AD 16 - Inventaire sommaire série E - Angoulême - Notaire Caillaud 1763-1764

D 27 mai 2009     H 15:11     A Pierre     C 0 messages A 9596 LECTURES


Source : Inventaire sommaire des Archives Départementales de la Charente antérieures à 1790 - MM. P. de Fleury et J. de la Martinière - Angoulême - 1906 - Série E. (articles 1736 à 3040).

(Féodalité, Communes, Bourgeoisie et Familles. — Titres féodaux, Titres de familles, Notaires et Tabellions, Communes et Municipalités, Corporations d’arts et métiers, Confréries et Sociétés laïques). / Notaires et Tabellions. (Suite) / Actes du notaire royal Caillaud, années 1751 à 1774

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E. 1808. (Liasse.) - 86 pièces, papier.

1763. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 1er janvier au 28 février.

- Reconnaissance de 1.000 livres de rente rendue à François Meslier, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, par Paul de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont, comme mandataire de Marc-René marquis de Montalembert, son frère aîné, tous deux seuls héritiers de feu Jacob, comte de Montalembert, leur père, (6 janvier).
- Bail à ferme, pour neuf années, à raison de 2.800 livres l’une, par Louis Péchillon, procureur au présidial d’Angoumois, comme ayant charge de François Delpy de St-Gérac, archidiacre et vicaire général de Périgueux, abbé commendataire de St-Cybard d’Angoulême, d’une part ; à Denis Aubin, marchand, et à Marie Guionnet, sa femme, d’autre part, de la terre et seigneurie de La Grange-l’Abbé, paroisse de Saint-Yrieix, membre dépendant de l’abbaye de St-Cybard (6 janvier).
- Contrat de mariage entre François Hospitel de Lhomandie, récipiendaire procureur en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois, fils de François Hospitel de Lhomandie, bourgeois, et de demoiselle Elisabeth Oudarfond, sa femme, demeurant ordinairement à La Chambre, paroisse de Verrières, d’une part ; et demoiselle Anne Perissat, fille de Jean Perissat, dit Chemeraud, marchand, et de Anne Vaslin, d’autre part (6 janvier). — Reconnaissance de rente donnée par Jean Ganivet, procureur en la sénéchaussée d’Angoumois, et dame Françoise Chastenet, sa femme, comme acquéreurs du lieu de Boisrenaud, paroisse de Fléac, d’une part ; à Pierre Maulde, sieur de Valence, comme héritier de Thérèse Gervais, veuve de François Maulde, sa mère, d’autre part ( 8 janvier).
- Inventaire des meubles meublants et marchandises dépendant de la communauté d’entre Martin Vivier, marchand « quinquailleur » demeurant au canton St-François, paroisse St-Cybard d’Angoulême, et défunte Agathe Lhuilier, sa femme, (10-13 janvier).
- Vente, moyennant 300 livres, par sieur Charles Itier, demeurant au village de Viville, paroisse de Champniers, tant pour lui que pour demoiselle Marie Clochard, sa femme, à Antoine-Augustin Civadier, greffier en chef de la police delà ville d’Angoulême, d’une petite maison en très mauvais état, sise dans une petite rue conduisant de celle du Sauvage aux murs du château d’Angoulême (13 janvier).
- Marché entre Nicolas Tremeau, fils aîné, négociant et pair du corps de ville d’Angoulême, faisant tant pour lui que pour François Tremeau, son frère, aussi négociant et pair dudit corps de ville, d’une part ; Pierre-Pierre Penot et Pierre Bourdier, charpentiers de moulins à papier, d’autre part, pour l’exécution des réparations qui sont à faire au moulin du bourg de Nersac. (15 janvier).
- Bail à ferme pour neuf années et moyennant 860 livres l’une, par François Delpy de St-Gérac, archidiacre et vicaire général de Périgueux, abbé commendataire de St-Cybard d’Angoulême, de tous les revenus et émoluments dépendant de la seigneurie de Champmillon, relevant de ladite abbaye (29 janvier).
- Testament de François Thoumassin, marchand en détail, demeurant à Angouléme (2 février).
- Testament de François Guillaud, ancien écuyer du duc de La Rochefoucauld, demeurante Angoulême, rue de Genève, (2 février).
- Contrat de mariage entre Jean Desbordes, sieur du Peyrat, avocat au Parlement, fils d’autre Jean Desbordes, aussi sieur du Peyrat, greffier en chef de la principauté de Chabanais, et de demoiselle Marie Dupont, sa femme, demeurant en la paroisse St-Sébastien de ladite ville de Chabanais, d’une part ; et demoiselle Jeanne Souchet. fille de défunt Pierre Souchet, vivant procureur au siège présidial d’Angoumois, et de demoiselle Marie Mesnard, à présent sa veuve, demeurant à Angoulême, paroisse St-André, d’autre part (4 février).
- Vente, moyennant 2.947 livres et la charge de deux légats annuels, l’un de 12 et l’autre de 3 livres, par Jacques Debrande, soldat, et Jeanne Glaumont, sa femme, demeurant à Angoulême, paroisse St-André, d’une part ; à Jean Faunié, sieur du Plessis, fermier des revenus de l’abbaye royale de La Couronne, d’autre part, d’une maison sise à Angoulême, paroisse de Notre-Dame-de-la-Paine, ouvrant sur la rue qui conduit de ladite église à la maison du collège St-Louis, à main droite (6 février).
- Dénonciation par Etienne » JudeTurrault, sieur de La Cossonniêre, veuf de demoiselle Anne Aymard, de la communauté ayant existé entre lui, d’une part, Pierre Tarrault, sieur de La Cossonniére, son fils unique, et Marguerite Lavialle, femme de ce dernier, d’autre part (8 février).
- Bail à ferme, pour neuf années et à raison de 1,150 livres l’une, par Marie-Françoise de Durfort de Civrac, abbesse de St-Ausone d’Angoulême, à Pierre Bourbeau, bourgeois, demeurant aux Hortes, paroisse de Bessé, de tous les fruits et revenus appartenant à son abbaye, dans la terre et seigneurie de Bessé et environs (10 février).
- Acte de notoriété pour justifier du nombre des enfants de Pierre Gaillard, maître cordonnier, inspecteur et contrôleur de la communauté des maîtres cordonniers de la ville d’Angoulême, récemment décédé (10 février).
- Procès-verbal, à la requête de Pierre Rivaud, substitut du procureur du Roi en la sénéchaussée d’Angoumois, contre des gens masqués et armés, qui, le 15 du présent mois, jour du carnaval, sur les six heures du soir, s’étant transportés en troupe au-devant de sa maison, y auraient frappé du mail à force de bras et lancé de grosses pierres contre la porte et les fenêtres, proférant toutes sortes d’injures et de grossièretés contre ledit Rivaud (18 février 1763).

E. 1809. (Liasse.) - 96 pièces, papier.

1763. — Caillaud, notaire royal à Angoulême, — Actes reçus par ce notaire, du 1er mars au 29 avril.

- Quittance par Jean Forestier, femme de Jean-Benjamin Ranson, négociant, de lui séparée de biens, à Jean Ranson, négociant son beau-père, demeurant en la ville de Jarnac, de la somme de 4,230 livres à elle due par celui-ci, suivant son contrat de mariage avec ledit Ranson premier nommé, en date du 3 juin 1755, reçu Palligneau, notaire royal (1er mars).
- Vente par Madeleine Gélinard, veuve en premières noces de Jean Yrvoix, et en secondes de Boucheron, agissant conjointement avec Léonard Bargeas, marchand, et Marie Yrvoix, sa femme, à Louis et François Nalbert, laboureurs, d’une pièce de pré sise sur la rivière de La Motte-de-Vindelle, paroisse dudit Vindelle (2 mars).
- Cession par Pierre Vigier, écuyer, sieur de Planson, et Charlotte de Voix, sa femme, demeurant au lieu du Mesnage, paroisse de Claix, d’une part ; à Louis-Armand Guimard, chevalier, seigneur de Fontgibaud, lieutenant-colonel du régiment de Vaubécourt, lieutenant pour le Roi à Vezel, chevalier de - St-Louis, absent, acceptant par Jean-Élie des Ruaux, chevalier, seigneur de Plassac, d’autre part, d’une créance de 1.000 livres sur Jean Thevet de la Combe-dieu et Jacquette Pigornet, sa femme (5 mars).
- Transaction entre Jean de James, chevalier, seigneur de Longueville, capitaine de cavalerie, ancien brigadier des gardes du corps du Roi, chevalier de St-Louis, faisant tant pour lui que pour dame Elisabeth de Volluire, sa femme, demeurant au château de S^Vincent, paroisse dudit lieu, d’une part ; Guillaume Merceron, sergent royal, et Catherine de la Quintinie, sa femme, demeurant en la paroisse de Cherval, d’autre part, au sujet d’une obligation autrefois consentie par Philippe de Volluire, écuyer, sieur de St-Vincent, au profit de Pierre de Lespinasse, sieur de Sauvagnac, aïeul de ladite de la Quintinie (5 mars).
- Procès-verbal de l’état du moulin à papier de Montbron, autrement dit de Bremond, ce requérant Charles-Jean Respingez du Pontil, ancien avocat du Roi, administrateur de la manufacture des papiers à l’imitation de ceux de Hollande, suivant une clause au contrat de la vente dudit moulin consentie à celui-ci par Pierre Barraud, chevalier, seigneur de Girac, et dame Thérèse Radegonde Rambaud, sa femme, en date du 18 novembre 1762, reçu Caillaud, notaire royal (18 et 21 mars),
- Réitération de grades aux chanoines de la cathédrale d’Angoulême par François Gilbert, curé de Saint-Jacques de Lhoumeau, au nom de Jean-François Gilbert, son frère, licentié en droit civil et canon, chanoine semi-prébendé de ladite cathédrale, archiprêtre de Saint-Jean d’Angoulême ; dont la chanoinie était en litige (30 mars).
- Transaction entre Jean Vallier, avocat en Parlement, faisant tant pour lui que pour damoiselle Marguerite du Tillet, sa mère, et pour ses frères et sœurs, demeurant à Angoulême, comme successeurs de Jean du Tillet juge de la Roche-Chandry, fils de Simon du Tillet, sieur de Villars, et de Julienne Thuet, elle-même héritière de Jean Jourdain et de Madeleine Caillot, son épouse, d’une part ; et Joachim de Rocard, écuyer, sieur des Dauges, en sa qualité de légat de ses enfants mineurs et de feue dame Aimé Hautier, son épouse, demeurant audit lieu des Dauges, paroisse de Chassenon, comme successeurs de Hautier du Chaslard, père de ladite Aimé, d’autre part ; par laquelle le sieur de Rocard, s’engage à verser entre les mains de Jean Vallier 586 livres, reste d’une obligation de 2,000 livres contractée par Charles Pommerol, sieur de Permasle, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême envers les époux Jourdain (14 avril).
- Ferme, par dame Françoise de Cyvrac, abbesse de Saint - Ausone d’Angoulême, pour neuf années et neuf récoltes, à Pierre Godin, curé de Champniers, du droit de dîme dans le quartier de Bourg en ladite paroisse, dont trois cent-cinquante pour l’abbesse qui laisse au curé les mille cinquante autres, moyennant quoi il la tiendra quitte des portions congrues de lui et ses vicaires, des novalles, entretiendra les ornements de l’église, se chargera des réparations locatives des maison, ferme, chaix, colombier de l’abbaye dans le quartier susdit (14 avril).
- Cautionnement par Pierre Prévost, sieur du Las, juge sénéchal de la baronnie de Verteuil, demeurant au logis de Fontclairaud, paroisse du même nom, envers Jean Valtaud de Chabrefy, conseiller du Roi, receveur ancien des tailles en l’élection d’Angoulême, du sieur Jean Coyteux de Lordager, demeurant à Ruffec, préposé par l’intendant au recouvrement des vingtièmes dans plusieurs paroisses, au lieu et place des collecteurs (16 avril).
- A la requête de Marc-René, marquis de Montalembert, enseigne aux chevau-légers de la garde, lieutenant-général pour le Roi en Saintonge et Angoumois, de l’Académie royale des sciences de Paris et de l’Académie impériale de Pétersbourg, inventaire et description de 41 canons à lui appartenant, dans les ports de Saint-Cybard et de Lhoumeau, fauxbourgs d’Angoulême ; entre autres, à Saint-Cybard : le premier desquels, n° 13, coullé à noyaux, n° de la cullasse 28, une croix à la lumière,... trente-six livres de balle » ; ... à Lhoumeau : « le septième, n° 55, coullé plain, n° de la culasse 103... B. 2., une croix à la lumière, de vingt-quatre livres de balle. » (22 avril).
- Acte de notoriété justificatif du nombre des héritiers de demoiselle Anne Méhée de Moullidars, décédée le 26 avril 1763, paroisse de Saint-André à Angoulême, et enterrée le lendemain dans l’église de ladite paroisse ; qui sont : Gaude Méhée, chevalier, seigneur de Moullidars, Cyprien-Gabriel Méhée d’Anqueville, conseiller-clerc au Parlement et abbé de Fontainejean, ses frères ; et Cyprien-Gabriel Terrasson, chevalier, seigneur des Courades, Jean Terrasson, chevalier, seigneur du Maine-Micheau et dame Elisabeth Terrasson, épouse de François de Mallet, chevalier, seigneur de la Garde, ses neveux et nièces (23 avril).
- Constitution de 53 livres 12 sols de rente, au principal de 1.072 livres, par dame Anne-Rose de la Chaise de Nadelain, hospitalière à l’Hôtel-Dieu de Notre-Dame-des-Anges à Angoulême, au nom de son frère, Jean de la Chaise de Nadelain, capitaine au régiment de Guienne-infanterie en garnison à Landau, en faveur de Louis-Armand Guimard, chevalier, seigneur de Fontgibaud, lieutenant-colonel de Vaubécourt, lieutenant pour le Roi à Wezel, représenté par Jean-Élie Desruaux, chevalier, seigneur de Plassac (26 avril 1763).

E. 1810. (Liasse.) - 91 pièces, papier.

1763. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 2 mai au 30 juin.

