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1575 - Agrippa d’Aubigné - Escarmouches autour de la Rochelle et en Angoumois

Histoire Universelle - Livre VI, chapitre XVI

D 24 octobre 2007     H 01:06     A Pierre     C 0 messages A 1095 LECTURES


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De Bouteville à l’Île de Ré, Angoumois, Saintonge et Aunis sont le théâtre de combats et de massacres.

Agrippa d’Aubigné, soldat et témoin, nous raconte.

Sources :
- Histoire universelle - Edition publiée par la société pour l’histoire de France par le baron Alphonse de Ruble, Libr. Renouard - 1889.

1575 - Livre VII, chap. XVI - Affaires de Xainctonge et de Poictou.

Nous trouverons la Xainctonge quelque peu alarmée à l’envoi des reistres [1], et leurs courses moins libres.

La garnison de Bouteville [2] ne laissa pas de prendre Besme [3], celui qui tua l’amiral, comme il venoit pour prendre quelque charge entre les troupes dé sa nation, cestui-ci promettant une grosse rançon et de faire sortir Montbrun duquel on avoit sçeu la prise [4]. La rançon n’empeschant point sa mort, la délivrance d’un tel homme le faisoit retenir ; mais de là à quelques jours, sachant ce qui avoit esté faict à Grenoble, il corrompit un soldat qui le sauva sur un bon cheval, un pistolet à l’arçon de la selle. Bertauville, gouverneur du lieu, le sentant eschappé, saute sur un courtaut seul et empoigne Besme avec le soldat, et, n’ayant armes qu’une espée, donne à tous les deux. Le soldat ne l’attend point, mais Besme, qui ayant crié : « Tu sçais que je suis mauvais garçon, » tire son coup de pistolet, et l’autre en respondant : « Je ne veux plus que tu le sois, » mit l’espée jusques aux gardes dans le ventre de son prisonnier [5]. Les reistres, conduits par La Vauguion [6] et depuis par Ruffec [7], s’estendirent par toute la Xainctonge, et Ruffec, les ayant renforcez de trois compagnies de gens d’armes et quatorze de gens de pied, avoit pris quelques maisons de gentilshommes ; entre autres Saint-Jean-d’Angle [8], y laissant garnison. La Noue, importuné des Rochelois, qui en sentoyent beaucoup d’incommoditez, se résolut de passer la Charante, et, ayant donné un rendé-vous à ceux qui se retiroyent à Ponts [9], ils se trouvèrent à Pont-l’Abbé cinquante chevaux et six vingts arquebusiers à cheval. Poupelinière [10] et le capitaine Bonnet [11] envoyèrent à Saint-Jean-d’Angle, firent si bonne mine de siège, et ceux de Brouage [12] si bonne contenance d’embarquer du canon que le chasteau se rendit ; et ceux-là mesme le lendemain, sur la frayeur des troupes, se logèrent dans Chef-Boutonne, et puis le tout s’avança vers Ponts. Les reistres r’appelez par le roi [13], La Noue revint à la Rochelle, donnant congé à plusieurs capitaines d’aller passer le temps à diverses reprises, qui toutes se trouvèrent vaines, comme si les astres eussent esté lors ennemis des entreprenans. J’en spécifierai une couple des plus apparentes : la première est du Mont-Sainct-Michel par Touchet [14], lequel, adverti que les mortes-payes et les habitans alloyent, le jour de la Magdelaine, à un voyage, accommode trente hommes en pèlerins » qui, ayans esté à leur dévotion, tirent des petites dagues, car ils avoyent laissé les grandes à la porte, et avec quelques bidets, qui aujourd’hui s’appellent pistolets de poche, saisissent le gouverneur [15], et tout ce qui estoit dedans [16]. Mais la ville d’embas s’estant mise promptement en armes, pour ce qu’ils voyent Touchet venir au galop par la grève, ils se ; retranchèrent à la herse du chasteau, qu’ils firent tomber, et bien à propos secourus par Vicques [17], enseigne de Matignon, les preneurs se trouvèrent pris sans Vert, n’ayans aucunes armes, et pourtant firent composition à vies et bagues sauves sans rien emporter de l’autrui [18].

