AD 16 - Inventaire sommaire série E - Angoulême - Notaire Caillaud 1755-1756

D 27 septembre 2008     H 19:37     A Pierre     C 0 messages A 5703 LECTURES


Source : Inventaire sommaire des Archives Départementales de la Charente antérieures à 1790 - MM. P. de Fleury et J. de la Martinière - Angoulême - 1906 - Série E. (articles 1736 à 3040).

(Féodalité, Communes, Bourgeoisie et Familles. — Titres féodaux, Titres de familles, Notaires et Tabellions, Communes et Municipalités, Corporations d’arts et métiers, Confréries et Sociétés laïques). / Notaires et Tabellions. (Suite)

Actes du notaire royal Caillaud : dans ce tome, années 1751 à 1774

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E. 1759. (Liasse.) — 68 pièces, papier.1755Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 4 janvier au 27 février 1755

- Vente, moyennant 9,500 livres de. principal et 100 livres de pot-de-vin, par Julie Jolly, veuve de Pierre Tillard, sieur des Loges, demeurant au village des Cartelèches, paroisse de Moulidars, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers, d’Angoumois, et à Marie-Thérèse Henry, sa femme, tant pour eux que pour les sieurs Henry, leurs frères et beaux-frères, savoir est du moulin à papier du Got, autrement dit de Collas, sur la rivière de Boême, paroisse de La Couronne, consistant en trois roues, une cuve, prés, jardins, terres labourables, droit de pêche, et tout ce qui en dépend (4 janvier).
- Vente, moyennant 8,000 livres de principal et 500 livres de pot-de-vin, par Honoré Thenault, bourgeois, ancien juge en la juridiction consulaire d’Angoulême, à Remy Gilbert, ancien juge en la même juridiction et pair du corps de ville, du moulin à papier de Poullet, sis en la paroisse et juridiction de La Couronne, consistant en trois roues avec la faculté d’en établir une quatrième, et tenu â rente de l’abbaye de La Couronne au devoir d’une rame de papier « au Grand-Esphère », pour ledit moulin, et de deux rames de petit papier fin, pour le cours d’eau (5 janvier).
- Testament de Marie Moizan, veuve de Jean Roullet, notaire royal, demeurant présentement chez le sieur François Moizan, son frère, au village des Moizans, paroisse de Sireuil (7 janvier).
- Règlement de compte entre André André, sieur de La Tasche, avocat en parlement, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, et Julie Jolly, veuve de Pierre Tillard, sieur des Loges, avec clause de délégation d’une somme sur Jean Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois (9 janvier).
- Cession par messire François Prévérauld, sieur de Beaumont, chevalier de S’-Louis, ancien capitaine au régiment de Bourbon-infanterie, pensionnaire du Roi, demeurant en sa maison de La Croix-de-Beaumont, paroisse S’-Martial d’Angoulême, à Pierre Demay, maître chirurgien, pensionnaire du Roi, et à Anne David, sa femme, d’une somme de 1,400 livres qu’il leur devait, et d’une rente de 30 livres à lui due par messire René de Chevreuse, écuyer, sieur de Guidiers, et demoiselles Marie-Angélique-Suzanne, Anne-Marie-Charlotte et Jeanne de Chevreuse, ses sœurs, suivant contrat du 20 mai 1710, reçu Després, notaire royal (12 janvier).
- Mainlevée donnée par les syndics de la communauté des maîtres cordonniers, de la saisie qu’ils avaient fait mettre sur les marchandises et outils des nommés Roch Cheminaud et Jean Charbonnier, qui, quoique non admis au métier de cordonnier, s’étaient permis de travailler dudit métier, dans l’étendue des ville, faubourgs et banlieue d’Angoulême, s’autorisant, pour cela, d’un prétendu privilège qui leur aurait été accordé par l’abbé do S’-Cybard (13 janvier)
- Vente, moyennant 6,556 livres, par demoiselle Anne Villain, fille majeure, demeurant au lieu noble de Luchet, paroisse de Criteuil, à Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture des papiers d’Angoumois, du moulin à papier vulgairement appelé de Tudebœuf, sis sur la rivière de Boême, paroisse de La Couronne, avec les terres, prés, bois, vignes et bâtiments qui en dépendent, ledit moulin relevant de l’abbaye de La Couronne, et le surplus de la seigneurie de Rocheraud, dépendant du seigneur de Roullet (13 janvier)
- Quittance par Marie Desport, fille majeure, à Jean Desport, bourgeois, demeurant au village d’Argence, paroisse de Champniers, d’une somme à elle léguée par Pierre Desport, en son vivant prêtre, curé de Saint-Gourson (17 janvier).
- Inventaire des meubles dépendant de la succession de demoiselle Marie Chesneau, fille majeure, ce requérant Élie-François Joubert, écuyer, seigneur de Montermeu, avocat au présidial d’Angoumois, et partage desdits meubles entre les héritiers de la défunte (21 janvier et 20 février).
- Cession par dame Marie de Grenier, veuve de messire Toussaint Fresquet de Tillac, demeurant ordinairement en la paroisse de Tourne-entre-deux-Mers, généralité de Bordeaux, et de présent en la ville de Blanzac en Angoumois, dans la maison de messire Jean-Baptiste Fresquet de Tillac, son fils aîné, receveur des aides au département de Blanzac, d’une part ; à Claude Verdavoine, fermier des aides et droits y joints, pour les généralités de Poitiers, La Rochelle et élection d’Angoulême, demeurant à Paris, hôtel de Lussan, rue Croix-des-Petits-Champs, paroisse S’-Eustache, d’autre part, de la somme de 1,996 livres due à ladite dame de Grenier par dame Henriette de Minvielle, veuve de Pierre de Grenier de Florac, et les demoiselles ses filles, comme héritières dudit feu sieur de Florac, moyennant quoi ledit Verdavoine se désiste des poursuites et contrainte par corps qu’il prétendait exercer contre ledit Fresquet de Tillac, son débiteur (25 janvier).
- Vente, moyennant 300 livres payées comptant, par Louis-Alexandre de Couvidou, chevalier, seigneur de Fleurac, et dame Marie Texier, sa femme ; demeurant au Grand-Maine, paroisse de Fléac, d’une part ; à Louis Thomas, chevalier, seigneur de Bardines, Les Planes, Les Deffens et autres lieux, demeurant à Angoulême, d’autre part, d’une pièce de pré de la contenance d’un journal et demi ou environ, sise dans la prairie de Thouairet, paroisse de Fléac, et relevant de la seigneurie de Bardines (8 février).
- Transaction entre Annet-Achard Joumard Tizon, chevalier, seigneur comte d’Argence, d’une part ; et François-Achard Joumard Tizon, chevalier, seigneur marquis d’Argence, son fils, d’autre part, par laquelle ledit seigneur comte d’Argence, père, étant âgé de plus de soixante-dix ans et voulant se délivrer de tous les embarras de ce monde, abandonne audit marquis d’Argence, son fils, la totalité de ses biens dont il l’avait déjà institué héritier universel par le contrat de mariage de celui-ci avec la dame de S’-Abre (Françoise de La Cropte de S’-Abre), reçu, le 17 février 1744, par Doyen et son confrère, notaires au Châtelet de Paris, se réservant seulement, pour lui et la dame d’Argence, sa femme, l’hôtel noble de La Monette et une rente de 4,000 livres, réductible à 3,000 livres, à la mort de l’un d’eux (13 février).
- Testament de messire Pierre Berny, écuyer, sieur de La Saulaie, demeurant au « Masnieux » (aujourd’hui Le Ménieux), paroisse d’Édon en Angoumois, par lequel il lègue tous ses biens à Joseph Berny, écuyer, sieur de Rochebrun, son fils aîné, à la charge par celui-ci de payer à Jean de Berny, écuyer, sieur de La Saulaie, son frère puîné, et à Marie de Berny, sa sœur, la somme de 8,000 livres chacun, pour tout droit, part et portion légitimaire dans les successions dudit sieur de La Saulaie, leur père, et de défunte dame Marie Juglard, leur mère (21 février).
- Testament de dame Marguerite Musseau, veuve de François Dubois, sieur de La Cour, en son vivant ancien capitaine de cavalerie au régiment de Chabrillan, chevalier de St-Louis et pensionnaire du Roi, demeurant ladite dame en la ville d’Angoulême, rue des Trois-Notre-Dame, paroisse S’-André, par lequel, disposant de ses biens temporels, elle lègue à Jacques-François Dubois et à sa sœur, neveu et nièce de son mari, et à chacun d’eux, la somme de 6,000 livres ; — à Charles de Champeville, son arrière-neveu et filleul, la somme de 1,000 livres une fois payée ; — à Marie et Anne de Champeville, ses arrière-nièces, sœurs de son filleul, ses habits et hardes ; — à Anne Taschier, sa gouvernante, la somme de 300 livres, et ordonne que ses autres biens seront partagés entre ses héritiers naturels qui sont les sieurs Aumaître, les sieurs et demoiselle Sartre, les sieurs Gignac et les sieurs Piorry de Charroux (27 février 1755).

