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1567 - 1568 - Agrippa d’Aubigné - Episodes de la 2ème guerre de religion en Saintonge

D 3 février 2010     H 22:57     A Pierre     C 0 messages A 1742 LECTURES


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L’Histoire Universelle d’Agrippa d’Aubigné est une oeuvre touffue, parfois désordonnée. C’est aussi un reportage sur le terrain des épisodes des guerres civiles du XVIème siècle. Nous retenons ici ceux qui se sont déroulés en Saintonge, Aunis et Angoumois.

Source : Histoire Universelle - Agrippa d’Aubigné - Baron Alphonse du Ruble - Paris - 1887 - Archives.org

La guerre est partout, et une bataille oppose catholiques et huguenots à Saint-Sorlin-de-Conac (17)

1567 Agrippa d’Aubigné s’enfuit de chez lui pour apprendre le métier des armes avec les troupes huguenotes.

Sa vie à ses enfants
[1567] Bien tost après commencèrent les secondes guerres. Aubigné retourna en Xaintonge chés son Curateur, lequel voyant son pupile se battre à la perche pour quitter les livres, à bon escient le tint prisonnier jusques à la prise des troisiesmes armes.

Lors les compagnons luy ayant promis de tirer une harquebusade de quand ils partiroyent, le prisonnier duquel on emportoit les habilements sur la table du Curateur tous les soirs, se dévala par la fenestre par le moyen de ses linceulx, en chemise, à pieds nuds, sauta deux murailles, à l’une desquelles il faillit à tumber dans un puis ; puis alla trouver auprès de la maison de Riverou les compagnons qui marchoient bien estonnés de voir un homme tout blanc courir, & crier après eux, & pleurant de quoy les pieds luy saignoyent. Le Capitaine Sainct Lo, après l’avoir menacé pour le faire retourner le mit en croupe avec un meschant manteau soubs luy, pource que la boucle de la cropiere l’escorchoit.

A une lieuë de là, au passage de Reau, ceste troupe trouva une compagnie de Papistes qui vouloyent gaigner Angoulesme : cela fut desfaict avec peu de combat, où le nouveau soldat en chemise gagna une harquebuse & un fourniment tel quel, mais ne voulut prendre aucun habillement, quoy que la necessité & ses compagnons luy conseillassent ; ainsi arriva au rendez vous de Jongsac, où quelques Capitaines le firent armer & habiller. Il mit au bout de sa sedulle, A la charge que je ne reprocheroys point â la guerre qu’elle m’a despouillé, n’en pouvant sortir plus mal equippé que j’y entre.

Le rendez vous de toutes les troupes fut à Xainctes, où Monsieur de Miranbeau, Gouverneur du pais, incité par les parens, le voulut retirer, premièrement par remonstrance, & puis par son authorité, mais le compagnon rompit le respect, & ayant dit pour raison qu’il estoit de garde, quitta le dit Sieur & Soubrand son Capitaine qui consentoit à sa rétention, perçea maugré toute la compagnie, s’enfuit & portant l’espee à la gorge d’un sien cousin qui le suivoit de plus prés, gagna le logis du Capitaine Anieres qu’il scavoit estre en querelle avec le Sieur de Mirambeau, & le lendemain à une esmeute qui se fit entr’eux, fut le premier qui coucha la mesche & faillit à tuer son cousin du parti de Miranbeau.

Durant cest hiver qui fut fort rude, un soir que le corps de garde d’ Anieres à la teste de l’ennemi estoit sur le bord d’un marest gelé, si bien qu’ils trancissoyent loing du feu, et auprès estoyent en la fange, un vieil Sergeant Daulphin vint faire allumer la mesche au
jeune homme, & voyant qu’il trembloit luy presta son escharpe, ce que le morfondu accepta joyeusement.

Mais les plus grands labeurs qu’il sentit furent en Perigort, à la suite du régiment de Piles, puis au retour du siege d’Angoleme, où il avoit donné à l’assaut du parc & gagné un fourniment dans la ville ; mais par les chemins en venant à Pons, la lassitude le faisoit trainer la nuit de feu en feu : puis ayant au matin trouvé sa compagnie, il oyoit battre aux champs de tous costez : tous ces maux ne l’empeschoyent point qu’il ne tournast le visage, quand il voyoit passer ses cousins bien montez, craignant leurs reproches.
1567 ? La Rochelle saisie. Réception des forces de Guienne. Prise de quelques places commodes au passage. Acheminement de l’armée et négociations de paix. (Début : pages 252-54)