Mais Matignon fit trancher la teste aux trois principaux et pendre la plupart du reste [19].

L’autre entreprise de plus d’importance, c’est que le comte du Lude [20], qui restoit en Poictou, fit dessein d’empescher la récolte aux Rochelois, et, en attendant le régiment de Bussi et autres forces, il en presta à Landereau, pour exécuter l’entreprise sur l’île de Ré, que le duc lui avoit commise avant que partir [21]. Pour cest effect, ayant receu les advis de ce qu’on lui pré-paroit, il s’embarqua aux Sables-d’Olonne [22] et fit entrer dans deux navires de cent tonneaux seulement et sur vingt pattaches quarante gentilshommes, trois cents arquebusiers du régiment de Sarriou, et cent qui le suivoyent. Avec cela il fut plutost arrivé et descendu en Ré [23] que ceux de l’isle n’en eurent le vent. Landereau donne le pillage aux soldats, dépesche au comte du Lude pour faire marcher les parties qui restoyent de l’entreprise, comme ceci n’estant que l’amorce ; c’estoit de faire joindre le Chien [24], le grand et petit, Brissac de Bretaigne, le Bisquaien de Bayonne, qui faisoyent ensemble deux mille tonneaux, d’autres moyens du baron de la Garde avec ses galères. Tout cela debvoit oster la mer aux Rochelois, Oléron et Brouage.

Ces dépesches faictes par une chaluppe, il marche au bourg Sainct-Martin [25] le second jour de septembre avec trente rondaches de front, quarante gentilshommes armez, une picque à la main, un rang de mousquets, trois d’arquebuziers derrière, le reste en deux aeslerons aux costez, et quelques-uns en confusion devant. Le peuple tira force arquebuzades. Mais, en ayant veu cinq ou six par terre, ils n’halenèrent point les picques et se sauvèrent comme ils purent. Landereau n’eust jamais sçeu prendre son temps plus à propos ; car les Rochelois avoyent achevé de chasser par mescontentemens les deux dernières compagnies qu’ils entretenoyent en leur ville. La Noue estoit allé à Périgueux. Le duc de Rohan, demeuré à la Rochelle [26], n’avoit que dix ou douze gentilshommes à lui et autant de volontaires, ce qu’il alla avec sa personne offrir promptement pour passer en Ré. Tout fut accepté, hormis sa personne que l’on empescha comme par force de s’embarquer. Les pires eschauffez par les meilleurs, tous ensemble esleurent pour leur chef Fromentinière et de chasque compagnie de la ville vingt des plus délibérez.

A cela se joignit bien à propos Poupelinière, qu’on avoit mis en Charon [27] pour brider les courses de Maran. Depuis on lui fit quitter le chasteau que les ennemis bruslèrent. Ce changement estoit tant pour la risque qu’il y couroit que pour l’envoyer en Ré, avec deux compagnies de gens de pied, comme estant demandé par ceux de l’isle pour gouverneur. Les soldats qu’il amassoit pour cest effect creurent la troupe de quelques soixante bons compagnons. Tout cela s’embarque d’assés mauvais ordre. Deux tiers de ce qu’ils estoyent arrivèrent à la pointe de Sablanceau [28], à un petit fort que le baron de la Garde y avoit basti durant le siège. En attendant le reste il le r’accomode et y laisse vingt arquebusiers avec des vivres pour leur retraicte ; et puis, impatient d’attendre leur noblesse, Popelinière marche, et, sur un advis que les katholiques de l’isle se barriquoyent [29] à la Flotte [30], il double le pas, y donne sans marchander, et s’en fait maistre, après quelques arquebuzades. Ses gens demandent à repaistre, et falut qu’il leur obéïst à demi-lieue des ennemis ceste fois. Le mespris qu’on faisoit d’eux leur donnant de la seureté, car Landereau, adverti par quelcun des siens qu’on avoit veu à jour couchant descendre quelques gens de guerre, dit à ses gens qu’ils se reposassent et qu’il donneroit le lendemain un bon resveille-matin aux Rochelois.

