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Histoire du château du Solençon, à Boutiers-Saint-Trojan (16) par Paul de Lacroix (1906)

D 5 octobre 2007     H 22:48     A Pierre     C 0 messages A 3910 LECTURES


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Un château au bord d’un très grand étang, à Boutiers, à peu de distance de Cognac. Pour retrouver leurs traces aujourd’hui, il faut se pencher sur des cartes anciennes et laisser aller son imagination.

Source : Les anciens châteaux des environs de Cognac, par Paul de Lacroix, bibliothécaire de la Ville de Cognac - 1906

A propos du château du Solençon, voir le site de Boutiers-Saint-Trojan. On y trouve en particulier des cartes postales anciennes du château disparu.

Le Château du Solençon

Le Solençon, beau domaine avec château, a une origine passablement ancienne. Depuis longtemps on ne lui connaissait pas de possesseurs antérieurs à Pierre de Rohan, seigneur de Gié, maréchal de France, premier gouverneur de François, comte d’Angoulême, depuis François Ier. Mais, il y a quelques années, étant aux Archives nationales, à Paris, j’ai découvert un titre se rapportant au Solençon, et qui désigne comme en étant propriétaire Isabeau de Vivonne, dame de Thors et des Essarts, fille de Savary de Vivonne, chevalier banneret, qui servit le roi Charles V contre les Anglais, de 1363 à 1387, et accompagna ensuite, en 1396, Jean de Bourgogne, duc de Nevers, contre les Turcs, et périt à la bataille de Nicopolis. Isabeau de Vivonne, issue du mariage de Savary avec Jeanne d’Apremont, ayant perdu ses deux frères et une sœur aînée, hérita de toutes les terres de son père et les porta en mariage à Charles de Blois, dit de Bretagne, comte d’Avaugour.

Cette richissime dame, n’ayant eu qu’une fille de son union, prit auprès d’elle, comme dame de compagnie, une cousine du côté paternel. Le 15 décembre 1425, Isabeau de Vivonne, en reconnaissance des bons soins et agréables services que lui avait rendus Marie de Vivonne, lui fît donation de la terre de Tourteron, châtellenie de Châteauneuf, et de celle du Solençon, châtellenie de Cognac. L’acte fut reçu par Me Vayron, établi aux contrats de Saint-Jean-d’Angély, en présence de témoins (Archives nationales, série P. 1404, tome II, cote 219.)

A la mort de Marie de Vivonne, ses héritiers vendirent Tourteron et le Solençon à messire Pierre de Rohan, seigneur de Gié, maréchal de France, qui était souvent venu à Cognac du temps de Jean le Bon. Charles d’Orléans, fils de ce prince acheta du maréchal de Gié, le 28 avril 1481, les terre et château du Solençon et de Tourteron pour neuf cents écus d’or du coin du roi et du poids de Florence (chaque florin valant vingt-cinq sous tournois.)

Charles d’Orléans réunit Tourteron et le Solençon au comté d’Angoulême. Lorsqu’il mourut en 1496, laissant un fils et une fille, sa veuve, Louise de Savoie, nomma le maréchal de Gié, gouverneur du jeune François Ier. Il l’était en 1503, lorsqu’une brouillerie de cour, entre la reine Anne et Louise de Savoie, lui fit perdre celte dignité, qui fut donnée à Artus de Gouffier-Boissy, seigneur d’Oiron, par le roi Louis XII.

Carte de l’étang du Solençon, par Chastillon

Pour l’afficher en grand format, cliquer sur l’icone ci-contre.
Carte particulière des environs de l’estan ou lac de Soulenson pres la ville de Cognac entre les rivieres de la Graneuse et Charante / par C. Chastillon
Source : BNF Gallica

A la suite des guerres du seizième siècle, le Solençon et Tourteron furent engagés par les Valois. Le Solençon devint la propriété de Henri Geoffrion, sieur de Tillou, paroisse de Bourg-Charente. Il passa ensuite par héritage, après 1604, à Jeanne Geoffrion, sa fille, épouse de Jean Vinsonneau, sieur de La Péruse, homme d’armes de la compagnie du duc d’Epernon, gouverneur de l’Angoumois et de Cognac.

