AD 16 - Inventaire sommaire série E - Angoulême - Notaire Maquelilan 1532-1563

D 26 septembre 2008     H 19:30     A Pierre     C 2 messages A 6527 LECTURES


Source : Inventaire sommaire des Archives Départementales de la Charente antérieures à 1790 - MM. P. de Fleury et J. de la Martinière - Angoulême - 1906 - Série E. (articles 1736 à 3040).

(Féodalité, Communes, Bourgeoisie et Familles. — Titres féodaux, Titres de familles, Notaires et Tabellions, Communes et Municipalités, Corporations d’arts et métiers, Confréries et Sociétés laïques). / Notaires et Tabellions. (Suite)

Actes du notaire royal Etienne Maquelilan : années 1532 à 1563.

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E. 1876. (Liasse) – 1 pièce, papier.

1532-1533. — Maquelilen, notaire royal à Angoulême.

- Obligation de 24 livres de Françoise Brilhac, veuve de Jean Itier le jeune, envers Catherine Briaude, et quittance de remboursement de partie de cette somme (29 janvier 1532, v. s. 31 mars 1533).

E. 1877. (Liasse.) — 27 pièces, papier, dont plusieurs rongées ou effacées par l’humidité.

1538-1539. — MAQUELILAN (Etienne), notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 16 octobre 1538 au 24 mars 1538 v. s.

- Reconnaissance d’une rente de quatre boisseaux froment, mesure d’Angoulême, due « en chacune feste Notre-Dame d’Aougst », à Pierre Trigeau, notaire royal à Angoulême (16 octobre).
- Contrat de mariage entre Bastien Bouthillier, licencié en loix, avocat de la sénéchaussée d’Angoumois, et Catherine Delage, fille de Denis, procureur en ladite sénéchaussée, et de feue Guillemine Boessot, en faveur duquel mariage ladite Catherine reçoit de son père 600 livres et divers meubles entre autres : « une touailhe de lin, deux toualhes de cherve.... demy cent d’estaing ouvré en platz et escuelles » ; et de Catherine Boessot, cent livres (31 octobre).
- Ferme d’une maison, sise dans la grande rue qui va de la porte S’-Martial au château d’Angoulême, pour 8 années, moyennant 8 livres chaque, par Micheau, procureur (7 novembre).
- Jacques Frappereau et Annette Merlet, sa femme, reconnaissent devoir à François Boutin, concierge et garde des prisons du châtelet d’Angoulême, 10 livres tournois, « à raison du geollage » de ladite Merlet (23 novembre).
- Acquisition d’une pièce de terre, moyennant 100 sols tournois, par Calueau, écuyer, seigneur de Beaure-gard (?)
- Acquisition par Pierre Trigeau, notaire à Angoulême, moyennant 4 livres 3 sols 4 deniers, d’un boisseau froment de rente payable à la S’-Michel (28 décembre).
- Acquisition par Pierre Trigeau, praticien « en la court laye » d’Angoulême, moyennant 30 livres tournois, de 3 journaux de terre, paroisse de Champniers (20 janvier).
- Engagement pris par Méry de Châteauneuf, Philippe Truauld (?), sa mère, Jehan Rivaut, Pierre Tardieu et leurs femmes, Bernarde de Châteauneuf et François Tardieu, son mari, d’une part, Martial Bouyer, procureur, Mathias Delage, Vincent de Villemandy, Pierre Delage, Pierre Turcand dit Tallot, et Pierre Gros, d’autre part, d’accepter comme arbitres de leur procès au présidial d’Angoulême et au parlement de Paris, François Rouault, Guillaume Nesmond et Pierre Boessot, licenciés en lois, avocats à la sénéchaussée d’Angoulême, et ce, sous peine au contrevenant de 10 écus d’or (13 février).
- Rachat, moyennant 50 livres, d’une rente de 2 sols 6 deniers tournois due à Martial Bouyer, procureur, à cause de F. Bareau, sa femme, par sire Micheau Allenet, marchand à Angoulême(14 février).
- Vente d’un cheval par Guillaume Maquelilan, procureur, moyennant 24 livres tournois (25 février).
- Abandon par Jean Ruffier à Guillaume et Jean l’aîné, ses frères, de ses droits à la succession éventuelle de leur père Yvon, et à celle de leur mère, qu’il estime valoir 12.000 livres environ, moyennant 1.000 livres payables avant cinq ans, et, jusqu’au versement de cette somme, 50 livres chaque année (10 mars).
- Sommation par Berthomé Mourier à Jean Éverlant (?) de recevoir « sur la table du concierge du châtelet d’Angoulême où il est détenu, 70 livres 16 sols 10 deniers tournois, à quoi est condamné en sa faveur, par arrêt de parlement, Michel Mourier, curé de Cherves, fils dudit Berthomé (22 mars).
- Paiement de 8 livres à Boutin, concierge du châtelet d’Angoulême, pour frais de « geollage » de Jean Raboteau (24 mars 1538 v.s).

E. 1878. (Liasse.) — 92 pièces, papier.

1539-1540. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 5 avril 1539 au 17 avril 1539 v.s.

- Engagement de François Arnaud, patron de la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, paroisse Saint-Paul d’Angoulême, de présenter à ce bénéfice d’une valeur de 60 livres Jean Micheau antérieurement présenté par Jean Catois à la cure de Daviat ; et moyennant ce, abandon par Micheau d’une pension de 60 livres à lui due suivant un accord intervenu entre Catois d’une part, Nicole de Beaumont, grand vicaire de l’évêque de Saintes et Jean Chauvin d’autre part, au sujet des droits qu’ils prétendaient respectivement sur la cure de Deviat (30 avril).
- Paiement de 8 livres tournois à Boutin concierge du châtelet d’Angoulême, pour un « geollage » de 18 mois (3 mai).
- Contrat de mariage entre sire François Rabiou, marchand d’Angoulême, fils de feu Guillaume dit la Perouze, et Marguerite Mallat, fille de sire Élie, marchand d’Angoulême, et de feue Marie Moreau ; en faveur duquel mariage il est constitué en dot à la future épouse 360 livres tournois, 2 pippes de froment de rente et divers objets mobiliers, entre autres : une « pincte », une « quarthe », une « coppine » d’étain, deux grandes robes de drap noir dont l’une avec les manches doublées de satin et la queue de taffetas, deux « cothes » doublées l’une de « mourée » et l’autre de drap de Paris rouge, deux chapperons noirs et une paire de manchons de satin cramoisi (20 mai).
- Acte passé devant la grande porte de l’église paroissiale de Beaulieu (3 juin).
- Engagement pris par Jean Tizon, écuyer, seigneur temporel et curé de La Rochette, d’affermer à François de Sonneville et François Chollet prêtres, pour deux années, moyennant 200 livres chaque, les revenus de la cure de Saint-Pierre de Sonneville, bien qu’il vienne de la remettre par permutation à frère François Poitevin régulier de Saint-Augustin, son neveu ; et rupture, à ces conditions, des engagements antérieurs des dites parties (7 juin).
- Acquisition d’une moitié de maison à Coulgens, moyennant 6 livres, par Bernard Vigier, licencié en lois, avocat à Angoulême (20 juin).
- Transaction qui fait lever une saisie de terres pour défaut de paiement d’une rente à François Cailhon, écuyer, seigneur de Bellejoie (24 juin).
- Retrait d’une rente de 6 boisseaux 1/2 de froment, 9 de seigle, 8 d’avoine, mesure de Montbron, 20 sols en argent, un chapon et deux poules due par les habitants du village de La Chaize, exercé, moyennant en échange 100 sols tournois de rente par François Corlieu, écuyer, seigneur de Puy limousin, au nom et comme procureur de Robert, écuyer, seigneur de la Fenêtre et de la Chaize, son père, sur Jean de Chevreuse, écuyer, seigneur de Montizon, dit Borie, Martial de Chevreuse, Jean de Chevreuse dit le Prieur frères, et un François fils dudit Borie ; et autre retrait d’une rente de même valeur par le même Corlieu sur lesdits frères Chevreuse, moyennant 95 livres tournois montant de l’acquisition qu’ils en avaient faite de François de La Porte, seigneur de Champniers (25 juin).
- Promesse par Pierre Garron, prisonnier au châtelet d’Angoulême, de payer 150 livres à Jean et Guillaume Gellinard, père et fils, receveurs pour le roi de Châteauneuf et Bouteville (5 juillet).
- Arrentement d’un tiers de journal, moyennant 3 sols 4 deniers à Jean Roze, messager d’Angoulême, par Christophe Aubin, curé de Saint-Paul de Bouteville (30 juillet).
- Amortissement par Jean Gellibert dit Lemoyne, d’une rente de deux pipes de froment consentie par Foulques Gellibert, juge de Bouteville et Châteauneuf, son cousin, en faveur de Guillaume Nesmond avocat à Angoulême (23 août).
- Reconnaissance de dette par Jacques, Mathurin et Guillaume Gellibert envers Jean Gellibert qui a donné tant pour eux que pour lui 108 livres tournois à Foulques Gellibert afin de les défendre aux grands jours d’Angers dans le procès intenté contre eux pour excès et rébellion de justice (24 août).
- Vente d’un pré d’un journal 3/4, moyennant 90 livres, par Raymond Leconte, procureur à Angoulême, à Jean Desmoulins, curé de Balzac (1er septembre).
- Contrat d’apprentissage, pour un an, moyennant 35 livres tournois, de Jean Marchand, présenté par Pierre de La Quintinie, demeurant tous deux à Lézignac Durand, chez Jean Avril, greffier de la sénéchaussée d’Angoumois, pour y apprendre « l’estat de pratique » (2 septembre).
- Abandon de leurs droits sur la succession de Jean Gouyn, leur cousin germain, moyennant 30 sols tournois, par Pierre, André et Louise Moriceau, enfants de Simon et de Catherine Du Chaffault, en faveur de Jean et Léger Polaceraulx (14 septembre).
- Paiement de 140 livres tournois pour acquisition de bois, à la décharge de Guillemin Couraudin, écuyer, son cousin germain, par Pierre Couraudin, écuyer, à Boutin, concierge du châtelet d’Angoulême (20 septembre).
- Vente de 100 milliers de « merain » avec sa « fonssaille », livrables sur le port de Chande, à Angoulême, moyennant 1.450 livres, par Micheau Desbordes, marchand de Cherves, à Jean Richard, marchand de Saint-Savinien (27 septembre).
- Vente d’un « pignon de logis avec deux appentiz attenant » et de pièces de terre au village des Montagnes, paroisse de Champniers, moyennant 170 livres tournois, par Philippon Moreau, laboureur, à Guillaume Maquelilan marchand d’Angoulême (11 novembre).
- « Louhage » d’une maison en partie meublée, sise paroisse Saint-Antonin à Angoulême, consenti pour un an, moyennant 100 sous tournois, à Guillaume Boudin sergent royal, par Jean Egreteau prêtre (12 novembre).
- Accord qui met fin au procès intenté « en action d’injures » par Claude Mesturas, marchand de Saint-Claud, à Léonard de la Charlonnye, marchand de Chabanais, devant les élus d’Angoulême (16 novembre).
- Vente de l’herbe « première et seconde » d’une pièce de pré, moyennant 17 livres 10 sols tournois, à Vincent Hastellet, maître de la forge de Planche-Meinier, par François Du Souchet, avocat à Angoulême (20novembre).
- Ferme de la moitié du revenu de Vilhonneur, pour 4 années, moyennant 50 livres chaque, à François Corlieu, écuyer, seigneur de Puylimousin, par Pierre de Jambes, curé de Vilhonneur (20 décembre).
- Vente d’une grange « avec le son ou aire estant devant, » au même par le même (20 décembre).
- Inventaire des meubles de l’aumônerie St-Michel qui mentionne entre autres : 10 lits, 8 châlits, un grand coffre fermant à clef au pied du lit où couche l’aumônier et qui sert à mettre le linge servant ordinairement aux pauvres, « une poielle d’arm tenant trois celleaux deau ou environ », « ung petit benestier d’estaing garnit d’ung esparsoir » ; ledit inventaire fait à la requête de Jean Égreteau prêtre, aumônier, qui remet ces biens à Jean Courivault dit Desvignes, à la condition, pendant trois ans, de « coucher, lever et entretenir les pauvres » qui se présenteront « comme un bon mesnagier et homme de biens est tenu ondit cas » (31 décembre).
- Logement fourni dans son hôtel et maison noble de Forges, paroisse de Mouthiers, par Aymard Lecoq, avocat, à Héliot Charron, meunier des moulins de Forges, moyennant qu’il lui servira de garde, prendra à cheptel du bétail et des volailles, cultivera à moitié fruits la vigne et le jardin dont le safran sera cependant réservé tout entier pour le « bourdier » (7 janvier).
- Ferme des agriers appartenant à la commanderie du Temple à Angoulême, pour 3 ans, moyennant 60 livres et 4 boisseaux de sel et l’obligation de tenir assise de justice au moins 8 fois chaque année, à Antoine Coucauld, marchand d’Angoulême, par Jean de Paris, fermier de la dite commanderie (19 janvier).
- Accord concernant la succession de Louis de La Faye, écuyer, seigneur de Nanclars, et de Lezote de La Faye, qui assigne à Bertrand Vigier, écuyer, seigneur de Verdier, y demeurant paroisse de Saint-Astier en Périgord, le fief et hôtel noble de Nanclars et la quatrième partie du fief et hôtel noble de Villesion ; et à François de La Faye, écuyer, seigneur de Lugerac, y demeurant, paroisse de Montignac, le reste de la succession, et détermine les droits de banc, de sépulture et de titre des familles des deux parties dans l’église de Nanclars. Dans cet acte est établie la généalogie de la famille de La Faye comme suit : Jean de La Faye, écuyer, et Jeanne de La Tour eurent pour enfants Aymond, Louis, Agnès, Marguerite, Louise et Lezote : Aymond épousa Jeanne Vigier dont naquirent François, seigneur de Lugerac, Jacques et cinq ou six filles ; Louis, seigneur de Nanclars épousa Marguerite de Jambes et mourut sans enfants ; Agnès eut pour fils Berthomé de Fontaines, écuyer, seigneur de Pressac ; Marguerite, Bertrand Vigier, écuyer, seigneur du Verdier ; Louise, Jean, écuyer, seigneur de La Vallade ; Lezote mourut sans enfants (1er février).
- Contrat d’apprentissage de Piveteau chez Guillaume Berthoumé, dit Arignac, maître couturier à Angoulême qui promet, moyennant 16 livres tournois, de le nourrir et de lui « monstrer et enseigner », pendant deux ans, « le mestier de cousturier bien et comme ung bon père doibt instruire et enseigner son fils » (5 février).
- Sentence d’arbitrage entre Pierre Dubur (?) et Guillon (?) de Morlières, procureur et juge de Maumont (7 février).
- Dépôt pour vidimus du contrat de mariage de Pierre Rambaud, procureur en la sénéchaussée et aux Grands-Jours d’Angoulême, fils de Jacques et de Marguerite Seigneurete, avec Peronne Dutillet, fille de Grand-Jean, demeurant à la Normandie, paroisse de Villars, ledit contrat passé devant Audoin, notaire à Angoulême, le 7 février 1513.
- Vente d’une maison dans la rue qui va de la halle du Palet au Châtellet, moyennant 145 livres tournois, à Pierre Trigeau, notaire à Angoulême, par Pierre Texier Du Perollet, maître couturier, et Jeanne Mallat, sa femme (4 mars).
- Versement de 8 livres 4 sols à Boutin, concierge du châtelet d’Angoulême, pour le « geollage » de Guillaume Masurier, curé de S’-Même et d’Echassier, par ledit Masurier et Jean Fradin, sous-diacre (? 1539).

