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Prix et salaires en France de 1380 1500

jeudi 1er juin 2017, par Pierre, 3254 visites.

Les prix (alimentation, objets divers) et les salaires aux XIVme et XVme sicles.
Presque toutes les valeurs sont exprimes en livres, sols et deniers, et dans quelques cas en autres monnaies.
1 livre = 20 sols et un sol = 12 deniers.
La livre tournois (l. t.) vaut 4/5e de la livre parisis (l. p.). Le sol tournois (s. t.) vaut 4/5e du sol parisis (s. p.), etc.
Source : Travail et salaire - Prosper Tarb - Paris 1841 - BNF Gallica

Voir : Prix et salaires en France de 1200 1380 Voir : Prix et salaires en France de ... ...

Apprhender au XXIme sicle le prix des choses dans les sicles passs est un exercice difficile, pour plusieurs raisons :
 1 - la diversit des mesures : les seigneurs avaient droit de mesure, et donc de dterminer les units en vigueur dans leur domaine. Il en rsultait un parpillement de ces units qui rend quasi impossible l’tablissement de statistiques, aussi bien dans le temps que dans l’espace. La seule mesure qui ait connu une relle norme nationale est l’aune, mesure de longueur utilise pour le tissu, partir du rgne de Franois Ier.
 2 - le mode de vie et de consommation : Aujourd’hui, les dpenses alimentaires reprsentent environ 20% du budget des mnages, contre 35% en 1960, et prs de 90% au XIIIme sicle.
Pour en savoir plus sur les prix et salaires, voir sur ce site : Monnaies, prix et salaires, et plus particulirement Conversion des monnaies d’avant la Rvolution en valeur actuelle

Charles VI. - Du 26 septembre 1380 au 21 octobre 1422.

Grains.
1382. - A Paris le setier de bl valut 10 s. 6 d.
1385. - Son prix s’leva 14 s. 10 d.
1390. - On paya 20 s. le setier de bl.
1396. - Il n’y a peut-tre pas d’poque on le prix des grains ait subi des variations plus prononces. La guerre civile et la guerre trangre tranant avec elles le pillage et l’incendie, causrent 20 fois la famine. ,
1397. - Le prix du setier de bl tait tomb 13 s. 2 d.
1400. - Il monta jusqu’ 48 et mme 50 s.
1405. - On paya 18 s. le setier de froment.
1409. - Le setier de bonne farine cota de 50 60 fr.
1410. - A Nol il retomba 22 et 25 s. t.
1413. - Il ne cota que 13 s. 1 d.
1415. - Dcembre. - Le pain, qui valait 3 s. 4 d. t., monta 6 s. 3 d. t.
1416. - Mai. - Il cotait aussi cher. Le bl valait de 48 50 s. le setier, puis il tomba 14 s.
1418. - Le setier de bl tomba a 7 s. 6 d. ; il remonta 2 I. 14 s.
On eut pour 4 d. un pain bourgeois pesant quatorze onces en pte, ou un pain commun de dix-huit onces, ou un pain bis de vingt-quatre onces.
La douzaine de pains valut mme 6 s. p. En dcembre le setier de bl valut de 4 5 fr. La douzaine de petits-pains valut 8 s. 9 d.
En mars le setier de bl valut jusqu’ 8 fr. ; celui de seigle valut 48 s. ; un mois aprs le setier de bl valait 5 cus d’or.
1419, - Le setier de bl alla de 50 s. t. 7 l.
Dcembre. - Il monta jusqu’ 10 1. ; en mars on l’avait pay de 11 12 fr. d’or.
Le 8 mai il avait cot 5 cus.
1420. - Le setier de bonne farine valut de 16 17 fr. ; on le payait antrieurement 4 d.
Dcembre. - Le pain de 4 d. en valut 40 ; le setier de froment valait 30 fr., celui de farine 32 fr.
Le pain de vingt onces valut 24 d. pice.
Le pain de seize onces toute la paille 8 blancs.
1421. - Le setier de bl cotait 4 cus d’or ; il retomba 17 l. 8 s.
Il remonta en mai de 22 32 fr. Le roi, par ordonnance du 31 octobre, fixa le prix du setier de meilleur froment 50 s. p., celui de bl moyen 46 s., celui du plus petit bl 40 s., celui du meilleur seigle 32 s., celui de moyen seigle 30 s., celui de la meilleure orge 26 s., celui de la moindre 24 s.
On paya 3 d. p. le pain blanc pesant treize onces cuit, 2 d. le pain brun de mme poids , 2 d. t. le pain de seigle du mme poids.

Aliments.
1413. - Deux queues et un poinon de vin de Beaune cotrent 50 l. 2 s. 6 d. t.
1396. - Les barbeaux , carpes, tanches, brmes, de petite taille, se donnaient pour 1 d. pice.
1382. - On vendait un mouton 9 s. 11 d., un pourceau lard 2 l. 6 s. 2 d., le millier d’œufs 38 s. 11 d.
1390. - On paya un mouton 14 s. 6 d., un setier de pois 34 s. 8 d., une queue de vin 6 l. 1 s. 10 d.
1397. - On vendait le mouton 9 s. 9 d., le pourceau lard 2 l., le setier de pois 32 s.
1405. - On payait 8 d. un merlan, 12 s. 6 d. un mouton, un pourceau lard 2 l.
1411. - On vendit le mouton 10 s. 5 d.
1413. - Un veau valait 21 s. 4 d., un mouton 10 s. 8 d.
1415. - Trois œufs valurent 5 d.
1417. - On vendit la pinte de vin 4 d., deux œufs 4 d., 2 s. la livre de beurre sal, un quartier de mouton 7 ou 8 s. p., un petit morceau de bœuf de bon endroit 2 s. p., une tte de mouton 6 d. p., un petit porc 4 fr.
1418. - On paya un agneau de 10 24 s., un veau 36 s., le mouton 9 s. 7 d., un pourceau 3 l. 3 s. 6 d., le setier de pois 3 l. 16 s., une pinte de vin 5 d., un poinon de vin 4 l., un œuf 2 d., une petite pomme 1 d., deux petits oignons 2 d., un bœuf 38 fr., un petit pourceau de 6 7 fr., une pomme 4 d., cent harengs saures 3 cus, cent noix 16 d.
1419. - Avril. - Le bœuf qui valait 40 fr. en cotait 50 ; on vendait un veau 4 ou 5 fr., un mouton 4 fr., un pied de mouton 4 d., un œuf 5 d. t., une tte de mouton 15 d.
En juin il y eut abondance de denres ; en juillet la chert revint et le lait cotait 12 d. la pinte, un pied de bœuf 35 d., un œuf 8 d.
En mars, Paris, on mangea du pain de noix ; on vendait 5 s. p. la livre de figues et de raisins, le quartier de mouton 32 s., la queue de mouton 10 s., une tte de veau 12 s., la livre de vache 6 s. p.
1420. - On vendit un œuf 4 d., une livre de fromage 8 blancs, un hareng 12 d., un setier de pois 20 fr., le vin 12 d. la pinte, un veau 12 fr., un pourcel de 16 20 fr.
1421. - On vendit la pinte d’huile 7 s 8 d.r un pourceau 6 l., un mouton 28 s. ; en avril on vendit la pinte d’huile 12 s., la livre de beurre sal 2 s., la pinte de vin 4 s.
En octobre le roi taxa la pinte de vin de Beaune 12 d. p., la pinte de moindre vin 4 d., le quartier de devant du mouton 5 s., celui de derrire 4 s.
En novembre on vendit cent noix 4 s., quatre pommes 5 d., un œuf 15 d., la livre de beurre 28 blancs, un setier de pois 24 fr., la pinte d’huile 20 s. t., la pinte de vin 4 s.