Histoire Universelle
Livre IV
ch. XI
Pour seconder ceste première nouvelle, arriva celle de la Rochelle, saisie [1] par les menées de Sainct-Hermine [2], et par l’authorité et résolution que prit Truchard [3], nommé pour un des trois aspirans à la Mairie et choisi par Jarnac [4], séneschal et gouverneur en la justice. Il y avoit lors un assesseur nommé Blandin [5], qui avoit donné advis, et à Jarnac mesmes, que si Truchard estoit esleu maire, la ville seroit au prince de Condé ; ce qui arriva à la correspondance de lui et de Sainct-Hermine avec plusieurs habitans. Cestui-ci donc, s’estant jetté à l’une des portes bien à propos et soustenu du dedans, se fit recevoir lieutenant de roi pour M. le prince, establi plus absolument et avec plus d’obéissance que les Rochellois, qui depuis ont tousjours tenu le parti réformé, n’en ont voulu déférer et rendre aux princes mesmes de leur parti ; contre lesquels ils se sont souvent picquez, en resveillant et conservant curieusement leurs privilèges. Mais nous en parlerons à plus propre occasion. En mesme temps, le comte de la Rochefoucault, qui avoit commencé le rendez-vous en sa ville mesme, le donna aux compagnies amassées de toutes les parts de Guyenne, Poictou, Xainctonge et Angoumois. Puis s’estans r’alliez à lui les sieurs de Soubize, Sainct-Cire, Languilliers [6], Pluviaud [7], Landereau [8] et Sainct-Martin de la Coudre [9], pour cavallerie, et pour gens de pied les régiments de Pardaillan, Pilles et Champagnac [10], tout se trouva à Confoulant, où ils menèrent deux moines, desquels ils firent peur en passant au Dorat [11], pillé par la témérité de Champagnac. De là ils viennent munir Luzignan [12] et vouloyent muguetter Poictiers mais l’arrivée du comte du Lude [13], de Ruffec [14] et autres leur en fit perdre le goult et reprendre le chemin d’Orléans…
1567 Ordre et exploits de Montluc en Guyenne. Deffaicte de Sainct-Sorlin. Revanche de Poncenat.

Histoire Universelle
Livre IV
Chapitre XIII.
Encores en Poictou s’estoyent amassez près de cinq cens chevaux réformez pour aller trouver l’armée de leurs gens ; mais, par les diligences du comte du Lude, ils furent en divers lieux et diverses occasions chassez, dévalisez et la pluspart descouragez par les traictez de paix qui continuoyent tousjours, bien que sans effect.

La Rochelle se fortifioit et faisoit sa contr’escarpe des isles de Ré et de Marans, d’un fort de Luçon et force petites surprises indignes de nostre labeur.

C’est à nous de cercher tous les coins qui prenoyent leur esbranlement d’un plus grand affaire. Montluc, en Guyenne, dès le trouble de Meaux, s’ estant saisi de Lestoure fit mettre sur pied les compagnies de Gondrin, Montsalez, la Vallette, Bajourdan et Buzet [15], huict compagnies d’arquebusiers à cheval et quarante de gens de pied, sous les régiments du chevalier de Montluc [16] et de Sainct-Orin [17]. Or, quelque besoin qu’il eust de telle force pour affermir et nettoyer son gouvernement, si est-ce qu’il ne leur donna aucune patience, qu’il ne leur eust fait quitter le pays qu’il avoit assujetti. Il estoit avancé jusques dans le Limosin [18], quand il sçeut que, pour le rembourser de ses diligences, on avoit retranché à la cour tout le Bourdelois de son gouvernement [19] pour le donner au comte de Candalle, par la faveur du connestable, lors encor vivant. Montluc, mescontent de ce traict [20] et ne voulant pas passer outre, fut apaisé par une commission de revenir faire la guerre en Xaintonge [21]. Et pourtant, ayant laissé aller de ses troupes ceux que nous avons nommez à la charge de Poncenat, il envoyé les vieilles compagnies, comme Bellegarde à Bayonne et vers le Béarn, Negrepelisse vers le haut de la Garonne, Cornusson [22] en Rouergue et vers la Xaintonge, la compagnie de Lausun sous Madaillan [23], Verdusan [24] avec lui. Ceux-là joignirent encor le régiment de Masbrun [25], où estoyent Todias [26], Joussas et Saujon [27].

Madaillan en arrivant porta lui mesme nouvelle de sa venue à quelques petites compagnies qui s’ amassoyent vers Mirambeau et Sainct-Surin et les emporta sans deffense. Peu de jours après, renforcé des gens du sire de Pons [28] lieutenant de roi en Xainctonge, et des compagnies de Jarnac et Merville, il s’avance à Corme [29], et, sachant que Goulenes [30] estoit ordonné par les Rochelois pour commander aux isles de Marennes, qu’il avoit les compagnies de Sainct-Fort et Fiemelin avec sept autres, que cela, joinct aux habitans des bourgades de Marennes, Yers, Sainct-Just, Sainct-Sorlin et quelques-uns de Saujon, Riberon, Alvert et la Tremblade [31], faisoit près de trois mil hommes, assisté de Pérignac [32], Gombaudière [33], l’abbé de Sablanceau [34], la Sablière [35] et autres, qui faisoyent en tout près de quatre mil hommes de pied et sept cens chevaux, [il] s’avança vers les isles, toutes bien retranchées aux endroits qu’ils appellent les Pas, Les jeunes gens et les plus délibérez s’estans rendus à Sainct-Sorlin, comme le plus avancé, cerchoyent à se vanger de leurs compagnons deffaits.

