1726 - Un paysan picard sur les chemins de Compostelle, en Poitou et Saintonge

D 3 octobre 2008     H 17:27     A Pierre     C 0 messages A 2002 LECTURES


Jacques Manier a 22 ans. Pour des motifs pas très clairs, il entraîne avec lui 3 jeunes compagnons sur les routes de France, vers la Galice. Nous les suivons dans la partie de leur voyage en Poitou et Saintonge.

Source : Pélerinage d’un paysan picard à Saint-Jacques de Compostelle au commencement du XVIIIème siècle - présenté et annoté par le baron de Bonnault d’Houët - Montdidier - 1890 - BNF Gallica

- Appendice A : Un itinéraire de Paris à Compostelle
- Appendice B : Des reliques à vénérer par les pèlerins de S. Jacques, d’après le Codex de Saint-Jacques de Compostelle

Quel était ce paysan ? Un garçon de 22 ans. Guillaume Manier, né à Carlepont et habitant ce beau village, où l’évêque de Noyon avait sa maison de campagne, vaste château qui existe encore. Un acte de vente et quelques baux consentis par Manier, au moment du départ, nous apprennent qu’il exerçait la profession de tailleur d’habits et possédait au moins une maison et quelques coins de terre.

Les registres de catholicité de la paroisse nous ont conservé son acte de baptême, du 19 juillet 1704. Son parrain, Guillaume de Cauche, malgré la physionomie aristocratique de son nom, n’était qu’un paysan ; mais chose à noter pour l’époque, il savait signer ! Quant à la marraine, l’ignorance est de règle et la propre sœur du curé, mademoiselle Geneviève Lecoingt, déclare (19 octobre 1704) ne pas savoir signer.

Dès le 20 janvier 1711, le jeune Guillaume Manier perdait sa mère, Marguerite Havet, morte en couche à 22 ans, et peu d’années après, son père, Louis Manier, à peine âgé de 40 ans, le 22 mars 1715. Orphelin à 10 ans, l’enfant fut-il recueilli par un parent de sa mère, l’abbé Jean Hermand, qui avait béni son mariage et était alors curé de Bailly, un village voisin ? Doit-il à ce prêtre une instruction supérieure à celle des paysans de son temps ? Toujours est-il qu’à 13 ans, Guillaume savait au moins signer son nom sur l’acte d’enterrement d’une parente (27 août 1717). Il avait dû apprendre ses premières lettres sous la direction de ce vieux maître d’école, Charles Houpin, qui, suivant son acte d’enterrement (14 avril 1714), avait tenu les écoles de Carlepont pendant 35 ans, avec beaucoup de fruits. On sait à quoi ils se réduisaient !

Manier eut pour compagnons de pèlerinage : Jean Hermand, Antoine Vaudry et Antoine Delaplace. Né le 17 septembre 1697, Jean Hermand était un peu plus âgé que Manier, mais également orphelin. Son père étant mort le 14 juillet 1699, sa mère, Françoise Fourdrinier, s’était remariée le 25 octobre 1701 et avait eu de ce second mariage huit enfants, parmi lesquels Antoine Vaudry. La pauvre femme mourut en couche, comme la mère de Manier, le 14 septembre 1713.

La famille Delaplace est si nombreuse à Carlepont, qu’il est difficile de préciser d’une façon certaine le pèlerin en question. Ce doit être le fils de Claude Delaplace et de Louise Bleuet, Antoine, né en 1697. Pour obvier à une confusion de noms fréquente dans les villages, Manier, après avoir cité une seule fois au début de son récit, Antoine Delaplace, le désigne ensuite par son surnom de Delorme. Le hasard m’a fait rencontrer à Carlepont un membre de cette famille, dont le grand-père s’appelait précisément Delaplace, dit Delorme.

Ce pèlerinage n’a laissé du reste aucun souvenir dans le pays, et pas la moindre trace sur les registres de la paroisse. Ils sont parfaitement tenus, avec cette correction sèche digne d’une administration moderne.

L’auteur ne nous en apprend pas davantage sur son compte et sur celui de ses compagnons. Que dire de jeunes paysans de vingt ans ! En revanche, il rapporte si fidèlement toutes les formalités du départ, qu’il semble tenir au bout de dix ans, à se montrer bien en règle vis-à-vis de l’autorité civile et religieuse. Le curé du village est le premier instruit du projet de pèlerinage : mais, chose étonnante pour qui connaît les paysans, quand Manier se confesse, ce n’est pas à son curé. C’est lui pourtant qui délivre le certificat prescrit par les ordonnances royales. L’évêque de Noyon ne fait que légaliser la signature ; le maire de Noyon y ajoute un laissez-passer et mentionne que Manier a satisfait à la milice. Malgré tout, il faudra demander au gouverneur de Paris un passeport en règle et le faire rafraîchir bien souvent.