Objets divers.
1413. - On vendait 12 l. 16 s. le cent de toisons.
1418 - On payait 13 s. le sac de charbon, 2 fr. le cent de bonnes bches, le cent de mchantes bourres 36 s., une paire de souliers 7 s. 6 d. t., avant elle ne cotait que 3 s. 4 d. t., la livre de chandelle valut 3 s. 4 d. t.
On vendait 6 d. la livre de cuivre, 10 d. celle d’tain, 4 d. celle de potin.
1420. - On payait 12 s. p. l’aune de bonne toile, 16 s. celle de serge, autant celle de futaine, 40 s. celle de drap, 10 s. une paire de souliers , 2 fr. une paire de chausses, 10 blancs la livre de chandelle, 10 s : celle de bougie pour dire messe.
1421. - On vendit 7 s. 6 d. l’aune de toile, 2 s. 8 d. le sac de pltre, 24 s. deux futailles, autant une paire de souliers de cordouan, 10 s. la paire de souliers de basane.
1400. - Une robe de drap gris fourre pour Loys d’Anjou cota 10 cus.
1414. - On paya 89 I. 10 s. de faon pour une robe dont s’ensuit le dtail : On employa neuf cent soixante perles l’orner ; sur les manches on crivit en broderie, tout au long, le dit de la chanson : Madame, je suis plus joyeux ; la musique tait note avec des perles.
1418. - On adjugea la coupe des forts de Bondy, Snart et autres, raison de 6 8 l. l’arpent.
Paris. - Le moule de bche se vendait 6 s. p.
Paris. - Le cent de cotterets cotait 3 s. p.
1415. - Paris. - Une bche longue de trois pieds et demi et portant de dix-sept dix-huit pouces de tour, tait value 1 d.
1412. - Le peintre du roi avait 136 l. de gages ; les cabochiens la lui trent en mai 1413.
1404. - Trois houpelandes d’escarlatte pour les enfants du duc d’Anjou, et sept houpelandes fourres de penne noire pour ses fils cotrent 102 l. 7 s. 6 d.
1409. - Jehan Vivernaige, roi des Ribauds, avait 32 I. 16 s. de gages par an.
1411. - Le duc d’Orlans acheta pour lui un cheval gris courte queue qu’il paya 100 cus d’or, l’cu d’or valait 18 s. p.
1414. - Un collier de camail d’argent et un port-espy d’or cotrent au mme 31 l. 12 s. 6 d,
Le roi faisait Pierre de Navarre, son fal cousin, une pension de 4,800 l.