Au mesme temps que Madaillan vint à veuë du pas Sainct-Sorlin, les argolets de Ponts et autres qu’avoit l’abbé de Sablanceau se présentèrent, cependant qu’on faisoit couler la cavallerie par un fonds et les gens de pied vers le marais. Ce que Goulenne ayant bien descouvert, s’alla jetter devant une troupe des siens qui sortoyent du Pas, cuidant qu’il les remèneroit à leur avantage, mais il reçeut force injures et reproche que le nez lui saignoit [36]. Lors faisant plus de cas des rumeurs que du salut, il se mit le premier. Les argolets les vindrent eschauffer de quelques arquebuzades et puis de leur fuite. Sur quoi ceste foule estant eschappée sans ordre vid, entre le marais et le bois, venir les casacques noires de Madaillan, bien suivies de noblesse, qui leur passèrent sur le ventre, et ne s’en sauvèrent que ceux qui peurent gaigner le Pas et les marais. Il en demeura huict cens sur la place, le vieux Goulène et presque tous les capitaines ; entre autres Fiemelin, qui, pasmé de coups, fut resveillé à coups de sabots qu’un paysan lui donnoit par la teste, dans un fossé, en lui disant : « Tu ne mangeras plus mes poules » ; ce qu’il fit pourtant depuis.

Les drapeaux qui estoyent sortis à l’escarmouche, pour n’oublier aucune faute, et mesme le blanc [37], furent emportez à Xainctes, jusques à sept. J’ai relevé cest exemple notable de témérité, tesmoigné par mes yeux et escrit par les autres négligemment. Sur cest estonnement, Montluc composa avec les isles et en tira grands deniers. Et de là entreprit sur l’isle de Ré, où la descente lui fut deffendue au commencement ; mais, adverti par les catholiques de l’isle, après avoir perdu sept jours, fit mettre la voile au vent, puis la nuict retourner au Fief-d’Ars. Ceux qui les avoyent advertis se trouvèrent pour les porter au col à travers les marais, aussi bien pillez que les réformez et mesme tuez comme on les rencontroit, pour le commandement qu’avoit fait Montluc, comme il dit en ses Commentaires [38], de n’en sauver aucun. Toutes choses ayans ainsi succédé et mesme le comte du Lude, glorieux d’avoir fait fuir les réformez auprès de Talmont, les ayant deslogez de Mareuil, et irrité des logements que faisoit faire Sainct-Hermine en Poitou, trouva bon de voir Montluc à Sainct-Jean [39] et depuis à Villeneufve-la-Comtesse [40], où, avec leurs forces telles quelles, ils entreprirent d’assiéger la Rochelle ; mais l’affaire, en l’essayant, se trouva si espineux qu’il attendit la paix.
1568 Passage de Loire par Andelot ; union au Prince ; progrès en Poictou, Angoumois et Xainctonge, jusques au siège de Ponts.

Histoire Universelle,
Livre V Chapitre IV.
Sur cest accident, Andelot print occasion de chastier la paresse des siens, et tint conseil de ce qui estoit de faire, où il y eut de grandes contradictions.

Les uns vouloyent advertir le prince de Gondé qu’il leur vint ouvrir le passage à coups de canon, les autres, qui voyoyent la longueur périlleuse, vouloyent tourner visage ; mais les rivières du Loir, Sarte et Meine, et les difficultez de l’Otion, que nous représenterons en quelque lieu à propos, pressoyent les délibérans. Sur cela Andelot, ayant assermenté les principaux chefs, prit résolution de gaigner le logis de Bourgeuil, là disposer tous les siens au combat, et puis feindre une retraicte avec espouvantement : « Il est certain, disoit-il, que nous aurons bien tost le duc de Montpensier et ses forces sur les bras. Fermons-nous à venir au combat comme il faut. Martigue ne faudra point d’entamer le gasteau. Nous lairrons à une de nos mains deux troupes gaillardes, une de cavallerie pour lui chatouiller les costez quand nous chargerons la teste, l’autre d’infanterie, où seront tous nos longs-bois [41] et celle-là fera deux testes pour couper la file des forces qui suivroyent et le retour aux coureurs ; Dieu sçait si ce pays couvert y est propre. Ces premiers battus, l’estonnement du reste et nostre victoire nous donnera passe-partout jusques à la teste des rivières. »

Les braves suivoyent cest advis par résolution, les autres par compagnie, quand le comte de Montgommeri, qui avoit recogneu un passage, apporta la bonne nouvelle. Et lors avec une grande allégresse toutes ces troupes se mirent en l’eau, la cavallerie à gauche pour rompre le fil, les plus petits soldats dans le milieu des rangs. Mais il s’en fust perdu la pluspart sans un heur nompareil. Ce fut que, la rivière s’estant diminuée d’un pied et demi durant le passage de quatre heures, se r’enfla sur la fin. Nous dirions avec crainte ces courtoisies de Loire, si nous n’avions tous ceux qui ont escrit pour garents.