E. 1760. (Liasse.) — 95 pièces, papier1755Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 2 mars au 29 avril 1755

- Reconnaissance donnée à François-Philippe d’Hauteclaire, seigneur baron de Gourville, à cause de son château dudit lieu, comme héritier de défunt François Héraud, vivant aussi seigneur baron de Gourville, conseiller au -parlement de Metz, son oncle, par Jérôme Guillemeteau, ancien visiteur et réformateur général des poids et mesures de la province d’Angoumois, chevalier, huissier ordinaire du Roi en son Châtelet de Paris, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, pour deux pièces de terre contenant ensemble trois journaux et demi, et un emplacement en masure, le tout sis à Gourville et environs (5 mars). — Constitution de 188 livres 11 sous 6 deniers de rente volante, par Jean-Charles de Montalembert, chevalier, seigneur du Groc, Fouquebrune, Houme et autres lieux, tant pour lui que pour Suzanne Hynault, sa femme, demeurant en leur château du Groc, paroisse de Fouquebrune, au profit de dame Marie-Madeleine de Montalembert, sa sœur, dame agrégée à la communauté des dames de l’Union-Chrétienne d’Angoulême (5 mars).
- Arrentement par Louis Leclerc, prêtre, chanoine et aumônier de la cathédrale d’Angoulême, faisant pour dame Anne Gourdin, veuve de Jean Babaud, écuyer, sieur des Bouteries, à des particuliers du bourg et paroisse de Tourriers, de quinze journaux ou environ de bois taillis, appelés Le Grand-Essat, sis en la paroisse de Villejoubert et relevant de la seigneurie de Montignac-Charente (15 mars).
- Quittance par Moïse Dumas, écuyer, seigneur de Chebrac, conseiller du Roi, lieutenant particulier criminel et assesseur civil en la sénéchaussée d’Angoumois, tant pour lui que pour Jérôme Valleteau, écuyer, sieur de Boisdrant, absent, et François Tremeau, officier de la maison du Roi, d’une part ; à messire Pierre Bonniot, écuyer, seigneur de Fleurac, Vaux et Salignac, d’autre part, de deux sommes de 3,544 livres 8 sous 11 deniers auxquels ledit Bonniot avait été condamné envers lesdits Dumas et Valleteau joints ensemble, et envers ledit Trémeau, par sentence de la sénéchaussée d’Angoumois du 17 du présent mois (20 mars).
- Procès-verbal du moulin à papier de Poullet, ses appartenances et dépendances, sis en la paroisse de La Couronne (24 mars).
- Réitérations de grades, à l’évêque et au chapitre cathédral d’Angoulême, pour messire François Gilbert, prêtre, archiprêtre de l’église S’-Jean dudit Angoulême et gradué de l’Université de Poitiers (26 mars).
- Procuration donnée par messire Charles-César Desmier, chevalier, seigneur de Chenon, Domezac et autres lieux, lieutenant général d’épée de la province d’Angoumois, demeurant en son château de Domezac, paroisse de Saint-Gourson audit Angoumois, d’une part ; à François Brun, greffier de la subdélégation d’Angoulême, demeurant en ladite ville, d’autre part, à l’effet de pour ledit constituant, se transporter en la ville de Périgueux, pour y soutenir l’instance intentée par lui devant le siège présidial dudit Périgueux, contre Pierre Chas-seret, écuyer, sieur de Roger, la dame de Garrebœuf de Roger, sa femme ou leurs enfants, héritiers ou représentants, pour le payement des sommes, tant en principal qu’intérêts, qu’ils doivent audit constituant (26 mars).
- Reconnaissance censuelle donnée par des particuliers à haut et puissant Louis-Gabriel, marquis de Saint-Simon, chevalier, seigneur de Villexavier, Thugerat, Chartuzac, Rouffignac, Deviat, Lussay, Bessac, Nosnac, Les Doussets et autres lieux, seul fils et unique héritier de défunts haut et puissant Louis Claude de Saint-Simon, et de dame Jeanne Souchet des Doussets, sa femme, pour une pièce de vigne sise au lieu de L’Étang, paroisse S’-Jacques de Lhoumeau (28 mars).
- Vente, moyennant 159 livres de rente, par Catherine Payen, veuve de monsieur maître Antoine Juillard, sieur des Plaines, élu en l’élection d’Angoulême, à Joseph Bourboulon, marchand poëlier, d’une maison sise en ladite ville, rue de Genève, paroisse Saint-André, appartenant à la venderesse pour l’avoir acquise de Sébastien Tourette, sieur de Flamenat, et de Catherine Audoin, sa femme (5 avril).
- Procès-verbal de l’église et de la maison archipresbytérale de Jauldes, à la requête de messire Etienne Albert, archiprêtre dudit lieu, par provision de l’évêque d’Angoulême en date du 27 novembre dernier, en remplacement de messire Jean de la Brosse, décédé le 25 du même mois (7, 8 et 9 avril).
- Reconnaissance censuelle donnée par des particuliers à Antoine Civadier, prêtre, curé de la paroisse S*-Paul d’Angoulême, pour raison de la borderie appelée de Gâtebourse, paroisse S’-Martial de la même ville (10 avril).
- Démission pure et simple et pour cause de maladie, entre les mains de monseigneur de Broglie, évêque d’Angoulême, par messire Jacques Martin de Bourgon, chanoine trésorier de la cathédrale d’Angoulême, demeurant en ladite ville, paroisse S’-Jean, de sa dite chanoinie, pour en être disposé en faveur de qui il plaira audit évêque (15 avril).
- Cession d’une rente par Jérôme Valleteau, sieur de Chabrefy, à Jean Valleteau, sieur des Roches, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d’Angoumois (17 avril).
- Bail à moitié par Marc-René, marquis de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont, Saint-Germain, Juignac, Saint-Amant-de-Montmoreau en partie, Saint-Laurent-de-Belzagot, Forgeneuve, La Vigerie, et autres lieux, lieutenant général de Saintonge et Angoumois, associé libre de l’académie des sciences de Paris, d’une part ; à Pierre Lamigeon, farinier, d’autre part, des moulins à blé du bout des ponts de Ruelle, sur la Touvre, appartenant audit seigneur marquis pour les avoir acquis, par contrat du 19 novembre 1751, reçu Caillaud, de Guillaume Condat et sa femme (18 avril).
- Contrat de mariage entre François Dauvin, marchand bijoutier en détail, fils de défunt Alexis Dauvin, aussi marchand en détail, et de Renée Chotard, demeurant ordinairement en la ville de Jonzac, d’une part ; et Rose Lhomme, fille de François Lhomme, cabaretier, et de Jeanne Mallat, d’autre part (19 avril).
- Bail à loyer, pour sept années consécutives et moyennant 150 livres l’une, par Anne Dussieux, veuve de Philippe Vigier, écuyer, seigneur de La Pille, d’une maison sise à Angoulême, en face de la porte de l’église paroissiale S’-Martial, et actuellement occupée par monsieur Arnauld de Champniers (23 avril).
- Cession et transport par Claude Trémeau, conseiller du Roi en la sénéchaussée d’Angoumois, à messire Jean-François-Charles de La Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Maumont, Le Vivier et autres lieux, demeurant en son dit château de Maumont, paroisse de Magnac-sur-Touvre, de la somme de 1,100 livres restant de plus grande somme, à prendre sur la succession de messire Jean de Ravard, chevalier, seigneur de Saint-Amant, et sur celle de dame Marie-Anne de La Rochefoucauld, sa femme, suivant leur promesse solidaire en date du 15 décembre 1723 et le jugement rendu de leur consentement, le 24 mai 1726, avec les intérêts courus depuis le 2 mai 1742 (26 avril 1755).

E. 1761. (Liasse.) — 139 pièces, papier.1755 Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er mai au 30 juin 1755.

- Bail à ferme par demoiselle Catherine de Chastel de la Berthe, fille majeure, à Jean Raymond, meunier au Pontouvre, d’un journal de pré dans la prairie du logis des Montagnes, paroisse de Champniers, sur le chemin du Pontouvre à Agris, à main droite (3 mai).
- Procès-verbal du moulin à papier de Collas, autrement dit du Got, paroisse de La Couronne, ce requérant Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois, tant de son chef que comme étant aux droits de Thérèse Henry, sa femme, et faisant pour les sieurs Henry, frères de celle-ci (7 mai).
- Contrat de mariage entre Antoine Marchais, marchand, fils de Louis Marchais, aussi marchand, et de défunte demoiselle Jeanne Besson, sa femme, d’une part ; et demoiselle Marguerite Riberiou, fille de défunts Martial Riberiou, aussi marchand, et Marie Chastenet, mineure émancipée par justice et procédant sous l’autorité de Jean Chastenet, contrôleur des actes des notaires au bureau de Montmoreau, d’autre part (13 mai).
- Vente par Henri Berthoumé, marchand, Marguerite Voyer, sa femme, et Anne Roullet, veuve non commune en biens de Jacques Voyer, en son vivant praticien, comme tutrice de Jean Voyer, son fils, héritier, avec ladite Marguerite Voyer, de défunt Claude Voyer, notaire royal de la réserve d’Angoulême, leur père, d’une part ; à Jean Mallat, praticien de la ville d’Angoulême, d’autre part, savoir est de l’office de notaire royal de la réserve d’Angoulême dont ledit défunt Claude Voyer était pourvu à son décès et depuis 1723, ladite vente consentie et acceptée moyennant la’ somme de 1,000 livres payable dans un an (17 mai).
- Quittance de remboursement d’une rente de 200 livres, au capital de 4,000 livres, donnée par Michel Favret du Pommeau, seigneur de Rochecoral et de la Breuillie (aliàs Breuillerie), directeur des aides de l’élection d’Angoulême, à Jacques de Stinville, directeur des aides de la généralité de Poitiers, et à dame Marie Guillet des Buttes, sa femme (17 mai).
- Reconnaissances censuelles rendues au seigneur de Rochecoral par les tenanciers des prises de La Paine, de La Sicardie, des Genévriers, des Cotteaux, des Avenaux, du Franc-Gariment, des Regirauds, des Allains, de l’île de La Meure, de La Combe-du-Cousset, de Puyripault, du Moulin, de Prépétier, de Chez-Robin, des Ouchettes, du port de la Meure, de Barboutte, de la Forêt-de-Maubec, de La Poulie, de La Vesinerie, de La Charlotterie, de L’Étang, de La Verte, des Groix, du Petit-Bois, de La Croix-de-Pépin, le tout paroisse de Trois-Palis (20 mai).
- Testament de Marie-Anne Delacon-frette de Villamont, épouse de Gabriel de la Croix, écuyer, sieur du Repaire, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André (21 mai).
- Vente, moyennant 1,600 livres, par François de Chevreuse, écuyer, seigneur de La Coux, faisant tant pour lui que pour dame Marie-Rose-Charlotte de La Rochefoucauld, sa femme, absente, demeurant au logis de La Coux, paroisse de Vitrac, en Angoumois, d’une part ; à François Foucher, sieur de Bellefond, avocat au présidial d’Angoumois, juge sénéchal de Sansac et Cellefrouin, demeurant au logis du Maine-Salomon, paroisse dudit Cellefrouin, d’autre part, d’une maison appartenant à ladite dame de La Rochefoucauld, de son chef, et sise à Angoulême, dans le cul-de-sac servant de passage tant pour ladite maison que pour celle de la maître-écolie , paroisse S’-Jean, confrontant par le devant au midi et audit cul-de-sac, par un côté à un bâtiment dépendant de ladite maître-écolie, et des autres côtés à des maisons particulières (23 mai).
- Procès-verbal de ladite maison fait à la requête de l’acquéreur (26 mai).
- Vente, moyennant 4,000 livres de principal et 144 livres de pot-de-vin, par Marie Bareuil, veuve de François Marin, marchand aubergiste, Marie Marin, fille majeure, Maurice Puinège, ancien juge en la juridiction consulaire d’Angoulême, à cause de demoiselle Elisabeth Marin, sa femme, François Marin, marchand, Sebastien Dalençon, sieur des Fontenelles, à cause de Jeanne Marin, sa femme, demeurant au lieu de Chez-Chillot, paroisse de Nanteuil-en-Vallée, d’une part ; à Jean Dumergue, marchand sellier, et à Marguerite Moinaud, sa femme, d’autre part, d’une maison sise à Angoulême, rue de la Souche, paroisse S’-André, confrontant par le devant à ladite rue, à main droite en allant de la porte du Pallet à la place à Mouchard , et par derrière au rempart de la ville (7 juin).
- Constitution de 50 livres de rente par Pierre Mongin, seigneur de La Buzinie, chevalier de S’-Louis, ancien capitaine du bataillon d’Angoumois , et dame Marie Bourdin , sa femme, au profit de messire Jean Chancel, prêtre, prévôt de l’église de La Rochebeau-court, licencié en droit (9 juillet).
- Quittance par Marie Sallat, ci-devant servante domestique du sieur Jean-Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois, et précédemment au service de feu Jacques Henry, beau-père dudit Dervaud et aussi inspecteur général de la manufacture, d’une part ; audit Dervaud, d’autre part, de la somme de 358 livres 6 sous 8 deniers, tant pour ses gages pendant le temps qu’elle a servi ledit sieur Henry, ses enfants et ledit sieur Dervaud, que pour le legs que lui a fait ledit sieur Henry, par son testament (14 juin).
- Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la communauté d’entre dame Philippe Gignac, veuve de Jean (aliàs Antoine) Geoffroy, vivant sieur de La Thibaudière, et ledit Geoffroy (16 juin et jours suivants).
- Règlement de compte entre la demoiselle Philippe Gignac, veuve Geoffroy, d’une part ; Richard Demay, maître chirurgien, et Marguerite Geoffroy, sa femme, d’autre part (22 juin).
- Procès-verbal de récolement des moulins banaux de S’-Cybard, paroisse de Saint-Yrieix, fait à la requête des fermiers (23 juin).
- Contrat de mariage en échange, entre Jean Coussot, laboureur, et Catherine Couprie, et autre Jean Couprie le jeune et Marie Coussot, tous de la paroisse de Champniers (30 juin 1755).

E. 1762. (Liasse). — 76 pièces, papier ; 1 sceau.1755.Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er juillet au 31 août 1755.

