1569 - Agrippa d’Aubigné - Bataille de Jarnac (16)

Histoire Universelle - Livre V, chapitres VII, VIII, et IX

D 15 octobre 2007     H 01:15     A Pierre     C 2 messages A 4782 LECTURES


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La célèbre bataille de Jarnac, racontée par Agrippa d’Aubigné

Il a 17 ans.

Source : Histoire universelle - Edition publiée par la société pour l’histoire de France par le baron Alphonse de Ruble, Libr. Renouard - 1889.

1569

17 ans

Nouveaux combats - Bataille de Jarnac

Mémoires
Estant à Pons, il fut encore à l’assaut et, de la prise, vengea une sienne tante qu’un capitaine Banchereau avoit voulu forcer ; il se trouva aux escarmouches de Jazeneuil, à la bataille de Jarnac, au grand combat de la Roche-l’Abeille ; mais il perdit l’occasion de la bataille de Moncontour, s’estant retiré avec ceux de son pays, où il ne courut point moins de risque qu’à la bataille.

Chapitre VII - Petits combats en s’acheminant à Jarnac

1. En revenant à nostre principale guerre, l’entreprise du comte de Brissac contre celui de Mongommeri à la Mothe-Saint-Herai [1] ne fut guères plus heureuse que les autres, car le chasteau ayant donné loisir, à son ombre, d’allumer la mesche, le comte, avec la fleur de l’armée, fut contraint de se retirer avec perte de bons hommes, ayant pourtant pris Corminville [2], frère du comte, qu’il laissa prisonnier à Lusignan. En traitant de sa rançon, les réformez mesnagèrent une entreprise heureuse comme les autres. L’exécution en fut empeschée, pource que, tout estant pris horsmis le donjon, Guron [3] s’y retira, ne s’estonna pas du bruit, attendit le secours qui regagna la place [4], près de Thouars, sa compagnie deffaite et lui sauvé en valet [5]. Les forces que les princes avoyent amené pour leur seureté nettoyèrent le pays de quelque bicocque, entre autres de l’abbaye Sainct-Michel [6], où le moine Castel-Pers [7] et le peuple d’alentour s’opiniastrèrent, se fiant sur la difficulté de leur mener le canon, à cause du pays marescageux, sur ce qu’ils avoyent repoussé deux petits sièges où il n’y avoit que des bastardes, et sur une prophétie superstitieuse, asçavoir que saint Michel venoit en personne deffendre la place. Ces pauvres gens furent pris par assaut et mis en pièces. Qui en voudra voir le discours tout au long, lise Popelinière [8], car il en parle comme de son village.

Je n’ai pas eu le loisir de vous dire que Piles avoit esté despesché encores une fois en Gascongne, pour attirer et accompagner les vicomtes de Bourniquel, Monclar, Paulin et Gourdon [9], ces quatre s’estans excusez sur la garde de Montauban et autres places du pays et payé des mesmes raisons qu’avoyent receues d’eux Acier. Auparavant Piles s’en revint avec fort peu de troupes, lesquelles ne laissèrent pas cependant de faire avancer Monsieur vers Angoulême, pour empescher ces Gascons de joindre le prince. Lui aussi coula le long de la Charante pour les favoriser, ce qui fut cause de la rencontre des armées, bien qu’elles eussent divers projects.

Les réformés, voyant leurs forces diminuées par la mortalité des Provençaux, desquels une maladie de camp avoit emporté près de quatre mille dans Loudun ; seulement en comprenant sous ce nom, comme on faisoit en ce temps-là, tous ceux qui reconnoissoyent les Parlements de Thoulouze, Aix et Grenoble ; et mesme, voyans ceste maladie continuer entre ces gens pour l’insolence du froid, ce parti-là, di-je, ne pensoit qu’à esquiver le combat, faire une diligence vers Loire pour y surprendre quelque place mal pourveuë, et là recevoir les reistres que leur amenoit le duc des Deux-Ponts [10], desjà lors en forme d’armée ; de la naissance et avancement de laquelle nous traicterons après avoir parlé des katholiques, de leur dessein et de ce qui en arriva.