Le duc de Montpensier s’avançoit pour charger les ennemis. Mais ses coureurs que La Noue, faisant la retraicte, r’amena un peu viste, le firent tourner à Saumur, où depuis fortifié des compagnies de la Chastre [42], Matignon [43] et Vassay [44] et huict jours après du duc de Guise et du comte de Brissac, il fit corps d’armée pour s’avancer vers Chastellerault.

Andelot, ayant pris à Oyron [45] le sieur du lieu [46] et Parthenay [47] en son chemin, se rendit par les advis d’une part et d’autre à Nyort [48], où l’admiral se trouva avec trois pièces de la Rochelle, à la veue desquelles la ville se rendit. Mais Magné [49], qui n’est qu’une tour, où se retira le capitaine Louys, voulut faire mieux, ou pource que ceux qui estoyent dedans ignoroyent le mestier, ou pource qu’ils n’esperoyent point de pardon de quelque massacre de sang froid, et sur les malades, où ils avoyent trempé. Donc ayant voulu voir le canon, ils n’eurent capitulation qu’à discrétion, laquelle fut d’en pendre la pluspart.

Ceste povre tour n’estoit pas digne de l’histoire, non plus que du canon, sans l’honneur que lui ont fait quelques uns de nos historiens, qui se sont servis de ce siège pour donner la première cause à toutes les capitulations faussées en France. Le laborieux Popelinière, qui a escrit que la foi fut faussée [50], s’en souvint encore à Mirebeau pour effacer ce qui s’y passa, ayant fort bien spécifié le traicté à discrétion. J’attribuoye ceste faute à l’ignorance des termes. Mais lui, m’ayant visité et souffert ma correction, respondit ainsi : « Je sçavoye bien que la livrée des discrétions estoit la corde ; mais ayant promis par nécessité de chercher quelque foi rompue par mes partisans, je ne trouvai en mon chemin que cela. Mais voyez que j’ai spécifié le terme de discrétion et marqué plusieurs perfidies passées : celle du duc de Nemours pour la première [51], voulant que mon lecteur me condamnast. » Là dessus il se teut, la larme à l’œil, laissant bien juger que sa plume estoit vendue [52].

Sainct Maixant et Fontenay [53] ayans suivi l’exemple de Nyort, le Prince retourne vers Xaintes, où en une revue générale il fit publier les loix militaires [54] et prester un serment solennel. C’estoit pour s’acheminer droit au siège d’Angoulesme avec trois canons et deux bastardes. La première batterie se fît contre le parc à un meschant mur auquel on fît une petite bresche, les pièces ayans le nez levé et tirans de mille pas. Le commandement fut donné par [55] une recognoissance, mais elle se changea en un assaut par l’ambition des jeunes gens, sur tous de Genissac [56], qui y mourut ; à l’envi duquel Gorbouzon donna avec son régiment. Là, pour chose nouvelle, advint que quatorze ou quinze soldats ayans passé le haut de la brèche sans résistance que d’arquebuserie, nous vismes dans le parc huict hayes de lanciers flanquez d’infanterie. Quelques uns, en nous retirant, demandoyent des gabions et des pipes pour se loger sur la ruine ; mais telles armées n’estoyent point garnies pour succéder à tant d’avantages. Il falut changer la batterie par le conseil d’un qui avoit esté capitaine du chasteau. A la seconde brèche non raisonnable, ceux du dedans s’estonnèrent pour deux bastardes, qui estoyent au haut de Sainct-Ozani [57] ; si bien que l’armée estant en bataille pour aller à l’assaut, et Andelot à la teste, résolu d’y monter, les causeries d’Argence [58] et de Grinaud [59] donnèrent lieu à l’estonnement [60] de Mezières [61] et en suite à la capitulation ; par laquelle ils sortirent, les seigneurs avec tout leur bagage ; aux gentilshommes fut permis un courtaut, et aux soldats l’espée [62]. Sainct Mesme [63] y demeura pour commander. On a remarqué à ceste reddition la patience de Puiviaut qui, en favorisant quelque butin des siens, souffrit que l’admiral le poussast d’un baston. Les courages courtisans lui conseillans la vengeance, il respondit : « Je souffre tout de mon maistre, rien de mes ennemis ; je monstre aux miens ce qu’ils me doivent [64]. » Les gens de guerre ont admiré ce trait par dessus les faits valeureux de Puyviaut.

L’armée vint attaquer Pons [65], garni, comme nous avons dit, et de plus des meilleurs soldats de Sainct Jean d’Angeli, que Chastaignerais [66] avoit quitté d’effroi ; joint aussi qu’ils pensoyent gaigner Blaye, qui, de ce temps, changea de parti par les menées de Segur.