- Contrat de mariage entre Charles Filhon, avocat au Parlement, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, fils de défunt Isaac Filhon, sieur des Phelippeaux, et de demoiselle Marie Peufret, sa femme, d’une part ; et demoiselle Madeleine Delavergne, fille majeure de défunts Gabriel Delavergne, en son vivant greffier en chef de la maréchaussée d’Angoumois, et demoiselle Marie-Madeleine Gesmond, sa femme, demeurant aussi à Angoulême , paroisse de Notre-Dame-de-Beaulieu, d’autre part (9 juillet).
- Aveu et dénombrement rendu au Roi pour le fief et seigneurie de La Tour-Garnier, par Pierre-Placide de la Place, chevalier seigneur de La Tour-Garnier, ancien capitaine au régiment de Bourbonnais, chevalier de S’-Louis, lequel déclare tenir ledit fief et seigneurie à titre successif et par représentation de messire Élie de la Place, chevalier, seigneur dudit lieu de La Tour-Garnier, son bisaïeul, qui le tenait lui-même de ses auteurs, relevant du Roi, à cause de son duché d’Angoulême, au devoir d’une paire de gants blancs à nuance de seigneur et de vassal, lequel fief est situé dans les paroisse de S’-Martial d’Angoulême, de Soyaux et de Puymoyen, sénéchaussée d’Angoumois et élection d’Angoulême, et comprend premièrement l’hôtel et maison noble de La Tour-Garnier, avec trois cours, savoir : celle de la principale entrée venant d’Angoulême, qui est en partie fermée de murs, d’écluses et de fossés et dans laquelle sont les moulins à blé et à draps, avec les logements des meuniers et fouliniers, avec les éparoirs et étendoirs ; la seconde desdites cours, qui est séparée de le première par un pont à garde-fous, ci-devant à bascule, à présent tout en pierre, de quinze pieds de large sur trente de long, laquelle cour renferme le logement du maître, avec écurie, grenier à foin, boulangerie, le tout entouré de murs ; enfin la troisième cour, à la suite de la deuxième, qui renferme les granges et étables, le chai, le bûcher, la fuie du colombier « à pied », et est en partie close par la rivière des moulins. Dans le jardin est la chapelle sous laquelle est une fontaine qui se dégorge dans un « gardoir » ou pièce d’eau de vingt-quatre pieds de large sur soixante-six brasses de long et formant équerre (9 juillet).
- Contrat de mariage entre Noël Thomas, maître apothicaire, fils de François Thomas, marchand tailleur, et de Jeanne Dupuy, sa femme, d’une part ; et Marguerite Marin, fille de François Marin, aussi marchand, et de défunte Marguerite Boilevin, d’autre part, demeurant toutes les parties en la ville d’Angoulême, paroisse de S’-André (22 juillet).
- Cession par Léonard Gignac, notaire et procureur de la baronnie de Marthon, demeurant au village de La Chambaudie, près Chazelles, à demoiselle Philippe Gignac, veuve d’Antoine Geoffroy, sieur de La Thibaudière, demeurant au village de Marteau , paroisse de Saint-Saturnin, d’une créance de 200 livres due au vendeur par François Jourdain, notaire et procureur à Montbron, conjointement avec Élie Jourdain, prêtre, curé de La Rochette, Marie Jourdain, femme de Pierre Rousseau, et autres héritiers de Marie Béchade, femme dudit François Jourdain, elle-même fille et héritière de Laurent Béchade, sieur du Plantier (25 juillet).
- Partage entre messire Gabriel Braud, prêtre, chanoine semi-prébendé de la cathédrale d’Angoulême, Françoise Braud, fille majeure, Thérèse Braud, religieuse hospitalière de l’Hôtel-Dieu d’Angoulême, Pierre et Françoise Braud, mineurs émancipés par justice, et Jacques Braud, sergent au régiment de Rouergue, aussi mineur émancipé, des biens dépendant de la succession de défunte Marie Braud, mère et aïeule des parties (27 juillet). — Procuration de Jacques Braud, sergent au régiment de Rouergue, à Pierre Périer, procureur au présidial d’Angoumois, pour consentir ledit partage, sur laquelle procuration est apposé le sceau de cire rouge du comte d’Agimont, avec la légende : Sigil. comit. regalis agimonten., avec l’apostille suivante : « Nous Gérard Contamine, conseiller du Roy, prévost, juge royal civil et criminel des villes de Charlemont, les deux Givet, comté d’Agimont et dépendances où le papier timbré n’est en usage, le control et petit scel supprimés par abonnement, certifions que M. Baufin, qui a reçu et signé l’acte ci-desous, est notaire royal en cette prévosté, et qu’à tous actes qu’il reçoit et signe en cette qualité, foi doit être adjoutée tant en qu’hors jugement. En foi de quoi nous avons signé les présentes.....et y fait apposer le scel ordinaire de notre juridiction. Fait à Givet, ce 14 juillet 1754. Signé : G. Contamine. ».
- Vente moyennant 1,000 livres, par Pierre Mioulle, sieur de La Touche, et Suzanne Rjvaud, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, à Pierre Geoffroy, marchand de la ville de Ruffec, d’une pièce de pré, de la contenance de deux journaux et demi ou environ, située sur la petite rivière d’Aizie, paroisse de Taizé ou de Bioussac, telle qu’elle a été dévolue au vendeur par partage fait avec Jean Rivaud, sieur’ de la La Dousserie, et Jean Marchadier, sieur des Vallées, par acte du 24 avril 1715, reçu Coutan, notaire royal (28 juillet).
- Délaissement, moyennant 100 livres de rente annuelle, par Jean-Joseph Dutillet de Villars, écuyer, l’un des valets de chambre ordinaires du Roi, commissaire subdélégué de l’intendant de la généralité de Limoges, et dame Catherine Tourette de Flamenat, sa femme, demeurant à Angoulême, d’une part ; à haut et puissant Marc-René, marquis de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont, Saint-Germain et autres lieux, mestre de camp de cavalerie, lieutenant général de Saintonge et Angoumois, membre libre de l’académie des sciences de Paris, d’autre part, d’unepièce de pré en forme d’équerre, de la contenance de deux journaux un tiers, sise en la paroisse de Saint-Yrieix-lès-Angoulême, près et au-dessous du nouveau pont qui se construit actuellement au faubourg Saint-Cybard, sur La Charente, ledit pré relevant de la seigneurie de Fre-geneuil (9 août).
- Hommage rendu à illustre dame Jeanne de Pérusse des Cars, abbesse de S’-Ausone d’Angoulême, par Jean Maulde de Mougnac, sieur de l’Oisellerie , majeur, tant pour lui que pour Pierre Maulde des Touches, aussi sieur de l’Oisellerie, son frère, pour raison des rentes seigneuriales que lesdits Maulde tiennent de l’abbaye de S’-Ausone, dans la paroisse de La Couronne, au devoir d’une paire de gants blancs, à muance d’abbesse et de vassal, en conformité aux hommages rendus antérieurement à ladite abbaye et spécialement à ceux des 9 juin 1579 et 20 avril 1663, reçus par dames Barbe de S’-Gelais et Charlotte de Grammont, alors abbesses de ladite abbaye (12 août).
- Quittance par Louis Garnier, chevalier, seigneur de Ferfan, et Madeleine Birot des Bournis, sa femme, demeurant au logis des Bournis, paroisse de Garat, d’une part ; à François Des Bordes, écuyer, seigneur de Jansac, Sers, Teillé et autres lieux, demeurant en sa maison noble de Sers, paroisse dudit lieu, d’autre part (15 août).
- Dénombrement fourni à l’abbesse de S’-Ausone d’Angoulême par Jean Maulde de Mougnac, seigneur de l’Oisellerie, et Pierre Maulde des Touches, aussi seigneur de l’Oisellerie, son frère, en conséquence de l’aveu rendu par eux à ladite abbesse, le 12 du même mois (21 août).
- Réquisition adressée à monseigneur Joseph-Amédée de Broglie, évêque d’Angoulême, par Louis-Robert Lavialle, clerc tonsuré du diocèse d’Angoulême, bachelier en droit, tenant en ses mains l’induit à lui octroyé par messire François Brisson, chevalier, seigneur de Montallin, Verdun et autres lieux, conseiller du Roi en sa cour de parlement de Paris, aux fins d’être par ledit évêque mis en possession de la trésorerie de la cathédrale d’Angoulême et du canonicat y joint, vacants de fait et de droit par la démission de messire Jacques Martin, écuyer, seigneur de Bourgon, dernier possesseur, et dont le requérant, au refus de l’évêque d’Angoulême, a été pourvu par messire Nicolas-Bonaventure Thierry, prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine de Notre-Dame de Paris, chancelier de ladite église et de l’université de Paris, commissaire exécuteur des privilèges et prérogatives des induits, suppliant ledit requérant ledit seigneur évêque de se transporter en la cathédrale d’Angoulême pour le recevoir en ladite charge de trésorier et lui donner les draps, comme l’usage de ladite église oblige les évêques d’Angoulême à le faire en faveur de ceux qui sont pourvus de dignités, personnats ou canonicats (21 août),
- Prise de possession de la trésorerie de la cathédrale d’Angoulême par ledit Lavialle, au refus et protestation du chapitre qui déclare que ladite place est remplie (21 août).
- Bail à ferme, pour six années et moyennant 1,500 livres et douze livres de bonnes truffes, l’une, par haute et puissante dame Gabrielle-Élisabeth des Escotais, veuve de haut et puissant Marc-René-Alexis, marquis de Valory, seigneur châtelain d’Estilly, Isoré, Signy, Fromantiers, La Gourbillonnière, Le Cluzeau et autres lieux, demeurant ordinairement à Paris et de présent en son château d’Estilly, près Chinon, en Touraine, paroisses de Saint-Louand et Beaumont, par tiers, faisant comme ayant la garde noble de Louis-Marc-Antoine de Valory, son fils unique, d’une part ; à François Robert, marchand de la ville d’Angoulême, d’autre part, savoir est de la maison, terre et seigneurie du Cluzeau, paroisses de Vindelle et autres, avec toutes ses dépendances, y compris la seigneurie de Bellejoie avec ses appartenances, sans y rien réserver (23 août).
- Convocation des habitants de Saint-Yrieix, près Angoulême, pour statuer sur la demande de Pierre Desleures dit Desfosses, tendant à être payé de la somme de 80 livres pour deux années de la location d’un bâtiment lui appartenant, sis au faubourg S’-Cybard, paroisse dudit Saint-Yrieix, et servant actuellement de chapelle, la paroisse n’ayant pas d’église pouvant servir au culte (21 août 1755).

E. 1763. (Liasse.) — 47 pièces, papier.1755Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 7 septembre au 30 octobre 1755.

- Déclaration de non-communauté entre Vincent Huet, marchand tapissier, et Charlotte Leclerc, sa femme, d’une part ; et Marie Leclerc, leur nièce, d’autre part, par laquelle celle-ci reconnaît que c’est par amitié et tendresse que son oncle et sa tante l’ont gardée chez eux depuis son enfance, ayant pourvu à sa nourriture ainsi qu’à son entretien et à son éducation, sans qu’il ait jamais existé entre eux de communauté d’aucune sorte (7 septembre).
- Bail à ferme, pour neuf années et moyennant 1,400 livres l’une, par Jeanne de Pérusse des Cars, abbesse de S’-Ausone d’Angoulême, à Charles Nivard, sieur de Lhoumeau, notaire et procureur de la châtellenie de Tusson, et à Marie Vacher, sa femme, de tous les revenus appartenant à ladite abbaye dans la terre et seigneurie de Bessé, à la charge par le preneur de payer annuellement au curé de Bessé, à l’acquit de ladite abbaye, la somme de 300 livres à titre de portion congrue (8 septembre).
- Vente, moyennant 168 livres, par Jean-Antoine Ducluzeau, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, capitaine de la milice bourgeoise et l’un des pairs du corps de ville d’Angoulême, d’une part ; à Noël Thomas, maître apothicaire de la même ville, d’autre part, savoir est du grade de capitaine de la compagnie de milice bourgeoise de la paroisse de S’-Martial, appartenant au vendeur pour en avoir été pourvu par commission de monseigneur le duc d’Usèz, premier pair de France, en date du 15 avril 1731, que ledit Ducluzeau a présentement remise audit Thomas, pour servir de procuration ad resignandum (14 septembre).
- Ferme pour un an et à raison 60 livres, par Etienne Penot, maître orfèvre de la ville d’Angoulême, à Louis Toully, marchand orfèvre, demeurant actuellement en la même ville, du droit et privilège de maître orfèvre appartenant au bailleur et que ses infirmités ne lui permettent pas d’exploiter (21 septembre).
- Contrat de mariage entre Biaise Noël de Beaupré, fils de Pierre Noël, marchand aubergiste, et de Jeanne Marin, sa femme, d’une part ; et Marie Naulin, fille de Jean-Pierre Naulin, sieur de La Cour, et de Marie-Mathurine Robert, sa femme, d’autre part (21 septembre).
- Arrentement, moyennant 4 livres 10 sous par an, par Louis Leclerc, prêtre, chanoine et aumônier de la cathédrale d’Angoulême, comme fondé de procuration de dame Anne Gourdin, veuve de Jean Babaud, écuyer, sieur des Bouteries, à François Gillet, laboureur, de quatre journaux de terre sis au plantier de Rouillediné, paroisse de Tourriers, et relevant de la chambrerie de l’abbaye de S’-Cybard (22 septembre).
- Constitution de 200 livres de rente par Pierre de Bonnevin, écuyer, chevalier, seigneur de Sousmoulins, Jussas et autres lieux, et dame Jeanne de Villoutreys, sa femme, dame Jeanne Pigornet, veuve de Bernard de Villoutreys, écuyer, ancien major au régiment de Lagernezay, leur belle-mère et mère, stipulant pour eux, d’une part ; au profit de messire Pierre Birot, écuyer seigneur de Brouzède, prêtre et chanoine de la cathédrale d’Angoulême, d’autre part (29 septembre).
- Inventaire des meubles, titres et papiers dépendant de la succession de défunt François Prévérauld, sieur de Beaumont, ancien capitaine au régiment de Bourbon-infanterie, chevalier de S*-Louis, pensionnaire du Roi, décédé en sa maison de Beaumont, paroisse S’-Martial d’Angoulême (7, 8 et 11 octobre).
- Vente, pour la somme de 3,200 livres, par Étienne-Jules Turrault, sieur de La Cossonnière, et Anne Aymard, sa femme, à Marc Debresme, sieur des Gagniers, et à Marie-Angélique Turrault de La Cossonnière, sa femme, de l’état et office de garde-concierge-buvetier du palais et auditoire royal d’Angoulême (18 octobre). — Constitution de 50 livres de rente par Marc Debresme, sieur des Gagniers, et demoiselle Marie-Angélique Turrault de La Cossonnière, sa femme, et encore par André-Benoit Debresme, avocat en la cour, et demoiselle Elisabeth-Thérèse Fauconnier, sa femme, d’une part ; au profit de Pierre Chancel, aussi avocat en la cour, d’autre part (18 octobre).
- Quittance par Nicolas Chastenet, maître maréchal de la ville d’Angoulême, comme administrateur de Marie Chastenet, fille unique et mineure de lui et défunte Antoinette François, sa femme, à messire Jean-René, chevalier de Clabat, demeurant au lieu de Lorimont, paroisse de Gensac, de la somme de 250 livres faisant moitié de celle de 500 livres léguée à ladite François par défunt messire René-Joseph de Clabat, écuyer, sieur du Chilloux, suivant son testament olographe (24 octobre).
- Quittance par dame Marie de la Charlonnie de Reillac, agrégée à la communauté des dames de l’Union Chrétienne de la ville d’Angoulême, à Joseph Sardin de la Soutière, seigneur dudit lieu, y demeurant, paroisse de Grenordlo, de la somme de 600 livres restant à payer sur le prix principal de la vente que ladite dame lui a faite du fief et seigneurie de Reillac et ses dépendances, suivant que le tout est plus amplemant mentionné au contrat de vente en date du 15 mars 1752, reçu Gaudon, notaire royal (30 octobre 1755).