Salaires.
1428. - Robert de Mailly, conseiller au grand conseil, touchait 500 l. par an.
1420. - Jean de Baume recevait, comme chambellan du roi, 1,000 l. par an, et comme gouverneur de Paris 200 l. par mois.
1408. - On donnait 2,000 l. au grand chambellan du dauphin.
1416. - Robert de Braquemont, amiral de France, en recevait autant.
1396. - Un lu du clerg, vreux, recevait 50 l. t. par an.
1401. - Le grand chambellan de France avait 2.000 I. de pension.
1407. - Louis de Bourbon-Vendme touchait 3.000 l. comme grand-chambellan de France.
1412. - Jean de Linires, grand-gueux de France, touchait 500 l. par an.
1404. - Jean de Montaigu, conseiller au grand conseil, recevait 4,000 l. par an.
Jean Leclerc, conseiller au mme conseil, touchait 2,000 l. par an.
1412. - David de Rambures , chambellan et conseiller du dauphin, recevait 4,000 l. par an.
1394. - Le roi donnait par jour ses matres fauconniers 24 s. 4 d. p. , au simple fauconnier, 10 s. 8 d. p., un autruchier, 10 s. 8 d. p., un varlet de faucons, 5 s. 4 d. p., un varlet ordinaire, 2 s. 8 d. p.
1414. - Les compteurs de poissons avaient droit 4 d. par mille de harengs qu’ils comptaient.
1415. - Paris. - Les jurs-mouleurs percevaient par mesure 2 d., autant pour un cent de bourres ; le cent de falourdes leur valait 6 d. p. ; le vendeur payait 4 d. p. par millier de lattes.
Si on ne les payait pas, ils pouvaient prendre une bche par annele.
Les jurs-mesureurs de charbon avaient droit 10 s. p. par bateau, ou 1 d. t. par minot.
Les porteurs de charbon devaient recevoir de 4 12 d. p. suivant les distances.
Les jurs-mesureurs de chaux avaient droit 6 s. 6 d. par muid.
1402. - Un courtier de foin recevait 1 d. p. par 100 bottes de foin.
1415. - Les jurs-mesureurs de grain avaient droit 2 d. p. par setier si on mesurait au march, et 16 d. p. par rnuid si on mesurait sur bateau ou en grenier.
1414. - Tanneguy du Chatel, comme marchal de Guienne, avait 1,200 l. d’appointements.
1418.-Claude de Beauvoir, sire de Chastellux, marchal de France, recevait 400 I. par mois.
1416. - Les cuyers d’Edouard de Courtenay, amiral de France, recevaient en mer chacun 4 s. par jour ; ses archers n’en touchaient que 2.
1407. - Jean de Hangest, comme gouverneur de Boulogne et capitaine de 27 hommes d’armes, touchait 100 francs par mois.
Comme grand-matre des arbaltriers, il touchait 2,000 l. par an.
1415. - Jean de Torsay recevait 2,000 I. par an comme grand-matre des arbaltriers.
1422. - Jehan de Graville recevait la mme somme au mme titre.
1387. - Le matre du clos des Galles Rouen recevait pour ses gages 100 l. par an.
1385. - Jean de Bueil, capitaine des gardes du corps du roi, recevait 1,000 l. de pension.
1383. - Guillaume des Bordes, comme porte-oriflamme, avait 2,000 l. de pension.
1397. - Jean de Rieux, marchal de France, avait 2,000 I. de pension.
1393. - Renaud de Trie, comme amiral de de France, touchait 2,000 l. par an.
1415. - Le gouverneur de Pontorson avait droit 267 l. 10 s. t. par an.
1415. - On donnait par an 600 I. au gouverneur de la Rochelle.
1411. - Guillaume du Guesclin, frre du conntable, touchait 150 l. par an, comme capitaine de la Roche-Tesson.
1411. - Les gages d’un lu, sur le fait des aydes, Suz, tait de 100 l. par an.
1404. - Un contrleur de grenier sel touchait 37 l. 10 s. t. tous les 6 mois.
1414. - Le receveur des deniers des marchands de poissons avait 24 l. de gages par an ; de plus on lui payait ses critures.
1402. - Un matre des eaux-et-forts de France recevait pour ses gages 400 l. par an ; il avait droit 100 moules de bches ; on leur devait encore, sur chaque march, 40 s. t. pour pot de vin et 10 s. pour lettre de vente.
1400. - Le roi donnait 2,000 l. de pension aux gnraux des finances outre leurs gages. Les trsoriers de France recevaient aussi 1,000 l. outre leurs gages.
1413. - L’ordonnance cabochienne rduisit 1,000 l. les commis ordonns au gouvernement de toutes les finances du royaume, 100 l. ceux du receveur des finances Tournay, et ceux des clercs sur le fait du clerg ; elle n’accorde que 12 s. p. par jour aux secrtaires du roi.
1408. - Charles de Savoisy, comme capitaine de Bar-sur-Seine, touchait 500 l. par an.
1410. - Guillaume de Melun recevait 3,000 l. comme conseiller au grand conseil.
1382. - Pierre de Giac, conseiller au grand conseil, avait 1,000 l. de pension.
1388. - Le capitaine de Creil recevait 300 I. par an.
1373. - Renaud de Trie, conseiller au grand conseil, avait 1,000 l. de pension.
1396. - Regnier de Grimaut, conseiller au grand conseil, avait 500 l. de pension.
1397. - Renaud de Trie, gouverneur du chteau de Melun, touchait 1,000 l. par an.
1410. - Un conseiller matre la cour des comptes avait 500 l. t. de gages par an. Les correcteurs des comptes n’avaient que 200 l. de gages.
1409. - Eustache de Laitre, prsident de la cour des comptes, recevait 10 I. par jour.
1421. - Martin-Gouge de Champeigne, chancelier de France, recevait 4,000 l. par an.
1382. - Pierre de Giac, chancelier de France, avait 2,500 l. de pension.
1398.-Les docteurs-rgents en la facult d’Angers ne pouvaient exiger que 20 s. par an de chaque colier.
Les lettres de licence cotaient 50 s.
Les coliers payaient leur arrive 20 s. de joyeux avnement.
1383. - Un almanach se vendait 2 s. 6. d. t.
1396. - Les conducteurs de tombereaux destins enlever les boues de Paris n’avaient que de 4 6 d. par voiture.
1384. - Sens. - La journe des ouvriers laboureurs et vignerons se payait 5 s. au maximum.
1381. - Paris.- On disait une messe pour 2 s.
1388. - Plaisance. - Les valets gagnaient par an 12 florins d’or et leur nourriture ; ils s’habillaient leurs frais.
1405.- Paris. - On payait 12 s. 7 d. la faon du millier de fagots.
1421. - On paya 2 s. 8 d. la faon du moule de bche, 3 l. 16 s. la faon du millier de cotterets , 2 l. 11 s. 2 d. celle du millier de bourres.
On paya 6 s. la journe du maon.
1415. - Les jaugeurs de vin gagnaient 3 d, p. par pice de vin, 2 d. par pice de verjus, 6 d. par pice d’huile.
On donnait au dchargeur de vin, pour mettre une queue de vin du bateau en charriots, de 2 s. p. 6 d. p., de bateau en bateau, de 8 10 d., de la rue en la maison, sans descendre, 4 d. ; s’il fallait descendre, de 8 12 d.
On donnait aux crieurs-jurs 5 s. par jour.
On louait 12 d. un cheval pour remonter la Seine dans Paris.
Les bateliers, pour faire passer la Seine au Louvre, prenaient 1 d p. par tte d’homme ou de btail ; ils demandaient 2 d. pour transporter quelqu’un du port St-Gervais par-derrire Notre- Dame au pont St-Bernard.
1429. - Un conseiller clerc au parlement de Paris avait pour ses gages 5 s par jour ; un conseiller laque en recevait 10.

Charles VII. - Du 21 octobre 1422 au 22 juillet 1461.