C’est que se voyant renforcez par les bandes de Provence, que le nouveau comte de Tende [11] avoit amenées, par le Reingraff et Bassompierre [12], suivis de deux mil deux cents reistres, comme aussi par plusieurs moindres troupes de toutes les parts de la France, sachant d’autre part la diminution de leurs ennemis, ils vouloyent donner bataille à quelque prix que ce fust. Avant Piles arrivé, ils congneurent que la rivière de Charante servoit de marreau-coulis [13] aux Réformés qui, en ayant les ponts à leur commandement, se couvroyent de ce fossé à leur plaisir. Monsieur, pour accourcir leur pourmenoir, envoya la Rivière-Puitaillé se saisir de Jarnac, et comme il [14] estoit homme sans repos, il en donna si peu à l’armëe ennemie qu’elle tourna son dessein vers lui. L’admiral le fit attaquer par Briquemaut, faisant pour couvrir ce siège [15] une grande cavalcade de tout ce qu’il put mettre à cheval, jusques dans les logis de l’armée royale. Là, après avoir levé cinq ou six bourgades et mis l’armée aux armes, Puiviaut, avec soixante lances de coureurs, estant à veuë d’Anville [16], logis de Monsieur, vit sortir quatre-vingts cavaliers, qui estoyent les galans de la cour, comme ceux de Guise, Brissac, Pompadour [17], Fervaques [18], Lanssac [19], Jerssai [20], Fontaine [21] et autres. Puiviaud, cognoissant quels gens c’estoyent, à tant d’espées dorées, disposa les siens à attendre le combat de pied ferme, et n’eut guères loisir de s’ennuyer qu’il ne fust meslé et remeslé de ceste troupe, à l’envi les uns des autres ; mais nul des casacques blanches ne quitta la place. Un d’eux pourtant estant porté par terre, quelqu’un des katoliques, qui prenoit haleine à cinquante pas de la meslée, s’avança pour donner à celui qui estoit tombé. Vachonnière se mit au devant, disant : à moi qui suis debout. Toutes les deux troupes se revindrent coudre ensemble, et ceste seconde meslée s’opiniastroit à bon escient, quand, par la veue d’Andelot, qui amenoit douze cornettes, ou par la fermeté de Pluviaud, la place lui demeura. Les courtisans remportèrent deux de leurs morts et plusieurs blessez, et voulurent savoir des autres qui n’en avoyent pas eu meilleur marché à quels gens ils avoyent eu affaire. La Curée-Jersaut, qui, avec Clermond [22], la Barbée et autres cercheurs de coups de pistolets, tenoit à gloire de suivre ce capitaine aux occasions seulement, en lieu de nommer ces galans, respondit que c’estoit la compagnie de Pluviaud ; et Lanssac ayant répliqué : « Comment, les sires de Lodun ? » Comme la pluspart estoyent de ce lieu et de cette qualité, le duc de Guise cria : « Laissons ce discours, ils sont tous bien gentilshommes. » Or, durant ces esbats, Briquemaud forçoit la rivière dans Jarnac, avoit mis le feu dans un donjon, où quelques uns, et entre autres le capitaine Lespinette [23], se voulant jetter par le machicoulis, se trouvèrent engagez et serrez par leurs cuirasses entre les corbelets, si bien que le feu des fenestres de dessous les brusla dans leurs armes. Et quelques uns remarquoyent, de celui que j’ai nommé, le bruslement de quelques femmes et enfans dans une maison, comme voulant que ce fust une juste punition.

Monsieur prit après Chasteauneuf à composition [24], et puis alla attaquer une escarmouche à la veue de Congnac, pour oster aux réformez le soupçon du passage, mais cela ne put abuser l’admiral. Au contraire, quittant Jarnac au prince de Condé pour logis de la bataille, il print place de l’avant-garde à Bassac [25], loge à Triac sa cavallerie légère, partageant la garde du pont de Chasteauneuf au comte de Montgommeri, à Soubize et à la Loue.

Chapitre VIII. - Bataille de Jarnac

 [26].

Vue du tertre où fut tué le prince de Condé, par Montesquiou, à la bataille de Jarnac (Charente) - par Thiénon
Source : BNF Gallica