Six semaines se passent en préparatifs, et Manier, tailleur de son état, vend un coin de terre 75 livres pour acheter un habit de voyage ! Les bourdons sont prêts, le curé dit la messe pour les pèlerins, ils partent enfin le 26 août 1726, ayant en poche, Manier 50 livres, Delorme 35 et Hermand 12.

Quel motif les poussait ? L’auteur s’en explique avec une franchise faite pour inspirer confiance. Il avait contracté, pendant son service dans la milice, quelques dettes envers son capitaine et ne savait que répondre à ses réclamations. Déjà il songeait à quitter le pays, quand l’arrivée de quatre pèlerins venus de Saint-Claude, en Franche-Comté, met tout le village en liesse. Ils sont reçus enseignes déployées et tambours battants, puis logés chez le curé et chez le chirurgien du pays. Dès lors le parti de Manier est pris, il ira en pèlerinage, mais plus loin, à Compostelle, puis à Rome. Deux de ses compatriotes sont entraînés par son exemple et, au moment du départ, un troisième se joint à eux.
Nous sommes loin du pur enthousiasme du Moyen Age !

Est-on bien sûr qu’en ces siècles de foi aucun motif terrestre ne venait se mêler à l’élan religieux ? Même dans les cœurs simples , les mobiles sont d’ordinaire plus complexes et moins purs. Le paysan varie peu ; à toutes les époques, la foi aux choses éternelles se complique du dur souci de l’heure présente. Le nier serait folie et il y aurait quelque injustice à refuser tout sentiment religieux à un pèlerin, parce qu’il laisse des dettes derrière lui. Que le mobile soit peu honorable pour Manier et que chez ses compagnons il semble bien futile, j’en conviens d’autant mieux que je pensais ainsi avant de rencontrer dans un village voisin de Carlepont, à Chiry, un vieux pèlerin de Saint-Jacques.

Ses voisins ignoraient qu’il eût fait ce voyage, lui-même l’avait quelque peu oublié et eut grand’ peine à croire que ce fût l’unique raison de ma visite. Comme je le questionnais sur le motif de son pèlerinage : « C’est un voisin, me répondit-il, qui en est cause. Il répétait sans cesse qu’il irait à Saint-Jacques pour accomplir un vœu de son enfance, si bien que je lui dis un jour que j’irais peut-être avant lui. Là-dessus, pour n’en point avoir le démenti, nous y avons été tous les deux. »

...

Le 8, dimanche, après la messe, sommes allés à Ancelle [Laselle] ; au Port-de-Ville, bourg, où l’on passe la rivière de Creuse ; de là à les Ormes, bourg ; à Danger [Dangé-Saint-Romain], bourg ; à Ingrandes, bourg, où nous avons couché dans l’hôpital qui est abandonné.

Le 9, à Châtelreaux [Châtellerault], ville.

De Châtelreaux. — La rivière de Vienne passe en cette ville. Le pont a 9 arches, 230 empas de long et 66 de large. Ce fut la reine Catherine qui commença à le faire bâtir et il fut achevé par le duc de Sully, gouverneur de la province. Il y a un vieux château où dans les masures se trouvent certaines petites pierres fort belles, que l’on appelle diamants de Châtelreaux et qui, étant polies, ont du rapport à des vrais diamants. Ce château est hors de la ville. Cette ville est renommée pour la qualité des bons couteaux et ciseaux.

Nous fûmes arrêtés à la maréchaussée, qui nous ont fait défense de marcher quatre ensemble, à cause de la quantité de voleurs qui rôdaient par là. De là sommes passés le bois [1], pour aller à la Tricherie ; à Clin [Clain) ; au Grand Pont des Ances [2] ; à Poitiers.

De la ville de Poitiers. — La rivière de Clein passe au bas de cette ville. Cette ville est située comme sur un coteau. Dans l’église de Saint-Pierre se gardent beaucoup de saintes reliques. Dans celle de Saint-Hilaire, s’y voit une pierre, qui consume les corps morts en 24 heures de temps, le tombeau de Geoffroi-la-Grand-Dempt, fils de Merlusines, et une chambre où se garde le tronc d’un arbre appelé le Berceau Saint-Hilaire, où l’on y amène les fous pour les faire reposer dedans, avec quelques prières que l’on fait dire avec une messe, sous cette croyance qu’ils y recouvrent leur bon sens. Et ceux qui se veulent railler les uns les autres dans le pays, se renvoient au Berceau Saint Hilaire.