E. 1879. (Liasse.) — 74 pièces, papier.

1540-1541. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême — Actes reçus par ce notaire du 2 avril 1540 au 14 février 1540 v. s.

- Procuration donnée à Jean Monjon, bourgeois d’Angoulême, son oncle maternel, par Pierre Leconte, procureur (2 avril).
- Bail à ferme de ses domaines, pour deux années, moyennant 10 livres tournois chaque, à François Ravaillac, procureur à Angoulême, par Pierre Leconte (2 avril).
- Obligation de 20 livres tournois pour marchandises diverses en faveur de Pierre Pequyn, marchand, par Pierre Cyvadier, marchand, demeurant à Vars (3 avril).
- Vente d’un « fourniou » de 13 pieds carrés, au village des Montagnes, paroisse de Champniers, à Guillaume Maquelilan, marchand, par Pierre Mathé, laboureur, moyennant qu’il aura le droit de « tournage » au four dudit Maquelilan (7 avril).
- Bail à moitié de ses terres, paroisses de Garat et de Touvre, avec l’exploit en forêt de Braconne, par Antoine Rougier, procureur à Angoulême (18 mai).
- Vente de 15 boisseaux de froment de rente foncière sur le moulin du Mas-Périer, paroisse de Bardenac, moyennant 50 livres tournois, à Simon Marescot, demeurant à Aubeterre, par François Arnauld, écuyer, avocat du roi à Angoulême (28 mai).
- Obligation de 7 livres tournois pour acquisition d’un millier de fagots, envers Couculet, marchand d’Angoulême et fermier de la coupe de la garenne du roi, près de cette ville, par Pastoureau, fermier (30 mai).
- Sous-ferme des terrages et agriers de la commanderie du Temple, dans la paroisse de l’Isle, pour une année, moyennant 60 livres, à Jean Blanchard, marchand d’Angoulême, par Antoine Coucauld (5 juin).
- Abandon des pour suites intentées contre Pierre Sauvage par Jean Félix (?), pour excès commis contre Jeanne Boyrelle, sa femme (12 juin).
- Accord concernant la vente de divers biens au village des Maumussons, paroisse de Mosnac, par Jean et Héliot Maumusson à Hélie Martin, licencié en lois, avocat à Angoulême (24 juin).
- Convention entre Martial Bouyer, procureur de Manteresse, Vincent et Laurent de Villemandy frères, laboureurs, demeurant au Châtelars, pour poursuivre en commun le remboursement d’une obligation de 22 livres (26 juin).
- Obligation de 4 livres tournois, consentie par Godyneau, laboureur, à Denis Delage, procureur à Angoulême, pour la coupe de pré de la cure de Balzac, dont ledit Delage est fermier (30 juin).
- Constitution par Jean Regnault, écuyer, seigneur de l’Age-Bertrand, de Pierre de La Vallade le jeune, comme son procureur, pour ratifier l’accord conclu entre Charlotte de Saint-Gelais, sa femme, et Marguerite de Saint-Gelais, veuve de Jean Vigier, écuyer, seigneur de Roufflac, au sujet de la succession d’Anne de Saint-Gelais, fille d’Antoine, leur nièce (3 juillet).
- Obligation de 70 livres pour achat de « draps de laine », payable en partie le jour de la Saint-Venant à la foire de Fontenay-le-Comte en faveur de Guillaume Vaillant, marchand à Orléans, consentie à nouveau par Philippe Chevrier, marchand d’Angoulême, contraint de reconnaître sa signature devant le maire de cette ville (4 juillet).
- Engagement pris par Arnaut de Fontaines, maître vitrier, demeurant à S’-Jean d’Angély, de « faire figurer le grand vitrail de la chappelle de mons. le seneschal et gouverneur d’Angolmois au couvent des Cordelliers de ceste ville, sur l’aultel, selon les figures et pourtraictz sur ce faictes par ledit de Fontaines », et de le mettre en place avant deux mois, moyennant qu’il recevra 60 livres tournois, et que François Boutin, concierge du châtelet d’Angoulême, « fournira de voire » et autres choses nécessaires (25 juillet).
- Obligation de 13 livres en faveur de Georges Ruspide, écuyer, seigneur de La Bussière, demeurant à Angoulême, par Bernard Bibaud, prêtre, demeurant paroisse de Sers (31 juillet).
- Vente de sa récolte de vendange et de noix, en la paroisse de Touvre, moyennant 29 livres, par Jean Hélies, écuyer (1er août).
- Abandon de la moitié de la ferme des eaux du Roi sur la Charente, pour trois années, moyennant 132 livres tournois et partage du profit s’il y en a, par Anthoine Coucauld, marchand d’Angoulême, à Léonard Robert, marchand de S’-Cybardeaux (1er août).
- Choix d’arbitres pour mettre fin au procès intenté devant les élus d’Angoumois, par Jean Guilhard le jeune, fermier du huitième de la paroisse de Barro, contre Jean Ribaud (7 août).
- Vente d’une pièce de pré d’un journal, paroisse de Vindelle, moyennant 14 livres tournois, à Antoine Houlier, praticien, demeurant à Angoulême (9 août).
- Sur la demande de Jacques de Lousmellet, bourgeois et marchand d’Angoulême, emprisonné au châtelet de cette ville, pour n’avoir pu verser entre les mains du maire François de Couillaud, écuyer, sieur d’Hurtebize, une somme de 1.200 livres, comme il s’y était engagé le 14 mars précédent, en prenant pour trois ans la ferme du barrage et apetissement ; cette ferme est mise à nouveau aux enchères par le corps de ville réuni au son de la cloche et adjugé pour trois ans à Pierrot Moreau, Jean Barault, dit Cathelan, Hélie Mallat, François Pouzil, marchands d’Angoulême, moyennant 1.000 livres, payables le lendemain, sans que « nul des assistans ayt voulu enchérir,., combien qu’ilz en ayent esté deuhement sommés et advertiz leur remonstrant qu’il estoit expédiant et nécessaire de recouvrer denyers pour estre employez au payement du taux auquel lad. ville avoyt estre cothisée... montant a la somme de 2.400 livres pour la soulde de 100 hommes de pied et austre cause » (9 août).
- Vente de 15 pippes de vin, moyennant soixante livres tournois, à Jean Delespine, Antoine Coucault, Guillaume Bardau et Bertrand Bardau, marchands d’Angoulême, par Jacques de Losmellet, aussi marchand, avec faculté pour celui-ci de rentrer en possession du vin s’il rembourse les 60 livres avant trois jours (21 août).
- Appel au parlement de la sentence du sénéchal d’Angoumois en faveur de Jean de La Borderie, par Denis Delage, procureur de Claude Goufier, chevalier de l’ordre, seigneur de Boisi, celui-ci agissant comme curateur de haut et puissant François de Vendôme, vidame de Chartres, prince de Chabanais et baron de Confolens, et 11 bourgeois de Confolens (21 août).
- Procuration donnée par Jean Chevalier, prévôt des maréchaux à Châtellerault, substitut du procureur général du roi sur la punition des faux-monnayeurs, procureur d’Antoine Després, chevalier, seigneur de Montpezat, à Antoine Moreau, pour recevoir de François Debar, lieutenant particulier en Angoumois, le don fait par le Roi au seigneur de Montpezat de la seigneurie du Fa. — Sommation dudit Chevalier à Jean Hélies, écuyer, receveur du domaine du roi à Angoulême, de lui fournir 4.300 livres et de « l’enseigner des diligences qu’il avoit promis faire » contre les condamnés pour faux-monnayage (1er septembre)
- Versement par Antoine Guimberteau, sergent royal d’Angoulême, de 75 livres acompte sur les 150 livres, montant de l’amende prononcée contre lui par Jean de Balcier, juge-mage du Périgord, « juge commis et député par le Roi sur la correction et pugnition du crime de faulse monnoye » à Guillaume de Lacombe, procureur de Jean Chevalier, à qui cette amende était adjugée pour ses frais en cette cause (7 septembre).
- Ferme du moulin des Guyneberts, paroisse de Mesnac, pour deux ans, moyennant 10 livres, à Jean Mesnard par Gabriel Guynebert (2 novembre).
- Vente de 101 milliers de « merain » de bois « à fere pippes » garni de sa fonçaille, comprenant pour chaque millier 1.200 douelles et 600 pièces de fonçaille ; plus 200 piles de fonçaille carrée à 140 pièces par pile ; en outre 40 grosses de « palles », dont 30 communes et 10 de grosses « à vanter », livrables à divers termes sur le port d’Angoulême, moyennant 1.800 livres, à Jean Richard, marchand, demeurant à S’-Savinien, et Bertrand Baudoin, marchand, demeurant au Port-d’Envaux sur Charente, par Micheau Desbordes, aussi marchand, de la paroisse de Cherves (5 novembre).
- Vente de la moitié par indivis d’une maison, paroisse de Coulgens, moyennant 10 livres tournois, à Bernard Vigier, avocat d’Angoulême, par Jacques Benoist (13 novembre).
- Procuration donnée par Robert et François de Lacombe, pour obtenir taxation des dépens auxquels a été condamné Arnaud Girauld, écuyer, seigneur de La Mothe, tant en son nom que comme tuteur de Pierre Giraud, envers eux, ainsi qu’envers Guillaume de Lacombe, feu Jacques de Lacombe, Yves et Jean de Pons (25 novembre).
- Compte entre Antoine Coucauld, François Gousilh et Méry Chambroussac, engagés chacun pour un tiers dans la ferme du « glandage et paisson » de la forêt de la Braconne, montant à plus de 456 livres (29 novembre).
- Vente de 12 milliers de merain de « pippage », livrables au port de Cognac, avant quinze jours, moyennant 440 livres, à Jean Richard, marchand de S’-Savinien, par Jean Mesturas, marchand d’Angoulême (1er décembre).
- Rupture du contrat d’association formé entre François Boutin et Gautier Le Viel, marchand d’Angoulême, pour exploiter en commun, pendant trois ans, la ferme des revenus de la paroisse de Soyaux qui est, pour l’année 1540, de 70 pippe de blé moitié froment, moitié orge ou avoine, et de 2 pippes de froment, et pour chacune des années 1541 et 1542, de 450 livres tournois et un tonneau de froment, moyennant qu’elle sera payée intégralement au chapitre d’Angoulême la première année par Boutin et les doux autres par Le Vieil (3 décembre).
- Constitution de 15 livres de rente par Robert Suire, « gabarrier » à Lhoumeau, en faveur de Guillaume Joubert, clerc « affin qu’il soit admis et receu es ordres de prebstrize où il prétend et que, en l’advenir, il puisse vivre oud. estat... bien honorablement et sans mandicité » (11 décembre).
- Engagement pris par Guillaume Joubert de renoncer à cette rente à partir du jour de sa première messe (11 décembre).
- Vente de deux journaux de bois de châtaignier, paroisse de Charras, moyennant 17 livres tournois (11 décembre)
- Engagement pris par Joyeux, maître maçon, de terminer la maison qu’il a commencée pour François Boutin, concierge du châtelet d’Angoulême, en face de l’église S’-Paul, sans augmentation du prix convenu de 60 livres (19 décembre).
- Vente d’une maison, paroisse S’-André d’Angoulême, moyennant 80 écus d’or, à Martin Macé, apothicaire, par Boutin concierge du Châtelet (22 décembre).
- Marché avec deux « piariez » qui devront creuser une cave dans le roc, paroisse S’-Paul, de quatorze pieds environ au carré et de quatre pieds de profondeur, moyennant 14 livres et une chandelle quand le travail se fera matin ou soir (26 décembre).
- Quittance de 60 sols tournois reste de 10 livres due à Jean Martin, dit Pigeau, aumônier de S’-Augustin-lès-Angoulême, par Pierre Martin, écuyer (3 janvier).
- Échange entre Pierre Martin écuyer et Jeanne Corlieu sa femme, et Hélie Martin avocat à Angoulême, du montant des frais auxquels était condamné ledit Hélie par le parlement de Paris, et de la plus grande partie d’une rente due par ledit Pierre sur un hôtel et verger sis à Fontenille, paroisse de Champniers (3 janvier)
- Marché pour confection de menuiserie dans sa maison de la paroisse S’-Paul, par Boutin concierge du Châtelet, avec Pierre et Marsaut Bouchemousse, maîtres menuisiers (4 janvier).
- Vente de divers bâtiments et terres paroisses de Champniers et de Ruelle, moyennant 232 livres 10 sols tournois, qui devront être employés à décharger les vendeurs de leurs dettes, à Pierre Trigeau, notaire à Angoulême, par Pierre Moreau et Marie de la Forêt ; et bail perpétuel à métayage par ledit acquéreur auxdits vendeurs et à leurs hoirs mâles ou gendres (7 janvier 1540).