Ces chevaux légers, harassez dans un pais ruiné, sans solde et sans commissaires de vivres, se dispensèrent un peu légèrement de leur garde, surtout à la faction de la Loue, qui plaça son corps de garde fort foible, trop loin du passage ; cependant que Biron, premier mareschal de camp, soupçonné de favoriser les réformez, voulut, par un tour de maistre et extrême diligence, lever les soupçons et reproches, en accomplissant la promesse faite à Monsieur, de le mettre aux mains. Le lendemain il accompagna la promptitude et l’industrie du pont d’un ordre excellent, pour faire passer l’armée sans confusion. Les deux tiers des forces royales ayant pris place dans les prés d’outre l’eau avant soleil levé, la première chose que vid la Louë [27], fut un gros de six cornettes, parmi elles le grand estendart bleu, et Martigues [28], à la teste, venant au galop pour obliger l’armée par engagement des chevaux légers, qui, ne s’estans pas fait beaucoup prier pour faire place, se retirèrent vers un petit ruisseau, où ils trouvent Pluviaud avec ses six compagnies de pied. Lui et elles se perdoyent sans la troupe de l’admiral, et en mesme temps la Nouë, lequel, ayant renvoyé le plus gros trouver leur chef, prit les gardes d’Acier et, avec la Louë, fit une charge à ceux qui passoyent une vieille chaussée d’estang. Pluviaud les favorise d’un salve, et ne demeura guères à voir quatre cornettes qui, ayant passé par la queue de l’estang, vindrent sans marchander terrasser ces deux capitaines et rompre leurs compagnies. Alors il prent quelque petite haye pour avantage, se battant en retraicte par petites troupes. Martigues, pour l’enfoncer, donne à toute bride dans le village de Triac et en chasse deux cornettes, mais emplit tout le village. Andelot y donne avec six vingts salades, et, pour faict remarquable, ayant dit à ceux qui le suivoient : « Faictes comme moi, » allant au pas à la charge, donna du poing qui tenoit la bride sous la visière d’un qui l’affrontoit ; et, l’ayant levée, lui planta un coup de pistolet dans la teste ; quelques uns ont voulu que ce coup soit arrivé à Monsalez [29].

A cet exemple, la charge fut si rudement eschauffée par l’admiral qu’ils menèrent Martigues battant assez loin hors du village. Mais Brissac, avec douze cents arquebusiers, fit si beau feu qu’il mit tout dehors, et, l’ayant regagné, s’y barricada. Martigues prit place à droicte à sa faveur. Tout cela donna loisir au duc de Montpensier de placer son avant-garde, à Pluviaud de gagner un peu de pays, et à l’admiral d’envoyer un dangereux avis au prince : asçavoir de démesler son avant-garde par le combat de la bataille ; et ce qu’ils appelloyent bataille n’estoit que sept compagnies, pour ce que tout le reste estoit dans les logis à la main gauche de l’armée. Le conseil receu fut promptement suivi par ce prince, trop peu paresseux, qui appelle Soubize, Languilliers et Chouppes, leur dit qu’il les choisissoit pour lui servir de miroir, les avance à costé de Triac. Ceux-ci, ayans commandement par Chastelier-Portal, se perdent et lui avec eux dans le gros du duc de Montpensier, laissans à leur costé gauche trois cents chevaux ennemis qui les serrèrent. Après, Pluviaud, voulant estre de toute feste, favorisa encore ceste charge de deux cents des siens, avec lesquels il faisoit la retraite.

Cependant Monsieur arrive avec le gros. Et pour ce qu’il trouva au dessous de Triac un estang, il envoye 400 à la queue, présente à la chaussée un bataillon d’infanterie, duquel ayant parti le front en trois, les deux dernières files ayans pris leur place, reforme son bataillon à l’autre bout de la chaussée, laissans un bon espace pour ce qui suivoit. Ce fut un régiment de reistres, qui alla au trot menacer le flanc du gros à la teste duquel estoit le prince de Condé.
Il arriva que ce prince, mettant son casque, un coursier du comte de la Rochefoucaut lui met l’os de la jambe en pièces, qui perçoit la botte. Il monstre ce spectacle aux plus proches, et leur ayant dit : « Voici, noblesse vrayement françoise, ce que nous avons tant désiré. Allons achever ce que les premières charges ont commencé, et vous souvenez en quel estat Louis de Bourbon entre au combat pour Christ et sa patrie. » Respondant à la devise de sa cornette, qui animoit un Curse romain [30] de ces mots : « Doux le péril pour Christ et le pays. » Achevant ces paroles, il baisse la teste et donne à huict cents lances, dans lesquelles sa troupe parut peu ; d’ailleurs, aussi tost enveloppée des reistres que nous avons marquez, son cheval tué sous lui, ses plus proches tuez ou emportez, il donne le gantelet gauche à Argence, assisté de Saint-Jean des Roches.

Ce fut à la cheute de ce Prince que se fit un combat le plus aspre et plus opiniastré qu’on croid avoir esté aux guerres civiles ; entre les autres nous avons remarqué un vieillard nommé la Vergne [31], qui combattit ce jour là au milieu de vingt cinq nepveux, et se perdit avec quinze, tous en un monceau ; les autres dix presque tous prisonniers. Mais en fin ce que peurent deux cents cinquante gentilshommes, arrestez de deux mille en teste, enveloppez de deux mil cinq cents reistres à la droicte et de huict cens lances à la gauche, ce fut de mourir les deux tiers sur la place.