- Transaction entre dame Marie André, veuve de Jacques de Jambes, écuyer, seigneur de la Foix, d’une part ; et André André, sieur de la Tache, avocat, colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, d’autre part, au sujet des successions de Claude André et Marie Rupingé, leurs père et mère, et Jean André, sieur de la Boissière, leur frère (3 mai).
- Renonciation par Madeleine Poitevin, épouse de Jacques Jolly, compagnon orfèvre, demeurant paroisse de Saint-André, à la succession de Marguerite Filhon, sa mère, mariée en premières noces à Jean Poitevin, orfèvre, et en secondes à Clément Aigre, vitrier (5 mai).
- Constitution de 120 livres de pension annuelle en faveur de la communauté des Dames de l’Union-Chrétienne que représentent dame Gabrielle du Rousseau de Chabrot, supérieure, dame Marie Aultier de la Plane, première assistante, Marie-Anne-Thinon, seconde assistante, sœur Marie de Barbezières, maîtresse des novices, et Marie-Anne Birot de Ruelle, dépositaire ; par Jean Fruchet, curé de Bonneville, à durer la vie de Marie Fruchet, sa nièce, et en échange de la promesse qu’elle sera reçue Dame de chœur à l’Union-Chrétienne (6 mai).
- Vérification des papiers du sieur Charles Toulouze, ci-devant agent et commis à l’exploitation des forges de Montizon, formant 15 liasses, dans le plus grand désordre, à la requête de maître François Metreau, procureur au présidial d’Angoulême, agissant au nom de Marc-René, marquis de Montalembert, comme propriétaire des forges susdites, et en vertu des ordonnances du même, comme lieutenant-général en Angoumois, en présence de Pierre Arnaud, chevalier, seigneur de Ronsenac, procureur du Roi, et de Simon Dupont, aubergiste, créancier dudit Toulouze et possesseur de ses papiers (9 mai).
- Résignation de la cure de Saint-Jean Baptiste de Roufflac, par Jean-Baptiste des Cordes en faveur de Jean-François Menault, vicaire de la paroisse de Saint-Maurice de Fouquebrune (10 mai).
- Quittance de demoiselle Thérèse de la Cour, veuve de Louis de la Cour, sieur de la Pigeardière, et de Léonard de la Cour, aussi sieur de la Pigeardière, et Marie Dufresse, ses fils et bru ; à demoiselle Marie Mounié, veuve du sieur Barthélémy de la Garde, marchand, et à demoiselle Louise de la Garde, veuve de Jean Dufresse, sieur de la Séguinière, aïeule et mère de ladite Marie Dufiresse, de ce qui restait dû en vertu du contrat de mariage de cette dernière (15 mai 1762), à savoir : 4.000 livres, dont la moitié doit servir à désintéresser Thérèse de la Cour, épouse de Charles Glace, de ce qu’elle pourrait prétendre dans la succession éventuelle de demoiselle Thérèse de la Cour susdite, sa mère (20 mai).
- Contrat de mariage entre Bernard Leclerc, maître armurier, fils de défunt Léonard, aussi maître armurier, et de Marguerite Foudreau, demeurant à Angoulême, paroisse de Saint-André, et demoiselle Marie Viaud, veuve du sieur Léonard Rousseau, maître boulanger, et fille de Arnaud, maître menuisier, et de Marie Morand, demeurant à Angoulême, paroisse de Saint-Cybard (22mai).
- Quittance des frères Joseph Chardonneau, correcteur, Pierre Santamarin, Jean Benassis et Simon Duportail « tous prêtres, religieux voccaux, et composant actuellement la communauté entière » des Pères Minimes d’Angoulême, à Pierre de Cosson, chevalier, seigneur de Guimps, conseiller du Roi, grand maître, enquêteur général, réformateur des eaux et forêts de France au département du Poitou, demeurant en son hôtel à Paris, au nom des héritiers de Louis de Cosson, seigneur de Guimps, et de dame Fradin, ses pères et mère, de 350 livres, pour amortissement d’une rente de 17 livres 10 sols fondée par dame Marie Savary, veuve de Michel Boineau, sieur de Fontachard, par testament du 10 juillet 1680 ; ces 350 livres devant être employées au paiement des nouvelles bâtisses desdits Minimes « joignant leur jardin le long du rempart et proche la place Beaulieu » (24 mai).
- Contrat de mariage entre Jean Yver, marchand horloger, fils de Pierre, aussi marchand, et de Suzanne Yver, tous demeurant à Saintes ; les parents représentés au contrat par Jean Yver, curé de Saint-Antonin d’Angoulême, leur frère et beau-frère, d’une part ; et Marie-Anne Glace, fille de François, marchand, et de Marie Taupeau, et veuve de Marc Yver, marchand horloger, demeurant à Angouléme, paroisse Notre-Dame-des-Paines, d’autre part : le futur époux reçoit promesse d’égalité avec leurs autres enfants dans la succession éventuelle de ses père et mère qui lui versent 600 livres comptant ; il est, de plus, possesseur de 1.150 livres « fruit de son travail et de ses épargnes », dont 500 en espèces et le reste en marchandises et en outillage ; ses parents promettent à Marie-Anne Glace 4.140 livres en espèces payables avant 6 mois ; en outre, demoiselle Marie Boitet, veuve de François Yver, marchand horloger à Angouléme, et y demeurant paroisse Notre-Dame- des-Paines, vend au futur époux, moyennant 4.000 livres, tout son fonds d’horlogerie, et lui loue 120 livres par an une maison ayant son entrée dans la rue qui conduit du Palais au monastère des Dames de l’Union-Chrétienne, avec boutique sur la rue qui conduit du Palais à la place du Mûrier [1]. — Quittance par Jean Lambert, chirurgien, demeurant au bourg de Baye, légataire de Jacques Lambert, chirurgien major de l’hôpital du Quesnoy, son oncle, lui-même aux droits de Pierre Mounié, maître ès arts, et de Marguerite Bournaud, son épouse, à Louis Armand Guimard, chevalier, seigneur de Fontgibaud, lieutenant-colonel du régiment de Veaubécourt, et lieutenant pour le Roi à Wezel, de 982 livres pour l’amortissement et les arrérages d’une rente de 42 livres constituée en faveur de Pierre Mounié, par Aimé Guimard, écuyer. seigneur de Puyfrançais et de Couziers, neveu de Louis Armand susdit (25 mai).
- Quittance par Jacques Chabot, écuyer, seigneur de Pechebrun, au nom de son père François, écuyer, aussi seigneur de Pechebrun, tous deux demeurant au bourg de Chef-Boutonne, à Louis Armand Guimard, seigneur de Fontgibaud de 3,842 livres restés dûs à François Chabot, sur une reconnaissance de 6.000 livres signée en sa faveur, le 1er mars 1754, par messires Cosson de Guimps et Guimard de Couziers (16 mars).
- Vente, moyennant 5.000 livres, par Charles de Montalembert, chevalier, seigneur du Groc, Fouquebrune, Houme et autres lieux, major des villes et château d’Angoulême, y demeurant, à Paul comte de Montalembert, seigneur de Maumont, Juignac, etc., aussi demeurant à Angoulême, du domaine de la Laitrie, paroisse de Chadurie, tenu en plein fief de la seigneurie de Groc (30 mai).
- Constitution de 50 livres de rente contre 100 livres payées comptant par Pierre des Bordes, chevalier, seigneur de Jansac, Verdille, le Breuil-au-Loup et autres lieux, et dame Anne-Marie Salmon, son épouse, demeurant en leur logis noble de Verdille ; en faveur de André Arnaud, écuyer, seigneur de Ronsenac, Malberchie et autres lieux, conseiller du Roi, juge en la sénéchaussée et siège présidial d’Angoumois (1er juin).
- Contrat d’apprentissage pour deux ans de François Dumoulin, fils d’André, marchand, chez Pierre Demas, maître chirurgien juré de la ville d’Angoulême, y demeurant, paroisse Saint-André, qui promet de « lui enseigner l’art de chirurgie et ne luy en rien cachier, et de le rendre en estat de servir le publicq », moyennant 300 livres et 13 livres à la communauté des maîtres chirurgiens pour l’enregistrement du contrat (3 juin).
- Procès-verbal constatant que trente-six paquets de mitraille envoyés à François Machenaud, marchand-aubergiste du faubourg de Lhoumeau à Angoulême, par Jacques Froigne, marchand-poêlier, de Corme-Royal en Saintonge, sont d’un poids notablement inférieur à celui indiqué sur la lettre de voiture de Pierre Phelipeau, maître de la gabarre qui les avait transportés (7 juin).
- Bail à ferme par le comte Paul de Montalembert du fief et seigneurie de Forge-Neuve où il se réserve la faculté de rétablir une forge et des fourneaux (7 juin).
- Reconnaissance à la seigneurie de Denat, dont dame Elisabeth Baraud, veuve de Gabriel Lambert, chevalier, seigneur des Andreaux, Fontfroide et autres lieux, était alors propriétaire, du droit d’agrier avec tous profits de fief, sur quatre mas de vignes, terres labourables et chaumes, paroisse de Champniers, par leurs nombreux possesseurs (12 juin).
- Contrat d’ingression de Marie-Eustelle Billard, fille de Jean, directeur des postes de Sajntes, y demeurant, paroisse de Sainte-Colombe, et de feue Madeleine Degrimon, dans la communauté des religieuses du tiers ordre de Saint-François d’Angoulême, représentée par sœur Suzanne Normand du Sauveur, supérieure, sœur Marguerite Preveraud de Sainte-Claire, sous-prieure, sœur Marguerite de Paris de Sainte-Agathe, procureuse, sœur Catherine Ducluzeau de Jésus, sœur Jeanne Valleteau de Sainte-Ursule et sœur Catherine Benassis de la Croix (18 juin).
- Vente par demoiselle Anne de Montalembert, demeurant au logis noble de Villars, paroisse de Garat, fille majeure, à Isaac Chauvin, notaire royal et procureur à Cognac, du bien-fonds de la Chaudronne, paroisse de Saint-Martin, près Cognac, moyennant 5.000 livres (21 juin).
- Cession par Pierre Audouin, bourgeois, demeurant paroisse Saint-Martin, près Angoulême, comme héritier en partie de Pierre Audouin, notaire royal, son père, et d’autre Pierre Audouin, bourgeois, son frère, et pour le tout de Guillemine Mamin, sa mère, au marquis Marc-René de Montalembert, des deux sixièmes à lui appartenant des créances de feu Jean-Baptiste-Louis Guitton, écuyer, seigneur du Tranchard, et Françoise Dexmier, son épouse, d’Hélie Guitton, seigneur de Fleurac, et Marie Thuet, son épouse, et de François Guiton, qui se montent, pour le tout, à 22.150 livres de principal (21 juin).
- Inventaire des meubles et effets de la succession de Louis Perry, chevalier de Nieuil, demeurés en la chambre garnie qu’il louait à Angoulême, dans la maison située en face du clos des Cordeliers, paroisse Notre-Dame-de-Beaulieu, ce requérant François Perry, chevalier, seigneur de Nieuil et de Nitrac, son frère, demeurant en son château de Nieuil, tant en son nom que pour Charles-Léonard Soullier, chevalier, seigneur de Lesniras, agissant lui-même comme tuteur de Louis-Suzanne, officier de cavalerie, Fjrançoise-Charlotte et Anne du Soullier, ses enfants, et de feue Anne-Marie Perry, sœur des susdits. A signaler : un fusil à giboyer, à deux calibres, avec ses deux platines, estimés cent livres ; — un tambourin avec sa flûte baguette et boite estimé douze livres ; — un jonc de mer avec sa pomme d’acier estimé dix livres ; — une épée à poignée et garde d’argent, avec son fourreau, faux fourreau et ceinturon estimée soixante livres ; — une « solbacanne de bois de peuplier, peinte en vert, en forme de calibre cannelé et un moule à balles d’assier », estimés ensemble trois livres ; — une petite montre à boîtier d’or, la chaîne d’acier, la clef montée en or, avec une cuvette de cristal aussi garnie en or, estimée cent-cinquante livres ; — un contrat, en parchemin, de constitution de rente viagère de deux mille sept-cents livres tournois par an, créé sur le trésor royal, au profit dudit feu chevalier de Nieuil, suivant redit de novembre 1758 ; ledit contrat daté du 12 mars 1761 (27 et 28 juin 1763).

E. 1811. (Liasse.) - 87 pièces, papier.

1763. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 1er juillet au 31 août.

- Vente par Pierre Maulde, sieur de Valence, demeurant à Angoulême, à Jean Terrière, cavalier de la maréchaussée d’Angoumois à la résidence de Ruffec, d’une moitié des droits de dîmes inféodées dans les paroisses dudit lieu et de Condac, dont l’autre appartient aux sieurs abbé et chanoines de Ruffec ; et aussi du droit de foire, chaque premier mai, au même lieu de Ruffec, (1er juillet).
- Contrat d’apprentissage chez Christophe Sirier, maître chirurgien à Angoulême (6 juillet).
- Vente de la charge de procureur au présidial d’Angoumois, par François Dubois, à Pierre-Clément Augeraud, praticien, moyennant soixante-douze livres de pot-de-vin et 5,000 livres, payables par annuités (8 juillet).
- Acquisition d’une futaie, au lieu des Grands-Bois, paroisse de Magnac-sur-Touvre, relevant à rente seigneuriale de l’évêque d’Angoulême à cause de sa baronnie de la Paine, par dame Geneviève de Chaumont, veuve de Jean Gaultier, sieur de la Vallade, avocat (9 juillet).
- Prise de possession de la chanoinie de la cathédrale d’Angoulême que détenait précédemment Joseph Martin, écuyer, sieur de la Vigerie, par François Boyard, prêtre, chanoine de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers, où il est titulaire des chapelles de Saint-Laurent et de Saint-Hilaire (9 juillet).
- Inventaire des meubles et effets de la communauté de Jacques Gralhat, directeur de la poste d’Angoulême, y demeurant, au-devant la place du Mûrier, paroisse de Notre-Dame-de-la-Paine, avec feue Anne Catherine le Prince ; Madeleine-Anne Gralhat, leur fille, n’ayant pas d’enfants qui pussent lui succéder, depuis son mariage avec Jean-Baptiste Chaigneau, sieur de Fauchaudière, avocat, le 11 mai 1755. A signaler, parmi les papiers : un arrêté de comptes de deux cent soixante-deux livres, par le comte de Raymond, pour ports de lettres ; — un état de ce qui est dû audit Gralhat, par les bureaux de poste de Mareuil, de la Valette, de La Rochefoucauld, par les sieurs Blanchon, ancien distributeur des lettres à Angouléme et Bouyer qui l’a remplacé (10 et 14 juillet).
- Cession par Charles-Joseph Salomon de Moulineuf, écuyer, demeurant paroisse du Breuil, sénéchaussée de Saint-Jean-d’Angély, à Pierre Barreau, chevalier, seigneur de Girac, les Giraudières, la Prévoterie, Fayolle, Bourg-Charente en partie, chevalier de Saint-Louis, et dame Thérese-Radegonde Rambaud, son épouse, de tous ses droits à la succession de Pierre Salomon, écuyer, seigneur de Bourg et de dame Julie Masay, ses père et mère, qu’il garantit être au moins de vingt-huit mille livres ; moyennant même somme (12 juillet).
- Vente, « aux loyaux cours », à Emmanuel Talon, seigneur du fief d’Orlut, mineur émancipé, que représente Emmanuel Sazerac, conseiller du roi, receveur particulier de la maîtrise des eaux et forêts d’Angoumois, par Jean-François de la Charlonnie, sieur de Villars, demeurant au logis de Villars-Marenge, paroisse de Mérignac, pour éviter le retrait féodal dont le menaçait ledit Talon, d’une pièce de terre qu’il avait achetée le premier juillet (21 juillet).
- Testament de Jean Brunet, officier du roi pour l’exécution des sentences criminelles, à Angoulême, y demeurant, paroisse de Saint-Martial (28 juillet) ; et de Marie Berger, son épouse (30 juillet).
- Constitution par Jean de Gallard de Béarn, chevalier, seigneur de Nadaillac, le Repaire de Rougnac et autres lieux, demeurant audit château du Repaire au profit de demoiselle Marie de Gallard de Béarn de Mirande, demeurant à Angoulême, de cent livres de pension annuelle et viagère (30 juillet).
- Les divers propriétaires de la prise « du Chessier, vulgairement appelée l’ancien domaine de la cure », de celles des Prépoint, des Debresme, de plusieurs maisons, paroisse Saint-Jacques de Lhoumeau, d’une borderie, près de la chapelle Notre-Dame-des-Bezines, reconnaissent que ces biens relèvent de la cure dudit Saint-Jacques au devoir de rentes seigneuriales diverses. A signaler dans les confrontations : « au canton du fauxbourg de Lhoumeau, au devant de la maison du sieur François Chaigneau, est une antienne croix servant de temps immémorial à y plasser et recevoir les corps morts des villages quy dépendent de ladite parroisse pour en faire la levée > (18 août 1761-11 août 1763).
- Contrat de mariage entre Gabriel de Chevreuse, écuyer, demeurant à Angoulême, fils de Gabriel, écuyer, seigneur de Tourteron, et de Catherine Griffont, demeurant au lieu de Chavaigne, paroisse de Saintes, représenté par François Demay, procureur au présidial d’Angoumois, et Anne-Germaine - Marguerite Favret de Pommau, fille de Michel, seigneur de la Breuillerie et de Rochecorail, directeur des aides de l’élection d’Angoulême et de feue Marguerite Pigornet (11 août).
- Quittance de cinquante livres donnée à Barthélémy Magaud, soldat invalide de la garnison du château royal d’Angoulême (17 août).
- Procès-verbal constatant la rupture, par défaut d’emballage, d’une cheminée en marbre envoyée de Paris à Angoulême au marquis de Montalembert (20 août).
- Cession à André Arnauld, écuyer, seigneur de Ronsenac, Malberchie et autres lieux, conseiller du roi, juge en la sénéchaussée d’Angoumois, par Jacques Videau, ancien procureur au présidial d’Angoumois, d’une obligation de mille livres contractée envers lui par François Laroche, pour l’acquisition de sa charge de procureur (25 août 1763).