E. 1880. (Liasse.) — 56 pièces, papier.

1542. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 17 mai 18 mars 1541 v. s.

- Reçu de lods et ventes dus pour l’acquisition d’une maison paroisse S’-André d’Angoulême donné à Pierre Trigeau, notaire royal, par Jean de Faugières, grand vicaire de l’abbaye de Bournet, procureur de Jean de Mauvoisin, abbé de S’-Cyran en Brenne et dudit Bournet (17 mai).
- Mise en pension pour un an de Jean Guybert, clerc, fils d’autre Jean, bourgeois de Saintes, chez Pierre Trigeau, notaire, qui promet, moyennant 30 livres, de le nourrir, apprendre à lire et écrire « au mieulx de son pouvoir, et l’endoctriner comme s’il estoyt son propre fis » (9 juillet).
- Vente de la première herbe d’un pré sis rivière d’Anguienne, pour trois années, moyennant 12 livres tournois, â Léonard Vigier, avocat à Angoulême, par Arnaud Nesmond, marchand de cette ville (11 juillet).
- Reçu donné à Pierre Pascault, sieur de Lussault, maire d’Angoulême, par Jean de Vernay, sieur de La Rivière, procureur de Jean d’Harcourt, chevalier, seigneur châtelain d’Auvilliers, de Hamars et autres lieux, agissant comme tuteur de Charles d’Harcourt, écuyer, étudiant en l’Université de Paris, son neveu, fils de Jacques et d’Isabeau Bouchard d’Aubeterre ; ledit reçu de 500 livres, avec autorisation de donner à Guy Bouchard d’Aubeterre, abbé dudit lieu, 300 écus, ces deux sommes prélevées sur celle de 2.500 livres consignée entre les mains dudit Pascault, par Catherine de Clermont, aïeule maternelle de Charles d’Harcourt, pour le rachat des paroisses et seigneuries de Torsac et de Dignac, par elle vendues à Louis Yzard et Marguerite de Mareuil, sa femme (17 septembre).
- Transaction au sujet de la succession de François, comte de La Rochefoucauld, décédé en 1516, et de Barbe du Bois, sa femme, modifiant l’accord conclu au château d’Amboise le 27 janvier 1517 v. s., entre Joachim de Chabannes, chevalier, baron de Rochefort en Auvergne et de Curton, tant pour lui que pour Claude de La Rochefoucauld, sa femme, d’une part ; Anne de Polignac, veuve de François II, comte de La Rochefoucauld, Hubert de la Rochefoucauld, baron de Marthon et de Girac, d’autre part : ceux-ci assignent à ladite Claude chacun 200 livres de rente en droit de châtellenie, dont 100 rachetables dans trois ans, la première sur la châtellenie de La Rochefoucauld, le second sur la baronnie de Cellefrouin (9 octobre).
- Rachat d’une rente de 4 pippes 18 boisseaux de froment. 4 pippes 20 boisseaux d’avoine, 14 boisseaux de seigle mesure de Chalais, 14 livres 8 deniers et 22 chapons de rente, moyennant 1.025 livres, sur Laurent Journaud, écuyer, seigneur de La Dourville, maître des eaux et forêts de l’Angoumois, par Jacques Faubert, aussi écuyer, et Gabrielle de Salignac, sa femme (10 octobre).
- Engagement pris par Simon Chollet, conseiller du Roi, de procurer des lettres de sergent royal à Simon Trichaud, moyennant 12 écus (20 octobre).
- Echange de terres entre Jean Gellinard, contrôleur du domaine à Angoulême, au nom de Guillaume, son fils, et Jean Avril et Marguerite Ruspide, sa femme (21 octobre).
- Partage des frais d’acquisition du fief de Villement, sur François de Mortemer, écuyer, seigneur d’Auzillac, montant à 5.000 livres, entre Guillaume le Roy, écuyer, seigneur de Chatermat (?), époux de Catherine de Livenne, et Jean de Livenne, écuyer, seigneur des Deffends, son beau-frère (25 octobre).
- Marché pour la construction d’une maison, à Angoulême, moyennant 9 livres 10 sols tournois, avec trois maçons de L’Isle-d’Espagnac (6 décembre).
- Constitution de procureurs par Louise de Volvire, veuve de Charles Tizon, écuyer, seigneur d’Argence, Antoine et Cybard Tizon, en particulier pour accepter les tutelle et curatelle des enfants dudit Charles (10 décembre).
- Vente d’une pippe de froment de rente, moyennant 50 livres 2 sous, par un laboureur de Vars, à Jean Gentiz, Léonard Rybondayne, Jean des Forges, Jean Egreteau, André Fèvre, Benoît Ogier, Mathurin Pailler, tant pour eux que pour leurs confrères prieur, curé et chanoines de S’-André d’Angoulême (20 décembre).
- Ferme des revenus de la cure de Villerecougnade, pour trois années, moyennant 155 livres chaque, compris le traitement du vicaire qui est de 20 livres, à Vincent Bouchaud, prêtre, demeurant à Mornac, et Philippe Sureau, laboureur de S’-Martial, que cautionne François Cailhon, écuyer, seigneur de Bellejoie, par Antoine Cailhon, curé de Bouteville, au nom de Pierre Soulet, curé dudit S’-Martial (22 décembre).
- Contrat de mariage entre Guillaume Des Roches, écuyer, seigneur dudit lieu, en Périgord, et Jeanne Vigière (sic), autrement Jeannette, fille de feu Jean Vigier, écuyer, seigneur de Rouffiac, et de Marguerite de S’-Gellays, dame de Maumont, qui apporte 2.000 livres de dot (15 janvier) .
- Remise par E. Maquelilan à Benoît Ogier, chanoine de Saint-André, pour le porter secrètement au greffier de la cour du prévôt conservateur des privilèges, à Paris, d’un sac clos, scellé et « évangelizé », contenant l’enquête faite par Symon Chollet, conseiller en Angoumois, à la requête de Lucas Ribard, demandeur, contre Merlin de Saint-Gellays, au sujet de l’archidiaconné d’Aizenay (16 février).
- Vente d’une pièce de vignes, au plantier de Roffy, contenant « la journée à six hommes », moyennant 26 livres 5 sous tournois, à Jean Moreau, marchand, par Guillaume Berthoumé, dit Arignac, marchand couturier, et Marguerite Maquelilan, sa femme (16 février).
- Vente de trois charges de grand papier Cartier fin, chaque rame pesant 10 livres, moyennant 24 livres et 20 moulines, à Bernard Enson, marchand d’Angoulême, par Etienne Depronsac, papetier du Pont-des-Tables, à La Couronne (12 mars).
- Vente d’une demie pippe de froment de rente à Jean Des Ages, notaire royal, demeurant à Champniers, par Philippe de Lagarde, sergent royal (18 mars 1541 v. s.).

E. 1881. (Liasse.) — 68 pièces, papier.

1543-1543. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulème. — Actes reçus par ce notaire du 26 mars 1542 au 24 mars 1542 v. s.