Dans cette ville, est un maire, 35 échevins et 75 bourgeois. Le maire est élu tous les ans, le jour Saint-Ciprien.

Charlemagne y fonda l’église de Sainte-Croix, comme celle de Saint-Jacques-l’Hôpital à Paris [3].

Le pavé de cette ville est fort petit et pointu comme celui de Verdun. Cette ville est grande et déserte, peu peuplée. Au milieu de la place est la statue de Louis XIV, en bronze peint en vert [4], le bâton royal à la main droite et la gauche sur son côté. Il est élevé sur un piédestal en carré, où chaque coin est une figure d’homme jusqu’à la ceinture. Autour est une grille de fer, en carré de 13 à 14 pieds de haut Le palais est grand, mais désert, où se fait des peignes de buis, de corne et autres. Il y a un grand plaidoyer.

Nous avons couché chez Madame Lamontagne, rue de la Tranchée.

Le lendemain 10, fûmes faire raffraîchir nos passeports, par monsieur Dutière, pour lors maire. Ensuite avons passé les bois, pour aller à Croutel, où nous avons couché.

Le 11, à Colombiers ; à Lusignan, ville.

De Lusignan. — C’est de cette ville qu’est sortie l’illustre maison de Lusignan qui a donné des rois à Cipres et à Jérusalem. La rivière de Clein y passe. Il n’y a rien de rare en cette ville.

Départ de Lusignan. — De cette ville, sommes allés à Chnet [Chenay], bourg, où nous avons couché.

Le 12, à Chet [Chey], bourg ; à la Bart [la Barre] ; à Saint-Léger, bourg ; à Briou [Brioux-sur-boutonne], bourg, où nous avons couché [5].

Et sommes partis le 13, devant le jour, à cause que les archers arrêtaient chacun à cause des vols qui se faisaient fréquemment. Il y avait un pont, comme une longue chaussée, avant d’être dans le village, long de bien 200 empas. On nous dit qu’ils menaient les gens à Rochefort ou à la Rochel, pour les embarquer pour les îles [6]. Cela nous donna beaucoup de terreur, qui fit que nous avons passé ce pont deux à deux, pieds nus, à 3 heures. Le principal sujet que l’on arrêtait chacun était à cause que quatorze garçons, d’une bande, avaient volé et violé une fille, et l’avaient attachée à un arbre après cela.

Après être passés ce bourg, sommes allés à Ony [Aunay] bourg, où dans le milieu des champs, y avons vu les ruines d’une belle église qui avait été faite par les Anglais, où, au-dessus du portail, est la statue en pierre de Charlemagne à cheval, la couronne sur la tête. Autour de l’église, est comme un cimetière où se voit un nombre infini de tombeaux, de pierre dure, fermés [7].

De là, sommes allés à Viroulet [Virollet] ; aux églises d’Argenteuil, bourg, où nous avons couché assez bien.

Le 14, sommes allés à Saint-Julien [de Lescap], bourg. Tous ces pays sont des vignes qui n’y a pas d’échalas. Le vin vient dans les pierres. Le raisin en est excellent. De là, à la Rue ; à Gnière [Asnière-la-Girault], bourg ; à Saint-Hilaire, bourg ; nous avons passé derrière Ville-Dieu, à cause que l’on y arrêtait [8]. Nous avons couché à Saint-Hilaire.

Le 15, à la Rouvre [la Roulerie] ; à Xaintes, en Xaintonges, ville capitale de cette province, où nous avons couché.

De la ville de Xaintes. — Dans cette ville, était un chantre de notre village. Il était à la cathédrale qui est Saint-Pierre, nommé Houpin [9] ; nous avions même une lettre de recommandation pour lui. Cet homme nous dit qu’il croyait que ce fût un rêve de nous voir à quatre de son même village, que depuis qu’il était là, il n’en avait pas seulement vu de Noyon, qu’il était charmé de nous voir. Il nous fit dîner splendidement et souper de même et nous fit donner un lit à la maison, où pend pour enseigne, le Fort Louis, vis-à-vis la porte Saint-Louis, une des portes de la ville, du côté de Blaye.

Le 16, sommes allés chez lui déjeuner et dîner. Cet homme est marié là, avec la fille d’un cordonnier de la Rochelle, qui lui a donné du bien assez. Elle nous fit bonne mine aussi. Elle a eu sept mille livres. Il avait avec lui la nièce de sa femme, nommée mademoiselle Lefeubvre, que nous avons trouvée mariée en revenant.