Grains.
1426. - Paris. - On paya 17 s. le setier de bl, 15 s. 6 d. celui d’orge.
1427. - On vendit 25 s. 6 d. le setier de bl, 12 s. celui d’orge.
1428. - On eut pour 12 s. le setier de bon froment.
1429. - Le setier de bl varia Paris de 20 4Q s.
1430. - Il monta de 40 72 s. .
1431. - Le setier de bl. fut 40 s. Paris.
1432. - Il valut jusqu’ 7 et 8 fr,
Le setier d’orge valut de 4 6 fr.
1433. - On vendit 22 s. 2 d. le setier d’orge, 34 s. celui de bl, en juillet le setier de bl mteil tomba 24 s.
1434. - Novembre. - Le setier de bl mteil pesant deux cent vingt livres valait 18 s., la mine de bl froment valait de 10 12 s.
1435. - Le setier de bl valut 13 s. 2 d., il monta 29 s.
Octobre. - Il s’leva 2 fr., puis 4 fr.
1436. - Avril. - Le setier de bl tomba de 50 20 s.
1437. - Il varia de 38 s. 5 fr.
1438. - Mai. - Rouen. - Il valut 10 fr. ; Paris il valut de 4 6 fr.
1439. - Il varia de 59 s. 9 fr,
1440. - Il tomba 17 s. 2 d., puis 16 s.
1443. - Le setier de bl fut 10 s. 9 d.
1444-1446. - Il fut 20 s., celui d’orge fut 7 s.
1448-1449. - Le setier de bl varia de 5 s. 12 s.
1450. - Il valut 14 s. .
Le setier d’orge se payait 13 s.
1452. - On paya 8 s. le setier de froment.
1452. - Il remonta 13 s.
1457. - Il valait 20 s.
1459. - Il valait de 14 s. 18 s.
Le setier d’orge valut 8 s.
1430. - On avait le pain de Chailly (blanc) , pesant cuit onze onces, le pain bourgeois, pesant cuit quinze onces, et le pain bis, pesant cuit dix-huit onces, pour 4 d. pice ; mais le prix du pain augmenta, et on paya 5 d. le pain noir pesant peine douze onces.
1432. - Paris. - Au mois d’aot le bl vieux se vendait 42, 44 et 46 s. le setier ; le setier de bl nouveau cotait 44, 46 et 48 s. p.
On vendit 4 d. le pain blanc, pesant cuit onze onces, le pain bourgeois, pesant cuit quinze onces, le pain bis de dix-huit onces.
Mais au mois d’aot le prix du bl baissa ; le pain blanc de vingt-quatre onces ne cota que 4d.
1432. - Au mois de dcembre le bl remonta 4 l. le setier ; le pain pesant vingt onces avant d’tre cuit se vendit 4 d.
1433. - Le pain monta 8 d., mais il retomba 4.
1436. - Paris. - En fvrier, cause de la disette, on ne fit plus de pain blanc ; le pain commun de vingt-quatre onces et le pain bis de vingt- huit onces, se vendirent 4 d. pice.
1437. - Le pain commun de vingt-deux onces, le pain bis de vingt-sept onces, se vendirent 4 d. pice.
1438. - Le pain de Chailly, pesant dix onces, le pain commun pesant quinze onces, se vendirent 4 d. pice.
1441. - On vendit 2 d. le pain blanc de vingt- quatre onces et le pain faitis toute fleur pesant cuit trente-deux onces.
1448-1449. - Pour 4 d. p. un homme avait assez de pain pour vivre trois jours.

Aliments.
1443. - Reims. - Un gros poinon de vin cotait 6 l. p.
1438.- Reims. - Un setier de vin de Beaune valait 8 s. p., le pot du mme vin ne cotait que 2 s.
1438. - Reims. - Un poinon de vin valait 10 l. 12 s.
1440. - Reims. - Un poinon de vin ne cotait que 6 I. 8 s. p. .
1435.- Trente-huit setiers de vin de Champagne furent pays 19 l. p.
1434.- Reims. - Une caque de harengs valait 8 l. p.
1423. - Trois barriques de vin de Champagne, premire qualit, cotrent 24 l. 9 s.
1459. - La coutume de Bourgogne valuait 13 s. 4 d. le bichet de pois, de fves ou de mil, 10 d. la gline, 15 d. le chapon, 15 d. l’oison, 2 s. 1 d. une pinte d’huile, 13 s. 4 d. t. un mouton gras avec sa laine, 8 s. 4 d. un mouton commun, 5 s. une brebis avec sa laine, 20 d. t. un agneau, 60 s. t. un bœuf tirant, 30 s. t. une vache portant lait, 12 s. 6 d. un porc gras, 6 s. 3 d. un porc commun de deux ans, sans graisse.
1423. Paris. - On payait en fvrier 12 blancs la charrete de chaux, 2 s. p. le setier de pois.
1424. - On vendit 1 d. la pinte de vin.
1426-1427. - On paya deux caques de harengs 12 l., la pinte d’huile 2 s. 1 d., le setier de pois 27 s., le muid de vin 7 l. 4 s., un cochon 8 s., un mouton 20 s., une vache 7 l. 10 s. t. six livres de cerises 4 d., une livre de beurre 1 s. 2 d., cent pommes 2 s., un veau 28 s., un agneau 7 s. 6 d., cent prunes 1 d.
1428. - On vendit la pinte de moyen vin 12 d., le boisseau de pois 10 d., le quarteron d’œufs 12 d.
1434. - On vendit un agneau 9 s,, un faisan 8 s., un quarteron d’œufs 2 s., une pinte d’huile 2 s. 5 d., cinquante œufs 4 s. 8 d., 48 s. une vache, 9 d. une livre de beurre, cinquante harengs 7 s., un chapon 4 s.
1438. - On vendit un agneau 5 s. 6 d, un poinon de vin 11 l. 8 s., la pinte d’huile 5 s, le boisseau de navets 6 d. p.
1443. - On vendit un veau 26 s., une vache 48 s., une pinte d’huile 1 s. 11 d., le setier de pois 46 s. 9 d. cent noix 2 d. p.
1448. - On vendit un veau 16 s., une pinte de vin 4 d. t., un mouton 12 s., une vache 44 s., la livre de sucre 6 s., une anguille 8 d., un brochet 18 d.
1459. - On vendit un veau 11 s., un poussin 8 d., une paire de pigeons 8 d., un bœuf gras 8 l. 16 s., un mouton 7 s. 8 d., un pourceau 22 s. 9 d., un setier de pois 30 s., un setier d’oignons 24 s.