E. 1764. (Liasse.) — 56 pièces, papier.1755Caillaud, notaire royal à AngoulêmeActes reçus par ce notaire, du 2 novembre au 31 décembre 1755.

- Constitution de 150 livres de rente volante par François Bourdage de la Meullière, ancien lieutenant de la maréchaussée d’Angoumois, et Anne Delavergne, sa femme, François Bourdage de Courpesteau, sieur de Coulgens, et Marie-Anne-Jacquette Bonnetier, sa femme, d’une part ; au profit de dame Marie de Guez, veuve de François de Bardonnin, vivant chevalier, comte de Sansac, Cellefrouin et autres lieux, et de demoiselle Henriette de Guez, dame de Puydeneuville, fille majeure, sa sœur (5 novembre).
- Quittance par François Normand de Garat, chevalier, seigneur de La Bouillerie, et Radegonde Martin de Bourgon, sa femme, veuve en premières noces de Henri Rambaud, écuyer, seigneur de Bourg-Charente, demeurant lesdits sieur et dame en la ville d’Angoulême, d’une part ; à monsieur maître François Bourdage de Courpesteau, seigneur de Coulgens, Sigogne, Villars et autres lieux, conseiller du Roi, juge magistrat en la sénéchaussée d’Angoumois, agissant comme légataire universel de feu Jean Bourdage, seigneur de Coulgens et autres lieux, son oncle, d’autre part, de la somme de 3,000 livres restant à payer sur le don qui avait été fait par ledit feu Jean Bourdage à ladite dame Radegonde Martin de Garat, sa nièce, suivant le contrat de mariage de celle-ci avec ledit feu Rambaud, passé devant Filhon, notaire royal, le 10 mars 1742 (6 novembre).
- Acte de profession religieuse et d’ingression dans l’abbaye de S’-Ausone d’Angoulême, de demoiselle Marie Mongin , fille de vivant Pierre Mongin, seigneur de La Buzinie, capitaine d’infanterie, chevalier de S’-Louis, et dame Marie Bourdin, sa femme, en présence desdits père et mère et de toute la communauté (8 novembre).
- Bail à loyer pour cinq années, à raison de 60 livres l’une, par André André, sieur de La Tâche, avocat au Parlement, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, et demoiselle Marie Corlieu, se femme, à Guillaume Guimard, marchand, et à Marie Garnier, sa femme, d’une maison sise à Angoulême, près la halle du Pallet, ayant son entrée sur la rue qui conduit de la pierre de ladite halle à la maison de ville, à main gauche (15 novembre).
- Résignation de la cure de S’-Jacques de Lhoumeau en faveur de François Gilbert, bachelier en théologie, archiprêtre de S’-Jean d’Angoulême , par Jean-Louis Thinon, prêtre, aussi bachelier en théologie, curé dudit S’-Jacques et prieur commendataire du prieuré simple de S’-Jacques de La Terne, paroisse de S’-Aignan de Luxé, membre dépendant de l’abbaye de S’-Amant-de-Boixe (17 novembre).
- Constitution de 50 livres de rente volante, par Pierre Chaigneau, docteur en médecine, et Jacquette-Hippolite Chaigneau, sa fille, autres Pierre et Jean Chaigneau, autres enfants dudit Pierre Chaigneau, premier nommé, d’une part ; au profit de dame Marguerite Gautier, femme de Jean-François Du Haumont, écuyer, seigneur de La Garde-S’-Barthélemy, d’autre part (23 novembre).
- Acte de notoriété pour Clément Floranceau de Boisbedeuil, avocat au Parlement, demeurant à Paris, paroisse de S’-Jean-en-Grève, François-Clément Floranceau, sieur des Essarts, demeurant au bourg de Juillac, demoiselles Madeleine-Eugénie Floranceau de Boisbedeuil et Marguerite Floranceau de Tarin, filles majeures, tous héritiers pour un septième, de demoiselle Marie Boucher, leur mère, à son décès, femme de Louis Floranceau de Boisbedeuil, ancien lieutenant particulier d’Angoumois ; ledit acte dressé pour rectifier des erreurs contenues dans divers actes passés principalement à Paris, et aussi pour rétablir le vrai nom de François-Clément Floranceau, ainsi appelé dans son acte baptistaire inscrit sur les registres de la paroisse de Nersac en Angoumois, à la date du 25 mars 1729, et non Clément Floranceau, cemme il a été dénommé à tort dans divers autres actes (28 novembre).
- Constitution de 150 livres de rente volante par François Normand, écuyer, chevalier de Garat, seigneur de La Bouillerie. et Françoise-Rade-gonde Martin de Bourgon, sa femme, précédemment veuve de messire Henri Rambaud, écuyer, seigneur de Bourg-Charente, demeurant à Angoulême, d’une part ; au profit de Jean-Louis Rambaud, écuyer, seigneur de Mailhou, Torsac, Saint-Saturnin et autres lieux, demeurant en sondit château de Mailhou, paroisse de Saint-Saturnin , acceptant pour la demoiselle Rambaud, sa nièce, fille mineure de feu Henri Rambaud, vivant seigneur de Bourg-Charente, frère aîné dudit seigneur de Mailhou (30 novembre).
- Bail à ferme par Pierre-Placide de la Place, chevalier, seigneur de La Tour-Garnier, à François Pinchon, foulinier, et à Marguerite Boullet, sa femme, des moulins à drap dépendant dudit lieu de La Tour-Garnier (1er décembre).
- Vente, moyennant 2,750 livres, par demoiselle Françoise Robuste, fille majeure, demeurant à Angoulême, â Augustin Guyon-net, sieur du Peyrat, et à demoiselle Marie Arnaud, sa femme, demeurant au faubourg et paroisse de S’-Jacques de Lhoumeau de la ville d’Angoulême, des moulins à blé et à huile appartenant à la venderesse, sur la rivière de Touvre, et relevant de l’évêché d’Angoulême, ainsi que d’une rente sur le moulin à drap dudit lieu (2 décembre).
- Procès-verbal de l’incendie d’un tas de charbon étant dans la forge de Ruelle, sur l’emplacement ordinaire, pour la fabrication des canons commandés par le Roi, ledit procès-verbal fait à la requête de Paul de Montalembert, chevalier, faisant pour le marquis de Montalembert, son frère, propriétaire de la forge de Ruelle, demeurant actuellement à Paris ; auquel procès-verbal sont entendus le sieur Brocard, commis principal de ladite forge, et le nommé Février dit Bélair, commis préposé à la recette des charbons, lesquels déclarent que le matin, vers deux heures après minuit, deux poissonniers étaient venus les avertir que le feu était audit tas de charbon, ce que apprenant, ils auraient de nuit fait sonner la cloche de la fonderie pour appeler au secours tous les ouvriers ; mais qu’ayant reconnu l’insuffisance de leurs moyens, ils auraient fait sonner le tocsin, tant à l’église paroissiale dudit Ruelle qu’aux églises circonvoisines pour en rassembler les habitants, lesquels, au moment dudit procès-verbal, travaillaient encore à éteindre le feu. Les déposants déclarent en outre que cet incendie leur parait avoir été allumé par des personnes mal intentionnées à l’égard du marquis de Montalembert. Il avait été employé, pour faire ledit charbon, sept mille cordes de bois, dont il pouvait y en avoir trois mille de consommé ou perdu (6 décembre).
- Vente, moyennant 1,196 livres, par Elisabeth Bourrut, veuve de Jean Boucheron, sieur de Fonteniou, et Antoinette-Julie Bourrut, femme de Jean Blanc, sieur de La Forêt, lesdits Bourrut héritiers de feu François Prévérauld, sieur de Beaumont, ancien capitaine au régiment de Bourbon-infanterie, d’une part ; à François Thoumassin, marchand, et à Marie Mounier, sa femme, d’autre part, d’une maison sise à Angoulême, rue des Cordonniers, à main gauche en allant de la porte du Pallet au Minage où ladite maison fait le premier coin de ladite rue, et confrontant d’un côté au rempart, d’autre à la maison du sieur Lacroix, bonnetier, et par derrière à celle du sieur Barbot de la Trésoriere (10 décembre).
- Reconnaissance censuelle rendue à la cure de S’-Paul d’Angoulême, pour une maison sise en ladite ville, rue du Chat, à gauche en allant de la rue de Genève au rempart (17 décembre).
- Résignation de la cure de S’-Cybard de Plassac par Jean-Louis Bareau, prêtre, curé dudit lieu depuis vingt ans passés, mais en faveur de Jean Thinon, curé de S’-Nicolas de Villognon, et non d’autre (18 décembre).
- Constitution d’un titre clérical de 120 livres de pension viagère au profit de lui-même, par Pierre-Louis de S’-Hermine, clerc tonsuré du diocèse d’Angoulême, chapelain de la chapelle de S’-Benigne du Fa, paroisse de Sireuil, fils d’Élie de S’-Hermine, écuyer, seigneur de La Barrière, et de Madeleine Fé, demeurant audit lieu de La Barrière, paroisse de Mosnac (19 décembre).
- Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la communauté et succession de défunt François Mesnard des Barres et Marguerite Rose Galliot, sa veuve, ce requérant Etienne Faunié, sieur du Plessis, avocat en la cour, et demoiselle Marie Mesnard, sa femme, fille et gendre des susnommés (29 décembre 1755 et jours suivants).

E. 1765. (Liasse.) — 77 pièces, papier.1756Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er janvier au 29 février 1756.