E. 1812. (Liasse.) - 66 pièces, papier.

1763. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire, du 1er septembre au 30 octobre.

- Donation par ses parents à Jean-Louis Collain, maître d’armes, sur le point de partir au Cap-Français, côte de Saint-Domingue, pour y exercer sa profession (1er septembre). — Contrat de mariage entre Jean-Joseph Robuste, écuyer, sieur de Leaubarière, demeurant à Fontenilles, paroisse de Champniers, fils de feu Jean, écuyer, aussi sieur de Leaubarière et de Jeanne Martin ; et demoiselle Anne Mongin de Beauchamps, fille de feu Pierre Mongin, sieur de la Buzine, ancien capitaine au régiment royal-infanterie, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Bourdin (7 septembre).
- Vente à la demoiselle Bonvallet d’une maison sise à Angoulême, paroisse Saint-Paul, relevant du chapitre cathédral au devoir de 50 sous, par Jean Radon, curé de Saint-Hipollyte-de-Moulidars, tant en son nom qu’en celui de Jean Radon, chanoine de Saint-Sauveur-d’Aubeterre, et de Jeanne Radon, sa nièce (9 septembre).
- Cession de diverses créances par Louis Blanchard, sieur de Sainte-Catherine, adjudicataire du roi pour la fourniture des canons, demeurant à la forge de la Chapelle-Saint-Robert en Périgord, moyennant deux mille trois cents livres payées comptant (10 septembre).
- Protestation et réquisitoire du baron du Coudray, brigadier des armées du roi, contre les huissiers et recors qui sont pénétrés par bris de clôture dans la borderie par lui affermée à la dame de Garrat, sise faubourg de Saint - Pierre, paroisse de Saint-Martin à Angoulême, ont fait transporter ses meubles et tapisseries sur le carreau, à la discrétion des passants, non sans détourner plusieurs pièces d’argenterie et bouteilles de vin étranger ; et ce, nonobstant l’appel fait par ledit du Coudray au jugement en vertu duquel ils agissaient, reconnaissant l’acquisition de la borderie faite par le sieur Guesnier de la Blotrie, maître apothicaire à Angoulême (12 septembre).
- Sommation au sieur Guesnier de la Blotrie, par Jean Gallebois, huissier, agissant au nom du baron du Coudray, de le faire réintégrer dans sa borderie, attendu un arrêt du parlement du 7 septembre, interdisant l’expulsion ; celle-ci n’ayant d’ailleurs pas eu lieu, car plusieurs objets appartenant audit du Coudray ont été retenus, entre autres « une bague d’or à pierre très fine d’un prix considérable, des écrevisses et autres poissons qu’il avait fait mettre dans le réservoir au bout du jardin », etc. ; cette sommation faite devant la boutique du sieur Guesnier, près la place du Mûrier, après qu’il eut refusé de l’entendre, traitant le baron de gueux et disant qu’il le poursuivrait jusqu’aux portes de l’enfer plutôt que de le laisser entrer dans la borderie (17 septembre).
- Procès-verbal dressé à la requête de Louis de la Vergne de la Baronnye, conseiller du roi, juge au présidial d’Angoumois, d’une maison sise proche l’église Notre-Dame-de-la-Paine, tenue par lui à loyer de Charles Préveraud, curé de ladite paroisse (16 septembre).
- Contrat d’apprentissage chez Pierre Bossée, maître cordonnier (18 septembre).
- Bail viager, par Louis Thomas, chevalier, seigneur des Bardines, les Plannes, Chez-Grelet, les Deffends, le Petit-Chalonne et autres lieux, et dame Marie Préveraud, sa femme, demeurant paroisse de Notre-Dame-de-Beaulieu, à Angoulême, à Marc René, marquis de Montalembert, du fief et domaine appelé le Petit-Chalonne, paroisse de Fléac, avec les divers droits y afférant, entre autres celui des essacs sur la Charente, moyennant 600 livres par an (21 septembre).
- Bail à loyer d’une maison sise faubourg Saint-Cybard à Angoulême, par Pierre Demay, maître chirurgien, juré et pensionnaire du roi (22 septembre).
- Noël Bertrand de la Lorencie, marquis de Neuvic, baron des Seurres, etc., demeurant à Angoulême, paroisse Saint-André ; Jean-Noël Arnauld, chevalier, seigneur de Chesne, Bouex, Meret, enclave de Garat, les Bournis et autres lieux, demeurant à Paris ; Jean-Bertrand de la Lorencie, marquis de Charras, capitaine au régiment du Roi, infanterie, demeurant à Angoulême, paroisse Saint-André ; Henri-Bertrand de la Lorancie, chevalier, seigneur de Viïleneuve-la-Comtesse, y demeurant ; Adrien-Alexandre-Etienne Cherade, chevalier, comte de Montbron, baron de Marthon, etc., demeurant à Angouléme, paroisse de Notre-Dame-de-Beaulieu ; Louis de Raymond, chevalier, seigneur de Sainte-Colombe, officier au régiment Royal-dragon, demeurant à Angouléme, paroisse Saint-Jean ; Jacques Valteau, sieur de Chabrefy écuyer, conseiller du roi, ancien receveur des tailles de l’élection d’Angoulême, contrôleur des gages de la grande chancellerie de France, demeurant à Angoulême, paroisse Saint-André ; François-Philippe Pigornet, conseiller du roi, lieutenant en l’élection d’Angoulême, y demeurant, paroisse Saint-André ; Jean Dexmier de Feuillade, avocat en la sénéchaussée d’Angoulême, y demeurant, paroisse Saint-Cybard ; ayeul,oncles et cousins des deux enfants mineurs de défunts Nicolas Arnauld, chevalier, seigneur de Vouzan, la Bergerie, le Chastelard et autres lieux, et de dame Marie de la Lorancie, demeurant à Angouléme, paroisse Saint-André, nomment, pour leur servir de tuteur, leur oncle Jean-Noël Arnauld, seigneur de Chesne, et dressent un plan de tutelle qui fixe la pension du fils à 600 livres jusqu’à huit ans, à 1,500 livres ensuite ; celle de la fille à 600 livres, et décide la nomination d’un concierge pour l’entretien du château nouvellement reconstruit (25 septembre).
- Enchères, dans la demeure de Pierre Rivaud, conseiller, substitut du procureur du roi, canton et paroisse de Saint-Paul, à Angoulême, à la requête de Louis Péchillon, procureur au présidial d’Angoumois et directeur des économats au diocèse d’Angoulême, fondé de procuration de monsieur Marchai de Saixy chargé par lettres patentes du roi du 2 février, de l’administration des bénéfices unis aux maisons des jésuites ; de la ferme générale du prieuré de Beaulieu ci-devant uni au collège des Jésuites de Tours, pour six ou neuf ans ; avec, entre autres conventions, la réserve pour le roi des droits de chasse, de la nomination des officiers et gardes ; l’obligation pour le fermier de tenir des registres pour les rentes et droits divers, des « cueilloirs ou cueillerets pour les censives », dont il devra donner copie à toute réquisition ; celle « d’acquitter, en diminution du prix du bail, les frais et dépenses de la nourriture des enfants trouvés, si aucuns sont exposés sur les terres et domaines dudit bénéfice, au cas qu’il en soit tenu, dont il sera fait raison, en rapportant les pièces justificatives et les quittances » : Jean Roy, conseiller du roi, et son procureur en la prévôté royale de Bouteville, demeurant à Segonzac, ayant déjà conclu, le 15 novembre 1760, avec les jésuites de Tours, moyennant 2,550 et 1,000 livres de pot-de-vin payées comptant, un bail qui le rendait fermier du prieuré de Beaulieu en 1764, s’étonne de la mise à bail nouvelle pour laquelle il propose 2,550 livres ; Louis Pélichon, bourgeois, demeurant au village de Mazotte, paroisse de Segonzac, propose 100 livres de plus (1er octobre).
- Bail à ferme par Philippe Ringuet, secrétaire de Charles-Gabriel de Malon, chevalier, ancien chevau-léger de la garde du roi, et commissaire provincial des guerres, demeurant à Paris, au nom dudit seigneur ; au baron du Coudray, brigadier des armées du roi, d’une borderie sise faubourg et paroisse Saint-Martin à Angoulême, pour sept ans, moyennant cent-vingt livres chacun an (4 octobre). — Nomination à la cure de Saint-Cybard d’Aubeville, de Léonard de Laurière, curé de Saint-Martial-de-Dirac, en remplacement de Guillaume Varin, demeurant ordinairement au village de Vaugeline, près de Ruelle, décédé ; par Pierre-Joseph Bareau, ancien doyen de l’église cathédrale de Saint-Pierre d’Angoulême, et vicaire général du diocèse (12 octobre).
- Distribution de deniers entre les divers créanciers de défunts Laurent Faugeron, procureur au présidial d’Angoulême, et Marie Vivien, son épouse ; entre autres, Charles-Joseph du Cluzeau, greffier de la maîtrise des eaux et forêts d’Angoumois, et demoiselle Jeanne de Pindray, sa mère, veuve de Louis du Cluzeau, vivant aussi greffier de ladite maîtrise ; demoiselle Anne Carmaignac, veuve de Jean Mesnier, maître chirurgien, demeurant au logis de la Clavière, paroisse d’Anais ; Jean-Pierre Ville d’Ary, procureur au présidial d’Angoumois ; Marie Mousnier, son épouse, et Françoise et Madeleine Ville d’Ary, ses sœurs ; François et Marguerite Faugeron, enfants des débiteurs, demeurant, le fils, au château de Bouex, et la fille au logis de la Clavière susdit ; demoiselle Marie Benoist, veuve de Jean du Cluzeau, et Philippe, leur fils, procureur au présidial d’Angoumois (12 octobre). — Prise de possession de la cure de Saint-Martin-de-Soyaux, par Roch-Nicolas Péchillon, prêtre, nommé en remplacement de Louis Debrande, décédé, sur la présentation de Jean-Charles de Barbezière, chanoine de l’église cathédrale d’Angoulême (18 octobre).
- Procès-verbal de marchandises, en exécution d’un jugement de la juridiction consulaire d’Angoulême (27 octobre).
- Inventaire des meubles et eflets de la communauté d’entre Louis de Luillier, chevalier, seigneur de Baslans, décédé le 87 octobre, et dame Antoinette Dumas, son épouse, faite au logis des Baslans, paroisse de Mornac, et dans une maison, paroisse de Saint-Cybard, à Angoulême ; à la requête de ladite Dumas et de ses enfants, majeurs, à savoir : Moïse de Luillier, écuyer, demeurant au logis des Baslans ; Clément-Louis de Luillier, chanoine de l’église cathédrale de Saint-Pierre d’Angoulême ; François-Louis, chevalier de Luillier, garde du corps du roi ; demoiselle Marie-Anne de Luillier, novice à l’abbaye royale de Saint-Auzonne d’Angoulême ; réservés les droits de François-Antoine de Luillier, chevalier, seigneur de Chamarande, demeurant à Angoulême, frère et principal créancier dudit décédé. A signaler audit inventaire : une robe de chambre de damas, à fleurs bleu et aurore, doublée de soie, plus que mi-usée estimée vingt livres ; — quinze petits tableaux en estampe représentant différents princes, à petits cadres et à glaces dont trois sont fendues et deux manquent, estimés trois livres ; — un miroir, son cadre à glace, les quatre coins à plaque de cuivre,, la glace du milieu de 24 pouces sur 18, très rouillé en différents endroits, estimé douze livres ; — cinq tableaux l’un d’assez bonne grandeur et un autre moyen, représentant Henri IV, la dame Montaigne, mère du défunt, et des membres de la famille, leurs cadres dorés, employés pour mémoire ; — au-devant du manteau d’une cheminée, un tableau sur toile, très usé et troué, représentant la fable de Diane, et quatre autres petits tableaux dont l’un représente Monsieur de Bernage, ancien intendant de Limoges, et les trois autres, des membres de la famille, leurs cadres en bois, employés pour mémoire ; — une montre à répétition, son boîtier en argent : très ancienne,estimée trente livres ; — dans le chaix, un grand tonneau qui contient cent barriques ; — vingt-deux barriques de vin de l’année, dont dix-huit de rose et quatre de blanc, estimé à raison de quarante-cinq livres le tonneau, soit deux cent quarante-sept livres ; — dans l’ètable : deux vieux bœufs de tire estimés deux cent cinquante livres ; — parmi les titres : les contrats de mariage dudit feu Louis de Luillier avec dame Antoinette Dumas, du 24 juillet 1732 ; de Louis de Luillier, écuyer, avec demoiselle Elisabeth Montaigne, du 24 janvier 1688 ; d’Antoine de Luillier, écuyer, sieur de Bellefosse, avec demoiselle Claude de Guibert, du 24 janvier 1630 ; de Jean de Luillier, écuyer, sieur de Bellefosse, avec demoiselle Marguerite More, du 18 octobre 1602 ; d’Antoine de Luillier, écuyer, seigneur des Vergers, avec demoiselle Françoise Dergnoust, du 26 août 1570 ; d’Antoine de Luillier, écuyer, seigneur de Beauregard, avec demoiselle Françoise Duboutut, du 20 septembre 1533 ; d’Antoine de Luillier, écuyer, seigneur de la Martinière, avec Radegonde de Saulx, du 15 juin 1510 ; de Jean de Luillier, écuyer, seigneur de Beauregard, avec demoiselle Jeanne de la Goupillière, du 10 juin 1581 ; d’Emmanuel de Luillier, écuyer, seigneur de Sainte-Christine, avec demoiselle Louise de Grenier, du 23 juin 1613 ; de René de Luillier, écuyer, sieur du Plessis de Belle-Fosse, avec demoiselle Marie Huet, du 11 novembre 1669 ; de haut et puissant seigneur messire Henri d’Armagnac, chevalier, seigneur de Tèstin, de Chally et baron de Persais, avec demoiselle Marguerite de More, veuve de Jean de Luillier, écuyer, sieur de Bellefosse, du 15 décembre 1629 ; une expédition en forme d’enquête justificative de l’ancienne noblesse de messieurs de Luillier et du droit de chapelle et de sépulture qu’ils ont dans l’église paroissiale de Marnay, en Poitou, faite à la requête d’Antoine de Luillier, écuyer, seigneur de la Guéritauide et écuyer de l’écurie du roi, contre noble de Ramefort, écuyer, et autres, devant Gervais de la Voye, conseiller en cour laïc, châtelain de Monastié, lieutenant commissaire, en cette partie, du bailli de Touraine, et de Guillaume Germain, conseiller en cour laïc, pris comme adjoint, le 6 mai 1489 ; — un arrêt de la cour des aides de Paris, du 13 octobre 1731, obtenu par ledit seigneur des Baslans contre les syndics et habitants de la paroisse de Mornac et confirmatif de son ancienne noblesse ; — un arbre généalogique des preuves de la noblesse de la famille de Luillier pour entrer dans la maison royale de Saint-Cyr, avec un certificat de monsieur d’Hozier, juge général des armes et blazon de France, du 12 mars 1686 ; — une grosse en parchemin et en forme d’un arrêt obtenu par ledit seigneur des Baslans contre François-Xavier Gauvry garde-marteau de la maîtrise des eaux et forêts d’Angoumois au sujet d’un droit de cours d’eau dans la fontaine de Mornac accordé audit seigneur, du 2 juin 1758 ; — contrat d’acquisition du fief de Lacquais, du 30 octobre 1732, par ledit sieur des Baslans, et de l’hommage qu’il en rendit au marquis de Cars, le 28 juillet 1750. — le contrat de droit de concession de ban et sépulture dans l’église paroissiale de Mornac accordé à Louis de Luillier, père du seigneur des Baslans, le 29 décembre 1703, autorisé par monseigneur Cyprien Gabriel, évêque d’Angoulême, le 11 janvier 1704 (28 octobre 1763 au 20 janvier 1764).