Objets divers.
1448. - Normandie. - La livre de plomb valait 8 d. ^
1443. -Reims. - On payait 2 l. p. mille lattes renforces, 2 s. 9 d. cent clous, 8 d. une voiture de moellons, 6 d. p. la livre de fer en barre, 10 s. 9 queues de chaux, 8 s. p. 7 voitures de grve, 6 d. la livre de plomb, 5 s. 6. d. une voiture de grs, 16 d. le pied de pierre de taille.
1423. - Reims. - 17 planches de chne de 15 pieds de long sur 3 pouces d’paisseur valaient 11 l. t.
1445. - 83 livres de plomb cotrent 55 s. 4 d. t. .
1434. - On vendit Paris 1 s. la livre de chandelle.
1438. - Reims. - Une caque de poudre canon cotait 1 l. 4 s.
Une pice de toile fine, longue de 72 aunes, cota 132 I.
1441. - Reims. - On paya 12 l. 16 s. p. une bombarde en fer.
1423. - Reims. - Un cheval de guerre fut pay 12 l. t. 16 s.
1426. - Reims. - Un sac procs valait 6 d.
1438. - On donnait 20 s. par tte de loup.
1428. - Reims. - Une fine nappe fut paye 2 l. 15 s. t.
1431 - Reims. - On paya 6 l. 8 s. les 100 livres de soufre, 100 livres de salptre cotaient le mme prix.
On avait pour 72 s. 1,000 traits arbalte, pour 4 l. 1,000 traits enferrs, pour 6 l. 18 s. 8 d. 8,000 clous pesant 14 livres, pour 72 s. le millier de fers flche, pour 32 s. le millier de sayettes, pour 32 s. 8 d. une arbalte et son thouret.
4 mains de papier cotaient 6 s. 4 d.
On avait pour 63 s. p. une robe de sergent.
1433. - Reims. - On paya 27 l. 12 s. 8 d. 400 livres de plomb.
1447. - Un clerc reut 4 l. 2 s. 5 4 pour avoir crit un livre.
1459. - La coutume de Bourgogne valuait 3 s. 4 d, la livre de cire.
1447. - Un cheval sous poil fauve, achet pour Charles duc d’Orlans, cota 30 cus d’or.
1427. - Paris. - Une houpelande de drap pers, fourre par le collet de penne de gris, valait 7 l. 12 s. p.
Une ceinture faite sur un tissu de soie noire avec boucle-mordant et 8 clous d’argent, tait value 2 l.
1443-1460. - On donna 10 s. p. un individu qui avait tu deux loups. .
1442. - Un harnais de Milan cotait 30 cus.
1443. - Reims.- Une bombarde en fer cotait 12 l.
On paya 17 l. 12 s. un cheval bai, 10 l. 8 s. un cheval gris.
1443. - Reims. - Le sac de charbon cotait 1 s. 8 d. et mme 2 s.
La livre de poix se payait 8 d. .
Une douzaine de fines serviettes cotait 14 l. 6 s. p.
1452. - Reims. - Une clef de porte pour la ville fut paye 8 dk
1435. - Reims. - 8 couleurrines cotrent 12 l. 4 s. p.
On eut pour 13 livres 4 s. p. 44 livres de fil d’Anvers, pour 25 l. 6 s. p. 2 douzaines de fines serviettes, pour 32 s. p. 2 torches pesant 8 l. de cire.
1437. - Reims. - La ville paya 27 l. 16 s. p. un cheval noir offert un ambassadeur. -
1438.- Un millier de demi-dondaines cotait 9 l. 12 s. ; pour 32 s. on avait 12 peaux de moutons.