La rivière de la Charente y passe. Il y a une partie de la ville plus élevée que l’autre, sur laquelle est la tour de Mantrible, près du pont. Elle fut faite du temps des Romains. Il n’y a, au pont, que deux arches [10]. La cathédrale est Saint-Pierre, faite par Charlemagne, dont se voit la tête gravée sur la muraille dans l’église. L’on y remarque la vis du degré, pour aller au clocher. Par le dehors de la muraille, on y voit une Y pour marquer, à ce que l’on dit, que Charlemagne aurait fait bâtir autant d’églises en France, avant celle-ci, comme il y a de lettres à l’alphabet. Dans le faubourg Saint-Eutroppes, est l’église du même saint, où dedans se montre la tête, qu’en la touchant, l’on est guéri
de plusieurs maux [11]. Sur le pont, est la statue de saint Charles. Dans la ville est un couvent, où l’abbesse est une Biron.

Cette ville est en partie dans un fond, fort souvent inondée des eaux.

Après cela, sommes partis avec deux lettres que Ch. François Houpin nous avait données de recommandation : une, (pour la liberté de passage de Blaye à Bourdeaux, comme l’on ne passait pas facilement), pour monsieur Dupeux, maître de pension à Blaye ; et l’autre, pour un chantre à Bourdeaux, avec un écu de 3 livres qu’il nous donna. Avec cela sommes partis.

Départ de Xaintes. — Le 16, sommes allés à la Jartes [Lajard], où devant, nous avons vu un homme roué, en chemise fine, de la compagnie de Cartouche [12], nommé Brides-les-Beuf et son garçon Brides-les-Vaches. De là, à Pont [Pons], ville, où nous fûmes chez monsieur Guerleaux, procureur général de l’hôpital, pour voir nos passeports. Il nous donna un billet pour aller coucher à l’hôpital, où [13] nous y avons eu chacun chopine de vin et une livre de pain, et mal couchés.

Le 17, à Bleur [Belluire) ; à Saint-Chnis [Saint-Genis], bourg ; à la Bergerie, où nous avons couché.

Le 18, à Pesrou [Peyrou] [14] ; à Mirambeaux, bourg ; au Petit-Gnort [Petit-Niort) ; à l’abbaye de Pleinne-Seve, bourg ; à Saint-Aubin, bourg ; à Torlie [Etauliers], bourg ; à Pontel ; à Fouchouboudeaux [Fossebondan] ; à Saint-Martin ; à Blaye, ville et port de mer, où nous avons couché.

Le lendemain 19, de Blaye. — L’église de Saint-Romain est la principale de cette ville, fondée par Charlemagne. Les habitants disent que Roland-le-Furieux ou Roland-le-Palatin, neveu de Charlemagne, était natif de cette ville et qu’il en était comte. Il fut enseveli en cette église de Saint-Romain, où fut mise son épée Durandal et sa trompe de chasse, au pied de son tombeau, qui depuis fut portée à Bourdeaux, à Saint-Surin [15].

Les habitants de Blaye sont presque tous soldats pour garder la ville.

La ville est séparée d’avec les faubourgs. La citadelle est sur une éminence, où dedans sont deux moulins à vent. Cette ville n’est pas grande, mais longue, dispersée en deux ou trois parts, fort peuplée et marchande à cause du port, où la Garonne arrose les murailles du fort. A une portée de fusil, dans l’eau, est un fort [16] pour découvrir, où les soldats de Blaye vont tous les jours monter la garde avec des petites barques.

Le poisson y est bon marché.

Ayant quelques prises avec Hermand, moi et Delorme, avions résolu de quitter ce Hermand ; pour cet effet avons passé la Garonne dans deux vaisseaux [17], le 19, moi seul dans un, ayant ma provision de vivres, ma gourde pleine de vin blanc et douze sardines grillées. Il m’a coûté dix sols de passage.

Le port de Blaye est assez beau, rempli de vaisseaux de toutes parts.

Nous sommes arrivés, après avoir fait sept lieues sur mer, à Bourdeaux.

...

Appendice A : Un itinéraire de Paris à Compostelle

Cet itinéraire placé à la fin des Chansons des Pèlerins de S. Jacques n’offre pas de différences notables avec le précédent, il est même moins exact et moins complet. Alexis Socard ne l’a pas réimprimé à la suite des Chansons, mais comme Manier le connaissait, je suis heureux de le reproduire ici, d’après un exemplaire que je dois à la générosité de mon regretté confrère, Henri Bordier. L’autorisation d’imprimer, à Troyes ce 7 août 1718, signée de l’avocat Grosley, le père de l’académicien, porte : vû l’ancienneté de la composition. Ce n’est là en effet qu’une simple réimpression, d’après un texte du milieu du XVIIe siècle.

