables de ladite paroisse, lesquels ont élu, à la pluralité des voix, pour fabriciens d’honneur, messieurs Jean Gervais, écuyer, lieutenant général criminel d’Angoumois, et Jacques Valleteau de Chabrefy, receveur des tailles, et pour fabriciens onéraires, messieurs François Clergeon, procureur au présidial, et Simon Piveteau-Fleury, marchand et ancien consul (24 novembre).
- Bail à ferme par François Fouchier de Bellefond, avocat en la cour et juge sénéchal du comté de Sansac et Cellefrouin, demeurant au logis du Maine-Salomon, paroisse dudit Cellefrouin, comme étant aux droits de demoiselle Anne Joubert, sa femme, de deux pièces de chenevière situées sur la rivière d’Anguienne, l’une sur la paroisse S’-Ausone, à main droite sur le chemin qui va du pont de Véchillot aux chaumes de Vouillac, l’autre sur la paroisse de Saint-Martin, sur le même chemin, à main gauche (1er décembre).
- Vente, moyennant 259 livres, par Jean Mallat, praticien de la ville d’Angoulême, faisant pour Pierre Augereau, garde de monseigneur le duc de La Rochefoucauld, demeurant au château de La Terne, paroisse de Fouqueure, pour Pierre Guérin, marchand, à cause de Marie Augereau, sa femme, et pour Madeleine Augereau, fille majeure, demeurant en la paroisse de Bonneville, d’une part ; à François Pinassaud, boulanger, et à Louise Mallat, sa femme, demeurant à Angoulême, d’autre part, de la moitié d’un banc ou étal situé sous la halle du Pallet, dans l’allée de la mercerie (4 décembre).
- Reconnaissance de rente donnée par Jacques Rifïaud, demeurant au lieu du Maignaud, paroisse de Ruelle, à Antoine Le Roy, écuyer, sieur de Saint-Georges, demeurant en son logis du Breuil, paroisse de Bonneuil, comme légal administrateur des personnes et biens des enfants de lui et de défunte dame Jeanne-Angélique de la Charlonnie, sa femme, pour une pièce de vigne sise à La Grande-Vallée, paroisse de Ruelle (9 décembre).
- Bail à ferme, moyennant 39 livres par an, par demoiselle Marguerite Massias, fille majeure, demeurant à Angoulême, à Pierre Grellier, boulanger, de deux bancs ou étaux, sis sous la halle du Pallet, dans l’allée de la mercerie (10 décembre).
- Vente, moyennant 40 livres, par Charles Respingez, sieur du Pontil, ancien avocat au conseil du Roi, fils et héritier de défunt Jean Respingez, aussi sieur du Pontil, à Jean Vignaud, tisserand de la ville d’Angoulême, d’un banc ou étal situé sous la halle de la ville de Châteauneuf, dans l’allée de la mercerie (12 décembre 1754).

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