Salaires.
1453. - Le gouverneur de Montpellier recevait 62 I. 40 s. t. par quartier pour ses appointements.
1447. - Simon de Beaujeu, matre des œuvres royaux de la snchausse de Beaucaire, avait droit 5 s. t. par jour.
1459. - Le vicomte de Rouen recevait par an 20 l. pour ses gages et 30 l. pour ses frais.
1460. - Un lu, sur le fait des aydes, avait 60 l. d’appointements par an ; un autre en touchait 80.
1458. - Les dputs aux tats reurent une indemnit de 50 l. t.
1454. - Un lu Caudebec reut pour onze mois de ses gages 89 l. 11 s. 8 d.
1447. - Pierre de Brz, comme grand-snchal de Normandie, recevait 2,000 l. par an.
1440. - Le garde des salines de Villers-ls-Maguelonne touchait pour ses gages 40 l. par an.
1430.-1482. - Le capitaine de la ville avait 80 livres par an pour ses gages.
1424. - Reims.- Le clerc de la ville avait 24 1. par an d’appointements.
1458. - Blois. - Un conseiller du duc d’Orlans, Blois, recevait pour ses gages 20 l. t. par an.
1430. - Le capitaine du port Sainte-Marie recevait pour ses gages 100 l. par an.
1425. - Un avocat, pour suivre une affaire jusqu’ la fin, ne pouvait demander au maximum que 10 l. ; si la cause tait grosse et subtile, on lui en devait 16.
On passait aux procureurs 4 l. pour tout une cause, 8 l. si la cause tait grosse et subtile, 8 s. pour les critures dans les menues causes, 20 s. dans les plus importantes.
On taxait les actes notaris 2 s. les minutes, 16 d. les brevets, 10 s. par journe d’inventaire, 12 d. un sergent au Chtelet pour une capture, 4 s. par jour par homme mis en garnison.
Le gelier demandait pour droit d’entre et de sortie 10 I. un comte, 20 s. un chevalier banneret, 5 s. un chevalier, 12 d. un cuyer, autant un lombard, 2 s. un juif, 8 d. tout autre.
Il louait par nuit 4 d. un lit, 2 d. une place au lit, 2 d. une natte en paille, 1 d. de la paille de la fosse aux oubliettes ; mais il devait le pain et l’eau.
1458. - Charles de France, comte d’Artois, touchait une pension de 8,000 l. par an.
1448. - Paris. - Un laboureur avait assez de pain pour 2 d. t. pour vivre un jour.
1458. - A Nyelles-ls-Boullenois, le mayeur sigeant en la cour de justice avait droit 2 s. pour sa journe ; les chevins au mme titre ne pouvaient rclamer que 12 d.
1458. - Un huissier au parlement de Paris avait droit 3 I. 17 s. par mois.
1449. - Le procureur du roi Evreux recevait 16 l. t. par an pour ses gages.
1424.- Le procureur-gnral des habitants de Reims recevait 32 l. par an pour ses appointements.
1433. - Reims. - L’avocat de la ville et de l’glise touchait 8 I. par an pour ses honoraires.
1424. - Renaud de Chartres, chancelier de France, recevait 4,000 l. par an.
1410. - Un conseiller, matre des comptes, recevait 500 l. t. par an.
1400. - Le recteur de l’universit d’Angers recevait 40 d. t. par acte, et 20 d. t. l’entre de chaque nouvel colier.
1458. - Franois de Rieux, chambellan du roi, recevait 2,000 l. par an.
1434. - Jean de Villiers de l’Isle-Adam, marchal de France, touchait 300 l. par mois.
1423. - Jean de Brosse, marchal de France, recevait la mme pension.
1454. - Poton de Xaintrailles, marchal de France, ne recevait que 2,000 l. par an.
1446. - Jehan d’Estouteville, chambellan du roi, touchait 1,200 l. par an.
1449. - Jean Daussy, aumnier du roi, recevait 300 l. par an.
1446. - Charles Souan, cuyer de l’htel du roi, recevait 24 l. par mois.
1429. - Les matres-d’htel du duc d’Anjou touchaient chacun 100 l. par an.
1431. - Le roi fit don de 600 l. Etienne de Vignolles, dit Lahire.
1444. - Saxe. - La journe de l’ouvrier tait de 12 d. ; si on le nourrissait, la nourriture tait value 6 d.
1439. - Le meunier recevait pour droit de mouture par setier de 16 d. 2 s. p., suivant les circonstances.
1443. - Reims. - On payait la journe d’un maon 4 s. p., celle d’un charpentier la mme somme, celle d ?un manœuvre 2 s. p. (c’tait trs-cher pour le temps ).
Un voiturier, avec un cheval et une voiture, gagnait 5 s. 8 d. par jour ; on donnait par jour 8 s. t. celui qui avait deux chevaux.
Trois toises, un pied et demi de mur bti, se payrent 39 s. 10 d. On payait 3 s. la journe d’un paveur ou celle d’un portefaix.
1452. - Reims. - Un scieur de bois gagnait 3 s. 4 d. par jour
Un forgeron recevait 7 d. par livre de fer qu’il forgeait.
1424. - Reims. - Le charpentier de la ville recevait pour ses gages 4 l. par an.
Le sonneur de la ville ne touchait que 40 s. par an.
1459. - Bourgogne. - La journe d’un faucheur tait estime 3 s. 4 d. t.
La journe d’une femme travaillant aux champs au mois de mars et aux poques de fenaison et de moisson, tait de 12 d., celle d’un homme tait de 20 d.
1436. - Paris. - Les femmes de journe gagnaient 5 ou 6 blancs, elles pouvaient vivre avec 2 blancs par jour.
1437. - Environs de Paris. - On eut en septembre quatre vendangeuses pour 2 blancs ; on payait 2 ou 3 blancs un frotteur.
1452. - Olivier de Bron, capitaine de gendarmes du trait, touchait 200 l. par an.
1448. - Le lieutenant d’une compagnie d’hommes d’armes avait droit 45 l. par quartier.
1448. - Les hommes d’armes de la compagnie du marchal de Culant recevaient chacun 15 l. par mois ; ses archers avaient chacun 7 l. par mois.
1447. - Le capitaine des archers du dauphin n’avait que 20 I. par mois.
1447. - Des arbaltriers taient pays raison de 10 1. t. chacun par mois.
1424. - Reims. - Un artilleur avait pour sa solde 8 I. p. par an.
1426. - Reims. - On donnait 8 l. par an au commis l’artillerie de la ville, et 4 l. 16 s. par semestre au sergent de la forteresse.
Les hommes de guet de jour avaient 2 s. par journe ; ceux qui faisaient les coutes la nuit recevaient par nuit 1 s. 7 d.
1454. - Un gentilhomme sous l’es armes, arm de pied en cap et marchant avec deux chevaux et son cuyer cheval, recevait 15 l. par mois.
Il n’avait que 10 fr. s’il ne conduisait avec lui qu’un cheval et ses pages, que 7 l. et demie s’il venait seul.
On donnait 7 fr. 12 s. un archer ou un arbaltrier de grande ordonnance ; ceux qui taient moins bien quips ne recevaient que 5 l.
Un homme d’arme pied recevait pour lui et son page 8 fr. par mois ; un franc-archer ou un arbaltrier recevait 4 fr. aussi par mois.

Louis XI. - Du 22 septembre 1462 au 30 aot 1483.

Grains.
1480. - On estimait un boisseau d’avoine 10 d., un boisseau d’orge 15 d., un setier de bl 20 s. t.
1477. - Paris. - Un setier de bon bl froment pesant deux cent vingt-deux livres valait 21 s. ; un setier de bl froment moyen pesant deux cent six livres valait 18 s. 4 d. t., un setier de seigle pesant cent seize livres valait 15 s.
Le pain blanc cuit pesant douze onces se vendait 1 double, le pain bourgeois pesant cuit deux livres, et le pain bis pesant cuit trois livres, se vendaient aussi 1 double pice.
1466. - Paris.- On vendait le pain blanc pesant douze onces tant cuit, le pain bourgeois pesant cuit seize onces, le pain bis pesant cuit trois livres, 1 d. p. pice.
En dcembre le setier de bon bl pesant deux cent seize livres valait 17 s. p., le setier de bl moyen pesant deux cent dix livres valait 16 s. p., enfin le setier de seigle pesant cent dix livres se donnait pour 11 s. p.
Le 11 dcembre 1466 on porta le prix du pain 1 double (3 doubles faisaient 1 blanc), on ne modifia pas son poids.
1462. - Paris. - Le meilleur froment se vendit 11 s. 8 d. le setier.
1463. - Il ne valut plus que 9 s. 7 d. t.
1464. - Il tomba 5 s. t.
1465-1466. - II alla de 12 s. 21 s.
1467-1469. - Il varia de 9 s. 11 s.
1470-1475. - Il varia de 7 12 s.
1476. - Il valut 18 s.
1481. - Il valut 25 s.
1482. - Il valut 40 s.