Chemin de Paris à Saint Jacques le Grand

De Paris au Bourg-la-Reine, une lieue.

Longjumeau, 3 l.

Monthlery, 2 l.

Casté, 2 l.

Mortevelle [Monnerville), 2 l.

Amerville le gâté [Angerville], 3 l.

Tournai [Thoury], 3 l.

Arenzy [Artenay], 2 l.

Languette [Langennerie], 4 l.

Sarcotte [Cercottes], 2 l.

Orléans), 3 l.

Notre-Dame de Cleri, 4 l.

Saint Laurent-des-Faux [St Laurent des Eaux], 6 l.

Blois, 8 l.
_Clermont [Chaumont], 8 l.

Monthleri [Montlouis], 5 l.

Tours-aux-Châteaux [Tours], 1 l.

Montezo [Montbazon], 6 l.

Ste Catherine de Fierebois 7 l.

Algrade [Ingrande-sur-Vienne], 2 l.

Châtellerault, 2 l.

La Trênerie [La Tricherie], 8 l.

Poitiers, 3 l.

Lusignan, 4 l.

Le Cheval [Chenay], 4 l.

Melle, 4 l.

La Ville Dieu, 3 l.

Escournua [Ecoyeux], 3 l.

S. Eutroupe de Vanines [Saintes] 5 l.

Plassat [Plassac], 4 l.

Mytuban [Mirambeau], 2 l.

Toclier [Etauliers]. 5 l.

Blaye, 1 l.

De Blaye on passe la Garonne 7 lieues pour aller à Bordeaux

De Bordeaux au petit Bordeaux, 2 lieues.

L’Hôpital [l’Hospitalet peu avant Beliet], 3 l.

La Tricherie (Comm. de Mons). 2 l.

Le Meret [Le Muret], 2 l.

Le Ponter [Lapostey], 2 l.

L’Herbe fanée [La Boulière), 2 l.

L’Hôpital de S. Antoine [Chapelle S. Antoine], 3 l.

Notez qu’à l’Éperon, qui veut tirer à Navarre, faut
prendre à main gauche, et passer la Biscaye.

_ De l’Eperon à Orly [Orliac, métairie près Castets], 2 l.

Matique [Magesc], 2 l.

Saint Vincent [de Tyrosse), 1 l.

Hongres [Ondres], 3 l.

Bayonne, 3 l.

Saint Jean de Luz, 3 l.

Sainte Marie de Huran [Irun], 2 l.

Ici est la fin du Royaume de France.

De sainte Marie de Huran à Handem [Andoain], 1 l.

Villeneuve [Villabona], 2 l.

Toulouzette [Tolosa], 3 l.

Villefranque [Villafranca], 3 l.

Fegnat [Segura], 4 l.

Le Mont saint Adrien, 2 l.

De sidodum à Salvaterie [Zalduendo à Salvatierra], 2l.

Victoire [Vitoria], 3 l.

Peuple [La Puebla], 3 l.

Marailde [Miranda], 3 l.

Leucorde [Pancorbo], 3 l.

Saint Dominique [San Domingo), 3 l.

Castille [Castil de Peones], 2 l.

Monasterie [Monasterio de Rodilla], 2 l.

Purges [Burgos], 5 l.

Tartadur [Tardajos], 2 l.

Sarville [Hornillos del Camino], 8 l.

Fontaine [Hontanas], 2 l.

Quatre-Souris [Castrogeriz], 2 l.

Panterose, 2 l.

Mamnade [Fromista], 2 l.

La Ravoquerie [Revenga], 3 l.

Population [Poblacion de Campo], 4 l.

Curion [Carrion], 2 l.

Curandille [Cueza], 2 l.

Saint Lupens [Sahagun], 9 l.

Brisance [Bercianos], 3 l.

Burgos [El Burgo], 2 l.

Periccc [Reliegos], 5 l.

La Moc [Mansilla de las Mulas], 2 l.

Léon, 4 l.

De Léon a saint Michel, 2 l.

Fontaines [Robledo de Valdoncina), 2 l.

Le Pont de Laines, 2 l.

Essorgues [Astorga], 2 l.

L’Hôpital de Ste Catherine, 5 l

Du Réveil [Ravanal], 3 l.

Villeneuve [Villanueva], 3 l.

Pont-Salvat [Ponferrada], 3 l.

Villefranque [Villafranca], 3 l.

Fumeterre [Piedrafita], 2 l.

L’Hôpital de la Comtesse, 2 l.

Triscatte [Triacastela], 3 l.

Villeneuve [Sarria], 4 l.

Pont Sainte-Marie [Puerto Marin], 4 l.