- Ferme des revenus des cures de Balzac et Vindelle, pour trois années, moyennant 200 livres chaque, sauf, en cas de « vimaire », à faire estimer les dégâts par quatre laboureurs, gens de bien des dites paroisses, à Berthoumé, dit Arignac, couturier d’Angoulême, par Charles de Tournemire, chanoine de S’-Pierre d’Angoulême et curé desdites cures (13 avril).
- Vente de diverses rentes, moyennant 810 livres, à Simon Moreau, par François Guy, seigneur du Breuil de Champniers et de Condeloup (26 avril).
- Levée de la saisie faite par Berthoumé, marchand de Montbron, sur les 1.216 livres de consignation déposées entre les mains de Nicolas Raymond, écuyer, seigneur de Ribérolle, par Pierre, dit Guillemin, et Jean Domet frères, écuyers, à cause d’un procès avec Jean de la Porte, écuyer, seigneur de Champniers, moyennant que ledit Raymond versera 300 livres audit Berthoumé (2 mai).
- Constitution de procureur par Guichard de Roufflgnac, écuyer, seigneur de Gourville, et Marguerite de Chassaigne, sa femme, pour retirer du greffe du parlement de Paris les pièces du procès par eux engagé contre Jean de Mareuil, écuyer, baron de Montmoreau (24 mai).
- Échange et acquisition de divers biens et rentes avec et sur Pierre Couraudin, écuyer, seigneur de Ferrières, par François Corlieu, écuyer, seigneur de Puylimousin, au nom de Robert Corlieu, écuyer, seigneur de La Fenêtre, son père (5 juin).
- Abandon de ses droits sur la succession d’Anne Jaubert, par Louis Jaubert, écuyer, moyennant qu’il recevra cinquante livres de Pierre de Prinçay, écuyer, seigneur de S’-Sernin-la-Marche (11 juin).
- Procuration donnée par François Couraudin, maître de la forge de Châtelars, pour contester devant le sénéchal d’Angoumois qu’André Raffon soit le fils de Pierre et de Marguerite Couraudin (16 juin).
- Reconnaissance d’une rente utile de 10 livres sur deux pièces de pré mouvant en seigneurie foncière de la seigneurie de Vibrac, rendue à François de Bordeaux, écuyer, seigneur de La Charrière (3 juillet).
- Délibération du corps de ville d’Angoulême, en la maison commune ; présents : « Ithier Julien, maire ; Laurent Journau, écuyer, Jean de Paris, écuyer, conseillers ; Simon Moreau, écuyer, échevin ; François Rouault, Jean Normand, Pierre Pascault, Jean Aubin, Jean Montjon, Jean Hélies, Guillaume Ruspide, conseillers ; François Dussouchet, Sébastien Bouteiller, Mathurin Delacroix, André Lebloys, Hélie Mallat, Jean Barraud dit Castellan, Arnaud Darain, Biaise Barraud, Georges Ruspide, Antoine Coucaud, Jean Blanchard, Martial Bareau, Pierre Boution(?), Jean de la Tousche, Hélie Bardin, Jean de Voyon, Etienne Maquelilan, Louis Lebloys, Jacques Terrasson, pairs ». La démission de Raymond Vallete en faveur de Guillaume, son fils, est acceptée ; celui-ci prête le serment et donne pour sa réception une arbalète garnie, seulement, en raison des services rendus par son père et lui. Laurent Journaud rend compte des quatre écus reçus par lui de Pierre Pascault pour sa réception de conseiller, dont deux ont été envoyés à Paris pour les procès de la ville. « Et par ce qu’il a esté rapporté à lad. assemblée que ceulx de la ville de Coignac avoient esté inhibés de non empescher les habitans de ceste ville d’Angolesme et aultres de y monter et fere venir du sel, a esté ordonné que pour entendre si ceulx dud. lieu de Coignac veulent fere et donner empeschement pour le regard dud. sel, qu’on en fera venir pour y pourvoir s’il y a trouble, défense ou empeschements, et s’il y a résistance a esté dit que mond. sieur le maire en compaignie pour ce convenable yra ou envoiera aud. lieu de Coignac pour y fere les remonstrances requises et pourvoir comme il appartiendra ». On ne mettra pas à exécution conformément à une délibération antérieure et « comme préjudiciables en conséquence à la République » les lettres du Roi du 17 juin 1542 permettant de « cothiser sur les manans et habitans de la ville » 546 livres 13 sous 4 deniers. « Et au regard de l’Université prétendue par la ville d’Angoulesme manans et
habitans d’icelle, a quoy y a opposicion de longtemps formée par les habitans de la ville de Poictiers a esté dict que led. procès sera poursuyvy » (7 juillet).
- Procuration donnée à Jean Chazay, marchand d’Angoulême, par Pascaud de Villoutray, marchand de S’-Martin-le-Vieux, pour recevoir 160 livres qui lui sont dues, à Angoulême (30 juillet).
- Amortissement de la moitié d’une rente de 10 sols moyennant 10 livres, consenti à Raymond Gentilz par Jean du Plessis, écuyer, seigneur de La « Meschenie » (26 août).
- Engagement pris par François de la Planche, messager ordinaire d’Angoulême, de porter deux missives, dont l’une adressée à Mr Debor, à S’-Sauveur-des-Heureux, par Giraut Texandier, curé de Pleuville, agissant au nom d’Anne de Barbezières, religieuse au couvent de Ligueux, en Périgord, et d’en rapporter la réponse dans les six semaines, moyennant soixante sols tournois (29 août).
- Reconnaissance de fin de paiement des 600 livres montant de l’acquisition de la métairie de Mirande, paroisse de Rougnac, sur Pierre Babin, écuyer, autre Pierre son fils, et Louise Raymond, femme dudit Pierre le jeune, par Nicolas Raymond, écuyer, seigneur de Ribérolle (4 septembre).
- Ferme, moyennant 40 livres 10 sols, de la tierce partie de deux maisons, paroisse S’-André, acceptée par Pierre Doyn, marchand orfèvre (27 septembre).
- Prêt de 60 livres 15 sols tournois à Antoine Coucauld par Bertrand Bareau, tous deux marchands d’Angoulême, avec promesse du remboursement de cette somme dans les huit jours (16 octobre).
- Remise de 30 livres par Clément de Brillac, écuyer, seigneur dudit lieu, comme tuteur de Clément de Chabannes, écuyer, seigneur de La Mirande, à François Troubat, écuyer, seigneur de La Davinière, avec qui et François Perry, écuyer, seigneur de La Chaussée, entre autres, il avait été « ordonné pour fere ung archier » pour le service du ban et arrière-ban d’Angoumois (16 octobre).
- Guillaume de Barbezières, écuyer, seigneur de Bourgon ; Philippe Angeaud, écuyer ; Antoine de Jambes, écuyer, seigneur de Vilhonneur ; Jacques Flamant, écuyer, seigneur de Mailloux ; demoiselle Marguerite de la Madeleine, veuve du seigneur de Ruelle ; Pierre Coucauld, écuyer ; Jeanne de Cognac, dame de La Salle de Mosnac ; messire Achard, prêtre, seigneur de La Cour de Champmillon ; Louis Brohard, écuyer, seigneur de Sonneville ; Arnaud Raymond, écuyer, seigneur de Pompineau ayant été ordonnés pour faire un archer et un arbalétrier au ban et arrière-banc d’Angoulême, Pierre Courauld s’engage à remplir l’office d’archer et d’arbalétrier pendant les trois mois que doit durer le service, moyennant que plusieurs des susdits lui fourniront 58 livres (16 octobre).
- Partage après procès de la seigneurie des Courrauds, paroisse de Salles et de maisons à Cognac provenant de la succession de Jean de la Faye, écuyer, et d’Anne de la Faye, entre François de Lambertie, écuyer, Jeanne de la Faye, sa femme, nièce desdits décédés, Jean Chichier et Laurence de Lyon, sa femme, autre Jean Chichier et Jeanne de Lyon, sa femme (17 octobre).
- Procuration donnée à Catherine de Verneuil, sa femme, par Bonaventure Renouard, écuyer, seigneur de La Jauvigier, pour recevoir d’Alexandre Pontenier 78 livres restant dues de l’acquisition du grand plantier des Giraudières à Roffy (20 octobre).
- Procuration donnée par Armand de Gontault, seigneur de Périgord, pour le représenter dans la cause en retrait conventionnel intentée par lui devant le sénéchal d’Angoumois contre Jean Balue et François Bouchard, seigneur d’Aubeterre, (22 octobre).
- Procès-verbal de non-comparution de Jean de Rambures, agissant au nom d’André, son fils, en la sénéchaussée, malgré l’assignation par lui adressée à Jacques Glezin, curé de Condat (4 novembre).
- Engagement pris par Jean Benoist, marchand d’Angoulême, de verser entre les mains de Jean Helyes, écuyer, receveur du domaine d’Angoulême, 230 livres pour la coupe de 10 journaux de bois dont partie à la petite garenne de Crage (15 novembre).
- Procuration donnée par Jean Foucault, écuyer, comme principal héritier de Lazare Foucault, son cousin-germain, prieur curé de Saint-Martial, en Poitou, pour le représenter dans le procès intenté par Guichard de S’-Georges soi-disant curé dudit St-Martial, contre Gratien et Jean Pendin, et Denis Challeroux, prêtre (19 novembre).
- Reçu donné par Pierre Texier, chevaucheur d’écurie, de 1,546 livres dont il devra payer les gages de 25 individus tenant la poste de Villefagnan à Paris, pour trois mois à commencer du 1er novembre ce qui fait à chacun d’eux 61 livres 7 sols. Suivent les « ostes assizes » de Villefagnan à Paris : Mathurin de Villeneuve à Villefagnan ; Mathurin Coullaud à Sauzé ; Pierre de Launay, à Couhé ; Jean Rossignol, à Vivonne ; Nicolas Huguet, à Poitiers ; Richard James de La Tricherie ; Mathurin Esceron (?), à Châtellerault ; François Hargnault, à La Haye ; Huguet Vigier, à Ligueil ; Antoine Sechet, à Loches ; Jacques Martin, au Liège ; Pierre Bûcheron, à Montrichard ; Jean Morguet, à Sambin ; Jean d’Avallon, à Blois ; Jean d’Astebichen (?), à S’-Dié ; Gentien du Noyer, à S’-Laurent ; Vincent de la Porte, à Cléry ; Philippe Levêque, à Orléans ; Louis Froment, à Artenay ; Roland Ardillay, à Toury ; Pierre Bouchet, à Angervilliers ; Pierre le Long, à Etampes ; Etienne de la Forge, à Châtres ; Merlin Vafre à Sceaux. Autre reçu donné par le même de 50 livres tournois pour être remises à Noël « le Galleys », chantre de la chapelle du roi (25 novembre).
- Sommation de Jean Gougault, marchand de Chizé, â Pierre Janvier, commis des élus du Poitou, de lui rembourser 14 écus, montant de l’acquisition faite par les élus de la « montre » de Niort d’un cheval lui appartenant (4 décembre).
- Contrat de mariage entre Antoine Coucault, marchand d’Angoulême, et Marguerite de La combe, fille de Guillaume, aussi marchand d’Angoulême, et de Guillemete Sauveteau. En faveur duquel mariage la future épouse reçoit 400 livres moyennant qu’elle abandonne tous droits de succession sur ses parents : en cas de prédécès du futur époux, si elle renonce à la communauté elle recevra 100 livres d’« ocle » ; et si au contraire elle prédécédait, le futur époux gardera même somme de 100 livres sur la dot (24 décembre).
- Contrat de mariage entre François de Lacombe, fils des dits Guillaume et Sauveteau, et Jeanne Preveraud, fille de Michel, licencié en lois, lieutenant du comté de La Rochefoucauld et de Gillete Benoist. En faveur duquel mariage la future épouse reçoit en dot et pour sa part dans la succession de ses parents 800 livres (27 décembre).
- Vente de 20 livres de laine appelée « avallys » moyennant 35 livres (4 janvier).
- Contrat de mariage entre Louis Duplessis, écuyer, seigneur de Richelieu, de Chaillou et de La Vernolière demeurant audit lieu de Richelieu, et Françoise de Rochechouart, fille de haut et puissant seigneur Antoine, chevalier baron de Fondoas, Montagut, seigneur de S’-Amant et sénéchal de Toulouse, et de Catherine de Barbazan, demeurant alors au château de Verteuil avec haute et puissante dame Anne de Polignac, dame dudit lieu, comtesse de La Rochefoucauld, dame de Montignac et de Vouzan, princesse de Marcillac. En faveur duquel mariage, la future épouse reçoit en dot et pour sa part dans la succession de ses parents 12,000 livres dont 4,000 payées comptant ; et, si les 8,000 livres restant ne sont payées avant huit ans, la seigneurie de Cause, valant 400 livres de rente, sera remise audit de Richelieu qui, au cas contraire, devra employer 10,000 livres à acheter une seigneurie de 500 livres de revenu ; et, s’il ne le fait, les terres et seigneurie de Chillou, et châtellenie de La Faye, en Anjou, de même revenu, seront réputées patrimoine de son épouse. Fait au château de Verteuil, en présence de Frédéric de Foix, chevalier, captai de Buch, d’Hubert de la Rochefoucauld, chevalier, seigneur baron de Marthon, de Guillaume de Barbezières, écuyer, seigneur de Bourgon (15 janvier).
- Reconnaissance par Pierre de Morel, écuyer, viguier de Salles, tant pour lui que pour
Marguerite de Brie, sa mère, à Jean de la Roche, cheva lier seigneur de La Rochebeaucourt, gouverneur d’Angoumois, d’une obligation de 100 livres contractée envers celui-ci par Joachim de Morel, écuyer, viguier de Salles, père dudit Pierre (10 mars).
- Contrat de mariage entre Pierre Doulcin, marchand chaussetier d’Angoulême, et Catherine Cardyn, fille de feu Mathurin, aussi marchand d’Angoulême. La future épouse apporte en dot et pour sa part dans la succession de ses parents, 100 livres, plus entre autres meubles une pinte de terre d’Espagne (11 mars).
- Obligation de 160 livres consentie par Jean Coste, praticien, envers Orson, marchand d’Angoulême, pour les dépens des procès soutenus entre eux à cause de l’acquisition de 10 livres de lard (15 mars).
- Attestation donnée par Guillaume Bourde et Philippe Labbé, vicaires de Balzac, Colas Brueil, marchand fermier de la seigneurie dudit Balzac et plus autres habitants de ce lieu que Jean Desmoulins, prêtre, curé de Balzac, est mort dans sa chapellenie le 28 décembre précédent (22 mars).
- Association par Girard Nourry, marchand d’Angoulême, d’Antoine Coucauld, aussi marchand, dans l’achat de 100 milliers de merrain qu’il vient de faire au bois de Chauffour, châtellenie de Cellefrouin (24 mars 1542 v. s.).