Aliments.
1480. - On payait cent œufs 2 s. 1 d. t., un chapon 21 d., une gline 9 d.
1475. - Flandres. - On paya pour un grand dner de ville : un hron 5 s., trente-trois poulets 6 escalins, trois jambons 5 escalins, neuf cochons de lait 8 escalins 8 gros, le vin du Rhin raison de 4 gros le stoopen, et le vin rouge raison de 5 gros le stoopen. (Le stoopen contient environ deux litres.)
1476. - Reims. - Un poinon de vin valut 4 l. 15 s.
1478. - Reims. - Deux buires de vin cotaient 5 s. p., deux poinons de vin furent pays 9 l. 12 s.
1465. - Paris. - On vendit le poinon de vin 6 l., un veau 14 s., un mouton 9 s. 6 d., un bœuf 16 l. 16 s., un pourceau 17 s. 11 d., un setier de pois nouveaux 3 l. 12 s.
1471. - On vendit un pigeon 4 d., un agneau 3 s. 2 d., un veau 15 s., cent œufs 3 s. 4 d., la livre de beurre 8 d., la livre de sucre 3 s. 7 d., un lapereau 6 d., un muid de vin blanc 32 s., un oison 1 s. 6 d., un mouton 8 s.
1476. - On vendit un veau 19 s., un muid de vin 6 l. 11 s. 6 d., une livre de beurre frais 9 d., une l. de riz 10 d., un poussin 8 d., un petit cochon 4 s. 5 d., un oison 1 s. 7 d.

Objets divers.
1463. - La reliure en cuir vermeil des œuvres de Charles duc d’Orlans, cota 20 s. t.
1464. - Les vtements de deuil de la duchesse d’Orlans et de ses enfants cotrent 248 1. 5 s. 5 d.
1475. - Une robe achete pour Franois de Quierlay , cuyer du duc d’Orlans , cota 12 l. 10 s.
1476. - Reims. - On avait pour 8 s. p. une torche de cire pesant deux livres, trois livres de vieil oing pour 2 s. 6 d.
La faon et le drap d’un hoqueton cotaient 11 s. p.
1478. - Reims. - Une douzaine de fines serviettes se donnaient pour 13 l. 4 s. p.
1471. - La livre de poudre fine valait Paris 10 s. 8 d.
1476. - Reims.- Deux cents livres de plomb cotaient 4 l. 15 s. p.

Salaires.
1463. - Jean d’Auxi, grand-matre des arbaltriers, touchait 2,000 l. par an.
1471. - Jean Cholet, matre de l’artillerie, recevait par an 1,200 l.
1465. - Jacques Galiot de Genouillac, comme homme d’armes du comte de Dunois, recevait 300 l. par an ; il en touchait encore 500 comme grand-matre de l’artillerie.
1480. - Jeanne Chabot, dame d’honneur de la reine, recevait 800 l. t. par an.
1480. - On trouve des journes d’ouvrier payes raison de 2 s. 6 d., d’autres qui sans doute n’taient que des aydes ou des enfants, ne recevaient que 6 ou 12 d.
1475. - Un cuisinier qui avait fait en Flandre un grand dner de ville reut 2 escalins 6 gros pour sa peine.
1480. - En Anjou, on valuait la journe de travail 15 d. t. l’t, 10 d. t. l’hiver ; de plus, on fournissait la nourriture de l’ouvrier.
En Bourgogne, le prix d l’ouvrier pour sa journe tait de 20 d., mais on ne le nourrissait pas.
En Poitou et en Saintonge, on ne devait l’ouvrier pour sa journe que 10 d. en le nourrissant, 15 d. en ne le nourrissant pas.
1476. - Reims. - Une journe de charpentier se payait 2 s. 8 d. p. ; celle d’un manœuvre valait 1 s. p.
1482. - Un capitaine de 80 lances touchait pour ses appointements 286 l. par trimestre.
1481. - Un capitaine de francs-archers touchait par an 245 l. t.
1475. - Un capitaine de 80 lances touchait 240 l. par quartier.
Yves du Fort, grand-veneur de France, touchait comme capitaine de 100 lances 300 l. par quartier.
1472. - Le duc de Bourgogne donnait chacun de ses archers pied 4 I. par mois.
1471. - En temps de paix, les hommes d’armes de Bourgogne avaient 3 s. 9 d. par jour pour leur entretnemnt en leur htel. Les archers n’avaient que 6 d. par jour.
En campagne, par jour les hommes recevaient 8 s. et les archers 2 s.
1476-1478. -Reims. - On donnait 16 l. par an au gouverneur de l’artillerie de la ville ; le sergent de la forteresse recevait la mme somme ; admis la retraite, sa pension tait de 4 livres par an.
1480. - Un capitaine d’archers avait 245 l. t. par an pour ses appointements.
1475. - Charles d’Amboise, marchal de France, comme capitaine de 80 lances, touchait 240 l. par quartier.
1472. - Un archer recevait 4 l. par mois.
1469. - On donnait aux hommes d’armes 8 s. par jour et aux archers 2 s.
1481. - Guyon Leroy, vice-amiral de France, recevait 400 l. de pension.
1465. - Louis de Luxembourg, comte de St-Pol, conntable de France, avait une pension de 24,000 l.
1465.- Odit d’Aydie, grand-amiral de France, ne touchait que 2,000 l. par an.
1464. - Le grand-matre des coureurs de France (poste) recevait 800 l. de gages et 1,000 l. de pension ; les maitres-coureurs de la poste du roi recevaient 50 l. de gages ; ils devaient porter eux-mmes les dpches du roi.
On payait 10 s. pour deux chevaux fournis ; la poste tait de quatre lieues.
1483. - Le secrtaire de la duchesse d’Orlans avait 60 l. de gages par an.
1479. - Un contrleur de grenier sel avait les mmes appointements.
1471. - Le viguier de Toulouse avait droit 200 l. par an.
1464. - Le duc d’Orlans donnait 800 I. t. son chancelier.
1462. - Antoine Ouspin, archevque de Narbonne, reut 400 I. t. comme l’un des commissaires tenir les trois tats.
1476. - Reims. - Le capitaine de la ville avait 80 l. p. de gages par an ; le matre des œuvres n’en avait que 46 galement par an.
1478. - Reims. - Le greffier du conseil de la ville touchait 8 l. p. par an.
1481. - On donnait 16 l. 9 s. t. par an un verdier. •
1472. - Le bailli de Rouen recevait 800 l. t. pour ses gages.
1461. - Roland de Lescot, capitaine du chteau de Loches, recevait 1,200 l. par an.
1470. - Charles de Gaucourt, gouverneur de Paris et de l’le de France, avait 4,000 I. de pension.
1475. Jean de Guarguessalle, grand-matre de l’curie du roi et capitaine de Chinon, recevait 1,200 l. pour gages et 600 l. pour son tat par an.
1465. Philippe Desessarts, comme capitaine des Montils-les-Tours, touchait 300 l. par an.
1479. - Jean Dufou, capitaine de Verneuil, recevait les mmes appointements.
1480. - Jean de la Grange, bailli d’Auxonne, touchait 600 l. par an.
1474. - Le maire de Sens recevait 12 l. t. par an, on donnait par an aussi 8 l. t. aux chevins, 20 l. au receveur de la ville, autant au clerc de la ville, 4 l. chacun de ses conseillers.
1463. - Le pannetier du roi avait 20 cus par mois.
1472. - Yves Dufou, comme grand-veneur, recevait par an 3,200 l., il devait sur cette somme payer l’entretien de la vnerie.
1464. - Olivier Solart recevait 1,200 l. par an comme grand-fauconnier de France.
1472. - Le grand-louvetier de France ne touchait que 240 l.
1475. - Jean du Maz, cuyer de l’curie du roi, recevait 1,000 l. par an.
1464. - Le roi donnait 2,000 l. son grand-chanson.
1476. - Le chancelier de l’ordre de Saint-Michel recevait 800 l. p. par an, et le hraut roi d’armes de l’ordre 250 l.
1466. - Un autre consul au mme parlement touchait par mois 24 l. 15 s. 3 d. t.
1469. - Un huissier au parlement de Paris touchait pour ses gages 3 l. .17 s. 6 d. t.
1478. - Reims. - Le procureur de la ville touchait 40 l. par an pour ses appointements.
1472. - Pierre Doriole, chancelier de France, recevait 4,000 l. par an en sus des dons, pensions, droits, profits, moluments, attachs sa place.