Saint Lomme le Vieil, 2 l.

Saint Julien [San Julian del Camino], 1 l.

Gablevier, 2 l.

Alserance, dit la Villeneuve, 2 l.

Ville brûlée, 3 l.

Ville-rouge, 3 l.

Sainte Mont-joie [Monte de San Marcos), 5 l.

De Paris a S. Jacques : 340 lieues [18].

Appendice B. - Des reliques à vénérer par les pèlerins de S. Jacques, d’après le Codex de Saint-Jacques de Compostelle, p 32 et ss.

Les pèlerins, qui suivent la route de Tours, doivent visiter, à Orléans, dans l’église Sainte-Croix, le bois de la Vraie-Croix et le calice de saint Euverte, évêque et confesseur. Un jour que saint Euverte célébrait la messe, au-dessus de l’autel la main de Dieu apparut dans les airs, comme une main humaine visible des assistants ; et tout ce que le prêtre faisait à l’autel, la main le répétait. Quand le prêtre traçait au-dessus du pain et du calice le signe de la croix, la main faisait de même ; lorsqu’il élevait le pain et le calice, la main de Dieu élevait également le pain et le calice. Le sacrifice terminé, la très sainte main du Sauveur disparut. D’où nous devons comprendre que quiconque chante la messe, c’est Jésus-Christ lui-même qui la chante,.... L’usage est de tenir ce calice à la disposition des fidèles, indigènes ou étrangers, qui vont le demander à l’église Sainte-Croix. Il faut visiter aussi dans cette ville le corps de saint Euverte, évêque et confesseur, et dans l’église Saint-Sanson, un couteau qui a véritablement servi à la Cène du Sauveur.

De même, en suivant cette route, il faut visiter, sur le bord de la Loire, le précieux corps de saint Martin, évêque et confesseur. Il eut la gloire de ressusciter trois morts et, selon la tradition, il rendit la santé aux lépreux, aux énergumènes, aux forcenés, aux lunatiques, aux démoniaques et aux autres malades. Le tombeau qui renferme ses précieux restes est situé à côté de la ville de Tours. Tout resplendissant d’or, d’argent et de pierres précieuses, il est encore illustré par de fréquents miracles. Là, comme à Saint-Jacques, on a élevé au-dessus du tombeau de saint Martin et en son honneur une grande et remarquable basilique. Les malades y retrouvent la santé, les démoniaques sont délivrés, les aveugles voient, les boiteux se redressent, toute maladie est guérie, et tous ceux qui prient, comme il convient, reçoivent un complet soulagement. Aussi de justes éloges répandent partout à l’honneur du Christ, la glorieuse réputation de ce saint. Sa fête se célèbre le 3 des ides de novembre.

De là il faut aller visiter, dans la ville de Poitiers, le précieux corps de saint Hilaire, évêque et confesseur. C’est lui qui, entre autres miracles, tout rempli de la force de Dieu, sut, en triomphant de l’hérésie arienne, conserver l’unité de la foi. Incapable de résister aux arguments de ce saint docteur, l’hérétique Arius sort du concile et dans les latrines, où ses entrailles se déchirent, il trouve de son propre fait une mort honteuse1. De plus dans le concile, quand saint Hilaire veut s’asseoir, la terre se soulève pour lui offrir un siège. Les serrures des portes sont brisées par la seule force de sa voix. Exilé pour la foi catholique durant quatre années dans une île voisine de la Phrygie, où les serpents abondaient, il a le pouvoir de les mettre en fuite. Dans la ville de Poitiers, il rend à une mère en larmes un fils frappé d’une double mort. Aussi le tombeau, qui renferme les ossements de ce grand saint, est-il orné à profusion, d’or, d’argent et de pierres précieuses, et sa grande et magnifique basilique est-elle vénérée pour ses nombreux miracles. Sa fête se célèbre aux ides de janvier.

Il faut visiter également le chef de saint Jean-Baptiste, rapporté par des mains pieuses, des rivages de la Palestine en un lieu appelé Angély, en Poitou, Là s’élève sous son vocable une grande et remarquable basilique ; pour honorer son précieux chef cent moines célèbrent l’office jour et nuit, et d’innombrables miracles le glorifient. Durant sa translation, ce chef fit éclater et sur mer et sur terre d’innombrables prodiges. Sur mer, il échappa à de nombreuses tempêtes ; sur terre, suivant le récit de sa translation, il rendit la vie à plusieurs morts. Aussi croit-on avec raison que c’est bien là le chef du vénérable Précurseur. Son invention eut lieu le 6 des calendes de mars, sous le règne de l’empereur Marcien, lorsque le Précurseur lui-même révéla, pour la première fois, a deux moines le lieu où sa tête était cachée.