- Quittance par Marie. Arnaud, veuve de Pierre Navarre, vivant sieur de Boisderet, y demeurant, paroisse de Moulidars, d’une part ; à Louis Sazerac, négociant, et à Marie Clavaud, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’autre part, d’une somme de 3,000 livres déléguée à ladite Arnaud sur le prix de vente d’une maison (5 janvier),
- Bail à ferme par Élie-François Joubert, écuyer, avocat en la cour, trésorier des pauvres de l’hôpital général de la ville d’Angoulême, et Jean Seguineau, syndic dudit hôpital, à Martin Martin, aubergiste, d’une et d’autre part, d’un pré acquis par les administrateurs dudit hôpital, des héritiers du sieur Galliot, chanoine théologal de la cathédrale d’Angoulême (12 janvier).
- Procuration générale donnée devant les notaires au châtelet de Paris, par Marc-René, marquis de Montalembert, chevalier de S’-Louis, lieutenant général de Saintonge et Angoumois, demeurant à Paris, rue Neuve-des-Bons-Enfants, à Paul, chevalier de Montalembert, son frère, et subrogation de ladite procuration par ledit chevalier de Montalembert à Thomas Jousselin de Viennois, demeurant à Angoulême (27 décembre 1755 et 14 janvier 1756).
- Procès-verbal, ce requérant Jean Gervais, écuyer, seigneur de Puymerle, lieutenant général criminel de la sénéchaussée d’Angoumois, François Clergeon, procureur au même siège, et Simon Piveteau Fleury, négociant, fabriciens de l’église S’-André d’Angoulême, des dégradations commises tant au rétable qu’au tabernacle du grand autel de ladite église, par les sieurs Arnaud, Robert, Roy et Boiteau, habitants de la paroisse et confrères de la confrérie du Saint-Sacrement, érigée en ladite église, en faisant placer un banc audessous de la chapelle S’-Antoine, ce qui a entraîné la suppression d’une partie des décorations du grand autel (16 janvier).
- Vente, moyennant 25 livres, par demoiselles Marie et Madeleine Perdreau, filles majeures, demeurant ensemble au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau de ladite ville d’Angoulême, à Jean Armand Dervaud, inspecteur général de la manufacture royale des papiers d’Angoumois, et à demoiselle Marie-Thérèse Henry, sa femme, tant pour eux que pour les sieurs Henry, leurs beau-frères et frères, de tous les arbres existant actuellement dans une petite île ou îlot appartenant auxdites demoiselles Perdreau, dans la rivière de Charente, et vente.par les mêmes aux mêmes, et moyennant pareille somme de 25 livres, du sol de ladite île ou îlot (18 janvier).
- Contrat de mariage entre Philippe Petit, maître chirurgien, fils de Jean Petit, marchand potier d’étain, et de Jeanne Fromentin, d’une part ; et Marguerite Leclerc, fille de Bernard Leclerc, maître armurier, et de Marie Penaud, d’autre part, demeurant les parties en la ville d’Angoulême, en faveur duquel mariage Christophe Fromentin , prêtre, curé de la paroisse d’Erraville en Angoumois , a fait don audit proparlé d’une maison sise en la ville de Châteauneuf, près le presbytère, que le donateur avait acquise suivant acte du 14 mars 1750, reçu Ferrand, notaire royal, des sieur et dame Fé de Barqueville (20 janvier).
- Quittance par François de Viaud, écuyer, seigneur de La Charbonnière, y demeurant, paroisse de Chazelles, faisant tant pour lui que pour dame Marguerite Du Lau, sa femme, d’une part ; à Antoine de Raymond, écuyer, seigneur de La Coste, demeurant au bourg de Sainte-Croix en Péri-gord, d’autre part, de la somme de 597 livres 15 sous 4 deniers revenant à ladite Du Lau, pour sa moitié, sur celle de 1,195 livres 10 sous 8 deniers provenant de la vente consentie à Pierre de Raymond, chevalier, seigneur de Pressac, père dudit sieur de La Coste, par Jean de Chazelles, écuyer, Léonard Du Lau, aussi écuyer, et plusieurs autres, des biens fonds et domaines mentionnés à un contrat du 29 mai 1752, reçu Deladoire, notaire royal (21 janvier).
- Quittance par dame Marie de Pindray, agrégée de la communauté des dames de l’Union-Chrétienne d’Angoulême, à François Maillard, chevalier, seigneur de La Combe, Lenchère en partie et de la seigneurie de Beaussac, demeurant audit lieu de La Combe, paroisse dudit Beaussac en Périgord, de la somme de 1,600 livres en principal sur le prix de la vente faite audit sieur de Lenchère par ladite dame de Pindray, du domaine de Lascaud et ses dépendances, suivant acte du 25 août 1750, reçu Caillaud et son confrère (30 janvier).
- Sommation par Jean-Baptiste-Thomas Jousselin de Viennois, demeurant à Angoulême, comme procureur substitué du marquis de Montalembert, à monsieur de Lamartinière, commis à la forge de Ruelle, et notification à celui-ci du pouvoir et ordre donné audit Jousselin, d’avoir à arrêter tous les états de dépense concernant les forges, régler tous les mémoires, en donner des arrêtés et reconnaissances, faire les marchés, ventes et achats relatifs à la fourniture desdites forges ; à quoi ledit sieur de Lamartinière répond qu’étant chargé par le ministre de la manutention des fonds destinés à l’achèvement de l’entreprise de monsieur le marquis de Montalembert, pour la fourniture de canons à faire à la marine, au même titre que monsieur Morin est chargé de leur exécution, ils n’ont, l’un et l’autre, à rendre compte de leur conduite qu’à ceux par qui ils ont été préposés (23 janvier).
- Sommation respectueuse par Jean Lacour, maître ès arts, demeurant à Angoulême, paroisse S’-Antonin, à Jean Lacour, son père, marchand (3 février).
- Quittance par dame Anne Dussieux, veuve de Philippe Vigier, écuyer, sieur de La Pille, demeurant à Angoulême, à Henri Combret, marchand du faubourg Lhoumeau (7 février).
- Contrat de mariage entre Martial Dutillet, écuyer, sieur de Juillac, garde du corps du Roi, de la première compagnie , fils de maître Mathieu Du Tillet, sieur de Beauvais, juge sénéchal des châtellenies de Voulgezac et de Torsac, et de demoiselle Geneviève Desbordes, sa femme, d’une part ; et demoiselle Marguerite Florenceau de Thurin, fille de défunts monsieur maître Louis Florenceau de Boisbedeuil, ancien lieutenant particulier au présidial d’Angoumois, et dame Marie Boucher, sa femme, d’autre part (9 février).
- Testament de demoiselle Marie Boisson de Rochemont, fille majeure, demeurant ordinairement au lieu de La Borde, paroisse de Gondeville, et de présent dans une chambre de maison occupée par le sieur Sirier, maître chirurgien de la ville d’Angoulême, par lequel, après avoir déclaré qu’elle s’en rapporte, pour ses funérailles ainsi que les messes, prières et aumônes à célébrer et faire pour son âme, à la bonne volonté et discrétion de Philippe Laîné de Bellebarde, prêtre, curé de Mainxe, son cousin germain, elle dispose de ses meubles et acquêts en faveur de demoiselles Madeleine et Marie-Rosalie Boisson de Rochemont, ses sœurs (15 février).
- Vente, moyennant 54,000 livres, par Marguerite Thevet, veuve de Nicolas Resnier, vivant greffier en chef de la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, faisant tant pour elle que pour André Resnier, son fils mineur, pour autre André Resnier, greffier en chef de ladite sénéchaussée, pour René Benoît, avocat en la cour, à cause de Thérèse-Julie Resnier, sa femme, et encore pour Guillaume Resnier de Goué, capitaine d’infanterie au régiment de Vermandois, et pour Marie Resnier, fille majeure, d’une part ; à messire Pierre Regnaud, chevalier de la Soudière, chevalier de S’-Louis, brigadier des gardes du corps du Roi, et à dame Anne-Françoise-Catherine-Marie Arnaud, sa femme, demeurant à Angoulême, d’autre part, du fief et seigneurie de Goué, consistant en logis, cour, bâtiments, tant pour les maîtres que pour les métayers, jardins, parc, réservoirs, prés, vignes, terres labourables et non labourables, rentes seigneuriales, agriers, complants, mouvances directes, moulins, écluses, pêcheries, droits de chasse, fuie, chapelle domestique, droits honorifiques et de chapelle, ensemble les treuil, pressoirs, cuves, chaudière à eau-de-vie, le bateau et les ornements de la chapelle, et tout ce qui est porté au bail passé le 24 mars 1751, devant Bire, notaire royal (16 février).
- Convention entre Pierre Grattereau, marchand, ancien consul en la juridiction consulaire d’Angoulême, demeurant au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau de ladite ville, d’une part ; et Jean Gaillard, maître fabricant de papier, et Rose Blé, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’autre part, entre lesquels a été arrêté ce qui suit, savoir que lesdits Gaillard et Rose Blé, sa femme, iront faire leur demeure dans les bâtiments du moulin à papier de La Rochechandry, paroisse de Mouthiers, appartenant au seigneur comte de Montbron et aux sieurs et demoiselles de Montbron, ses frères et sœurs, et dont ledit Grattereau est fermier, et que lesdits Gaillard et Blé travailleront et feront travailler à la fabrication des diverses sortes de papiers spécifiées dans ledit marché ; en faveur duquel marché et pour faciliter l’exploitation dudit moulin, ledit Grattereau a présentement avancé auxdits Gaillard et sa femme, la somme de 2,500 livres pour former le cabal dudit moulin, laquelle somme devra être employée en achat de chevaux, flau-tres, meubles meublants , peilles, colles, blé, vin et autres choses nécessaires audit cas (19 février).
- Règlement en forme de partage entre demoiselle Anne Vallier, veuve de Pierre Duchapt, vivant avocat en la cour, demeurant ordinairement à La Verrerie, paroisse de Ronsenac, d’une part ; demoiselle Louise de La Garde, veuve de Jean Dufresse, vivant sieur de La Seguinie, tant en son nom que comme tutrice de ses enfants mineurs, et Jean Pineau, receveur des domaines du Roi, subdélégué du bureau des finances, à cause de Marie Dufresse, sa femme, encore d’autre part (23 février),
- Obligation de 6,000 livres consentie par Jean-Jacques Salomon, écuyer, demeurant au logis de Saint-Ciers, paroisse dudit lieu, tant pour lui que pour dame Madeleine de la Cour, sa femme, absente, et encore au nom et comme fondé de procuration générale et spéciale de messire Jacques Salomon du Chastenet, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maison, couronne de France et de ses finances, près le parlement de Bordeaux, et dame Marie Rome, ses père et mère, demeurant en la ville de Rochefort, d’une part ; au profit de monsieur maître Moïse Dumas, écuyer, seigneur de Chebrac, conseiller du Roi assesseur civil et lieutenant criminel au présidial d’Angoumois, d’autre part (24 février).
- Partage entre Jacques Mesnard, bourgeois de la ville d’Angoulême, et François Mesnard, docteur en médecine, conseiller médecin du Roi pour la province d’Angoumois, demeurant lesdites parties au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau, des biens meubles et immeubles dépendant de la succession de François Mesnard, sieur des Barres, leur père commun (25 février).
- Vente, moyennant 6,000 livres payables dans un an, après la passation des présentes, par maître Jean Chauvineau, procureur en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois et élection d’Angoulême, à François Brun, praticien, et à Christine Saint-Amand, sa femme, demeurant à Angoulême, desdits état et office de procureur en ladite sénéchaussée d’Angoumois et élection d’Angoulême dont ledit Chauvineau est actuellement pourvu et paisible possesseur, avec tous les droits dans les greffes qu’il peut prétendre, et tous les dossiers et pièces qui peuvent être présentement entre les mains de messieurs les conseillers, rapporteurs et avocats (27 février).
- Prise de possession de la cure de S’-Jacques de Lhoumeau par François Gilbert, archiprêtre et curé de S’-Jean d’Angoulême, bachelier en théologie, sur la résignation de ladite cure faite à son profit par Jean-Louis Thinon, prêtre, aussi bachelier en théologie, chanoine de la cathédrale d’Angoulême, curé de ladite paroisse ^de S’-Jacques de Lhoumeau et prieur commendataire du prieuré simple de S’-Jacques de La Terne, paroisse de S’-Aignan de Luxé (28 février 1756).

E. 1766. (Liasse.) — 43 pièces, papier1756Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er mars au 29 avril 1756

- Transaction sur partage, entre Pierre Demay, maître chirurgien juré, pensionnaire du Roi, et demoiselle Anne David, sa femme, d’une part ; Philippe Robert, meunier, et Marie David, sa femme, d’autre part (4 mars).
- Inventaire des meubles dépendant de la succession de Marguerite Boissonnet, veuve de François Mesnard, sieur de Saint-Martin, décédée le 7 décembre précédent, dans la maison de Pierre Boilevin, maître ès arts, sise en la ville d’Angoulême, rue du Soleil, paroisse S’-André, ledit inventaire fait à la requête du sieur Marginière, prêtre, curé de Marthon, neveu de la défunte (5 mars).
- Constitution d’un titre clérical par Guillaume Létourneau, prêtre, curé de la paroisse de Vieux-Cérier, au profit de François Létourneau, son neveu, fils de Martin Létourneau, tailleur d’habits, et de défunte Suzanne Sure, sa femme, clerc minoré et élève au séminaire d’Angoulême (6 mars).
- Constitution de 10 livres de rente par Pierre Dechilloux, avocat en la cour, juge sénéchal de Charmant, au profit de demoiselle Anne Courraud, fille majeure (7 mars).
- Vente, moyennant 500 livres, par François Navarre, sieur de Brandonnière, avocat au Parlement et juge sénéchal de S’-Privat en Périgord, d’une petite maison sise à Angoulême, près la maison de ville, paroisse S’-André, sur la rue qui conduit de la halle de ladite ville au Minage, à main droite, et par un côté confrontant à une petite rue qui va du Minage à la halle du Pallet (14 mars).
- Bail à ferme par Louis Rullier du Puy, prêtre, prieur de l’abbaye de Notre-Dame de Bournet et de S’-Chartier de Javarzay, à Charles Robert, cavalier de la maréchaussée de Poitou, de tous les revenus du prieuré de Javarzay (15 mars).
- Testaments : de Marguerite Musseau, veuve de François Dubois, sieur de La Cour, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Chabrillan, pensionnaire du Roi, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André (18 mars) ; — de Marie Duchesne, veuve de Guy-François Filhon, marchand orfèvre, demeurant à Angoulême, rue de Genève (18 mars).
- Bail à ferme par Pierre Perrier, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, des biens immeubles appartenant aux enfants mineurs de défunts Laurent Fougeron, procureur audit siège, et Marie Vivien, sa femme (25 avril 1756).