E. 1813. (Liasse.) - 48 pièces, papier.

1763. —Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 3 novembre au 30 décembre.

- Inventaire des meubles d’Etienne de Lavaud alias Delavaud, docteur en médecine et seigneur de Montizon, décédé le 31 octobre, et enterré le lendemain dans la chapelle de la famille à l’église paroissiale de Roussines ; ce requérant demoiselle Marie Arrondeau, sa veuve, du consentement de Jean-Joseph Etienne de Lavaud, sieur de Montizon, demeurant au lieu des Bedières, paroisse de Roussines, son fils majeur ; ledit inventaire fait tant au logis noble de Montizon, même paroisse de Roussines, que dans les forges, les moulins et les domaines en dépendant, et dans une maison faubourg de Rochechouart. A signaler audit inventaire : six bancheaux — sept pans d’une vieille tapisserie bellegame ; — des chenets en forme de gril, de fer battu, pesant trente-quatre livres, estimés sept livres ; — soixante-deux paquets d’osier estimés quatre livres dix sols ; — dix bourgnes de paille grandes et petites, tant bonnes que mauvaises, estimées cinquante sols ; — quatre-vingt-deux livres de chanvre du pays, à quatre sols la livre ; — vingt-quatre livres de brin de lin à huit sols la livre ; — douze livres de « reparonne » de lin à trois sols six deniers la livre ; — treize livres d’étoupes ou étoupons à deux sols la livre ; — vingt livres de « testes ou barbille de lin » à un sol la livre ; — une bardine en forme de seau foncé par les deux bouts, reliée de trois cercles de fer avec ses « chambrières » et la « brelière » manque, estimée quinze sols ; — cinq « guindes » avec leurs pieds, et un vieux « trouil » employés pour mémoire ; —quarante livres de laine à filer, estimée à vingt sols la livre ; — six fers à passer linges, tant bons que mauvais, estimés trois livres dix sols ; — un tableau en grosse peinture sur toile, de dix pieds de longueur, suspendu au devant du manteau de la cheminée, représentant Jésus-Christ dans le désert, avec son cadre de bois, estimé trois livres ; — quatre vieux mauvais « vrevoux » ou filets pour le poisson ; — dans la buanderie : deux ponnes de terre, de bonne grandeur, à faire lessive, estimées dix livres ; — un fût de boisseau, mesure de Chabanais ; — dans la cuisine : quatre « roquilles », une lampe à balancier ; — deux saladiers, deux soucoupes, un service de trente-cinq assiettes d’étain fin, pesant cinquante livres, à dix-huit sols la livre ; — deux flambeaux, avec leurs doubles bras de cuivre argenté, estimés neuf livres ; — un grand vieux vaisselier à deux volets par le bas, fermant à clef, deux autres volets à petits châssis au-dessus et un autre étage aussi par dessus, le tout attaché par des clous au soliveau du plancher de la chambre au-dessus ; — quatre nappes de mort, dont trois à raies de fil bleu de brin de chanvre, mi-neuves, estimées dix-sept livres ; — une nappe et dix serviettes de toile ouvrée à raies bleues, mi-neuves, estimées quinze livres ; — parmi les outils de jardinage : un petit « tranc », deux « vollands », une forge à faux et son marteau ; — dans le magasin à fer : deux mille quarante-trois livres d’acier en barre, estimé à seize livres dix sols le cent, poids de marc ; — trois mille six cent soixante dix livres de fer, poids de marc, en grilles, « guildrins, demi-plats, » barres de ferre d’appel, ferrures, un tourillon, une bombe, une « tuyère », une barre plante-vigne, estimés à seize livres dix sols le cent ; — quatre « rouables a laur mine », un crochet ou romaine de fer portant soixante-douze livres, estimés trois livres douze sols ; — cent chefs de brebis, estimés cent livres ; — un pradeau avec sa chaîne ; — une cuve à faire vin, contenant douze à treize barriques, et un pressoir garni, le tout destiné à perpétuelle demeure ; — trois barges de bois « marin » châtaigner avec leurs fonsailles, faisant trente quarts, à dix livres le quart ; — huit cents tuiles courbes estimées huit livres ; — deux grands chenets de fer battu à « chaufferettes » par le haut ; — quatorze meules de cercles, à trois livres dix sols ; — une « conchonne » de cuivre jaune estimée six livres ; — un petit feuillet ou scie et un ratis ; — dans la visite de la grande forge : deux soufflets de la « chaufferie » et de la « finerie » assez bons, tout garnis de leurs crochets ; — un grand « talaire » et une grande « cuillère à percer canot pour la fontaine », d’un peu plus de quatre pieds de longueur ; — un petit registre contenant les « fondages et marque des fers sur papier timbré, cotté et paraphé de monsieur Pigornet, lieutenant en l’élection d’Angoulême et juge délégué pour ladite marque » ; — le contrat de mariage de Joseph Arrondeau, marchand, et de demoiselle Catherine Guitton, du 13 janvier 1695 ; — l’hommage rendu par le sieur de Lavaud au seigneur de Roussines, pour le fief de Montizon, le 4 novembre 1734 ; — une grosse liasse de titres concernant le fief de Montizon ; — le contrat de mariage du sieur de Lavaud et de demoiselle Arrondeau, 9 juillet 1713 ; — le testament de demoiselle Madeleine de la Cour, veuf de François Sardin, sieur de Beauregard, tante maternelle dudit feu de Lavaud, du 31 mars 1749 ; — une liasse de pièces concernant la ferme que ledit Lavaud avait faite des forges et moulin de Montizon au marquis de Montalembert (3-22 novembre).
- Contrat de mariage entre Mathieu Marvaud, sieur du Brandeau, fils de Pierre, sieur de Boixe, et d’Elisabeth Blanchard ; et Louise Calluaud, fille d’Antoine, procureur au présidial d’Angoumois et de Madeleine Dufresse ; du consentement, entre autres, de Louis Blanchard, sieur de Sainte-Catherine, oncle dudit Marvaud (25 novembre),
- Transaction entre André Thevet, sieur de Marsac, capitaine au régiment d’Aunis, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Angouléme, agissant tant pour lui que pour ses sœurs, comme héritiers de Jacques Thevet, sieur de Marsac, leur père ; et les frères Bail-loux, laboureurs : ceux-ci s’obligent à rétablir « à vieux bord et vif fond », le ruisseau appelé la vieille Nouere < qui est de l’ancien canal » qu’ils avaient endigué et dont les eaux envahissaient le domaine de Chevanon appartenant aux Thevet, situé dans l’île formée par ce ruisseau et par celui de la nouvelle Nouère (29 novembre).
- Reconnaissance par Jean Garnier, écuyer, seigneur de la Davinière, Mongoumard et autres lieux, tant pour lui que pour Suzanne Thomas, son épouse, aux dames abbesse et religieuses de l’abbaye royale de Saint-Ausone, de la prise du village des Maisonnettes, paroisse de Brie, tenue d’elle au devoir de cinq boisseaux de froment et six boisseaux d’avoine, mesure d’Angoulême (2 décembre).
- Certificat d’apprentissage de sept années donné par Pierre Ducher, maître serger, pour Pierre Fleury « qui fait actuellement son tour » (2 décembre).
- Reconnaissance de rente donnée à André André, sieur de la Tasche, avocat au Parlement, et Marie Corlieu, son épouse, comme héritiers d’Etienne Corlieu, père de ladite Marie, par Jean de Roquart, écuyer, sieur de Maine-Joie, Catherine de Roquart la jeune, Catherine de Roquart l’aînée, et Marie de Roquart, épouse de Joachim de Roquart, écuyer, sieur des Dauges, comme héritiers de François de Roquart, écuyer, sieur de Puymagaud et de Marie Lebret, leurs père et mère (3 décembre).
- Contrat de mariage entre Jean-Baptiste Pesrier, écuyer, seigneur de Gurat, Puirasteau, le Soullier, les Goujaux, la Ville et autres lieux, fils de feu Élie-François Pesrier de Grézignac, écuyer, conseiller du Roi, juge au présidial d’Angoumois, et de Jeanne Arnauld ; mineur et agissant sous l’autorité de Pierre Pesrier de Grézignac, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi et de ses finances, d’une part ; et Gabrielle Vai-leteau de Chabrefy, fille de Jacques, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi et de ses finances, ci-devant receveur des tailles en l’élection d’Angoulême, et de dame Marie Chaban, son épouse (5 décembre).
- Acte de notoriété justificatif des héritiers de Anne-Jean Guimard le jeune, sous-brigadier des gardes de la marine au port de Roche-fort, noyé lors de la perte du vaisseau Le Juste, le 20 novembre 1759 ; Louis-Armand Guimard de Couziers, capitaine au régiment de Rouergue-Infanterie, décédé au village de Peterraguen, le 3 septembre 1759, des suites de blessures reçues le lec août à la bataille de Minden ; demoiselle Guillemine Guimard, décédée le 16 février 1757 et enterrée le lendemain dans l’église de Notre-Dame-de-la-Paine, à Angouléme, frères et sœurs ; qui sont : Anne-Jean Guimard l’aîné, écuyer, seigneur de Couziers, lui même décédé le 23 février 1762 et enterré le lendemain dans l’église Saint-André, à Angouléme ; Anne-Rose Guimard, épouse de Jean-François Mioulle, sieur de Lisle, pair du corps de ville d’Angoulême ; Guillemine Guimard de Couziers, l’aînée, et Rose Guimard de Fontgibaud, leurs frère et sœurs (8 décembre).
- Autre acte de notoriété constatant que Anne-Jean Guimard n’a eu qu’un fils : Élie-Anne-Jean, écuyer, actuellement sous la tutelle de Louis-Armand Guimard. chevalier, ancien lieutenant-colonel du régiment de Veaubécourt, lieutenant pour le Roi à Vezel, chevalier de Saint Louis et pensionnaire du Roi, son grand oncle (8 décembre).
- Délaissement de fonds par regrets, conformément au jugement du présidial d’Angoumois, en suite de non paiements de rentes, par Pierre Bareaud et Anne Dumergue, sa femme, laboureurs, de la paroisse de Fléac, en faveur de Pierre Maulde, sieur de Valence (9-10 décembre).
- Quittance d’amortissement de rente donnée par François Vigier de la Pille, prieur et curé de la paroisse de Brignac, faisant tant pour lui, que pour ses frères et sœurs héritiers d’autre François Vigier delà Pille, avocat en Parlement, leur père (11 décembre).
- Contrat de mariage entre Joseph de Montardy, écuyer, seigneur de la Palurie, demeurant au logis de Montardy, paroisse de Goux, fils majeur de feu Joseph et de Marie Bareau, du consentement de Jean de Montardy, écuyer, garde du corps du Roi, son oncle ; et Catherine Dubois, de Mornac, fille de Pierre Dubois, écuyer, sieur de la Vergne, et de Marie-Françoise Salomon, demeurant paroisse Saint-Paul, à Angouléme (12 décembre).
- Reconnaissance de cinq sols de rente annuelle dûs aux dames de Marsay, à cause de leur seigneurie de Frege-neuil, sur une maison et un jardin près de Font-Grave, paroisse de Saint Martial, à Angouléme (26 décembre),
- Acte conventionnel par lequel l’un des quatre collecteurs de la paroisse de Linars se charge de toutes les opérations de la levée de l’impôt, moyennant réserve pour lui seul des profits qu’elle peut offrir (28 décembre).
- Reconnaissance de la grande prise de la Grelière, paroisse de Linars, d’une contenance de plus de cent trente-sept journaux, relevant des dames abbesse et religieuses de l’abbaye de Saint-Ausone, au devoir de vingt-quatre boisseaux froment, douze boisseaux avoine, quinze sols en argent, deux chapons et deux gelines, par neuf laboureurs et un tailleur d’habits (30 décembre 1763)

E. 1814. (Liasse.) - 90 pièces, papier.

1764. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 1er janvier au 29 février.