Ainsi Pons, qui ne valoit rien en ce temps-là, quoi qu’on en ait escrit autrement, mais garnie de douze cens hommes de pied et de quatre vingts gentils-
hommes, se résolut à l’extrémité [67].
1568 Levée de Languedoc et d’autour ; acheminement des troupes ; deffaicte de Mouvans et prise de Pons.

Histoire Universelle,
Livre V Chapitre V.
Le siège de Pons nous donnera loisir de faire marcher les forces de Provence, Dauphiné et Languedoc, sollicitées par Vérac [68], qui n’eut pas beaucoup de peine à persuader ces esprits zélez, endurans de long temps les meurtres que nous avons dit en gros, et ne pouvans oublier celui du comte de Tende. Le partement de Noyers, sçeu par eux, les avoit desjà armez.



Montluc, qui avoit r’allié Terride, Gondrin [69], La Vallette et puis Biron avec quatre compagnies de gens d’armes, fort peu d’infanterie, fit un project de charger cest amas sur le passage de la Dordogne. Mais d’un costé le nombre l’estonnoit, et puis Monsalez, l’estant venu haster de la part de Monsieur, lui donna couverture pour laisser gaigner aux ennemis la Dordogne [70] et l’lsle [71], et aller recevoir à Sainct Chastier et à Monsignac [72] une ferrade [73] du duc de Montpensier, que nous avions laissé formant son armée à l’ombre de Chastellerault et des rivières. Ce duc, se voyant en bon estat, marchoit pour le secours d’Angoulesme et en sçeut en mesme temps la reddition et l’avancement des Provençaux au pays. Sur l’advis, il fait surprendre en passant Confollant [74] par le comte de Brissac, envoya à Périgueux son bagage et ce qu’il avoit de moins leste, puis partagea ses forces en deux. L’une de ces pars alla pour lever le logis de Sainct Chastier. La cavallerie, qui avoit passé un gué, l’attaqua par le plus facile. Mais ils trouvèrent les réformés sur leurs armes, si bien que la cavallerie d’Acier, à l’ombre de quelques gens de pied, fît rudement repasser l’eau aux katholiques, et Baudiné deslogea du bout du pont les gens de pieds. Mais la peine et les hommes que perdirent en cest endroit les katholiques servirent d’empescher Acier qui, sans telle diversion, eust
secouru Mouvans, alors bien empesché de couvrir le moumon de mille lances et quinze cents arquebuziers, que l’autre moitié de l’armée avoit découplez, pous-
sant encores ces lances avec un bataillon de picques.

Les chefs réformés ayans eu loisir de communiquer, Acier leur manda qu’ils gardassent l’avantage du logis sans sortir, ce que fit Mouvans pour un temps. Mais, la cavallerie katholique s’estant retirée, les jeunes soldats, qui pensoyent avoir fait quelque chose de bon et qu’il n’y allast que d’une escarmouche, se mirent à esjamber les palissades et les fossez du village, et leurs compagnons eschauffèrent tellement la teste des capitaines et les capitaines de leurs chefs qu’ils résolurent de sortir en deux troupes pour gaigner le rendé-vous général à Riberac, distant de deux lieues. Il y avoit une petite pleine à passer avant que gaigner une forest, où ils avoyent leur dévotion. Pour donner là, Mouvans n’eut pas si tost fait un bataillon de parade, je parle ainsi pour ce qu’il estoit sans picques, qu’il se void sur les bras le comte de Brissac soustenu de six cents lances. Ce comte, qui ne trouvoit rien trop chaud, donna à sa mode et sans marchander. Et pourtant pour ceste fois fut très bien soustenu, comme ayant à faire à Mouvans. Peregourde, qui se pensoit franc du combat, couppe de sa teste cinq cents arquebusiers, laisse le reste aux enseignes pour venir faire une aisle de Mouvans. Les chefs catholiques ne pardonnèrent pas ceste chaleur de foye, envoyans quatre cents lances sur les enseignes de Peregourde, que les capitaines de la retraicte voulurent sauver dans leurs barricades ; et de fait plusieurs les gaignèrent, mais les ennemis avec eux. Peregourde cria à Mouvans qu’il se faloit jetter à eux. Les voilà en advis divers, et de là en irrésolutions. Le comte de Brissac, qui avoit pris haleine de la première attaque, rechargea, et crie que tout le suive ; ce que font toutes les forces qui mettent en pièces sur le champ mille ou douze cents hommes, entre ceux-là Mouvans et son compagnon. Il s’en sauva quelques huict cents qu’Acier r allia et remit en troupe.

Et, le lendemain, prenant la faveur de la rivière, prit le logis à Aubeterre [75] .

Les Princes, ayant sçeu au siège de Pons la deffaicte des deux régiments, non sans quelque estonnement aux réformés, laissent Boucard au gros de l’armée pour achever, puis, ayans recueilli Acier à Challais [76], se mettent avec telle diligence aux trousses du duc de Montpensier que l’admirai qui menoit l’avant-garde le contraignit à laisser quelques arquebusiers à Chauvigné [77], pensant payer d’eux ; mais leur monnoye fut si bonne, et leur contenance, qu’ils capitulèrent à la vie sauve, et donnèrent loisir au reste de se retrancher dans les fauxbourgs de Chastellerault.