Sur le chemin de Saint-Jacques, les pèlerins doivent visiter dans la ville de Saintes le corps de saint Eutrope, évêque et martyr. Le récit de son martyre, écrit en grec par saint Denis, évêque de Paris et son compagnon, fut adressé en Grèce, à des parents déjà chrétiens, par l’entremise du pape saint Clément. C’est précisément ce récit que j’ai retrouvé autrefois à Constantinople, dans une école grecque, parmi plusieurs autres récits de martyres et que j’ai traduit de mon mieux du grec en latin, pour la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de l’illustre martyr Eutrope.

Ensuite, à Blaye, sur le bord de la mer, il faut demander le secours de saint Romain. Dans sa basilique repose le corps de saint Roland, martyr. Issu de race noble, comte du roi Charlemagne, il était de ces douze paladins résolus à chasser les infidèles. Emporté par l’ardeur de sa foi, il entra en Espagne. Sa force était telle qu’à Roncevaux, dit-on, ayant frappé trois fois un rocher avec sa framée, il le fendit du haut en bas ; et qu’en sonnant de l’oliphant, le souffle de ses lèvres le fit également éclater par le milieu. L’oliphant d’ivoire ainsi fendu est conservé à Bordeaux dans l’église Saint-Séverin et sur le rocher de Roncevaux s’élève une église. Vainqueur en maintes guerres des peuples et des rois, épuisé par la faim, par le froid et par des chaleurs excessives, accablé de cruels soufflets et de coups nombreux reçus par amour pour le divin Maître, percé de flèches et de coups de lance, Roland mourut, dit-on, de soif dans cette vallée de Roncevaux, digne martyr du Christ* Ses restes sacrés furent pieusement ensevelis, comme il convenait, par ses compagnons dans la basilique Saint-Romain de Blaye.

Plus loin, à Bordeaux, il faut visiter le corps de saint Séverin, évêque et confesseur.

De même dans les Landes de Bordeaux, dans un bourg appelé Belin, on doit visiter les corps des saints martyrs Olivier Galdelbod, roi de Frise, Otger, roi de Dacie, Arastagne, roi de Bretagne, Garin, duc de Lorraine et de plusieurs autres paladins de Charlemagne qui, après avoir vaincu les armées des païens, furent massacrés en Espagne pour la foi de Jésus-Christ. Leurs compagnons rapportèrent jusqu’à Belin leurs précieux corps et les y ensevelirent avec le plus grand soin. Ces martyrs reposent tous réunis en un seul tombeau’, d’où s’exhale la plus suave odeur et où les malades viennent recouvrer la santé.

Plus loin, en Espagne, il faut visiter le corps de saint Dominique, confesseur, qui construisit le chemin de Najera à Redicilla del Camino. Il repose à Santo Domingo de la Calzada1.

De même, il faut visiter les corps des saints martyrs Fagond et Primitif, auxquels Charlemagne fit élever une basilique. Près de leur Ville (Sahagun), sont les prés ombreux où les lances des combattants fixées en terre se couvrirent, dit-on, de feuillage. La fête de ces martyrs se célèbre le 5 des calendes de décembre.

De là, il faut aller Visiter dans la ville de Léon, le corps de saint Isidore, évêque et confesseur ou docteur. Il donna aux clercs ecclésiastiques la règle la plus pieuse, répandit sa doctrine dans toute l’Espagne et par des lois fécondes contribua à l’honneur de l’église tout entière.

Enfin il faut vénérer surtout et avec le plus grand zèle le très précieux corps de l’apôtre saint Jacques, dans la ville de Compostelle.


[1La forêt de Châtellerault. Tout ce qu’il dit de cette ville est également copié textuellement.

[2Le Grand-Pont, sur l’Auzance, dernière poste avant Poitiers.

[3Cette erreur a été réfutée par M. Bordier dans son Histoire de la Confrérie de Saint-Jacques à Paris, et je me suis expliqué dans l’Introduction sur cette croyance populaire, en faveur de Charlemagne. Quant aux reliques de saint Hilaire, voyez l’appendice b,

[41. Dans cette description, je ne vois à l’actif de Manier que le souvenir douloureux du pavé de Verdun, souvenir dont je puis contrôler l’exactitude, et une description de la statue de Louis XIV, qui par sa date, 1687, ne pouvait figurer dans le guide du Père de Varenne. Le bronze peint en vert est une idée de Manier qu’on ne saurait lui contester.

[5i. Nos voyageurs, devant rencontrer la Boutonne avant d’arriver à Briou et n’ayant traversé cette rivière que le lendemain, couchèrent non pas dans le bourg, mais au lieu dit le Bout du Pont, marqué sur la carte de Cassini.