- Contrat d’apprentissage, pour un an, de Simon Boiteau, chez Jean Raly, coutelier, demeurant paroisse de Notre-Dame de Beaulieu à Angoulême (3 janvier).
- « Donation au roi », par Marguerite Fauconnier, veuve d’Antoine Civadier, greffier en chef de la police d’Angoulême, de Gabriel Lescallier, praticien, qui s’oblige, moyennant qu’il sera déchargé des frais de provision et d’installation, à remplir les fonctions de greffier, et aussi à s’en démettre à toute réquisition postérieure au mariage ou à la majorité de Jeanne Civadier, fille d’Antoine et de Marguerite Fauconnier susdits (8 janvier).
- Inventaire des meubles de François Couprie, marchand aubergiste, ce requérant demoiselle Jeanne Lauzet, sa veuve, fait dans leur maison, rue Saint-Pierre, paroisse Saint-Jean à Angoulême. A signaler : une épée, sa monture d’argent et la poignée à fil, estimée 50 livres ; — un service « en cristeau, en émail » et une glace estimés cent livres ; — une tenture de tapisserie point de Hongrie, estimée 30 livres ; — une selle avec ses fontes, chaperons, housse et « estruyeux » d’assez bon service, estimée 12 livres ; — une lettre missive écrite de la Rochelle le 28 décembre 1762 par Monsieur de Chatellaillon audit feu Couprie, » par laquelle il lui marque d’envoyer, par son ordre, un pâté de cinq perdrix garni de truffes au sieur du Courteil, à Paris ; — une liasse composée de deux états d’envois de dindes, chapons, gibier, truffes fait par ledit feu Couprie au sieur Escot, secrétaire de Monsieur Loret, président à Bordeaux, les années 1762-1763 (10-26 janvier).
- Constitution de rente par divers laboureurs de la paroisse de Touvre au profit de Léonard de Chastel de la Barthe, écuyer, capitaine au régiment de Conti (16 janvier).
- Contrat d’association entre un « foulinier » et un teinturier du village de Pontouvre, celui-ci affermant au premier la moitié d’une pile de moulin, une presse avec ses accessoires et autres instruments ; s’engageant aussi à travailler à son service, moyennant cent cinquante livres par an (18 janvier).
- Procuration donnée par Anne-Joumard Tizon, chevalier, seigneur d’Argence, Dirac et autres lieux, demeurant à Angoulême, François-Joumard Tizon d’Argence, chevalier, sieur de la Monette, demeurant à la Rochefoucauld, Charles de Laramière, chevalier, seigneur de Puycharneau, demeurant au château de Puycharneau, comme tuteur de ses enfants et de feue Marie Joumard Tizon d’Argence, Henri Joumard Tizon, chevalier d’Ar-gence, seuls héritiers de François Joumard Tizon, chevalier, seigneur d’Argence, Dirac, les Courrières, la Monette et autres lieux, et de Marguerite de Forgues de Lavedan, leurs père et mère ; et aussi, de Henry Joumard Tizon d’Argence, prieur de Ghâteauneuf, leur frère ; pour intervenir dans la distribution de la saisie faite sur le sieur du Breuil de Chantrezac (26 janvier).
- Vente, par les héritiers de François Baruteau, de sa lettre et place de maître barbier-perruquier-baigneur et étuviste en la ville d’Angoulême, à Jacques Labbé et Anne Garnier, son épouse, moyennant sept cent soixante quatorze livres (27 janvier).
- Partage de la succession de Jean Faunié, sieur du Plessis, et de Marie Bourdin, son épouse, après renonciation des filles issues de ce mariage, entre leurs frères, à savoir : Etienne Faunié, sieur du Plessis, avocat, Jean Faunié, sieur du Mai-nedel, Pierre Faunié, sieur de Fonrivière (27 janvier).
- Contrat d’apprentissage, pour trois ans, de Jean Doussain, chez Philippe Mouton, maitre-perruquier à Angoulême (1er février).
- Constitution de dix-huit livres de pension viagère, par Jean Guîttard, dit la Chappelle, ancien cuisinier, alors sacristain de l’église paroissiale de Saint-André d’Angoulême, en faveur de Marguerite Nanglard, veuve de Pierre Fort, précédent sacristain de ladite église (2 février).
- Procès-verbal des moulins à blé et à huile, de Chez-Nicolas, paroisse de Touvre, et prise de possession desdits moulins, ainsi que d’une rente de vingt livres en argent et deux paires de « canets » sur les moulins à drap en dépendant, par Anne-Françoise Robuste, demeurant à Angoulême, comme ayant été distraits, à son profit, de la saisie des biens d’Augustin Guionnet, sieur du Peyrat, et de Marie Arnauld. son épouse (16-17 février).
- Cession d’une rente foncière annuelle de soixante livres assignée sur le Moulin-Neuf, paroisse de Lhoumeau-Pontouvre, à Robert, meunier au Pontouvre, par Louis de Chastel, chevalier, seigneur de la Barthe, capitaine de cavalerie et garde du corps du Roi, agissant en tant que fondé de procuration de Etienne Christophe Guesfier, écuyer, commandant à l’hôtel des Ambassadeurs extraordinaires, y demeurant, rue de l’Université, à Paris, possesseur de ladite rente comme héritier de Marie-Élisabeth de Vigarany, veuve d’Alexis de Saint-André, grand-maître des eaux et forêts au département d’Orléans (19 février 1764).
- Quittance donnée par Jean Durandeau, dit Duret, compagnon papetier, fils de Jean, maître papetier, et de Jeanne Marie, demeurant au bourg de Moutiers (23 février 1764).
- Nomination par l’assemblée générale des habitants de la paroisse Saint-Paul d’Angoulême de François Thinon, sieur de la Motte, et de Benoit Debresme, avocats, comme fabriciens, en remplacement de Félix Robin, ancien procureur au présidial, et de Félix Jeheu, notaire royal de la réserve d’Angoulême, nommés le 15 juin 1750 (26 février 1764).

E. 1815. (Liasse.) - pièces, papier.

1764. — Caillaud, notaire royal à Angouléme. — Actes reçus par ce notaire du 1er mars au 31 mai.

- Contrat de profession, comme dame de chœur à l’abbaye royale de Saint-Ausone, de Anne-Marie de Luillier, fille de Louis, écuyer, seigneur des Baslans, et d’Antoinette Dumas, devant toute la communauté assemblée capitulairement dans le parloir de l’abbesse, dame Françoise de Durfort de Civrac ; avec constitution de soixante livres de pension annuelle, en faveur de ladite Anne-Marie, par sa mère et son frère Clément-Louis de Luillier, chanoine de l’église cathédrale d’Angoulême (1er mars).
- Acte de notoriété justificatif du nombre des héritiers de André Navarre, lieutenant au régiment de Cambis, décédé à l’hôpital ambulant de Sabu-gal, en Portugal, le 26 septembre 1762, qui sont : Pierre Navarre, écuyer, président-trésorier de France au bu-Veau des finances de la Rochelle, Jean, Jacques et Anne Navarre, ses frères et sœur (2 mars).
- Certificat du décès dudit Pierre Navarre donné à Metz par le capi taine et le capitaine aide-major du régiment de Cambis, scellé en cire rouge du sceau du régiment (2 février).
- Acte de notoriété justificatif du nombre des enfants de Jeanne Forgerit, veuve de Jacques de la Sudrie, écuyer, seigneur de Gamory, président-trésorier de France au bureau des finances de Limoges, décédée le 12 août 1762 et inhumée dans l’église de Chambon, qui sont : Clément de la Sudrie, écuyer, chevalier de Saint-Louis, président trésorier de France au bureau des finances de Limoges, Jean de la Sudrie du Chambon, écuyer, capitaine aurégimentd’infanterie de Bourgogne, chevalier de Saint-Louis, Thérèse de la Sudrie.. épouse de Martial de la Sudrie, écuyer, seigneur de Puyrichard, cette dernière ayant renoncé à la succession de ses parents par son contrat de mariage du 2 mars 1742 (28 mars).
- Contrat d’apprentissage, pour quatre ans, de François Coquand, chez Guillaume Vignaud, charpentier à Angouléme (6 mars).
- Vente à François-Pascal, chevalier, ancien contrôleur des hôpitaux militaires de l’Ile Minorque, par Mathieu du Tillet, sieur de Beauvais, et Geneviève des Bordes, son épouse et Joseph Vergnion, notaire royal et contrôleur des actes du bureau de Chalais, d’une maison sise à Angouléme, leur appartenant comme héritiers d’Elisabeth et Marie du Souchet (10 mars).
- Reconnaissance de la prise des Chaumes du bois de la Roche, paroisse de Champmillon, relevant de l’abbaye de Saint-Cybard (11 mars).
- Inventaire, après décès, des meubles de François Guillaud, écuyer du duc de la Rochefoucauld, à la requête des sieurs Thomassin et Guillaud, ses neveux et arrière-neveux. A signaler audit inventaire : un habit de camelot sur soie grise galonné en argent et une veste de camelot brochée en argent estimés cinquante livres ; — soixante-trois chemises fines, très courtes, estimées cent vingt livres ; — une épée à poignée et garde d’argent avec son ceinturon estimée quarante-huit livres ; — un galon d’or, pesant trois onces, estimé à six livres l’once ; — un vieux mauvais parapluie de toile cirée et une râpe à tabac estimés vingt sols ; — l’explication du livre de la Genèse, en 6 vol, in-8°, — les confessions de saint Augustin, in-8°, par le sieur Arnaud d’Andilly ; — un livre en quatre volumes intitulé explication du Cantique des Cantiques ; — la constitution Unigenitus, un volume, (12 mars).
- Acte d’éventilation du domaine des Bretonnières qu’il vient d’acquérir, par Jean-Nicolas Labouret, receveur des fermes du Roi à Angouléme, (13 mars).
- Notification au seigneur du Fa et Sireuil dans son château de Sireuil de Sainte-Hermine, autrement dit la Tour du Fa, par Nicolas Labouret, de son acquisition du domaine des Bretonnières, qui comprend le fief des Isle relevant à foi et hommage dudit seigneur ; et sommation d’opter entre le droit de retrait et le paiement des lods et ventes (14 mars).
- Quittance donnée par Jeanne Seguin, veuve de Christophe Vinet, maître-entrepreneur et architecte d’Angoulême de ce qui lui restait dû sur les travaux faits à l’abbaye de Notre-Dame-du Bournet, suivant marché du 1er juillet 1759 et procès-verbaux de réceptions desdits travaux du 12 juin 1761 (21 mars).
- Quittance donnée par Claude Tremeau, conseiller du Roi, juge au présidial d’Angoumois de soixante et un mille cent quarante-deux livres, qu’en conséquence de l’arrêt du parlement du 20 janvier précédent, il reçoit de Guillaume Jeheu, notaire royal, faisant fonction de receveur des consignations du présidial d’Angoumois, chez qui Madeleine-Geneviève de Sainte-Hermine, épouse non commune en bietftf de Joseph, marquis d’Alegre, avait consigné cette somme ; et protestation qu’elle est inférieure à ce qui lui revenait, suivant le contrat d’ac-quisittoirdé la seigneurie de Sireuil (21 mars).
- Quittance donnée par Françoise et Jeanne Bourrée, héritières de Robert Bourrée, écuyer, receveur des tailles de l’élection d’Angoulême et de Marie Cazeau, leurs père et mère, d’arrérages de rentes seigneuriales relevant de la seigneurie de Villement, paroisse de Ruelle (23 mars).
- Reconnaissance de deux prises dépendant du moulin à papier de Montbron, autrement dit de Bresmon, qui relèvent du fief de la Monette, par Charles Jean Respingez, sieur du Ponty, ancien avocat au conseil du Roi, administrateur de la manufacture des papiers à l’imitation de ceux de Hollande, acquéreur dudit moulin par contrat du 18 novembre 1762, à Annet Joumar Tizon d’Argence, chevalier, seigneur d’Argence, la Monetteset autres lieux (26 mars).
- Reconnaissance d’une rente constituée de six livres par Jean Rullier, sieur de Bois-nois, bourgeois, à Angoulême, à François Delahoche, directeur des aides de l’élection de Confolens, Jean Éloy, bourgeois, sieur de Feux, contrôleur des domaines du Roi, et Thérèse Mesturas, son épouse, demeurant à Châtillon-sur-Sèvre, et Jacques-Marin Fouquet, sieur de la Boistière, contrôleur-receveur des droits réservés à Angoulême, et Anne Mestreau, son épouse (30 mars),
- Notification de grades par Charles Gautier, prêtre, chanoine de l’église collégiale de Notre-Dame-de-la-Rochefoucauld, à l’évêque et au chapitre cathédral d’Angoulême ; — réitérations de grades aux mêmes, par François Thomas, prêtre du diocèse d’Angoulême, chanoine de l’église collégiale de la Guerche en Bretagne ; — par Charles Arnauld, écuyer, prêtre du diocèse d’Angoulême, vicaire-générai du diocèse de Die (31 mars).
- Transaction entre Antoine de Salignac, écuyer, seigneur de Salmaze et du Mainadeau, et Marie-Anne Séguin, son épouse ; et Philippe de Faligon, écuyer, sieur des Ganiers, l’un des deux cents chevaux légers de la garde du Roi, chevalier de Saint-Louis, au sujet d’une créance de sire de Faligon, père de Philippe (4 avril).
- Testament de Renée-Élisabeth Pipaud, par lequel elle lègue la charge de conseiller à l’élection que possédait, en son vivant, François Gilbert-, son époux, à Jean Gilbert de Beaupré, son fils, moyennant qu’il donnera quatre mille livres à chacun de ses frères et sœurs, savoir : Jean, prieur de Notre-Dame-de-Font-Blanche, Élie sieur de Boisjoly, Marcelin, sieur des Bernières, Marie, Rose (4 avril).
- Réitération de grades à l’évêque et au chapitre d’Angoulême, par Sébastien de la Vergne, docteur en théologie, nommé à la cure de Saint-Florent-de-la-Rochefoucauld, et de présent vicaire de Balzac (5-7 avril) ;
- par Péchillon, curé de Saint-Arthémy de Blanzac, chanoine de l’église collégiale dudit lieu et de l’église cathédrale d’Angoulême, prieur de Saint-Sulpice (7 avril).
- Vente d’une maison à Angoulême, par Martial du Tillet de Mézières, écuyer, premier conseiller honoraire au présidial d’Angoumois, « secrétaire interprète des langues étrangères de la reine > (5 avril).
- Bail à ferme, pour neuf ans, du prieuré de Gourville, avec réserve des novales, de la rente due par le seigneur de Gourville, de l’usage des antichambre, chambre, cabinet et cuisine du logis, moyennant deux mille huit cents livres chacun an, à Joseph Nicaud, bourgeois, et Pierre Birot sieur des Rocheroux, de la paroisse dudit Gourville, par François Delpy de Saint-Gerac, prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine archidiacre de la cathédrale de Périgueux et vicaire-général de ce diocèse, abbé commendataire de Saint-Cybard d’Angoulême (8 avril).
- Contrat passé par ledit abbé avec Jean Mesnadeau, couvreur, qui s’engage à entretenir la couverture des bâtiments de l’abbaye de Saint-Cybard, pour neuf ans, moyennant trente-six livres par an (8 avril).
- Contrat d’ingression à l’abbaye royale de Saint-Ausone, de Françoise Laine, fille de Louis François, écuyer, et de feue Marie de Lafont (11 avril).
- Partage par licitation de la succession de Philippe Vigier, écuyer, seigneur de la Pille, entre ses enfants, et de Anne Dussieux, savoir : Marie Jeanne, mineure émancipée par lettres du prince, Marie-Philippe, Madeleine, Marie, ces deux dernières étant aux droits de dame Marguerite, religieuse à l’abbaye de Saint-Ausone, leur sœur ; François, écuyer, prieur et curé de la paroisse de Brignac en Limousin ; Jacques-Bernard, écuyer, demeurant à Amboise ; Pierre Vigier des Suires, écuyer, receveur des aides au département de Lusignan (12 avril}.
- Règlement de comptes entre Jean Godinaud et Pierre Dus-souchet, maitres-boulangers associés à Angoulême, et Jean Raimond, farinier, fermier de leur moulin de Foul-pougne, paroisse de Lhoumeau, qu’il abandonne, ne pouvant y gagner sa vie (14 avril).
- Cautionnement envers Jean Valade, bourgeois de Paris, chargé, par arrêt du 14 juillet 1760, de la régie des droits sur les cuirs imposés par redit du mois d’août précédent, de Charles Malafaire, commis aux exercices des droits sur les cuirs de la ville d’Angoulême, par Louis-Denis Joré, bourgeois de ladite ville (21 avril).
- Sous-ferme des dîmes de blé, vin et autres fruits de la paroisse de Coulgeaux et de l’enclave de Saint-Angeau et Sigogne, appartenant au chapitre d’Angoulême, moyennant six cent cinquante livres (21 avril).
- Ferme du moulin à blé de Foulpougne, par Godinaud et Dussouchet, boulangers, à Louis Maismain, farinier, qui se charge d’aller chercher les grains, avec voiture, partout où l’enverront lesdits boulangers, et de les moudre, moyennant qu’il se réservera la moitié de la moudure (22 avril).
- Consentement donné par Jeanne Maignen, veuve de Pierre Gaillard, l’un des six inspecteurs et contrôleurs des maîtres cordonniers d’Angoulême, à Louis Gaillard, garçon cordonnier, leur fils, qu’il touche le prix de la ferme par elle faite de la lettre d’inspecteur et contrôleur de son mari, à raison de vingt livres et une paire de mules pour ferme (23 avril).
- Contrat de mariage entre Jean Fonréaux, sieur de la Breuille, fils de feu François Fonréaux, sieur de Gorces, et de Jeanne-Thérèse Bibaud ; et Marie-Françoise Angélique de Ferrière, fille majeure de feu Claude de Ferrière, docteur en droit, avocat au Parlement, et d’Elisabeth de Crescent (26 avril).
- Vente d’une maîtrise de barbier-baigneur-étuviste à Angoulême, moyennant huit cents livres (26 avril).
- Vente du fief des Giraudières, paroisse de Champniers, mouvant de la baronnie de Montignac et de la seigneurie du Maine-Gaignaud, et d’une maison faubourg de Lhoumeau à Angoulême, moyennant trente-six mille deux cents livres, par Pierre Bareau de Girac, chevalier, seigneur de Bourg-Charente, Fayolle et autres lieux, et Thérèse-Radegonde Rambaud, son épouse, à Hélie Pasquet de Saint-Mesmy, chevalier, seigneur de Balzac, Vouillac, Puirenaud, Boismazet et autres places (30 avril 1764).