Fromentinière, arrivé à la Flotte [31], y demeure trois heures en consultation et doubtes [32]. Les uns disoyent que leurs ennemis estoyent plus en nombre et plus choisis qu’eux, que tous les refformés de l’isle s’en estoyent fuis, plus de mille katholiques armez pour eux ; qu’il valoit mieux se retrancher dans le bourg où ils estoyent, et attendre les réfugiez de Ré à se r’allier, et ce que d’ailleurs leur pourroit faire couler le duc de Rohan. Au contraire, Poupelinière et quelques capitaines maintenoyent qu’il les faloit charger chaudement, las de poursuivre les fuyards et de piller, que l’attente étoit pernicieuse, pour ce qu’il s’embarquoit en Poictou plus de gens pour venir aux ennemis qu’il n’en pouvoit espérer. Cest advis demi-approuvé, Poupelinière part, et, ayant prié le capitaine Carbillac [33] de donner par un autre costé, prend ce qui voulut estre d’enfans perdus, et, monstrant qu’il sçavoit faire quelqu’autre chose que des histoires, emporte trois barricades sans les taster. Carbillac fait de mesme de son costé ; le gros suit ce bon commencement. Il y eut de la défense par les maisons qui cousta aux atta-quans la mort de quatorze ou quinze hommes. Enfin tout fut emporté et Landereau, plus prévoyant qu’il ne faisoit semblant, gaigna une chaluppe qu’il avoit fait cacher à un coin de marests. Plusieurs, voulant faire de mesme aux gallions qu’ils avoyent amenez au Havre, se noyèrent [34], et tous les desseins qu’ils avoyent noyez avec eux. Il y demeura trois cent cinquante hommes, et plusieurs prisonniers, entre ceux-là Boucherie, gouverneur de Tallemont, les capitaines Bernai et La Valée.

En revanche de ceste perte, Les Bruères donne à la Fon [35], et y prit quelques bourgeois de la Rochelle, où arriva peu de temps après La Hunaudaie [36], de la part du roi, solliciter la paix, de laquelle le traicté n’avoit jamais discontinué, quoi que peussent crier les plus advisez, en remonstrant le tort que les espérances de paix faisoyent dans le parti dedans et dehors le royaume ; dedans, en empeschant plusieurs de se déclarer, comme ne voulans pas se faire poissonniers la veille de Pasque [37], mettant des divisions dans les villes, nommément à la Rochelle, à laquelle on offroit une paix particulière, et dehors en refroidissant les estrangers et ruinant le labeur du prince de Condé, duquel nous parlerons après avoir achevé tout ce qui se faict en Xainctonge.

C’est que Brouage, augmentant tousjours ses fortifications, commençoit à se rendre désirable, et le duc de Rohan, y estant [38] allé, y mit gouverneur Sainct-Gelais [39] ; de quoi les habitans de la ville et mesme tous ceux des isles se mutinèrent en l’absence de leur seigneur Mirambeau, qui estoit lors près du roi avec d’autres députez pour attendre les responses de ceux qu’on avoit envoyez en Allemagne, si bien qu’ils prirent les armes contre la garnison, ayans appelle Plassac [40] pour faire la querelle sienne comme pour son frère. Sainct-Gelais se saisit d’un port séparé par une muraille ; l’autre estoit le plus fort en la ville. Le duc de Rohan print le parti de Sainct-Gelais, mais le tout fut enfin pacifié ; premièrement par le ministre [41] et puis par la venue de Vérac, auquel les deux partis quittèrent leur droict [42].

Durant que La Hunaudaie estoit à la Rochelle [43], La Noue présenta une escalade [44] à Niort ; il les trouva advertis et prests, ce qui lui cousta quelques hommes. La Hunaudaie prit de grandes occasions de mescon-tentement pour ceste entreprise durant qu’il traictoit à la Rochelle, jusques à en rompre le pourparler [45] ; dont les Rochelois furent très marris à cause que par ceste tresve ils espéroyent faire vuider les garnisons de Marans [46] et de Benon2, qui leur coupoyent les vivres, et notamment la dernière, de nouveau r’accommodée par La Pierrière, qui y commandoit cinquante hommes, si diligens à leurs courses [47] qu’ils avoyent osté tout le trafic du Minot [48]. Cela poussa La Noue à hazarder deux canons avec ce qu’il put ramasser ; il assiégea donc. Après quelques batteries et que les capitaines Poupelinière et Le Mesnil [49] eurent gaigné le ravelin, huict soldats de La Pierrière se jettèrent des murailles et lui parlementa à la vie sauve. Le Mesnil qui fut mis dedans n’y demeura guères, car Les Bruères fit couler dedans la place quelques révoltez [50] comme on les appelle, qui mirent les refformes dehors et Les Bruères dedans. Il est temps de parler des choses plus générales.