Boucard cependant avoit changé de batterie, fait bresche raisonnable, que les assiégez remparèrent de bois pour y mettre le feu, comme ils firent, quand ils virent venir l’assaut, laissans l’honneur de la deffense à cest artifice et peu de soldats, desquels il en mourut deux fort signalement. Le feu n’arresta point les assaillans, mais y meslèrent si brusquement les fuyards dans les rues qu’il en fut mis sur le pavé plus de quatre cents ; le reste, qui s’estoit jette en foule dans le chasteau mal fortifié, fut aussi tost rendu par une capitulation mal faite, mal entendue et mal tenue, si bien qu’il fut encor passé au fil de l’espée plus de quatre cents autres soldats, entre ceux-là Bancherau, jetté dans un puis [78]. Cela fait, Boucard, ayant joint Piles, s’en alla trouver les Princes, laissant dans la place Berneuil [79], frère de Mirambeau [80].

[1Le 10 février 1568.

[2Sainte-Hermine, seigneur du Fâ en Angoumois et de la Leigne en Aunis, capitaine protestant, un des auteurs de la conjuration qui livra la place aux protestants (Arcere, Hist. de la Rochelle, t. I, p. 356). Voyez sur ce capitaine les Chroniques fontenaisiennes, 1841, p. 96.

[3François Pontard, écuyer, seigneur de Trueil-Charays, que les historiens du temps appellent Truchares, fut élu maire en 1567, à l’âge de vingt-sept ans (Arcere, Histoire de la Rochelle, t. I, p. 352).

[4Guy Chabot de Jarnac, lieutenant du roi héréditaire en Saintonge, le héros du célèbre combat avec La Chasteigneraye, fut tué en duel vers 1568. Le Laboureur lui a consacré une notice (Mémoires de Castelnau, t. II, p. 270).

[5Amadour Blandin, assesseur et lieutenant particulier au présidial de la Rochelle, resté fidèle au roi (Arcere, t. I, p. 351).

[6Jules Harpedanne, s. de Languillier et de Belleville, capitaine huguenot, quitta plus tard la réforme et se fit catholique (Dict. des familles du Poitou, t. II, p. 207). Il vivait encore en 1580 (Arch. hist. du Poitou, t. XIV, p. 156).

[7Christophe Claveau, seigneur de Puyviaud-Claveau (Chroniques fontaisiennes, p. 111).

[8Charles Rouault, s. du Landreau et de Bournezeau, capitaine protestant, revint au catholicisme vers 1568 (Arch. hist. du Poitou, t. XII, p. 335).

[9François Bouchard d’Aubeterre, seigneur de Saint-Martin-de-la-Coudre.

[10Bernard de Gontaut-Saint-Geniès, seigneur de Campagnac, plusieurs fois cité dans la correspondance de Henri IV (t. I, p. 345, et t.VIII, p. 100). De Thou dit que c’était un ancien moine, mais le fait n’est pas vraisemblable.

[11Le Dorat (Haute-Vienne).

[12Ils prirent le château de Lusignan que défendait le capitaine du Vigean.

[13Guy de Daillon, deuxième comte du Lude, avait fait ses premières armes à la défense de Metz et à la bataille de Renty. Gouverneur du Poitou en 1560, après la mort de Jean de Daillon, son père, il prit une part importante à la guerre civile et mourut le 11 juillet 1585 (David, Essai sur le château du Lude, 1854). Sa correspondance, copiée par dom Housseau, a été publiée par M. Ledain dans les tomes XII et XIV des Archives hist. duPoitou.

[14Philippe de Volvire, s. de Ruffec, plus tard lieutenant de roi en Saintonge et Angoumois, beau-frère de Guy de Daillon, comte du Lude, mort en 1586 (Journal de Généroux, p. 34).

[15Hérard de Grossolles, seigneur de Buzet, en Agenais, allié depuis 1539 à la maison de Montpezat (Doc. comm. par M. l’abbé de Carsalade du Pont).

[16Fabian de Monluc, dernier fils de l’auteur des Commentaires, suivit son frère à Madère et ramena en France les restes de sa petite armée. Il épousa, le 9 janvier 1570, Anne de Montesquiou, et fut tué en 1573 au siège de Nogaro (Commentaires, t. I, p. 15, et t. III, p. 527).

[17François de Cassagnet de Tilladet, seigneur de Saint-Orens, sénéchal du Bazadois, colonel des légions de Guyenne, mestre de camp dans l’armée de Monluc, en 1575 (Commentaires, t. II, p. 348).

[18Au commencement de novembre 1567 (Commentaires, t. III, p. 121, et t. IV, p. 99).

[19Commentaires, t. III, p. 125, et t. V, p. 103.

[20Il se plaignit si vivement qu’il fut obligé de s’excuser auprès de Damville (Commentaires, t. V, p. 104).