E. 1816. (Liasse.) - 102 pièces, papier.

1764. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 1er mai au 30 juin.

- Abandon des poursuites intentées en la tournelle criminelle d’Angoumois, par Pierre de Villemandy, notaire en la châtellenie de Suaux, et Pierre Morisset, notaire en la comté de Montbron, pour avoir refusé de publier les bans chez eux enregistrés, contre François Bachelier, curé de Soyaux, moyennant qu’il leur paie cent cinquante livres, et déclare n’avoir jamais entendu attaquer leur probité (6 mai).
- Vérification du bon état des deux geules d’essacs ou anguillards appelés des Bauches, avec leurs écluses ou chaussées, et de trois petits ilôts ou bouzets, sur la Touvre, tenus du comte Paul de Montalembert, chevalier, seigneur de Maumont, etc., par Jean Béchade, poissonnier (7 mai).
- Procès-verbal du moulin à blé des Dames, faubourg Saint-Pierre, paroisse Saint-Ausone, près Angoulême, à la requête d’Antoine Gautier, tuteur du fils mineur de Jean Collain, meunier, propriétaire dudit moulin (8 mai).
- Vente du logis noble de Montgaudier, paroisses de Fléac et de Linars, moyennant six mille deux cents livres, par Christophe Rullier, chanoine théologal de l’église d’Angoulême, à Claude Benoist des Essarts, et Marguerite Tremeau, son épouse (18 mai).
- Contrat de mariage entre Jacques de Jambes, écuyer, fils de feu Jacques, écuyer, et de Marie André, demeurant au lieu de Fougère, paroisse de Fouquebrune, et Marguerite André, fille d’André André sieur de la Tache, avocat au parlement et colonel de la milice bourgeoise d’Angoulême, et de Marie Corlieu (20 mai).
- Testament d’Arnauld de Champniers, président au présidial d’Angoumois, par lequel il nomme ses exécuteurs testamentaires Dumas, assesseur, et Arnauld, conseiller audit siège, à qui il lègue deux miroirs à deux glaces achetés à Paris, sa montre en or et sa canne à pomme d’or. Avec une enveloppe timbrée d’un cachet en cire rouge portant d’azur au croissant d’argent, surmonté d’une étoile d’or (1er avril 1759).
- Inventaire des meubles et effets dudit Louis-François Arnauld, écuyer, seigneur de Champniers, le Breuil, Puyrobert, Argence, Viville, Ferrière, Puydenelle et autres lieux, décédé en son château du Breuil, paroisse de Champniers, le 21 mai, à la requête de ses exécuteurs testamentaires, en présence de Louis-Arnauld de Viville, chevalier, agissant pour lui et sa sœur Jeanne, comme neveux et héritiers naturels du défunt, avec protestation contre les enlèvements qui paraissent avoir été faits depuis qu’une attaque d’apoplexie le rendit incapable du soin de ses affaires. A signaler audit inventaire : quatre fauteuils à bras en bois de noyer, deux en sculpture et deux tournés, couverts de damas satiné gris perle à petites fleurs, demi-usés, estimés quarante-huit livres ; — douze chaises à l’antique couvertes de damas cramoisi, bordés d’un galon et doux dorés, estimées soixante livres ; — une tapisserie de Flandre, à personnages, représentant l’histoire d’Alexandre, tirant seize aunes, en six pièces, très usée, estimée trois cent vingt livres ; — un paravent â quatre feuilles de bois de peuplier, garni de toile peinte, représentant les armes dudit feu, et un paysage avec des figures, estimé vingt-quatre livres ; — un grand miroir à huit glaces de’soixante-dix pouces de hauteur et vingt-huit de largeur, estimé cent livres ; — une tapisserie haute lisse représentant Jupiter, contenant treize aunes en cinq pièces, sur la hauteur d’une aune et demie, estimée deux cent soixante livres ; — une poire â poudre, façon chagrin, un petit fusil à manche de nacre, trois petites lorgnettes ; — une redingote de frise d’Angleterre, écarlate, ses parements et cols de velours noir, estimée quinze livres ; — trois tableaux à cadre doré : l’un, représentant Louis XV ; un autre, la reine, et le troisième, Monsieur de Breteuil, ancien intendant de la province, estimés vingt-quatre livres ; — deux autres tableaux à cadre doré, ovales, représentant le défunt président Arnauld et madame Birot, son épouse ; — six laisses sur satin, dont trois à cadre dorées et les autres à baguettes dorées, estimées douze livres ; — un pet-en-l’air de satin cramoisi, doublé de taffetas .citron, estimé trois livres ; — un habit d’écarlate à boutons fil d’or ; une veste dont les devants sont couleur rose à boutons et boutonnières d’or, et le derrière d’écarlate ; l’habit doublé de satin blanc et les devants de la veste d’une peluche ; une calotte de calinande rouge, estimés vingt-quatre livres ; — un fusil garni en argent avec quatre boucles aussi en argent et sa poche de cuir, estimé soixante livres ; — une vieille mauvaise berline à deux glaces et un châssis à verre par le devant, le dedans garni d’un velours ciselé violet à fleurs, l’impériale avec sa frange couleur d’or, le dessus garni de gros et petits clous dorés avec quatre vases de potin aussi dorés, les portières à coulisses tirantes de toile cirée, le siège rempli de plumes, couvert d’un menu velours avec une couverture du siège de postillon, d’une panne veloutée couleur citron, estimés ensemble cent cinquante livres ; — dans la bibliothèque, considérable : les œuvres de théâtre de M. de Boissi, en 9 in-8° ; l’histoire de Tome Jones, en 4 in-12 ; les mémoires de M. de Gourville, en 2 in-12, de l’édition de 1724 ; 4 almanachs des spectacles de Paris ; deux volumes de la coutume d’Angoumois, l’un de l’ancienne et l’autre de la nouvelle édition ; les tableaux des philosophes, in-P, enrichi de gravures de l’édition de 1715 ; le code de Pologne sous Henri III ; les mémoires de François de Paul de Clermont, en brochure in-12 ; les chansons choisies de M. deCouIange ; pensées diverses sur la comète de 1680, en 2 in-12 ; les œuvres diverses du sieur de Balzac, en 1 in-16 ; l’enterrement du dictionnaire, in-12 ; les œuvres de « Sirano » de Bergerac ; — parmi les papiers, dont une partie entre les mains du sieur Geoffroy, sergent royal à Champniers, fut réintégré dans le trésor du château : les lettres de provision de la charge de président au présidial dudit défunt ; — divers dossiers de procédure de la juridiction de Champniers ; — deux expéditions des contrats de mariage de François Arnauld avec Marie-Louise Birot, du 28 août 1700, et de Louis-François Arnauld de Champniers avec Marie-Élisabeth Guillot deGoulard, du 2 septembre 1739 ; — un dossier composé de titres des droits seigneuriaux, honorifiques, établissements de foires et marchés, four banal, justice haute, moyenne et basse dans l’étendue de la paroisse de Champniers, avec un contrat d’acquisition de ce qui relevait du domaine dans la môme paroisse, des hommages, des transactions passées avec l’abbesse de St-Ausone ; — un dossier concernant la gruerie de la paroisse de Champniers ; — deux fermes d’agrier de safran qui se recueille dans ladite paroisse, des 20 août 1742 et 17 décembre 1748 ; — le bail â ferme de la halle de ladite paroisse du 24 décembre 1701, reçu Flageolle, notaire ; — le contrat d’acquisition par François Arnauld â Marie Talleyrand de Grignaud, veuve de Grassian Jousset, écuyer, seigneur de Puydenelie, de la seigneurie de Puydenelle, des fiefs de Sigogne et Flageolle, moyennant vingt-six mille quatre cents livres, du 8 avril 1736, reçu Decoux, notaire royal ; — le contrat de mariage de Daniel Birot, avocat au parlement, avec Rachel Roger, du 2 février 1677 ; — le contrat d’acquisition de la terre et seigneurie de Champniers, par François Arnauld à François Guy, chevalier, seigneur de Champniers, et Marie de Massacré, son épouse, du 21 avril 1717, reçu Decoux, notaire royal ; — le contrat d’acquisition des droits d’échange de la paroisse de Champniers, du 6 novembre 1700, reçu Le Plin, notaire au Châtelet ; — un dossier de titres, arrêts du conseil et autres pièces concernant l’ancienne noblesse du président Arnauld, au nombre de dix-huit pièces ; — un arrêt rendu à la table de marbre qui reçoit le sieur André, dit Dumaine, garde des bois et chasse de la terre de Champniers, du 11 juillet 1724 ; — quarante-sept registres concernant les cens et rentes dues aux seigneuries et fiefs de Champniers, Puyrobert, Puideneile, Sigogne, Flageolle, Argence, Ferrière, Viville, la Tremblade ; — les hommages et dénombrements fournis par les seigneurs desdits fiefs, tant au roi qu’à l’évêque d’Angoulême (20 mai-9 juin).
- Cession de ce qui leur revient, suivant arrêt du parlement, sur la succession de René de Ponthieu, chevalier, seigneur du Breuil de Chivre, moyennant mille livres, par Louis Toully, orfèvre à Angoulême, et Marie Toully, à très haut et très puissant seigneur messire Guillaume Alexandre de Galard de Béarn, chevalier, seigneur comte dé Bras-sac, baron de La Rochebeaucourt, premier chambellan du roi de Pologne, demeurant ordinairement â Lunéville (25 mai).
- Contrat d’ingression de Françoise-Marie Dumas, fille majeure de Moïse Dumas, écuyer, seigneur de Chebrat, conseiller du roi, assesseur civil et lieutenant particulier criminel au présidial d’Angoumois, et de Thérèse Rambaud, dans la communauté des Dames de l’Union-Chrétienne d’Angoulême (1er juin).
- Ferme du prieuré de Sainte-Geneviève de Fronsac, pour neuf années, moyennant trois cents livres chacun an, par dame Françoise de Durfort de Civrac, abbesse de Saint-Ausone d’Angoulême, à Raymond Abeil, curé de Saint-Martin de Fronsac, et arrentement au même des maisons et bâtiments dudit prieuré par la communauté de ladite abbaye (4 juin).
- Vente, moyennant dix-sept livres dix sols de rente, de la moitié d’un banc ou étau situé sous l’allée de la mercerie de la halle du Palet, qui va de la porte du Palet au canton de ladite halle (8 -juin).
- Bail à ferme de la forge à fonte et à fer de Champlaurier, paroisse de Saint-Claud, composée d’un fourneau, une chaufferie et affinerie et autres bâtiments, moyennant huit cents livres par an, pour six ans, par Louis de la Vergne, seigneur de la Baronnie, juge au présidial d’Angoumois, à Michel-Nicolas Rousset, directeur de la forge de Ruflec, y demeurant (9 juin).
- Notification au doyen du chapitre cathédral d’Angoulême de la nomination et présentation comme chapelain de la chapelle de Notre-Dame des Spasmes à l’église paroissiale de Saint-Paul de cette ville, vacante en suite du décès de Jean Jaubert, clerc tonsuré, par François Desbordes, écuyer, seigneur de Jarnac, et Nicolas Jaubert, écuyer, seigneur des Vallons, de François Chasteigner de la Rochepozay, écuyer, clerc tonsuré, petit-fils dudit seigneur de Jarnac (11 juin).
- Cession de ses remplois et gain de survie, par Anne Rivaud, veuve de François du Haumont, écuyer, seigneur de Cussac, à Jean-François du Haumont, chevalier, seigneur de la Garde (12 juin).
- Inventaire des meubles et effets de la communauté d’entre feue Marie Mousnier et François Thomassin, marchand, à la requête de celui-ci, de Jean Vérie Civadier, marchand cirier, épicier et confiseur, associé à partie du commerce desdits époux par traité du 9 mars 1762, et autres. A signaler audit inventaire, dans la maison et magasin, paroisse Saint-André : trois vieux tableaux représentant Notre-Seigneur attaché à la colonne, Saint-Jean-Baptiste, et la Madeleine, à grosse peinture, estimés trois livres ; — une veste de soie brochée en or, très vieille et crassée, estimée trente livres ; — une vielle tarayolle, estimée trente sols ; — une mauvaise « coeffe » et un « baignollet » de taffetas noir, estimés trois livres ; — vingt-trois « coeffes > fines et treize pour nuit ; six mouchoirs de col, aussi fins, et six « jobelines », plus que my usés, estimés dix-huit livres ; — une petite croix et deux anneaux d’or valant neuf livres dix sols ; — un « arranteloir » de crin, estimé vingt sols ; — dix douzaines de basanes tant grandes que petites, estimées quatre livres quinze sols la douzaine ; — cinq peaux blanches, estimées trente-cinq sols ; — cinquante-cinq livres pesant de veau blanc et noir, estimés cent soixante-huit livres ; — huit baudriers lissés, estimés à neuf livres pièce ; — quatre « partz masles » de rebut à quinze livres pièce ; — vingt-deux rames papier lombard, à trois livres quinze sols la rame ; — cinq rames papier fleur de lis, â cinquante-deux sols la rame ; — vingt-deux rames papier second, â quarante-deux sols la rame ; — une rame papier Boncassé, à trois livres ; — douze cent soixante-dix livres de cire jaune, à vingt-sols la livre ; — quatorze mains papier bleu, à sept sols la main ; — huit cent soixante-douze livres cire blanche, à trente-deux sols la livre ;—deux peaux de chien de mer, estimées six livres ; — vingt-huit livres pesant de baleine, estimée à trois livres dix sols ; — sept cents chevreaux blancs, estimés cinquante sols le cent ; — une série d’obligations envers des négociants de Poitiers, La Rochelle ; Lafite et compagnie, Fourgapie et compagnie, à Bordeaux ; — dans le magasin de peaux, rue des Boucheries, diverses peaux « en poil » ; — les marchés passés avec les bouchers de la ville pour vente de peaux ; — divers jugements de la juridiction consulaire ; — les contrats de mariage d’Anthoine avec Marie Aubin, du 5 février 1722, reçu Rouhier ; du même avec Louise-Elisabeth Dumergue, du 6 septembre 1734, reçu Caillaud ; du même avec Marie Mousnier, du 20 septembre 1738, reçu Delàge. — Vérification et continuation dudit inventaire après le décès d’Anthoine Thomassin, le 20 juin, et partage de ses biens et ceux de sa femme entre Louise de la Garde, veuve de Jean du Fresse, sieur de la Seguinie, leur mère et légataire universelle, et leurs très nombreux héritiers (12-30 juin).
- Procès-verbal à la requête de François Guion, bourgeois et maître de forges, à Forgeneuve, paroisse de Javerlhac, représentant le marquis Marc-René de Montalembert, des canons provenant des forges de celui-ci, situés au lieu de Cherier, près de la Charente, dont ils ne peuvent plus être enlevés que par gabare, la route de Paris ayant été considérablement surhaussée depuis leur dépôt en cet endroit, et au port de Lhoumeau, faisant en tout 41 pièces de divers calibres (13 juin).
- Reconnaissance par Pierre Turrault, sieur de la Cossonnière, d’un légat de cinq livres envers les Pères Jacobins d’Angoulême, à charge de dire six messes de requiem avec libéra pour Pierre Aymard et Anne Mesnagut, ses bisaïeuls (15 juin).
- Procuration donnée à sa femme par Jean-Baptiste Broix, maître en fait d’armes, sur le point de partir à Saint-Domingue (16 juin).
- Ferme de la grande herbe des îles du Pible et des Libaudières, dépendant de la seigneurie de Guissalle, paroisse de Marsac, moyennant trois cents livres, par l’abbesse de Saint-Ausone d’Angoulême (17 juin).
- Acte de notoriété justificatif du nombre des enfants de Jacques Valleteau de Chabrefy, écuyer, conseiller du roi, contrôleur alternatif des trésoriers payeurs des gages et droits de la compagnie des conseillers et secrétaires du roi, et ci-devant receveur ancien des tailles de l’élection d’Angoulême, décédé à Hiersac, le 9 avril précédent, enterré dans l’église dudit lieu, et de Marie Chaban, qui sont : Thomas, Nicolas, Jean, receveur ancien des tailles de l’élection d’Angoulême, Jacques, Marie, Françoise, dame hospitalière à l’Hôtel-Dieu d’Angoulême ; Gabrielle, épouse de Jean-Baptiste Perier, écuyer, seigneur de Gurat, Louise (23 juin).
- Contrat d’ingression de Gabrielle Lamy du Châtenet, fille de Jean-Baptiste Lamy, sieur du Châtenet, demeurant à Pèrigueux, et de feue Éléonore Valbouquet de la Verrerie, dans la communauté des dames de PUnion-Chrétienne d’Angoulême (28 juin).
- Vente par les frères Guyonnet, héritiers de Antoine Guyonnet, meunier, et de dame Marie Després, leurs père et mère, à Antoine, Jean et Etienne Barreau, frères et neveu, moyennant quatre cents livres, des moulins à blé de Cursac, sur la Charente, paroisse de Vindelle, avec les anguillards en dépendant, chargés d’une rente annuelle de cent livres et cinquante anguilles évaluées deux sols pièces, envers l’hôpital général (29 juin 1764).