E. 1882. (Liasse.) — 32 pièces, papier.

1543-1544. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 25 mars 1543 au 16 mars 1543 v. s.

- Quittance de 155 livres faisant partie d’une consignation de 400 livres donnée à Simon Moreau, écuyer, maire et capitaine d’Angoulême, comme héritier de Pierre Moreau, son père, par François de Livenne, abbé de S’-Cybard, agissant au nom de Perrine de la Béraudière, veuve d’Antoine de Livenne, écuyer, seigneur de Boixe, d’Antoine, Jean et François de Livenne, leurs enfants (31 mars).
- Engagement pris par Ytier Julien, avocat et « sous-maire » d’Angoulême, envers Hélie Dexmier, licencié en lois, aussi avocat, juge de la ville d’Angoulême, de ne revendiquer aucun droit sur la juridiction de la ville ; et promesse mutuelle des deux parties de ne se demander aucuns dommages et intérêts à cause du différend qui vient de s’élever entre eux, à ce sujet, dans la maison commune (3 avril).
- Donation de ses biens dont elle réserve l’usufruit, en raison de leur prochain mariage, par Cybarde Barueil à Jean Réau, marchand d’Angoulême (7 avril).
- Procès-verbal de non comparution après assignation, dans le procès pendant entre les religieux de l’abbaye de Baignes et François d’Estuer, écuyer, seigneur de S’-Maigrin, sous l’autorité de François de Caussade, d’une part, et Guy de Ste-Maure, écuyer, seigneur de Montausier, d’autre part ; à la requête de Gallot de la Nouhe, maître d’hôtel dudit de Caussade (12 avril).
- Quittance de 154 livres 6 sols 6 deniers, pour vente de draps de laine à Jean de Mareuil et Louise Du Fou, sa femme, en 1513, par Perrot Desmoulins, donnée à Jean de Mareuil, seigneur et baron de Montmoreau, fils dudit Jean, par Jean Desmoulins dit Pépin, marchand d’Angoulême, fils dudit Perrot (13 avril).
- Prêt de 610 livres 10 sols, pour un an, à François Perry, écuyer, seigneur de La Chauffle, par Élie Mallat, marchand d’Angoulême (20 avril).
- Abandon par Jacques Benoist, licencié en lois, juge des exempts et cas royaux à Angoulême, en faveur d’Itier Julien, avocat, échevin et sous-maire d’Angoulême, moyennant 14 écus, du procès intenté en parlement et des actions qu’il pourrait exercer contre lui « pour raison de ce que ledit Julien estant maire en l’année 1541, y a eu question et différant entre lesd. juge des exemps et Julien, maire, pour l’auctorité et prohémynance de marcher et aller le premier es processions et autres actes publicques, que aussi ès sièges de soy soir aux haulx sièges du cueur des églises de lad. ville, et mesmement en l’église des Jacobins, et ung jour que l’on sollempnisoit la feste mons. Sainct Yves » ; avec réserve, par ledit Benoist, de ses droits contre le corps de ville (23 avril).
- Vente à François Caillon, écuyer, seigneur de Bellejoie, son frère, par frère Antoine Caillon, prieur de Bouteville, d’un « potet » d’argent pesant 4 marcs 6 gros, de 2 chandeliers d’argent pesant 5 marcs 6 gros, 2 autres chandeliers d’argent pour l’autel pesant 2 marcs 5 onces 2 gros, 2 « canetes » d’argent, une boîte d’argent pour le « pain à chanter » avec une « paix » pesant 1 marc 6 onces et demie, un calice d’argent tout doré et pesant 4 marcs 2 onces, la dorure appréciée 5 écus et le marc d’argent 14 livres, faisant le tout 299 livres 5 sols ; moyennant pareille somme. Sur le prix d’acquisition de ces objets donnés au prieur, « pour certains bienfaits », par Raoul Tournemyre, écuyer, seigneur de La Guidoche, en Bretagne, et Marguerite Caillon, sa femme, sœur dudit prieur, 107 livres, lui ont été versées deux ans auparavant sous forme de prêt, pour payer des décimes, et 110 livres devront être employées pour lever la saisie mise sur ses bénéfices en raison d’autres décimes (26 avril).
- Vente par François Caillon de la « toison », et coupe d’un bois, moyen nant 300 livres (28 avril).
- Paiement réciproque de diverses sommes, conformément à plusieurs jugements, par Arnaud Girault, écuyer, seigneur de La Mothe-Charente, tant pour lui que pour Pierre Girault, son neveu, d’une part, Guillaume et François de Lacombe, père et fils, marchands d’Angoulême (14 mai 1543).
- Procuration donnée par Alexandre de Ponthenier, seigneur de S’-Pol, près Barbezieux, pour soutenir la cause de Jean de Chapdeffaut, son receveur en ladite seigneurie (16 mai).
- Abandon en faveur de Menu et de la Planche, par Girard, sergent royal à Angoulême, des 39 livres qui lui ont été assignées pour la conduite d’un prisonnier du châtelet d’Angoulême à la Conciergerie du Palais, à Paris, moyennant qu’ils se chargeront de cette conduite (27 mai).
- Modification du contrat conclu le 7 juin 1539 entre Jean Pinot et Françoise de Chièvres, sa femme, d’une part ; Marion de la Fontaine, veuve de Pierre de Chièvres, Jean et Pierre de Chièvres, leurs fils, demeurant à la forge du Gazon, paroisse de Cherves, d’autre part ; ceux-ci promettent la somme de 200 livres ou, à son défaut, la donation des villages de Barry et de Villars (4 juin).
- Obligation de 35 livres montant de l’enchère des biens de Jean Rousseau, prêtre, accusé de faux-monnayage, consentie à Jean Hélie, écuyer, receveur du domaine, par Dominique Rousseau, laboureur (5 juin).
- Vente de la quatrième partie d’un moulin, de la moitié d’une maison et diverses appartenances, au Pontouvre, moyennant 80 livres, à Sébastien Boutillier, avocat au présidial, par Hélie Marot et Marguerite Chapon, sa femme (10 juin).
- Conformément à la décision prise par le Corps de ville « pour le soulagement de tous », l’imposition de 1.600 livres tournois « cothisées » sur les manans et habitants d’Angoulême est donnée à ferme, à douze deniers pour livre, après rabais annoncé par les officiers et sergents de la ville, par les carrefours et halles, à Pierre Barraud, marchand, qui s’engage envers Simon Moreau, écuyer, maire et capitaine d’Angoulême, d’en lever le montant et de le porter à Poitiers au receveur à ce commis, moyennant qu’il lèvera 80 livres en plus de ladite somme pour le dédommager de ses peines (26 juillet). — Obligation de 10 livres 10 sols, pour vente de 53 livres de laine, consentie à Léonard Orson par Léonard Gentilz, tous deux marchands d’Angoulême (25 août).
- Accord au sujet de la succession de Guillaume Rousseau, entre Marie Nadault, sa veuve, et Jacques Benoist, juge des exempts et cas royaux au duché d’Angoulême, fils de ladite Nadault, d’une part ; Guillaume, Jean et Bernard Rousseau, fils desdits Guillaume et Nadault, d’autre part (3 septembre).
- Procès-verbal d’arbitrage d’un différend de mitoyenneté au bourg de Coulgens, par Etienne Maquelilan et Guillaume Vallete, procureurs (26 septembre 1543).

E. 1883. (Liasse.) — 1 pièce, papier.

1547. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême.

- Echange d’une maison avec jardin, paroisses S’-Vincent et de La Paine, à Angoulême, confrontée par devant à la grande rue publique qui conduit de l’église des Jacobins à l’église de S’-Vincent, sur main droite, et par derrière à une « ruhette » qui conduit de Saint-Pierre à la rue de S’-Vincent, tenue à hommage du seigneur de Montmoreau, appartenant à François Vachier, écuyer, seigneur de La Ronde et de S-Brice, demeurant audit Saint-Brice ; contre quatre maisons, paroisse S’-André d’Angoulême, confrontées par devant à la grande rue publique qui conduit de la halle du Palet au Minage, sur main droite, tenues à rente du domaine royal et de la seigneurie du Maine-Gagneau, appartenant à François Debar, lieutenant criminel et civil d’Angoumois, et Mathurine Civadier, sa femme (19 mars 1546, v. s.).

E. 1884. (Liasse.) — 5 pièces, papier.

1553-1554. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulème. — Actes reçus par ce notaire de novembre 1553 au 21 mars 1553 v. s.

- Ferme des revenus de la seigneurie de La Métairie, paroisse de Brie, pour une année, moyen nant 300 livres, par Jean Des Cars, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, seigneur de La Vauguyon, ayant acquis cette terre de Jean Duplessis, écuyer, consentie à Boutin, marchand d’Angoulême et obligation de 170 livres pour les grains de la récolte précédente, par ledit Boutin audit Descars (12 mars).
- Abandon par Jean Desmoulins le jeune, écuyer, seigneur de Tercé en Poitou, de ses droits sur la succession de Perot, dit Pépin, son père, et de Robine Dugrain, sa mère, moyennant le versement de 1.725 livres tournois par Jean Desmoulins l’aîné, marchand bourgeois d’Angoulême, son frère (13 mars).
- Requête présentée dans une grande salle du château de Marthon par Etienne de Livenne, écuyer, seigneur de Vouzan, à haute et puissante dame Louise de Chambes, de faire foi et hommage et serment de fidélité à haut et puissant seigneur Hubert de la Rochefoucauld, baron de Marthon, son époux, et réponse de ladite dame qu’il est malade, au lit, soigné par François Terrasson et Raymond de Montaud, médecins, et Robin, apothicaire (21 mars 1553 v. s.).

E. 1895. (Liasse.) — 28 pièces, papier.

1554-1555. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 5 avril 1554 au 12 janvier 1554 v. s.