E. 1767. (Liasse.) — 73 pièces, papier.1756Caillaud, notaire royal à AngoulêmeActes reçus par ce notaire, du 1er mai au 30 juin 1756

- Bail à loyer, pour trois années à compter du 17 mars précédent, et moyennant 26 livres l’une, par maître Guy de Villemandy, ancien procureur en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, demeurant à Angoulême, à Léonard Sire, garçon cordonnier, d’une chambre haute dans la maison habitée par le bailleur, rue des Trois-Notre-Dame, avec une écurie dépendant de ladite maison (3 mai).
- Cession d’une créance par Simon Mathé, notaire royal de la ville d’Angoulême, à Antoine Civadier, prêtre, curé de S’-Paul de ladite ville (4 mai).
- Testament d’Andrée Bibaud, veuve d’Antoine Civadier, vivant procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, demeurant à Angoulême, paroisse S’-Paul (8 mai).
- Résignation de la cure et archiprêtré de S’-Jean d’Angoulême, par François Gilbert, prêtre, archiprêtré de ladite église, mais en faveur de messire Jean-François Gilbert, prêtre du diocèse d’Angoulême, gradué en théologie, licencié en droit civil et canonique, chanoine semi-prébendé de la cathédrale, et non d’autre (8 mai).
- Procès-verbal de l’état du logis et seigneurie de Goué, paroisse de Mansle, ce requérant messire Pierre Regnauld, chevalier de La Soudière, seigneur dudit Goué, pour l’avoir acquis, conjointement avec la dame Arnaud, sa femme, par acte de 16 février précédent, reçu Caillaud, de demoiselle Marguerite Thevet, veuve de Nicolas Resnier, greffier en chef de la maréchaussée d’Angoumois, et de ses enfants (10 mai).
- Vente, moyennant 1,000 livres, par Elisabeth Duverdier, veuve de Pierre-Joseph Delâge, notaire royal et apostolique en Angoumois, à la rèsidense d’Angoulême, tant de son chef que comme tutrice de Michel Delâge, son fils, d’une part ; à Jean Mallat, praticien, d’autre part, demeurant les parties en la ville d’Angoulême, paroisse S’-André, savoir est dudit office de notaire royal et apostolique en Angoumois dont ledit défunt Delâge avait été pourvu par lettres royaux en date du 25 février 1723 et auquel il avait été reçu le 8 mars de la même année (20 mai).
- Constitution de rente par dame Marguerite-Mélanie Nadaud, dame de Neuillac, Chenaumoine, Saint-Pardoulx et autres lieux, veuve d’Alexandre de Paris, vivant chevalier, seigneur du Courret, .La Rochette, L’Épineuil et autres lieux, demeurant au logis de Neuillac, paroisse d’Asnières, d’une part ; au profit de monsieur maître André Arnaud, écuyer, seigneur de Ronsenac, juge magistrat en la sénéchaussée d’Angoumois, d’autre part (25 mai).
- Quittance par Moïse Dumas, écuyer, seigneur de Chebrac, lieutenant particulier criminel au présidial d’Angoumois, à Charles de Beaumont, écuyer, chevalier,seigneur des Chilliers(?),La Bristière et autres lieux, lieutenant des vaisseaux du Roi au port de Rochefort, et à dame Anne Gentil, sa femme, demeurant audit lieu de La Bristière, paroisse des Chilliers (ou Chillais), de la somme de 5,000 livres, d’une part, pour le remboursement d’une obligation de 2,000 livres autrefois consentie par dame Catherine de Beaumont de Gibaud, de son chef et comme fondée de procuration de Louis de Rochon, chevalier, seigneur de Puycherry, et pour l’amortissement d’une rente de 150 livres due par les mêmes sieur et dame de Puycherry (31 mai).
- Bail à ferme, pour sept années et à raison de 210 livres l’une, par François Vallier, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, syndic et trésorier des pauvres de l’Hôtel-Dieu-Notre-Dame-des-Anges de la ville dAngoulême, à Cybard Lescallier, marchand, et à Rose Jeudy, sa femme, d’un jeu dé paume, avec maison, jardin et écurie, appartenant auxdits pauvres et situé en la ville d’Angoulême, joignant d’un côté audit Hôtel-Dieu, d’autre côté et par derrière au jardin des PP. Cordeliers, et par devant à la rue qui va au couvent des PP. Minimes, à main droite (4 juin).
- Inventaire des meubles et papiers dépendant de la succession de feu Jean Moreau, huissier au consulat de la ville d’Angoulême, ce requérant Charles Decrugy, huissier audiencier au présidial d’Angoumois, et Rose Moreau, sa lemme (18 juin).
- Cession d’une rente par Jean-Elie de Nesmond, prêtre, abbé de l’église séculière et collégiale de Blanzac, y demeurant, à Simon Joubert, avocat en la cour, demeurant à Angoulême (18 juin).
- Vente, moyennant 2,500 livres en espèces, un habit complet en drap d’Elbœuf, prêt à mettre, et un castor de Paris, le tout estimé 120 livres, plus une couverte « cathelanne », de la valeur de 30 livres, par Philippe Naulin, bourgeois de la ville d’Angoulême, et Marguerite Hériard, sa femme, à Charles Decrugy, huissier, et à Rose Morean, sa femme, d’une maison audit Naulin appartenant, sise à Angoulême, paroisse S’-André, confrontant par devant à la rue du Petit-Maure, à main gauche en allant de la halle du Palet sur les remparts, et par derrière à la rue desdits remparts (19 juin).
- Transaction sur procès criminel, entre Honoré-André Latache, demandeur, et Jacques Courteau, marchand boucher, intimé (19 juin).
- Marché entre Pierre-Charles de Ruffray, propriétaire de la forge de Rancogne, y demeurant, paroisse dudit lieu, d’une part ; et Jean Bloin, faisant tant pour lui que pour André et autre Jean Bloin, ses père et frère aîné, demeurant ensemble au village de Grosbot, paroisse de Saint-Genis, d’autre part, aux termes duquel ceux-ci s’engagent à conduire pour ledit seigneur de Ruffray, trente canons massifs, de sa dite forge de Rancogne à sa forerie du Gond, paroisse de S’-Jacques de Lhoumeau, ledit transport devant s’effectuer sur des charriots appartenant audit de Ruffray, par les chevaux des entrepreneurs, et ce moyennant 1,800 livres, sur lesquelles ledit de Ruffray a présentement avancé 900 livres (23 juin).
- Quittance par Martial Du Tillet de Beauvais, au nom et comme fondé de procuration de messire Jean-René de Choigny, écuyer, chevalier, seigneur de Chouppes, Bore, Le Porteau, Torsac et autres lieux, chevalier de S’-Louis, et de dame Anne-Henriette de la Place, sa femme, fille et héritière de feu messire Jacques-Charles de la Place, seigneur de Torsac et donataire de messire Charles-Alexandre-Gabriel de la Place, exempt des Gardes du corps du Roi, cousin germain de ladite dame, d’une part ; à Jean Faunié, sieur du Plessis, d’autre part, de la somme de 1,112 livres 8 sols représentant partie des arrérages des prises du village de La Chapuze et du Maine-de-Lif, en principal et intérêts (25 juin).
- Acte en forme de compte entre demoiselle Philippe Gignac, veuve d’Antoine Geoffroy, vivant sieur de La Thibaudière, comme tutrice de ses enfants mineurs, demeurant au village de Marteau, paroisse de Saint-Saturnin, d’une part ; et André Raboteau, laboureur :’t bras, d’autre part (27 juin).
- Dépôt du testament du sieur Cazier, curé de Saint-Constant, ledit testament en date du 20 juin 1750 et en forme olographe (12 juin 1756).

E. 1768. (Liasse.) — 82 pièces, papier.1756Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire du 2 juillet au 31 août 1756.

- Inventaire des meubles, effets et papiers dépendant de la succession de demoiselle Andrée Bibaud, veuve de monsieur Civadier (2 et 3 juillet).
- Transaction et partage entre Jean Thevet, sieur de Lessert, avocat en la cour, fondé de procuration de dame Jacquette Pigornet, veuve d’André Thevet, vivant sieur de La Combedieu, sa mère, d’une part ; et Jean Hériard, sieur de La Ronde, tant en son chef que comme mandataire de Jean-François Hériard, sieur de Préfontaine, juge sénéchal de la baronnie de Montignac-Charente, comme légal administrateur de Rose Hériard, sa fille mineure, et faisant encore pour Joseph Hériard, sieur de La Mirande, capitaine aide-major au régiment de Normandie, pour Bernard Hériard, sieur du Breuil, et Marguerite Hériard, frère et sœur dudit de La Mirande, d’autre part, au sujet de la succession de demoiselle Rose Jolly, fille majeure (9 juillet).
- Ratification par Marguerite Hériard, femme de Philippe Naulin, bourgeois, de la vente consentie par ledit Naulin à Charles Decrugy, huissier audiencier au présidial d’Angoumois, et à Rose Moreau, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’une maison avec écurie, sise en ladite paroisse et appartenant audit Naulin de son chef (11 juillet).
- Reconnaissance rendue à Jean David, sieur de Boismorand, procureur au présidial d’Angoumois, représentant le défunt sieur de Boismorand, son père, acquéreur de domaine du Roi, d’une part ; par Marie Roullet, fille majeure, et Anne Roullet, veuve de Jacques Voyer, praticien, demeurant au Pontouvre, d’autre part, pour deux journaux de terre sis près le village de Chez-Rentier, paroisse St-Martial d’Angoulême (12 juillet).
- Titre nouvel donné par dame Anne-Thérèse de Veillard, veuve de Louis de Galard de Béarn, chevalier, seigneur du Pouyaud, et non commune en biens avec lui, par Louis-Pierre de Galard de Béarn, chevalier, seigneur du Pouyaud, par Jean de Galard de Béarn, chevalier du Pouyaud, et par demoiselles Pélagie et Marie-Marguerite de Galard de Béarn, tous majeurs, les derniers représentés par ladite dame de Galard, leur mère, celle-ci faisant aussi pour demoiselle Catherine-Antoinette de Galard, sa fille mineure, demeurant tous au château du Pouyaud, paroisse de Dirac, d’une part ; à Antoine de Crès, chevalier, seigneur d’Angle, Blanzay et autres lieux, gendarme de la garde du Roi, chevalier de S’-Louis, demeurant en son château de Vervant, paroisse dudit lieu, d’autre part, pour raison de deux rentes constituées au profit de ce dernier par ledit feu de Galard et la dame de Veillard, sa femme, suivant contrats des 20 janvier et 23 août 1720, reçus Desescures, Marchand et Sellier, notaires (22 juillet).
- Reconnaissance rendue à Jean Normand, chevalier, seigneur de La Tranchade, Sainte-Catherine et Garât, par André Cirbiot, maître chirurgien, demeurant au bourg de Dirac, pour une maison sise audit bourg (23 juillet).
- Vente, moyennant 50 livres, par sieur Philippe Thouard, cuisinier de monsieur de Chenon, demeurant au château de Domezac, paroisse de Saint-Gourson en Angoumois, à Nicolas Lhoumeau, bourgeois, demeurant au village d’Argence, paroisse de Champniers, d’un journal et demi de vieille vigne, en partie détruite, sis au plantier des Moussettes, paroisse dudit Champniers, et relevant de monsieur le président Arnauld, seigneur dudit lieu, au devoir d’un dixième des fruits (24 juillet).
- Cession par sieur Emmanuel Sazerac, conseiller du Roi, receveur de la maîtrise particulière des eaux et forêts d’.Angoumois et juge en charge en la juridiction consulaire d’Angoulême, à Jean Brun fils, bourgeois, négociant et ancien consul en ladite juridiction, savoir est du bail judiciaire du moulin à papier de Bresmon, autrement dit de Montbron, appartenant à la fille mineure de feu Henri Rambaud, vivant écuyer, seigneur de Bourg-Charente, et prorogation dudit bail en faveur dudit Brun, par Jean-Louis Rambaud, écuyer, seigneur de Mailhou, Saint-Saturnin, Torsac et autres lieux, tuteur de ladite demoiselle Rambaud de Bourg-Charente, sa nièce (28 juillet).
- Constitution de 90 livres de rente par Charles-Jean Respingez, sieur du Pontil, ancien avocat aux conseils du Roi, demeurant à Angoulême, faubourg de La Bussatte, au profit de Jacques Goubert, ancien officier de la marine, chevalier de S’-Louis, demeurant à Paris, rue S’-Jean-de-Beauvais, paroisse S’-Etienne-du-Mont, François de Lessat, avocat au présidial d’Angoumois, stipulant et acceptant pour lui (31 juillet).
- Prise de possession de la cure et archiprêtré de S’-Jean d’Angoulême, par Jean-François Gilbert, chanoine semi-prébendé, sur la résignation faite en sa faveur par François Gilbert, prêtre, curé de S*-Jacques de Lhoumeau, dernier possesseur dudit archiprêtré (2 août).
- Constitution de 50 livres de rente par Marie-Julie de Vassoigne, veuve de François de S’-Hermine, chevalier, seigneur de S’-Hermine, ancien capitaine de vaisseau, chevalier de S’-Louis, demeurant à Angoulême, au profit de dame Marie-Thérèse Du Lau, supérieure des dames hospitalières de l’Hôtel-Dieu de ladite ville (11 août).
- Bail à ferme, pour neuf années et à raison de 460 livres l’une, par Jacques-Pierre Salomon, chevalier, seigneur de Bourg-Charente et autres lieux, conseiller du Roi, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges, demeurant en son château de Bourg-Charente, paroisse dudit lieu" d’une part ; à Michel Favret du Pommeau, directeur des aides de l’élection d’Angoulême, stipulant et acceptant au nom de monsieur Pierre Henriet, adjudicataire des fermes générales du Roi, d’autre part, savoir est d’une maison sise â Angoulême, place du Mûrier, paroisse de La Paine, ci-devant occupée par feu monsieur de Roffignac, et depuis par sa veuve (12 août)
- Acte capitulaire et délibération de la majeure partie des habitants d’Hiersac, réunis pour se prononcer sur la commodité ou l’incommodité qui pourrait résulter de l’établissement d’un banc dans l’église dudit lieu, par monsieur Junien Maulde, sieur de La Clavière ; sur quoi lesdits habitants déclarent qu’il n’y a jamais eu de banc dans l’église d’Hiersac et qu’il ne peut y en avoir, concluant à la résiliation pure et simple du marché passé avec ledit sieur de La Clavière pour la concession dudit banc (22 août).
- Vente, moyennant 450 livres, par Louis-Guillaume Rullier, notaire royal pour la réserve de la ville de Châteauneuf, fils, héritier et biens tenant de feu Jean Rullier, aussi notaire royal pour la réserve du bourg et paroisse de Ladiville, d’une part ; à Jean Mallet, praticien, demeurant au village de Villars-Marange, paroisse de Mérignac en Angoumois, d’autre part, savoir est dudit office de notaire royal pour le bourg et paroisse de Ladiville, avec toutes les minutes des actes reçus tant par ledit Rullier père que par Jean Nouveau, son prédécesseur (23 août).
- Bail à ferme, pour trois années, à raison de 460 livres l’une, par Marc-René, marquis de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont et autres lieux, lieutenant général de Saintonge et Angoumois, associé libre de l’académie des sciences, demeurant en son hôtel, rue des Bons-Enfants, à Paris, d’une part ; à Jacques David, poissonnier, demeurant au village du Pontouvre, d’autre part, savoir est du droit de pêcher dans toutes les eaux qui appartiennent audit seigneur marquis de Montalembert, dans la rivière de Touvre, tout ainsi que ledit seigneur les a acquises du marquis de Neuvic et de la dame Paute, sa femme (24 août).
- Bail à ferme, pour sept années, à raison de 60 livres et deux paires de poulets pour chacune desdites années, par dame Anne de Pérusse des Cars, abbesse de S’-Ausone d’Angoulême, à François Marchesson, voiturier, de la grande herbe à récolter dans deux îles contigues, situées dans la rivière de Charente, paroisse de Marsat, appelées l’une l’île du Pible (peuplier), l’autre l’île de La Thibaudière, et confinant à l’île de Chaussebrit (25 août).
- Bail à ferme par sieur Denis Aubin, marchand, demeurant à La Grange-à-1’Abbé, paroisse de Saint-Yrieix hors les murs d’Angoulême, d’une maison sise au faubourg S’-Cybard de ladite ville, au-dessus des ponts, et faisant face à l’abbaye dudit S’-Cybard, la rivière de Charente entre deux (31 août 1756).