[1Au mois de juin 1574, la reine mère avait chargé Bassompierre de lever en Allemagne 600 cavaliers et autant de gens de pied. L’acte d’enrôlement est daté du 18 juin (Ve de Colbert, vol. 471, f. 91). Les reîtres au service du roi arrivèrent en Poitou au mois d’octobre 1574 [Journal de Le Riche, 1846, p. 208). Le 5 décembre 1574, le roi chargea Castelnau-Mauvissière de les licencier (Vc de Colbert, vol. 471, f. 91).

[2Bouteville, à sept lieues d’Angoulême.

[3Dianowitz, dit Besme, parce qu’il était né en Bohême, revenait alors d’Espagne où le duc de Guise l’avait envoyé pour renouer ses négociations avec Philippe II (De Thou, liv. LX). Sur Besme voyez le t. III, p. 316 et notes.

[4Le s. de Montbrun avait été fait prisonnier au pont de Blacons, alors appelé le pont de Mirabel, à la suite d’un combat, le 9 juillet 1575 (Mémoires de Piémond, p. 36, note).

[5Mort de Besme, septembre 1575 (La Popelinière, t. III, f. 288 v°).

[6Jean d’Escars de la Vauguyon et Louis de Genouillac de Vaillac avaient été mis à la tête des reîtres par le duc de Montpensier, en quittant la province après la prise de Lusignan (De Thou, liv. LX).

[7Philippe de Volvire, s. de Ruffec, gouverneur d’Angoulême.

[8Château fort commandé par le capitaine Maisonblanche (La Popelinière, t. III, f. 281 v°).

[9A Pons (Charente-Inférieure), La Noue fit la revue de ses troupes, qui montèrent à 800 hommes, tant de cavalerie que d’infanterie (De Thou, liv. LX).

[10La Popelinière « commandoit à nombre de cuirasses et cent harquebuziers montez » (La Popelinière, t. III, f. 281 v°).

[11Bonnet reçut l’ordre de se joindre à La Popelinière avec ses cent arquebusiers pour resserrer les coureurs de Saint-Jean-d’Angle (La Popelinière, t. III, p. 281 V).

[12Tonnay-Boutonne (Charente-Inférieure), ville mal assurée, « mais assez bien fossoyée et deffendue de la Boutonne, laquelle coule à son pied » (La Popelinière, t. III, f. 281 v°). Aux approches de La Popelinière, les habitants profitèrent d’un orage pour abandonner la ville (De Thou, liv. LX).

[13Henri III rappela les reîtres et peu après les congédia (De Thou, liv. LX).

[14Touchet du Tilleul, gentilhomme normand, ancien lieutenant de Mongonmery.

[15Ce capitaine se nommait Percontant d’après La Popelinière (t. III, f. 285). D’après les .documents cités par Le Hardy (Hist. du protestantisme en Normandie, p. 272), il se nommait René de Bastarnay.

[16Les conjurés égorgèrent le prêtre qui venait de dire la messe et se jetèrent ensuite sur les moines. Voyez le récit de La Popelinière (t. III, f. 285).

[17Louis de la Moricière, s. de Vicques. Il reçut, en récompense de sa diligence, la capitainerie du Mont-Saint-Michel.

[18Matignon était à Avranches avec une compagnie de 60 cavaliers lorsqu’il reçut la nouvelle de la prise du Mont-Saint-Michel, sur les onze heures du soir (La Popelinière, t. III, f. 285 v°).

[19Entreprise de Touchet sur le Mont-S’-Michel, 22 juillet 1574.

[20Guy de Daillon, comte du Lude, était lieutenant de roi en Poitou, et commandait sept compagnies de cavalerie et vingt-deux enseignes de gens de pied (De Thou, liv. LX).