- Reconnaissance d’une dette de 125 livres pour acquisition de marchandises, à Pierre Menu, marchand et bourgeois de Poitiers, par René de Prahec, écuyer, sieur des Pinotières, demeurant à Angoulême, qui lui cède, jusqu’à concurrence de cette somme, ses droits sur une créance de François Cruzilles, sieur de La Lande, demeurant à Poitiers (9 avril).
- Quittance de 455 livres donnée à Jean Journaud, sieur de La Dourville, lieutenant-général à Saintes, fils de Laurent, écuyer, sieur dudit lieu, par Marguerite Odeau, veuve de Jean Arnaud, lieutenant-général d’Angoumois, pour les arrérages d’une rente de 200 livres consentie en faveur dudit Arnaud par ledit Journaud (11 avril).
- Vente de 10 pippes de froment, 5 pippes méture et 5 pippes d’avoine livrables au lieu noble de La Tranchade, paroisse de Ste-Catherine de Ladoulx, près Garat, moyennant 100 livres, à Hélie Mallat, marchand d’Angoulême, par Antoine Du Barry, écuyer, sieur de La Tranchade et de Puychenin en Périgord (11 mai).
- Procuration donnée par Guillaume Coucauld, lieutenant-général de la sénéchaussée de Civray, tant en son nom qu’en celui de Bernard Coucauld, son frère, pour autoriser Antoine Coucauld à vendre le village et métairie de Bardine, chargé d’hypothèque en sa faveur (21 mai).
- Donation réciproque au survivant de l’usufruit de tous leurs biens, meubles et acquêts immeubles et du tiers de leurs biens patrimoniaux, par Poncet de Birac, seigneur du Repaire de Rougnac, maître des eaux et forêts du duché d’Angoumois, et Marthe Prévost, sa femme (29 mai).
- Vente de blé, pour 120 livres, à Pierre Boutin, marchand d’Angoulême, par Perrine de la Beraudière, veuve d’Antoine de Livenne, écuyer, sieur de Boixe, et Charles de Livenne, écuyer, sieur de Boixe, son fils (5 juin).
- Cession d’une créance de 100 livres sur François Vachier, comme fils et héritier de François, écuyer, président des comptes à Angoulême, moyennant 120 livres, à Jean de Grande, écuyer, sieur de Faville (?), par Pierre de la Coudre, écuyer, sieur de S’-Laurent-des-Combes, demeurant à Bonnes, procureur de Marguerite de la Coudre, sa femme, celle-ci agissant comme veuve de Pierre de la Court, juge d’Aubeterre (9 juin).
- Remise de 54 livres à Mathurin Du Lignon, messager d’Angoulême, demeurant à La Rochefoucauld, par Louis Jougin, pour remettre à l’huissier du Parlement, à Paris (13 juillet).
- Remise de 500 livres, par Antoine Coucaud, marchand d’Angoulême, à Mathieu Mesnard et Jean Raveau, messagers de cette ville, pour les porter à M. de Guise (?), à la cour ou au camp, et lui demander quittance de la somme de 1,200 écus que parfont ces 500 livres (1er août).
- Engagement pris envers Geoffroy de Hauteclerc, maître des requêtes du roi en son hôtel, commissaire député par le roi sur la vente et aliénation de son domaine en la généralité d’Agen et revente de l’autre domaine acquis des rois prédécesseurs à la charge de l’enchère du quart denier, par Pierre Després, chanoine et archidiacre de l’église S’-Étienne de Périgueux et official de ce diocèse, procureur du chapitre de Périgueux ; de verser au receveur général d’Agen 1.250 livres, montant de l’enchère mise par ledit chapitre sur l’acquisition par lui faite au feu roi des dîmes et autres droits lui appartenant, dans les paroisses de S’-Martin, S’-Christophe et dans l’annexe de La Madeleine, près Bergerac (13 août).
- Prêt de 200 livres tournois à Jacques d eLanauve, prieur de Vindelle, et Romain de Lanauve, « conseiller-magistrat », par Arnaud Jargillon, marchand d’Angoulême (24 septembre).
- Accord qui fixe à 1.100 livres la part revenant à Etienne de Villoutreys, fils de Paschal, marchand de S’-Martin-le-Vieux en Limousin, par suite du décès de Marguerite Jargillon sa femme, fille d’Arnaud Jargillon, marchand bourgeois d’Angoulême, et de Catherine Delage, dans la communauté contractée avec lesdits Jargillon et Delage et leurs autres enfants par son contrat de mariage avec ladite Marguerite, du 25 octobre 1551 (21 octobre).
- Remise par François Roy, laboureur de Puymoyen, à Gérald de Montjon, écuyer, seigneur de Rochefort, capitaine pour le Roi du château de Châteauneuf, des biens qu’il avait acquis de lui, conjointement avec Alain Martin, greffier de la sénéchaussée d’Angoumois, moyennant le remboursement de 200 livres tournois, montant de sa part d’acquisition, et l’abandon du procès de rescision intenté contre lui (20 novembre).
- Partage entre Jacques Girard et Jean, son frère, celui-ci agissant sous l’autorité de Jacques de Lousmelet, écuyer, son tuteur et leur oncle maternel, de la succession de François Girard, leur père (20 novembre).
- Reconnaissance à Pierre Boutin, marchand bourgeois d’Angoulême, par Colas Guionnet et Jean Rochier, fabriqueurs de la paroisse de Champniers, de la remise d’une « croys d’argent en laquelle il y a ung crucifix et des ymages de Nostre Dame et Sainct Jehan, et au pied dud. crucifix ung aultre ymage figuratif et remonstrant ung evesque, et sus led. crucifix y a la figure et ymage d’un ange, et par l’aultre cousté de lad. croix y a les figures de quatre esvangelistes avecques un agnus Dei », ladite croix, en argent, pesant 3 marcs 2 onces moins 1 gros, fabriquée par ledit Boutin, pour la somme de 63 livres 10 sols tournois ; présent Nicolas Guionnet, prêtre, demeurant paroisse de Champniers (12 janvier 1554, v. s.).

E. 1886. (Liasse.) — 22 pièces, papier.

1555-1556. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 26 mars 1555 au 11 mars 1555 v. s.

- Délai accordé par Alain Martin, au nom du curé de Puymoyen, à François Aubineau, prêtre, pour payer les 30 livres montant de la ferme de la cure dudit Puymoyen, et renouvellement de cette ferme, pour deux ans, moyennant même somme, et à charge de remplir toutes les fonctions du curé (27 mai).
- Echange de terres et rentes entre Jean Everlant, prieur du Vieux-Ruffec, et Mathieu Rougier, procureur au présidial d’Angoumois (29 mai).
- Reprise, en vertu du droit de prélation, des terres et seigneuries de Brie et S’-Ciers, à Jean d’Aubigné, écuyer, et Anne de Lymur (?), sa femme, par Louis de Montbron, seigneur et baron de Moinx, et Anne de Belleville, sa femme, qui le cèdent aussitôt, avec faculté de les tenir en parage du seigneur d’Archiac, à frère Antoine Caillon, prieur de Bouteville, agissant comme procureur de François Du Fou, chevalier, seigneur du Vigen, moyen nant les 5.000 livres auxquelles avait droit ledit d’Aubigné pour la reprise (24 juin).
- Protestation de Louis de Montbron qu’il a permis â François Du Fou de tenir les seigneuries de Brie et S’-Ciers en parage du seigneur d’Archiac, à cette condition seulement que les terres de Fléac et Poulignac lui seraient accordées en échange dudit parage (24 juin).
- Reconnaissance par Antoine de Lubersac, écuyer, seigneur de Fayolles, d’une dette de 87 livres, montant des obligations contractées tant par lui que par Foulques de Lubersac, écuyer, seigneur de La Chaudelerie, son père, envers Pierre Berthomé, marchand de Montbron (25 juillet).
- Vente d’une maison et jardin « au champ S’-Martial » à Angoulême, moyennant 180 livres, à Georges Ruspide, écuyer, sieur de La Buxière, par Pierre Boutillier, procureur au présidial, agissant au nom de François Debar, lieutenant-criminel d’Angoumois, avec faculté audit Ruspide de rentrer en possession dans le délai d’un an, moyennant remboursement du prix de vente, faculté qu’il exerce le 9 août 1556 (10 août).
- Transport de tous ses droits dans le procès intenté conjointement avec Denis Yvon, prieur et chapelain de Palueau, contre Jean de la Place (?), écuyer, sieur de Thiac, pour grands excès commis sur sa personne, par Jean Tesnières, sergent royal, demeurant en la juridiction de Palueau, en faveur d’autre Denis Yvon, étudiant en l’Université de Paris, frère dudit prieur (4 septembre).
- Mise en liberté pour un mois, et sous caution, par Jean de la Coste, concierge du Châtelet d’Angoulême, d’Antoine Coucaud, emprisonné comme étant lui-même caution d’Hélie Sormelin, maître de la forge neuve de Jumilhac (16 septembre).
- Procuration pour comparaître devant la juridiction de Villebois donnée par Pierre Duchier, Etienne Boisseau et Jean Catinault, religieux de Grosbost, leur abbé, absent (22 octobre).
- Reconnaissance d’un prêt de 235 livres donnée à Mathurine Civadier, femme de François Debar, lieutenant criminel, par Raymond Mallat, marchand (11 février).
- Renonciation par Jean Arnauld, lieutenant-général au présidial d’Angoumois, à la donation de biens que, prétendait-il, Hélie Loumelet, conseiller audit présidial, lui avait faite (2 mars).
- Désistement des poursuites d’intérêt civil à cause du meurtre de Jacques Marchand, écuyer, seigneur de Germont, par Jacques Marchand, écuyer, seigneur de Germont et de La Mothe-de-Criteuil en partie, homme d’armes de la compagnie et maître d’hôtel de Guy Chabot, chevalier, seigneur de Jarnac, capitaine de cinquante lances, père de la victime, Jean et Odet Marchand, écuyers et archers de la même compagnie, Pierre Marchand, écuyer, ses frères ; contre Guy Marchand, écuyer, aussi seigneur de La Mothe-de-Criteuil, frère aîné dudit Jacques, Catherine de Bougies (?), sa seconde femme, Guy Du Boulet, écuyer, fils de ladite Catherine, et Françoise Broichard, sa femme, ces deux derniers représentés par Charles de Sousmoulins, écuyer, seigneur de Vibrac et d’Anqueville ; moyennant l’abandon de tous les droits ayant appartenu à feu Jean Marchand, écuyer, fils dudit Guy et de Marie de Carneville et à Jacquette du Chilleau, sa femme, et généralement de tous les biens et droits des parties dans la terre et seigneurie de La Mothe-de-Criteuil, estimés 1.800 livres, sur laquelle somme Jacques Marchand ne sera tenu à payer que 400 livres, le reste lui revenant comme dommages et intérêts (7 mars).
- Déclaration devant le sénéchal d’Angoumois, par Jacques Marchand et ses fils, qu’ils abandonnent leurs conclusions civiles contre Guy Du Boulet, meurtrier de leur fils et frère, détenu au Châtelet d’Angoulême (7 mars 1555 v. s.).

E. 1887. (Liasse.) — 22 pièces, papier.

1556-1557. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 13 avril 1556 au 5 mars 1556 v. s.