E. 1769. (Liasse.) — 67 pièces, papier.1756Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er septembre au 31 octobre 1756.

- Reconnaissance de rente donnée par Guillaume Annequin, et Catherine de Lamartinière, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse Notre-Dame-de-la-Paine, faisant tant pour eux que pour messire Marc-Antoine de Lamartinière, prêtre, leur frère et beau-frère, précédemment curé de Vitrac, à présent curé de Courserat, tous héritiers de défunts Philippe de Lamartinière, marchand, et de Marie Jouannet, leurs père et mère, d’une part ; à Pierre Mounié, maître ès arts, et à Marguerite Bournaud, sa femme (1er septembre).
- Procès-verbal de visite du moulin à papier de Poullet, sis sur la rivière de Charrau, paroisse et juridiction de La Couronne, ce requérant Jean-Arnaud Gilbert, maître apothicaire, l’un des pairs de la maison commune d’Angoulême, faisant pour Rémi Gilbert, pair dudit corps de ville et ancien juge en la juridiction consulaire de ladite ville (3 septembre).
- Confirmation par Jean Seguin, prêtre, curé de S’-Pierre-ès-Liens de Linars, et les fabriciens de ladite église, en faveur de Renard Cambois, sieur de Cheneuzac, du droit de banc et sépulture dans ladite église, concédé suivant contrat du 16 mars 1615, reçu Gibaud, notaire royal, par Etienne Maquelilan, lors curé de Linars, à Jean Loizeau, sieur du Colombier, lequel droit aurait été transporté, par acte du 21 juillet 1644, à Philippe Robuste, sieur de Cheneuzac, et à ses successeurs, et par eux cédé audit Cambois ; lesdits banc et sépulture sis en la chapelle de S’-Georges de ladite église (7 septembre).
- Acte en forme de règlement, portant cession par Jacques Bernard, chevalier, seigneur de Luchet, de son chef et en qualité de fils aîné et principal héritier de dame Marie Villain, faisant encore pour dame Anne Villain, sa tante, demeurant au lieu noble du Luchet, paroisse de Criteuil, et agissant conjointement avec Jean Chemineau, ci-devant procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, mandataire de François-Benoît De Vismer, bourgeois de Paris, lui-même fondé de procuration de demoiselles Anne-Charlotte et Judith-Éléonore Villain, d’une part ; à dame Marie-Marguerite Thenault, femme de messire Jean-Charles Terrasson, chevalier, seigneur de Verneuil, qui l’autorise à l’effet des présentes, demeurant à Angoulême, d’autre part, savoir est de la somme de 618 livres 8 sous, d’une part, pour les portions revenant audit seigneur de Luchet et aux-dites demoiselles Villain, dans les successions de demoiselles Anne et Judith Villain, quant à la somme de 762 livres 8 sols de capital, restante de plus grande somme due auxdites défuntes demoiselles Villain par messire Achille Terrasson, écuyer, seigneur de Verneuil, et la dame Lambert, sa femme, en vertu d’un jugement rendu contre eux en la sénéchaussée d’Angoumois, le 14 mars 1704, déclaré exécutoire François de Giboust, seigneur de Chastellux, et la dame Terrasson, sa femme, et contre ledit seigneur de Verneuil, par autre jugement de la même cour, du 30 juin 1724 (12 septembre).
- Sommation et protestation par Pierre Delafont, procureur au prêsidial d’Angoumois, faisant au nom de Paul, chevalier de Montalembert, agissant lui-même au nom de Marc-René de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont et autres lieux, d’une part ; à rencontre du sieur Mit-taud, directeur du bureau des messageries de la ville d’Angoulême établi au faubourg Lhoumeau de ladite ville, d’autre part, à l’occasion de l’envoi d’un sac de papiers et d’un louis d’or de 24 livres, le tout affranchi de port, que ledit Delafont avait fait à maître Thibaud, procureur au bureau des finances de l’intendance de Bordeaux, pour un procès pendant devant l’intendant de ladite généralité, entre ledit marquis de Montalembert et le sieur Pottier de La Borderie, lequel sac n’était parvenu à sa destination, pourquoi ledit Delafont requiert ledit Mittaud de lui représenter son registre et ses feuilles de charge et décharge, ce que celui déclare ne pouvoir faire, attendu que le registre en cours au moment de l’expédition étant fini, il l’a envoyé au bureau de Paris ; laquelle réponse ledit Delafont, au nom dudit marquis de Montalembert, prend pour refus et proteste de se pourvoir comme de droit (12 septembre).
- Arrentement par Pierre Sarlandie, écuyer, conseiller du Roi, maître particulier des eaux et forêts d’Angoumois, comme légal administrateur de Pierre Sarlandie, écuyer, son fils, héritier de défunte dame Marie Bobot, sa mère, à Nicolas Ruettard, menuisier, d’une maison sise à Angoulême, rue Froide, paroisse S’-André (17 septembre).
- Vente, moyennant 3,500 livres, par Pierre Corrion, négociant, et Marie Gaborit, sa femme, demeurant au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau, à Marc Dupain, maître boulanger, d’une maison sise à Angoulême, paroisse S’André, confrontant par devant à la rue qui conduit de la halle du Pallet à la rue des Trois-Notre-Dame, et par derrière à la maison du sieur de Villemandy, ancien procureur, et de la dame Saoul, sa femme (19 septembre).
- Inventaire des meubles, effets, titres et papiers dépendant des successions de défunts Philippe Aultier, sieur du Chalard, conseiller du Roi, juge magistrat honoraire en la sénéchaussée d’Angoumois, et dame Marguerite-Esther Allenet, sa femme, ce requérant Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur des Dauges, Pressac et autres lieux, comme légal administrateur des enfants mineurs de lui et de défunte dame Anne Aultier, sa femme, et Pierre-Aignan de Chalup, chevalier, seigneur du Granger, Le Bast et autres lieux, tant pour lui que pour dame Jeanne Aultier, sa femme, demeurant au logis noble du Granger, paroisse de « Mainsignac » en Périgord. A remarquer audit inventaire : deux tableaux, l’un moyen, représentant sainte Marguerite, l’autre petit, représentant saint Philippe, estimés 6 livres ; — sept pents de tapisserie à histoires, tirant treize aunes, usés, pourris et percés en plusieurs endroits, estimés 190 livres ; — une écuelle à bouillon avec son couvercle, deux cuillers à ragoût, six cuillers et six fourchettes, une autre cuiller, deux petites cuillers à poivre et à sel, et un bougeoir, le tout en argent, pesant huit marcs et deux onces, à 48 livres le marc, montant à 396 livres ; — une épée à poignée et garde d’argent, estimée 50 livres ; — une sentence du présidial d’Angoumois, du 31 août 1697, adjugeant à Jean Aultier, avocat au Parlement, père du seigneur du Chalard, pour la somme de 3,510 livres, le lieu et métairie du Chalard, paroisse de Grassac, saisi à la poursuite de Louis Dusqué (?), sieur de La Salle, sur la tête de dame Susanne Barbarin, veuve de Jérôme de S’-Laurent, seigneur dudit lieu du Chalard ; — la grosse en parchemin du contrat de mariage dudit sieur Aultier du Chalard avec la dame Allenet, en date du 27 octobre 1711, reçu Petit, notaire royal ; — une expédition en forme du contrat de mariage de Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, les Dauges et autres lieux, avec Anne Aultier, en date du 9 mai 1746, reçu Petit, notaire royal ; — le contrat de mariage des seigneur et damé de Chalup, en date du 14 mars 1749, reçu Filhon, notaire royal (25 septembre et jours suivants).
- Arrentement par Antoine Dumas, sieur de Boisredon, capitaine des chasses de la baronnie de Champagne-Mouton et sous-commissaire du haras de l’élection, demeurant au bourg dudit Champagne-Mouton, tant pour lui que pour dame Anne-Gabrielle de Garoste, sa femme, d’une part ; à Louis Régeon, boulanger et marchand de bois, demeurant audit bourg, d’autre part, d’une maison sise au même lieu et d’une pièce de terre sur le chemin qui va dudit bourg à Biarge (25 septembre).
- Bail à loyer, pour sept années et à raison de 55 livrée l’une, par Jean Seguineau, procureur au prêsidial d’Angoumois et agissant en qualité de syndic des pauvres de l’hôpital général d’Angoulême, ceux-ci donataires de feu 3ean-Baptiste Godard, en son vivant procureur audit siège, d’une part ; à François Sallée, huissier audiencier à la police de la ville d’Angoulême, d’autre part, savoir est d’une maison sise en ladite ville, rue des Cordonniers, paroisse Notre-Dame de Beaulieu, et dépendant de l’hérédité dudit Godard (26 septembre).
- Donation pure et simple, entre vifs, à charge d’une pension alimentaire, par demoiselle Marie Lacaton, fille majeure, à Christophe Joubert, écuyer, conseiller du Roi et son procureur en l’élection d’Angoulême, de la tierce partie d’une maison appartenant à la donatrice et située en ladite ville, faubourg S’-Pierre, paroisse S’-Ausone, ouvrant sur la grande rue qui va de la porte S’-Pierre à la garenne du Roi (27 septembre).
- Vente par Charles-Jean Respingez du Pontil, avocat au Parlement, ancien avocat aux conseils du Roi et ancien contrôleur général des trésoriers des troupes de Sa Majesté, comme héritier de feu Jean Respingez du Pontil, son père, d’une part ; à Mathieu du Tillet de Beauvais, juge sénéchal de la châtellenie de Voulgézac et de Torsac, d’autre part, demeurant les parties en la ville d’Angoulême, de tous les biens appartenant au vendeur dans la paroisse de Torsac ; ladite vente faite à la charge par l’acquéreur de payer annuellement à César Dexmier, seigneur de Chenon la somme de 85 livres de rente seconde (27 septembre).
- Constitution de 50 livres de rente par René de Vassoigne, chevalier, seigneur de La Bréchenie, et dame Marie-Julie de Galard de Bearn, sa femme, conjointement avec dame Marie-Julie de Vassoigne, veuve de Hélie-François de S’-Hermine, vivant chevalier, seigneur de S’-Hermine, chef d !escadre des armées navales, autre dame Marie-Julie de Vassoigne, veuve de François de S’-Hermine, seigneur dudit S’-Hermine, capitaine des vaisseaux du Roi, demeurant lesdites dames en la ville d’Angoulême, et Hélie-François de Vassoigne, capitaine au régiment de la Sarre-infanterie, demeurant ordinairement à la suite dudit régiment, d’une part ; au profit de maître François Vallier, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, d’autre part (1er octobre).
- Constitution de 350 livres de rente par Arnaud Souc de Plancher, écuyer, seigneur de La Garrelie, La Rousselière et autres lieux, demeurant au château de La Rousselière, paroisse de Beaussac en Périgord, faisant tant pour lui que pour dame Madeleine Chérade de La Garrelie, sa femme mineure, d’une part ; au profit de dame Marie de Guez, veuve de messire François de Bardonnin, chevalier, seigneur comte deSansac, Cellefrouin, Beaulieu, Ventouse et autres places, et de demoiselle Henriette de Guez, dame de Puydeneuville, fille majeure, sœur de ladite dame de Sansac, demeurant à Angoulême, d’autre part (5 octobre).
- Transport par dame Marguerite Chérade, femme non commune en biens de messire Jean-Hélie Des Ruaux, chevalier, seigneur comte de Roufflac, brigadier des armées du Roi, de lui suffisamment autorisée pour l’administration de ses biens, par le contrat de mariage en date du 18 octobre 1750, reçu Deroullède, notaire royal, demeurant à Angoulême, paroisse S’-André, d’une part ; à Moïse Dumas, écuyer, conseiller du Roi, assesseur civil et lieutenant particulier criminel en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, demeurant aussi à Angoulême, d’autre part, d’une créance de 5,600 livres en principal, sur Arnaud Souc de Plancher, écuyer, seigneur de La Garrelie, La Rousselière, La Rochette et autres lieux (9 octobre).
- Vente, moyennant 110 livres, par Léonard Chastel, écuyer, sieur de La Berthe, capitaine d’infanterie au régiment de Conti, ordinairement à la suite dudit régiment, de présent en son logis des Montagnes, paroisse de Champniers, près Angoulême, et demoiselle Catherine de Chastel de La Berthe, sa sœur, demeurant pareillement au logis des Montagnes, faisant tant pour eux que pour Louis Chastel, écuyer, garde du corps du Roi, capitaine de cavalerie, leur frère commun, d’une part ; à Girard Seguin, meunier, demeurant au village de Chalonne, paroisse de S’-Jacques de Lhoumeau, d’autre part, d’une grange sise audit village, sur le grand chemin d’Angoulême à Montignac (18 octobre).
- Dépôt entre les mains de Caillaud, notaire à Angoulême, de l’original d’une procuration spéciale donnée par messire Jacques Pecquet, prêtre du diocèse de Paris, licencié en la faculté de théologie, abbé commendataire de l’abbaye royale de Nanteuil-en-Vallée, prieur seigneur curé primitif de la ville franchise de Souvigny, demeurant au bourg de Précy-sur-Oise, châtellenie de Creil, bailliage de Beaumont, d’une part ; à Dom Pindray, prieur, religieux de ladite abbaye de Nanteuil, et prieur curé de S’-Hilaire de Voulême, d’autre part (28 octobre 1756).