Jeanne Geoffrion eut deux filles de son mariage. Le Solençon fut attribué à Marie Vinsonneau, mariée à René de La Tour, écuyer, sieur de Saint-Fort-sur-le-Né. Les époux habitaient le château du Solençon, et quelques-uns de leurs enfants y naquirent, notamment Claude de La Tour, en 1632, qui fut présenté au baptême par messire Claude de Jussac, fils aîné du feu baron d’Ambleville, en son vivant gouverneur de Cognac.

Le 24 août 1648, Marie de La Tour, l’aînée, fut fiancée au château du Solençon, à messira Jean Louis de Verdelin, enseigne de gens d’armes du duc d’Epernon. Le 20 février 1662, M. de La Tour, étant mort, sa fille cadette nommée Marie, née à Cognac, le 6 août 1642, épousa Jacques de Bremond, marquis d’Ars, lequel ayant perdu ses frères aînés dans les guerres de la minorité de Louis XIV, sortit du prieuré de Dorion, en Saintonge, pour figurer à la tête de sa maison.

Jacques de Bremond fut parrain à Boutiers en 1665 avec Marie Vinsonneau, sa belle-mère. A ce baptême assistait Jean-Louis de Bremond, frère du marquis d’Ars, âgé de vingt-quatre ans et enseigne de vaisseau, lequel arrivait d’Afrique, où il avait accompagné le duc de Beaufort, dans son expédition contre Gigéri. Il repartit bientôt après pour Toulon, afin de prendre part à l’expédition projetée de Candie.

Après son retour Jean-Louis de Bremond épousa demoiselle Antoinette de Verdelin, fille de feu M. de Verdelin et de Marie de La Tour, l’aînée.

Jacques de Bremond, marquis d’Ars eut quatre enfants de Marie de La Tour, la cadette : Marie se fit religieuse ; Thérèse épousa Léon de Pontac ; Louis mourut jeune, sans alliance ; et Jean-Louis suivit la carrière de la marine comme son oncle. Il eut dans les successions de ses père et mère, les terres d’Ars, de la Garde, du Solençon, etc. Il devint capitaine de vaisseau, prit part aux combats de la Hogue et de Malaga, et, du vivant de sa mère, épousa Judith-Huberte de Sainte-Maure, fille du feu comte de Jonzac, gouverneur de Cognac, mort en 1677.

Pendant l’absence de M. d’Ars, la terre du Solençon était régie par Pierre Chausse, son intendant.

La marquise d’Ars mourut le 15 mars 1739 en son château d’Ars. Son mari la suivit bientôt dans la tombe ; il s’éteignit au Solençon, le 2 mai 1742, à l’âge de soixante-treize ans.

Jean-Louis de Bremond laissait deux fils et une fille. Charles de Bremond. l’aîné, comte d’Ars, avait épousé, à Cognac, en 1726, Suzanne de Bremond des Angeliers, sa cousine, qui lui a donné une nombreuse postérité.

Le Solençon étant échu à Marie-Madeleine de Bremond, épouse du marquis de de Verdelin, cette dame vendit cette terre à M. de la Ville en 1756. M. de la Ville était un receveur des finances qui avait longtemps habité Saint Domingue. Aussitôt son arrivée au Solençon, il fit le mariage de sa nièce Victorine, dont il était le tuteur, à M. de Savigny, lieutenant de vaisseau attaché au port de Rochefort.

Cet officier avait ramené des colonies un jeune noir, né en Afrique et nommé François-Léger Disrésir, il fut baptisé dans l’église de Saint-Mamert de Boutiers, le 1er juillet 1759, et fut présenté au baptême par un ingénieur de la marine et demoiselle Louise de Teilley.