- Accord au sujet des biens venant de la succession de Guillaume Burbaud, leur oncle, à Chirac, entre Jean et Pierre Burbaud, que représente Antoine Burbaud, leur frère, prêtre à Chirac ; et Louis Regnauld, écuyer, sieur de Font-Ciron, que représente Jean Regnauld, écuyer, sieur de Scée, son frère (13 avril).
- Reprise, en vertu du droit de prélation, de divers biens, au bourg de Chebrac, sur Elie Mallat, marchand d’Angoulême, par Jacques Benoist, chevalier, seigneur de Lage-Baton et de Salvert, maître des requêtes de l’hôtel, premier président au parlement de Bordeaux (6 juin).
- Testament de Jean Brugier, marchand d’Angoulême, et Marie Lériget, sa femme : ils demandent à être ensevelis dans l’église S’-André, que 20 messes soient dites après la mort de chacun d’eux, et lèguent tous leurs biens à Pierre Brugier, leur fils, moyennant qu’il donnera en dot 200 livres à chacune de ses sœurs, Catherine et Marie (13 août).
- Reçu de 100 écus que lui a donnés en garde Jean Pignaud, son fils, contrôleur des deniers communs de la ville de Poitiers, par Françoise Dampierre, veuve de Léon Pignaud (24 octobre).
- Obligation de 20 livres consentie à Cybard Vinsonneau, greffier criminel du présidial par Mathurin Racault, couturier de S’-Même, pour la grosse d’un procès en excès intenté par celui-ci contre Pierre Mazurier, prêtre, prisonnier au Châtelet (25 octobre).
- Transaction par laquelle Antoine de Lubersac, écuyer, seigneur de Fayolles, s’engage à payer au chapitre cathédral d’Angoulême la moitié d’une rente de 75 livres consentie par Foulques de Lubersac, écuyer, et Madeleine Tizon, sa femme, parents dudit Antoine, et promet d’en faire l’assiette sur sa terre de Fayolles s’il ne l’amortit avant cinq ans par le versement de 500 livres (26 octobre).
- Contrat de mariage entre Jérôme Rénier et Anne Sanssenaud, fille de Marion Boubete, qui donne aux futurs époux la moitié de ses biens moyennant qu’ils l’entretiendront (5 novembre).
- Contrat d’association pour la régie des fermes de Marsac, Pérignac, Jurignac, Charmant, se montant à 2.220 livres, 5 pippes de froment et 5 pippes d’orge, chaque année, pendant 6 ans, dont Etienne de Villoutray, marchand d’Angoulême, s’engage à payer un quart, et Arnaud Jargilhon, aussi marchand d’Angoulême, son beau-père, le reste (30 novembre).
- Paiement des 2.500 livres de dot promises au contrat de mariage de Louis de Rouziers, écuyer, seigneur de Chéronnac, avec Louise de Livenne, fille de Séguin, écuyer, seigneur de Vouzan, et de Jeanne de Combes ; par ladite Jeanne et Etienne de Livenne, écuyer, seigneur de Vouzan, son fils aîné. Présents : Guichard Vigier, écuyer, seigneur de S’-Mathieu ; Geoffroi de Livenne, écuyer, seigneur de Laumond ; François de Rouziers, curé de Nieuil ; Pierre de Livenne, écuyer, seigneur de La Bergerie (24 décembre).
- Contrat de mariage entre Jean Charpentier, marchand sellier de Matha, et Marie Bareau, fille de Louise Dubois, qui lui constitue en dot 70 livres, dont le tiers pour son patrimoine (27 janvier).
- Sommation de Pierre Gautier, procureur au présidial, au nom d’Antoine Gandillaud, receveur pour le roi des châtellenies de Châteauneuf et Bouteville, à Guillaume Vallete, greffier de la cour des eaux et forêts d’Angoumois, de lui fournir les baux et fermes des « paissons et aglandées » des forêts de ces châtellenies, afin de pouvoir rendre ses comptes au trésorier de France, à Poitiers ; et sur la réponse du greffier qu’il doit payer 27 livres 15 sols pour les frais à Pierre Boessot, lieutenant et juge des eaux et forêts, à Robert Corlieu, procureur du roi, ou à un autre officier de cette cour, protestation que la chambre des comptes en a fait défense (31 janvier).
- Vidimus d’un contrat de désistement de la ferme de la seigneurie de Tessé, appartenant à Antoine et Marguerite Corgnol, enfants de feu Louis, en faveur de Pierre Corgnol, écuyer, seigneur de Beauregard, par Toussaint Queyron, Simon Merle et Nèomée Queyron, sa femme, qui s’engagent à lui payer 258 livres d’arrérages, et pourront jouir des fruits récoltés et de la moitié du foin (31 janvier).
- Donation réciproque de tous leurs biens meubles et acquêts immeubles, et du tiers de leurs biens patrimoniaux, par François Debar, lieutenant criminel d’Angoumois, et Mathurine Civadier, sa femme (5 mars).
- Obligation de 20 livres 10 sols pour droits de lods et ventes et frais de procédure consentie en faveur de Geoffroi de Prahec, curé du Petit-S’-Cybard, par Nicolas Mesnard (5 mars 1556 v. s.).

E. 1888. (Liasse). — 19 pièces, papier.

1557-1558. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 15 avril 1557 au 22 mai 1557 v. s.

- Obligation de 7 livres consentie, après procès, par Léonard et Bernard Cothier, marchands d’Angoulême, en faveur du chapitre S’-André de cette ville représenté par Macé Aubin, son syndic (15 avril).
- Abandon du cinquième de ses droits dans la revendication de 183 livres contre Élie de Loumellet, Françoise de Loumellet, épouse de Pierre Boutin, et autres héritiers de Simon de Loumellet, curé de Bunzac, en faveur d’Élie Boutin, fils dudit Pierre, par Jean Renier, garde de la forêt de La Braconne, demeurant à Bunzac (10 mai).
- « Articles de mariage futur et proparlé » entre Jérôme de Voyon, avocat au présidial d’Angoumois, fils de feu Jean, aussi avocat, et de Jeanne de Loumellet ; et Jeanne de Paris, fille de Jean, seigneur de Magnac, avocat audit présidial, et de Jeanne Savineau. En faveur de ce mariage les parents de la future épouse s’engagent à faire nommer ledit Jérôme conseiller au présidial d’Angoumois, bien que son oncle Élie de Loumellet le soit déjà, le prix de cet office étant compris dans les 1.500 livres qu’ils donnent en dot à leur fille laquelle abandonne ses droits à leur succession : la mère du futur époux lui donne sur leur communauté avec Jean et ses deux autres frères, la jouissance de la métairie de La Trévone, paroisse de Chebrac, d’une maison et 250 livres une fois payées (30 mai).
- Bail d’une maison à Montbron, moyennant 35 sols de rente, à Pierre Thévenin, notaire audit lieu, par François de Corlieu, écuyer, seigneur de La Fenêtre (14 août).
- Procuration donnée par Marguerite Ruspide, femme de Michel Petit, pour la représenter au présidial de Tours dans le procès que lui intente Catherine d’Alezon, veuve de Jean Viault, remariée à Claude de l’Aubespine, chevalier, secrétaire des finances (19 août).
- Procuration donnée par Anne Texandier, veuve de Guillaume Ruspide, écuyer, seigneur des Touches, pour obtenir de la Chambre des requêtes qu’elle lui adjuge les revenus de la seigneurie de Puyrobert jusqu’au paiement des 166 livres à elle dues par le seigneur de Puyvidal (19 août).
- Procuration donnée par Jean Barraud, prieur de Notre-Dame de Beaulieu, à Angoulême, et de S’-Pierre de Segonzac (27 novembre).
- Abandon de ses droits à la succession de Marguerite Richard, sa mère, moyennant 30 livres, à Guillaume Mousnyer, marchand couturier d’Angoulême, et Marguerite Taboys, par Guillaume Taboys, archer de la garde du corps de la reine douairière (3 février).
- Testament de Pierre Ruspide, écuyer, fils de feu Georges, écuyer et échevin d’Angoulême, et de Jeanne Guillocher, qui lègue ses biens meubles et le tiers des immeubles à sa mère (5 mars).
- Testament de Jean Goullart, écuyer seigneur de La Ferté, et de Suzanne Brun, demeurant à La Ferté, paroisse de Villefagnan, qui nomment comme exécuteurs testamentaires Guy Brun, écuyer, seigneur de Magnon, leur beau-frère et frère, et Jean de Massougne, écuyer, seigneur de Souvigne ; lèguent leurs ferrages et dîmes dans la paroisse d’Embourie, afin d’entretenir la chapelle fondée dans l’église de Villiers, à charge d’y dire deux messes par semaine, par Philiberte de Beauvillier, nièce dudit seigneur de La Ferté, à Julien Bodineau, chapelain, et à ses successeurs ; lèguent la partie disponible de leurs autres biens à Françoise et Marie Brun, filles dudit Guy ; sauf 100 écus pour leurs serviteurs, et 100 écus « pour et es fins de marier des filles nécessiteuses de la paroisse de Villefagnan ou es lieux circonvoisins », conformément à l’avis des exécuteurs testamentaires (7 mars).
- Prêt de 1.000 livres qui sont rendues le 18 avril suivant, à Arnaut Jargillon, marchand d’Angoulême, par François Nesmond, avocat du roi audit lieu (19 mars).
- Contrat de mariage entre François Nesmond le jeune, élu pour le roi à Angoulême, de l’avis et conseil de Guillaume, avocat au présidial, et de Marguerite Depont, ses père et mère, de François Nesmond l’aîné et Charles Nesmond, chanoine de La Rochefoucauld, ses frères ; et Marie Jargillon, fille d’Arnaud, marchand à Angoulême, et de Catherine Delage, qui lui constituent en dot et pour sa part dans leur succession, 4.000 livres (19 mars 1557, v. s.).

E. 1889. (Liasse). — 2 pièces, papier.

1558. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême.

- Reconnaissance, après procès devant la chambre des requêtes, d’une rente perpétuelle de 4 boisseaux froment, mesure de Villebois, 76 sols et 12 gelines due à cause du village de Landaulle, paroisse de Torsac, concédée par baillette du 11 juin 1455, donnée à Aimery Juglard, avocat au parlement, et Lyonnet, son frère, par de nombreux tenanciers (30 mai).
- Abandon de ses droits à l’usufruit de la succession de François de Livenne, curé de Bredon, moyennant 10 boisseaux froment et 10 boisseaux méture de rente annuelle, en faveur de Charles de Livenne, écuyer, seigneur de La Mothe et de Saint-Martin, père de Christophe, légataire universel dudit François, par Charles André, curé de S’-Amant-de-Nouère (31 mai).

E. 1890. (Liasse). — 14 pièces, papier.

1560-1561 — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulème. — Actes reçus par ce notaire du 28 avril 1560 au 20 mars 1560 v. s.

- Procuration donnée par Jacques Cambois, marchand, bourgeois d’Angoulême, et Isabeau Berthoumé, sa femme, Jean Barraud, aussi marchand bourgeois, et Jeanne Berthoumé, sa femme, pour recueillir la succession de Pierre Berthoumé, dit Cougnac, marchand bourgeois de Bourges, leur oncle (28 avril).
- Versement au Trésor de la ville d’Angoulême, en présence d’Hèlie Dexmier, écuyer, maire, et de Jean Girard, secrétaire, des titres de propriété d’un jardin cédé au corps de ville par Jean Blanchard, écuyer, seigneur du Cluseau (30 mai).
- Quittance de 90 livres pour la dot de Françoise de Rouziers, sa femme, donnée par Antoine Gouvernant, écuyer, seigneur de Servolle, à François de Rouziers, prieur de Chavagnac (6 juin). — « Sachent tous que on traicté et prolocution de mariage lequel, on plaisir de Dieu, s’accomplira en face de saincte Mère Église », entre Jean de Voyon, procureur au présidial, et Anne Vigier, fille de feu Léonard, avocat au présidial, et de Jacquette Boutin, à présent épouse de Mathieu Rougier, la future épouse a reçu en dot la moitié de l’héritage immobilier de son père et 200 livres pour les meubles et sa part de succession dans l’héritage de sa mère (20 juin).
- Procuration de P. Menu, marchand d’Angoulême, cité devant le parlement à la requête de Charles Daussère, pour attester qu’il ne prétend aucun droit sur le prieuré de Mons (11 janvier).
- Contrat de mariage entre Cybard de Voyon, avocat au présidial d’Angoumois, fils de feu Jean, aussi avocat, et de Jeanne de Loumellet, et Catherine Jargillon, fils d’Arnaud, marchand bourgeois et de Catherine Delage, qui lui constituent 5.000 livres de dot (20 janvier).
- Abandon de ses droits dans le procès intenté contre Jacob, son serviteur, et Hélie Papin, moyennant 3 double ducats à deux têtes, par François Paizay, au nom d’Antoine Caillon, prieur « pensionnaire » de Bouteville, et seigneur usufruitier de Girac, à Philippe Chazay, receveur du chapitre d’Angoulême (22 janvier).
- Cession d’un jardin, paroisse S’-Yrieix, près « l’image Saint-Cybard », sur le chemin qui va de la porte du Palet au bourg de S’-Cybard, à main droite, et d’une pippe de froment, par Anne Thevet, veuve de Christophe Rigollet, à Martin Macé, apothicaire, veuf de Catherine Rigollet, fille dudit Christophe, en dédommagement de 60 livres prêtées à son beau-père (12 février).
- Vente d’une maison sise à La Rochelle, rue de La Blaterge, moyennant 800 livres, à Jean Thibaud, marchand de ladite ville, par Marguerite Odeau, dame de Goufflers, veuve de François Arnaud, lieutenant général d’Angoumois, et Anne Odeau, épouse de Louis Estivale, conseiller au présidial d’Angoumois (17 février).
- Procuration pour rendre hommage en son nom donnée par Hardy Cathus, écuyer, seigneur des Granges et de Châtenet, comme tuteur de Jeannin Cathus son fils, et de feue Jeanne Du Fouilloux (12 mars).
- Contrat de mariage entre Pierre Gastard, maître barbier et chirurgien, demeurant à Malatret, paroisse de Péreuil, fils de Jean, aussi maître barbier et chirurgien, et Louise Moron, qui reçoit 280 livres de dot (20mars 1560 v. s.).

E. 1891. (Liasse.) — 14 pièces, papier.

1561. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 18 mai au 17 décembre.