E. 1770. (Liasse.) — 61 pièces, papier.1756Caillaud, notaire royal à Angoulême.Actes reçus par ce notaire, du 1er novembre au 30 décembre 1756.

- Bail à moitié des fruits et pour quatre années, par Jean Maulde, sieur de Mouignac, fondé de procuration de Pierre Maulde, sieur des Touches, son frère mineur émancipé par justice, de la métairie de La Tillade, paroisse de La Couronne, dépendant de la seigneurie de L’Oisellerie (1er novembre).
- Cession par messire Marc Barbot de La Trésorière, écuyer, seigneur de Peudry et autres lieux, ancien conseiller du Roi, juge-prévôt royal de la ville et châtellenie d’Angoulême, à Roch Benoît du Châtelard, de toutes les sommes dues audit sieur de La Trésorière par ledit Benoît, comme héritier de demoiselle Barbe Chenevière, sa tante (3 novembre).
- Cautionnement de Michel-Philibert Thorel, pour un emploi dans les aides, au département de La Rochefoucauld, direction d’Angoulême, généralité de Limoges, par Charles-Pierre Ruftray, seigneur de Lhoumeau-sous-Angoulême, demeurant à la forge de Rancogne, envers Pierre Henriet, bourgeois de Paris, adjudicataire général, pour six années, des fermes unies comprenant le privilège de la vente du tabac, les grandes et petites gabelles, les domaines et gabelles de Franche-Comté et des Trois-Évêchés, les cinq grosses fermes, les aides des parchemins et papiers timbrés dans les pays où ces aides ont cours, les droits sur les huiles et savons et autres droits y joints (6 novembre).
- Procès-verbal d’arpentement, ce requérant Martin Landreau, tisserand, demeurant au lieu de La Loire, paroisse Saint-Martial d’Angoulême, d’une pièce de vigne sise au lieu appelé Les Grandes-Chaumes de Crage, paroisse de Puy-moyen, franchise d’Angoulême (13 novembre).
- Procuration par Jacques Gontier, maître à danser, demeurant au faubourg S’-Jacques de Lhoumeau, à Pierre Brun l’aîné, procureur au présidial d’Angoumois (16 novembre).
- Vente par Jacques David, maître-chirurgien, et Catherine de Soumagne, sa femme, demeurant au Reclaud, paroisse de Sers, à Jean Guillebaud, cloutier, demeurant au village du Coussadeau, même paroisse, de tous les bâtiments et biens fonds appartenant au vendeur, de son propre chef, au village de Chez-Bibaud et environs, dans ladite paroisse de Sers (19 novembre).
- Cession d’une rente par dame Marguerite-Mélanie Nadaud, dame des seigneuries de Neuillac, Cheneaumoine et Saint-Pardoux, veuve d’Alexandre de Paris, vivant chevalier, seigneur du Courret, La Rochette, L’Épineuil et autres lieux, demeurant au logis noble de Neuillac, paroisse d’Asnières, d’une part ; à Gabriel-Antoine David, prêtre, curé dudit Asnières, d’autre part (29 novembre).
- Vente par Jean Dejabatud , soldat invalide, natif de Salles, châtellenie de La Vallette, de présent en garnison au château d’Angoulême, et Marie Vergnaud, sa femme, à Marie Binaud, fille majeure, d’une maison sise à Angoulême, près le canton S’-Paul, et précédemment acquise par les vendeurs de François Thoumassin, marchand, et de Marie Mounié, sa femme (1er décembre).
- Cession et délégation par Georges Ardant, seigneur de Majambost, demeurant à Limoges, faubourg de la Boucherie, paroisse S’-Maurice, sous-fermier du droit de marque et contrôle sur tous les objets et ouvrages d’or, d’argent et de vermeil qui se fabriquent par les orfèvres dans l’étendue de la généralité de Limoges, en vertu du bail de sous-ferme à lui consenti par monsieur Éloy Brichard, fermier desdits droits de marque dans tout le royaume, d’une part ; et Jean Filhon, marchand orfèvre de la ville d’Angoulême, d’autre part, du pouvoir d’exercer lesdits droits dans les villes de La Rochefoucauld et de Ruffec, en percevoir les émoluments, en tenir registre, dresser tous procès-verbaux et exercer toutes poursuites devant l’élection d’Angoulême, à rencontre des contrevenants (1er décembre).
- Reconnaissance donnée à l’abbaye de S’-Ausone d’Angoulême par Noël-Bertrand de la Laurencie, chevalier, seigneur de Charras, marquis de Neuvic et autres places, lieutenant des maréchaux de France dans la province d’Angoumois, tant de son chef que comme exerçant les droits de Marie Paulte, sa femme, fille et héritière de défunt Jean Paulte, en son vivant écuyer, seigneur des Riftaux, maître particulier des eaux et forêts d’Angoumois (4 décembre).
- Transaction portant règlement entre Joachin de Rocquard, chevalier, seigneur de Pressac, Les Dauges et autres lieux, faisant tant de son chef que comme légal administrateur des enfants mineurs de lui et de défunte dame Anne Aultier, sa femme, demeurant au lieu noble des Dauges, paroisse de Chassenon, d’une part ; et Pierre-Aignan de Chalup, chevalier, seigneur du Bort et du Granger, chevalier de S’-Louis, faisant aussi tant en son nom que pour dame Jeanne Aultier, sa femme, demeurant au logis noble du Granger, paroisse de Messignac, d’autre part, au sujet du partage de la succession de défunte dame Marguerite Allenet, décédée , veuve de défunt sieur Aultier du Chalard, vivant conseiller du Roi en la sénéchaussée d’Angoumois, par laquelle transaction il appert que ledit sieur Aultier du Chalard, aujourd’hui décédé, aurait, par contract du 27 octobre 1711, contracté mariage avec dame Marguerite Allenet à laquelle il fut constitué en dot une somme de 23,000 livres ; que de ce mariage sont issues lesdites demoiselles Anne et Jeanne Aultier, mariées, la première, audit Joachin de Rocquard, par contrat du 9 mai 1740, portant constitution à son profit de 18,000 livres de dot en avancement d’hoirie, et ladite demoiselle Jeanne avec ledit seigneur de Chalup, par contrat du 14 mars 1749, portant pareillement une constitution dotale de 18,000 livres ; que ladite dame de Rocquard serait décédée le 18 mars 1754 laissant cinq enfants, et que ledit sieur du Chalard serait décédé au mois de mars de la présente année, ayant testé, le 19 décembre 1755, en faveur de Philippe de Rocquard, fils de Joachin, son petit-fils ; que ladite dame Allenet, veuve dudit sieur Aultier du Chalard, serait elle-même décédée au mois d’août dernier, ayant testé, le 10 décembre 1755, en faveur dudit Philippe de Rocquard, son petit-fils, et demoiselle Margue-rite-Esther de Rocquard, sa petite-fille ; après le dd^ès de laquelle dame Allenet il aurait été fait inventaire des meubles et effets dépendant de sa communauté ; lesquels testaments ayant été contrôlés, ledit sieur de Rocquard, en qualité de légal administrateur de ses enfants mineurs, était sur le point d’actionner les sieur et dame de Chalup pour les voir venir à partage, lorsqu’est intervenue la présente transaction (16 décembre).
- Procès-verbal à la requête de Michel Favret du Pommeau, directeur des aides de l’élection d’Angoulême, de la maison qu’il avait affermée, pour le compte de Pierre Henriet, adjudicataire général des fermes du Roi, de Jacques Salomon, chevalier, seigneur de Bourg-Charente, Crésié et autres lieux, conseiller président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de Limoges (30 décembre 1756).

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