[21On conserve dans les vol. 15544, f. 224, et 15548, f. 191, du fonds français deux minutes différentes des instructions que le roi donna à l’auteur des Commentaires avant de l’envoyer au siège de la Rochelle. L’une d’elles est datée du 7 février 1568 ; l’autre est sans date.

[22Guillot de la Valette, s. de Cornusson, gouverneur du Rouergue, en vertu d’une commission du roi du 31 janvier 1562 (1563) (F. fr., vol. 8574, f. 43).

[23Louis de Madaillan, seigneur de Montataire, enseigne et lieutenant de la compagnie de Monluc et de Lauzun, plus tard gouverneur des Cévennes et colonel des compagnies du Languedoc.

[24Odet de Biran, seigneur de Verduzan, enseigne de la compagnie de Monluc (Commentaires, t. II, p. 436), nommé sénéchal du Bazadois, le 19 septembre 1569 (Doc. comm. par M. l’abbé de Carsalade du Pont).

[25Le capitaine Mabrun, frère d’un conseiller au parlement de Bordeaux (Olhagaray, p. 599), guerroya jusqu’à la fin du règne de Charles IX en Guyenne (Commentaires de Monluc, t. III, p. 151 et suiv.), et fut l’un des auteurs principaux des massacres qui eurent lieu à Bordeaux, le 3 octobre 1572, à l’imitation de la Saint-Barthélémy (Mém. d’estat du règne de Charles IX, 1. 1, p. 534).

[26Todias, capitaine, originaire de la Saintonge, était, en 1572, lieutenant de la compagnie de Guy de Saint-Gelais de Lansac (Lettre de Pardaillan, du 4 mars 1572 ; Orig., f. fr., vol. 15554, f. 24).

[27Le seigneur de Jussas, originaire des Charentes. — Pierre Campet, baron de Saujon, capitaine huguenot (Brantôme, t. V, p. 150), était fils d’un officier du roi de Navarre, Antoine de Bourbon.

[28Antoine de Pons, comte de Marennes, avait d’abord pratiqué la réforme (Flor. de Raymond, Hist. de l’hérésie, 1618, p. 856). Il revint au catholicisme et mourut en 1580.

[29Corme (Charente-Inférieure).

[30Jacques de Goulaine, d’une ancienne famille de Bretagne, chevalier de Malte, dévoué à la réforme, ainsi que ses deux frères, René et François.

[31Hiesse, Saint- Just, Saint-Sorlin de Cossac, Saujon, Arvert, La Tremblade (Charente-Inférieure).

[32Pérignac, capitaine huguenot, frère de Antoine de Pons, S. de Marennes.

[33François de Gombaud, seigneur,de la Gombaudière, gouverneur de Saintes (P. Anselme, t. VII, p. 20).

[34Sablanceau (Charente-Inférieure).

[35Mathurin de Jouslard, seigneur de la Sallière en Poitou (Journal de Généraux, 1865, p. 67).

[36C’est-à-dire qu’il fuyait le danger.

[37La cornette du prince de Condé était blanche.

[38Voir les Commentaires, t. III, p. 155.

[39Saint-Jean-d’Angéli (Charente-Inférieure).

[40Villeneuve-la-Comtesse (Charente-Inférieure).

[41Les piquiers.

[42Claude de la Chastre, baron de la Maisonfort, gouverneur du Berry, ambassadeur en Angleterre, d’abord attaché au parti du duc d’Anjou, puis à celui de la Ligue, maréchal de France, mort le 13 décembre 1614, auteur de Mémoires sur la campagne de 1587, petit in-8°.

[43Jacques de Goyon, s. de Matignon, gentilhomme breton, fit ses premières armes sous Henri II, reçut le gouvernement de la Normandie en 1559, le bâton de maréchal de France en 1579 et le gouvernement de la Guyenne en 1584. Il mourut au château de Lesparre en 1597. J. de Gallières a écrit sa vie, 1691, in-fol.

[44Jean de Grognet, s. de Vassé, gouverneur du Maine, fils d’Antoine Grognet, seigneur de Vassé, qui s’était illustré en Italie.

[45Oiron fut pris par le capitaine La Goulombière, gentilhomme normand de la suite de d’Andelot, le 19 septembre 1568. Une lettre du s. de Dampierre, gentilhomme de la suite du duc de Roannez, à la duchesse, donne un récit détaillé de cette surprise. Imprimée à Lyon en 1568, elle a été réimprimée dans les Archives curieuses, t. VI, p. 357.

[46Claude de Gouffier, seigneur d’Oiron, marquis de Boissy, duc de Roannez, grand écuyer de France.

[47Parthenay était défendu par le capitaine Malo et fut pris au commencement d’octobre. Malo fut pendu (Ledain, Hist. de Parthenay, 1858, p. 278).

[48La ville de Niort, défendue par le capitaine La Marcousse, fut assiégée le 24 septembre et prise le 28 par l’armée réformée (Journal de Généroux, 1865, p. 32).