En 1763, dame Marie Germain, veuve de Pierre de la Ville père, déclara devant Lenchère, notaire à Cognac, que son mari avait acquis de M. de Verdelin, la terre du Solençon, en Boutiers, de laquelle dépendaient trois pièces de pré situées à Varaise, paroisse de Nercillac. Elle déclara peu après, au bureau des finances de La Rochelle, que « l’étang du Solençon fut construit par le comte Jean d’Angoulême, qui y fit faire la chaussée et l’empellement qui existe pour retenir toutes les eaux pluviales de quelque part qu’elles viennent, soit de la forêt de Jarnac, soit du Grand-Parc de Cognac, soit d’une partie du Pays-Bas ; que ces eaux pluviales sont les seules qui forment l’étang, attendu qu’il n’a aucune source ; que le roi a joui de la totalité de l’étang, lais et relais, sans coupure à la chaussée ; que Sa Majesté l’a vendu dans cet état à Louis Sazerac, mais que, l’ayant réuni à son domaine, elle l’engagea à rachat perpétuel à Pierre Sazerac, à condition qu’il rembourserait Louis Sazerac, premier acquéreur, du prix de l’acquisition, frais et loyaux coûts, etc. »

Cette déclaration était motivée pour éluder les prétentions des riverains qui voulaient s’approprier les lesses de l’étang. Du temps du marquis d’Ars, il y avait eu procès entre lui et le comte de Jarnac, au sujet de l’étang du Solençon ; ensuite entre Pierre Sazerac, engagiste, et le même Cte de Jarnac, au sujet de la prétention de ce dernier sur les lesses de l’étang au lieu de Montmoreau, renfermées de fossés.

En mai 1767, Pierre Nicolas de la Ville fils, fit publier le dénombrement de la terre du Solençon.

Le duc de La Vauguyon, gouverneur de Cognac, en 1772, ayant échangé au roi 729 arpents de la forêt de Senonches, près La Ferté, contre les châtellenies de Cognac et de Merpins. pour arrondir son domaine, il acheta de M. de La Ville, le 14 février 1773, « la terre et seigneurie du Solençon, plus la terre, fief et commanderie de Boutiers, consistant également en terres, vignes, prés, bois, cours, bâtiments et appartenances, sans en rien excepter. Les terres et objets ci-dessus vendus, appartenaient audit sieur de La Ville, savoir : la terre du Solençon, ainsi que l’étang et les dépendances qui en faisaient ci-devant partie, comme héritier de ses père et mère, et au moyen des arrangements faits entre lui et ses sœurs : et la terre de Boutiers comme l’ayant acquise des chanoines réguliers de Saint-Antoine, par contrat passé à Cognac, le 9 janvier 1767. Sous la condition que le duc de La Vauguyon, acquéreur, ne pourrait demander aucune indemnité au sieur de La Ville, dans le cas où le contrat de vente de la terre de Bouliers ne s’exécuterait pas, que le vendeur ne la cédait que comme il l’avait acquise des chanoines réguliers de Saint-Antoine, établis à la commanderie de la Grande-Lande, paroisse de Saint-Marc, en Poitou. »

Le prix de cette vente du Solençon et de Boutiers fut le remboursement de la somme de 192 000 livres à M. de La Ville.

En 1773, le duché d’Angoulême ayant été donné par le roi en apanage au comte d’Artois, celui-ci songea à rentrer dans les cbâtellenies de Cognac, de Merpins et autres qui avaient été engagées. Il acquit de M. le duc de La Vauguyon, le 31 juillet 1775, le domaine du Solençon et la terre de l’ancienne commanderie de Boutiers.