- Abandon, après procès, de tous droits sur la moitié de la succession d’Isabeau Tricot, leur tante, à René Arnauld, écuyer, seigneur des Chirons, demeurant paroisse de Thenac, aussi neveu de ladite Tricot, par Jean Horry, écuyer, sieur de La Barre, demeurant paroisse de Villejoubert, et Lien Horry, son frère (18 mai).
- Obligation de 275 livres, pour prêt, consentie à Guichard Vigier, écuyer, seigneur de S’-Mathieu, y demeurant, par Simon Trigeau, notaire (21 juin).
- Autre reconnaissance de 50 livres donnée au même, agissant au nom de Jean Des Cars, chevalier, seigneur de La Vauguyon, par Charles Rousseau, écuyer, seigneur de La Prévôterie, verdier des eaux et forêts d’Angoumois, et P. Menu, marchand (21 juin).
- Echange d’une rente de 7 livres sur une maison, paroisse de S’-Cybard, tenant par devant à la grande rue qui va des Jacobins aux Cordeliers et, sur un côté, à la maison de Denis Bodard, gantier, contre un pré de 3 journaux, en la rivière de La Grange-à-L’Abbé ; entre Hélie de Loumellet, conseiller au présidial d’Angoumois, Pierre Rolland, docteur en médecine et Marie Terrasson, sa femme, fille de François Terrasson, aussi docteur en médecine (11 août).
- Transaction qui donne la possession du prieuré de Nanclars à François Raoullin, demeurant à Vouharte, moyennant qu’il abandonnera à Charles Nesmond, curé de Linars, les revenus que celui-ci a indûment touchés, y compris celui de l’année en cours montant à 80 livres (13 septembre).
- Renonciation par Jean Vigier, licencié en lois, avocat au présidial d’Angoumois, aux meubles qui pourraient lui revenir de la succession de Léonard Vigier, aussi avocat au présidial, son père, et de la communauté par lui contractée avec Jacquette Boutin, veuve dudit Léonard, et Mathieu Rougier, son second époux, en faveur de ceux-ci, en considération des « fraiz insupportables » qu’ils ont faits pour ses études à Angoulême et Poitiers ; et don par lesdits Rougier et Boutin audit Vigier de 4 aunes 2 tiers de drap noir, à 4 livres l’aune, pour se faire une robe d’avocat le jour de son mariage avec Jeanne de Châteauvieux (18 septembre).
- Abandon de ses droits dans le procès intenté pour vol et rupture de portes contre Chauvergnie, sergent royal de Coulgens, moyennant 100 écus d’or, à Peschier, aussi sergent royal de Coulgens, par Raphaël de Corlieu, écuyer, seigneur de Sigogne, homme d’armes de la compagnie du seigneur de Nevers (26 septembre).
- Amortissement d’une rente due au chapitre S’-André d’Angoulême que représentent André Fèvre et Marie Aubin, par Pierre Chambaud, marchand pintier (29 octobre).
- Cession féodale, après procès, des moulins Quiquantpoix, moyennant 220 livres de principal et 183 livres de loyaux coûts et réparations, en faveur de Poncet de Bréac, écuyer, seigneur du Repaire de Rougnac, Marthe Prévost, sa femme, et Marguerite Guy, par Raymond Mallat, marchand d’Angoulême (1er décembre 1561).

E. 1892. (Liasse). — 10 pièces, papier.

1562-1563. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 2 avril 1562 au 21 février 1562 v. s.

- Procuration donnée par le corps de ville d’Angoulême, présents Jean Paulte, écuyer, maire ; François Derplier, président d’Angoumois, conseiller ; Hélie de Loumellet, Alain Melin, Guillaume Ruffier, écuyers, échevins ; Jean Blanchard, Sébastien Boutillier, François de Lacombe, écuyers, conseillers ; Hélie Vatel, Michel Constantin, Antoine Moreau, Charles Imbert, Arnaud Darain, Jean Chadene, Arnaud Nouveau, Guillaume de Bryon, Macé Bougier, Aymard Terrasson, Hector Robin, Raymond Mallat, Pierre Bardin, Jean de Lespine, Jean Avril, François Nesmond, Joseph Chauvet, pairs ; pour faire évoquer devant le parlement de Paris le procès intenté devant le grand conseil contre ledit corps de ville par F. Lallemant, président de la Chambre des Comptes (2 avril).
- Cession, par Simon de Voyon, de ses droits sur la succession de Jean, avocat au présidial d’Angoumois, son père, moyennant 1.000 livres, au profit d’Arnaud Jargillon, marchand (6 avril).
- Reconnaissance d’un prêt de 108 sols donnée à Jean de Brenoguen, seigneur du Pé, demeurant à Angoulême, au nom du prieur de Bouteville, par Jean Senterre, écuyer, demeurant à Girac (13 mai).
- Cession de la ferme des biens saisis sur Hélie de La Place, écuyer, seigneur de Torsac, dont François de Livenne, écuyer, seigneur de Neuillac, est commissaire, moyennant 600 livres, à François Dufoussé, procureur au présidial d’Angoumois, par Antoine Tesseron, notaire royal à Angoulême (8 décembre).
- Engagement pris par François Dufoussé, d’indemniser François Calueau, écuyer, seigneur du Plessis, valet de chambre du roi, de ses frais pour l’obtention des lettres de rémission accordées à Hélie de La Place, poursuivi « pour raison des troubles et séditions advenues pour le faict de la Religion ou autrement tant en ce pays d’Angoulmois qu’aultres endroictz de la Guyenne » ; moyennant le paiement de 150 écus par François de Livenne, « l’un des centz de la maison du roy », beau-frère dudit de La Place (8 décembre).
- Transaction entre Sidoine de Villebresme, épouse de Cybard Tizon, chevalier, seigneur d’Argence, et Jean de la Roche, chevalier, seigneur de S’-Mesme, fils de feu François, chevalier, seigneur de La Rochebeaucourt, comme tuteur de Roc de la Roche, seigneur de La Rochebeaucourt, Marie et François de la Roche, enfants de Claude, seigneur de Varaise, et de ladite de Villebresme, qui fixe à 1.100 livres ce qui demeure encore dû à celle-ci de la communauté de son premier mariage (1er janvier).
- Confirmation, par Arnaud Jargillon, bourgeois d’Angoulême, d’un échange fait en son nom par François Nesmond, élu en Angoumois, son gendre, avec François Pastoureau, seigneur de La Grange-Pastoureau, demeurant à Confolens (19 janvier).
- Opposition contre la vente des biens qui leur appartiennent dans la succession d’Esnemond Gayon et Catherine Civadier, par Mathurine Gayon, leur fille, et Catherine Petit, fille de feu Joachim, écuyer, et de Marquise Gayon, leur petite-fille. Présent, Yrieix Soussyrat, « maître des enfens du chœur S’-Pierre d’Angoulesme » (14 février).
- Vente d’une maison, paroisse du Petit-S’- Cybard à Angoulême, tenue à rente de l’évêque, moyennant 1.000 livres, à Jacques Grezin, curé de Condac, par Petit, seigneur de La Roche, et Marguerite Ruspide, sa femme (21 février 1562 v. s.).

E. 1893. (Liasse.) — 15 pièces, papier.

1563. — E. Maquelilan, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 13 mai au 27 novembre.

- Vente de 3 boisseaux de froment et de 3 boisseaux de seigle de rente due « pour la quarte partie par indivis du village et mainement » de Rochefort, paroisse de Puy-moyen, moyennant 70 livres, à Mathurine Civadier, veuve de François Debar (13 mai).
- Remboursement à Pierre Montgeon, écuyer, sieur de Fléac, par Girard Montgeon, écuyer, sieur de Rochefort, capitaine de Châteauneuf-sur-Charente, moyennant 240 livres, de 200 livres et 4 pippes froment à lui prêtées le 5 décembre 1560, après qu’il eut refusé de rendre le froment en nature « veu le temps et chereté de l’année présente qui est tel que homme vivant aye oncques veu et oy dire, et que ledit bled aye esté en ce pays d’Angoulesme jamays si chair qu’il est, quar il est de valleur de centz dix solz tournois et plus le boiceau, pour cause de l’injure du temps de guerre et stérillité notoyre par tout ce royaulme, et lors dudit prest n’estoit que a dix huit ou vingtz solz tournois le boiceau », et abandon des divers droits revendiqués par ledit Girard et Charles Montgeon, chanoine d’Angoulême, son oncle, contre ledit Pierre et Jean, son père (25 mai).
- Obligation de 12écus donnée par Michel Després, procureur au présidial d’Angoulême, à Guillaume Juglard, écuyer, seigneur de La Grange, lieutenant d’Hélie de la Touche, chevalier, seigneur de La Faye, tenant garnison en cette ville, moyennant qu’il restituera un cheval allant l’amble par lui acquis des soldats de sa compagnie qui l’avaient volé à Jean Rocquard, écuyer, seigneur de La Cour-S’-Maurice (12 juin).
- Testament de Pierre Boutin, marchand bourgeois d’Angoulême, et de Françoise de Loumellet, sa femme, qui lèguent, au jour du décès de chacun d’eux, 10 sols aux prisonniers de chacune des prisons d’Angoulême, autant aux pauvres des aumôneries et hôpitaux, aux malades de la maladrerie de cette ville, et partagent leur fortune entre leurs dix enfants, fixant la part des garçons mineurs à 600 livres, celle des filles à 500 livres (17 juin).
- Donation réciproque de leurs biens par Hélie de la Touche, chevalier, seigneur de Nonac et de La Geneytouze, capitaine des château et Châtelet d’Angoulême, et Anne de Grignaux, sa femme, demeurant au lieu noble de Cressac, principauté de Chalais, et pour lors à Angoulême ; présents, Bertrand de Dallou, écuyer, et Jean Thezeux, tous deux demeurant avec lesdits époux (23 juin).
- Remboursement des 108 livres dues à Bernard Du Vignault, marchand d’Angoulême, par Marguerite Ruspide, veuve de Michel Petit, pour prêts contractés tant par elle que par feu Benoît Ruspide, écuyer, seigneur des Tousches, son frère, et Anne Texandier, leur mère (7 juillet).
- Procuration pour résigner son office d’échevin et de pair de la ville d’Angoulême, en faveur de Mathurin, son fils aîné, par Alain Martin, greffier titulaire des cours ordinaire et présidiale et des appeaux d’Angoumois ; en présence de Robert Martin, son second fils ; — et procès-verbal de réception de cette procuration, en présence de Pierre Sorin, procureur du corps de ville, d’Etienne Maquelilan et de Jean Gillibert, procureur au présidial, par François de Lacombe, maire, qui remet la décision à la prochaine « maizée » ; signé, J. Girard, secrétaire de la ville (6 août).
- Autre procuration du même pour résigner son office de greffier en faveur du même, tout en déclarant que le profit devra être partagé en trois parts égales, après sa mort, entre ledit Mathurin et Jeanne Estivale, sa femme, ses enfants du premier mariage, ses enfants du second mariage ; en présence de Louis Estivale, seigneur de Chassors, Pierre Estivale, seigneur de Conzac, conseillers ; François Déroulède, procureur du roi ; Pierre Poirier, docteur en médecine (6 août).
- Transaction entre Mathurin de Lacombe et Mathieu Rougier, au sujet d’un mur mitoyen, paroisse S’-André à Angoulême (20 août)
- Engagement pris par Martial Juglard, procureur au présidial, et Marguerite de Lanauve, sa femme, envers François Redon, écuyer, receveur du domaine à Angoulême, de payer, pendant 3 ans, 1.200 livres, montant de l’enchère mise sur le greffe du présidial ; plèges : Guillaume Guytard, procureur du roi, et François Bareau, écuyer, seigneur de Puymoyen (22 août).
- Testament de Benoît Ruspide, écuyer, sur le point de partir au service du roi en la compagnie du seigneur d’Aumale, en faveur de Jeanne Guillocher, sa mère, veuve de Georges Ruspide, écuyer, sieur de La Bussière (?) (3 novembre).
- Testaments de Rougier, époux en premières noces de Catherine Giraud, et de N. Boutin, sa femme, épouse en premières noces de Bernard Vigier (13 novembre).
- Quittance de 180 livres destinées à couvrir les frais du voyage que doit faire Jean Girard, pair et secrétaire du corps de ville d’Angoulême, afin de s’occuper du procès intenté par ledit corps contre le président Alemant et autres officiers publics, donnée à Guillaume Villatte, « receveur et payeur des deniers de messieurs les juges présidiaulx et magistrats d’Angoulmois », par François de Lacombe, écuyer, seigneur de La Doucine, maire (27 novembre 1563).

Fin des actes d’Etienne Maquelilan.

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