Du costé des huict cents lances survint encores Pluviaud pour jouer son jeu, avec lequel il donna moyen de se sauver à plusieurs, mais surtout à ceux qui estans démontez se jettèrent sur lui.

Dedans ceste multitude arriva Montesquiou [32], capitaine des gardes de Monsieur, et partant d’auprès de sa personne, qui vint au derrière du prince de Condé, et le tua d’un coup de pistolet entre ses deux garents. De là en avant, ceste grosse troupe print parti vers le haut chemin de Jarnac, l’autre fondit sur Pluviaud. Mais ce capitaine, ayant la rivière à sa gauche, se servit si à propos des buissons qui costoyoient et partageoyent les prez, qu’il garentit presque tousjours au pas sa troupe une lieue et demie. Et là il n’en pouvoit plus, quand les premiers des siens rencontrèrent six mille arquebusiers envoyez par Acier. Avec ceux-là s’estans jettez dans Jarnac, ils passèrent la rivière et rompirent le pont.

La perte des Réformés en ceste journée fut principalement du prince de Condé, de cent quarante gentilshommes morts sur la place ; entre ceux-là Montejan [33], Chandenier [34], et puis Chastelier-Portal [35] et Stuart [36]. Le premier de ces deux tué de sang-froid par les amis de Charri, en souvenance du Pont-Saint-Michel ; le dernier poignardé par un capitaine du connestable en achevant de parler à Monsieur, qui en ouyt les coups et quelque cri entre les portes de sa chambre ; le tiers des morts, Poitevins.

Les principaux prisonniers furent la Noue, la Loue, Languillier, Soubize, qui se sauva par la dextérité de Fonlebon, et Courbouson [37], qui depuis quitta le parti, pour ce qu’on avoit employé Sessac [38], prisonnier, à retirer La Noue plustost que lui. De l’autre costé se perdirent Monsalez, le comte de la Mirande [39], les deux barons d’Ingrande [40], Linières [41], Prunai [42] et Moncavray [43] avec environ quarante gentilshommes. Les drappeaux furent envoyez à Rome, non sans quelque augmentation, car il est certain que de cent vingt huict cornettes qui estoyent lors en l’armée, il n’y en eut que quinze qui vissent le combat ; et de plus, de deux cents enseignes de gens de pied, il n’y eut que les six de Pluviaud qui en approchassent d’une lieue.

Le corps du Prince fut porté sur une asnesse et exposé à la veue de tous sur une pierre contre un pilier de la galerie de Jarnac, où Monsieur prit son logis.

La poursuite dura jusques à cinq heures du soir, et, à la chaussée du grand estang, où plusieurs compagnies, qui n’avoyent point veu la bataille, firent ferme et un corps de garde bien avant dans la nuict ; là aussi les plus avancez des poursuivans, après quelques coups de pistolet, firent leur dernière poincte, que nous arrestasmes, sans les poursuivre hors nostre avantage.

Chapitre IX - Des ralliemens à la suite de la bataille

Toute la nuict les compagnies arrivoyent de divers endroits comme par nécessité des chemins. Au pont Saint-Sulpice, l’admiral, ayant recueilli et mis à part ce qu’il voulut, laissa couler vers Xainctes, où estoyent les jeunes princes, la plus grande route, et lui, avec dix compagnies de cavallerie, met la ville en bon estat, couvre les forces qui avoyent pris ce quartier de la Boutonne, et puis s’en vint à Xainctes. Quant aux régiments qui se rencontrèrent par commodité dans Congnac jusques à cent et dix enseignes, cela ne se fit point au commencement par dessein, comme l’on a pensé. Les maistres de camp provençaux, et principalement ceux ausquels nous avons joint Pluviaud au passage de Jarnac, bien catéchisez et r’affermis par ce capitaine, se convièrent et résolurent d’arrester le fruict de la bataille ; de quoi l’admiral se servit très bien, car deux jours après, Monsieur, ayant receu une glorieuse response par le héraud qui avoit sommé Congnac, marcha avec toute son armée et artillerie au siège. Il trouva aux premières maisons Pluviaud, qui se faisoit marcher sur les talons, avant lascher le pied devant les régiments de Brissac et de Goas. Et puis la foule de l’infanterie l’ayant congné jusques au petit parc, il trouve là dedans douze mille hommes de pied qui agrandissoyent les brèches de la muraille pour faire des sorties en plus grosse foule et plus à leur aise. Là, au lieu [44] d’escarmouches, ausquelles les catholiques s’attendoient, ce n’estoient que combats de mille par chasque rafraîchissements. Ces pédescaux, avec leurs arquebuses nouées d’aiguillettes, donnent si follement dans le premier bataillon qu’ils emportent deux drappeaux. Cest entretien fut si rude jusques au soir, et leur haleine si puante, que Monsieur fut conseillé d’aller taster deux entreprises qu’il avoit sur Saint-Jean et sur Angoulesme ; et puis, n’ayant rien fait ni à l’un ni à l’autre, sans avoir rien hazardé, on le mena passer par Aubeterre [45] et assiéger Mussidan.