Les administrateurs du duché d’Angoulême suggèrent au prince une idée assez belle pour le Solençon et pour les revenus du comte d’Artois. Ils se dirent que, puisque Rochefort avait actuellement la liberté du commerce avec les colonies, le moment était favorable pour vivifier le commerce et pour créer de nouvelles branches d’industrie dans nos provinces. Cognac n’est pas loin de Rochefort ; la facilité des transports sur la Charente lui assurait des débouchés constants pour toutes ses marchandises. Une chose manquait à nos contrées, le sucre, denrée de première nécessité dont elles ne pouvaient que difficilement s’approvisionner à Bordeaux, à Nantes, etc. L’établissement d’une raffinerie au château du Solençon, très avantageux au public, procurerait au prince un bénéfice annuel de 100 à 110,000 livres.

L’administration se mit en quête d’un directeur général ; elle choisit M. Chevalier, négociant à Rochefort, que ses capacités peu ordinaires et sa probité commerciale avaient mis en relief en maintes circonstances. Elle destina donc une somme de 200,000 livres à la création d’une raffinerie au châleau du Solençon.

Les constructions furent commencées, l’administration se mit en quête d’ouvriers en réputation, il semblait que rien ne pouvait entraver cette affaire. Les combinaisons étaient les plus simples du monde. On aurait importé des sucres d’Amérique, on les faisait prendre en retour aux commandants des bâtiments qu’on armait chaque année à Rochefort pour porter à Saint-Domingue des comestibles, des effets de marine et des munitions d’artillerie. Ces bâtiments, on demandait seulement au ministre de la marine de les laisser à la disposition du prince qui aurait fait transporter outre-mer, à ses frais, soldats et artillerie. M. de Sartine, ministre de la marine, après avoir examiné mûrement le projet qui lui était soumis, fit réponse, au mois d’avril 1777, qu’il ne le trouvait point praticable dans les conditions où on le lui présentait ; il avait vérifié que le roi, en faisant mettre les navires en bon état, ne serait pas indemnisé à beaucoup près par le transport gratuit des effets, munitions et troupes qu’il voudrait faire passer en Amérique. Au surplus, le roi défendait absolument aux officiers de sa marine de se mêler en rien de ce qui pouvait regarder le commerce. Il était à craindre qu’en leur prescrivant de charger des sucres à Saint-Domingue, on ne leur fit naître l’idée d’en prendre pour leur compte. Tels étaient les motifs qui l’empêchaient, à son grand regret, d’être agréable au comte d Artois.

Déçue par cette réponse, l’administration des domaines du prince abandonna l’entreprise à laquelle elle travaillait depuis deux années, pour ne plus songer qu’aux moyens d’englober le Solençon dans le bail qu’elle se proposait de faire des domaines de Cognac et de Châteauneuf.

C’est ce qui explique qu’après avoir fait démolir partie de l’ancien château du Solençon, elle laissa le grand bâtiment couvert en ardoises, que nous voyons aujourd’hui, inachevé à l’intérieur. C’est dans le groupe des constructions le seul qui ait, cependant, l’aspect d’un château du dix-huitième siècle.

En 1779, Pierre-André Thevenier, garde-chasse du comte d’Artois, était parrain en l’église de Boutiers avec Adélaïde Sauvaget pour marraine. Il fut remplacé, en 1782, par Jean Chaperon, qui mourut en exercice le 11 avril 1788, à l’âge de 63 ans.

En 1791, le comte d’Artois ayant émigré, ses biens furent mis sous séquestre et régis par M. Caminade de Châtenet. Le 9 mai 1792, défense expresse fut faite « de ne rien payer au comte ou à ses représentants. » En 1793, le Solençon fut administré par les préposés de la régie nationale. L’Etat continua à le faire administrer jusqu’au moment de sa vente comme bien national, à Angoulême, le 6 nivôse an II de la République, pour la somme de 104.000 livres à MM. Laborde, notaire ; François Gay et Philippe de Bonnegens, de Sigogne. Ces acquéreurs se mirent aussitôt à vendre le domaine par lots. Le château, construit par les administrateurs des biens du comte d’Artois et les anciennes cuisines du précédent château sont la propriété pour un tiers chacun, de la famille Auguste Hennessy de Cognac, Elie Raby aîné, de Jarnac, et Elie Raby jeune, de Chez Barraud, en Segonzac. L’étang, œuvre du comte Jean-le-Bon, a élé desséché et forme aujourd’hui une belle prairie divisée entre plusieurs propriétaires. Un amateur de Cognac possède un plan de l’étang du Solençon, levé probablement à l’occasion des procès existant entre le comte de Jarnac et le marquis d’Ars, dont il a été parlé précédemment.