E. 1817. (Liasse.j - 115 pièces, papier.

1764. — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus pas ce notaire du 2 juillet au 31 août.

- Bail à loyer par Louis le Clerc, prêtre, chanoine et aumônier de l’église cathédrale d’Angoulême, d’une maison dépendant de ladite aumônerie, rue du Doyenné (3 juillet).
- Prise de possession de la chapelle de Notre-Dame des Spasmes dans l’église de Saint-Paul d’Angoulême, dont l’autel est à droite du grand autel, par François Chasteigner de la Rochepozay, écuyer, clerc tonsuré, (4 juillet).
- Transaction entre les héritiers de Pierre Audôin, notaire royal, et Joseph de Jarnac, écuyer, conseiller du roi, contrôleur ordinaire des guerres, demeurant à Cognac, condamné à garantir le paiement d’un legs de trois cent quatre-vingt-huit livres fait audit Audoin par Jean Chausse, chanoine de l’église cathédrale d’Angoulême, par acte du 5 septembre 1719 (5 juillet).
- Quittance de douze livres pour nettoyage de latrines, à Angoulême (9 juillet).
- Procès-verbal des fruits du fief des Baslans, paroisse de Mornaç, appartenant à Moïze de Luillier, écuyer, seigneur des Baslans, François-Louis de Luillier, écuyer, garde du corps du roi, Clé-ment-I/)uis de Luillier, écuyer, chanoine de Saint-Pierre d’Angoulême, frères ; à la requête de François-Antoine de Luillier, écuyer, seigneur de Chamarande, leur oncle ; par trois laboureurs établis commissaires pour ce (10 juillet).
- Ferme d’une maison, paroisse Notre-Dame-de-Beaulieu, appartenant à l’Hôtel-Dieu d’Angoulême, consentie par François Vallier, procureur au présidial d’Angoumois, syndic et trésorier dudit Hôtel-Dieu, en faveur de Pierre Chapiteaux, écuyer, seigneur de Guis-salle, y demeurant, paroisse de Vindelle (25 juillet).
- Acte justificatif du nombre des enfants de Clément Navarre, écuyer, sieur du Cluseau, président trésorier de France au bureau des finances de la généralité de la Rochelle, décédé le 4 septembre 1758 et enterré le lendemain dans Téglise de Moulidars, et de dame Thérèse Bergerat, sa veuve, qui sont : Pierre, aussi trésorier de France audit bureau des finances ; André, Jean-Jacques et Jeanne-Anne, tous mineurs émancipés (27 juillet).
- Constitution de quarante livres de rente, en faveur de Jeanne-Marie de Pindray, dame de l’Union chrétienne d’Angoulême, leur sœur et belle-sœur, par Jacques de Corlieu, écuyer, seigneur de Labaudie, et Marie de Pindray, sou épouse (28 juillet).
- Certificat de bons services à un apprenti boulanger (30 juillet).
- Contrat de mariage entre André Arnauld, sieur Dumas, fils de feu Jacques Arnauld, sieur Dumas, et Elisabeth Fauconnier ; et Marie Resnier, fille de Nicolas Resnier, greffier en chef du présidial d’Angoumois, et de Marguerite Thevet (30 juillet).
- Constitution de vingt-cinq livres de rentes en faveur de Pierre Gaudichaud, huissier, par Jacques Civadier, procureur au présidial, et Marie-Jeanne Chau-vineau, son épouse, en règlement de compte de la gestion de l’étude de celui-ci (3 août).
- Procès-verbal du fief et seigneurie de Mongaudier, paroisse de Fléac, à la requête de Claude Benoît, sieur des Essarts, seigneur du Gaudier (3 août).
- Règlement de compte entre Louise de la Garde, veuve de Jean Dufresse, sieur de la Seguinie, et Élie Fleurand Thomassin, marchand tanneur à la Rochefoucauld, pour vente à lui faite de quatre-vingts peaux de bœufs en poil, à vingt livres chaque peau, et autres affaires (4 août).
- Bail à ferme d’une maison, paroisse Saint-Ausone, consenti par Christophe Jou-bert, écuyer, conseiller du roi, son procureur en l’élection d’Angoulême (6 août).
- Procès-verbal des vases sacrés, ornements, livres et linges destinés au service divin en l’abbaye de Saint-Cybard, à la requête de l’abbé, M. Delpy de Saint-Geyrac, avant d’en remettre la garde à Louis Cosson, prieur d’Oriolles et Passirac, sacriste. A signaler : deux calices, avec leurs patènes, d’argent, dont un en vermeil ; — un soleil, un ciboire, un encensoir, le tout d’argent ; — une chape de velours verte, très vieille ; — une ancienne croix de bois, couverte en feuilles d’argent et cuivre (9 août). — Ferme passée par l’ab-besse de Saint-Ausone d’Angoulême, des droits de dîmes et d’agriers de l’abbaye sur les vignes des paroisses de Saint-Ausone, Saint-Martin, Saint-Michel, réservé le vin seulement, moyennant soixante livres, chacun an (11 août).
- Reconnaissance de la prise de la Combe, en la ville d’Angoulême, formant une île, près la halle et la porte du Pallet, relevant de l’abbaye de Saint-Ausone d’Angoulême, au devoir annuel de dix sols, par ses divers tenanciers, entre lesquels on remarque : Claude Coullon, professeur d’humanités au collège d’Angoulême, et Marie Jallet, son épouse ; Jean Lacour, maître ès arts (18 août).
- Contrat de mariage entre François Tremau, négociant et pair du corps de ville d’Angoulême, fils de Nicolas, ancien juge en la juridiction consulaire, et conseiller audit corps de ville, et de Jeanne Benoît ; et Marguerite-Jeanne la Roche, fille de feu Léonard la Roche, seigneur du Grand-Girac, et de Marie-Anne Valleteau (18 août).
- Renonciation par Jeanne-Foi de Lastre, veuve de Pierre du Boullet, sieur de Logerie, à la succession de François, son fils aîné, décédé au mois de janvier 1762 (26 août).
- Contrat de mariage entre Gabriel le Maitre, peintre à Angouléme, fils de Charles, aussi peintre, et de feue Marie Klotz ; et Dorothée de Vuailly, fille de Nicolas, bourgeois, et de Marie Gagneron (26 août). - Inventaire des meubles de la communauté d’entre Jean Collain, marchand bâtier à Angouléme, et Catherine Roux, sa femme (27 août),
- Cession à Louis Champeville de Boisjolly, sieur du Peux, moyennant quatre mille livres payées comptant, par François Rul-lier, sieur du Puy, ancien élu en l’élection d’Angoulême, de même somme sur ce que lui doivent, pour l’acquisition de sa charge d’élu, Luce Texier, veuve de Louis Héraud, sieur de la Croix, bourgeois, et Philippe Héraud, élu en l’élection d’Angoulême, et Elisabeth Boissier, son épouse, ses fils et bru (31 août 1764).

E. 1818. [Liasse.) - 72 pièces, papiers.

1764. — Caillaud, notaire royal à Angouléme. — Actes reçus par ce notaire, du 1er septembre au 29 octobre.

- Cession d’une rente foncière de quarante sols, moyennant quarante livres prélevées sur ses gages, à Maricette Vergnaud, par François-Antoine de Lhuillier, écuyer, seigneur de Chamarande, et Jeanne Dumas, son épouse, qu’elle sert depuis plus de quarante ans (6 septembre).
- Vente de la maison occupée par la poste du Pont de Churet, paroisse d’Anais, par Léonard Fromantin, à François Faure, sieur de La Faye, maître de ladite poste, moyennant deux mille livres destinées à acquitter les dettes du vendeur envers Jacques-Philippe-Étienne Constantin, sieur de Viliars, lieutenant général de police à Angouléme, François Bourdage, écuyer, seigneur de Sigogne, juge au présidial d’Angoumois, maire et capitaine d’Angoulême, etc. (8 septembre).
- Contrat d’apprentissage pour trois années, de Jean-Pierre Desmaizon, chez Bertrand Collain, bastier, à Angouléme (9 septembre).
- Main-levée des saisies faites sur les fermiers de la terre de Nanteuil, par Marie Thomas de Bardie, veuve de Gabriel -Isaac de Sauiieu, chevalier, seigneur de Nanteuil, à charge par son beau-père, François-Isaac de Sauiieu, chevalier, aussi seigneur de Nanteuil, de payer les frais (10 septembre).
- Présentation et nomination, à la cure de Saint-Paul d’Angoulême, vacante par l’entrée d’Antoine Civadier au chapitre cathédral de cette ville, par François Bareau de Girac, écuyer, doyen dudit chapitre, prieur de Montmo-reau, et vicaire général du diocèse, en sa qualité de doyen, de Sébastien Lavergne, docteur en théologie, vicaire de Balzac (15 septembre).
- Contrat de mariage entre Marc Gestreau, forgeron, et Mathurine Rippe, veuve de Charles Tapetont, garçon messager ; auquel est annexé le consentement de Jean Gestreau, forgeron, détenu aux galères du roi à Toulon, pour désertion, père du futur époux qu’il constitue en même temps son fondé de pouvoir général ; ce dernier acte passé dans l’étude de Coulomb, notaire à Toulon, en présence de Jacques Fabre, pertuisinier du bagne, « qui a déferré ledit Gestreau constituant avec son chapeau sur la tête et ensuite referré » (16 septembre et 28 août).
- Acte de notoriété justificatif du nombre des héritiers de Louis Perry, chevalier, seigneur de Nieuil, officier de dragons, inhumé le 26 juin précédent dans l’église de Notre-Dame-de-Beaulieu, qui sont : François Perry, chevalier, seigneur de Nieuil, son frère ; Louis-François du Soullier, officier de cavalerie, Françoise-Charlotte et Anne du Soullier, enfants de Charles-Léonard du Soullier, chevalier, seigneur de Lescuras, lieutenant-colonel au régiment Royal-cavalerie, et de Anne-Marie Perry, sœur du défiint (17 septembre).
- Procès-verbal et prise de possession du moulin à blé de La Liège, paroisse de Mosnac, par Simon Benoist, sieur de La Boissière, ancien garde du roi et officier d’invalides (18 septembre).
- Transaction entre Jacques des Cordes, procureur au présidial d’Angoumois, au nom de Jean de La Grange, « licentié en loix » ; et Madeleine Mottet, fille majeure, demeurant à Poitiers, qui promet d’abandonner l’instance portée devant le lieutenant-général d’Angoumois, contre ledit de La Grange, moyennant que celui-ci prendra à sa charge, jusqu’à sept ans accomplis, le fils qu’elle vient d’avoir de lui, s’acquittera des dettes qu’il a contractées envers elle, ainsi que des provisions à elle adjugées en la sénéchaussée d’Angoulême, savoir : de quatre-vingts livres pour frais de couches, et de cent livres, pour subvenir aux premiers besoins de l’enfant (24 septembre).
- Bail à loyer d’une maison, faubourg de Lhoumeau, par les dames du Tiers-ordre de Saint-François, à Angoulême (25 septembre).
- Prise de possession de la chapelle de Saint-Nicolas, en l’église de Notre-Dame de Beaulieu, à Angoulême, par Pierre Vigier, clerc tonsuré (28 septembre).
- Procès-verbal du moulin du Pontouvre, à la requête de Jacques Ravon, fermier (30 septembre).
- Sommation de vider la maison presbytérale de Saint-Paul, à Angoulême, par Sébastien de La Vergne, curé de cette paroisse, à Antoine Civadier, son prédécesseur, qui se refuse à le faire, avant plusieurs mois (2 octobre).
- Contrat d’apprentissage, pour dix-huit mois, de Guillaume Brun, chez Nicolas Albert, maître serger à Angoulême, qui promet de lui apprendre à tirer l’étain, à faire la teinture, en bleu, rouge et marron, moyennant cent livres (6 octobre).
- Acte justificatif du nombre des héritiers de Jean Valleteau des Roches, juge au présidial d’Angoumois, enterré le vingt-trois juillet précédent, dans l’église de Saint-Martial, à Angoulême, qui sont Gabrielle Valleteau, sa sœur, épouse de Jean-François Decescaud, sieur de Vignierias, avocat ; et Thomas, Nicollas, Jean, Jacques, Marie, Gabrielle, et Louise Valleteau, ses neveux, tous enfants de feu Jacques Valleteau de Cha-brefy, écuyer, receveur ancien des tailles en l’élection d’Angoulême, et.de Marie Chaban (10 octobre).
- Testament de Jean Brou, sieur de Chassignac, maître apothicaire, demeurant paroisse Saint-Jean, à Angoulême ; par lequel il donne la jouissance de tous ses biens, au cas qu’elle lui survive, à Marie Bussat, son épouse (12 octobre).
- Acte justificatif du nombre des enfants de défunts Jean-François Lavialle, commis à la recette des tailles en l’élection d’Angoulême, et de Marie-Anne Galliot, inhumée le 30 décembre 1762 dans l’église de Chazelles (11 octobre).
- Serment, la main levée à Dieu, pour satisfaire à l’article 57 de la coutume d’Angoumois, par Mathieu du Tillet, sieur de Beauvais, juge-sénéchal de Voulgézac, qu’il n’a pas bourse déliée ensuite du contrat du 27 septembre 1756, par lequel Charles-Jean Respinger du Ponty, lui conférait la propriété de ses biens à La Faye, paroisse de Torsac, chargés d’une rente de quatre-ving-tcinq livres par an, envers César Dexmier, chevalier, seigneur de Chenon, devenue perpétuelle à cause du long laps de quatre-vingt-cinq ans écoulés depuis sa fondation ; et protestation que ce contrat n’étant, par suite, qu’un transport, l’arrêt du parlement du 6 août précédent est infirmé, qui accordait le bénéfice de retrait lignager à Claude Orsin, bourgeois, et Jean-Charles Orsin, son fils (15 octobre).
- Bail à loyer d’une maison, paroisse Saint-André, à Angoulême, par divers, et, entre autres, François Bouhier, tourneur de faïence, et Rose Passerieux, sa femme, demeurant faubourg de Lhoumeau (18 octobre).
- Transactionentre Nicolas Gaillard, dit Boucherie, foulinier, demeurant à Lhoumeau, et Marguerite Des âges, qui promet d’abandonner toutes poursuites contre ledit Boucherie, moyennant qu’il compensera la diminution de valeur des animaux composant le fonds du cheptel à croît et décroît qu’elle lui a fourni, par acte du 25 février précédent, et qu’elle désire maintenant recouvrer (21 octobre).
- Cession après enchères, par Philippe Robert le jeune, meunier, et Marie Ravon, sa femme, à Jean Godineau, boulanger à Angoulême, de leur part des biens-fonds sis aux Séguins, paroisses de Ruelle et voisines, qu’ils avaient acquis conjointement par contrat du 30 août précédent, reçu Bourguet, notaire à Angoulême, de Louis-Gille Cugnet, chanoine de l’église cathédrale Notre-Dame de Québec, comme fondé de procuration de dame Louise-Madeleine Dussautoy, sa mère, veuve de François Cugnet, premier conseiller du conseil supérieur de Québec, possesseur de ces’biens, comme seule héritière de Anne-Henry Dussautoy, bourgeois, son frère (25 octobre).
- Arrentement perpétuel d’une maison à Nersac, et biens en dépendant, au profit de Jean Rocher, tourneur en bois, et Marie Boumard, sa femme, demeurant au village du Peux, paroisse de Nersac (29 octobre 1764).