Les advis furent bien différents à Xainctes sur ce que devoit devenir l’armée des Réformés après leur grand’ perte. Les uns vouloient jetter les princes dans Angoulesme ou dans la Rochelle, envoyer toute l’infanterie dans les isles de Maillezay et la cavallerie à Marans, disans qu’outre la secrété du logis, ils avoyent marreau-coulis [46] en Poictou, Xaintonge et Aunis, accès à la Rochelle et à la mer. Les derniers, qui furent mieux escoutez, dirent que le premier advis seroit bon pour quelque armée plus endommagée, et qui n’auroit que quatre ou cinq mille hommes de reste, qu’il valoit mieux garder la réputation du parti et l’honneur de la campagne par la faveur des ponts de Charante, veu qu’ils avoyent de quoi combattre les katholiques séparés. Ainsi cette armée se garentit sous le passeport des rivières. Pour Angoulesme, fut despesché le comte de Montgommeri avec sept cornettes ; desquelles trois furent chargées à Segonsac [47] par le comte de Brissac, deux des trois perdues, et Chaumont, qui en commandoit une, pris. Ce qui eschappa se sauva dans Congnac, pressez jusques dans le tappe-cul. Ce fut à ceste poursuite que fut tué le comte Morette, et non à la bataille comme on a dit. Piles, sur le désordre, vint trouver les chefs réformés à Xainctes, bien receu, encor qu’il n’amenast pas grand secours.

Un des plus grands profits de la bataille fut que Bouillé [48], gouverneur du Nantois, et Puy-Gaillard, qui avoient blocqué Tiffauges et assiégé Montaigu, estans près de lever le siège, firent sçavoir aux assiégez leur désavantage, sur lequel ils se rendirent par composition.

L’eslongnement de Monsieur permit à l’admiral une reveue de toutes ses forces près de Tonnay-Charante [49], où se trouva la roine de Navarre avec le Prince son fils, qu’elle présenta au gros de la cavallerie à part, et puis à celui de l’infanterie. Et là, après avoir presté un serment notable sur son âme, honneur et vie, de n’abandonner jamais la cause [50], en receut un réciproque ; et quand et quand fut proclamé chef avec cris et exultation ; les cœurs estant merveilleusement esmeus par une harangue de la Roine, qui mesla d’une belle grâce les pleurs et les souspirs avec les résolutions [51].

Ceste Princesse ayant, par les tressauts de courage, effacé les termes des regrets, l’armée, après un grand salve, se sépara. Andelot, despesché par toutes les garnisons, fit faire le mesme serment au reste de l’infanterie, et puis s’achemina avec trois régiments et quelque cavallerie en bas Poictou pour recouvrer les places perdues. A quoi rien ne lui ayant succédé, il vint mourir à Xainctes d’une fièvre chaude, dans l’agonie de laquelle il s’assit pour dire : « La France aura beaucoup de maux avec vous et puis sans vous, mais en fin tout tombera sur l’Espagnol. » L’admiral l’ayant repris, comme d’une resverie : « Je ne resve point, dit-il, mon frère, l’homme de Dieu me l’a dit. » Sur ces propos il rendit l’esprit [52] non sans apparence de poison [53]. Les armées l’avoient nommé le Chevalier sans Peur. Bouquard, maistre de l’artillerie, lui fit compagnie [54]. Acier [55] succéda aux charges du premier, et Yvoi [56] (de qui le frère mourut de ce temps à Strasbourg [57]), à l’office du second. Nous l’appellerons ci après Jenlis.

En mesme temps que ces deux compagnons de tant de travaux le furent de la mort, à Mussidan [58], Brissac et Pompadour, amis comme frères et sans haine, rivaux de la gloire, moururent de deux arquebusades, l’un en gagnant la ville bruslée et quittée par les habitans [59], l’autre en recognoissant la brèche du chasteau [60] ; où peu de soldats avec les habitans se battirent à coups d’espée sur la bresche, et puis receurent capitulation entièrement violée par les soldats, qui ne pouvoyent enduire [61] la perte de leur Brissac, que l’amour des siens, le nom desjà effroyable aux ennemis et le cœur insatiable d’honneur préparoyent à tout ce que l’on peut espérer [62].