[21L’entreprise de Charles de Rouhaut de Landereau consistait à s’emparer des îles de Ré et d’Oléron et de Brouage, qui servaient de dépôts aux salines de l’Ouest. Le projet avait été soumis au roi pendant un voyage de Landereau à la cour (Chroniques fonte-naisiennes, p. 393).

[22Landereau s’embarqua aux Sables-d’Olonne pour l’île de Ré le 1er septembre 1575.

[23Le 2 septembre 1575, Landereau mouilla aux Portes et à Loix, bourgades de l’île de Ré. Voyez dans La Popelinière (t. III, f. 286 v°) la description de l’île.

[24Le Chien était un bateau corsaire. Il avait appartenu ou appartint plus tard à la ville de la Rochelle (Arcère, t. II, p, 9).

[25Saint-Martin est le bourg le plus peuplé de l’île de Ré. Landereau y arriva vers midi.

[26Rohan commandait à la Rochelle pendant l’absence de la Noue. Il assembla le conseil de ville et fit décider l’envoi de secours à Ré.

[27La Noue avait confié à La Popelinière la défense du château de Charron, près de la Rochelle.

[28Le port de Samblanceau est en face de la Rochelle.

[29Se barricadaient.

[30La Flotte, bourg de l’île de Ré.

[31Fromentière arriva avec six gentilshommes et quinze arquebusiers (La Popelinière, t. III, f. 287).

[32Voyez dans La Popelinière (t. III, f. 287) le récit du conseil tenu par les assaillants.

[33Corbillac, gentilhomme breton, commandait l’ayant-garde.

[34La plupart des navires, soit qu’ils fussent trop chargés, soit que par la faute des pilotes ils fussent mal conduits, coulèrent à fond (De Thou, liv. LX).

[35La Fon, village à une demi-lieue de la Rochelle.

[36La Popelinière raconte la mission du s. de la Hunaudaye (t. III, f. 284). Voyez plus loin.

[37C’est-à-dire : le carême fini.

[38Rohan-Fontenay se rendit à Brouage le 21 août 1575 (La Popelinière, t. III, f. 285 v°).

[39Brouage avait pour capitaine le s. de Cimendière, de par le baron de Mirambeau, seigneur du lieu. Rohan en donna le gouvernement à Louis de Saint-Gelais (De Thou, liv. LX).

[40Jean Pons de Plassac, gouverneur de Pons, frère du baron de Mirambeau, se mit à la tête d’une troupe de gens d’élite et se rendit à Brouage pendant que Saint-Gelais faisait la revue de ses troupes.

[41Le s. des Aguerres, favori de Mirambeau (La Popelinière, t. III, f. 285 V°).

[42Vérac prit les fonctions de gouverneur de Brouage au nom du parti huguenot le 2 septembre 4575 (De Thou, liv. LX).

[43La Hunaudaye se rendit, au mois de janvier 1575, à la Rochelle (Journal de Le Riche, p. 215) et y passa huit jours (La Popelinière, t. III, f. 284 v°). A son retour à la cour, il fut accompagné par le s. de Mirambeau. On conserve dans le f. fr., vol. 20783, f. 82, un intéressant récit de sa mission.

[44Escalade de Niort par La Noue, « sous l’occasion de la mairie de la ville qui estoit à ce jour, » 12 juin 1575 (La Popelinière, t. III, f. 282 v°).

[45La Hunaudaye et les Rochelois discutaient alors la proposition, d’une trêve de trois mois pour la Saintonge, l’Angoumois et le Poitou (De Thou, l IV. LX).

[46Marans (Charente-Inférieure).

[47Les 50 hommes de La Pierrière coupaient le chemin à tous ceux qui, venant de Bagnols, transportaient des vivres à la Rochelle (La Popelinière, t. III, f. 284 v°)

[48Minot (Charente-Inférieure).

[49Le capitaine Mesny commandait 60 arquebusiers auxquels les Rochelois avaient donné des munitions de guerre (La Popelinière, t. III, f. 284 v).

[50Révoltez, transfuges. —La Popelinière donne des détails sur la reprise du château de Benon par les catholiques (t. III, f. 284 v°).

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