Charles VIII. - Du 30 aot 1483 au 7 aot 1498.

Grains.
1493. - La coutume de Troyes valuait le setier de froment 20 s. t., le setier de seigle 10 s. t., le setier d’orge 7 s. 6 d.
1485. - Paris. - Le setier de bl valut 13 s.
1486. - On le paya 26 s. 4 d.
1489-1492. - Il ne cotait que 15 s.
1495. - On ne le paya que 11 s. 5 d.
1498. - Il cota 20 s.

Aliments.
1493. - La coutume de Troyes valuait une gline 10 d., un chapon 15 d.
1484. - Reims. - Une queue de vin valait 8 l. 4 s.
1485. - On payait 5 d. t. une poule, 10 d. un chapon, 5 s. un mouton dpouill de sa peau, des pieds et du suif.
1492. - On paya un setier de pois 4 l. 4 s. p., une pinte de vin 2 d. p.
1493. - Le setier de pois cota 30 s. t., la pinte de vin de Beaune 10 d. p. ; on paya deux pigeons 2 d. t.
1495. - Un cent de harengs blancs valut 16 s. 8 d.

Objets divers.
1494. - Reims. - Une douzaine de serviettes se payait 14 l. p.
On avait pour 12 s. une torche de cire pesant 3 l.
1484. - Reims. - Une voiture de bois brler cotait 40 s.
1490. - Le roi paya un faucon 800 cus.
1485. - On valuait 4 d. p. par jour la nourriture d’un cheval de guerre.
1498. - La livre de chandelle valait 1 s. 2 d.
1484. - Reims. - On avait mille tuiles pour 15 s. p., cinq cents ardoises pour 24 s. p.

Salaires.
1498. - Les capitaines d’hommes d’armes recevaient 20 s. par mois par lance qu’ils commandaient ; ainsi un capitaine de trente lances touchait pour ses gages 30 l. par mois.
1495. - 400 l. t. par an taient les appointements d’un commissaire aux revues.
1491. - Un capitaine de cinquante hommes de pied avait 240 l. par an pour ses appointements.
1484. - Jacques de Silly, capitaine de la petite garde-du-corps du roi, touchait 1,000 l. par an.
1494. - Reims. - On donna un Cordelier qui tait venu prcher le carme, un habit qui cota 6 l.
1493. - La coutume de Troyes valuait la journe de corve d’homme 12 d., celle de femme 6 d., la journe de corve d’un cheval et d’un charreton 3 s. 4 d.
1484. - Reims. - La journe d’un voiturier fournissant sa voiture et deux chevaux se payait 15 s. p.
La journe d’un messager tait de 3 s. 9 d.
1492. - On paya 4 s. 2 d. la mouture du setier de bl, 4 s. p. la cuisson d’un setier de farine, 9 s. le transport de trois muids de vin de Louviers Paris.
Une grand’messe se payait 2 s. 8 d., une basse messe 12 d.
1493. - Quatre chapelains reurent, pour avoir dit la messe chaque jour du mois de mai, 6 l. 4 s. p.
1475-1484-1491-1495. - Un auditeur de la chambre des comptes du duc d’Orlans avait pour ses gages 200 l. t. par an.
1485. - Le greffier de la chambre des comptes du duc d’Orlans touchait tous les trois mois 7 l. 10 s. t.
1493. - Jacques de Durfort, conseiller au parlement de Toulouse, touchait pour un mois de ses gages 17 l. 2 s. 10 d. t.
1483. - Deux dputs aux tats-gnraux de Tours reurent pour leur taxe, l’un 170 I., l’autre 136 l.
1489. - Baptiste Frgoze, ancien doge de Gnes, dpos en 1483, vivait en France d’une pension de 1,200 l. que le roi lui faisait.
1486-1489. - Un lu Arques avait 100 l. d’appointements par an.
1498. - Le snchal de Guienne recevait 200 l. t. par an.
1492. - On donnait. 700 l. t. par an au snchal de Beaucaire, et 100 l. seulement au capitaine de Blaye.
1499. - Le capitaine de Bazal n’avait aussi que 100 l. t. par an pour ses appointements.
1486. - Le chtelain de Najac touchait 300 l. par an.
1497. - Angelo Catho , aumnier du roi, recevait 400 l. par an.
1485, - On devait un avocat :10 l. par cause et 16 l. si l’affaire tait importante ; son clerc recevait 8 d. p. par feuillet de minute ou de grosse ; l’avocat touchait 2 s. 8 d. par feuillet de minute. La feuille contenait trente lignes de soixante-dix lettres chacune. Les procureurs avaient droit 4 l. par cause, 8 l. si la cause tait importante.

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