Cela fait, Monsieur, adverti par le roi comment l’armée du duc des Deux-Ponts estoit en France [63], prit son chemin vers le Limousin, et Piles le temps de son esloignement pour entreprendre un siège sur Bourg [64], mauvaise place mais bien deffendue, sans cesse rafraîchie par la mer. Et mesmes les vaisseaux favorisans à coups de canon la deffense des trois parts de la ville, si bien qu’après plusieurs sorties, où Vallefrenières [65], meslé avec les ennemis, fut tué par les siens faute de marque, il falut lever le siège avec la mesme couverture qu’avoit prise la grande armée ; ceux-là pour empescher, ceux-ci pour s’unir aux Princes qui alloyent favoriser les estrangers.


[1La Mothe-Saint-Heraye (Deux-Sèvres)

[2Louis de Lorges, seigneur de Cormainville dans le pays chartrain, abbé de Cormery en Touraine, frère de Gabriel de Mongonmery, est cité dans les historiens du temps sous ces deux noms.

[3Gabriel de Rechignevoisin, Seigneur de Guron et des Loges, capitaine catholique.

[4Ce coup de main eut lieu le 17 février 1569.].

Il n’y eut de ce temps rien d’exécuté que sur Bressaut[[René de la Rouvraye, s. de Bressault.

[5Cette escarmouche eut lieu, d’après La Popelinière, le 3 février l569 (liv. XV, f. 80).

[6Saint-Michel-en-l’Herm, abbaye sur les bords de la mer, en Poitou, arrondissement de Luçon.

[7Castelpers, moine d’origine gasconne, vicaire de Jacques de Billy de Prunay, abbé de Saint-Michel.

[8Le récit de La Popelinière (liv. XV, f. 76 v°) est en effet fort détaillé et a été suivi par de Thou (liv. XLV). La prise de Saint-Michel eut lieu en janvier 1569.

[9Le vicomte de Gordon ou de Gourdon en Quercy, gentilhomme protestant, est signalé en 1565 comme capitaine de gens de pied dans le régiment de d’Andelot (Coll. Clairambault, vol. LXVII, f. 5958). A la fin du règne de Charles IX, il est qualifié de général du haut Quercy (Hist. du Languedoc, t. V, p. 323).

[10Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts, né le 26 décembre 1526, mort le 11 juin 1569.

[11Honorat de Savoie, comte de Tende, connu du vivant de son père sous le nom de comte de Sommerive.

[12Christophe, baron de Bassompierre, seigneur d’Harouel et de Baudricourt, colonel de reîtres au service du roi en 1570, fougueux ligueur en 1585, mort en 1596.

[13Marreau-coulis, ligne de défense ; proprement, marais inondé.

[14Il désigne La Rivière-Puytaillé.

[15Le siège de Jarnac

[16Anville, village de la Charente, non loin de Jarnac.

[17Jean, vicomte de Pompadour, tué au siège de Mucidan, fils aîné de Geoffroy de Pompadour, gouverneur du haut et has Limousin depuis 1567.

[18Guillaume de Hautemer, seigneur de Fervaques, né en 1538, s’attacha plus tard au roi de Navarre, qu’il accompagna dans sa fuite, puis au duc d’Alençon, revint à Henri IV et fut fait maréchal de France en 1595. Il mourut en 1613. D’Aubigné prétend que Fervaques avait voulu l’assassiner en 1575 (Mémoires, édit. Lalanne, p. 33).

[19Guy de Saint-Gelais, s. de Lansac.

[20Le seigneur de Jarzay, près de Parthenay, capitaine catholique, tué par la chute d’un pont-levis en novembre 1570 (Journal de Généroux, p. 77).

[21Fontaine, capitaine catholique, fut fait prisonnier au combat de la Roche-Abeille.

[22Henri, comte de Clermont et de Tonnerre, gouverneur de Bourbonnais et d’Auvergne, portait, à la bataille de Moncontour, la cornette du duc d’Anjou. Nommé duc et pair le 1er mars 1571, il fut tué au siège de la Rochelle, le 7 avril 1573 (Journal de Généroux, p. 99).

[23L’Epinette en Poitou.

[24Prise de Châteauneuf par le duc d’Anjou, 10 mars 1569 (La Popelinière, liv. XV, f. 83).

[25Bassac, abbaye de Saint-Benoist, sur la rive droite de la Charente, près de Jarnac. — Triac, village près de Bassac.