[49Maillé (Deux-Sèvres).

[50D’Aubigné hasarde ici contre La Popelinière une accusation dont nous ne pouvons vérifier la justesse. D’après notre auteur, La Popelinière aurait insisté sur la mauvaise foi dont les huguenots se seraient rendus coupables à la prise de Maillé (liv. XIV, f. 67, chiffré par erreur 60) pour excuser la mauvaise foi des catholiques à la prise de Mirebeau (ibid., liv. XV, f. 74 v°).

De Thou, qui mérite d’être pris pour juge, constate que, à la prise de Maillé (qu’on appelle Melle dans la traduction in-4°) et à la prise de Mirebeau, les deux partis se conduisirent avec la même férocité les uns que les autres (liv. XLIV, 1740, t. IV, p. 148).

[51Allusion à la conduite du duc de Nemours, au moment de l’arrestation de Castelnau, lors de la conjuration d’Amboise. Voy. t. I, p. 269, note 2.

[52La plume de La Popelinière aurait donc été vendue à Guy de Daillon, comte du Lude, le vainqueur de Mirebeau ?

[53Saint-Maixent (Deux-Sèvres). — Fontenay-le-Comte (Vendée). — Fontenay était défendu par le capitaine Hautecombe et fut pris par le capitaine Puyviault. Hautecombe fut mis à mort peu de jours après à la Rochelle (De Thou).

[54Ce règlement sur la discipline de l’armée est généralement attribué à Coligny. De Serres l’a publié dans ses Mémoires de la troisième guerre civile, p. 158, et M. le comte Delaborde l’a réimprimé (Coligny, t. III, p. 522).

[55Par, pour.

[56Pierre de Buffière, seigneur de Genissac.

[57A l’abbaye de Sainte-Claire, au village de Sainte-Ausone, près dAngoulême.

[58Cibar Tison d’Argence, capitaine catholique, s’empara du prince de Condé à la bataille de Jarnac et fit de vains efforts pour sauver la vie de son prisonnier. Voyez Brantôme, t. IV, p. 346.

[59Nous pensons qu’il faut lire Grignols.

[60« Les causeries d’Argence donnèrent lieu à l’estonnement de Mézières. » Cette phrase est incompréhensible pour qui ne sait pas que d’Argence avait été chargé de négocier la capitulation depuis les premiers jours du siège (De Thou, liv. XLIV ; 1740, t. IV, p. 149).

[61Nicolas d’Anjou, marquis de Mézières.

[62Prise d’Angoulême par l’amiral, 15 octobre 1568 (Journal de Généroux, 1865, p. 34).

[63René de l’Hospital, seigneur de Sainte-Mesmes, capitaine huguenot.

[64Ce trait est cité par La Popelinière, liv. XIV, f. 68.

[65La ville de Pons fut prise par les princes après une courte batterie vers le milieu d’octobre (Serres, Mémoires de la troisième guerre civile, 1571, p. 241).

[66Charles de Vivonne, seigneur de la Chasteigneraye, capitaine catholique, conseiller du roi et chevalier des ordres, sénéchal de Saintonge.

[67Pons était défendu par Antoine de Pons, seigneur de Pons et comte de Marennes.

[68Joachim de Saint-Georges, seigneur de Verac et baron de Couhé, capitaine protestant, « grand brûleur d’églises et tueur de prêtres, » prit Parthenay le 24 novembre 1568. Voyez la note du Journal de Généroux, p. 39.

[69Antoine de Pardaillan, seigneur de Gondrin et de Montespan, mort en 1572, ou son fils, Hector de Pardaillan-Gondrin, mort en 1611. Tous deux prirent une part importante aux guerres civiles de la Guyenne et servirent avec éclat dans les armées catholiques.

[70Passage de la Dordogne par l’armée protestante, 14 oct. 1568.

[71L’Isle, rivière qui se jette dans la Dordogne.

[72Saint-Astier et Mensignac, arrondissement de Périgueux.

[73Ferrade, au propre, marque de fer rouge ; au figuré, leçon.

[74Le duc de Montpensier était arrivé le 4 octobre 1568 à Châtellerault (Journal de Généroux, p. 33) et prit Confolens vers le milieu du mois. Cette campagne est racontée par Coustureau, Vie du duc de Montpensier, p. 30 et suiv.

[75Combat de Mensignac, 26 octobre 1568 (Journal de Généroux, p. 35). Voy. Brantôme, t. III, V et VI.

[76Jonction de d’Acier et des princes, 1er novembre 1568.

[77Chavigny, sur la Vienne.

[78D’Aubigné dit dans ses Mémoires que Banchereaux avait voulu violer une de ses tantes et qu’il la vengea (Édit. Réaume et Caussade, p. 14).

[79Le seigneur de Verneuil en Angoumois, de la maison de Pons.

[80La ville de Pons fut reprise par le roi le 30 octobre 1569 (Journal de Généroux, p. 62).

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