[6Peu d’années auparavant, pour coloniser la Louisiane, on y avait expédié non-seulement des gens sans aveu et des filles perdues, mais d’honnêtes artisans embarqués de force. (Voyez le Président Hénault, t. IV, p. 153). On voit que ces tristes pratiques continuaient.

[7Ce renseignement est d’autant plus intéressant, que cette belle église du XIIe siècle, isolée au milieu des champs, à peine citée par Viollet-le-Duc, Dict. d’architecture, t. V, p. 173, était presque inconnue avant l’étude de M. de Lasteyrie, Gazette Archéologique de 1886, Le Charlemagne, comme tant d’autres cavaliers qui décorent, en Poitou, les portails des églises, est reconnu aujourd’hui pour un Constantin. Devenu un tronçon informe, il est relégué dans un coin de l’église. Le cimetière a été conservé, mais il ne contient plus de tombeaux anciens. Une inscription funéraire, transportée au musée de Saintes, les ferait remonter à l’époque gallo-romaine. (Recueil de la Commission des Arts et Monuments de la Charente-Inférieure, t. I, p, 57),

[8i. Ainsi, après avoir évité Villedieu, entre Briou et Aunay (Aulnay), ils quittent à ce bourg la route habituelle de Poitiers à Saintes (Appendice A, Itin. de la Novvelle guide et des Chansons) prennent le chemin de Saint-Jean-d’Angely, le quittent à Saint-Julien-de-Lescap et sans route tracée, en passant par le hameau de la Rue, retrouvent enfin à Asnière, la route de Niort à Saintes par Saint-Jean-d’Angély.

[9Probablement un parent de leur vieux maître d’école de Carlepont, Charles Houpin. Malgré tout le plaisir de cette rencontre, on aurait tort de lui attribuer le détour de Saintes, c’était la route habituelle. (Voyez l’appendice A)

[10Ce n’est pas au pont, mais à la tour de Mantrible que Le Voyage de France attribue deux arches. Le vieux pont, lors de sa démolition, en comptait cinq, et Viollet-le-Duc en donne un curieux dessin de 1574. D’après une bienveillante communication de M. le chanoine Laferrière, la tour Mantrible ou Montrible est un reste de l’ancienne citadelle successivement détruite pour élever le couvent des Carmélites en 1619 et l’hôpital en 1687. Son nom serait une corruption de Mons terribilis.

[11Manier continue de copier, au lieu de raconter ce qu’il a vu. Il n’y avait point de tête de Charlemagne gravée sur la muraille de l’église, mais une statue de l’empereur, placée extérieurement dans l’angle de deux contreforts du clocher. Cette statue a été cassée par les protestants et il n’en reste que ta partie inférieure. L’Y, sur laquelle on a bâti une légende, ne doit être qu’une simple marque de tâcheron. Mais il n’en est pas moins vrai que Charlemagne séjourna à Saintes en 777. Le pape Nicolas Ier, écrivant à l’évêque Gui de Rochechouart au sujet de la restauration de l’église Saint-Pierre, lui rappelle qu’elle avait été richement dotée à sa naissance par Charlemagne. (Recueil de la Commission des Arts et Monuments de la Charente-Inférieure, p. 173). Au sujet des reliques de saint Eutrope, voyez l’appendice B.

[12Cartouche rompu vif en place de Grève, le 98 novembre 1781.

[13Sur cet hôpital, un des premiers que nos pèlerins rencontrent, voyez l’intéressante brochure de M. Lavergne, les Chemins de Saint-Jacques en Gascogne, p. 35. Cet hôpital existe encore et j’ai tout lieu de croire que le pèlerin de Chiry y a reçu l’hospitalité. Ce vieillard oubliait tous les noms et se souvenait seulement de n’avoir été reçu qu’une seule fois dans un hospice, peu avant d’arriver à Bordeaux.

[14Commune de Saint-Disant-du-Bois.

[15Ce passage, copié dans le Voyage de France, semble également tiré presque textuellement du Codex. (Voir l’appendice B).

[16Le Paté

[17Quand nous fûmes au port de Blaye, pris de Bordeaux,
Nous entrâmes dedans la Barque pour passer l’eau.
Il y a bien sept lieues par eau,
Bonnes me semble
Marinier, passe promptement
De peur de la tourmente :
(Les Chansons des pèlerins de S. Jacques, 3e couplet de la 1ère)

Voir aussi la Novvelle Guide, appendice A.

[18Ce chiffre est loin de correspondre au total des distances indiquées entre les localités.

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