[26Le beau récit de la bataille de Jarnac qu’on va lire est inspiré par celui de La Popelinière (liv. XV, f. 82) qui lui-même a suivi Jean de Serres (Mémoires de la troisième guerre civile, 1571, p. 315). La bataille se livra le 13 mars 1569.

[27La Loue, capitaine huguenot, originaire de Vendôme, assista aux batailles de Jarnac et de Moncontour, et fut tué le 1er avril 1570 près de Montpellier (Haag).

[28Sébastien de Luxembourg, s. de Martigues.

[29. Jacques de Balaguier, s. de Montsalez.

[30C’est-à-dire la devise qui donnait l’âme à une image d’un Curtius romain.

[31La Vergne, capitaine catholique, commandait une compagnie de cent arquebusiers (Chronique du Langon dans les Chron. fonten., p. 82).

[32Joseph. François, baron de Montesquiou, sénéchal du Béarn (Brantôme, t. IV, p. 347).

[33François d’Acigné, seigneur de Montejan, neveu du maréchal de Montejan. Le Laboureur a donné sa généalogie dans les Mémoires de Castelnau, t. II, p. 627.

[34Christophe de Rochechouart, s. de Chandenier. Sa généalogie a été donnée par Le Laboureur dans le t. III des Mémoires de Castelnau.

[35Chastelier-Portaut avant assassiné Charry dans une petite rue de la Cité, près du pont Saint-Michel. Voyez le chap. III du livre IV, t. II, p. 207.

[36Robert Stuart était accusé d’avoir tué le connétable de Montmorency à la bataille de Saint-Denis. Brantôme a raconté sa mort, t. III, p. 329.

[37Jacques de Lorges, seigneur de Courbouzon, frère cadet de Gabriel de Mongonmery.

[38François de Casillac de Cessac, capitaine catholique, gentilhomme gascon. Voyez sur ce personnage les Mémoires de de Thou, ann. 1589.

[39Hippolyte Pic de la Mirandole, lieutenant, en 1565, de la compagnie du prince de Mantoue (montre du 5 oct. 1565 ; f. fr., vol. 21526), ou bien Louis Pic de la Mirandole, capitaine en 1575 (montre du 26 août 1575 ; f. fr., vol. 21535).

[40Guy du Parc, baron d’Ingrande, et son fils, enseigne de la compagnie de gens de pied de Guillaume le Roy, s. de la Grange (montre du 14 février 1569 ; f. fr., vol. 21529). Le Laboureur lui a consacré une notice (Mémoires de Castelnau, t. II, p. 638).

[41Antoine de Lignères, ancien gouverneur de Chartres.

[42Claude de Billy, seigneur de Prunay-le-Gilon, chevalier de l’ordre et capitaine de 50 hommes d’armes (Mémoires de Castelnau, 1731, t. II, p. 639).

[43Pierre de Monchi, seigneur de Moncavrel, fils de François de Monchi et de Jeanne de Vaux d’Hocquincourt (Mémoires de Castelnau, t. II, p. 640).

[44L’édition de 1616 porte au lieu ; l’édition de 1626 porte au milieu, ce qui n’a pas de sens.

[45Le duc d’Anjou leva le siège d’Angoulême le 12 avril 1569 et marcha en Périgord (Serres, Mémoires sur la troisième guerre civile, 1571, p. 331). Le château d’Aubeterre fut pris le 19 avril (Reg. mun. de Périgueux ; Bibl. nat., coll. du Périgord, vol. 50).

[46Voyez la note 14.

[47Segonzac, sur la rive droite de la Charente.

[48René de Bouillé, gouverneur de Nantes, capitaine catholique, issu d’une ancienne famille de l’Auvergne. Il prit une part importante à la guerre civile sous le règne de Charles IX. Une partie de sa correspondance est conservée à la Bibliothèque nationale dans les vol. 3216, 3408, 15542, 15544, 15545, 15546, 15547, 15518, 15549, 15552, 15556, 15557, 15641, 15871, 15882 du fonds français, 8 et 27 des Ve de Colbert, 3 et suiv. de la coll. de Bretagne.

[49Cette revue est racontée avec plus de détails par Jean de Serres, (Mémoires de la troisième guerre civile, 1571, p. 326).

[50Le serment du prince de Béarn, comme général en chef de l’armée confédérée, et celui du prince de Condé sont imprimés dans l’Histoire de nostre temps, 1570, p. 279.

[51Deux jours après la bataille de Jarnac, le 15 mars, le prince de Béarn était reconnu comme général en chef et rendait une ordonnance de police militaire qui confirmait une précédente ordonnance du prince de Condé. Ces deux pièces sont imprimées dans l’Histoire de nostre temps, p. 267 et 276.