E. 1819. (Liasse.) - 64 pièces, papier.

1764 — Caillaud, notaire royal à Angoulême. — Actes reçus par ce notaire du 1er novembre au 31 décembre.

- Quittance de cent livres donnée à Jean Dumergue, instructeur de jeunesse, Marie Mesgret, sa femme, Simon Dumergue, laboureur, et sa femme, frères et belles-sœurs, demeurant à La Touche, paroisse de Fléac, pour une année de la ferme par eux faite des domaines de M. Maulde de Vallence, sis en ce lieu (2 novembre).
- Lettre de Devanelat, directeur des domaines du roi, sans suscription, datée de Limoges, 4 octobre 1764, annonçant que le ministre a donné des ordres pour faire faire l’avance de leurs ensemencements aux agriculteurs de l’Angoumois dont les récoltes avaient été complètement détruites par la grêle et l’ouragan du 27 juin précédent. A cette lettre sont jointes plusieurs promesses de remboursements échelonnés sur les deux années suivantes, dont les formules sont imprimées, faites au sieur des Essards, commissaire nommé pour répartir les avances, par divers, entre autres : Jean Thomas, sieur de Belleroche, notaire royal, fermier des demoiselles de La Rochefoucauld de Maumont, demeurant à La Valette (1 et 2 novembre).
- Vente des domaines du Pui-du-Maine, dans les paroisses de Vindelle, Fléac et Asnières, relevant partie de l’évêché, partie du chapitre cathédral d’Angoulême, moyennant quatorze mille quatre cents livres, par Jeanne de Pindray, veuve de Louis Ducluzeau, greffier en chef des eaux et forêts d’Angoumois, et leurs enfants, savoir : Charles-Joseph, aussi greffier en chef de la même juridiction, et Anne Boissier, son épouse, Jean-Antoine, procureur au présidial d’Angoumois, et Marie Lambert, son épouse, Catherine, Marie, autre Marie, autre Catherine ; à Pierre Rivaud, substitut du procureur du roi en la sénéchaussée d’Angoulême, et Marie Lapeyre de Bellair, son épouse (4 novembre).
- Ferme des dîmes de la paroisse de Vœuil-et-Giget, pour sept ans, moyennant cinq cents livres les cinq premières années, et cinq cent cinquante ensuite, ainsi que diverses redevances en nature, par Antoine Dupuy, curé de ladite paroisse, à Marie Moreau, veuve de Michel Poyselet, apprêteur d’étoffes, et ses enfants Jean et Jacques, demeurant au moulin à draps de Vœuil (14 novembre).
- Hommage et dénombrement du fief et seigneurie de l’Épineuil et Puybugeart, paroisse de Saint-Yrieix, seigneurie de Saint-Cybard, rendu à Louis Péchillon, procureur au présidial d’Angoumois, représentant François Delpy de Saint-Gérac, vicaire général du diocèse de Périgueux et abbé de Saint-Cybard, dont elle relève au devoir d’une livre de cire à chaque muance de seigneur et de vassal, par Paul Leclerc de La Verrie, écuyer, seigneur de l’Épineuil, ayant acquis ladite seigneurie de Paul, Benoît et François de Paris, écuyers (15 novembre).
- Démission, entre les mains du chapitre cathédral, de la cure de Notre-Dame de Beaulieu, à Angouléme, par Léonard Rousseau de Magnac (16 novembre).
- Inventaire des meubles et effets de la communauté d’entre Marie-Anne Valleteau, veuve de Léonard La Roche, seigneur de Girac, Nicolas Tremeau, négociant, et Jeanne Laroche, son épouse ; François Tremeau, aussi négociant, et Marguerite-Jeanne Laroche, son épouse ; Pierre et Marie La Roche, enfants et beaux-enfants desdits ; tant en la maison de la rue de Genève, paroisse Saint-André, à Angouléme, qu’au logis de Girac, paroisse Saint-Michel, et au moulin à papier des Brandes, près ledit logis. A signaler audit inventaire : un hôpital cuivre rouge, neuf, estimé 10 livres ; — une montre à boîtier d’or et son crochet de simili or, le tout neuf, et son cachet aussi d’or, estimée deux cent soixante-quatre livres ; — une montre à boîtier et chaîne d’argent avec un portrait émaillé au dos du double boîtier, estimée soixante livres ; — deux pistolets d’arçon, faits par Poitevin, armurier d’Angoulême, estimés avec leurs fourreaux vingt-quatre livres ; — sept pans de tapisserie verdure d’Aubusson, presque neufs, mesurant quatorze aunes, estimés* trois cent trente-six livres ; — une « solette » pour moulin à papiers, estimée quinze livres ; — une vieille chaise de poste, avec ses harnais, estimée cent livres ; — trente-deux marcs six onces d’argenterie, à quarante-huit livres le marc, parmi laquelle : quatre flambeaux, une écuelle à bouillon, une mouchette et porte-mouchette ;
— une paire de balances de bois, son balancier « d’Olande » à cordes, avec ses poids, estimée trente-cinq livres ; — soixante-quatorze aunes de toile d’emballage, estimées vingt-deux livres ; — pour le papier, estimé le prix demandé par le fabricant et en plus le prix de la paille qui est de huit livres par charge ; deux charges sept rames de papier « royal », estimées deux cent quatre-vingt-onze livres, treize sols, quatre deniers ; — huit rames de papier « teillère fines », estimées cent trente-neuf livres dix sols ; — huit rames « petit cartier compte fin », estimées trente-et-une livres ; — quarante-huit rames « cornet second *, estimées cent quatre-vingt-dix-huit livres ; — vingt-cinq rames, faisant une charge et une rame, « escu fin », estimées cent neuf livres, sept sols, six deniers ; — quatre rames « escu second », estimées dix-sept livres dix sols ; — deux rames « grand compte fin », estimées dix-huit livres ; — une rame « couronne second », estimée soixante-quatre livres ; — deux rames « super royal fin •, estimées trente livres ; — deux rames « cartier à la régie fin », estimées sept livres quinze sols ; — cinq rames « d’impression raisin bastard second », estimées trente livres dix-huit sols ; — cinq rames quatre mains « papier à musique super royal second », estimées quatre-vingt-dix livres dix sols ; — cinq rames « c pomponne fine », estimées trente livres dix-huit sols ; — une balle « grand cornet à deux enseignes » ; — une balle « raisin bastard » ; — parmi les formes à papier estimées par Pierre Laroche, maître papetier : une paire « grand cornet à deux enseignesr », estimée douze livres ; — une paire « impérial », estimée dix livres ; — une paire fleurs de lys, estimée huit livres ; — dix-huit queues de maillet ; — cinq vis « neufs », destinées pour presse, estimées soixante livres ; — des estimations de bois de travail faites par Jacques Gachignard, charpentier de moulins à papier, demeurant au village de Breuty, paroisse de La Couronne ; — dans les papiers de famille : le contrat de mariage dudit feu sieur de Girac, avec Marie-Anne Valleteau, reçu Jeheu, notaire, le 7 janvier 1734 ; — le contrat d’acquisition, par Léonard de La Roche, et Françoise Touzeau, sa femme, du fief et domaine de Girac, moyennant dix-neuf mille livres, de Marie Thomas, veuve d’André de Guez, chevalier, seigneur de Balzac, le 18 janvier 1712, reçu de Bresme, notaire royal ; — les contrats de mariage de Philippe Dodin et Antoinette Touzeau, du 13 février 1693, reçu Péchillon, notaire royal ; d’Etienne Touzeau et Marie La Roche ; de Jacques La Roche, avec Marie Joly, du 30 juillet 1705, reçu de Bresme, notaire royal ; — l’acte de concession du droit de ban et sépulture dans l’église de Samt-Michel, concédé par François Debrande, curé, le 6 juin 1723, devant Meslier, notaire ; — l’aveu du fief de Girac, fourni par Marie de Forge, veuve de Paul Thomas, écuyer, seigneur de Girac, aux Jésuites, le 24 juillet 1670, reçu Cladier, notaire royal ; — la ratification, par Jeanne-Rose Touzeau, du délaissement fait par Jeanne Gelin, sa mère, à Léonard La Roche et sa femme, du moulin des Brandes, le 23 juin 1715, reçu de Bresme, notaire royal ; — le contrat de mariage de Léonard La Roche, avec Françoise Touzeau, du 8 juin 1694, reçu de Bresme, notaire royal ; — les contrats d’ingression au monastère de La Valette, de Jeanne et Marguerite La Roche, les 2 décembre 1725 et 21 octobre 1728, reçus Bernier, notaire royal ; — un reçu lacéré, donné par le feu sieur de Girac à Biaise et Jean Chabrol, frères, le 22 janvier 1750, d’une chaudière, son chapeau et ses poulies, prix fait à deux cent quatre-vingt-cinq livres douze sols ; — la ferme, par la dame Valleteau, au sieur Burgeas, des moulins des Brandes, moyennant cent soixante-douze livres par an, le 7 mai 1758 ; — parmi les livres journaux, celui relatif à l’exploitation du moulin à papier, mentionne comme fermiers successifs depuis le 7 juillet 1745 : Jean Demichel, Pierre Dumergue, Françoise Joubert, leur veuve, Hector Durandeau, leur gendre, créancier de sept cent quarante-trois livres, au moment de l’inventaire ; — parmi lea négociants créanciers pour achat de papier : Brun, imprimeur à Bordeaux ; les frères La Bottière, libraires, même ville ; — « un cachet d’argent en forme d’étui, sur l’un des bouts est gravé un oiseau, sur un rocher, et autour, sont inscrits les mots : La Roche Touzeau ; et sur l’autre bout, il y a un chiffre », estimé six livres (16 novembre-5 décembre).
- Remise de ce qui doit lui revenir en qualité de collecteur des impôts, dans la paroisse de Linars, pour l’année 1763 ; par François Baraud, maçon, à Jean Surraud, laboureur, et Jean Besson, son beau-père, aussi collecteurs, qui se sont seuls acquittés du recouvrement (18 novembre).
- Contrat de mariage entre Simon Héraud, sieur du Condour, fils de feu Jean, procureur au présidial d’Angoumois, et de Marie-Germaine Prévost ; et Anne Geoffroy, fille de feu Antoine, sieur de La Thibaudière, et de Philippe Gignac (18 novembre).
- Contrat de mariage entre Jean Ducluzeau, ofiScier du régiment d’Aulnis, fils de défunts Philippe, maître chirurgien, et de Marie Rossignol ; et Marie-Rose Penot, fille de Etienne, marchand horloger à Angoulême, et de feue Marie Devance (19 novembre).
- Autre contrat de mariage entre Denis Tardât, instructeur de jeunesse, fils de Jean, serrurier, demeurant paroisse Saint-André, à Angoulême ; et Marguerite Longat, fille de Jean « secrétaire de Monsieur le Maire d’Angoulême » (24 novembre).
- Convention entre Christophe Joubert, procureur du roi à Angoulême, et Antoine Rouhier, vigneron, à Champniers, qui s’engage, moyennant sept livres dix sols par an, à planter un journal en bon « vizan », et à le lui remettre, en bon état de production, après quatre ans (25 novembre).
- Vente d’un banc sous la halle de Mansle, moyennant quatre-vingt-dix-huit livres, par René Collain, marchand, à Jean-Louis Joubert, marchand (1er décembre).
- Contrat d’apprentissage, pour deux années, chez Jacques Pierre, maître boulanger, à Angoulême (2 décembre).
- Ferme du prieuré de Saint-Mary, pour neuf années, moyennant quatre cents livres par an, par Roc-Nicolas Péchillon, prieur dudit prieuré, et curé de Soyaux, y demeurant, à Pierre Albert, notaire et procureur fiscal de la châtelle-nie de Saint-Mary (7 décembre).
- Contrat de mariage entre Jean Faure de Rancuraud, seigneur de Barbezières, fils de déffunts François, sieur de Rancuraud, et de Françoise Amiaud ; et Marie Gilbert, fille de feu François Gilbert, élu en l’élection d’Angoulême, et de Renée-Élisabeth Pipaud (9 décembre).
- Protestation de Laurent Leblanc, lieutenant du premier chirurgien du roi, Christophe Sirier, Jean Sicard, François Tronchère, Christophe Mérilhon et Noël du Souchet, tous chirurgiens, à Angoulême, réunis dans la chambre commune de leur juridiction, couvent des Jacobins, contre leurs confrères comme n’ayant pas répondu à la convocation dudit Leblanc, et, en particulier, contre Demay fils, prévôt, et Dulac, greffier de la communauté, qui, détenant les clefs des registres, empêchent ainsi toute délibération (13 décembre).
- Engagement pris par Navarre, maréchal, de ferrer et soigner une jument et} une mule, moyennant douze livres et la fourniture des médicaments (17 décembre).
- Cession d’une rente constituée de seize livres, moyennant trois cent trente-six livres, par Louise Sicot à Pierre Maulde, sieur des Touches, et Jean Maulde, sieur de Mouignac, frères, demeurant à Angoulême (28 décembre).
- Vente d’une maison, à Civray, par Marie-Anne Engrand, épouse de Jean Lallemand, chamoiseur, à Raymond Dupas, cavalier de la maréchaussée du Poitou, de la résidence de Civray (29 décembre).
- Bail, pour neuf ans, de la maison neuve à lui appartenant, sise rue de la Ruche, paroisse Saint-Antonin, consenti moyennant trois cent cinquante livres chacun an, pour leur servir de bureau général, par Jean-Joseph Dutillet de Villars, écuyer, valet de chambre ordinaire du roi, et gouverneur de ses pages, que représente François de Limaigne, bourgeois, en faveur des fermiers généraux du roi que représente Augustin Marianne, receveur général au bureau des tabacs d’Angoulême (30 décembre 1764).


[1Ancien numéro 991. Cf. J. George : Topographie historique d’Angoulême dans les Mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, p. 133.

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