Le Solençon se trouvait sur le territoire de la paroisse de Boutiers. Une allée de charmille conduisait anciennement du château à l’église Sainte-Marie-de-Boutiers, appelée vulgairement Saint-Marmé ou St-Mamert.

Le bourg de Boutiers, situé sur une colline élevée dominant la vallée de la Charente, était le chef-lieu d’une commanderie de Templiers, avec une église d’architecture romane assez grandiose, partagée en deux travées, possédant un clocher en campanille du meilleur effet. Cette église, qui remontait au douzième siècle, a été malheureusement démolie vers 1855, à la suite d’un procès perdu par la commune.

La terre de Boutiers avait été donnée à l’ordre du Temple par quelques riches familles du pays, qui avaient suivi à Jérusalem leurs suzerains les seigneurs de Cognac et les comtes d’Angoulême.

On sait que les Templiers devaient leur origine aux Croisades. Ils firent d’abord vœu de pauvreté et furent chargés de veiller à la sûreté des routes parcourues par les nombreux pèlerins qui visitaient la Palestine. Le pape Honorius II confirma leur ordre en 1127, au concile de Tours, et lui donna ses premiers statuts. Dans la suite, le but primitif de l’Ordre fut élargi, les Templiers devant consacrer leur vie à combattre les infidèles pour la défense du Saint Sépulcre. Une pareille mission attira sur les chevaliers du Temple l’attention de l’Europe, et l’Ordre reçut bientôt pour prix de ses services les présents et les legs les plus considérables.

Philippe-le-Bel, qui était jaloux de leurs richesses, et à qui leur puissance inspirait des défiances, de concert avec le pape Clément V qui était à Avignon sous sa complète dépendance, songea à anéantir cet ordre. Il y réussit. L’ordre fut supprimé le 3 avril 1312. Les biens des Templiers furent donnés aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, pour être par eux employés au service de l’Eglise.

La commanderie de St-Antoine de Boutiers releva plus tard de l’Ordre de Malte. Le 11 décembre 1399, Bernard, évêque de Saintes, s’étant présenté, monté sur une mule, pour visiter la commanderie, Guillaume de Franchiliens, commandeur, exigea qu’il déclarât qu’il venait, non en vertu d’un droit, mais seulement en pèlerinage pour honorer saint Antoine. Cette déclaration fut reçue par un notaire, en présence de Bernard de Cazelon, prieur de Saint-Léger de Cognac, et de Simonet de Vaucelles, capitaine du château de Merpins. La commanderie de Boutiers formait alors, avec les commanderies subalternes, la commanderie générale dite de la province de Limousin.

Le 12 octobre 1616 fut parrain, dans l’église de Boutiers « honorable homme Philippe Desmarais, sieur de la Grave de Saint-Vivien, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, chevalier et commandeur de Saint-Antoine de Boutiers. »

L’église de la commanderie servait aux habitants, qui s’y mariaient, y faisaient baptiser leurs enfants, et parfois demandaient à y être inhumés. M. Porchaire, propriétaire du domaine de Bel-Air, mort au mois de février 1704, y fut enterré, ainsi que plusieurs autres. Les registres de Boutiers commencent en l’année 1600 : peu de communes en possèdent d’aussi anciens. Après le procès communal qui s’est terminé en 1855, ces registres ont été déposés au greffe du tribunal civil.

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