[52François de Coligny, seigneur d’Andelot, frère de l’amiral, mourut le 7 mai 1569 (Serres, p. 333). Cette date, qui a souvent été mal indiquée, est fixée par un acte publié dans les Preuves de l’Hist. de la maison de Coligny, p. 1118.

[53Cette accusation n’a aucun fondement. Cependant le cardinal de Chastillon écrit, le 1er juin 1569, à Frédéric le Pieux, que « Andelot, par la machination des papistes, voire des plus grands, a esté empoisonné, comme il est apparent, tant par l’anatomye qui a esté faite de son corps que par le propos d’un Italien... » (Lettres de Frédéric le Pieux, 1868. Munich, t. III, p. 334).

[54Jacques de Boucart mourut à Saintes au mois de mai 1569 (Serres, p. 334).

[55Jacques de Crussol, seigneur d’Acier.

[56Jean de Hangest, s. d’Yvoi, gendre de Boucart.

[57François de Hangest, s. de Genlis, s’était mis en campagne le 30 septembre 1568 en Picardie et avait rejoint le prince d’Orange, le 21 octobre, en Lorraine, au delà de la Meuse. Il mourut de maladie vers le 14 février 1569, à Bergzabern, château appartenant au duc de Deux-Ponts (Notes du marquis d’Aubais, à la suite de Pérussiis, dans le tome I des Pièces fugit., p. 276).

[58Commencement du siège de Mucidan par François d’Escars, un des capitaines du duc d’Anjou, 23 avril 1569 (Livre noir de Périgueux ; coll. du Périgord, vol. 50).

[59Mort de Timoléon de Cossé-Brissac sous les murs de Mucidan, 28 avril 1569 (Livre noir de Périgueux ; coll. du Périgord, vol. 50). Brantôme dit qu’il fut tué par un arquebusier périgourdin appelé Charbonnières (t. VI, p. 134).

[60Mort de Pompadour, 27 avril 1569 (ibid.). Voyez le récit de La Popelinière, liv. XV, f. 87 v°.

[61Enduire, endurer.

[62La ville de Mucidan fut prise le 29 avril par le duc d’Anjou et le château le ler mai 1569 (Livre noir ; coll. du Périgord, vol. 50). Le duc de Montpensier, dans une lettre au roi du 1er mai, donne quelques détails sur ce fait d’armes (Orig., Ve de Colbert, vol. 24, f. 200).

[63Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Ponts, accompagné du prince d’Orange et de Louis de Nassau, avait franchi le Rhin le 20 février 1569 et marchait au secours des Huguenots.

[64Piles assiégea Bourg en Bordelais à la fin de mai 1569, et fut repoussé par Monluc. Voyez le beau récit des Commentaires, t. III, p. 216 et suiv.

[65Dominique de Provanes, seigneur de Valfenières, lieutenant de d’Andelot, lui avait succédé comme colonel de l’infanterie huguenote (Serres, p. 336). Il fut tué le 20 février 1569 (Pérussiis dans les Pièces fugit. du marquis d’Aubais, p. 277).

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Vos commentaires

  • Le 19 février 2008 à 14:46, par Noël Stassinet En réponse à : 1569 - Agrippa d’Aubigné - Bataille de Jarnac (16)

    Vous avez une façon curieuse et fort partiale de rédiger l’Histoire, comme cela vous arrange, et si vous parlez de massacres de réformés vous oubliez les innombrables victimes catholiques, ou papistes comme vous dites, sans distinction de sexe ou d’âge ou de style de mort donnée par des assassins protestants, et contrairement à leurs victimes exécutées, ceux-ci ont bénéficié d’amnistie.C’est oublier la destruction quasi-systématique du patrimoine non seulement catholique mais même civil !

    Répondre à ce message

    • Le 19 février 2008 à 15:17, par Pierre En réponse à : 1569 - Agrippa d’Aubigné - Bataille de Jarnac (16)

      Merci pour votre message.

      Il aborde un problème que je rencontre lorsque je recherche dans les archives régionales sur les guerres civiles du 16ème siècle.

      Les sources et les études sur l’histoire protestante de cette région sont plus qu’abondantes.

      Pour le moment, au stade actuel de mon exploration, je ne peux pas en dire autant sur les sources et études rédigées sur le côté catholique de ces guerres.

      Je suis bien conscient du déséquilibre actuel des documents présentés ici.

      Si vous pouvez proposer, par un message sur le site, une bonne bibliographie sur ce sujet, je pense que cela pourra intéresser tous les visiteurs de ce site, et le champ de vision sera élargi, comme vous le souhaitez.

      Cordialement.

      Répondre à ce message

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